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  • Merci pour ce moment…à grand coup de bûche de bonheur

    Saint-Nicolas.jpgÉvoquant l’élection de Miss France diffusée samedi sur TF1, une cht’i de souche, Maëva Coucke (une insupportable provocation raciste?),  le journaliste d’Europe 1 David Abiker a commis ce tweet assez drôle, en pleine polémique désormais habituelle initiée par d’ autoproclamés féministes et autres défenseurs des minorités opprimées : « je trouve que le concours miss France a une approche légèrement genrée de la compétition et assez peu inclusive des moches. » En Autriche, la récente compétition électorale législative a été elle aussi assez peu inclusive pour la gauche de manière générale, et les euromondialistes en particulier. Vainqueur de ce scrutin, le jeune conservateur assumé Sebastian Kurz du Parti populaire (ÖVP) vient de conclure une alliance de gouvernement avec nos amis de l’opposition nationale autrichienne du Parti de la liberté (FPÖ). Ceux-ci ont obtenu six portefeuilles dans ce nouveau gouvernement dont trois ministères régaliens (l’Intérieur confié à Herbert Kickl , la Défense  attribué à Mario Kunasek, les Affaires étrangères à Karin Kneissl).  Le président du FPÖ,  Heinz-Christian Sträche,  est nommé pour sa part vice-chancelier et ministre de la Fonction publique et des Sports, l’ex candidat national  à la présidentielle Norber Hofer  à la tête du  ministère des transports…

    Les nationaux Autrichiens sont donc de retour aux affaires 17 ans après les négociations menées par leur ancien dirigeant Jörg Haider qui, au terme des législatives de 1999,  avait vu  le FPÖ  (26,9 % des voix)  nouer  une alliance de gouvernement en 2000  avec l’ ÖVP présidée à l’époque par Wolfgang Schüssel. Un accord  qui eut alors pour conséquence la mise au ban de l’Autriche par les instances de l’UE   et les médias-gardiens-du-dogme  qui avaient hurlé au retour  de la Bête immonde. La montée en puissance des mouvements nationaux,  patriotes, populistes  au sein de l’Union européenne, la résistance du groupe de Visegrad aux oukases bruxelloises,  rendront cette fois beaucoup plus difficile un ostracisme aussi délirant… et nettement moins audible une  propagande aussi grossière.

    Le  vice-président du FN Nicolas Bay, invité hier de l’émission Questions politiques pour France Inter, franceinfo et Le Monde,  s’est félicité de cette entrée au gouvernement du FPÖ  dont les députés européens siègent aux côtés de ceux FN au sein du groupe ENL. Nationaux qui « défendent l’identité de l’Autriche dans l’Europe des Nations », « exactement la même position que celle du Front national.  » « Un accord de gouvernement  de ce type n’est peut-être pas forcement exportable  en France  a noté Nicolas, parce que la situation autrichienne n’est pas forcément la même »,  mais il est « la preuve que nos alliés sont prêts à travailler à l’intérêt général des Autrichiens, mais d’une manière générale, de l’Europe et des peuples européens. »

    Les lignes peuvent-elles aussi bouger en dans notre pays ? C’est la grande peur d’une large partie du microcosme politico-médiatique.   Le quotidien suisse Le Temps l’exprime en expliquant à ses lecteurs que  « L’Autriche inaugure une expérience dont l’issue sera scrutée par toutes les droites classiques du continent. Aux Pays-Bas, cette droite a barré la route à Geert Wilders en s’appropriant en grande partie ses idées. En France, Les Républicains espèrent renaître en s’alignant sur la politique du Front National. Ce pari de l’accommodement – dont rien n’indique qu’il barrera la route à l’extrême droite – met en jeu l’avenir même de nos démocraties.  »

    La juppéiste ralliée opportunément à Laurent Wauquiez, Virginie Calmels, avait créé l’émoi en affirmant la semaine dernière que son parti refusait « pour le moment » la main tendue de Marine, toute alliance, même locale, municipale,  avec le FN. Cette formulation pour le moment a heurté la droite sous influence idéologique de la gauche.  Mme Calmels  a donc voulu  rectifier  le tir sur twitter et sur France info:  « Jamais on ne pourra m’accuser de vouloir faire quelconques accords avec le FN.  » «Pour le moment, ça n’a jamais eu lieu et ça n’aura jamais lieu », a-t-elle insisté.  « Souvent, j’envie Manuel Valls. Quand il dit un certain nombre de choses sur l’islam radical, lui, on ne lui fait pas le procès de tutoyer le FN (sic). Alors que quand on est de droite, on nous fait ce procès. »

    De droite ?  Celle de l’humaniste-juppéiste Dominique Bussereau, président LR du département de Charente-Maritime,  qui a appelé à voter PS pour faire barrage au FN, est à l’abri de ce genre de critiques. Lundi dernier sur Sud Radio, il s’interrogeait sur son ralliement éventuel au parti d’Emmanuel Macron et ajoutait: « le FN, c’est tout ce que j’exècre dans la vie politique. Pour moi, l’idée d’un rapprochement ce n’est même pas une ligne rouge, c’est une ligne violette. Cette phrase est très maladroite, il n’aurait pas fallu la prononcer. » M. Busserau par ses outrances pathétiques  vis-à-vis de l’opposition patriotique représente il est vrai tout ce que le peuple de la droite des valeurs rejette.  Son tweet du 28 avril dernier consécutif au soutien apporté par Nicolas Dupont-Aignan à Marine dans l’entre deux tours de la présidentielle n’a pas non plus  été oublié: « Soi disant gaulliste mais en réalité pétainiste, Dupont-Aignan doit être battu aux législatives et dans sa commune. Vrai collabo. » Et M. Bussereau est un vrai quoi ?

    Cette  droite démonétisée, celle qui conjugue trahison des promesses,  impuissance une fois au pouvoir  et  fulminations inquisitoriales est dénoncée par beaucoup de nos compatriotes. Elle est jugée, à juste titre, grandement responsable de  l’immigration-invasion, du grand remplacement,  de la paupérisation-tiers-mondisation de notre pays, de son affaiblissement, de son déclassement social, économique, identitaire.

    Invité ce matin de l’antenne  de RTL, le ministre de l’Intérieur  Gérard Collomb comme M. Wauquiez et tous ses prédécesseurs place Beauvau  depuis trente ans,  a promis de la fermeté, une augmentation des expulsions des clandestins.  « Aujourd’hui, nous ne savons qui se trouvent dans ces centres (d’accueil des migrants) . On pense qu’il y a à peu près un tiers des personnes qui sont des réfugiés, un tiers qui sont des déboutés et un autre tiers dont il faut évaluer la situation »,  environ 103 000 personnes a-t-il dit.  Et  s’il a  reconnu  que nous ne pouvons pas accueillir  toute la misère du monde – «il y a 95 000 demandes d’asile par an, c’est-à-dire une grande ville chaque année »-  il  a réaffirmé de manière contradictoire  la décision  d’ouvrir notre territoire « à  celles et ceux qui sont réfugiés des théâtres de guerre (ça fait beaucoup de monde M. Collomb!, NDLR) , qui sont prisonniers politiques, mais en même temps (sic)  d’essayer de mener une politique qui permette que les migrations économiques soient menées de manière autre.  » Tout cela est bien flou et quand c’est flou il y a un loup selon la célèbre formule de Martine Aubry

    Une immigration qui pèse sur des pans entiers de notre société et notamment à l’école. Valeurs actuellesrelayait  l’enquête annuelle d’Ipsos sur La relation à l’autre et aux minorités , dévoilée dans Le Point, selon laquelle « plus de la moitié des professeurs interrogés admettent avoir déjà été confrontés à l’hostilité de leurs élèves sur certains sujets. Ainsi, 56% des enseignants ont déjà rencontrés des difficultés avec des élèves en cours d’histoire, notamment sur les questions de religions, de croisades et de décolonisation. Même chose en cours de SVT où 51% des enseignants ont déjà eu maille à partir avec leurs élèves, en particulier sur les sujets de biologie sexuelle et de théorie de l’évolution. Ces chiffres passent à 78% et 70% chez les enseignants en zones sensibles. »

    Immigration massive qui conduit de nombreux pays occidentaux  à l’acculturation… au nom du multiculturalisme, afin de ne pas heurter la sensibilité des minorités, comme si elles arrivaient dans des pays qui étaient des pages  blanches, sans passé, sans traditions, sans culture autochtone. Le site canadien Le Peuple indiquait  dernièrement  qu’« après la compagnie General Motors qui n’ose plus parler d’un arbre de Noël, mais plutôt d’un  arbre des fêtes , c’est au tour cette fois de deux autres compagnies, IGA et Vachon, de se distancier cette année des fêtes chrétiennes. Du côté d’IGA, on apprend (…)  que la compagnie ne vend pas des bûches de Noël, mais des  bûches du bonheur ; et sur celles-ci, on y souhaite non pas un joyeux Noël, mais de  joyeuses fêtes (…). Du côté de Vachon (…)  sur un emballage pour une  bûche des fêtes (…) on souhaite de  joyeuses fêtes  plutôt qu’un joyeux Noël. » Le pli  de ne plus prononcer le nom honni de Noël est pris de manière plus générale depuis longtemps par nos médias français, les grandes enseignes, la pub…

    Gilles-William Goldnadel, chroniqueur dans l’émission de Thierry Ardisson sur C8, s’indignait hier soir de ce que le marché de Noël de Bruxelles ait été rebaptisé par son maire Loisirs d’hiver,  tandis que la Croix rouge dans cette même ville entendait se renommer La rouge, afin de faire disparaître  le mot  croix… dans le but de faciliter le vivre-ensemble (?), de respecter les populations allogènes faisant appel à ses services (?). Une offensive qui est aussi le produit du travail de sape mené par des personnalités politiques, des  officines et autres lobbies cosmopolites œuvrant sous nos latitudes à la mise en place de sociétés proprement orwelliennes.

    Me Goldnadel  rappelait aussi qu’il  y a vingt-et-un ans, le quotidien de référence Le Monde pouvait tranquillement évoquer dans un article l’inauguration par le maire de Paris Xavier Tibéri et sa femme  de la traditionnelle crèche de Noël  sur le parvis de l’hôtel  de ville, bien impensable aujourd’hui… Il est certain, constate Bruno Gollnisch, que la polémique de ces dernières années sur la présence de  crèches dans l’espace public est un indicateur assez révélateur de la montée en puissance des attaques contre notre mémoire. Racines, valeurs de notre magnifique civilisation helléno-chrétienne, vision du monde des peuples européens  menacées aujourd’hui certes  par une immigration  torrentielle. Mais cette dernière  n’est jamais  que le fruit empoisonné – ce n’est pas le seul, loin s’en faut - d’une idéologie mondialiste qui ne manque pas de collabos, comme dirait M. Bussereau, au sein d’un  Système à tuer les peuples dont les pays du sud sont  aussi les  victimes. 

    https://gollnisch.com/2017/12/18/merci-moment-a-grand-coup-de-buche-de-bonheur/

  • Immigration : Macron dans ses contradictions, par Ivan Rioufol

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    Une désuète conversation de salon : c’est ce à quoi s’est prêté le journaliste de France 2, Laurent Delahousse, en interrogeant Emmanuel Macron, dans une séquence préenregistrée mardi soir et diffusée dimanche soir sur la chaîne publique. Sur le fond, rien n’est à retenir de cette pure opération de communication et d’auto-promotion. Macron a estimé que son élection “a stupéfait le monde”. Il a expliqué qu’il avait fait enlever de l’antichambre du premier étage les portraits “des présidents morts” pour les remiser après restauration dans une pièce à part.

    Les téléspectateurs ont assisté à la mise en scène du président déambulant dans les pièces de l’Elysée (du bureau doré au hall d’entrée), de manière à bien faire comprendre qu’il était perpétuellement “en marche”. Pas un instant, les questions de Delahousse, visiblement envouté par le regard fixe de son interlocuteur, n’auront cherché à fâcher le jeune monarque républicain, prêt à déceler “l’esprit chagrin”, voire la “haine” (chez Laurent Wauquiez) derrière la moindre critique. Ce week-end, le chef de l’Etat, féru de symbolique, avait choisi le site du château de Chambord pour fêter un pré-Noël en famille, dans un gîte rural situé sur le domaine royal. Alors que les médias assurent que Macron s’apprête à défendre une position de grande fermeté sur l’immigration clandestine, ce sujet n’aura pas été abordé. Il ne l’avait pas été davantage lors de sa campagne électorale, ni lors de son débat avec Marine Le Pen ou lors de sa première intervention télévisée du 15 octobre. Hier soir, la forme a de nouveau primé sur le fond.

    Les efforts que déploie le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, pour feindre l’autorité de l’Etat face à l’afflux d’immigrés fuyant la misère, ont du mal à convaincre. Ce lundi, sur RTL, Collomb a dit son souhait de voir les associations humanitaires travailler “de manière partenariale” avec les pouvoirs publics. Or ces associations refusent de distinguer entre le réfugié politique et l’exilé économique. Elles prônent un “asile pour tous”, au nom des droits de l’homme et de la non-discrimination : des principes dont se réclame Macron, qui ne cesse de dénoncer les “populistes” qui demandent des freins à ces flux migratoires qui perturbent de plus en plus la cohésion nationale. “La situation sur Paris est totalement explosive”, assure même le ministre de l’Intérieur.

    Pourtant, dans Le Monde de ce week-end, des maires de grandes villes (dont Martine Aubry et Alain Juppé) signent une tribune collective dans laquelle ils se préoccupent “du déracinement des migrants”, qui doivent être intégrés, qu’ils soient réfugiés reconnus ou déboutés du droit d’asile ayant décidé rester. Ces maires écrivent : “Accueillir dignement les nouveaux habitants relève de nos responsabilités à tous”. Reconnaître aux clandestins le statut de “nouveaux habitants” dit tout du renoncement des prétendus humanistes à faire obstacle à une substitution de population. Pour s’opposer à cette folle invasion, Macron serait obligé de se dédire. “Je fais ce que j’ai dit”, a-t-il prévenu hier.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 11 décembre et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/

  • Tout est bon pour lobotomiser l’homme : Qui se souvient des hommes (*)

    Par Laurence Maugest, philosophe et essayiste ♦ Entendu le 16 novembre dernier sur France Info (Intox) lors d’un débat sur la grande affaire actuelle du harcèlement sexuel : « C’est toute la société qui doit se mobiliser pour réguler les hommes déviants » (sic). Depuis des semaines, les annonces semblent indiquer que les dérapages masculins sont quotidiens. Les affaires se multiplient d’une façon phénoménale, les émissions s’enchaînent. En dépit de la somme de spécialistes invités sur les plateaux de télévision ou de radio, les propos se bornent à des constats outrés. Tous les jours, les affaires tombent comme les feuilles actuellement. Les médias se mobilisent autour du hashtag qui, suivant l’adage « Il n’y a pas de fumée sans feu », conduit à condamner sans procès et biaise une réflexion qui devrait être impartiale mais qui se transforme en pensée unique sous la pression de la doxa habituelle.

    Occulter l’autre – Apologie du miroir

    Aucune analyse sur des effets éventuels de la grande liberté sexuelle des années 1970. L’individu, comme le montre si bien Bérénice Levet, est constitué d’histoire et de tradition ; il est un fruit de l’Occident. Mais cet individu n’est-il pas mort, décomposé en « Homo festivus », qui, sans hérédité ni enracinement, se recroqueville sur les plaisirs immédiats qui font de lui un Narcisse égoïste ? Narcisse qui s’admire « comme s’il était un autre » et ne peut, en aucun cas, développer la « notion d’altérité », son autre de prédilection étant définitivement lui-même. Les autres ne sont que les objets de son strict plaisir. C’est ainsi que des femmes font des enfants pour elles, s’en débarrassent si ce n’est pas leur choix d’en avoir, et que les hommes se laissent aller à leurs pulsions.

    Les mis au pilori du hashtag ne sont-ils pas, en définitive, les bons élèves de l’école de la rue de 1968 : « Jouir sans entrave » et « Il est interdit d’interdire » ?

    Occulter l’intelligence – La délation ne fait pas loi

    Le fait d’être allé si vite vers la délation est aussi une façon d’écarter toute étape d’analyse, de réflexion et de jugement réel. Mais, ce fac-similé de tribunal n’a rien de consensuel ni de formel. Il n’est en fait qu’une succession de relents personnels, juxtaposés, qui montre, encore une fois, l’atomisation de la société et le trop d’importance que l’on donne à l’expression individuelle plus qu’à l’individu lui-même d’ailleurs. En effet, le rôle de procureur que l’on offre à ce dernier est parfaitement illusoire, virtuel et infondé car il ne s’inscrit sur aucune loi mais sur un flux quotidien de catharsis épidermiques voire d’exhibitionnisme. Ce règlement de compte parfaitement barbare où les recherches de vérité et de justice sont absentes témoigne, encore une fois, de l’état de primarité de l’Homo festivus.

    Occulter la sensibilité au profit de l’émotionnel médiatique

    Ces raz-de-marée émotionnels deviennent les réponses systématiques face aux questions graves qui touchent notre société, du terrorisme aux attaques sexuelles. Pourtant, ils n’apportent aucune solution pérenne, ne s’inspirent pas de repères d’autorité réelle sur lesquels la société pourrait collectivement se fédérer. Aucun cap n’est identifiable dans un tel brouhaha où la parole, si bien libérée, perd toute sa valeur dans une cacophonie brouillonne. Sans repère collectif d’autorité, nous sommes à des années-lumière de l’hypnotique « vivre-ensemble ».

    Les médias cherchent à s’imposer comme une cour de justice où s’abreuve l’opinion publique. Ils peuvent ainsi influer de façon considérable sur les champs intimes et fondamentaux de la société comme ici la relation homme/femme.

    Leur choix est fait et s’exprime tous les jours, à chaque minute, pour notre malheur et leurs priorités crèvent leurs écrans plats. Ils privilégient, encore une fois, l’émotionnel particulièrement inflammable dans le domaine de la sexualité, pour nuire à toute approche analytique.

    • Cultiver encore et toujours les pulsions individuelles pour éviter la force de l’union et encourager les comportements convulsifs chéris par les lois du Marché.
    • Attiser l’émotionnel pour éviter la réflexion qui pourrait nous amener à réaliser que la liberté sexuelle imposée en 1968 aboutit à un emprisonnement de l’homme et de la femme et à une judiciarisation galopante des relations amoureuses.

    Manipulation réussie

    Leur manipulation fonctionne bien car le nombre de témoignages devrait nous alarmer comme signes de grande difficulté relationnelle entre les hommes et les femmes. Et pourtant il n’en est rien. Nous arrivons à postuler et à entendre sans sourciller « C’est toute la société qui doit se mobiliser pour réguler les hommes déviants », et jamais nous ne nous posons la question évidente « Pourquoi autant de déviance ? ». On ne remet jamais en cause la réalité « du Progrès » dont on se croit les enfants. On ne remet jamais en cause l’idéologie consumériste-libertaire dominante en dépit de la réalité criante de son échec. Nous devrions être amenés à constater que cette doctrine qui promulgue la toute liberté individuelle, est néfaste à la société. Et pourtant, il n’en est rien. Nous nous laissons mener par des vues de plus en plus aberrantes et déconnectées de la réalité.

    Comme l’URSS qui a tenté de remédier aux effets négatifs de sa politique en rajoutant du communisme au communisme, nous nous enfonçons de plus en plus dans nos utopies maladives : de l’apologie de l’homosexualité aux élucubrations du Genre, en passant tristement par les cours d’éducation sexuelle en maternelle…

    La finalité des insertions obscènes qui nous assaillent sur les écrans et dans les villes, qui vont jusqu’à promouvoir la zoophilie, n’est-elle pas d’humilier l’humain ? de l’éloigner radicalement de cet être pensant, ciselé par des siècles de philosophie, de chrétienté, d’art et de sciences ?

    Il faut avoir une bonne image de soi-même, de son espèce humaine pour avoir envie de se développer, de découvrir et de s’élever. Il est nécessaire, non seulement de reconnaître sa nature, mais aussi d’être conscient de sa richesse. Nous constatons que l’idéologie consumériste-libertaire cherche délibérément à nier ou, pire, à railler l’essence même de la nature humaine. Ses besoins de transcendance et d’immatérialité sont régulièrement broyés par le consumérisme alors que le versant libertaire défend une indifférenciation sexuelle tout en restant obsédé par la sexualité.

    Ce refus de la spécificité des sexes s’attaque essentiellement à la virilité qui est mise sous la haute surveillance d’une méfiance continue à coups de campagnes médiatiques. Ce sont là des tentatives régulières de nuire à l’expression de la virilité en la reliant, sans cesse, à des actes de violence réelle et grave. C’est une déconstruction organisée des qualités vitales que la virilité apporte à la société : l’autorité, la vigueur et l’épanouissement de la féminité.

    Nous voyons là, sous nos yeux, une stratégie d’émasculation et une envie évidente de faire pousser des troupeaux bêlants à proximité des caisses des centres commerciaux.

    Tout est bon pour lobotomiser l’homme au quotidien, pour le placer quelque part entre l’animal et le robot sur la nouvelle chaîne de l’évolution construite par ceux qui veulent asservir les peuples. Davos, Bilderberg, Macron et consorts. Qui se souviendra des hommes ?

    Laurence Maugest 24/11/2017

    Voir aussi :

    (*)  « QUI SE SOUVIENT DES HOMMES… » Chef-d’œuvre de Jean Raspail

    https://www.polemia.com/tout-est-bon-pour-lobotomiser-lhomme-qui-se-souvient-des-hommes/

  • P. Jovanovic : Quand l’Europe se met à ressembler à la république de Weimar - Poléco n° 152

  • On veut des actes !

    Jeudi 14, dans le très écouté 7/9 de France Inter, M. Legrand propose un « édito politique » titré «  Notre-Dame des Landes, le pari du non », éditorial qu’il conclut ainsi : « Si je perds mon pari, je promets de faire une chronique de contrition entièrement en vers et en alexandrins ! » Propos qui illustrent parfaitement que le vent semble avoir tourné. Le 6 avril 2017, le candidat Macron affirmait (France 2, L'Émission politique) : « Il y a eu un vote [la consultation de juin 2016] . Mon souhait, c'est de le faire respecter. Donc de faire [l'aéroport]. » Le 12 décembre, le président Macron promet une décision définitive « au plus tard en janvier », ne réitérant donc en rien sa fermeté d’avril concernant la construction dudit aéroport, se disant au contraire désormais « instruit et informé de manière indépendante » par le rapport de trois médiateurs qui suggère deux scénarios aéroportuaires (construction de Notre-Dame-des-Landes ou réaménagement de Nantes-Atlantique) mais un seul pour la ZAD, celui de son évacuation rapide. 

    Bien entendu, de petits calculs politiciens peuvent être prêtés au chef de l’Etat pour justifier le possible abandon du projet : sa décision devant faire une moitié de mécontents, autant choisir la moins onéreuse, en tout cas celle réputée telle ; mieux, autant donner cette satisfaction à M. Hulot, pièce maîtresse de son gouvernement et caution écologiste ; surtout, autant en tirer un grand profit sur le plan international où il entend jouer le premier rôle grâce aux efforts qu’il déploie dans le domaine climatique. Certains, plus pragmatiques, penseront qu’un tel renoncement ne constituerait pas forcément une mauvaise décision : parmi eux, tous ces opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes qui sont d’abord des amoureux de la France « profonde », non bétonnée, non industrialisée à outrance, bref la bonne vieille France que nous aimons tous, de Maurice Barrès à Sylvain Tesson, celle de « l’enracinement » et de « la préservation de nos paysages intimes » (M. de Villiers, Le Figaro, mardi 12). 

    De toute façon, la comédie a assez duré. Premier projet en 1963, mise en sommeil pour cause de crise pétrolière pendant les années 1970, réactivation du projet dans les années 2000, décret d’utilité publique en 2008, premiers zadistes en 2009, atermoiements et incapacité des gouvernements successifs jusqu’en 2017 : il est temps que le politique reprenne ses droits. En ce sens, toute décision suivie d’effet  vaudra mieux que la continuation du pourrissement de la situation. D’autant que se trouve greffé  au problème purement technique, économique et environnemental la verrue de la ZAD, c’est-à-dire une zone du territoire national où quelques centaines de doux dingues et/ou de néo-spartakistes ultra-violents exercent une dictature de fait et de fer, pour le plus grand dommage des riverains et de la région. A leur propos, M. Cazeneuve, qui fut ministre de l’Intérieur puis Premier ministre de M. Hollande n’a jamais caché son impuissance, nous dirons sa veulerie, tétanisé qu’il était, comme ses soeurs et frères en humanisme, par la perspective de faire des victimes, perspective que tout pouvoir doit forcément assumer. 

    Voici donc MM. Macron et Philippe enfin en situation d’être jugés rapidement sur leurs actes. A eux de prendre, à propos de l’aéroport, la décision promise, et de faire sorte qu’elle soit mise en oeuvre. A eux de faire disparaître, de quelque façon que ce soit, mais le plus vite possible, une ZAD que rien ne saurait justifier. Rendez-vous est pris pour fin janvier.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/12/17/on-veut-des-actes-6009187.html

  • Génocide des Blancs en Afrique du Sud [Vidéo]

    Excellente vidéo pour un génocide dont les merdia ne parlent pas, puisque les Blancs sont destinés à être exterminés, en Europe mais aussi bien sûr en Afrique du Sud, pays il y a quelques années le plus libre et puissant d’Afrique, devenu un coupe-gorges et un gigantesque bidonville grâce à Mandela et ses successeurs. Mais Mandela ayant été nommé prix Nobel de la paix par la vermine mondiale, il y a des choses à ne pas dire!

    Dans cette vidéo, on voit Mandela appeler au génocide des Blancs! On y voit le président sud-africain en pleine assemblée hurler au massacre des Blancs, faisant chanter et danser les députés!

    Lire la suite et voir la video

  • Une mort digne des vieux Romains

    Georges Feltin-Tracol

    3914100264.jpgAu IVe siècle de notre ère, en plein Bas-Empire romain, Dioclétien et les autres empereurs illyriens redressèrent pour au moins trois quarts de siècle l’État impérial romain d’Occident. Lointains descendants de ces énergiques Illyriens, les Croates adopteraient-ils l’antique vertu des vieux Romains chers à Caton l’Ancien ?

    Probablement depuis ce 29 novembre dernier. Ce jour-là, en pleine audience du Tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY), le lieutenant-général croate Slobodan Praljak, 72 ans, avalait du cyanure juste après avoir entendu l’énoncé du verdict. Quelques instants auparavant, il avait jeté à la face veule du président falot de ce soi-disant tribunal un tonitruant « Je rejette avec mépris votre verdict ».

    Slobodan Praljak s’était rendu au TPIY en 2004. Jugé en première instance en 2013 et condamné à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, cet ancien officier supérieur, membre du Conseil de défense croate en Bosnie-Herzégovine, avait été dans les années 1980 en Yougoslavie post-titiste un directeur de théâtre, puis le réalisateur de séries télévisées locales remarquées.

    Indigné par la lourdeur de la peine, ce patriote croate avait fait appel tout en se doutant que la sentence serait confirmée parce que le TPIY est une juridiction partiale inféodée au cosmopolitisme. En se donnant la mort en direct, Slobodan Praljak a ainsi réfuté le TPIY et son prolongement tératologique, la Cour pénale internationale.

    Attaché à ce sentiment très romain de la liberté, Monsieur Praljak a prouvé qu’il valait mieux mourir debout plutôt que vivre à genoux une vie entière emprisonnée. L’Europe des peuples vivants a un nouvel héros, un vrai, celui-là ! Honneur donc à Slobodan Praljak !

    Bonjour chez vous !

    • « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 57, diffusée sur Radio-Libertés, le 15 décembre 2017.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2017/12/17/une-mort-digne-des-vieux-romains-6009266.html

  • Rappel : Auto électrique : la grande arnaque

    Alors qu’on appelle le contribuable à se serrer la ceinture pour combler les déficits publics, l’Etat va dépenser des dizaines de milliards d’euros pour développer la voiture électrique. Une obsession estampillée « transition énergétique » qui oublie totalement le coût financier et environnemental exorbitant de la voiture électrique, et qui vise simplement à maintenir le nucléaire. 
    « La Zoé coûte 21 000 euros, mais avec le bonus à l’achat, elle baisse à 15 000 euros, soit le prix d’une Clio ». L’argument est huilé, le calcul prêt à l’emploi. Vincent Carré, directeur commercial de la gamme électrique de Renault, qui l’expose à Reporterre, le répètera maintes fois lors du Mondial de l’automobile qui s’ouvre aujourd’hui à Paris. Zoé ? Le modèle électrique phare du groupe automobile. 
    Avec l’appui massif du gouvernement et du lobby nucléariste : la voiture électrique sera « La voiture de demain en France » selon le ministre de l’économie Emmanuel Macron. 
    Le ministre de l’économie a donné un nouveau coup d’accélérateur au dispositif : une prime de reconversion de 3.700 euros peut s’ajouter à la subvention existante de 6.300 euros, portant ainsi le total du bonus à 10.000 Euros. Et l’augmentation sensible des bornes de recharge électrique, avec un objectif de 16.000 en France d’ici la fin de l’année 2014, en vue d’atteindre les sept millions d’ici 2030. Aux frais de l’Etat, donc du contribuable, appelé par ailleurs à se serrer la ceinture pour combler les déficits publics. 
    La loi de transition énergétique : dites plutôt, la loi de l’auto électrique 
    Le projet est au cœur de la loi sur la transition énergétique, soumis actuellement au vote des députés, qui réjouit l’entreprise Renault, dont l’électrique est un pilier de la stratégie : « La confirmation des aides d’Etat et le niveau d’infrastructures appelées à être développées doivent nous permettre de sortir du marché de niche », dit Vincent Carré. Alors que le parc électrique français représente aujourd’hui 20 000 véhicules, Renault espère franchir rapidement le palier des 100 000 véhicules électriques par an. 
    Mais pour Lorelei Limousin, chargée de mission au Réseau Action Climat (RAC), « il y a une focalisation excessive sur la voiture électrique, alors même que le sujet n’a pas émergé dans le Débat National sur la Transition Energétique. Il n’était pas question de la voiture électrique dans les recommandations qui en sont issues ». 
    L’attention portée aux véhicules électriques tranche d’autant plus que le transport est totalement oublié par la loi, qui est muette sur le report modal ou les transports en commun. 
    En réalité, une première loi est passée dans le silence de l’été, le 4 août dernier : elle vise à faciliter « le déploiement d’un réseau d’infrastructures de recharge de véhicules électriques sur l’espace public » (Voir ici le texte de la loi n°2014-877). Celle-ci exempte de toute redevance l’Etat lors de l’installation des bornes. « C’est une loi d’exception pour favoriser au plus vite le développement de la voiture électrique » dénonce Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire. 
    Un empressement qui fait d’ailleurs l’impasse sur les études d’impact : « Un amendement a été déposé pour demander l’évaluation des impacts de la voiture électrique, mais il a été refusé par Mme Royal au motif que le réseau n’était pas assez développé pour qu’on puisse les mesurer… On fonctionne complètement à l’envers », constate Lorelei Limousin. 
    « Un gouffre financier » 
    Il s’agit en fait d’un passage en force, juge Stéphane Lhomme : « Avec les sommes astronomiques mises en jeu, cela mériterait un grand débat de société ». Car le dispositif coûte cher : 42 milliards a minima. En juillet, Reporterre avait révélé les hésitations troublantes de la ministre de l’Écologie sur le coût de la mesure et son financement, en particulier celui de l’installation des bornes de recharge. Si la fourchette d’estimation reste large à défaut de clarification depuis – entre 5 000 et 20 000 euros la borne – le coût global pourrait s’alourdir au gré des évolutions techniques dans les prochaines années : « Le risque d’obsolescence est important sur ce genre de technologie », note M. Lhomme. 
    Rien ne semble par ailleurs garantir l’amortissement des investissements. Au début de l’été, un rapport de la Chambre régionale des Comptes d’Aquitaine révélait la mauvaise expérience du véhicule électrique en Poitou-Charente à la fin des années 2000, au moment où Ségolène Royale présidait le Conseil Régional. 
    Outre les critiques quant à une gestion opaque des aides, le rapport mettait en relief le « gouffre financier qu’a creusé le soutien ‘‘important et inconditionnel’’ de l’ancienne présidente du Poitou-Charentes », alors que son projet s’est soldé par la liquidation de la PME en mai 2012… 
    Mais côté constructeur, on défend le soutien de l’Etat dans une filière qui représente quatre milliards d’euros d’investissement au total, chez Renault : « C’est une technologie produite en France, qui sert donc l’économie nationale. Les aides publiques vont relancer le secteur industriel et créer de l’emploi », assure Vincent Carré. 
    L’augmentation de la consommation d’électricité ? 
    La facture pourrait encore s’alourdir si l’on en croit les derniers travaux sur le coût du nucléaire qui annoncent la hausse du prix de l’électricité : « Que ce soit à travers le grand carénage des centrales ou par l’introduction de l’EPR, il y aura un renchérissement du prix de l’électricité dans les prochaines années », estime Benjamin Dessus, ingénieur et économiste président de Global Chance. 
    Le développement du parc automobile électrique n’implique-t-il pas, à terme, une augmentation de la consommation d’électricité ? Chercheur à l’IDDRI, Andreas Rüdinger tempère : « Développer la voiture électrique ne va pas forcément mener à une électrification à outrance. En partant de la consommation actuelle d’une Renault Zoé (12 kWh/100km) et à raison d’une distance moyenne de 15 000 km par an, mettre dix millions de véhicules électriques sur les routes en France [soit environ un tiers de l’ensemble du parc automobile estimé à 35 millions de véhicules, ndlr] à l’horizon 2030, cela représenterait une consommation d’électricité de 18 TWh sur l’année. Soit, en volume, moins de 4 % de notre consommation totale d’électricité actuelle (500 TWh) ». 
    L’objectif politique affiché étant de deux millions de véhicules électriques d’ici 2020, l’effet reste donc marginal en termes de consommation d’électricité. L’impact, toutefois, serait beaucoup plus conséquent sur le réseau de distribution, « avec des risques de pointe qui pourraient considérablement perturber le réseau », selon Benjamin Dessus. 
    Le constructeur dénonce cette approche : « On joue souvent sur la sidération en imaginant des scénarios anxiogènes où toutes les voitures se brancheraient au même moment. L’enjeu, c’est la recharge nocturne, car la nuit, nous avons une disponibilité d’électricité colossale et le réseau électrique est largement capable de supporter la demande, affirme Vincent Carré. Et avec une autonomie d’au moins 150 kilomètres alors que 40 % des voitures en Europe font moins de 100 kilomètres par jour, on ne rechargera pas quotidiennement ». 
    La controverse reste ouverte. Avec des durées de rechargement à domicile de huit à dix heures, d’aucuns craignent des moments de pointe sur le réseau, à l’heure du retour du bureau ou le week-end. « A l’image de ce qui se passe déjà l’hiver avec le chauffage, compare Stéphane Lhomme. La solution serait alors la même : on rechargerait alors avec de l’électricité venue d’Allemagne et produite par… du charbon »
    Le mythe de la voiture propre 
    En plus d’alourdir la balance commerciale française, l’argument remet en cause celui que ressassent les industriels : « La voiture électrique est la seule solution en main pour réduire les émissions de CO2. Elle est rapide à mettre en œuvre, et même en période d’austérité, ce n’est pas à vous que je vais apprendre qu’il ne faut pas attendre pour s’attaquer à ce problème ! », nous assure à nouveau Vincent Carré. 
    L’idée d’une voiture neutre en CO2 a pourtant été battue en brèche. En novembre 2013, une étude de l’ADEME analyse les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie de la voiture électrique. Le résultat est marquant : une voiture électrique « rentabilise » son impact CO2 à partir de 50 000 km en France, et de 100 000 en Allemagne – une différence qui s’explique par l’alimentation électrique au charbon, à hauteur de 44 % outre-Rhin. 
    Nouveau calcul : « Cela revient à une moyenne de 15 kilomètre par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans. En dessous, la voiture électrique est moins efficiente en CO2 qu’une voiture thermique », dit Stéphane Lhomme. Avec l’Observatoire du nucléaire, il a récemment obtenu du Jury de déontologie publicitaire le retrait des adjectifs « propres », « vert » ou « écologique » qu’utilisaient les constructeurs automobiles pour qualifier la voiture électrique. 
    Aucun plan de recharge électrique sur un réseau d’énergies renouvelables n’est pour l’heure prévu. Pourtant, comme le note France Nature Environnement dans une récente étude sur la voiture électrique, la clef de l’impact environnemental de la voiture électrique réside dans la production d’électricité. « Dès lors que tout est en place pour l’alimenter par le réseau ERDF, la voiture électrique est celle du nucléaire et donc comptable de toutes les pollutions associées à cette énergie », explique Stéphane Lhomme. 
    Mais pas seulement : la batterie, très consommatrice en lithium, participe du développement de la consommation de ce métal. Or, l’extraction de l’« or blanc » est la cause de nombreux ravages environnementaux et sociaux, tel que l’a récemment montré l’enquête de Reporterre, tandis qu’« on ne sait toujours pas comment on recycle le lithium, et qu’une usine-pilote vient seulement d’ouvrir en Allemagne, plus de vingt ans après le début de sa commercialisation en France », appuie Camille Lecomte des Amis de la Terre. 
    Pour Stéphane Lhomme, « on a simplement délocalisé la pollution. Mais on peut faire les mêmes critiques à la voiture électrique qu’aux voitures thermiques. On remplace la peste par le choléra ». 
    Une délocalisation qui renforce la fracture sociale : « Le riche qui possède sa voiture électrique ne pollue plus là où il conduit, essentiellement en milieu urbain, mais avant, là où il produit son électricité, chez les pauvres », dit Stéphane Madelaine, professeur en mécanique et engagé dans le Parti pour la Décroissance. 
    Un cheval de Troie du lobby nucléaire ? 
    « Une bêtise », pour la député EELV Barbara Pompili, « une affaire qui ne tient pas debout, on est hors du rationnel », pour Benjamin Dessus, la voiture électrique soulève l’opposition des écologistes de tous bords. Bernard Laponche y voit lui une « rouerie », qui consiste à entretenir savamment l’assimilation de la transition énergétique au seul enjeu de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. 
    « En France, on a branché la transition énergétique uniquement sur l’idée de ‘‘civilisation bas-carbone’’. Pourtant, l’enjeu est plus large : il s’agit de sortir des fossiles, mais aussi du fissile », rappelle Benjamin Dessus. 
    Alors que la France observait ces dernières années une diminution de la consommation d’électricité, la voiture électrique apparaît comme un moyen de freiner cette diminution, voire de l’inverser. Pour Stéphane Madelaine, c’est « une filière qu’on développe de manière absurde afin de maintenir l’industrie nucléaire ».

  • Enquête : Comment les migrants adultes se font passer pour des mineurs isolés parErwan Seznec

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    En deux ans, le nombre de clandestins mineurs non accompagnés, donc inexpulsables, a doublé en France. Leur prise en charge absorbe autour d’un milliard d’euro. Une tâche que l’Etat et les départements vont sous-traiter au secteur associatif, malgré les risque de dérives financières.
    Ils étaient 13 000 au 31 décembre 2016, et 18 000 six mois plus tard, selon un rapport sénatorial1. Ils seront 25 000 au minimum à la fin de l’année. Les arrivées de mineurs non accompagnés (MNA, appelés « mineurs étrangers isolés » jusqu’en 2016) explosent. Mineurs, ou prétendus tels. Pour entrer en France sans papiers, en effet, la minorité est un sésame. Le mineur étranger est non expulsable et n’a pas besoin de titre de séjour. Il bénéficie de plein droit d’une prise en charge par les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE), gérés par les départements, au même titre qu’un mineur français. Quelques jours seulement après son enregistrement par l’administration, le juge ou le procureur prennent une ordonnance provisoire de placement qui s’impose à la collectivité. Les magistrats peuvent même exiger de la collectivité territoriale, sous astreinte, qu’elle fournisse des vêtements adaptés aux mineurs.

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