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économie et finance - Page 768

  • 84 impôts ont été votés en deux ans en France

    Avec les mesures décidées par Nicolas Sarkozy et François Hollande, le taux de prélèvements obligatoires a atteint 46,2% du PIB en 2013, contre 42% en 2009.
    L'information prend tout son sens à quelques semaines de la présentation du projet de loi de finances 2014. En trois ans, le taux de prélèvements obligatoires (impôts, taxes, cotisations sociales) est passé de 42% à 46,3% du Produit intérieur brut. En tout, 84 impôts ont été créés par Nicolas Sarkozy et François Hollande entre 2011 et 2013, note "Le Monde" (article payant) mardi 3 septembre.
    La faute à la gauche ? En 2011, le gouvernement Fillon a fait voter 10,8 milliards d'euros de nouvelles recettes sur les entreprises, rappelle le quotidien, notamment via une annualisation des allègements de charges sociales, "l'exit tax" sur les assurances, la hausse des tarifs de la contribution au service public de l'électricité, et des suppressions ou réductions d'exonérations de cotisations employeurs.
    La précédente majorité a également perçu cette année-là 6,1 milliards d'euros de nouvelles recettes sur les ménages, en premier lieu via la taxation des contrats d'assurance-vie, la hausse de la TVA sur les box internet-téléphone-télévision, et la taxe sur les contrats d'assurance maladie solidaires et responsables. Nicolas Sarkozy avait enfin décidé cette année une baisse d'impôts de 0,7 milliard d'euros, de telle sorte qu'au total, il y a eu 16,2 milliards d'euros de recettes supplémentaires en 2011 via ces nouvelles mesures.
    La majorité socialiste a pris le relais
    C'est moins qu'en 2012, année durant laquelle il y a eu 19,3 milliards d'euros de recettes supplémentaires grâce à de nouveaux prélèvements, dont 15,4 milliards imputables à Nicolas Sarkozy (10,7 milliards sur les ménages, 4,7 sur les entreprises), et 7,6 milliards à François Hollande (4 sur les ménages, 3,6 sur les entreprises). Il y a eu par ailleurs 3,7 milliards de baisses d'impôts décidées par Nicolas Sarkozy. Enfin en 2013, il y a eu 22,1 milliards d'euros de recettes supplémentaires, dont 1,6 grâce aux mesures décidées par Nicolas Sarkozy et 20,3 milliards via celles décidées par François Hollande.
    De quoi atteindre le "ras-le-bol fiscal" qu'évoque le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici ? Les entreprises ont contribué à hauteur de 21 milliards d'euros supplémentaires, les ménages à hauteur de 29 milliards, (sans tenir compte des mesures de baisses de prélèvements obligatoires (6,2 milliards en tout) ni du changement de rendement de certains impôts déjà existants). Au total, sur cette période, Nicolas Sarkozy est responsable pour près de 29 milliards d'euros de recettes et François Hollande pour près de 28 milliards.

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EFlyEuFuAyNtIjJNLa.shtml

  • Mélenchon ou la fable du fiancé éconduit

    Jean-Luc Mélenchon voulait faire mieux [le 1er décembre 2013] que les « bonnets rouges  » à Carhaix : 100.000 manifestants, a-t-il compté ; 7.000, lui a répondu la police.

    La «  marche pour une révolution fiscale  » de Jean-Luc Mélenchon a atteint hier le record… de divergence dans le comptage des troupes. 100.000 manifestants selon les organisateurs, 7.000 selon la police. Du jamais-vu, qui veut sans doute dire beaucoup.
    Le gouvernement ne veut surtout pas voir ressurgir le «  danger Mélenchon  » qu’il avait entrevu dans la présidentielle. Le leader du Front de gauche a son honneur à sauver. Il voulait [le 1er décembre 2013] faire mieux que les «  bonnets rouges  » qui manifestaient eux aussi sur la fiscalité la veille à Carhaix.

    Par le miracle du comptage, les « drapeaux rouges » de Mélenchon ont jugé avoir fait mieux que les «  bonnets rouges  » (100.000 donc contre 40.000). La police leur a trouvé moins (7.000 contre 17.000 estimés à Carhaix).

    L’histoire de Jean-Luc Mélenchon ressemble depuis deux ans à celle de l’homme qui courtise patiemment une femme avant qu’elle ne choisisse de partir avec un autre.

    Il a été le premier à sentir croître les « désespérés  » de François Hollande, le premier à dénoncer une politique fiscale «  injuste ». Or ce sont d’autres, «  bonnets rouges  » en tête, qui en ont récolté les fruits. Ils ont su attirer les médias et retenir l’attention du gouvernement.

    Et lui ? Quoi de pire pour l’homme aux formules qui tuent de ne plus être le «  Mélenchon qui fait peur » ? Il a déjà perdu dans l’opinion son bras de fer avec Marine Le Pen, il a vu les communistes s’allier avec les socialistes pour les municipales, il est devenu dans les sondages l’homme qui « en fait trop  ».

    Pour rien au monde, il ne voulait en plus devenir transparent. Hier, Jean-Luc Mélenchon n’a peut-être pas mobilisé autant qu’il le souhaitait, mais il a montré que le gouvernement le craignait toujours. Mince victoire, qui n’ôte rien à son problème de fond. Son verbe et sa capacité d’indignation sont salués, mais ils ne portent pas. Il analyse comme personne le climat social, mais c’est vers d’autres que l’on se tourne.

    Pourquoi ? Trop favorable à l’immigration quand le « peuple de gauche » ne l’est plus ? Trop lié à l’histoire partisane du pays quand les Français rejettent les partis ? Peut-être.

    Lui ne désarme pas, comme les éternels amoureux : la cause à venir sera la bonne, se persuade-t-il.

    Les Echos

    http://fortune.fdesouche.com/336687-melenchon-ou-la-fable-du-fiance-econduit#more-336687

  • Conférence: "Crise ou offensive du capital?" le 14/12/13 dans le Nord

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  • Prostitution : le socialo-progressisme dans toute sa splendeur

    Le tristement célèbre  groupe d’activistes baptisé Femen,  désormais basé à Paris  avec la bénédiction du gouvernement français, comporte en son sein des prostituées si l’on en croit des informations ayant circulé sur la « toile ». Les militantes progressistes de cette structure ont encore attiré l’attention  dimanche en urinant, dépoitraillée et  à la vue de tous,  sur une photo du président Viktor Ianoukovitch, devant l’ambassade d’Ukraine à Paris. Mais elles ne sont pas la cible principale de la loi qui sera votée aujourd’hui, qui divise députés de gauche et de droite,  sur ce qu’il est convenu d’appeler   le plus vieux métier du monde. Le Sénat n’examinera pas ce texte avant le mois de juin. A dire vrai,  les Français ont  d’autres chats à fouetter et surtout sont en droit d’attendre que leurs élus s’attèlent à de sujets autrement plus urgents en cette période de crise. Cette loi est cependant un nouvel  exemple de l’hypocrisie de ce système, et de la célèbre formule de Pascal selon laquelle « qui veut faire l’ange fait la bête »…au détriment une nouvelle fois  des contribuables français.

     Sous la précédente majorité UMP, nous l’évoquions le 5 novembre sur ce blog,  des mesures visant à criminaliser les clients des prostitué(e)s  avaient  été édictées. Mais le  délit de racolage passif avait été aussi  institué  en 2003, qui pénalisait les prostituées. Avec cette nouvelle loi,  le client se verrait passible désormais  d’une amende de 1500 euros, le double en cas de récidive.

     Un «stage de sensibilisation à la lutte contre l’achat d’actes sexuels» est même prévu, qui, pour des raisons pratiques, a  bien évidemment  toutes les chances de finir dans les cartons. Pour autant,  le ministre du droit des femmes, Najat-Vallaud Belkacem, a annoncé  la création d’une aide de 20 millions d’euros par an pour les prostituées   afin qu’elles bénéficient d’un logement et d’une formation professionnelle. Un vrai plus   en cette période de crise du logement et de chômage massif,  qui ne manquera pas de développer des effets pervers, au vu de la nature actuelle de la prostitution,  comme nous allons le voir…

     Pour autant,  ce projet n’entend pas interdire  la prostitution qui restera légale.  Bref un ou une prostituée sera toujours libre de louer pour un temps donné une partie de son corps,  mais il sera interdit par  la loi de la lui payer…

     Une loi fourre-tout, mal ficelée, empreinte de moraline sociale-démocrate, qui  s’inspire d’un texte législatif édicté en Suède il ya quatorze ans pénalisant  les clients.  Une fois n’est pas coutume la co-présidente du groupe des Verts, Barbara Pompili,  a parfaitement résumé son inanité :   «Cette loi mélange la question des réseaux et la question de la vente d’un service sexuel, du coup ça n’est pas un vrai débat». Un constat similaire a été opéré par une   association comme   Médecins du Monde, qui craint  que la surveillance contre les clients  pousse les prostituées à la clandestinité.

     Si notre pays croule sous les lois, peu ou pas appliquées du tout, il est aussi assez évident que ce texte socialiste visant à s’acheter une bonne conscience progressiste à moindre frais et aux effets délétères  (à l’instar de celle pour le mariage pour tous),  viendra rejoindre le rayon poussiéreux des accessoires et autres gadgets législatifs jamais utilisés.

     Les policiers qui sont en première ligne pour faire respecter la loi dans la rue,  le clament haut et fort. Christophe Crépin, responsable de la communication de l’Unsa-Police le dit avec une pointe d’ironie : «Comment caractériser la contravention? Comment distinguer celui qui promène son chien de celui qui achète une relation sexuelle? Que le législateur vienne sur le terrain nous expliquer comment appliquer cette loi… ».

     Le commandant Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie-officiers, est encore plus direct : «Vous pensez vraiment que les policiers en tenue vont se planquer dans les fourrés et faire de la police de bidet? Ils refuseront tout bonnement de verbaliser les clients».

     Pire encore, il estime que l’abrogation,  actée par cette nouvelle loi,  du texte de 2003  faisant du racolage un délit,  porte un coup sévère à la lutte contre les mafias qui investissent dans les réseaux de prostitution. En effet,  la garde à vue des prostituées arrêtées (en baisse constante depuis 2004),  constituait la « base juridique », un point de départ  permettant aux enquêteurs de travailler au démantèlement des réseaux en question.

     Enfin,   cerise sur le gâteau, Mme Vallaud-Belkacem  a bien  pris acte que 90% des travailleuses du sexe en activité en France sont étrangères, le plus souvent clandestines,  originaires d’Europe de l’Est,  d’Afrique, de Chine et d’Amérique du Sud. Aussi, a-t-elle pris soin de préciser que si elle entendait « réduire le nombre de personnes prostituées », cela ne passait pas par une réduction de l’immigration clandestine, le  retour dans leur pays d’origine de ces dernières.

     En complément de l’enveloppe de 20 millions d’euros évoquée plus haut, le ministre du droit des femmes  souhaite qu’il soit accordé   un titre de séjour de six mois  renouvelable aux prostituées… « Sans en  contrepartie porter plainte contre les réseaux » déplore le député UMP  Jean Leonetti, qui ignore peut être cependant que les mafias ont des moyens de représailles sur les familles des prostituées dans leur pays d’origine.

     C’est donc plus logiquement le seul fait d’accorder ce titre de séjour qui est condamnable  en soi affirme  Bruno Gollnisch. Il suffira en effet  à une  candidat(e) à l’immigration « légale » en France  de se déclarer prostitué(è) pour obtenir de fameux permis de séjour. Sans qu’il soit possible de vérifier la véracité de cette « activité » puisque les   procès- verbaux pour « racolage passif » vont disparaître du fait de l’abrogation par cette  nouvelle loi  de ce délit…

     L’efficacité socialo-progressiste dans toute sa splendeur !

    http://www.gollnisch.com/2013/12/04/prostitution-le-socialo-progressisme-dans-toute-sa-splendeur/

  • Le parti socialiste contre les salariés

    Le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault veut une nouvelle fois s’attaquer aux salariés. Le rapport remis au premier ministre par l’ancien patron de La Poste Jean-Paul Bailly ce 2 décembre 2013, vise à élargir encore un peu plus le travail le dimanche. Et pourtant, comme le note le rapport, ce sont déjà 6,5 millions de salariés qui travaillent le dimanche.

    Les arguments sont toujours les mêmes : apporter plus de souplesse pour mieux payer les salariés et favoriser l’économie. Deux arguments entièrement faux pour les raisons suivantes :

    -         on sait que si les salariés travaillant le dimanche sont dans un premier temps un peu mieux payés, très vite, une telle disposition disparaît et le travail le dimanche devient même, dans beaucoup de cas, une contrainte et une obligation sous peine, soit de ne pas être embauché, soit même d’être licencié.

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  • Simplifier la fiscalité

    De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

    "La dernière lubie de « notre » gouvernement est donc, tout simplement, une « remise à plat de la fiscalité ». [...]

    Mais, après tout, profitons de l’occasion qui nous est ainsi offerte pour poser les principes d’une réelle remise à plat de la fiscalité – en espérant que 2017 nous offre la possibilité de chasser le pouvoir socialiste et d’appliquer une vraie réforme fiscale. Selon moi, une réforme fiscale doit reposer sur deux principes clairs pour être légitime. Tout d’abord, elle doit être simple. Ensuite, elle doit être au service de l’intérêt général. Aujourd’hui, la fiscalité est au service du clientélisme et d’une complexité terrifiante. Pour la simplicité, il est clair qu’il serait bon d’en finir avec les « niches fiscales ». Mais, pour que cela soit défendable, il faut aussi en finir avec l’État qui s’occupe de tout – qui s’intéresse pêle-mêle à la politique du logement, à la vie associative ou à l’emploi à domicile. Cet impôt simple et léger existe : c’est ce que les Américains appellent la flat tax, un impôt proportionnel sur le revenu, qui a été expérimenté avec succès dans nombre de pays. J’entends d’ici le choeur des pleureuses nous dire qu’un impôt proportionnel serait une catastrophe sociale. À cela, je réponds que la progressivité est une invention récente ; qu’elle a des conséquences désastreuses sur l’investissement et l’esprit d’entreprise (car, enfin, on peut le regretter, mais ce sont toujours les « riches » qui investissent !) ; et qu’en plus, elle est fondamentalement injuste. En outre, ce n’est pas parce que nous aurions une flat tax que nous laisserions mourir de faim les malheureux. Simplement, nous ne multiplierions plus les allocations – qui font souvent qu’il est plus intéressant d’être assisté que de travailler et qui représentent des gaspillages prodigieux. Il suffirait de prévoir que cette flat tax soit doublée d’un impôt négatif (c’est-à-dire que toute personne percevant moins de telle somme par mois, au lieu de payer un impôt, recevrait une somme du fisc). Cela nous éviterait de jeter l’argent de la « redistribution » dans le tonneau des Danaïdes. [...]

    À côté de cette flat tax, il faudrait natuellement un impôt sur la consommation, qui existe déjà : c’est l’actuelle TVA. Mais il conviendrait d’en augmenter le taux de quelques points pour supprimer l’ensemble des charges sociales dont meurent nos entreprises. Et je crois que l’on pourrait sans crainte supprimer tous les autres impôts, plus archaïques les uns que les autres."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Jacques Sapir : « Les Français s’attendent à une explosion sociale »