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Pourquoi l'alliance américano-islamiste veut éviter le choc des civilisations
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Restrictions d’eau pour les agriculteurs : STOP au deux poids, deux mesures !
Tandis que les racailles gaspillent des milliers de mètres cubes d’eau, les agriculteurs et les particuliers sont rationnés. Cherchez l’erreur…
Pendant la période de canicule qui a touché la France début juillet, des racailles issues pour une majorité d’entre eux de l’immigration, (dénommées « jeunes » dans les quelques médias « mainstream » qui ont relayé les faits) ont vandalisé des milliers de bouches d’incendie en France, principalement dans les « cités sensibles » de la banlieue parisienne, mais pas que… La presse s’est faite l’écho d’incidents répétés dans la métropole lilloise, en Seine Saint-Denis, dans le Val d’Oise ou dans la région lyonnaise, pour ne citer que quelques exemples.
Le site « FDeSouche » a comptabilisé les actes de vandalisme de bouches incendies en France :
Quelques jours plus tard, on apprend que la population française, et principalement les agriculteurs, est soumise à des restrictions d’eau liées à la sécheresse qui sévit depuis plusieurs mois sur une grande partie de l’Hexagone.Un rapide calcul permet de constater que les 30 000 000 de litres d’eau gaspillés rien que dans la métropole Lilloise auraient permis à raison de 10 litres d’eau par m², d’arroser 300 hectares de cultures …
STOP à la culture de l’excuse du genre « “Ils ne font rien de mal, ils ne cassent pas de voitures… ils s’amusent avec l’eau ” (voir ci-dessous) !Comme d’habitude, en plus de payer les milliards d’euros dépensés en pure perte dans les banlieues, les Français et en particulier les agriculteurs vont se trouver privés d’eau pour assurer leurs récoltes, c’est à-dire le fruit de leur travail… Pendant ce temps-là, la racaille s’amuse… en gaspillant l’eau et en caillassant les forces de l’ordre…
Stop à cette racaille ! Agriculteurs, Français, réveillez-vous !
Aux élections Régionales, renversez la Table ! Dites haut et fort : « On est chez nous ! Les Français d’abord ! »
Franck GUIOT
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Jean-Pierre Le Goff : « L'Europe est devenue une utopie de substitution »
Pour le sociologue Jean- Pierre Le Goff, la crise grecque a révélé les faiblesses de l'Union européenne. Il considère que cette dernière a sacrifié la culture et la politique à la seule économie.
La crise grecque a plongé l'Europe dans l'angoisse. Vivons-nous une crise européenne ?
JEAN-PIERRE LE GOFF. - Sans nul doute, même si ce n'est pas la première. La façon dont on traite la crise grecque me paraît symptomatique de la façon de faire de la politique au coup par coup, en parant tant bien que mal au plus pressé, dans une optique étroitement économiste, avec une inflation de communication et de commentaires qui tournent en boucle et finissent par décourager l'envie même d'y voir clair et de penser qu'il pourrait en être autrement. Il s'agit de comprendre, par-delà la crise grecque actuelle et l'urgence, pourquoi et comment on en est arrivé là, pour en tirer des leçons qui ne soient pas seulement de circonstances.
Comment expliquez le désamour entre les peuples dont témoignent de nombreux référendums (France, Hollande, Irlande, Grèce…) et la construction européenne ?
L'association des peuples à la construction de l'Union est problématique. Le fait de faire revoter les peuples à un an d'intervalle, au Danemark pour le référendum sur le traité de Maastricht, en Irlande pour le traité de Nice puis celui de Lisbonne, a donné l'image d'une Union européenne construite à marche forcée, résultant de «oui» obtenus à l'arraché après des tractations. Après le rejet français du traité constitutionnel en 2005, Nicolas Sarkozy a signé deux ans plus tard le traité de Lisbonne, considéré par beaucoup comme une reprise alambiquée du traité constitutionnel. Il est vrai que Nicolas Sarkozy s'était clairement engagé dans sa campagne et que ce traité fut approuvé par le Congrès. Il n'empêche: cette façon de faire n'a pas, pour le moins, contribué à rapprocher le peuple de l'Union. Quant à François Hollande, contrairement à ses promesses de campagne, il n'a pas renégocié le traité budgétaire européen et sa capacité de «synthèse» n'a pas trompé grand monde. Sur le plan économique, une question simple mérite d'être posée: pourquoi a-t-on intégré d'emblée dans la zone euro des pays aux économies si hétérogènes? Comment a-t-on pu intégrer la Grèce, alors que l'on savait que son État avait, pour le moins, quelques difficultés à prélever l'impôt et qu'il truquait les comptes? Aujourd'hui, on se plaint de l'attitude du gouvernement grec en disant qu'il ne joue pas le jeu, oui, mais pourquoi a-t-on accepté qu'il entre dans la zone euro? Et comment peut-on passer si vite d'un discours catastrophique sur le Grexit à la reconnaissance qu'une sorte de la Grèce de l'euro est envisageable? J'attends des politiques qu'ils s'expliquent clairement sur ces questions. C'est une condition de leur crédibilité.
Quelles sont, selon vous, les causes d'une telle «marche forcée» ?
Elles ne sont pas, à mon sens, d'ordre essentiellement économique. Une partie des élites s'est lancée dans une fuite en avant en faisant de l'Europe une sorte d'utopie de substitution au nationalisme et au socialisme anciens, dans un moment historique particulier: après la chute du mur de Berlin, certains ont pu croire à une «fin de l'histoire», à l'entrée dans un monde pacifié régi par l'éthique des droits de l'homme et les lois du marché. La construction de l'Union européenne s'est affirmée sous cette modalité, à tel point qu'elle semblait capable de s'élargir sans contours bien précis. N'oublions pas au demeurant qu'à un moment l'intégration de la Turquie semblait pour certains hommes politiques aller de soi. La primauté donnée au libéralisme économique accompagné d'un discours général et généreux sur les «valeurs» qui s'apparentent à de bons sentiments me paraît symptomatique de la difficulté des pays européens à se réinsérer dans l'histoire et à peser significativement dans les affaires du monde. Aujourd'hui, pour une partie de la population, l'Europe n'est pas perçue comme une protection et une «chance», mais comme une sorte de cheval de Troie de la mondialisation débridée, animée par une bureaucratie tatillonne émettant des directives et des règlements à n'en plus finir et des discours idéologiques correspondant au nouvel air du temps, notamment dans les domaines culturel et des mœurs. On peut trouver que cette appréciation méconnaît certaines décisions européennes, mais on ne peut la caractériser sommairement de «populiste», en renvoyant une partie de la population dans le camp de la démagogie de l'extrême droite ou de l'extrême gauche.
Comment restaurer le sentiment d'appartenance et de fierté européenne ?
Je ne crois pas que l'Europe puisse prendre sens pour les différents peuples si on leur demande d'emblée d'oublier leur appartenance nationale ou de se considérer en position de surplomb vis-à-vis d'elle, comme tend à le faire une partie des élites et des administrateurs de l'Union européenne. Qu'on le veuille ou non, la nation demeure une référence identitaire centrale et le cadre premier de l'expression démocratique ; l'histoire n'avance pas sans les peuples. Un projet politique national me paraît inséparable d'une certaine vision de l'Europe et toute décision importante doit associer pas à pas les peuples et leurs représentants élus. C'est une des leçons qu'il est grand temps de tirer de la crise grecque. Reste une question essentielle qui déborde le champ de compétences des politiques: celui de l'héritage culturel qui nous spécifie par rapport au reste du monde. La construction de l'Union européenne repose sur un paradoxe: elle intervient dans un moment où des sociétés démocratiques européennes ne savent plus d'où elles viennent ni où elles vont. Après des années d'histoire pénitentielle qui nous désarment face à ceux qui veulent nous détruire, il importe de faire valoir clairement nos acquis civilisationnels qui ne se limitent pas à la liberté et aux droits individuels. Faute de ces deux conditions, politiques et culturelles, l'Europe demeurera une sorte de grand marché et de «démocratie providentielle» plutôt mal en point, avec en prime le statut d'un territoire de villégiature pour touristes du monde entier, admirant le patrimoine d'une civilisation moribonde.
notes
Jean-Pierre Le Goff, né en 1949, est philosophe de formation, écrivain et sociologue au CNRS. Ses ouvrages portent , sur les évolutions problématiques de la société françaises, notamment les paradoxes de Mai 68 et le gauchisme culturel. Son dernier livre La Fin du village. Une histoire française est paru chez Gallimard en 2012.
* Dernier ouvrage paru: «La Fin du village. Une histoire française», Paris, Gallimard, 2012, 592 p., 26 €.
Source : Le Figaro :: lien
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"Ils veulent sauver l'euro jusqu'au dernier Grec vivant"
L'expression, employée en... 2011 par l'économiste Marc de Scitivaux, l'un des premiers à avoir anticipé les conséquences financières de la crise du subprime, peut s'appliquer à l'accord européen conclu avec la Grèce - un accord qui non seulement ne rend pas sa dette plus soutenable, mais lui fait perdre une partie de sa souveraineté :
"La Grèce a jusqu'à mercredi soir pour légiférer sur une liste d'«actions prioritaires» qui bouscule toutes les lignes rouges dressées par Athènes depuis cinq mois. Généralisation d'une TVA alourdie et refonte du coûteux système de retraite, bien sûr. Mais aussi limitation de la souveraineté budgétaire: il s'agit, précisent les dix-neuf, «d'introduire des réductions quasi automatiques des dépenses en cas de dérapage» par rapport aux objectifs d'excédent.
Une fois ces lois passées à la Vouli et le feu vert impératif donné par le Bundestag et cinq autres parlements (Autriche, Estonie, Finlande, Pays-Bas et Slovaquie), la discussion effective du plan de sauvetage pourra débuter. Alexis Tsipras, figure de proue de l'extrême gauche européenne, devra alors avaler d'autres couleuvres: la poursuite du mandat du FMI au-delà du printemps 2016, l'introduction de procédures de licenciement collectif inédites en Grèce, le «réexamen rigoureux» du pouvoir syndical et des négociations collectives [ndlt : et la légalisation du travail le dimanche].
Politiquement, les mains du premier ministre, ou de son successeur, seraient liées pour trois ans. Le gouvernement «devra consulter les institutions (créancières) et convenir avec elles de tout projet législatif» lié au plan de redressement, et ce «avant de le soumettre à la consultation publique ou au Parlement», insistent les dix-neuf. Plus de référendum, donc. La Grèce perd une partie de sa souveraineté. La troïka, officiellement réinstallée d'un même trait à Athènes, obtient des pouvoirs qui s'apparentent à ceux d'un régent."
La mesure censée apporter de l'oxygène à la Grèce ne règlera rien. Athènes devra en effet mettre en place un fonds de privatisation dont l'objectif sera d'engranger 50 milliards d'euros : la moitié ira aux banques, et seulement un quart au service de la dette et un quart aux investissements. En attendant, la Grèce continuera d'être rachetée morceau par morceau par des intérêts étrangers, dans des proportions bien plus importantes que par le passé. Voilà ce qu'elle a déjà perdu (pour 7,7 milliards €, une paille à côté des 50 milliards qu'elle doit maintenant trouver) :
"Après la victoire de Syriza en janvier, plusieurs ministres avaient annoncé l’arrêt de certaines privatisations, notamment celle du Port du Pirée au grand dam des Chinois qui gèrent déjà l’un des ports de marchandises. Mais Alexis Tsipras a tranché en faveur des privatisations, à l’exclusion de celles concernant les sociétés de l’eau ou de l’énergie.
Les principales privatisations en cours sont celles de la compagnie de chemin de fer, Trainose, des ports du Pirée et de Salonique, ainsi que plusieurs marinas.
Depuis 2011, Taiped a mené à bien une vingtaine d’opérations. La plus importante est celle de la concession de quatorze aéroports régionaux accordée en novembre 2014 à une entreprise allemande, Fraport, associée à une société grecque, pour un montant total de 1,2 milliard d’euros. C’est la plus grosse privatisation réalisée à ce jour.
La vente du site de l’ancien aéroport d’Athènes, Hellenikon, un immense terrain laissé à l’abandon depuis 2004, en bord de mer, a été confié à l’une des principales grandes familles grecques, les Latsis, associée à un fonds chinois et un fonds d’Abou Dhabi, pour 900 millions d’euros. L’affaire a suscité des polémiques car le bien avait été évalué à plus de 3 milliards d’euros.
La société de jeux, l’OPAP, a été cédée à un consortium gréco-tchèque, Emma Delta."
Voilà quelques jours, Nigel Farage conseillait à Alexis Tsipras de quitter, la tête haute, la zone euro :
Marc Scitivaux, doué pour les prédictions donc, ne disait rien d'autre en 2011, face au chef économiste de Goldman Sachs (la banque qui a non seulement aidé la Grèce à camoufler sa dette, mais a spéculé sur son dos par la suite) :
Le ministre grec des Finances était prêt à prendre le contrôle de la banque de Grèce et appliquer une décote sur les obligations grecques pour obtenir un accord plus favorable, quitte à diriger le pays vers une sortie de la zone euro. Avec Angela Merkel et François Hollande, Alexis Tsipras a choisi l'euro. Pour combien de temps ? Le terme "Europe" nous vient certes de la Grèce, mais aussi celui de "chaos".
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Météo : Un business au beau fixe
Elle dicte notre façon de nous vêtir le matin, conditionne nos sorties et peut gâcher nos congés : la météo fait la pluie et le beau temps dans notre existence, en particulier durant les vacances. L’engouement des Français pour les prévisions météorologiques est spectaculaire: c’est l’une des applications les plus consultées sur smartphone.
On supporte difficilement aujourd’hui une averse surprise sur la plage ou lors d’une balade à vélo… Certains font leurs propres prévisions en s’offrant une station météo individuelle, d’autres choisissent leur camping ou leur lieu de vacances en fonction des garanties de remboursement offertes en cas de pluie.
Autrefois, Météo France occupait seule le terrain, mais aujourd’hui, des start-up ont fait de la météo une activité lucrative, en développant ce qu’elles appellent la “business intelligence climatique”.
Elles proposent leurs services aux entreprises météo-dépendantes (fabricants de glaces, de boissons, jardineries, clubs de vacances…) afin qu’elles puissent ajuster leur offre saisonnière. En France, 25% du PIB serait lié aux conditions météo. Enquête sur la science du beau temps… pour éviter la dépression durant ses vacances.
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Tuer des enfants, ça rapporte
Le lucratif commerce de l'avortement aux Etats-Unis :
"Planned Parenthood, principal fournisseur d’avortement aux Etats-Unis, est également une entreprise prospère. C’est ce qu’indique les chiffres publiés le 1er juillet dernier par American Life League. Gagner seulement un dollar pour le meurtre d’un ‘homme serait déjà scandaleux, mais les montants des salaires que donne le rapport révèlent la vérité sur un mal enraciné dans l’âme de nombreux pays.
Se basant sur les déclarations de revenus des membres du personnel, le rapport identifie que l’avortement est une entreprise sanglante, mais à revenu élevé. Le salaire annuel moyen d’un PDG à Planned Parenthood est de 186.071,87 $. 87% des salariés gagnent plus de 100.000 $, 37 %, 200 000 $ et 13% plus de 300.000 $. Le PDG de Planned Parenthood, Cecile Richards, reçoit un salaire annuel de 590 000 $ … pour avorter des êtres humains.
Interrogée sur le rapport d’American Life League, Cecile Richards a déclaré, lors d’une conférence de presse: « C’est de notoriété publique. Il en a toujours été ainsi », ajoutant: » Je travaille dur pour mon salaire et je pense que ce n’est pas un problème. Planned Parenthood de coût-bénéfice est le meilleur fournisseur de services de planification familiale de ce pays. Les milieux de droite font toujours leur possible pour créer des problèmes là où il n’y en a pas. » Mais la vérité que tait est Richards, c’est que sont 58 millions d’êtres humains qui ont été tués par l’avortement aux États-Unis depuis 1973 (...)"
Pour consulter le bilan financier annuel c'est ici.
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Monsanto, la “reine des graines OGM”
Vendre son poison et son antidote est l’assurance d’un business florissant. #DATAGUEULE s’intéresse à l’empire Monsanto, la “reine des graines OGM”.
Cette entreprise américaine dont le siège est situé à Creve Coeur, dans le Missouri, est la cible prioritaire de ceux qui souhaitent défendre une agriculture durable et sans OGM.
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Pour lutter contre l’islam radical, il faudrait commencer par le combattre
85 % des Français, selon les dernières statistiques, considèrent l’islamisme radical comme une menace réelle. Enfin ! devrait-on dire.
Maintenant que l’émotion soulevée par l’attentat et l’assassinat en Isère est retombée, où en est-on ? 85 % des Français, selon les dernières statistiques, considèrent l’islamisme radical comme une menace réelle. Enfin ! devrait-on dire. Il a fallu un homme, un seul, pénétré des idées islamistes et d’une tête qui tombe pour que nos concitoyens comprennent que le danger est à leur porte. Il n’y a pas de sanctuaire avec les radicaux. Ils frappent là où on ne les attend pas.
On espérait, face à cet acte de barbarie, faisant suite à plusieurs autres qui en annoncent de nouveaux, des mesures radicales de la part de notre gouvernement. Comme dans d’autres pays européens, on aurait pu penser que le Premier ministre fasse fermer immédiatement les mosquées où sévissent des prêcheurs extrémistes, les écoles qui enseignent le Coran radical, interdise les prières de rue, limite au moins temporairement la création de nouvelles mosquées, fasse saisir les comptes par lesquels transitent les subventions venant des pays du Golfe visant à la propagation de la religion musulmane, renvoient dans leur pays d’origine les fanatiques prêchant le djihad, interdise le prosélytisme dans les prisons, déchoie de leur nationalité et expulse tous ceux qui se réclament de l’islam radical, bloque l’entrée de migrants en provenance des pays à risque, considère les Français partis faire le djihad comme des traîtres ...
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Nasrallah:les régimes arabes ont vendu la Palestine, l’Iran est son seul soutien
Le secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah a affirmé que " soutenir la cause palestinienne implique obligatoirement d’être avec la république islamique de l’Iran, et que par contre s’opposer à l’Iran signifie obligatoirement être contre la cause palestinienne " ajoutant " l"'Iran est la seule planche de salut qui reste aux Palestiniens après Dieu".
S’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale d’ alQods, via travers un écran géant, et célébré dans le Forum du Maitre des Martyrs dans la banlieue-sud de Beyrouth, sayyed Nasrallah a souligné que « la région traverse l’une des époques les plus cruciales et difficiles qu’elle n'a jamais connue dans son histoire » notant que « l’ennemi israélien a conclu lors de sa conférence international annuelle d'Herzlya qu’il jouissait d’un environnement stratégique favorable ».
Son excellence a évoqué la situation en Syrie, au Yémen, au Bahreïn , au Koweit et au Liban , tout en mettant en garde contre ce qui se trame contre l’Algérie avec les derniers événements.
Les principaux titres de son discours:
La célébration de la Journée internationale d’alQods , en ces circonstances extrêmement difficiles que traverse notre région, prouve la clairvoyance de l’Imam Khomeiny quand il a consacré le dernier Vendredi du mois de Ramadan à alQods et la justesse de son but à savoir garder la question palestinienne vivante dans la mémoire de tous les peuples de notre Oumma..
En cette journée nous commémorons aussi l'agression sioniste barbare contre la bande de Gaza au mois de Ramadan. Ce peuple , courageux et digne , qui continue de lutter et de résister contre l’occupation israélienne malgré un blocus inhumain.
Or, en dépit de toute la situation difficile qui prévaut dans la région, des millions ont répondu à l’appel de l'imam Khomeiny :en Iran , en Arabie-Saoudite dans la région d’alQatif, en Irak, au Yémen, en Syrie, en Jordanie, à Bahreïn, en Mauritanie, au Soudan, en Turquie, au Pakistan, dans certaines villes européennes. Et cela représente en soi un indice très important à savoir que les peuples n’ont pas oublié alQods . Au contraire ils sont descendus dans les rues et ont élevé leurs voix en faveur de la cause palestinienne.
Cela dit, je souhaite m’arrêter devant deux manifestations : la première au Yémen où le peuple yéménite se fait massacrer par des raids qui n’ont pas cessé, il n’empêche que des dizaines de milliers de yéménites sont descendus dans les rues pour réaffirmer leur soutien à la question palestinienne. Fidèle à leur doctrine, à leur religion, ce peuple a défié la guerre et la mort. Certes, certains invoqueront le facteur psychologique dans le sens que le peuple yéménite se sent abandonné par les arabes, par la communauté internationale, pire il est agressé par un pays arabe et musulman, et donc quand un tel peuple exprime un tel soutien, on ne peut pas ne pas se pencher et saluer sa noblesse ..
La deuxième manifestation est celle du Bahreïn où le peuple est opprimé, tyrannisé, persécuté, brutalisé et torturé par un régime despote.. Malgré cela, il est descendu dans les rues et a exprimé son engagement politique et idéologique envers la question palestinienne, car il faut savoir qu’il ne s’agit pas d’une question politique mais idéologique . Ce peuple a défié les menaces de Daech qui a menacé de faire exploser ses mosquées et aussi il a défié les mesures répressives du régime bahreïni. Ces manifestations nous réconfortent..
La nation des un milliard et demi ne fait pas peur à l'ennemi israélien
Où en- est Israël aujourd’hui ? Le mois dernier s’est tenue la conférence internationale annuelle d’Herzilya à laquelle participent diverses personnalités israéliennes politiques, militaires, intellectuelles pour discuter des questions stratégiques liées à la sécurité d’Israël..
Les participants ont abouti à plusieurs conclusions :
La première à retenir, c’est que les Israéliens ont constaté une amélioration de l’environnement stratégique d’Israël. Autrement dit, Israël se sent en sécurité, elle observe comment la nation est entrain de s’entredéchirer dans des conflits sectaires, sachant que les années précédentes, Israël était préoccupé par le Printemps arabe et par l’éveil des peuples de la région..Il est regrettable que les responsables israéliens n’aient pas trouvé dans la nation des un milliard et demi de musulmans une menace à Israël, cette entité qui occupe la Palestine, hormis quelques exceptions.. Et donc, les Israéliens n’ont pas trouvé dans les régimes des un milliards et demi de musulmans, ni dans l’armée des un milliards et demi de musulmans la moindre menace à l’existence d’Israël..
Cela dit, Israël constate des exceptions comme le cas de la Syrie.. Or, les israéliens n’ont pas manqué d’exprimer leur soulagement par ce qui se passe en Syrie indépendamment des résultats.. Aujourd’hui, la Syrie est détruite, mais représente toujours une forme de menace car elle fait partie de l’axe de résistance.. C’est pourquoi les israéliens s’efforcent de convaincre la communauté internationale d'annexer le Golan sous prétexte que la Syrie n’en a plus besoin..
Autre exception, le cas du Yémen. Là encore, Israël a exprimé son bonheur par ce qui se passe au Yémen, voire elle a exprimé son soutien à la coalition saoudienne au point de chercher à construire une relation stratégique avec l’Arabie et les pays arabes dits modérés.. ll ne fait aucun doute pour les Israéliens que si le Yémen recouvre sa stabilité et son autonomie, il fera partie de l’axe de la résistance sans parler de sa position stratégique via Bab al Mandeb..
Israël nourrit via ses services secrets ces guerres confessionnelles et le pire c’est que les arabes se sont laissé entrainer dans ce genre de conflit.. Tenez par exemple, l’Algérie où les récents événements qui ont éclaté laisse présager un conflit qui prend une dimension confessionnel. On savait que dans le passé, les divergences se situaient entre Arabes et Berbères. Aujourd'hui, certains médias occidentaux arabophones laissent présager un conflit entre les Malikites et les Abadites (deux écoles islamiques, ndlr).
Israël, la mère de tous les terrorisme
Les Israéliens ont appelé à une alliance avec les arabes contre le terrorisme, mais quel terrorisme ? Celui de l’Iran et des mouvements de résistance.. et ils ont ajouté Daech pour valider leur alliance, par contre ils n’ont pas mentionné le Front alNosra, al-Qaïda, Beït al-Makdes et les autres.
Israël cet hypocrite se permet de se présenter comme un défenseur du Sinaï contre le terrorisme, en Syrie il se présente comme le défenseur des druzes..
Israël : la mère de tous les terrorismes, Israël qui représente l’essence même du terrorisme, dont la nature est terroriste, dont la structure est terroriste, ose se présenter comme un lutteur contre terrorisme alors que l’année dernière , comme en ce jour, il avait perpétré des massacres contre les enfants de Gaza.. C’est le summum de l’arrogance !
Or, malheureusement, certains s’imaginent qu’Israël ne représente pas de menace urgente alors que Daesh en est une car il tue non seulement pour des raisons politiques mais pour des raisons religieuses..
La deuxième conclusion à laquelle les israéliens se sont convenus à la conférence d’Herzilya est que la seule véritable menace à leur existence est la république islamique d’Iran, avec ses missiles, son régime, son économie, la santé du guide suprême de la révolution, le soutien du peuple .. Israël travaille pour provoquer l’instabilité en Iran, pour l’isoler sur le plan régional et international, elle active le lobby sioniste au sein du congrès au point de provoquer la discorde entre le président Obama et le Congrès, et derrière l’Iran les mouvements résistance sont également une menace. (...)
Et la question qui se pose, pourquoi seul l’Iran représente une menace directe à l’existence d’Israël..
Les régimes arabes ont vendu la cause palestinienne
Pourquoi l’entité sioniste ne craint pas l’Arabie ? Pourtant les pays arabes achètent des armes stratégiques, dépensent des milliards de dollars pour leurs armées, malgré cela les israéliens ne craignent pas ces régimes ... autrement dit, Israël sait que les régimes arabes ont vendu la cause palestinienne.. et il y a des preuves.. Ces milliards de dollars qui sont dépensés pour des armes peuvent reconstruire toute l’infrastructure de Gaza, aider les blessés de Gaza, construire des écoles mais il n’en est rien..
Mais encore, Israël sait que le takfirisme est soutenu par certains pays arabes, or le projet takfiriste sert les intérêts d’Israël car ce projet détruit la Syrie et les pays de l’axe de la résistance gratuitement sans qu’elle n'en paye la facture..
Or, sachez que même si l’Iran obtient ce qu'il veut via l’accord nucléaire en échange de reconnaitre l’entité sioniste, je vous assure que l’Iran avec son équipe de négociateurs, sa direction, son gouvernement, son parlement et son peuple rejettera un tel article.. Car cela signifie pour l’Iran trahir sa religion, sa doctrine, ses valeurs, sa révolution..
Et donc, parce que l’Iran constitue une menace à Israël ; elle est la cible de guerres, de complots, d’attentats, de sanctions…
En cette journée mondiale d’alQods, il faut souligner que si vous êtes avec la Palestine vous ne pouvez qu’être avec l’Iran et si vous êtes contre l’Iran vous êtes contre la Palestine parce que l’Iran est l’unique soutien qui reste aux palestiniens après Dieu..
L’ennemi israélien partage mon avis.. mais le fait de fuir de ses responsabilités envers la Palestine en se cachant derrière des titres vides de sens comme le croissant chiite ou l’invasion perse.. Tout cela sont des mensonges inventés par Israël dans le but de détourner la nation du véritable ennemi et lui créer des ennemis factices..
La Syrie, sur le chemin d'alQods
Les Etats qui allument le feu en Syrie doivent cesser leur soutien aux groupes armés.. Aujourd’hui si vous interrogez les syriens même ceux de l’opposition, tous veulent une solution politique, malheureusement certains empêchent cette solution et il y a des preuves.. Oui, quand Idlib est tombé, ils ont dit que toute la Syrie est tombée.
Ils misent sur de faux paris et se font des illusions..
Nous avons affirmé depuis le début que nous soutenons les revendications du peuple syrien, nous soutenons les réformes, nous sommes pour une solution politique en Syrie, mais certes nous ne permettrons pas que des groupes armés terroristes prennent le contrôle et menacent la sécurité de la région, nos frontières, notre stabilité. Nous resterons aux côtés de la Syrie, nous luttons avec elle, aux côtés de l’armée syrienne et des comités populaires.
Chaque martyr qui succombe sur le sol syrien, succombe pour la Syrie de la résistance, pour le Liban et pour la Palestine, car la route d’alQods passe par Zabadani, Qalamoun, Homs, Alep etc .. si la Syrie tombe c’est alQods qui sera perdue..
Cela dit, ceux qui parient sur la chute de la Syrie se trompent, je les invite à ne plus parier sur le temps parce que la Syrie restera ferme et déterminée à lutter et à résister…et ce contrairement aux rumeurs qui ont été diffusées selon lesquelles la Russie aurait laissé tomber la Syrie. Le président Poutine est intervenu personnellement en déclarant que la Russie restera engagée aux côtés de la Syrie..
Le Yémen, sur le chemin d'Al-Qods
Sur le chemin d’alQods, il y a aussi le Yémen. A chaque occasion nous réitérons notre condamnation à cette agression inhumaine et barbare de la part de l’Arabie..
Après 170 jours de raids permanents, le résultat en est un échec avéré .. je ne vais pas revenir sur la liste des objectifs.. mais il est clair que rien n’a été réalisé .. il est temps pour l’Arabie de réaliser que sa guerre est sans avenir et sans objectif, il est temps qu’elle réalise que son pari sur les groupes armés est inefficace, il est temps qu’elle réalise que le peuple yéménite ne se brisera point et la preuve c’est qu’il est descendu aujourd’hui malgré les raids pour exprimer sa position en faveur de la cause palestinienne..
Or, il semble que l’agression saoudienne n’est plus une opération militaire ou politique mais un simple acte de vengeance.. l’Arabie n’a aucun plan militaire terrestre, les soldats saoudiens sont incapables de défendre leurs positions militaires sur les frontières.. ils ont fui sous les feux de l’armée yéménite et des comités..
L’Arabie se venge du peuple yéménite parce qu’il a osé la défier en réclamant son autonomie et l’Arabie veut lui faire payer le prix cher.. or, l’agressé a toutes les options pour lutter et se défendre alors que l’agresseur n’a plus d’options..
Le Koweït, un exemple à suivre
Concernant le Koweït, nous réitérons notre condamnation des attentats contre les mosquées et nous mettons en garde contre ce genre d’attentats..
Cela dit, il convient d’applaudir le Koweït avec son émir, son parlement, son gouvernement et son peuple, sunnites et chiites, ses médias pour leur comportement exemplaire qu’ils ont adopté face au terrorisme.. Ils ont présenté un exemple à suivre pour le peuples de la région..
Dommage que de telles attitudes n’existent pas dans certains pays quand une mosquée ou un église explose.. nous saluons ce genre de comportement car personne au Koweït n’a tenté de justifier ce genre d’attentats ou de lui trouver des arguments.
Au contraire, tous au Koweit ont condamné unanimement et totalement.. et ainsi ils ont gagné leur pays car celui qui s’est fait explosé dans la mosquée chiite voulait provoquer les chiites et inciter à des réactions sectaires.. l’émir et le gouvernement koweitien ont réussi à transformer la menace takfiriste en une occasion pour unir le pays et renforcer sa sécurité..
Au Bahreïn , le régime n’a pas exploité la menace takfiriste pour unir le pays, pour appeler le peuple et le soutenir dans ses revendications, au contraire il a enfoncé le pays dans une crise de plus en plus aigue. Au lieu d’inviter les parties de l’opposition au dialogue national, au lieu de libérer les détenus politiques et les dignitaires religieux, le régime a durci ses mesures de répression en arrêtant le secrétaire général d’alWifaq , le condamnant à des années de prison.. Le peuple bahreïni n’a le choix que de poursuivre son mouvement pacifiquement..
Liban: les revendications de Aoun sont justes
Il y a quelques semaines, nous avons pressenti que le pays serait confronté à un sérieux conflit car en tant qu’allié du général Michel Aoun nous savions que les circonstances actuelles du pays devenaient intolérables et nous estimions que ses revendications sont justes ..
Or, on a mal interprété les revendications du général Aoun, en effet, certains ont pensé que les alliés de Aoun ne suivront pas ce dernier dans ses revendications.. Ainsi, ils ont pensé que le Hezbollah est occupé en Syrie et donc il ne veut pas être entrainé dans de nouveaux problèmes..
D’où, le gouvernement a insisté pour organiser une réunion du conseil des ministres et pour adopter des résolutions comme si de rien n’était .. mais le gouvernement a commis une erreur et la preuve, les altercations qui ont éclaté au sein de la réunion ministérielle suivi des manifestations ...
Or, le gouvernement a constaté que les alliés de Aoun ne l’ont pas abandonné et la preuve ce qui s'est passé au Conseil des ministres sauf que certains ont insisté pour prétendre que le Hezbollah ne soutient pas son allié Aoun, et pour cause il n’est pas descendu dans la rue..
D’abord, il faut savoir que si nous descendons à la rue alors on va nous parler de l’accord nucléaire iranien, de la guerre en Syrie, etc , etc et donc les revendications de Aoun seront noyées.. Ensuite, nous ne sommes pas descendus dans la rue parce que le général Aoun ne nous a pas demandé de le faire et ce parce qu’il est parfaitement conscient de la charge des responsabilités que nous assumons dans la conjoncture actuelle…
Finalement nous proposons comme ci-suit :
1/Il faut s’entendre sur un mécanisme exceptionnel pour rendre opérationnelle la fonction du Parlement en l’absence d’un président de la République surtout qu’il y a beaucoup de projets de lois en attente d’être votés.
Il faut savoir que nul ne veut renverser le gouvernement ni Aoun ni nous, personne ne veut paralyser le gouvernement . Toutefois, nous voulons un parlement qui puisse remplir sa mission conformément à la constitution surtout au regard des circonstances régionales. Et le gouvernement est opérationnel depuis un an et demi, il a adopté une série de mesures afin de faciliter la vie des gens.
2/ notre position concernant le Parlement est que nous sommes pour un Parlement qui travaille normalement.. or, des problèmes ont survenu nécessitant la présence d’un parlement fonctionnel et donc nous appelons à organiser une session exceptionnelle pour lancer le travail du parlement et de signer un accord.. Pour ce faire, nous parions sur la sagesse du chef du parlement.. car il y a des lois qui doivent être votées.
3/ nous appelons à un dialogue sérieux entre le CPL et le courant du Futur sachant que le courant du Futur a fait des promesses à Aoun et donc nous estimons que la politique de tourner le dos est une erreur.. cela dit, nous n’abandonnerons aucun de nos alliés et surtout pas notre allié Michel Aoun sachant que nos options pour soutenir cette alliance sont toujours ouvertes..
Le Liban a besoin durant cette période critique de sa sécurité, de sa paix civile, de ses institutions, sachant que le destin des libanais est scellé au partenariat indispensable pour préserver la stabilité du pays.. car il faut savoir que tous les Libanais sont à bord d’un seul navire dans une mer agitée.. et donc on ne peut pas se tourner le dos au risque de couler..
En cette journée d’alQods nous rappelons que le peuple palestinien ne peut compter sur les régimes arabes, ni attendre Daesh, ni attendre la Ligue arabe. La seule option dont il dispose est celle de la résistance.
L’expérience et les lois de l’histoire prouvent que seule la résistance est efficace.. le Hezbollah réaffirme son soutien pour la cause palestinienne et sa loyauté envers l’Imam Khomeiny. Nous allons préserver la résistance pour défendre notre terre, nos sites sacrés, quelque soit le nombre des martyrs..
Source : Al manar :: lien
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