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lobby - Page 1560

  • La mèche est allumée

    TP_66_couverture.jpgLes hommes du Système ont eu chaud aux fesses. Gauche et droite ont révélé, de façon particulièrement spectaculaire en Nord-Pas de Calais-Picardie et en PACA, leur connivence profonde, avec le seul souci de sauver leurs prébendes (c’est ce qu’ils appellent « sauver la République »…).
    Leur victoire est une victoire à la Pyrrhus : le quotidien La Provence (14 décembre) est obligé, la mort dans l’âme, de reconnaître que « le paysage politique ressemble bien à un champ de ruines ». Mais nous, nous sommes les hommes au milieu des ruines…
    Les chiffres sont là : le Front National, en rassemblant 6,82 millions de voix, passe de 118 à 358 conseillers régionaux. Et, quand on regarde de près les résultats, on voit se dessiner des réalités de terrain. Ainsi, dans le département des Alpes de Haute-Provence, Marion Le Pen est en tête dans 54 communes. Cela signifie que le secret des futures réussites est dans l’ancrage territorial, local. Avec la perspective de prendre des mairies et de tisser des réseaux efficaces.
    Mais le plus important n’est sans doute pas là. Il est dans les perspectives qui s’ouvrent pour ceux qui, comme nous, considèrent les enjeux électoraux comme de simples leviers destinés à contribuer – mais seulement à contribuer – à faire s’écrouler le Système. Cet écroulement deviendra possible quand, dans les têtes, aura progressé la mentalité révolutionnaire (on ne discute pas avec le Système, on le détruit).
    L’essentiel est la conquête culturelle des esprits, qui prépare, comme l’enseigne Gramsci, la conquête politique. De ce point de vue là, nous sommes sur la bonne voie et les moins stupides des gens d’en face le savent fort bien (c’est même ce qui les inquiète le plus). A nous d’enfoncer le clou.
    En clair, le sentiment de frustration né de la déception d’une victoire volée doit déboucher, chez les électeurs du FN, sur une prise de conscience allant dans le sens d’une radicalisation, totale et irrémédiable. Radicalisation des convictions, radicalisation des projets. Qui permette d’en finir, enfin, avec l’illusion que la droite peut sauver quoi que ce soit dans le naufrage d’une société que nous sommes en train de vivre. Marion Le Pen, cette frêle jeune femme qui a révélé qu’elle était en acier trempé, a bien résumé la situation en déclarant : « Ils ont gagné une élection mais ils ont perdu leur âme (…) Il y a des victoires qui font honte au vainqueur (…) Ces régions que la gauche a fait gagner à la droite est un cadeau empoisonné (..) S’ils pensent nous effrayer, nous décourager, ils se trompent… Nous allons redoubler d’efforts et de combativité ».
    Alors que le chômage, la misère, l’insécurité, l’immigration-invasion vont continuer, immanquablement, à répandre toujours plus leurs ravages, il n’est plus temps de faire la fine bouche sur l’impératif de l’engagement car il existe, clairement, désormais en France, deux camps et seulement deux : les agents (et les victimes consentantes, bêlantes) du Système et les Patriotes. Quand l’ennemi est là, dans nos murs, nous ne sommes pas du genre à couper les cheveux en quatre et à discuter du sexe des anges. C’est pourquoi nous marchons au son du canon.

    Pierre Vial 

    http://www.terreetpeuple.com/terre-et-peuple-magazine-communaute-6/571-terre-et-peuple-magazine-n-66-hiver-2015/1371-editorial-tp-mag-n-66.html

  • Oskar Freysinger : « On ne peut pas faire venir un millions d’étrangers comme Mme Merkel et croire que tout va bien aller » – référendum sur l’expulsion des criminels étrangers le 28 février

    La suisse est un pays souverain , la cours européenne doit donc être soumise au droit suisse selon l’élu. Le référendum sur « l’Initiative populaire fédérale sur le renvoi des étrangers criminels « qui aura lieu le 28 février en Suisse à l’initiative du parti UDC dont Oskar Freysinger est le vice-président, est l’objet principal de cette interview, elle fait suite à la précédente initiative de l’UDC sur le renvoi des étrangers criminels qui fut adoptée en 2010. Elle est combattue par une écrasante majorité des formations politiques, de la gauche à la droite. Mais cette opposition n’effraie visiblement pas l’UDC. Ancien conseiller national, le conseiller d’Etat valaisan Oskar Freysinger est vice-président de l’UDC Suisse.

    Le côut des  prisonniers étrangers (73% de des prisonniers) coûtent 730 millions par an de Francs suisses. Une loi qui est différente de la déchéance de nationalité qui va être débattue en France, car elle ne concerne pas les bi-nationaux qui ont un passeport suisse. Car elle concerne l’expulsion automatique des criminels étrangers coupables de faits graves. Avec cette procédure cela concernerait le renvoi de 10 000 étrangers par an dans leur pays respectifs.

    freysinger

  • Nicolas Sarkozy dit avoir « réfléchi » : soit c’est un gros mensonge, soit c’est une preuve supplémentaire de légèreté

    Tugdual Derville a accueilli sans surprise le revirement de Nicolas Sarkozy :

    "[...] Rappelons que, le 15 novembre 2014, Monsieur Sarkozy s’était engagé clairement, d’abord à « réécrire » cette loi, puis, cédant à la foule réunie par le mouvement Sens commun, à l’abroger. Mais, ce jour-là, il avait usé d’une formule un brin méprisante, révélatrice d’un état d’esprit versatile : « Si vous préférez qu’on dise qu’on doit l’abroger pour en faire une autre (…), si ça vous fait plaisir, franchement, ça coûte pas très cher ». Il faut lire entre les lignes.Dans ce contexte le mot « franchement » signe l’absence de sincérité. L’orateur entendait séduire, voire acheter l’adhésion « pas très cher ». Ce n’était ni le discours d’un homme de conviction, ni celui d’un homme de parole.

    Nicolas Sarkozy dit avoir « réfléchi »…

    Argument facile. Soit c’est un gros mensonge, soit c’est une preuve supplémentaire de légèreté. Je crois surtout que, comme tant d’autres leaders surannés, l’ancien président n’a rien compris à ce qui monte depuis 2012, ce puissant courant d’écologie humaine attaché aux repères anthropologiques. Comme François Hollande, il occulte la cause des enfants. Dans leur guerre de nombrils, les politiques recherchent la « posture » qu’ils croient la plus favorable à court terme. Les yeux rivés sur la concurrence, ils oublient le service du bien commun. Entretenir le flou reste un mauvais calcul à long terme… L’argument utilisé pour le retournement de veste (« Il ne sera pas question de démarier les mariés et de revenir en arrière ») n’est pas pertinent. M. Sarkozy cède à la dialectique de l’inéluctabilité utilisée par le lobby LGBT. C’est la loi Taubira qui est régressive. Des juristes – ceux de l’Institut Famille et République récemment – ont étudié comment abroger ou réécrire cette loi, pour protéger l’enfant. Au lieu de les suivre, Nicolas Sarkozy se laisse féliciter par Laurence Rossignol… En reniant sa parole, il joue contre son camp. L’impact est désastreux.

    N’est-ce pas un camouflet pour ceux qui l’ont alors cru ?

    Devant Sens commun, Nicolas Sarkozy était en campagne pour la présidence de l’UMP. Au jeu de la barbichette, la question était : qui tient qui ? Peu de participants furent dupes. Qui peut ignorer que les promesses politique de campagne sont devenues des attrape-mouches jetables ? La perte de crédit de la parole politique est telle que les Français sont habitués aux sincérités successives. Elles alimentent leur mépris pour les partis et leurs chefs. Les citoyens regardent ces derniers comme des acteurs plus que comme des hommes d’État. On raffole des joutes comme on aime le jeu. On assiste au spectacle sans croire à la chanson.

    Que faut-il faire pour ne pas désespérer ?

    Bien sûr, ne pas se laisser abuser par « La France pour la vie », et autres balivernes hypnotiques en forme de déclaration d’amour. Ensuite, renoncer à la quête éperdue du leader providentiel. Dans notre pays, elle gaspille une énorme énergie. Une maxime de Confucius nous aidera à écarter les inconstants et les inconsistants : « Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l’État ? Mais celui qui ne sait se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres ? » Enfin, sans attendre un sauveur chez nos contemporains, continuer la construction de cette « polis parallèle » que décrivait le dissident Tchécoslovaque Vaclav Benda. Tisser des liens et prendre des initiatives de terrain, humanitaires, sociales et culturelles, fondées sur une véritable anthropologie, c’est notre réponse aux démolisseurs de tout poil qui continuent de saper les fondements de la vie en société. Telle est la véritable politique capable d’établir ce que Vaclav Havel nommait « la vie dans la vérité »."

    Michel Janva

  • Marion Maréchal -Le Pen : "Quel est le sujet sur lequel Nicolas Sarkozy n'aura pas trahi ?"

    Philippe Carhon

  • Le reniement de Sarkozy sur le mariage : plus qu'une offense, une trahison à l'égard des familles

    Communiqué de Karim Ouchikh, Président du SIEL, Adminstrateur national du RBM et Conseiller régional Île-de-France :

    "Reconsidérant sa position initiale, Nicolas Sarkozy vient de faire savoir, dans son dernier ouvrage, qu'il renonçait définitivement à abroger la loi Taubira sur le mariage homosexuel.  

    Cette volte-face radicale ne surprendra que ceux qui avaient encore la naïveté de créditer l'ex-chef de l'État d'une quelconque constance dans l'affirmation de ses opinions. 

    Les candidats LR à la primaire, pour la plupart d'entre eux, s'aligneront à coup sûr sur ce renoncement qui achève de discréditer un parti qui s'est distingué, depuis sa fondation, par le peu d'empressement apporté à la défense de la famille. 

    Devant pareille démission politique, le SIEL rappelle son opposition fidèle non seulement au mariage des couples homosexuels mais aussi à toutes les atteintes à notre socle anthropologique, de l'adoption par les couples du même sexe à la procréation médicalement assistée (PMA) en passant par le gestation pour autrui (GPA).

    Parmi les personnalités présidentiables, seule Marine le Pen s'est engagée à abroger la loi Taubira, sans effet rétroactif : nul ne peut douter qu'elle tiendra parole. Le SIEL lui exprime sa confiance et lui assure de son concours dans l'élaboration de sa politique familiale ambitieuse qu'elle ne manquera pas de proposer aux Français d'ici 2017.

    Plus que jamais attaché à la défense authentique de nos valeurs et de nos traditions, le SIEL appelle tous les Français à participer au combat de civilisation contre les forces libérales-libertaires vouées à détruire notre modèle familial traditionnel."

    Michel Janva

  • De Valls à Cazeneuve un même amour de l’Islam et une même haine de l’identité chrétienne de la France

    arton32979-a96d3.jpgLes élections présidentielles approchant, certains élus socialistes semblent se souvenir que la grande majorité de l’électorat de France est chrétien après l’avoir couvert de leur plus grand mépris. Des chrétiens en grande majorité catholiques dont la plupart, face au déferlement immigré musulman, aux attentats islamiques, aux nouvelles de viols collectifs, et autres exactions, se souviennent du baptême chrétien de leur patrie, en dépit d’un lavage de cerveau tous azimuts pour les convaincre du contraire. Jusqu’à ces dernières semaines où la promotion de l’avortement par Marisol Touraine semble directement venger les propos par trop chrétiens de Marion Maréchal-Le Pen durant sa campagne électorale, à propos de la suppression des aides au planning familial .

    Ainsi pour Bernard Cazeneuve, à travers une tribune du site « l’Obs Le plus » du 02 avril 2012, évoquer « les racines chrétiennes de la France », c’est « faire une relecture historique frelatée » qui a « rendu la France peu à peu nauséeuse.»

    Le grand prêtre des laïcistes, Vincent Peillon, qui a sévi comme ministre de l’Éducation nationale de 2012 jusqu’en avril 2014, prône d’ « inventer une religion républicaine » pour remplacer la religion catholique; quant à parler de l’identité de la France, cela relève du quasi blasphème islamique pour l’ex-ministre de François Hollande. 

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  • Ludovine de la Rochère critique le revirement de Sarkozy sur le mariage

    Michel Janva

  • Moldavie : le peuple ne veut pas du nouveau Premier ministre pro-UE et envahit le parlement

    A Chisinau, la capitale moldave, la foule a laissé exploser sa colère après la désignation du nouveau Premier ministre. Le pays traverse une grave crise liée à d’incroyables scandales politico-financiers qui ont conduit à la disparition d’un milliard de dollars, à la démission du gouvernement et à l’inculpation pour corruption de l’ancien Premier ministre accusé d’avoir volé 250 millions de dollars.

    Mercredi, des manifestants se sont introduits dans le parlement après l’approbation par les députés de la nomination d’un politicien pro-UE au poste de Premier ministre.

  • Les Charlies : un patriotisme trahi

    Le 11 janvier dernier, nous étions tous invités a nous identifier à Charlie l’hebdo d’extrême gauche. Beaucoup l’ont fait avec coeur, s’imaginant retrouver ensemble l’esprit français, alors même que cet « esprit Charlie » était mort-née…

    Pour le premier anniversaire de la tuerie du 7 janvier 2015, Charlie a peaufiné un numéro, avec texte et dessin de Riss. Riss est à la fois le directeur du Journal et un rescapé du massacre. Étrange : dans son dessin, dans son éditorial, il ne reste rien du « Je suis Charlie » d'il y a un an, rien d'universel, rien qui ait un rapport avec notre Contrat social, sinon encore et toujours, recuits dans la haine, le sectarisme garanti d'origine. Etrange maladie des victimes : elles seraient aujourd'hui incapables de désigner leurs agresseurs. « L'assassin court toujours » proclame le titre du dessin de Riss. S'il court encore (et en tout sens) cet assassin putatif, c'est dans la tête des rescapés. On connaît parfaitement les auteurs et les motivations de la tuerie de Charlie, on connaît les assassins réels, les frères Kouachi ont été mes. Mais Riss, qui était présent au sinistre Conseil de rédaction et qu'un gendarme a remis sur ses pieds après le drame, affecte de ne rien comprendre.

    Voltaire n'est pas Charlie

    Le 7 janvier ? Faute à Dieu. Un Dieu qui du reste ne ressemble pas du tout à Allah (que d'ailleurs l'on ne représente pas). Surplombé (ou nimbé ?) du triangle maçonnique, doué de cet œil très maçonnique aussi, qui, d'après Victor Hugo « était dans la tombe et regardait Cain », c'est un dieu tout ce qu'il y a de plus occidentalisé, que Riss un an après désigne de son crayon à la vindicte populaire. De fait ce dieu est représenté s'enfuyant, la soutane rougie de sang. Voilà, à froid, le message définitif de Charlie : c'est Dieu le coupable, nous n'y sommes pour rien, l'islamisme n'y est pour rien, aucun homme n'y est pour rien. Même pas ceux qui ont appuyé sur la détente. L'assassin court toujours, on n'a pas pu arrêter Dieu.

    L'esprit Charlie, je veux dire : ce que l'on a appelé ainsi au début de l'année était chez les manifestants et dans son premier jet, j'en suis témoin, un esprit de retour à la France ; fut-ce, comme dit l'hebdomadaire Marianne à la France qui rit, qui se moque, qui provoque. L'ironie voltairienne constitue une partie de notre patrimoine. Depuis Voltaire, les Français sont volontiers méchants. Si la méchanceté de Charlie Hebdo était faite d'ironie, on n'aurait qu'à supporter cette manifestation endémique du mauvais esprit national. Mais il n'y a pas la moindre ironie dans le dernier numéro de Charlie. Juste de l'idéologie, une idéologie que l'on ne peut même pas nommer « athée » et que je dirais volontiers, moyennant un néologisme, une idéologie « anti-thée » - anti-dieu si vous voulez. Plutôt que d'exercer leur ironie en se moquant de leurs bourreaux (ils savent maintenant ce qu'il peut en coûter) les dessinateurs de Charlie se moquent de Dieu : à court terme, c'est moins dangereux.

    Pas le droit de ne pas rire

    L'analyse de Riss dans son Éditorial va évidemment dans le même sens que le dessin. Il met en cause les « fanatiques abrutis par le Coran » mais il n'oublie pas de mentionner sur le même plan, les « culs-bénits venus d'autres religions » qui pourtant, jusqu'à plus ample informé, ne sont pour rien dans les meurtres du 7 janvier. Ce qu'il leur reproche ? Avoir souhaité la mort du journal au motif qu'il « ose rire du religieux ». Paradoxe de ces grands supporters de la liberté dans tous ses états, ils développent consciemment ou inconsciemment un véritable totalitarisme intellectuel. On n'a pas le droit d'être en désaccord avec le rire de Charlie. Ceux qui ne sont pas d'accord avec le dessin sont tous à mettre dans le même sac. Avec Riss, malgré la prétention de Charlie à regrouper tous les Français, on est revenu sans crier gare aux bouffeurs de curé du début du xxc siècle. Comme à l'époque, on est dans la concourite. La preuve, Riss ne se prive pas de reprendre une sentence de l'Évangile, en se déclarant, en tant qu'athée, encore plus évangélique que les chrétiens ; il déclare : « Les convictions des athées et des laïcs peuvent déplacer encore plus de montagnes que la foi des croyants ».

    Ce n'est pas avec ce langage d'athée militant, de révolté professionnel, que l'on peut prétendre représenter la France dans le combat anti-terroriste. Laissés à eux-mêmes, les Charlies redeviennent ce qu'ils ont toujours été : des marginaux toujours prêts à fourguer leurs idées toutes faites, les mêmes depuis cinquante ans, et qui ont aujourd'hui plus de raisons que jamais de se cantonner à ce combat gauchiste de type adolescent, dans lequel se complaît aujourd'hui la rédaction du journal.

    La manifestation monstre du 11 janvier 2015 s'était réunie pour manifester la force de la France en paix face au terrorisme. Las... Le slogan identitaire « Je suis Charlie » donne lieu - on le voit aujourd'hui - à une guerre idéologique, indigne des enjeux sociaux actuels et indigne de l'union de tous contre la terreur, qui serait plus que jamais nécessaire.

    Alain Hasso monde&vie 13 janvier 2016

  • Hollande inverse la courbe des naissances

    8530-Chard.jpg

    (Présent 8530)

    8530-Une.jpgC’est le seul avantage concurrentiel que nous avions sur l’Allemagne, notre partenaire et néanmoins rival en Europe : une bonne santé démographique. Avec l’Irlande, nous sommes le pays où la natalité prospère, ce qui permet, avec deux enfants par femme, de renouveler les générations. L’Allemagne fait la grève des berceaux, elle est plus peuplée que la France, mais ça ne durera pas. Elle pourrait perdre plus de 15 millions d’habitants d’ici à 2060 et la France en gagner environ 9 millions ; vers 2045, les deux pays devraient avoir des populations identiques et, en 2060, la France compterait environ sept millions d’habitants de plus que l’Allemagne.
    Mais cela, c’était avant que le désastre de la présidence Hollande ne s’abatte sur notre pays, non seulement il ne remédie pas à ce qui marche mal, mais s’en prend à ce qui va bien. Il a réussi à inverser la courbe des naissances, à défaut de celle du chômage. En 2015, selon l’Insee, le taux de natalité a reculé de 2,3 %, passant sous la barre de deux enfants par femme, pour s’établir à 1,96 % régressant au niveau de 2005, qui était déjà l’année la plus faible pour la natalité française depuis 1999. Ce grand bond en arrière, on le doit à la politique antifamiliale de Hollande.

    Le gouvernement, financièrement aux abois, fait des « économies » de bout de chandelle à court terme au détriment du futur. Cette politique de myope est particulièrement dommageable quand il s’agit de la famille, qui porte l’avenir du pays. Le pouvoir a modulé les allocations familiales en fonction des revenus, revu deux fois à la baisse le quotient familial, confondant politique sociale de redistribution et la politique visant à aider les familles, quels que soient ces revenus.

    C’est aussi pour s’en prendre aux « plus favorisés », ceux dont Hollande naguère assurait qu’ils étaient riches parce qu’ils gagnaient plus de 4 000 euros par mois ! Il s’attaque aussi aux familles nombreuses, souvent catholiques, pour leur faire payer leur opposition au « mariage » pour tous. La déduction fiscale pour frais de garde a été réduite sans que le nombre de crèches augmente, de quoi décourager les femmes qui travaillent d’avoir des enfants. À cela, il faut ajouter que Marisol Touraine fait tout pour banaliser et faciliter l’avortement.

    La conséquence de ce recul démographique ? Une moindre croissance et plus de chômage. Déjà, avec la baisse des naissances, certaines cliniques privées risquent de disparaître. Un recul de 2,3 % des naissances, c’est 19 000 bébés de moins en un an, cela correspond au nombre de nouveau-nés annuels dans vingt maternités qui mettront la clef sous la porte et enverront le personnel à Pôle emploi.

    Mais cela servira aussi aux thuriféraires de l’immigration « chance pour la France » à justifier son aggravation. Ce n’est pas parce qu’elle a « bon cœur » qu’Angela Merkel ouvre ses frontières aux « réfugiés », c’est aussi pour trouver de la main-d’œuvre pour pallier le désastre démographique allemand, qui pourrait être aussi le nôtre si on laisse les socialistes continuer à détruire la famille en décourageant la natalité.

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/197314/hollande-inverse-courbe-naissances/