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lobby - Page 1529

  • De Jean Monnet à Barack Obama, le rêve fou de l’État mondial

    Actualité relativement encombrée au sommet du Babel bruxellois, tout à sa dérive idéologiquement mortifère pour les peuples et les nations d’Europe.

    Tout d’abord, ce 26 avril, la Commission européenne exposait sa « nouvelle » vision stratégique concernant la façon dont son action extérieure contribuerait à « aider les migrants à devenir plus autonomes (…) avec un accès à l’éducation et aux moyens de subsistance », selon les mots du Commissaire européen à l’aide humanitaire et à la gestion de crise, Christos Stylianides.

    Dans le même temps, se tient, à New-York, le treizième cycle de négociations sur le TTIP, du 25 au 29 avril 2016, la présence de Barack Obama sur le continent européen n’étant donc pas tout à fait fortuite si l’on en juge par ses récentes prises de position, à Londres comme à Berlin, tant à l’encontre du « Brexit » qu’en faveur du TAFTA (« Trans-Atlantic Free Trade Agreement », également connu sous l’acronyme de TTIP, « Transatlantic Trade and Investment Partnership » ou Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement).

    Renforcement de la porosité des « frontières » extérieures européennes, d’un côté, abaissement – sinon disparition pure et simple – des barrières tarifaires et non tarifaires, de l’autre. Deux mouvements convergents qui, dans une unité de temps remarquable, résument à eux-seuls le grand projet mondialiste de gouvernance mondiale.

    Unité méthodologique aussi. Naguère appelée Communauté économique européenne, l’UE dut passer, stratégiquement, par l’étape sectorielle de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier), selon un plan imaginé par son principal instigateur, Jean Monnet. Ce dernier considérait, en effet, que « la construction économique devait essentiellement être une étape vers une construction politique (…), notre préoccupation principale [étant] d’arriver à la disparition des souverainetés nationales absolues ». Évacuation du politique, primat de l’économique, logique intégrative, irréversibilité, institutionnalisation, tels sont les piliers aujourd’hui empruntés au « Père » de l’Europe pour bâtir la nouvelle union euro-atlantique, dernière étape avant le grand saut vers le gouvernement mondial. Dès lors, dans cette optique, a-t-on commencé par ouvrir la circulation des personnes (ici celle des immigrants), puis celle des marchandises et des capitaux (le fameux accès aux « marchés publics » américains).

    Ainsi, la Commission européenne œuvre pour que « l’Europe reste une destination attrayante pour les migrants dans un contexte de déclin démographique », tout en souhaitant « éliminer [les] droits ainsi que d’autres obstacles au commerce, dont les contrôles administratifs trop longs (…) augmentent les coûts des échanges de marchandises ».

    Les rôles semblent d’ailleurs rigoureusement distribués ; à l’UE la gestion des flux migratoires, aux États-Unis, la mise en place d’un marché économique transatlantique intégré. En outre, si la première peut compter sur l’afflux régulier de populations allogènes sur ses côtes, pour rendre impossible toute « ré-émigration » massive éventuelle, les seconds ont pris soin d’emmailler le processus euro-atlantiste dans une série de traités préalables dont l’ignorance du grand public est proportionnelle à son inéluctabilité.

    Or, excepté les habituels initiés, qui a entendu parler du CETA (« Comprehensive Economic and Trade Agreement »), cet accord commercial (actuellement rediscuté sur ses marges, notamment sur le recours à l’arbitrage privé) entre l’Union européenne et le Canada conclut le 26 septembre 2014 à Ottawa entre le Premier ministre canadien Stephen Harper et le président de la Commission européenne de l’époque, José Manuel Barroso ? Et qui sait, finalement, que le TISA ou Accord sur le commerce des services (« Trade in Services Agreement »), en discussion depuis 2014, a pour objectif de libéraliser l’intégralité du marché des services, à commencer par ceux faisant l’objet d’un monopole public, soit les services publics ?

    Et, dans le plus grand silence médiatique, le traité transpacifique (TPP), a été officiellement signé, le 4 février dernier, à Auckland (Nouvelle-Zélande) entre les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Mexique, le Pérou, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Vietnam, le Singapour et Brunei…

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2016/04/30/de-jean-monnet-a-barack-obama-le-reve-fou-de-l-etat-mondial.html

  • Les caisses de Sécurité sociale veulent des médecins aux ordres

    La sécurité sociale, afin de limiter la progression des arrêts de travail, a proposé de récompenser les médecins peu prescripteurs.
    Dans les négociations qui sont actuellement en cours entre la Sécurité sociale et les syndicats médicaux pour définir une nouvelle convention, la sécurité sociale, afin de limiter la progression des arrêts de travail, a proposé de récompenser les médecins peu prescripteurs à l’aide de primes, et éventuellement de punir ceux qui ne respecteraient pas les consignes qui leur sont assignées.

    Cette possibilité de sanctions a provoqué l’ire des syndicats médicaux. La CNAM a donc décidé de retirer (provisoirement ?) cette proposition de malus à appliquer aux récalcitrants, sans pour autant revenir sur le principe même de rémunérer les médecins, en dehors des actes médicaux, pour les inciter à respecter des objectifs dits de santé publique.

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  • Face au djihadisme, les tenants du Padamalgam nous enfument

    Ce sont les minorités qui font l’histoire, pas les majorités

    ♦ Un des arguments classiques des tenants du Padamalgam face au terrorisme islamiste consiste à répéter en boucle, pour rassurer les bisounours européens, que « l’immense majorité des musulmans est pacifique ».

    Cette affirmation est malheureusement dénuée de toute portée pratique car elle ignore les réalités de l’histoire. En effet, l’histoire est faite par les minorités agissantes et non pas par les majorités, comme le montrent de nombreux exemples.

    Les révolutions du XXe siècle ont été le fait des minorités

    On estime qu’il y avait en 1917 de 150.000 à 200.000 communistes en Russie, à comparer à une population de 175 millions en 1914. Cela n’a pas empêché les communistes de prendre le pouvoir par la violence, de conquérir le pays ainsi qu’une bonne partie de l’Europe après 1945 et de gouverner pendant 70 ans.

    En 1922, 26.000 chemises noires « marchent » sur Rome, épisode tragi-comique qui va cependant conduire à la nomination de Mussolini comme chef du gouvernement. A cette époque l’Italie comprend un peu plus de 38 millions d’habitants (1). Les fascistes vont cependant diriger sans partage l’Italie jusqu’en 1943.

    En 1933 le parti national-socialiste de Hitler revendiquait 850.000 membres (2), pour une population totale de 65 millions d’Allemands (3). Cela n’a pas empêché les nazis d’imposer leur pouvoir absolu à l’Allemagne et de se tailler par la guerre un empire en Europe qui durera 5 années.

    Et en Algérie aussi

    En 1954, au moment du déclenchement de la Toussaint Rouge, lorsque le jeune FLN organise pour la première fois une trentaine d’attentats, la population de l’Algérie comprend 9,37 millions d’habitants dont 8,5 millions de musulmans (4). Les terroristes, qui frappent aussi des musulmans, ne sont qu’une poignée. Cela n’a pas empêché le FLN d’obtenir l’indépendance de l’Algérie en 1962 et d’imposer un régime qui dure encore aujourd’hui.

    On pourrait multiplier les exemples à l’infini. Tous les bouleversements politiques, indépendantistes, révolutionnaires ou religieux sont le fait de minorités décidées et non pas de majorités. Car les majorités finissent toujours par se rallier ou se soumettre aux minorités.

    Par construction les majorités sont en effet informes et malléables, car elles se composent d’une agrégation de courants divers qui se neutralisent réciproquement.

    La démocratie représentative ne protège pas contre la dictature des minorités

    On objectera que la situation serait différente en démocratie, où les majorités gouverneraient. Mais rien n’est moins sûr, a fortiori dans le cadre de la post-démocratie contemporaine. Les opinions sont en effet susceptibles d’être modifiées par la propagande mais aussi par la ruse et par la violence.

    Edward Bernays, dans un livre célèbre, Propaganda (5), explique ainsi comment le gouvernement américain a utilisé la propagande pour modifier le sentiment majoritairement isolationniste de la population américaine, et justifier l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917 contre les empires centraux (6).

    Comme le montre aussi l’exemple français, le régime parlementaire est en apparence démocratique mais il finit par déboucher sur le régime des partis, qui n’est plus forcément en phase avec l’opinion majoritaire.

    Enfin, une assemblée peut être tyrannisée par une minorité : c’est bien ce qui s’est passé lors de la Révolution Française où les « clubs » – c’est-à-dire des groupuscules radicaux extérieurs à l’Assemblée – imposaient leur loi aux parlementaires, terrorisés par la perspective de se retrouver sur l’échafaud.

    En post-démocratie, les minorités gouvernent et les majorités se soumettent

    La post-démocratie contemporaine est même justement le régime où les minorités imposent leur projet et leurs intérêts à la majorité de la population. Et nous vivons dans ce régime.

    En Europe occidentale, la « construction européenne » a été imposée par la propagande et par la ruse à une majorité rétive. En France, le projet de constitution européenne, bien que rejeté par référendum en 2005, a été imposé sous forme du Traité de Lisbonne, ratifié par le Parlement en 2008. Ailleurs on a fait revoter les électeurs jusqu’à ce qu’ils approuvent le projet présenté par l’oligarchie…

    De même tous les sondages portant sur les questions « sociétales » ou migratoires montrent que la majorité de la population affirme des positions qui vont à l’encontre de la politique conduite par les gouvernements, qui consiste justement à ne se préoccuper que des revendications minoritaires.

    Bref, comme nous le savons depuis les Grecs, la démocratie représentative ne protège en rien contre la tyrannie des minorités (7).

    Le terrorisme vise à soumettre les majorités par la violence

    Pour en revenir à la menace djihadiste, le propre du terrorisme est de sidérer, par la terreur, la population visée. Son objectif est donc d’abord politique et moral, et non pas guerrier. Mais au cas d’espèce la cible est double : la population européenne, bien sûr, mais aussi la population musulmane.

    Les médias de propagande nous serinent en effet qu’au plan mondial la majorité des victimes du djihadisme seraient des musulmans, mais cela ne doit pas nous rassurer, bien au contraire : d’abord parce que la majorité des victimes en Europe n’est pas musulmane ; ensuite parce que le djihadisme a aussi pour but de soumettre les musulmans en Europe, tout comme le FLN visait à imposer sa ligne révolutionnaire et sanglante aux musulmans d’Algérie.

    Et force est de constater que ce projet semble en marche.

    La soumission des musulmans d’Europe

    Non seulement les terroristes sont comme des poissons dans l’eau dans les banlieues de l’immigration ; non seulement on ne compte pas les tweets provocateurs en leur faveur émis par les « jeunes » ; mais on n’a pas bien vu les musulmans d’Europe se désolidariser clairement des djihadistes.

    Car prétendre, comme M. Boubakeur, que les terroristes « ne peuvent se réclamer de l’islam » ne répond pas à la question.

    En France, lors des grandes marches de janvier 2015, on n’a pas vu non plus beaucoup de « barbus » et de femmes voilées dans les cortèges. Et ceux qui déposent des bougies en mémoire des victimes du terrorisme ou fixent un drapeau tricolore à leurs fenêtres sont rarement des musulmans (8). Comme ceux qui conspuent les minutes de silence sont rarement des juifs, des orthodoxes ou des chrétiens.

    Affirmer, comme le font les médias de propagande, que les terroristes ne sont qu’une minorité ne doit donc pas nous rassurer.

    Les majorités en post-démocratie sont toujours silencieuses car réduites au silence ou à l’abstention par les oligarques. Et les minorités djihadistes sont déjà en train de préparer au surplus leur future Soumission.

    Michel Geoffroy26/04/2016

    Notes :

    1. Données de 1920.
    2. Les Collections de l’Histoire, n° 18 de janvier.
    3. Recensement de juin 1933.
    4. Annales de géographie, n° 347 de 1956.
    5. Ed.Bernays, Propaganda, Zones, La Découverte 2007.
    6. Laquelle entrée en guerre aura au demeurant des conséquences historiques incalculables en Europe.
    7. Comme le montre l’exemple suisse, la démocratie participative est sans doute plus solide.
    8. Une situation bien différente de ce qui s’est passé aux Etats-Unis après le 11 septembre 2001 où les musulmans américains tenaient au contraire à manifester bruyamment leurs sentiments patriotiques.

    http://www.polemia.com/face-au-djihadisme-les-tenants-du-padamalgam-nous-enfument/

  • Grèce : Les migrants musulmans incendient le centre visité par le Pape

    Le centre de Moria, sur l’île de Lesbos en Grèce, a été le théâtre de scènes d’insurrection de la part des clandestins musulmans.

    C’est dans ce centre que Jorg Bergoglio s’était rendu il y a quelques jours afin d’apporter son soutien à l’invasion de l’Europe par les musulmans avant d’emmener avec lui une douzaine de clandestins.

    La submersion migratoire continue en Grèce. Le pseudo accord entre le gouvernement islamiste turc et l’Union Européenne, imposé par Angela Merkel, n’a permis de ramener en Turquie que 340 clandestins depuis le 4 avril.

    source, via Breizatao

    http://www.contre-info.com/

  • Renouveler le syndicalisme

    Jean-Frédéric Poisson écrit dans Valeurs Actuelles à propos des syndicats :

    "[...] L’Homme qui travaille, opère chaque geste, chaque décision non seulement pour lui, pour son entreprise mais apporte sa contribution à la société toute entière. Dans la pensée libérale, l’homme est une variable d’ajustement, un simple outil quasi exclusivement mécanique à la faveur du profit qui ne profite actuellement qu’à quelques-uns. A contrario, le « social », c’est-à-dire celui qui s’attache à l’ordonnancement de la société afin que tous et chacun y trouve sa juste place, pose le principe de la dignité humaine comme fondement de son action. L’Homme enraciné dans sa terre, son entreprise, demeure debout.

    C’est bien dans cette seconde hypothèse que je vois le syndicat être dans sa mission. En rééquilibrant la relation au travail entre l’employeur et le travailleur, le syndicat devient garant de la dignité de tous et de chacun. Il participe ainsi au rôle social de l’entreprise comme acteur de la vie économique et sociale.

    En prenant toute ma part aux débats de 2008 sur la représentativité syndicale, j’avais appelé de mes vœux un syndicalisme renouvelé. Si l’intégration du critère de l’audience dans la loi du 20 août 2008 fut une première étape, force est de constater que cela ne peut suffire.

    Je propose que les représentants des salariés aient voix délibérative à l’occasion des plans de sauvegarde de l’emploi. Les travailleurs de notre pays doivent être responsabilisés. Ce n’est qu’ainsi qu’on légitimera le rôle de représentation des syndicats. Il y a là une démocratie directe proche des travailleurs, en négociant au niveau le plus pertinent. C’est ainsi que nous ferons entrer le syndicalisme dans le XXIe siècle.

    Ancien DRH de l’industrie, en contact direct avec les responsables syndicaux et patronaux de notre pays, je connais l’importance et la richesse d’un dialogue social accomplit. Il démine les problèmes et les inquiétudes, vient en aide aux travailleurs en difficulté, accompagne le changement, anticipe les conflits. Il traduit une volonté sociale au sens noble.

    «  Le syndicalisme, c'est un idéal auquel il faut penser tous les jours, sur lequel il faut toujours avoir les yeux fixés » nous enseigne Simone Weil (in La Condition ouvrière). Ce n’est qu’en étant force de propositions, aux côtés des travailleurs au quotidien, qu’ils pourront redorer leur blason et reprendre la place qu’ils n’auraient jamais dû quitter dans le cœur des Français."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Renouveler le syndicalisme

    Jean-Frédéric Poisson écrit dans Valeurs Actuelles à propos des syndicats :

    "[...] L’Homme qui travaille, opère chaque geste, chaque décision non seulement pour lui, pour son entreprise mais apporte sa contribution à la société toute entière. Dans la pensée libérale, l’homme est une variable d’ajustement, un simple outil quasi exclusivement mécanique à la faveur du profit qui ne profite actuellement qu’à quelques-uns. A contrario, le « social », c’est-à-dire celui qui s’attache à l’ordonnancement de la société afin que tous et chacun y trouve sa juste place, pose le principe de la dignité humaine comme fondement de son action. L’Homme enraciné dans sa terre, son entreprise, demeure debout.

    C’est bien dans cette seconde hypothèse que je vois le syndicat être dans sa mission. En rééquilibrant la relation au travail entre l’employeur et le travailleur, le syndicat devient garant de la dignité de tous et de chacun. Il participe ainsi au rôle social de l’entreprise comme acteur de la vie économique et sociale.

    En prenant toute ma part aux débats de 2008 sur la représentativité syndicale, j’avais appelé de mes vœux un syndicalisme renouvelé. Si l’intégration du critère de l’audience dans la loi du 20 août 2008 fut une première étape, force est de constater que cela ne peut suffire.

    Je propose que les représentants des salariés aient voix délibérative à l’occasion des plans de sauvegarde de l’emploi. Les travailleurs de notre pays doivent être responsabilisés. Ce n’est qu’ainsi qu’on légitimera le rôle de représentation des syndicats. Il y a là une démocratie directe proche des travailleurs, en négociant au niveau le plus pertinent. C’est ainsi que nous ferons entrer le syndicalisme dans le XXIe siècle.

    Ancien DRH de l’industrie, en contact direct avec les responsables syndicaux et patronaux de notre pays, je connais l’importance et la richesse d’un dialogue social accomplit. Il démine les problèmes et les inquiétudes, vient en aide aux travailleurs en difficulté, accompagne le changement, anticipe les conflits. Il traduit une volonté sociale au sens noble.

    «  Le syndicalisme, c'est un idéal auquel il faut penser tous les jours, sur lequel il faut toujours avoir les yeux fixés » nous enseigne Simone Weil (in La Condition ouvrière). Ce n’est qu’en étant force de propositions, aux côtés des travailleurs au quotidien, qu’ils pourront redorer leur blason et reprendre la place qu’ils n’auraient jamais dû quitter dans le cœur des Français."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • SOS Éducation face au naufrage de l’enseignement de l’Histoire

    Madame Claire Polin, présidente de SOS Education, tout en faisant part de la dramatique situation dans laquelle se trouve l’enseignement de l’ Histoire dans les établissements scolaires de la République, nous a transmis la lettre qu’elle vient de diffuser pour sensibiliser les parents d’élèves aux programmes qui souffrent depuis trop longtemps de récupérations politiques et qui visent à insinuer dans l’esprit des enfants une idéologie de la repentance.

    ♦ La Fondation Polémia ne peut que soutenir cette initiative courageuse en publiant cette lettre et en espérant qu’elle recueillera le succès que nous lui souhaitons.
    Polémia


    SOS Éducation
    120 boulevard Raspail

    75006 Paris, France
    Tél. : 01 45 81 22 67
    Fax : 01 45 89 67 17

    Association Loi 1901
    d’intérêt général
    habilitée à recevoir
    des dons et des legs
    (Loi ESS du 31/07/2014. art.7

    Claire Polin

    Claire Polin

    Chers amis,

    Les attentats terroristes des derniers mois ont réveillé l’aspiration, chez beaucoup de nos compatriotes, à retrouver notre communauté de destin. On a vu des drapeaux tricolores fleurir aux fenêtres, ce qui n’était pas arrivé, je crois, depuis la victoire à la coupe du monde de football en 1998 !

    Cette fierté de notre pays devrait naturellement s’apprendre à l’école et au collège.

    Mais les programmes d’Histoire souffrent depuis trop longtemps de récupérations politiques, qui visent à insinuer dans l’esprit des enfants une idéologie de la repentance.

    Cela n’a pas toujours été le cas : jusqu’aux années 60-70, le récit historique, ses grandes figures, sa chronologie, faisaient l’objet d’un enseignement fortement fédérateur. Les pédagogues d’alors avaient pour visée de faire naître et de cultiver, chez tous les enfants de France, le sentiment d’appartenance à une même nation.

    Je ne jette pas la pierre aux professeurs d’histoire d’aujourd’hui, dont la plupart font un travail tout à fait remarquable. Sans eux, il y a belle lurette que l’Éducation nationale se serait écroulée. Mais force est de constater qu’on leur impose de plus en plus d’enseigner l’histoire de manière thématique, atomisée, avec des chapitres entiers de culpabilité mémorielle à sens unique.

    Or je viens de recevoir cette excellente nouvelle que je souhaitais vous annoncer sans plus attendre : aujourd’hui, un projet formidable se prépare pour permettre aux professeurs de transmettre à nouveau aux enfants l’amour de notre pays.

    Mais juste avant, permettez-moi de vous rappeler à quel point l’enseignement de l’histoire est menacé par l’instrumentalisation politique.

    Dans un manuel de collège que je consultais récemment, une double page était consacrée à Napoléon. Sur la gauche, une petite notice, faisant office de leçon, présentait l’Empereur comme un abominable tyran belliqueux, soulignant qu’il avait rétabli l’esclavage dans les colonies. Sur la droite, le seul document qui le représentait était une caricature le montrant… en train de faire ses besoins sur son pot !

    Et la Campagne d’Italie ?, me demandai-je stupéfaite. Et l’expédition d’Egypte ? Et le code civil ? Et Austerlitz ?

    Rien, ou presque. Ce que les auteurs de ce manuel souhaitaient manifestement faire retenir aux élèves de Napoléon, c’était l’image d’un despote odieux et ridicule.

    Et le reste est à l’avenant.

    Permettez-moi de vous dire ce que m’a confié un ancien inspecteur général, sympathisant de SOS Éducation, lorsque je lui ai fait part de ma stupéfaction :

    ” On parle beaucoup du défi de l’intégration par l’école, me dit-il. Mais moi, si j’arrivais dans un pays dont toute l’histoire était qu’il a été esclavagiste au XVIIIème siècle, colonisateur au XIXème et collabo au XXème, je n’aurais pas très envie de m’intégrer ! Il faudrait commencer par arrêter deux minutes de se flageller ! ”

    N’est-il pas grand temps, en effet ?

    Or voici qu’aujourd’hui, nous avons les moyens d’agir. Une jeune fondation, la « Fondation Aristote », qui se donne pour mission de remettre l’excellence au cœur du système scolaire, a demandé à une équipe d’historiens de rédiger un nouveau Manuel d’histoire pour les collégiens, dans l’idée de rééquilibrer l’idéologie dominante.

    Et ce nouveau Manuel d’histoire risque de faire du bruit.

    Livre d'histoire

    Livre d’histoire

    http://e.soseducation.org/r/?F=d4teulbxls29ng7n382dkcshk9etvmjrv83vwp3ju74mfjx926mub5q-6935580

    Attention, il ne verse pas dans l’extrême opposé : c’est pour cela que je vous parle de « rééquilibrage » : il est fidèle aux nouveaux programmes scolaires, mais il les présente en toute objectivité, de manière chronologique,et il en comble les lacunes.

    Le contenu de ce manuel est équilibré et fédérateur. Il sera publié, si nous lui en donnons les moyens, dans les mois à venir : le moment est parfaitement choisi, car les nouveaux programmes rentrent en vigueur à la rentrée prochaine, et tous les collèges vont devoir s’équiper de nouveaux manuels.

    Vous l’aurez compris, ce projet est avant tout un acte de résistance.

    C’est pourquoi il est important de nous mobiliser dès aujourd’hui : vous pouvez soutenir le projet de cette jeune fondation qui lance une campagne de financement pour le finir à temps.

    Libre d'histoire (2)

    Livre d’histoire (2)

    En effet, la conception d’un tel ouvrage est une entreprise extraordinairement complexe et ambitieuse, d’autant que celui-ci couvre les classes de 5e, 4e et 3e, soit tout le nouveau cycle 4…

    Il faut réunir près de 800 documents splendides, cartes, photos, qui illustrent toute l’histoire de France de l’Antiquité à nos jours sur 368 pages !

    Dans un premier temps, ce manuel d’histoire sera proposé GRATUITEMENT en version numérique. Le but est de proposer une vraie alternative, riche, documentée et attrayante, afin que les professeurs le découvrent et choisissent ce manuel pour leur établissement.

    Dans un second temps, ce manuel sera imprimé et envoyé à tous les collèges qui l’auront commandé. Il sera aussi disponible en librairie.

    La Fondation Aristote a besoin de vous pour financer l’édition de ce manuel. Les droits de reproduction des images, le graphisme, les cartes… tout cela représente un investissement important!

    Elle vient de lancer un appel à financement participatif sur KissKissBankBank.com.

    A titre personnel, j’ai fait un don, convaincue que ce projet peut apporter beaucoup aux élèves qui auront la chance d’en bénéficier, car ils y apprendront vraiment à aimer notre pays.

    Et je suis certaine que de nombreux professeurs feront de la résistance en utilisant ce manuel pour préparer leurs leçons, même si leur établissement est équipé d’un des manuels « officiels » !

    Voilà pourquoi je vous propose de participer au financement de ce projet ambitieux, en faisant aujourd’hui un don, selon vos moyens.

    Cliquez ici pour accéder à la page du projet :

    www.kisskissbankbank.com/fr/projects/publier-et-diffuser-le-nouveau-manuel-d-histoire

    Merci de soutenir généreusement cette initiative courageuse,

    Claire Polin
    Présidente de SOS Éducation

    P.S. Le principe du financement participatif est assez simple : en cliquant ici, vous arrivez sur une page de présentation avec notamment une vidéo de présentation.

    Vous pourrez également feuilleter quelques chapitres déjà en cours d’édition.
    Puis en cliquant sur « soutenir ce projet », vous pouvez choisir un montant et une contrepartie.

    http://www.polemia.com/sos-education-face-au-naufrage-de-lenseignement-de-lhistoire/

  • La Bavière contre la suppression des visas pour les Turcs

    A l’approche de la suppression des visas pour les près de 80 millions de citoyens turcs, le ministre président de Bavière exprime ouvertement ses inquiétudes. Selon des propos rapportés par le journal Die Welt, Horst Seehofer, qui est aussi président de la CSU, l’allié bavarois du parti CDU d’Angela Merkel, craint que la levée des visas ne conduise à importer en Allemagne les troubles internes de la Turquie. Car la Turquie poursuit ses dures répressions contre sa minorité kurde, et une partie des populations civiles bombardées par les forces d’Erdogan pourrait être tentée par l’émigration.

    Seehofer a également critiqué l’annonce de l’accélération des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE car, a-t-il expliqué, cela fait croire à Ankara que l’Allemagne et les autres nations européennes veulent de la Turquie dans l’UE.« Nous, à la CSU, nous n’en voulons pas », a précisé le leader bavarois.

    Dans ce contexte, les déclarations du ministre des Affaires étrangères polonais, Witold Waszczykowski, la semaine dernière à Ankara, ont de quoi surprendre : « Nous voulons voir la Turquie dans un avenir proche comme membre de l’Union européenne », a annoncé le ministre, qui a aussi exprimé le soutien de son pays à la suppression des visas. Même s’il s’agit probablement pour la Pologne d’obtenir le soutien des Turcs et des Américains pour des bases militaires de l’OTAN en Europe centrale pour se protéger contre la Russie, on ne s’attendait pas à de telles déclarations de la part d’un pays qui s’oppose, avec le groupe de Visegrad, à l’immigration de masse et à l’islamisation de l’Europe.

    Et ce d’autant plus que la Turquie est en train d’élaborer une nouvelle Constitution que le président du parlement d’Ankara a déclarée mardi vouloir être islamique et non plus laïque. « Nous sommes un pays musulman, c’est pourquoi il nous faut une constitution religieuse », a déclaré Ismail Khraman, de l’AKP, le parti du président Erdogan. Pour le secrétaire général de la CSU bavaroise, Andreas Scheuer, l’adoption par la Turquie d’une constitution islamique reviendra pour elle à claquer la porte de l’Europe. Espérons qu’il ne se trompe pas.

    Olivier Bault

     Article paru dans Présent n° 8598 daté du 29 avril 2016

    http://fr.novopress.info/