
L’Union européenne interdit le partage des graines et greffons entre petits producteurs, tout ça dans un souci de traçabilité et de géolocalisation des semences. Mais à part cet argument qui rompt avec l’ancestrale pratique qui avait cours dans nos campagnes, on ne voit pas bien le but, si ce n’est contrôler un peu plus, si c’est encore possible, l’activité de nos petits paysans, les asphyxier de normes tout en prétendant, et c’est l’inversion habituelle, que cela procède à un ensemble de simplification sur le paiement des aides ou un allégement de contrôles liés à la conditionnalité environnementale. Mais en face il y a un pavé de 300 pages sur le règlement semencier, avec ses obligations de certification variétale, des dossiers d’enregistrement, ce qui fait dire que les grandes firmes semencières ont passé trente ans à influencer Bruxelles pour que leur définition d’une variété corresponde exactement à leurs catalogues, rendant les variétés vivantes locales qui s’échangent de main en main, illégales.








