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économie et finance - Page 591

  • La chute du prix du pétrole fera-t-elle éclater une énième bulle ?

    ÉCONOMIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

    À 35 $ le baril, le prix du pétrole a été divisé par 3 en deux ans. Cette baisse pose de graves problèmes aux pays producteurs d’hydrocarbures.

    Les pays producteurs de pétrole ont assis leur sécurité extérieure et leur paix intérieure sur les exportations de pétrole…
    À l’exception de la Russie et de quelques petites monarchies du golfe persique, les économies de ces pays sont très peu diversifiées. D’après les Échos, l’équilibre budgétaire public correspond à un prix de 80 $ le baril en Arabie saoudite, 110 en Russie et en Algérie et 150 $ au Venezuela.

    À moins de 35 $ le baril, les États pétroliers sont dans une situation critique
    Peu endettée et disposant encore d’importantes réserves, l’Arabie saoudite disposerait encore de quatre à cinq années de déficit devant elle. C’est peu, mais l’Algérie est déjà au pied du mur. D’après Bernard Lugan, ses réserves en dollars n’offrent que 18 mois d’autonomie budgétaire. Faute de pouvoir acheter la paix sociale, le pays pourrait connaître une profonde déstabilisation dans une région déjà explosive.

    Quant au Venezuela, il a atteint le bout du système. Déjà en proie à l’insécurité, à une inflation galopante et à des pénuries, il est acquis qu’il fera défaut sur sa dette publique, en 2016.

    La baisse du prix du pétrole pourrait également faire des dégâts aux États-Unis
    Depuis 2008, les banques ont massivement financé le développement de l’industrie du gaz et du pétrole de schiste. Avec un point mort compris entre 50 et 65 $ le baril, les sociétés sont en perte. Les créances douteuses dans le secteur ont quintuplé, en 2015 et représentent 34 milliards de dollars. Les banques se rassurent en rappelant n’avoir conservé dans leurs livres qu’une partie de leurs engagements.

    Cela n’est pas sans rappeler la crise des « subprimes »
    En effet, la dissémination de ces crédits douteux dans l’économie avait alors entraîné un mouvement de défiance générale. Les financements interbancaires s’étaient taris, entraînant une crise de liquidité fatale à la banque Lehman Brothers en 2008. C’est l’économie mondiale qui avait alors été menacée.

    http://fr.novopress.info/

  • Quelques conseils pour survivre à la tempête qui vient !

    Si quelqu’un s’était endormi à Paris, Londres ou Berlin en 1790, et réveillé en 1820, le monde politique ou diplomatique lui serait apparu comme parfaitement bizarre, tant les cartes avaient été rebattues.

    Si une autre personne s’était endormie en 1890 et réveillée en 1920, le choc aurait été encore plus profond, avec la disparition de la Russie et de l’Autriche-Hongrie, le retour de la Pologne, l’émergence de l’URSS, l’effondrement de la Chine, l’inexorable montée des États-Unis comme puissance dominante, tout cela et bien d’autres choses encore étant bien sûr la conséquence de l’inimaginable guerre civile européenne qui avait fait des millions de morts de 1914 à 1918.

    Imaginons pour finir qu’un troisième individu se soit endormi vers 1990.

    Déjà, l’Union Soviétique a disparu tandis que la Chine éternelle ré-émerge pour tenter de redevenir la première puissance économique mondiale. Parallèlement, l’ordre artificiel établi au Moyen-Orient en 1920 est en voie de destruction et le monde moderne voit surgir à son immense stupéfaction une nouvelle guerre des religions, voire des civilisations, comme l’avait très bien vu Huntington. Et tout un chacun de se poser des questions sur un futur qui tout à coup apparaît comme bien incertain.

    De ces trois exemples, j’avais tiré, il y a déjà plusieurs années, la conclusion que la plupart des institutions humaines avaient une durée de vie d’environ 70 ans et qu’après cette période, celles qui n’avaient plus de raisons d’être avaient tendance à disparaître.
    Et donc l’histoire semblait passer de 70 ans de stabilité à 30 ans de troubles, suivis de 70 ans de stabilité et ainsi de suite depuis le début de l’ère industrielle.

    Si cette hypothèse est la bonne, nous serions en plein milieu d’une époque de troubles qui aurait commencé vers 1990…

    Malheureusement, ces effondrements institutionnels se passent rarement dans le calme et la sérénité. Qui plus est, les vraies ruptures se produisent souvent très brutalement car, comme le disait Lénine, « il y a des semaines où il se passe plus de choses que pendant toutes les années qui les ont précédées ».

    Et donc, nous nous trouverions dans le paradoxe logique d’Asimov quand des institutions que chacun croit stables se voient confrontées aux tempêtes du changement : « Que se passe-t-il, demandait Asimov, quand des forces infinies s’attaquent à un objet inamovible ?»

    A cette question, pour moi, la réponse est toujours la même : l’inamovibilité, cela ne peut exister conceptuellement, car le non mouvement c’est la mort, et la deuxième partie de la question est donc fausse. Car le mouvement l’emportera toujours sur la stabilité, comme nous l’avons fort bien vu avec l’exemple de l’Union soviétique. Et plus l’objet apparaît comme inamovible et plus sa disparition entraînera de désordres.

    A l’évidence, nous sommes dans une telle situation aujourd’hui et chacun doit donc prendre en compte cette réalité, à son niveau.

    Et c’est pourquoi j’ai intitulé mon précédent article « Le Mur de Berlin va-t-il tomber à nouveau ?», tant le Mur de Berlin apparaissait comme un objet inamovible.

    Voila qui paraît inquiétant, mais ce n’est pas la bonne réaction. Car la première chose dont il faut se persuader est bien sûr que ne sont pas en jeu que des forces destructrices.

    Prenons quelques exemples.

    90% des enfants seront scolarisés d’ici peu dans le monde. Pour la première fois dans l’histoire la quasi totalité de la population mondiale saura lire et écrire d’ici 10 ans.

    L’espérance de vie ne cesse d’augmenter et de nombreuses maladies sont en voie d’éradication complète ou partielle (poliomyélite, malaria, sida etc.)

    La mortalité infantile est en baisse partout.

    La communication et la conservation des connaissances a fait un bond en avant gigantesque quand nous sommes passés du livre à l’ordinateur.

    Il existe donc de nombreuses avancées extrêmement positives, et le fait que les universités ou les écoles en ligne vont plomber les systèmes officiels est certes une mauvaise nouvelle pour les mandarins de l’éducation nationale, mais pas du tout pour les enfants ou ceux qui veulent apprendre. Et déjà, les pousses vertes des nouveaux systèmes d’éducation sont en train de sortir de terre un peu partout et cela est une bonne, une très bonne nouvelle.

    Le problème est bien sûr que ces forces bienveillantes - ou non - vont déstabiliser des objets qui se considéraient « de jure » comme inamovibles, et que beaucoup de rentes de situation (par exemple les dockers du port de Marseille) vont disparaître. Et donc, ces rentiers vont faire appel aux États qui sont censés les protéger et disposent du monopole de la violence légitime pour essayer d’empêcher la marée de monter (voir les taxis et Uber).

    La question pour le lecteur est donc : comment se préparer au niveau individuel, surtout quand le corps politique semble incapable de se réformer et de réformer un système devenu immobile tandis que le vent se lève ?

    La première réponse est d’identifier les perdants, et cela est facile.

    Comme le disait fort justement Marx, « l’infrastructure économique détermine la superstructure politique ».

    De 1800 à 1980, l’infrastructure économique était « pyramidale », un peu comme les armées napoléoniennes, et donc les grandes institutions étaient pyramidales.

    Or, les structures économiques sont en train de « s’aplatir » à toute allure (voir Google, Microsoft, le commerce sur le Net etc.), et certains États ont déjà commencé à s’adapter tels la Suède, la Suisse ou le Royaume-Uni.

    En revanche, ailleurs, des efforts gigantesques sont faits pour «monter» d’un cran et remplacer de « petits États » « par un seul grand État » et donc retarder l’inévitable échéance, en créant quelque chose de « too big to fail».

    De fait, une partie des forces politiques essaie de créer un objet étatique encore plus inamovible plutôt que de réformer. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour savoir qui va échouer et qui va réussir.

    Mon premier conseil est donc « méfiez vous de la taille». Dans le monde dans lequel nous vivons, la taille va devenir un handicap énorme.

    Que le lecteur pense aux dinosaures quand une comète a frappé la terre. Ils ont disparu en masse, alors même que les mammifères, qui existaient déjà et qui étaient très petits, se sont débrouillés pour survivre.

    Et donc mon conseil principal reste le même.

    Comme nous sommes certains que le mouvement va l’emporter, alors il est prudent pour chacun de rester aussi mobile que possible et d’essayer de limiter ses demandes personnelles sur les objets « inamovibles» dans la mesure du possible. Un paysan en Ukraine aujourd’hui est sans doute moins à plaindre qu’un fonctionnaire dans ce malheureux pays. Et il est sage pour chacun d’analyser avec soin ses relations avec son système soi- disant inamovible et de prendre les mesures en conséquence. Dans cet esprit, le mouvement «sortir de la Sécu» est sans doute sur une bonne voie.

    Cela vaut bien sûr aussi pour les placements.

    Avoir une partie importante de son patrimoine dépendant de systèmes inamovibles pourrait être une lourde erreur. En d’autres termes, et je me répète, les actions (parts de propriété) sont sans doute beaucoup moins dangereuses que les obligations, qui ne sont que des contrats qui ne valent que ce que le système juridique dominant permettra. Certes, mes actions pourraient être nationalisées, mais cela sera plus difficile que de déclarer que mon obligation d’État ne sera remboursée qu’à un tiers de sa valeur.

    Les temps troublés ont commencé et bien commencé, à mon avis du moins, et prendre des exemples historiques d’individus qui ont traversé ce genre de tempêtes et survécu serait peut-être utile.

    L’un d’entre eux m’a toujours beaucoup amusé : Sieyès, le Constituant, à qui on demandait ce qu’il avait fait pendant la Révolution française avait répondu :
    « J’ai survécu.»

    Rien à ajouter…

    Charles Gave

    http://francelibre.tumblr.com/

  • [version longue] 2016 : une crise économique pire qu'en 1929 (O. Delamarche, O. Berruyer, F Lordon )

  • Amazon veut contrer Pegida et verser les revenus de ses produits aux envahisseurs clandestins

    Pegida est le mouvement allemand, populaire et spontané, d’opposition à « l’islamisation de l’Europe ».
    Il organise depuis deux ans des rassemblements géants et très pacifiques, qui horrifient médias et politiciens…

    L’hymne (sans paroles) de Pegida été mis en vente sur Amazon Allemagne le 22 décembre, avec un message encourageant les abonnés du groupe à s’amuser d’une « célébration patriotique de Noël », et est très vite devenu numéro un des ventes de morceaux  de musique, détrônant les stars à la mode !

    Pegida avait auparavant déclaré que sa part des recettes de la vente de son hymne sans paroles irait à « une bonne cause ».

    Or Amazon, qui conserve pour sa part un tiers du produit des ventes sur son site, n’a pas supporté une telle offense au politiquement et commercialement correct…
    Le site de vente en ligne a annoncé ces jours-ci que « les revenus d’Amazon tirés de la vente de cette pièce musicale iront à une organisation de bienfaisance soutenant les réfugiés [sic] »…

    Selon le site d’actualité en ligne The Local, les visiteurs du site cherchant l’hymne Gemeinsam sind wir stark (« Ensemble, nous sommes forts ») se sont heurtés donc heurtés dès mercredi soir à un nouveau message concernant ce morceau de Pegida :

    amazon

    On savait déjà que cette multinationale, faisant une concurrence déloyale à de nombreux commerces traditionnels, finançait à coups de millions des associations homosexualistes, et produisait même sa propre série télévisuelle décadente

    http://www.contre-info.com/

  • Nous avons laissé détruire l'humus économique de nos nations en échange de produits bon marché

    Plus de 50 % des produits manufacturés achetés par les Américains et les Européens sont importés. Pour la première fois depuis deux siècles, l'Occident n'est plus maître du jeu. Trois mots expliquent cet échec : aveuglement, cupidité, arrogance. Les dirigeants politiques et économiques portent une responsabilité écrasante dans l'explication de ce déclin. Pendant des années, nous avons observé, fascinés, la montée en puissance de l'Asie pour découvrir tardivement qu'elle était due à notre aide et à notre financement. En exportant notre travail et notre savoir-faire, nous avons créé les conditions de notre nouvelle dépendance. 
         Partout en Occident, l'ascenseur social semble définitivement bloqué. Les Américains eux-mêmes doutent de l'American dream. En Europe et aux États-Unis, en exportant les emplois à travers les délocalisations, les dirigeants d'entreprises et les responsables politiques ont implicitement trahi la confiance de leurs employés et de leurs administrés et piétiné le contrat social qui cimente un pays. Pour que le système économique actuel fonctionne à son paroxysme, pour maximiser le présent au détriment du futur et les profits d'un tout petit nombre de privilégiés au détriment du reste de l'humanité, il fallait que toutes les barrières logistiques, politiques, morales et culturelles sautent. Ce fut chose faite avec la fin de l'URSS. C'est là que les mentalités en Chine et en Inde ont changé, rendant accessible au capital occidental une source de travail peu coûteuse. Un processus s'est ensuite vite mis en place pour transférer les emplois et les industries occidentales vers les pays émergents. C'est cette globalisation qui a provoqué l'accélération du démantèlement des bases industrielles qui avaient porté l'Europe, puis les États-Unis, à dominer le monde.
         Ce n'est même pas de l'ultra-libéralisme, c'est du totalitarisme, du socialisme pour les très riches, déguisés sous des oripeaux de marché et de libéralisme. La globalisation est un moyen idéal de privatiser les profits des grandes entreprises (par délocalisation des productions), de socialiser les pertes (faire porter le coût social du chômage ainsi créé par les collectivités locales) puis, comble du toupet, de faire aider ces grandes entreprises par l’État - et donc par le contribuable - lorsqu'elles sont en situation de perte. Jamais l'investissement dans les lobbies n'avait été aussi rentable.
         La globalisation a en plus permis à de grands distributeurs de massacrer les petits vendeurs et les artisans à coup de prix très bas, rendus possibles par les économies d'échelle et une production qui se fait sous des cieux moins regardants quant aux coûts et aux conditions de travail. Ces petites entreprises et ces artisans étaient pourtant au cœur du tissu social par leur travail, utile en soi, mais aussi parce que leur activité cimentait des liens de proximité entre la communauté du quartier, de la ville ou de la région. Nous avons d'abord délocalisé à 5 euros par jour en Europe de l'Est, puis à 99 centimes par jour en Asie. Nous avons laissé détruire l'humus économique de nos nations en échange de produits bon marché. 
         Hélas, les multinationales ne sont liées à aucun pays. Nomades et apatrides, elles sont quasiment toutes installées dans des paradis fiscaux. Elles ne payent que très peu d'impôts grâce à des jeux de comptes opaques, des coûts et des revenus savamment croisés entre filiales à l'organigramme complexe. Souvent, ces grands groupes bénéficient même de subventions généreuses alors que leur contribution locale est insignifiante. Dans les régions à forte délocalisation, c'est la désolation : la fermeture d'une usine, souvent seule source d'emploi, peut ruiner une agglomération tout entière après avoir provoqué la mort professionnelle et sociale de ses habitants. 
         Le libéralisme, qui à l'origine était uniquement synonyme de libre concurrence, de libre-échange, de droit d'entreprendre sans barrières bureaucratiques, de libre accès aux capitaux et de transparence, s'est transformé en ultra-libéralisme ou, selon la formule heureuse de l'historien Edward Luttwak, en turbo-capitalisme. Il n'existe pas, dans toute l'histoire mondiale, d'exemples d'une telle démarche : des chefs d'entreprises commencent par tuer l'emploi chez eux pour le transférer dans un pays dont ils apprécient le faible niveau de salaires et l'absence de droits sociaux. Puis, devant les exigences croissantes du pays hôte dont le rôle se renforce sur la scène mondiale, ils vont accepter de tuer l'innovation en le laissant s'en emparer. C'est ce que décrit le journaliste Éric Laurent dans son livre Le scandale des délocalisations : "L'essor de la Chine et de l'Inde s'est bâti sur le futur cadavre de l'Occident"
         Le coût humain de ces tribulations est considérable, tant en Chine, en Inde, qu'en Occident. La violence réelle faite aux ouvriers des pays émergents, ainsi que celle infligée aux travailleurs occidentaux dont les emplois ont été délocalisés, est terrible. Les travailleurs qui ne sont pas encore délocalisés,  n'ayant plus l'assurance d'un employeur loyal et prévisible, sont de plus en plus soumis à une concurrence darwinienne entre eux. Les fournisseurs sont obligés de se battre férocement les uns contre les autres pour survivre. Tout cela, en théorie, à l'avantage du consommateur qui, bientôt sans emploi ou en situation précaire, n'aura de toute façon plus les moyens de consommer ! Afin d'obtenir un gain immédiat, les entreprises occidentales ont ruiné les citoyens et les travailleurs de leur pays, et fourni à de futurs adversaires les moyens de les dominer. Seulement un salarié sur trois ayant perdu son emploi en Europe et aux États-Unis en retrouvera un, et toujours avec une rémunération inférieure. La baisse des revenus et du pouvoir d'achat des ménages et des salariés en Occident s'accélère. Cela est surtout vrai pour la classe moyenne, qui devient une classe de working poors, devant faire appel au crédit de manière exagérée afin de maintenir son train de vie. 
    Piero San Giorgio, Survivre à l'effondrement économique

  • Bientôt la guerre des boutons

    Depuis plusieurs semaines, nous savons que l’armée française est à court de munitions. Est-ce le fruit du manque de préparation ou d’anticipation, est-ce le résultat d’un manque de moyens ? Toujours est-il que notre pays n’a plus de bombes pour ses missions de « destruction de Daech ». Notre pays est donc obligé d’en commander aux États-Unis, qui pourraient avoir des difficultés à honorer ces commandes.
    Déjà que nos vieux fusils FAMAS devraient être remplacés par des fusils d’origine étrangère, plus aucun fabricant français n’étant capable de répondre à l’appel d’offres. Nos avions devront-ils rester cloués au sol ou sur le porte-avions Charles-de-Gaulle ? Notre « chef de guerre » a pourtant promis (c’est ce qu’il sait faire de mieux). « Je vous promets solennellement que la France mettra tout en œuvre pour détruire l’armée des fanatiques qui ont commis ces crimes, qu’elle agira sans répit pour protéger ses enfants », disait-il le 27 novembre 2015 dans la cour des Invalides.
    Devant de telles informations, nos militaires en missions extérieures ont de quoi s’inquiéter. Les opérations menées de front sur plusieurs régions du monde s’enlisent et rien ne fait présager qu’elles s’arrêteront en 2016. Alors le président de Bretagne, « ministre dans la plénitude de [ses] fonctions » – pour reprendre son expression du 14 décembre au micro de RTL -, s’est rendu sur notre porte-avions pour réveillonner avec les troupes. Un réconfort sans doute nécessaire pour ces marins.
    Rien que de très normal, me direz-vous, un jour comme celui-ci. Non content de la visite et de l’allocution, le ministre avait emporté avec lui un petit cadeau – des étrennes, en quelque sorte. Si, l’an passé, M. Le Drian avait offert à nos soldats des montres, sans doute pour leur rappeler l’heure de l’attaque, cette année, il en va tout autrement : le cadeau fut utile et « somptueux ».
    La France, par l’intermédiaire de son ministre, a donc offert a nos marins et soldats en guerre un Opinel. Non, ce n’est pas une blague d’après-réveillon, non je n’ai pas trop bu, ce cadeau est bien une réalité. Nous pouvons donc souhaiter une excellente année à nos troupes en mission, elles sont armées pour l’avenir. Sans doute une invasion terrestre se prépare-t-elle, et avec cette arme de fabrication bien française, ils pourront couper au moins tous les boutons des vêtements djihadistes (la djellaba est peu pratique pour le combat). Une belle guerre en perspective avec des adversaires courant à moitié nus à travers le désert.
    Heureusement que ce n’était pas un couteau suisse, plus pratique certes, mais pas français comme son nom l’indique. Pourtant, le couteau suisse avec ses multiples lames aurait pu aussi être utilisé comme boîte à outils pour le Charles-de-Gaulle.
    L’an prochain, le réveillon du ministre-président pourrait se faire avec galette et chouchen. On peut même imaginer qu’il offre un cadeau fabriqué en Bretagne pour allier sa mission de ministre à celle de président de la région Bretagne. Une façon de cumuler les mandats et les responsabilités tout en positivant les deux fonctions. Bonne année 2016 à tous les lecteurs, je crois que cette année commence bien…

    Patrick Crasnier

    Boulevard Voltaire ::Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuVElpEFEkNewreASq.shtml

  • La France ? Pour quoi faire ?

    Mieux vaut prévenir d’entrée, les questions économiques occupent plus de la moitié du dernier Cri du chouan* de l’année. Encore !! Eh oui encore, est-ce ma faute si la politique a abdiqué en faveur de l’économie ?

    Pourtant, même si les questions budgétaires, le PIB, les taux de ceci et de cela vous préoccupent, à juste titre, moins que la fin dernière, merci de consacrer quelques instants aux articles suivants, « La zone » et « La solution ».

    Le premier analyse l’évolution économique des douze premiers États membres de l’Union économique et monétaire depuis la création de l’euro jusqu’à fin 2014. Trop de noms, trop de faits, trop de chiffres, sans doute ; mais il faut bien s’appuyer sur des éléments concrets pour prouver la supercherie du traité de Maastricht.

    Le second relate comment les institutions monétaires européennes et la Commission de Bruxelles ont commencé à « reprendre les choses en main » à partir de 2011 pour aboutir à « la solution » dévoilée en octobre 2015 : regrouper dans une seule entité géopolitique, «  l’Euroland », les États de l’Union économique et monétaire où 339 millions d’individus évolueront dans une même société dont le « vivre ensemble » se résumera à vivre pour l’euro.

    Qu’ils soient originaires de Bretagne, de Bavière, de Catalogne… les « Eurolandais » pourront s’installer, consommer et travailler partout dans cet espace doté d’un régime de protection sociale unique, d’un code du travail identique, d’une fiscalité unique… Bref un gouvernement unique assurera le pain et pour ce qui est du cirque il existe déjà.

    Comme leurs voisins, les Français ont été habilement préparés à l’idée de vivre en Euroland ; les hommes politiques se sont progressivement défaussés de leurs responsabilités nationales sur la Commission de Bruxelles, le credo libéral leur a appris qu’il fallait être mobile dans le monde du travail, l’enseignement de l’Histoire a déserté l’Éducation Nationale et la religion a déserté l’espace public.

    Alors au bout du compte, vivre en France ou en Euroland… ?

    Plus besoin de débattre d’identité nationale, plus de devoir envers la patrie, plus besoin de transmettre le legs de l’Histoire puisque l’Histoire est finie.

    En un mot « l’Eurolandais » sera une sorte d’individu hors sol, un peu à l’image des salades cultivées sur un substrat neutre arrosé d’une potion nourricière sous une lumière artificielle. L’État « eurolandais » fournit la potion et l’éclairage.

    Dans ces conditions plus besoin de savoir ce qui reviendra à César et à Dieu puisque tout sera dû à César.

    Or, sauf à renier notre royalisme, on ne peut accepter que la réponse du Christ, « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » soit amputée de sa dernière partie.

    Car c’est bien en suivant l’intégralité de cette réponse que les rois de France ont régné et gouverné, en respectant la complémentarité des deux pouvoirs, temporel et spirituel. En dépit de bien des accrocs de part et d’autre, nos rois ont su maintenir l’équilibre entre ces deux pouvoirs de façon à ce que leur politique ne s’oppose pas à Dieu, fin dernière de leurs sujets.

    Que certains prétendent que les Dix commandements et le Sermon sur la montagne ont été écrits de main d’homme ne change rien à la réalité : la civilisation européenne chrétienne est le fruit de la complémentarité du temporel avec le spirituel.

    Il est entendu que nous n’accepterons jamais de tout rendre à César.

    Pour l’affirmer publiquement, pourquoi ne pas se réunir et s’organiser afin de prendre part… je vous laisse découvrir la suite dans les lignes qui précèdent le dernier paragraphe de « La solution ».

    N’oubliez pas que le temps joue contre nous car si l’élaboration des statuts de « l’Euroland » est prévue à partir de 2017, dès aujourd’hui la bête avance sournoisement ; par la charte européenne sur les langues régionales, par l’organisation des marchés transfrontaliers, par le mécanisme de supervision bancaire installé au sein de la BCE qui vise à supprimer les options nationales dans la régulation bancaire.

    Pour l’heure, du fond du cœur je souhaite que dans la belle et sainte nuit qui approche, toutes nos familles soient en union de prières et d’Espérance.

    Pierre Jeanthon

    *Le cri du chouan est la lettre de liaison des adhérents de France Royaliste.

    Abonnement annuel : 30 euros (6 numéros par an) à l’ordre de France Royaliste

    Adresse : France Royaliste – 14690 Le Bô

    http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/social-et-economie/1709-la-france-pour-quoi-faire

  • Les grands projets inutiles - Orages d'acier - 22/11/15