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lobby - Page 1015

  • Vidéo retirée par la Grande Mosquée de Toulouse - prêche sur le sacrifice et le jihâd

  • "Mineurs étrangers isolés": mensonges et aveuglement

    1 -Depuis deux ans le quartier Marcadet du XVIIIe arrdt. subit une explosion du racket, des vols et agressions, du fait de bandes juvéniles, visant surtout des collégiens et passants. Que sait on de cette "bande d'ados qui sème la terreur" ?
    Ces malfaiteurs juvéniles sont une intégrale part de l'arnaque pseudo-humanitaire des "mineurs étrangers isolés". Car si étrangers ils sont bien, ils ne sont souvent pas "mineurs" du tout et, chassant en meute, pas le moins du monde "isolés". 
    Rappelons d'abord ceci. La fort bienséante Suède a accueilli (plus que tout autre pays d'Europe en proportion) 200000 migrants en 2015-2016, dont 37 000 de tels "mineurs". Vérifications d'âge faites de mars à octobre 2017 par l'agence suédoise d'Etat spécialisée (Rattsmedicinalverkert), sur 7 858 de ces "mineurs" vérifiés (radio des dents de sagesse et scanners des genoux) 6628 d'entre eux avaient "certainement" plus de 18 ans, et 112 "sans doute" plus de 18 ans. Environ 80% de ces "mineurs" sont donc frauduleux. Pratiquons ces examens - dont bien sûr les complices de ces juvéniles malfaiteurs ne veulent pas - : on obtiendra à peu près un analogue résultat. 
    Enfin, les "ados semant la terreur" dans le XVIIIe arrondissement de Paris sont pour la plupart Marocains et les travailleurs sociaux ayant pu les approcher, puis les identifier, affirment qu'ils ont en général des familles au Maroc, souvent désolées de leurs fugues et prêtes (du moins, disent-elles) à les reprendre.
    2 -Comment expliquer que tout cela dure depuis deux ans sans que ces voyous n'aient été stoppés par les autorités ?
    La mairie et la préfecture de police ne font que se refiler la patate chaude. Pendant ce temps, la population est au pillage. Ministères, préfecture, mairie, vivent dans la terreur de la bienséance médiatique, de la gauche-culturelle et du show business, si prompts à s'indigner-et à disparaître quand ça se gâte. Souvenons-nous des stars, ministres - et président -idolâtrant le si pétillant Mehdi Meklat ou Théo, victime de policiers barbares. Et filant sous le lit quand l'un écrit des horreurs et que la fratrie de l'autre est (tout ou partie) poursuivie pour "escroquerie en bande organisée, abus de confiance, etc.". Bien sûr, ces impostures finissent toujours par être exposées. Mais en attendant, si un policier ou fonctionnaire de base est pris dans la tornade bienséante, sa carrière est fichue, pour de bon. Alors, dans cet infect climat de délation et de lâcheté, les acteurs du terrain baissent les bras. Il faut les comprendre.
    3 -Quelles mesures à prendre pour un retour à la normale, ce, sans "délocaliser" le problème dans un autre quartier ?
    Encore une preuve de l'impuissance des officiels, paralysés par une camarilla moralisatrice, de conseilleurs qui ne sont pas des payeurs. Car ces jeunes (vrais ou faux) sont pour la plupart des délinquants, survivant comme sous-traitants de dealers ou pillards au quotidien, aux dépens d'une population (souvent d'origine immigrée à l'Est de Paris) qui ne sait comment s'en protéger. 
    Or l'enfantine solution relève, comme toujours, de la décision politique. Dans le respect des lois en vigueur, interpeller tous ces jeunes brigands, vérifier s'ils sont vraiment mineurs ; traduire les vrais majeurs -faux mineurs en justice comme adultes qu'ils sont, et rendre les vrais mineurs à leurs familles au Maroc. Ne restent alors plus en France qu'une petite minorité de la présente meute : ceux qui a) sont de vrais mineurs et dont b) leur famille ne veut plus. Ainsi, le problème est réglé à 80%. C'est tout bête. Que ne le fait-on ? Que font le ministre de l'Intérieur, le préfet de police de Paris et Mme Hidalgo ? La question est posée.
    Ajoutons ceci : le trafic de migrants vers l'Europe est surtout une entreprise criminelle rapportant chaque mois des millions d'euros à ses commanditaires, des caïds conseillés par maints avocats et pseudo-humanitaires. Voyez ce qui se passe à l'instant sous nos yeux : à peine l'Italie se cabre-t-elle que soudain, l'inondation file sur le Maroc et l'Espagne, plus souple. Comment des misérables sans le sou, laissés à eux-mêmes, pourraient-ils bien pratiquer de telles volte-face stratégiques, sur de telles distances et instantanément ? Impossible, bien sûr.
    De même, la bienséance européenne se lasse-t-elle des migrants adultes ? Hop ! Voici l'arnaque des" mineurs étrangers isolés" ; on déclarera ensuite inhumain de les priver de leurs familles, appelées à les rejoindre. La solution est donc de traquer et "neutraliser" (comme on dit gentiment aujourd'hui) ces cartels de la traite des migrants, plutôt que d'indéfiniment regarder, sans rien comprendre, par le petit bout de la lorgnette.
    Xavier Raufer pour Atlantico, juin 2018, 3 & 4

  • Trump, Hollande, Macron, Gayet, Debbouze, Sulzberger : l’Etat profond mondialiste change la politique

    Politique Change mondialiste Trump Hollande Macron Gayet Debbouze SulzbergerJulie Gayet prépare le retour d’Hollande. Djamel Debbouze a refusé un maroquin. Sulzberger, le patron du NYT, menace Trump, nos médias font de l’affaire Benalla une tempête dans un dé à coudre : l’Etat profond mondialiste change les règles de la politique pour mieux en maîtriser les hommes.
    Quelle est la différence entre Trump et Macron ? Macron a d’abord été le chouchou et la créature de l’Etat profond mondialiste, alors que Trump s’en est désigné dès le départ l’ennemi numéro un. En conséquence les médias, le showbizz, les institutions internationales, la banque ont tout de suite attaqué Trump alors qu’ils ont porté Macron. Aujourd’hui, ça change. L’Etat profond mondialiste s’adapte aux réalités, il s’intéresse moins aux hommes, que ce soient ses poulains ou ses antagonistes, et plus aux combinaisons qui font avancer sa politique.

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  • Le nouveau chef de l’armée autrichienne met en garde contre la migration massive, « la plus grande menace » actuelle

    nouveau chef armée autrichienne migration massive grande menace actuelle
    Le nouveau chef d’état-major de l’armée autrichienne, le Bundesheer, le général de division Robert Brieger, a averti que la plus grande menace à laquelle était confronté le pays d’Europe centrale et même tous les États membres, était la migration de masse incontrôlée– et avec elle, de possibles attaques terroristes, rapporte Kronen Zeitung.
    « Le problème de la migration s’est développé de telle sorte que tous les États membres de l’Union européenne sont touchés. Jusqu’à ce que la protection des frontières extérieures soit pleinement garantie, il est nécessaire d’agir au niveau national ».

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  • Europe à deux vitesses ? Ou, carrément, deux en Une ? [2]

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    L’Union européenne n’est pas au mieux de sa forme ! À l’évidence, certains – &, là, pensons très fort au président américain, Donald J. Teflon Trump (lui, plutôt en pleine forme) – s’en réjouiront certainement. Quant aux Européens eux-mêmes, la belle usine à gaz bruxelloises pourrait avoir de plus en plus de mal à fonctionner en l’état. Question : l’édifice squatté, de si longtemps, par nos Vieillesses junckeriennes aboutira-t-il à une Europe à deux vitesses ? Ou, carrément, à deux en Une ? Quant au pire. Épisode 2

    « Les passeurs, comme les membres de la mafia, font partie de la même merde. Je les combattrai de toutes mes forces parce qu’ils organisent ce trafic d’êtres humains ».
    Matteo Salvini, vice-président du Conseil & ministre italien de l’Intérieur.

    | Q. Dites-moi : le calme a du mal à revenir à Nantes ?

    Jacques Borde. Vous avez noté ! Mais, pourquoi reviendrait-il ?

    Je vous livre quelques éléments, brut de fonderie, remontés par mes sources sur l’Affaire de Nantes. Tout ceci, bien sûr, avec les réserves d’usage.

    « Le SAMU est arrivé, Fofana intubé, puis il a foncé au CHU, mais le véhicule du SAMU a été poursuivi par une horde de ‘jeunes’ en scooter et en voiture, quand le véhicule du SAMU est arrivé à l’hôpital, les ‘jeunes’ se sont jetés sur la civière, ont arraché les tubes, ils voulaient emmener leur copain avec eux, tu imagine la scène (…). Dimanche après-midi, Des ‘jeunes’ ont découpé à la disqueuse les poteaux soutenant les caméras de surveillance. 
    « Routine, il y a eu des menaces de mort contre les CRS par diverses voies et à la CRS 42 de Nantes des véhicules ont été disposés en chicanes devant les portes pour éviter une voiture bélier, des ‘jeunes’ rodent devant la caserne.
    « Tous les CRS circulent armés en permanence, le cuistot au boulot à le flingue passé dans le ceinturon, les flics rentrent chez eux armés.
    « C’est la police qui a peur… ».

    Tableau peu reluisant et certainement (pour partie) exagéré. Mais, au fait, de quoi nous parlait Rioufol ? Libanisation de Nantes ? Nous y sommes. À moins que ce soit une Alepisation.

    Qui peut croire encore que nous nous en sortirons par une politique de Bisounours ?

    | Q. Diriez-vous, alors, qu’il y a deux Europe au sein de l’Union ?

    Jacques Borde. Ça commence effectivement à y ressembler furieusement. Le tout serait, alors, de savoir lesquelles !

    Or, si vous prenez les extrémités les plus éloignés du prisme : d’un côté, nous avons le Magyarország miniszterelnöke1, Viktor Orbán, affirmant, en désignant Bruxelles et lecloaca maxima mondialiste, « Ils veulent qu’en quelques décennies, de notre propre gré, nous donnions notre pays à d’autres : des étrangers venus d’autres coins du monde, qui ne parlent pas notre langue, ne respectent pas notre culture, nos lois ni nos modes de vie, qui veulent remplacer les nôtres par les leurs (…) Bruxelles ne défend pas l’Europe (…) Nous avons renvoyé le sultan et ses janissaires, nous avons renvoyé l’Empereur Habsbourg et ses soldats, les Soviets et leurs camarades et maintenant nous allons renvoyer George Soros et ses réseaux. Nous lui demandons de retourner en Amérique ».

    De l’autre, à l’autre bout, nous avons le président français, Emmanuel Macron, avec ces propos sur la « déportation » des… clandestins. Difficile de citer des propos du satrape européiste Juncker sur ces sujets : il tient à peine debout et sa logorrhée approximative est trop alambiquée (sic) – dans tous les sens du mot, vous vous en doutez – pour être prise en compte.

    Comme quoi, avoir du mal à maîtriser son discours est un travers assez également réparti…

    | Q. Quels discours exactement ?

    Jacques Borde. Ceux d’Emmanuel Macron d’abord. Notamment devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles.

    Cf. « Jamais la France n’acceptera des déportations » de migrants « à travers l’Europe », et « Jamais la France n’acceptera les solutions de facilité que d’aucuns aujourd’hui proposent qui consisteraient à organiser des déportations, à travers l’Europe, pour aller mettre dans je ne sais quel camp, à ses frontières ou en son sein ou ailleurs, les étrangers » non admis en France.

    | Q. Bigre ! Cela a dû provoquer quelques réactions ?

    Jacques Borde. Comme vous dites. Oui, j’en retiendrais une : celle du député LR, Brigitte Kuster, qui a relevé que « Quand le président de la République parle de déportation et de camps sur le sujet douloureux et Ô combien sensible de la politique d’immigration, c’est perdre le sens de l’Histoire. Les mots ont un sens et ceux là plus que d’autres ».

    Je ne peux que m’associer à cet émoi, sur ce qui ressemble à un dérapage difficilement admissible pour nos compatriotes juifs.

    On a clairement vu (et tant mieux pour eux) des clandestins dansant et faisant la fête sur le pont de l’Aquarius. De mémoire, pour parler de ce que je connais : Jamais mon grand-oncle déporté pour fait de Résistance n’a raconté à sa famille, du temps où il était parmi nous, des scènes de liesse de ce type, lorsqu’il rentra, ombre vivante jusqu’à sa mort, de ses années de déportation.

    Désolé de le dire, mais les dérapages à répétition du chef de l’État sont de plus en plus glaçants…

    | Q. Dites donc, Orbán, n’a pas, non plus, la langue dans sa poche ?

    Jacques Borde. Oui, comme l’a souligné, Ivan Rioufol, suite à ces attaques répétés contre Soros, « Au prétexte que Soros est Juif, le procès en antisémitisme est ouvert contre Orbán par ceux qui ne veulent surtout pas l’entendre »2.

    Or, la question est plus que partagée.

    | Q. Que voulez-vous dire ?

    Jacques Borde. D’un côté, nous avons toute la bien-pensance munichoise et droit-de-l’hommiste qui accuse Orbán d’à peu près tout et son contraire. Y compris, donc, d’être un odieux… antisémite. C’est la bonne vieille tactique de la reductio ad hitlerum que tentent les ennemis d’Orbán. Quant aux preuves…

    De l’autre, il est à noter qu’Orbán bénéficie du soutien appuyé du Premier ministre israélien, Binyamin Nétanyahu3. Certes non sans défauts mais qu’on ne peut guère, sauf à se couvrir de ridicule, soupçonner d’antisémitisme !

    Par ailleurs, Orbán avait, en avril dernier, clarifié la position de son pays sur le sujet, affirmant que « La Hongrie fera preuve de tolérance zéro contre l’antisémitisme (…) La Hongrie a commis un crime durant la seconde guerre mondiale en échouant à protéger les Juifs, mais cela n’arrivera plus »4.

    | Q. Sinon, comment expliquez-vous les propos, souvent hors-sol, d’Emmanuel Macron ?

    Jacques Borde. J’avoue avoir du mal à comprendre. Ce qui est sûr, c’est que beaucoup dans les contre-allées de l’administration Macron, parlent d’un surcroît de travail, voire de burn-out des personnels. Vrai, faux ? Aucune idée.

    Ce qui est avéré ce sont des erreurs factuelles qui auraient pu être facilement évitées.

    | Q. Comme ?

    Jacques Borde. Un exemple : « Il est nulle part écrit dans l’article 6 (de l’accord) que les centres d’accueil en Europe doivent être dans des pays déterminés. Je vous invite à le relire », avait, sans trop de difficultés, rappelé Giuseppe Conte revenant sur des propos du président français.

    Or, effectivement, l’article 6 de l’accord des 28, spécifie bien que :

    « Sur le territoire de l’UE, les personnes secourues conformément au droit international, devraient être prises en charge sur la base d’un effort partagé, par un transfert dans des centres établis dans des États membres, uniquement sur une base volontaire, où un traitement rapide et sûr permettrait, avec le soutien total de l’UE, de distinguer les migrants en situation irrégulière, qui feront l’objet d’un retour, des personnes ayant besoin d’une protection internationale, auxquelles le principe de solidarité s’appliquerait ».

    Comment Emmanuel Macron, a-t-il pu se tromper autant sur un sujet aussi controversé ? Après tous ces dérapages à répétitions, entre Européens, j’ai tendance à trouver une certaine clarté dans les admonestations quelque peu brutales que nous adresse, à l’OTAN et ailleurs, le président américain, Donald J. Teflon Trump !…

    Notes

    1 Premier ministre hongrois.
    2 Le Figaro.
    3 Commence véritablement sa carrière politique en chapeautant le Yonathan Institute for the Study of Terrorism, portant le nom de son frère, le seul mort israélien du raid d’Entebbe, et qui avait pour but de sensibiliser l’opinion publique sur les questions de sécurité qui touchent Israël.
    4 Le Figaro .

    https://voxnr.com/49581/europe-a-deux-vitesses-ou-carrement-deux-en-une-2

  • Le maire de Mantes-la-Ville condamné à 3.000 euros d’amende pour avoir refusé une mosquée

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    Après 4 longues années de procédure, la justice vient de trancher dans l’affaire qui opposait le maire de Mantes-la-Ville (Yvelines) (RN), Cyril Nauth, à l’Association des Musulmans de Mantes-Sud (AMMS).

    Le maire de Mantes-la-Ville a été condamné à payer une amende de 3 000 € par le tribunal administratif de Versailles pour avoir refusé à l’association musulmane le permis de construire de la mosquée des Merisiers.

    Ce permis devra à présent être délivré sous un mois, sans quoi le maire de Mantes-la-Ville devra s’acquitter d’une amende de 150€ par jour de retard.

    http://www.medias-presse.info/le-maire-de-mantes-la-ville-condamne-a-3-000-euros-damende-pour-avoir-refuse-une-mosquee/95678/

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  • Europe : Orbán répond à la vision mondialiste de Macron

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    L’affaire Benalla, quelle qu’en soit l’issue, a au moins un mérite : celui de confirmer les pratiques de notre Président dans l’exercice de pouvoir – son sentiment de toute-puissance et d’impunité, le phénomène de cour qu’il encourage – et de montrer que le locataire de l’Élysée est loin d’être digne d’une confiance aveugle. Cette défiance risque fort de le rattraper dans les prochains débats, comme les questions éthiques (PMA et fin de vie), la réforme des retraites et sa politique européenne.

    Alors que le couple franco-allemand est profondément divisé, Emmanuel Macron a entamé ses premières consultations, en se rendant en Espagne et au Portugal pour rallier leurs gouvernements à sa vision de l’Europe. Vendredi, devant un public acquis, composé de Français expatriés et de Portugais francophiles et pro-européens, notre Président s’est présenté comme le promoteur d’une Europe nouvelle.

    Il a notamment évoqué une Europe en trois « cercles », autre appellation d’une Europe à trois vitesses. Le cercle le plus large consisterait en « une union de valeurs, de principes démocratiques et de libertés économiques », qui pourrait s’étendre à la Russie et à la Turquie, pour peu que ces deux pays se rapprochent des standards démocratiques. Le second cercle consisterait en « un marché unique fort », garantissant « une vraie liberté de circulation en son sein ». Le troisième cercle serait « le cœur du réacteur » avec « un marché du travail beaucoup plus intégré »« une convergence sociale », voire « une assurance chômage commune ».

    On retrouve, dans ces propositions, les grands principes de la philosophie macronienne : action privilégiée des « premiers de cordée », contournement des adversaires (en l’occurrence les souverainistes et les eurosceptiques), vision de l’Europe et du monde à travers le seul prisme des intérêts économiques. Si L’Espagne et le Portugal semblent d’accord sur ces orientations, on ne voit pas comment un tel projet pourrait se réaliser sans la participation de l’Italie, d’autant plus que l’Angleterre s’apprête à quitter l’Union européenne.

    Comme en réponse, le président hongrois Viktor Orbán s’en est pris, samedi, à l’Union européenne, la qualifiant de « non démocratique », s’attaquant à ses institutions qu’il juge inefficaces et dominées par un libéralisme débridé, soulignant son incapacité à lutter contre l’immigration et l’islam. Il a donné sa propre définition de la « démocratie chrétienne » : « anti-migrant »« anti-multiculturelle » et « pour le modèle de la famille chrétienne ». Tout le contraire de celle de Macron.

    On voit se dessiner, à l’approche des élections européennes, deux courants de pensée : une ligne résolument libérale et mondialiste, que notre Président voudrait tracer, une ligne civilisationnelle et souverainiste, qui est partagée par de nombreux pays européens et, en France, par les souverainistes, partisans d’une Europe des nations.

    Pour les déconsidérer, Macron a fustigé la montée des « extrêmes » et des « nationalismes » en Europe. Mais il n’est pas certain que cela suffise pour rassurer les Français sur ses intentions. Accorderont-ils majoritairement leur confiance aux candidats d’En marche !, des transfuges de droite vinssent-ils à leur rescousse ? Il y en aura toujours pour lui dire : « Souviens-toi de Benalla ! »

    Aux élections européennes, il ne s’agira pas seulement de tirer un coup de semonce pour mettre en garde un Macron égocentrique, qui méprise les Français et se croit omnipotent : il s’agira de dire si l’on accepte ou si l’on refuse que la France se fonde dans un ensemble sans âme et sans racines, avec pour seuls fondements les intérêts de la finance.

    Philippe Kerlouan

    http://www.bvoltaire.fr/europe-orban-repond-a-la-vision-mondialiste-de-macron/

  • Union européenne : la vraie question

    Qu’est-ce que l'Union Européenne ? Cette question est essentielle. Elle est trop souvent remplacée par une autre question doit-on sortir de l’Union européenne ? Question littéralement inaudible tant que l’on n’a pas répondu efficacement à la première.

    Après 20 ans de la politique du voleur chinois, nous nous sommes laissé dérober beaucoup de notre souveraineté. Nous nous trouvons aujourd'hui saucissonnés dans les transferts de souveraineté, ligotés, incapables de la moindre politique française. Et pourtant, la première chose à faire n’est pas forcément de sortir de l'Union européenne. Il faut reconquérir pied à pied notre indépendance, comme l'Italie est en train de le faire par la bouche de Matteo Salvini, rappelant par exemple que « la Russie est notre allié fondamental » ou que « nous n’ouvrirons pas nos ports » à n'importe quel bateau de migrants.

    Si (pur fantasme), Emmanuel Macron, ou disons un président français développait la même politique volontariste et nationale que Giuseppe Conte, le président du Conseil italien, alors, on pourrait penser que cette nouvelle Union soviétique qu’est l'Union européenne aurait bientôt cessé d’endormir les peuples. Si, au contraire, nous cédions au mirage dont se repait depuis des décennies le fameux couple franco-allemand, cela signifierait que nous laisserions l'Allemagne mener une politique de puissance à son profit (y compris à nos dépens), et que nous continuerions d'être les victimes de la casse européenne. Jusqu’où ?

    La question n’est pas d’abord de sortir de l'UE mais de faire la vérité à son propos, d'opérer ce que les Russes d'Union soviétique avaient appelé la glasnost. Le dissident Vladimir Boukovsky s’est posé naguère cette question de la vérité et l'Union européenne lui rappelait irrésistiblement l'Union soviétique, quant au déni de démocratie qu'on y constate « L’URSS était gouvernée par 15 personnes non élues qui se cooptaient mutuellement et ne devaient rendre de comptes à personne. L’UE est gouvernée par deux douzaines de personnes qui se cooptent mutuellement, se réunissent à huis clos, ne doivent rendre de comptes à personne et que l'on ne peut limoger ». Même centralisme administratif. Même super-classe dirigeante. Les deux monstres administratifs ont aussi la même politique migratoire. L'URSS organisait une sorte de tournante horrible des peuples qui la compose, expédiant les uns et les autres aux quatre coins de son immense domaine. L'UE, elle, importe sa main d'oeuvre, elle fait rentrer en son sein, par millions, des populations qui ne pourront être que les serfs du Progrès global. Boukovsky le note « Tout comme l'Union soviétique, l'Union Européenne porte en elle les germes de sa propre perte Malheureusement, quand elle va s'effondrer […] elle laissera derrière elle d'immenses destructions et de gigantesques problèmes économiques et ethniques ». De façon étonnante, Boukovsky montre que face aux deux monstres administratifs, la seule solution immédiate est la résistance, cette résistance dont l'Italie a entrepris de nous donner l’exemple aujourd'hui. Les paroles du dissident résonnent étrangement à nos oreilles « Le système soviétique était incapable de se réformer tout comme l'UE. Mais il y a une alternative […] l'indépendance Vous n’êtes pas obligés d'accepter ce qu'ils ont prévu pour vous. Après tout, on ne vous a jamais demandé votre avis ».

    De plus en plus aujourd'hui, les pays membres de l'Union européenne comprennent que la seule attitude qui ne soit pas suicidaire n'est pas de quitter ce navire fantôme dans lequel chacun se trouve comme englué, mais de résister aux ordres de l'équipage administratif qui le représente. Il y a d'abord eu le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, Tchéquie et Slovaquie). Le V4 existe depuis 1991, il entend perpétuer l’esprit de l'Empire austro-hongrois, et cultive un conservatisme de bon aloi. Le groupe s est insurgé contre l'idée des quotas de migrants par pays et il a sur ce point donné l’exemple de la désobéissance à l'UE. La Slovénie aujourd'hui et l’Autriche se rapprochent des positions du V4. L’Allemagne elle-même, à travers son nouveau ministre de l'intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer, contre l'avis de la chancelière Angela Merkel, annonce un axe des volontaires, avec Rome et Vienne, sans même se soucier, apparemment, d'avoir repris pour ce faire le terme historiquement connoté d'axe.

    À côté du réalisme des différents pays européens, l’européisme chimérique d'Emmanuel Macron fait de la peine à quiconque croit encore un peu dans la France. Après sa valse-hésitation avec l'Espagne à propos des 600 migrants de l’Aquarius, notre président risque de se retrouver bien seul. Déjà la statue du surdoué s’écaille. Ses échecs successifs, auprès de Trump, qui n’a eu que faire du petit Français dans l’affaire iranienne, auprès de Poutine qu'il a maladroitement humilié, font apparaître de plus en plus le macronisme comme un art de l'illusion politique et une tentative désespérée de maintenir le statu quo européen, alors que tout change et que l'Union européenne est en train d'imploser.

    Alain Hasso monde&vie 21 juin 2018