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international - Page 1055

  • Méridien Zéro : Contre le Traité Transatlantique !

    Alain de Benoist au micro de Méridien Zéro s’entretient sur le thème du traité transatlantique de libre-échange, dit TAFTA, et ses conséquences sur lequel il vient d’écrire un ouvrage.

    LE TRAITÉ TRANSATLANTIQUE ET AUTRES MENACES
    Alain de Benoist
    Pierre Guillaume de Roux

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Un axe Moscou-Téhéran-Pékin compromettrait les plans US en Asie

    Un axe politique et économique Moscou-Téhéran-Pékin compromettrait les plans de Washington visant à élargir la présence américaine en Asie, estime un analyste de la chaîne de télévision RT.

    La pression exercée par les Etats-Unis sur l'Iran pousse ce dernier à se rapprocher de la Russie et de la Chine, ce qui rend plus probable la création d'un axe politique et commercial Moscou-Téhéran-Pékin. Ce facteur pourrait compromettre les plans de Washington en Asie, estime Pepe Escobar, correspondant du journal Asia Times et analyste de la chaîne de télévision RT, dans un article écrit spécialement pour Sputnik. 

    Concernant les relations avec Téhéran, la stratégie des Etats-Unis se réduit aux "sempiternelles «négociations» visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange d'une levée — pour le moment fort douteuse — des sanctions".

    L'analyste constate dans le même temps que l'Iran entame un rapprochement avec la Russie et la Chine. 

    "La Russie fait déjà de bonnes affaires avec l'Iran, de la construction de centrales nucléaires jusqu'aux livraisons d'armes. Aucun accord entre les Etats-Unis et l'Iran ne verra le jour sans le consentement tacite de Moscou, et les Américains le savent bien. Pékin, pour sa part, cherche à maintenir le statu quo, car il ne veut pas voir Téhéran se rapprocher de l'Occident: cela signifierait que Washington est parvenu à opérer un «tournant vers l'Asie», tournant que la Chine considère avec juste raison comme une tentative d'endiguement", constate M. Escobar.

    Il estime qu'après la normalisation des relations avec l'Iran, ce dernier adhérera à l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) où il possède actuellement le statut d'observateur. 

    Une telle évolution des événements favoriserait l'intégration eurasienne de l'Iran et renforcerait l'axe politique et commercial Moscou-Téhéran-Pékin au point de torpiller la stratégie américaine de "tournant vers l'Asie", conclut M. Escobar.

    http://fr.sputniknews.com/international/20150304/1015022721.html

  • Guerre en Ukraine : entretien exclusif avec l’association Vostok France solidarité Donbass

    L’une des conséquences du conflit au Donbass (Ukraine) entre forces de Kiev et séparatistes est la grave crise humanitaire qui touche les populations civiles. Pour leur venir en aide s’est constituée l’association Vostok France solidarité Donbass. Nous avons rencontré sa présidente Elena Ruffo-Kovriguina. L’association dispose, en plus d’un site, d’un compte Facebook et d’un compte Twitter.

    Bonjour, pouvez-vous rappeler l’objet de voter association ? Quel son rôle ?

    L’association Vostok France solidarité Donbass est une association humanitaire qui a été créée au mois d’août dernier afin de venir en aide à la population civile ukrainienne, sans distinction de son origine et de son religion, fuyants ou restants dans les zones de combats militaires à l’est de l’Ukraine.

    A qui venez-vous en aide ?

    Aujourd’hui notre aide est principalement concentrée sur la population civile de la région du Donbass à l’Est de l’Ukraine qui est ravagée par la guerre civile depuis 10 mois. La population que nous aidons ce sont des enfants, des femmes, des personnes âgées. Ces personnes ont survécu sous les bombes et les obus de longs mois, dans le froid, sans alimentation convenable, sans médicaments.

    Pourquoi aidez-vous ces populations ?

    Les villes et les infrastructures sont détruites, le système de santé presque inexistant suite à ces destructions massives et au blocus économique et bancaire instauré par le gouvernement ukrainien. Et au-delà, 5000 morts civiles dons 800 enfants, d’après le rapport de l’ONU… Le 21 janvier le gouvernement ukrainien a instauré l’interdiction de sortie du territoire du Donbass par la mise en place de barrages policiers, empêchant l’acheminement d’aide humanitaire ! Les médias occidentaux et ukrainiens ne parlent pas de cette crise humanitaire dont le représentant officiel de l’UNICEF en Ukraine qualifie comme une crise sans précédent.

    Pourquoi avez-vous manifesté samedi 21 février à Paris devant l’ambassade d’Ukraine ? Avez-vous bénéficié d’une participation importante ?

    Si nous nous sommes réunis le 21 février dernier devant l’Ambassade de l’Ukraine, c’est pour crier au gouvernement ukrainien et au monde entier notre inquiétude, notre douleur, notre compassion pour ces gens qui sont abandonnés à leur sort, mais aussi pour exiger du gouvernement ukrainienne et de la communauté internationale l’organisation de l’aide humanitaire massive en direction de la population civile du Donbass.

     

    Si nous parlions de mobilisation il faut noter trois facteurs :
    - tout d’abord l’opinion publique en France ainsi qu’en Europe est très mal informée et renseignée sur cette crise et la situation de la population civile du Donbass,
    - un grand nombre de personnes qui nous soutient habite dans toutes les régions de France,
    - et ensuite, le 21 décembre a été un jour de chassé-croisé de vacances d’hiver.

    Tenant compte de ces facteurs, on peut dire que la mobilisation a été satisfaisante, d’autant plus que tout au long de la préparation de cette manifestation nous avons reçu de nombreux soutiens sur Facebook. Et depuis le 21 février le nombre de dons a aussi augmenté, donc on peut considérer, que les gens ont entendu notre appel.

    Comment analysez-vous les accords de Minsk ?

    En ce qui concerne des accords de Minsk : pour nous il est très important que les combats militaires s’arrêtent et les gens du Donbass puissent enfin trouver la paix, se reposer dans le calme, sortir dehors des sous-sols et de retrouver la vie normale. Quoi que cette vie normale ne sera pas facile, suite, comme j’ai déjà dit, aux destructions massives des villes, des villages et des infrastructures – donc pas d’électricité, pas d’eau, pas de gaz. Et le pire, c’est la famine et les conditions anti-sanitaires de la vie sur les ruines.

    Cela va-t-il permettre d’améliorer la situation des populations du Donbass, tout au moins de faciliter l’aide humanitaire à destination de ces populations ?
    Est-ce que l’aide humanitaire va arriver plus facilement au Donbass maintenant, après les accords de Minsk ? Oui, à la condition que la communauté européenne s’y mette, à la condition que l’aide humanitaire soit envoyer par les grands ONG qui commencent à arriver sur place.

    Mais aussi que la communauté européenne exige du gouvernement ukrainien la création des couloirs d’accès pour l’aide humanitaire, car au jour d’aujourd’hui la région du Donbass se trouve en état de blocus par les forces de police et de l’armée ukrainienne.

    Dans le cas contraire, la population civile de cette région, qui a déjà subi des pertes importantes par des hostilités, sera exterminée par la famine, les maladies et le froid.

    http://fr.novopress.info/183315/guerre-en-ukraine-entretien-exclusif-avec-lassociation-vostok-france-solidarite-donbass/#more-183315

  • Le jour où les multinationales feront les lois

    La doctrine libérale n’aime pas les lois, règlements et autres textes ou organisations qui l’empêchent de mener à bien son œuvre de prédation. Rien ne doit entraver le libre fonctionnement du marché, leur refrain est bien connu. Avec le marché transatlantique qui se construit une nouvelle étape de la dictature économique va se mettre en place. (Voir plus en détail dans le numéro 57 de la revue de Terre et Peuple l’article sur ce sujet, intitulé « Le marché transatlantique qui va soumettre l’Union Européenne aux USA »)

    Une phrase anodine donne pourtant le vertige dans cet accord transatlantique, car elle rappelle les mesures similaires que les marchands ont déjà tenté de faire passer avec l’AMI (Accord Multilatéral sur l'Investissement) fin des années 90 pour régler les litiges entre les Etats et les multinationales : « l’accord devrait viser à inclure un mécanisme de règlement des différends investisseur-État efficace et à la pointe, assurant la transparence, l’indépendance des arbitres ». (1)

    Vous lisez bien, avec cet accord, les multinationales pourraient remettre en cause les lois du pays qui les accueillent ! Potentiellement de nombreux champs d’intervention de l’état et de sa législation seraient touchés.

    Un tribunal arbitral, indépendant de toute souveraineté populaire

    Ce nouveau tribunal arbitral « indépendant », qui devra naître, permettrait, par exemple, à une multinationale de traîner un Etat en justice dès lors que des réglementations de cet état créent des différences de traitement entre les investisseurs nationaux et étrangers, ou encore si ils créent des conditions de concurrence déloyale.

    Pour citer un exemple, les lois en matière de protection des salariés pourraient être annulées si elles sont plus sévères que dans d'autres pays où l'investisseur est établi. Là bas il n’y a pas de SMIC, alors je ne vois pas pourquoi je devrais payer des salaires plus élevés ici que là bas.

    Aux USA on peut licencier sans préavis, alors pourquoi tolérer qu’en France on ne puisse pas en faire autant. Aux USA on peut mettre sur le marché des produits tels les OGM, dont les européennes ne veulent pas, et demain qu’est ce qui empêcherait Monsanto, de porter l’affaire devant les tribunaux, et en plus d’avoir gain de cause, d’empocher des millions d’indemnités, payées par les contribuables, pour avoir fait entrave au sacro saint commerce !

    Ainsi les "investisseurs" pourraient exiger l'annulation des lois nationales, et obtenir des Etats une indemnisation financière du préjudice subi. C’est déjà le cas entre le Canada, le Mexique et les USA, où ce genre de tribunal arbitral existe.

    Concrètement, ce tribunal indépendant signifie l'abdication des Etats en faveur des multinationales, et la fin de tout pouvoir réel des gouvernements élus. Le pouvoir économique des états sera démantelé petit à petit et l'ensemble des réglementations sociales et environnementales auront vocation à être remises en cause par les entreprises. La loi pourra changer en fonction des intérêts des entreprises et de leurs actionnaires. Exit le bien être des peuples : retour au début de l’ère industrielle !

    Le pouvoir ne sera plus du tout politique mais exclusivement économique

    La dictature de l’économique sur le politique sera alors totale. Cela veut dire très concrètement que le bien être sera sacrifié à tous les facteurs économiques, et que ceux-ci prévaudront dans l’avenir pour structurer notre monde. Et l’individualisme régnera en maître absolu face aux solidarités nécessaires pour combattre cette « machine à tuer les peuples ».

    L’Etat serait alors réduit à un gardien de la propriété privée ; une structure qui défendra les richesses des nantis. Mais n’est-ce pas déjà le cas ?

    Cela vous semble incroyable, mais cela se joue en ce moment, et on pourrait se demander comment nous sommes en arrivés là ?

    Le traité de Lisbonne permet à l’UE de ne plus consulter les peuples

    En Europe cela a été rendu possible par le traité de Lisbonne, qui a donné à l’UE la possibilité de signer des accords commerciaux au nom des Etats membres.

    Et on doit alors se souvenir que c’est Sarkozy qui a permis de valider le traité constitutionnel Européen, traité que le peuple sondé par référendum en 2005 avait refusé. A peine élu en 2007, il réunissait le congrès dès février 2008 (parlement et sénat, autant de traitres), faisait modifier la constitution et ratifiait le traité. Il fallait que le traité constitutionnel soit validé par chaque Etat pour que le traité de Lisbonne puisse entrer en vigueur.

    Michel Sapin a précisé qu’il n’y aurait donc pas de référendum populaire sur le marché transatlantique ; désormais les peuples n’ont plus à être consultés, et la dictature démocratique se poursuit. L’accord sera simplement validé au niveau européen par les ministres collabos des 28 pays de l’UE.

    Aux USA où le traité n’est pas très populaire non plus, Obama envisage lui aussi de passer en force : face à la grogne des parlementaires hostiles au tribunal arbitral et aux répercutions locales de cet accord, Barak Obama tente d’utiliser une procédure accélérée, pour éviter tout débat. « Le Président Obama voudrait en effet que le Congrès lui abandonne l’autorité de négocier des accords internationaux de commerce et celui-ci ne pourrait plus ensuite qu’approuver ou désapprouver, sans aucun pouvoir de les modifier. » (2)

    Le socle du gouvernement mondial, organisé autour de l’OTAN

    Voilà ce que précise le mandat des eurocrates au point 1, intitulé Nature et la portée de l’Accord :

    « 1. L’accord contiendra exclusivement des dispositions sur les zones commerciales et liées au commerce applicables entre les Parties. L’accord devrait confirmer que le traité transatlantique de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement est basé sur des valeurs communes, notamment la protection et la promotion des droits de l’homme et de la sécurité internationale. »

    Que vient faire la sécurité internationale dans un traité de commerce ???

    Le point 7, lié aux objectifs du traité va même jusqu’à évoquer la définition de normes mondiales : « 7. L’objectif de l’accord est de réaliser le potentiel inexploité d’un véritable marché transatlantique, générant de nouvelles opportunités économiques pour la création d’emplois et la croissance grâce à un accès accru aux marchés, une plus grande compatibilité de la réglementation et la définition de normes mondiales. » (1)

    Rien ne prouve que le libre-échange généralisé soit un facteur de croissance ; on est ici dans l’invocation quasi mystique et religieuse. Or, le libre-échange n’est pas neutre : c'est une doctrine économique, parmi d'autres possibles, dont les avantages et désavantages doivent faire l'objet de débats et ne peuvent être imposés sans autre forme de procès, au moins en démocratie, puisqu’on nous dit que nous y sommes. En tout cas on nous dit que ce qui sortira d’ici servira de normes mondiales, et pourrait avoir vocation à s’imposer à tous… la gouvernance mondiale est toute proche !

    Le projet initial voté par le parlement européen en mai 2008 dit aussi que le projet est aussi politique qu’économique : « souligne qu'un partenariat transatlantique étroit est l'instrument clé pour façonner la mondialisation dans l'intérêt de nos valeurs communes et dans la perspective d'un ordre mondial équitable en matière politique et économique » (3)

    Bref c’est un projet économique qui induit un projet politique, et aboutira à la perte d’indépendance de l’Europe vis-à-vis du monde de l’argent.

    Il est important d’informer autour de vous en citant vos sources.

    notes

    1/ Mandat de négociation des commissaires européens

    http://www.contrelacour.fr/marche-transatlantique-le-mandat-definitif-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-francais/

    2/http://www.sudouest.fr/2014/05/06/le-tafta-ce-traite-qui-fait-polemique-est-il-un-deni-de-democratie-total-1545708-705.php

    http://www.reporterre.net/spip.php?article5446

    3/ Résolution RC B6-0209/2008

    source : Terre et Peuple

    http://www.voxnr.com/cc/di_antiamerique/EukVuZylEEjQcoFBJy.shtml

  • Les USA : amis, alliés, adversaires ou ennemis ?

    « Avec Obama, un indécis qui n’a pas de ligne constante, les USA improvisent une politique étrangère peu lisible, tiraillée entre les « trois sœurs » : la CIA, le Pentagone et le complexe militaro-industriel ».

    Dans plusieurs de mes livres, j’ai toujours critiqué deux positions : l’anti-américanisme obsessionnel issu d’une rigidité idéologique, et l’atlantisme de soumission, l’américanolâtrie.  Diaboliser les USA est aussi inconséquent que de les idéaliser. Voici donc  le résumé d’une position qu’on pourrait appeler « gaullienne ».


    Une politique étrangère à l’impérialisme incohérent.

    Dans le domaine de la politique étrangère, depuis la catastrophe du Vietnam, les actions bellicistes de Washington se sont multipliées, aussi contre-productives les unes que les autres, mais toujours animées par ces deux objectifs : maintenir l’Europe dans la soumission et encercler la Russie pour l’empêcher de redevenir une grande puissance. Dans les Balkans, en Afghanistan, en Irak et au Moyen-Orient, les opérations de guerre des Etats-Unis, par le biais de pseudo-coalitions illégales au regard de l’ONU, ont toujours débouché sur le chaos et la guerre civile. Avec cette conséquence de renforcer partout l’islamisme et sa barbarie, de déstabiliser des régions entières d’où les chrétiens sont chassés, et tout cela pour installer une démocratie à l’américaine, qui n’a jamais connu le début du moindre commencement. La politique internationale de Washington, belliciste par essence, affairiste par nécessité, est un mélange bien repéré de naïveté et de cynisme, de grands principes larmoyants et de pratiques de la CIA, de l’US Army ou de la NSA qui violent allégrement le droit.  Et trahissent quand il le faut les « alliés ».

    Dans l’affaire ukrainienne où Washington est intervenu ouvertement, il s’agit de provoquer la Russie et de lancer contre elle une nouvelle guerre froide de moyenne intensité, afin d’éviter à tout prix un axe Paris-Berlin-Moscou, de casser l’économie russe,  de déstabiliser le régime politique, d’éliminer toute influence russe de sa sphère naturelle d’Europe centrale, ainsi que d’étendre l’OTAN le plus à l’Est possible, en violation des accords passés au moment de la dissolution de l’URSS.

    Il faut pointer aussi les errements, les retournements, les naïvetés de la diplomatie américaine, notamment avec l’Arabie, le Pakistan, l’Iran… Avec un manque complet de cohérence entre, par exemple, le fanatisme des néo-conservateurs sous George Bush et l’administration Obama qui semble ne plus avoir de doctrine claire.  Même par rapport à l’allié israélien. Avec Obama, un indécis qui n’a pas de ligne constante, les USA improvisent une politique étrangère peu lisible, tiraillée entre les « trois sœurs » : la CIA, le Pentagone et le complexe militaro-industriel.

    Un État stratège économiquement très performant.

    Contrairement à l’Europe et en particulier à la France, les USA sont redevenus le premier moteur de la croissance mondiale, grâce à hausse de 15% de la productivité du travail, à une relocalisation des entreprises, à l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste et surtout grâce à leur leadership absolu  dans l’économie de la révolution numérique. Obama a déclaré le 17 février dernier avec un impérialisme tranquille : « nous possédons Internet. Nos entreprises l’ont créé, l’ont étendu, l’ont perfectionné à un niveau qui fait que nul ne peut nous concurrencer ». Les conséquences de la domination sans partage de l’économie numérique mondiale par les Etats-Unis sont capitales et pas seulement dans l’espionnage tous azimuts. Ils compensent un repli stratégique et l’érosion de la Pax Americana par un impérialisme technologique massif que  la Chine et la Russie essaient de contrer mais que l’Europe, ahurie et soumise, laisse faire. « L’Europe est totalement soumise à l’oligopole de l’Internet américain. […] Dominante en 2000 l’industrie européenne des télécommunications s’est effondrée. Les institutions européennes se sont montrées aussi efficaces pour interdire l’émergence d’une industrie continentale que pour laisser le champ libre au entreprises américaines », note Nicolas Baverez (dans La guerre d’Internet aura bien lieu, in Le Figaro, 23/02/2015). La création d’un « Internet européen » est demandée par Angela Merkel, en vain…Véronique Morali, qui dirige Webedia et qui est une des personnalités les plus influentes du numérique européen, asserte (Ibidem) : « les Etats-Unis, avec des géants comme Google, Facebook, Amazon ou Twitter ont clairement gagné la bataille de la puissance […] Seuls les groupes chinois sont capables de rivaliser. L’Europe a perdu la bataille. » Pour l’instant.

    En tout cas, l’État stratège américain a su promouvoir en quinze ans à peine, à partir de l’écosystème de la Californie et par une politique économique  à la fois libérale et souveraine, un instrument techno-économique de domination et de contrôle globaux. On est loin des âneries des énarques sur le colbertisme collectiviste ou le « modèle social français ».

    Une hégémonie acceptée par les Européens et non pas imposée

    Dénoncer l’ « impérialisme » américain, en tant que tel, est stupide parce que toute grande puissance est nécessairement impérialiste, c’est-à-dire à la recherche de domination.  Ce qu’il faut critiquer, c’est la formeque prend l’impérialisme américain et qui est contre –productive à moyen terme pour les États Unis eux mêmes, parce qu’ils se créent des ennemis partout et multiplient contre eux des haines et des ressentiments tenaces. D’autre part, ce maladroit impérialisme américain est alimenté par la faiblesse et la soumission mêmes des Européens, qui fournissent des verges pour se faire battre.

    Par exemple, dans la négociation actuelle du nouveau Traité de libre-échange UE-USA, qui est un scandaleux traité inégal, les Européens sont les seuls responsables de leur propre capitulation. Les Européens n’ont jamais osé sérieusement protester contre les privilèges juridiques internationaux que les Américains s’octroient tout comme les sanctions, punitions, amendes qu’ils infligent unilatéralement  aux pays et aux sociétés qui bravent leur imperium.

    Quant à  la nature  de la « domination culturelle américaine », qui se pose depuis des décennies, c’est un débat piégé où, là encore, la faute revient entièrement aux Européens qui devraient se poser la question de leur créativité culturelle propre plutôt que de rejeter la faute sur les autres. Songeons en particulier à l’ « exception culturelle française », avec son système de subventions quasi-soviétiques d’œuvres médiocres, avec les privilèges coûteux de ces assistés que sont les intermittents du spectacle.

    Globalement, la domination culturelle, technologique, politique des Etats-Unis est davantage le fruit d’un videet d’une aboulie européenne que d’une brutalité américaine. Là où l’État stratège américain aide ses entreprises, l’État collectiviste français pratique les entraves administratives et les matraquages fiscaux, décourageant le travail et la compétitivité. D’autre part, l’Europe applique la règle de concurrence débridée qui aboutit à la préférence économique étrangère (on est libéraux là où il ne faudrait pas l’être et on ne l’est pas là où il faudrait l’être). Les USA, eux, s’adonnent à la préférence économique nationale (Buy American Act). Les deux seules puissances qui, actuellement, font barrage à l’unilatéralisme américain sont la Russie et la Chine. Ayant sacrifié, tout comme leurs ambitions dans l’économie numérique, leurs budgets militaires, les Européens ne doivent pas s’étonner d’être dépendants de l’OTAN et des géants Internet d’outre-Atlantique.

    Désigner la nature des Etats-Unis.

    Quoi qu’il en soit, les États-Unis ne peuvent en aucun cas être qualifiés d’ennemis par les Européens, en particulier par les Français, comme le font certains milieux extrémistes à gauche comme à droite. Le véritable ennemi, fondamental, a le visage de ceux qui ont commis les attentats de début janvier et des forces qui sont derrière eux et qui entreprennent, avec la complicité d’une oligarchie aveuglée, la colonisation et l’islamisation de l’Europe. Les États-Unis peuvent en revanche être qualifiés d’adversaires, de compétiteurs très durs, notamment dans les domaines techno-économiques et stratégiques, tout comme la Chine, d’ailleurs. Le seul véritable ami naturel de l’Europe devrait être la Russie et ce, dans tous les domaines, parce que nous appartenons à la même Maison commune continentale. Cela dit, en fonction des circonstances et sur certains dossiers,  notamment face à l’islamisme, les Etats-Unis peuvent être des alliés. Néanmoins, on peut toujours rêver, avant qu’il ne soit trop tard, à une alliance générale de tous les peuples apparentés d’origine et de civilisation européenne

    Guillaume Faye, 2/03/2015

    Source : Gfaye.com

    Voir aussi : Le Traité transatlantique et autres menaces, d’Alain de Benoist

    http://www.polemia.com/les-usa-amis-allies-adversaires-ou-ennemis/

  • La rencontre avec Bachar suscitée par Fabius

    Au-delà du médiatique Jacques Myard, Minute s'est intéressé au sénateur-maire centriste de Laval François Zocchetto, président du groupe UDI-UC au Sénat, véritable cheville-ouvrière du voyage parlementaire à Damas, qui n'a pas pu agir sans l'aval du Quai d'Orsay. Extrait :

    M"[...] Zocchetto, c’est un grand bourgeois centriste qui avance à pas feutrés. Ce n’est pas un « gugusse » pour reprendre l’expression incroyablement méprisante qu’a employé l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy à l’encontre de ces quatre parlementaires. A chaque crise internationale, François Zocchetto, en tant que président de groupe parlementaire, fait partie des quelques responsables politiques consultés par le premier ministre. Ce n’est pas un aventurier ou un passionné de politique étrangère. Il n’a pas la panoplie du barbouze ou de l’agent secret. Depuis son bureau situé au sud-est du rez-de-chaussée du Palais du Luxembourg, c’est avant tout un important rouage parlementaire français.

    Tout cela pour dire que François Zocchetto était l’homme idoine pour monterce voyage de Damas, qui semble relever de la diplomatie parlementaire, semi-publique, et qui marque en fait une tentative de la France de renouer avec Bachar, dont elle a fait une sorte de Grand Satan et de qui elle ne sait plus comment se rapprocher sans (trop) se déjuger… ni se ridiculiser. Dans les manoeuvres géopolitiques en cours, suscitées par la montée en puissance de l’Etat islamique, qui voient les Américains se rapprocher discrètement de l’Iran et de « l’arc chiite » qui court de Téhéran à Beyrouth, ce voyage de Damas était nécessaire pour se rapprocher… du réel. [...]

    Il faut maintenant espérer que cette initiative aura des conséquences diplomatiques positives pour une approche raisonnable de la situation syrienne. Les vrais amis du Liban et de la Syrie savent depuis les années 1980 que la famille El Assad est tout sauf recommandable. Mais le danger que représente l’Etat islamique pour la stabilité de cette région et pour les chrétiens d’Orient oblige à trouver un terrain d’entente avec Damas. Peu importe que cela oblige Laurent Fabius, Manuel Valls et François Hollande à quelques contorsions."

    Michel Janva

  • Pourquoi Poutine aurait-il fait tuer Nemtsov ?

    Lu dans Présent :

    N"Pour la grosse cavalerie des médias français ça ne fait pas un pli. Aucune analyse ne va à l’encontre de la version officielle : le crime est signé Poutine. D’autant plus, soulignent de fins observateurs, que ça s’est passé près du Kremlin ! Comme si le président russe avait ajusté son Makarov 9×18 mm depuis sa fenêtre avant d’aller se servir une vodka on the rocks.

    Le président russe aurait-il été pressé de se débarrasser d’un fervent opposant à Moscou et au conflit en Ukraine (opposant à la faible représentation) ? On lui prête d’autres morts suspectes d’opposants depuis son arrivée au pouvoir en 2000. La justice est parvenue à désigner certains des exécutants de ces crimes mais leurs commanditaires n’ont jamais été identifiés. Boris Nemtsov avait confié ses craintes pour sa sécurité. Les enquêteurs russes évoquent d’autres pistes : celle d’une tentative de déstabilisation politique en lien avec l’Ukraine, mais également celle des islamistes radicaux, après le soutien de Nemtsov au journal Charlie-Hebdo.

    Pourquoi Poutine se serait-il tiré une balle dans le pied avec ce crime si grossier ? « Soyons très clairs : Nemtsov ne représentait pas un danger pour Poutine », juge l’ancien diplomate et écrivain Vladimir Fédorovski. Il rappelle que « Poutine n’a jamais été aussi populaire » en Russie, et souligne le renforcement du sentiment nationaliste depuis le début du conflit ukrainien.

    Boris Nemtsov, 55 ans, ancien vice-Premier ministre de Eltsine, organisait des marches pacifiques contre la guerre en Ukraine. Il devait participer dimanche à l’une des plus importantes démonstrations de protestation depuis des mois dans la capitale russe. Les organisateurs l’ont transformée en cérémonie à sa mémoire.

    Cet adversaire de Poutine est aujourd’hui plus dangereux mort que vivant."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • États-Unis : La révolution du gaz de schiste

    Focus sur la ville américaine de Williston, dans le Dakota du Nord, auprès des travailleurs du pétrole. Le boom pétrolier profite à tout le pays, aux dépens de l’environnement, menacé par les rejets sauvages.

    http://fortune.fdesouche.com/