Irib 2014.05.27 Thierry Meyssan – élection… par Hieronymus20
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Thierry Meyssan sur l’élection présidentielle en Syrie
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Boko Haram : le prétexte US-raélien ou le 11/9 bis, par Laurent Glauzy
« Le groupe sanguinaire Boko Haram, de mouvance salafiste, qui revendique la création d’un État islamique dans le Nord du Nigeria, serait-il une construction des États-Unis servant à justifier une intervention au Nigeria ? Ainsi, Boko Haram ne serait qu’une répétition du fameux le 11 septembre, qui a permis, en 2001, l’invasion de l’Afghanistan et du puissant Irak de Saddam Hussein.
Alain Chouet, officier du renseignement français, ancien chef de poste de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) à Damas, avance dans la publication numérique Mondafrique (certainement avec l’approbation de ses supérieurs, dont celui de Hollande) que « Boko Haram est un monstre utile ». Concernant le chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau, Chouet demande s’il est « un fou, un drogué irrationnel, un ancien chef de bande ? Les média l’ont décrit ainsi. Mais je l’ai entendu sur des vidéos faire ses revendications dans un arabe classique parfait. Ce qui est loin d’être commun en Afrique. »
Le groupe armé Boko Haram existe depuis 2002. Mais, aujourd’hui, il ressemble à une armée de milliers d’hommes. Or, un fou drogué et inculte ne peut pas gérer une telle rassemblement.
Avec l’enlèvement, à la mi-avril, de 223 étudiantes, Aboubakar Shekau donne même l’impression qu’il inscrit sa mouvance dans une logique internationale. Cette action terroriste a nécessité une importante organisation et a entraîné un coût économique.Alain Chouet souligne que Boko Haram possède d’importants capitaux lui permettant de rémunérer ses hommes de main, ainsi que d’embrigader et de séquestrer des personnes. Alain Chouet évoque même le va-et-vient, entre Ryad et Kano (repaire de Boko Haram), de valises pleines de dollars.
L’officier du renseignement ajoute que des valises ont été vues, avec des porteurs différents, transiter par le Soudan, l’Afghanistan, la Lybie, la Syrie, le Mali et la Tunisie.
Il affirme qu’« il y a une grande quantité de riches donateurs privés » en Arabie Saoudite et au Qatar prêts à fournir des fonds à Boko Haram. Alain Chouet assure que le Nigeria « est un pays où l’intégralité de la rente pétrolière est confisquée par les élites. Ce système a tenu pendant une vingtaine d’années, parce que les cadres de l’administration d’État et de l’armée étaient essentiellement des musulmans du Nord (45 % de la population est islamique), qui distribuaient une petite partie des bénéfices, assez pour calmer la colère populaire, chaque jour confrontée à la corruption du pouvoir. Cependant, à partir de 2000, la situation s’est inversée : la population du Sud a augmenté son contrôle sur le secteur public et l’armée. La finance islamique, entre les mains des banques internationales, a permis d’instrumentaliser cette colère. Jusqu’alors, Boko Haram était un mouvement de révolte locale, agité par des revendications économiques locales. Il n’était donc pas intéressé par le djihad, qui sort plutôt du moule saoudien.
L’enlèvement des lycéennes, leur conversion de force annoncée le 12 mai par Aboubakar Shekau, et leur libération en échange de celle de prisonniers du groupe islamiste aux mains du gouvernement, ont bien entendu suscité la plus grande indignation dans le monde (à commencer par la femme du président américain Obama). Cette mise en scène sonne bien comme un prétexte orchestré pour légitimer une nouvelle ingérence « humanitaire » occidentale en Afrique. Plusieurs organisations non gouvernementales ont d’ailleurs appelé à l’intervention de l’entité supranationale Illuminati qu’est l’ONU.
Il est à ce propos intéressant de constater que le nom officiel du groupe est Jama’atu Ahlul Sunna Lidda’awati Wal Djihad, est traduit en arabe par « la communauté des disciples de la tradition de l’Islam pour la prédication et la guerre sainte ». Quant à l’appellation de Boko Haram, qui proviendrait des populations locales du Nord-est du Nigeria, elle signifie en langue haoussa « l’éducation occidentale est un péché » : « boko », de « book », « livre » en anglais, et « haram », « interdit » en arabe - soit le rejet d’un enseignement perverti par l’occidentalisation. Dans un tel contexte terroriste, montée de toute pièce et aussi grossier que le 11 septembre, l’intervention de l’Occident devient une « nécessité ».
Comment aussi ne pas imaginer que le président nigérian, Jonathan Goodluck a provoqué l’enlèvement de ces étudiantes pour consolider son pouvoir, et celui du pétrole anglo-américain ? De plus, Jonathan Goodluck, évangéliste baptiste – mouvance religieuse proche des États-Unis et de la CIA à laquelle appartient John Davison Rockefeller - a demandé l’aide d’agents secrets israéliens, dans le but unique de libérer les étudiantes (Nigeria News du 20/5/14) ! Voilà une belle occasion offerte à Israël pour s’ingérer dans les affaires de la première puissance économique d’Afrique, pays que connaît néanmoins Jonathan Goodluck pour y effectuer ses pèlerinages. »
Laurent Glauzy
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Quand les SAS britanniques attaquaient une colonne de civils serbes
A l’antenne de TV Libertés, le colonel Hogard (ER), alors en poste au Kosovo pendant le conflit entre l’OTAN et l’UCK contre les Serbes, révèle un crime de guerre de l’armée britannique : des SAS ont attaqué une colonne de réfugiés serbes.
C’est à 21’35, et c’est en écho à son livre L’Europe est morte à Pristina(disponible ici).Un crime de guerre, méconnu et impuni, par ceux qui se battent et attaquent des peuples au nom des droits de l’homme.
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JT du vendredi 30 mai 2014
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Reportage en Corée du nord
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Reportage en Corée du nord
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Ukraine : les Américains s'inquiètent des capacités militaires des rebelles
La Maison Blanche a exprimé son inquiétude à propos de l'accès des rebelles prorusses en Ukraine à des armes sophistiquées, après la mort jeudi 29 mai de 12 soldats ukrainiens dans un hélicoptère abattu par les insurgés.
Le porte-parole de l'administration Obama a déclaré dans la journée :
« Nous nous inquiétons des violences qui se poursuivent dans l'est de l'Ukraine, dont des informations sur le fait que des séparatistes ont abattu un hélicoptère militaire ukrainien. (...) Nous sommes préoccupés de voir que cela signifie que les séparatistes continuent à avoir accès à des armes sophistiquées et à une assistance de l'extérieur. »
Le Mi-8 ukrainien abattu a été visé par un lance-missiles sol-air portatif russe près du bastion prorusse de Sloviansk, avait affirmé plus tôt le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov. Si les Etats-Unis et l'Ukraine sous-entendent que la Russie fournit du matériel militaire aux rebelles, Moscou a plusieurs fois démenti de telles informations.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a par ailleurs indiqué jeudi avoir pris connaissance du fait que « les troupes [russes] qui étaient à la frontière reculent vers Moscou, pas vers Kiev ». Il a toutefois déclaré à la télévision publique américaine avoir des preuves que « le personnel de Tchétchénie entraîné en Russie franchit la frontière [entre la Russie et l'Ukraine] pour attiser les choses, pour engager le combat ».
Plusieurs médias ukrainiens ont affirmé dans la semaine que des soldats tchétchènes étaient présents à Donetsk, bastion des insurgés prorusses. Mercredi, le président tchétchène, Ramzan Kadyrov, a démenti avoir envoyé des militaires combattre aux côtés des rebelles dans l'est de l'Ukraine, sans exclure toutefois que des Tchétchènes aient pu s'y rendre de leur propre gré.Le Monde :: lien
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RT. Le dollar menacé par l'accord gazier russo-chinois S/T
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PAS l’Info : Les infos que l’on vous cache ! Saison 4 Émission N°34 (25/05/14) (VIDEO)
National : Le traité transatlantique : un enjeu primordial ! ; Révélations fracassantes ; Islamophobie montante ! — International : Syrie Hamas : Le virage de Khaled Mechaal ; Le gaz de schiste algérien ; Près de 50000 logements saisis par les banques en Espagne – Brèves : Boko Haram ; Palestine ; Les OGM chez McDonald ! ; Le salut hitlérien en Suisse.
Le saviez vous : Nos amis les bêtes !
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Freebox, rubrique « vidéo perso »
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Comment la CIA déstabilise les entreprises françaises
Côté pile, Alcatel. Depuis trois semaines, le dossier est classé confidentiel défense . Les services secrets français ont acquis la conviction qu'une tentative de déstabilisation du géant des télécoms a été orchestrée depuis les Etats-Unis par un grand rival.
Côté face, Schneider. Selon les milieux du contre-espionnage, les démêlés de Didier Pineau-Valencienne, le patron du groupe, avec la justice belge auraient été attisés par un souffleur d'outre-Atlantique. En ligne de mire : le cabinet d'investigation Kroll. Derrière ce superprivé, habitué à ne pas laisser de preuves sur son passage, les Français ont vu la patte de l'ennemi héréditaire de Schneider. Une fois encore, c'est un géant américain.
Troublant... Dans les deux cas, deux affaires retentissantes, deux leaders mondiaux, férocement combattus sur leurs marchés. Et le même soupçon à l'égard d'une même puissance étrangère.
L'Amérique a beau crier à la paranoïa, les autorités françaises n'en démordent pas. Sur le terrain économique, le grand allié n'a plus de scrupule. Que ce soit les petites phrases de Bill Clinton prononcées à Seattle dans la cour de Boeing, accusant Airbus de voler des emplois , celles de Ron Brown, le secrétaire d'Etat au Commerce, insistant sur les liens désormais inextricables qui doivent exister entre la sécurité nationale et la sécurité économique , ou encore celles de James Woosley, l'ancien chef de la CIA, racontant aux géants de l'automobile à Detroit comment la mobilisation des forces de la nation avait permis d'engranger 20 milliards de dollars à l'exportation... Les vibrants appels au patriotisme économique ne laissent aucun doute. La machine de guerre américaine est en marche.
Et tous les coups sont permis. Surtout ceux capables de briser les reins des derniers porte-drapeaux industriels de l'Europe. Fini les barbouzes à la grand-papa ! Terminé les cravates des visiteurs trempées dans les solutions chimiques des laboratoires ou les semelles de crêpe destinées à recueillir les copeaux de métal le long d'une ligne de production ! L'espionnage a changé d'âge et gagné en perversité. Place à la déstabilisation ! Que pèse désormais un vol de brevets face au préjudice inestimable que fait supporter à son entreprise l'image souillée d'un grand patron ? Dans cette nouvelle partie d'échecs, la France est devenue une cible de choix. Pour une raison simple : ses intérêts vitaux recoupent en tous points ceux du grand protecteur : la défense, l'aéronautique, le secteur spatial, l'agriculture, les télécommunications... Aucun autre pays d'Europe n'offre aux Américains une telle concurrence frontale dans des métiers aussi stratégiques , tranche François David, président de la Coface et ancien directeur général des affaires internationales d'Aérospatiale. Conscient du problème, le Centre français du commerce extérieur (CFCE) tente de bâtir une grande centrale d'intelligence économique à destination des entreprises (nom de code R3I). Il est grand temps.