Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lobby - Page 1788

  • « Droit vers le désastre »

    Le PS tenait son congrès cette fin de semaine à Poitiers dans une ambiance globale  de consensus implicite  entre les différents courants, seul moyen d’atténuer la raclée que le parti  s’apprête de nouveau à recevoir dans  les urnes lors des régionales en décembre prochain. Selon le dernier sondage Ifop pour le JDD, il se  trouve à peine un Français sur quatre pour juger que le PS possède  « des dirigeants de qualité », «  un projet pour la France », ou  « est proche de leurs préoccupations »…Dans ce même journal, l’ex ministre Arnaud Montebourg tire de nouveau à boulet rouge sur le duo Hollande-Valls soulignant que la   politique menée par le gouvernement conduisait la France « droit vers le désastre ». Lors de son discours, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, n’a pas  manqué de fustiger l’opposition nationale et le discours de nombreuses personnalités du parti  Les Républicains , calqué sur celui du FN. M. Camabdélis s’est ainsi ému de ce que Nicolas Sarkozy  laisse  Christian Estrosi  dire qu’ « une carte d’identité ne suffit pas à être français » ou encore que certains musulmans  sont « la cinquième colonne du terrorisme en France » reprenant ici  les propos du député frontiste  Aymeric Chauprade. Or, affirme le responsable socialiste, soutenir ce discours n’est pas « un acte républicain ». M. Cambadélis feint de  découvrir que comme à chaque fois que le FN  est en dynamique électorale, la droite  reprend ses formules, son discours, voire des points de  son  programme  pour mieux les  oublier en arrivant au  pouvoir.

    Cela fait trente ans que les dirigeants des  différentes hypostases de la  droite,    RPR,  UMP, aujourd’hui LR, promettent l’arrêt des flux massifs d’immigration…qui ont battu des records sous le quinquennat  Sarkozy. D’autres au contraire, pour  des questions de cuisine interne,  de tactique , de  positionnement  politicien, renoncent  aujourd’hui   à  la fermeté qu’ils affichaient hier.

    C’est le cas d’Alain Juppé, qui vise la captation de la clientèle centriste pour  l’emporter face à Sarkozy  lors de primaires. Un article du Point a eu la bonne idée de rappeler les propos tenus par M. Juppé dans Lui en octobre 1990. Il était alors  député de Paris, et évoquait  les problèmes d’immigration  « auxquels il est confronté dans le 18e arrondissement » de la capitale.

     « C’est un problème permanent et gigantesque » disait-il.  «Il y a beaucoup d’écoles de ma circonscription où 80 à 90 % des petits enfants qui sont dans les classes primaires sont d’origine étrangère et souvent assez peu francophones (…). J’ai, à l’heure actuelle, dans mon arrondissement, des quartiers très chauds où la coexistence entre les communautés devient de plus en plus difficile, parce que les gens ont le sentiment que ça continue à se dégrader. Si on pouvait leur dire : Bon, maintenant, on a arrêté le flux, on va essayer de vivre en bonne intelligence…, les Français de ces quartiers, qui ne sont pas spontanément racistes, seraient tout à fait prêts à jouer le jeu avec des populations venues d’ailleurs. Mais ils ont le sentiment que ça continue et qu’ils sont totalement submergés.»

    Une submersion qui n’est pas un fantasme.  M. Juppé en  est indirectement responsable ces dernières années, en tant  que ministre des Affaires étrangères  de Nicolas Sarkozy  ayant validé le plan de  liquidation du régime Libyen  en 2011 avec la complicité de BHL, ce qui a entraîné le  chaos que l’on sait. Les côtes de la Libye voient ainsi le départ chaque jour de milliers de clandestins qui attendent d’être arraisonnés par les navires européens…afin  d’être débarqués en Italie.

    Rien que cette fin de semaine, 6000 migrants sur des rafiots de fortune ont été secourus par « la flotte internationale en Méditerranée ». Sans évoquer ici le cas de  l’Espagne et de la Grèce,  ils sont   50 000   depuis janvier à avoir gagné l’Italie. Les centres d’hébergement transalpins qui accueillent déjà  officiellement 84 000 immigrés en provenance d’Afrique  ont atteint leur seuil de saturation. La situation de submersion est telle que trois régions italiennes ont annoncé qu’elles refuseraient désormais tour nouvel « arrivage » imposé par le gouvernement.

     L’année dernière,  le coût pour le contribuable italien de l’accueil des 174 000 clandestins ayant quitté les côtes de la Libye –ils n’étaient  selon les chiffres officiels « que » 23.719 en 2002- a  atteint 800 millions d’euros,  l’aide de l’UE, se montant à  45 millions d’euros. D’ores et déjà cette immigration là est en hausse de 10% cette année et devrait atteindre fin 2015 le chiffre de 200 000 réfugiés rien que chez nos voisins italiens.

    Une analyse froide et objective de la situation, ce que l’on demande à tous dirigeants politiques dignes de ce nom,  commanderait bien évidemment d’en finir avec des mesures qui consistent à écoper la mer avec une petite cuillère. C’est-à-dire, au nom même de considérations humanistes, pourtant brandies par les têtes molles qui tentent de gérer cette invasion, de faire preuve de fermeté. Il s’agit de refouler et de ramener systématiquement sur les côtes africaines  les migrants, souvent  malheureuses  victimes des mafias de passeurs,  dont un nombre non négligeable  trouve la mort en essayant de gagner l’Europe.

    Une fermeté qui a été celle  du gouvernement  australien confronté à une  immigration clandestine  de même nature, et qui a été payante. Et qui serait d’autant plus légitime en cette période de crise qui frappe durement des dizaines de millions d’Européens, sans même parler des risques d’infiltration de militants djihadistes  qui pourraient tenter de se fondre dans la masse des réfugiés  accueillis.

    Or, il se sait en Afrique qu’un clandestin recueilli par les navires européens, arrivant en Italie, à toutes les chances de rester et de gagner ensuite  les autres pays de l’UE. Fabrice Leggeri, le patron de Frontex,  l’Agence européenne de surveillance des frontières, a avoué  qu’en Libye, un million de personnes sont « prêtes à embarquer pour l’Italie. »

    Il conviendrait donc  de changer radicalement de braquet, de prendre des mesures à la hauteur de la menace,  comme le préconisait une nouvelle fois  Bruno Gollnisch dans sa vidéo enregistrée depuis le parlement  européen  et mise en ligne le 28 mai sur ce blogue. Faute de quoi…

    http://gollnisch.com/2015/06/08/droit-vers-le-desastre/

  • Infanticide suite à avortement raté : témoignage glaçant

    Le Conseil de l'Europe a été saisi sur les droits des nouveau-nés survivant à leur avortement via une pétition lancée pétition en novembre 2014 par l’ECL. L'Assemblée parlementaire se prononcera le 23 juin. Zenit publie à cette occasion le témoignage d'une sage-femme.

    "Sage-femme depuis bientôt 9 ans, je peux témoigner que les bébés nés d’avortement tardif (cas des ITG) sans foeticide, c’est-à-dire le plus souvent entre 20 et 24 semaines d’aménorrhée, peuvent naître vivants.

    L’équipe médicale est alors souvent mal à l'aise et soit met le bébé dans un plateau dans une pièce à part jusqu’à ce qu'il arrête de montrer des signes de vie, soit demande au gynécologue, anesthésiste ou pédiatre de faire une injection de morphine dans le cordon ce que certains acceptent... ou non.

    Pour ma part, j'ai déjà proposé à des couples concernés, si le bébé était vivant à la naissance, de le poser sur le ventre de la dame pour qu’il meure dignement. Deux couples ont accepté.

    J’ai récemment décidé de ne plus participer aux IVG ou ITG et d’appliquer ma clause de conscience, ce que je peux faire car je suis titulaire. Je devrai probablement quitter les services concernés, y compris la salle d'accouchement. Les contractuelles qui voudraient appliquer leur clause de conscience sont menacées de licenciement."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Traité de libre-échange transatlantique : les eurodéputés privés de vote - europe weekly

  • Clandestins : tous irresponsables !

    L’immigration coûte plus de 80 milliards d’euros à la France, selon le rapport d’André Posokhow. Elle coûte encore plus à notre civilisation, menacée d’explosion par le communautarisme. Il est donc urgent d’appliquer une politique semblable à celle de l’Australie en raccompagnant les bateaux de migrants à leur point d’origine.

    Dans une tribune publiée dans Le Monde, Cécile Duflot perd pied et estime que la politique du gouvernement en matière migratoire est un « Waterloo moral ». Plus loin, au milieu d’un laïus internationaliste pro-immigration caractéristique de sa famille de pensée, Duflot lâche la « bombe » : « Il est grand temps de résister au vent mauvais de la xénophobie qui souffle sur tout le continent européen et inspire de bien mauvaises solutions aux gouvernants. »

    Vivons-nous sur la même planète ? Sur la mienne, l’Europe est littéralement envahie et incapable d’endiguer un phénomène mortel et destructeur, qui ne rend pas plus service à l’Afrique qu’au Vieux Continent. Cécile Duflot en appelle à « notre humanité » ; pourtant, c’est en faisant appel à mon humanité que je lui réponds que nous ne devons plus céder face aux flux migratoires, au risque, comme le dit Viktor Orbá, de voir sombrer l’Europe et les nations constituées qui la découpent. Le « Waterloo moral » serait de voir la France se résoudre, impuissante, à subir une immigration non consentie. D’autant plus que c’est le dernier moment pour être ferme, la démographie africaine étant exponentielle.

    Lire la suite

  • Rebondissement dans “l’affaire Lambert”

    Spectaculaire rebondissement dans l’affaire Lambert, du nom de ce jeune homme tombé dans un état pauci relationnel suite à un accident de voiture en 2008.

    La Cour européenne des droits de l’homme a rendu vendredi dernier un avis sur la question par l’intermédiaire de son président Dean Spielmann, dans lequel il est précisé, « Qu’il n’y aurait pas violation de l’article 2 (de la convention européenne des droits de l’homme) en cas de mise en œuvre de la décision du conseil d’Etat autorisant l’arrêt des soins ».

    Cela signifie le laisser mourir… Comment est venu ce rebondissement ? 
    Par une vidéo, une courte vidéo tournée par Emmanuel Guépin, ami de Vincent, et faisant partie de son « Comité de soutien ». Celle ci le montre réagissant, en clignant des yeux et en bougeant la tête, alors qu’il entend sa mère au téléphone. Celle ci lui parlant justement de la décision de la CEDH, tout en rajoutant qu’elle continuera à se battre pour lui.

    D’abord mise sur YouTube, cette vidéo a rapidement été reprise par de nombreux sites. Puis la machine médiatique s’est emballée : de nouveaux articles, de nouvelles questions ont été soulevées.

    En quelques heures, cette vidéo a permis de relancer le débat !? 
    En montrant clairement que Vincent n’est absolument pas en fin de vie, mais qu’en plus il interagit avec son entourage, la supercherie est dénoncée. C’est l’occasion, pour beaucoup de Français, de découvrir le vrai débat de fond : celui de l’euthanasie.

    N’était ce pas là, l’origine de la CEDH ? 
    C’était pour ne pas reproduire les atrocités commises en Allemagne hitlérienne, que la CEDH a été fondée, notamment le programme d’”euthanasie généreuse”.
    C’est pourquoi 5 juges de cette Cour ont marqué leur désaccord dans le jugement rendu. Ils vont même jusqu’à critiquer la position de la Cour et son institution avec une sévérité sans précédent, je cite : « Nous estimons non seulement que cette conclusion est effrayante mais de plus — et nous regrettons d’avoir à le dire – qu’elle équivaut à un pas en arrière dans le degré de protection que la Convention et la Cour ont jusqu’ici offerte aux personnes vulnérables ». Fin de citation.
    Saluons le courage de ces 5 juges, éclairés par leur conscience.

    http://fr.novopress.info/

  • Menace de mort contre des candidats

    Suite à l'invalidation de l'élection municipale par le Conseil d'Etat, les Annemassiens sont appelés à voter pour choisir leur maire les 28 juin et 5 juillet. La liste du Front national pourrait ne pas pouvoir être déposée, faute de colistiers :

    "Nous risquons effectivement de ne pas pouvoir déposer la liste qui était pourtant prête. Cinq de mes colistiers ont reçu en début de semaine des menaces de mort par courrier. La liste s'est vidée en quelques jours et malgré les remplacements (la liste initiale comptait quelques noms supplémentaires en complément), il me manque aujourd'hui deux femmes, cela va relever du miracle maintenant, malgré mon réseau".

    "Ces menaces sont des lettres manuscrites qui ont été postées au domicile de cinq femmes de la liste du Front national. Je nourris énormément d'inquiétude pour notre démocratie surtout, ce sont là des méthodes mafieuses. La campagne s'avère beaucoup plus virulente que la dernière et là je ne rigole plus."

    "Je me retrouve aujourd'hui en bout de course, je crie au secours pour dénoncer ce qui se passe à Annemasse, on est pourtant pas à Marseille et pourtant... je suis très déçu aussi surtout pour tout ceux qu'on représente et qui comptait sur nous et notre engagement."

    Le candidat du Front national a déposé plainte.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Comme en Chine, Valls annonce une armée de blogueurs officiels contre le complotisme


    Comme d’habitude, la République profite des sujets qui font peur (islamistes) pour fliquer tout le monde.
    Après la censure, des « bataillons » de menteurs payés par l’Etat…
    Remarquez, que l’Union européenne envisageait déjà de payer une armée de « trolls » pour défendre son existence illégitime et ses projets monstrueux…

    « Manuel Valls a-t-il trop bien écouté les paroles de Lui Wei, le ministre chinois de l’administration du cyberespace, qui l’an dernier avait demandé à l’Europe de s’inspirer de la Chine pour faire d’internet « une place publique d’opinions honnêtes et raisonnables » ?

    A l’occasion d’une master class organisée par le Huffington Post, le Premier ministre a annoncé un nouveau volet de la stratégie de contre-propagande de l’Etat, après la censure de sites sur simple ordre administratif (et sans aucune explication fournie à ceux qui en réclament) et la création du site Stop-Djihadisme, que Google est payé à mettre en avant.

    La France va mettre sur pieds une Fondation de droit privé qui aura pour charge d’alimenter un « bataillon de community managers de l’État » en outils de contre-propagande pour s’opposer non seulement au djihadisme, mais plus largement aux discours dits « complotistes » qui peuvent miner la crédibilité donnée aux informations officielles de l’Etat. Cette affreuse expression anglaise de community manager, (« gestionnaire de communauté »), désigne quelqu’un qui est payé pour faire de l’animation sur les réseaux sociaux.

     

    « Nous nous adressons au coeur de cible : les jeunes en voie de radicalisation », annonce Manuel Valls. « Nous allons donc mettre en place un bataillon de community managers de l’Etat pour opposer une parole officielle à la parole des djihadistes, et ne pas leur laisser l’espace numérique ». « Mais nous savons qu’il est difficile pour les autorités, pour l’État, pour les adultes, de s’adresser aux jeunes concernés, les djihadistes utilisant la théorie du complot justement pour décrédibiliser la parole officielle. Il faut reconnaître que leurs sites, leur paroles, sont « très bien faites, très efficaces », c’est une véritable propagande utilisant les moyens modernes pour atteindre les esprits, les coeurs et les cerveaux ».

    INSPIRÉ PAR LA CHINE ?

    Ces « community managers » agiront-ils au grand jour en portant clairement les couleurs de l’État lorsqu’ils s’exprimeront sur le web, ou l’organisation d’impulsion étatique sera-t-elle plus proche de ce que fait la Chine avec son « parti à 50 centimes », qui constitue une armée de propagande de l’ombre, chargée de répondre aux prétendues « rumeurs » ?

    Pour le moment ça n’est pas clair. « Nous devons coordonner les acteurs sur la Toile, la société civile, les acteurs privés, et toute la société doit se mobiliser », explique Valls (déjà en mars dernier, la secrétaire d’État au numérique Axelle Lemaire avait applaudit l’initiative pourtant très contestable d’un groupe Anonymous, de publier et dénoncer une liste d’utilisateurs de Twitter supposément proches de l’État Islamique). […]

    La Fondation devrait donc alimenter des associations comme SOS Racisme, la LICRA, le CRIF ou d’autres, pour « croiser le fer plus efficacement contre les recruteurs djihadistes sur la Toile, (et) ouvrir les yeux à ceux qui sont embarqués dans cette dérive ».

    Or rien n’interdira à ces blogueurs associatifs d’agir dans l’ombre. Et s’agissant d’une initiative sous droit privé, l’Etat n’aura pas de comptes à rendre. »

    Source Numerama

    http://www.contre-info.com/comme-en-chine-valls-annonce-une-armee-de-blogueurs-officiels-contre-le-complotisme#more-38152

  • La loi sur la protection des animaux ne remet bizarrement pas en cause le rendement productiviste

    L’animal a toujours pris une part importante dans la vie des hommes, le cheval ou encore le chien ont toujours eu une place importante auprès des hommes dans l’histoire, sans compter les différentes références aux animaux à travers la religion et les mythes. On sait aujourd’hui que les néandertaliens disposaient dans leurs grottes de crânes d’ours, faisant ressembler celles-ci à des églises préhistoriques ; Mahomet avait obtenu une place pour les chats dans son royaume ; culte du taureau Apis à Memphis (Caire) ; ou, dernier exemple avec l’Egypte Antique : dieu chacal Anubis, dieu faucon Horus, ou déesse chat Bastet. 
     
    Dans son célèbre ouvrage L’Enracinement, Simone Weil développe une déclaration, non pas des droits de l’homme, mais des devoirs de l’homme envers l’homme. Depuis le célèbre livre de Peter Singer La libération animale, il y aurait même un droit des animaux, fondé sur leur capacité à souffrir. Bien sûr, et en toute logique, il y avait déjà des outils législatifs pour interdire les sévices faits aux animaux, s’approchant plus d’une notion de devoirs de l’homme envers l’animal. Mais la loi du 16 février 2015 est intervenue, contenant une disposition où, « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. […] les animaux sont soumis au régime des biens ». Deux points sont importants ici, non seulement le Parlement estime que les animaux sont doués de sensibilité, mais en plus, et paradoxalement, ils sont soumis au régime des biens. 
     
    Entendons-nous, le propos ici n’est pas anthropocentrique mais bien de décortiquer les solutions prises par les gouvernants, qui sont idéologiques mais n’ont aucune cohérence doctrinale. 
     
    Ainsi, la proximité historique et traditionnelle n’est pas remise en cause. Ce qui est remis en cause, c’est d’une part la reconnaissance légale de leur sensibilité, et d’autre part de les lier au régime des objets. Cette nouvelle rédaction de l’article 515 du Code civil est à mettre en lien avec l’article L 214 du Code rural et de la pêche maritime qui indique que « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». D’accord, mais alors, pourquoi ne pas remettre en cause et directement au Parlement la ferme des milles vaches ou encore la nouvelle exploitation de plusieurs centaines de cochons ainsi que les différents sites industriels d’exploitation des animaux ? Pourquoi ne pas légiférer aussi sur l’interdiction d’utiliser les animaux comme cobayes, pharmaceutiques ou cosmétiques, alors que l’on connaît les souffrances horribles induites nécessairement par ces traitements ? Pourquoi ne pas interdire l’abattage rituel ? Concernant l’abattage classique, pourquoi ne pas demander un abattage direct au lieu de l’utilisation de matraques électriques qui font tout sauf endormir l’animal ? Quid de l’interdiction des expérimentations ? De manière expresse, les législateurs ont mis en avant leur propre hypocrisie, leur donner une sensibilité tout en les considérant comme des choses, ce qui ne remet pas en cause la vision des animaux dans le système libéral. 
     
    Cet amendement législatif n’est que de la poudre aux yeux qui occulte un problème bien plus grand concernant la cruauté exercée sur les animaux. Plus de 2 millions d’animaux sont utilisés chaque année en expérimentation en France, et près de 12 millions pour l’Union européenne. Il faut savoir que le programme REACH sur les produits chimiques a entraîné 16 millions d’animaux sacrifiés pour tester 30 000 substances chimiques sur le marché européen avant 1981 (il semblerait que 90% de ces animaux ont été utilisés pour étudier des effets secondaires sur la reproduction). 
     
    Encore une fois, l’idéologie et les bons sentiments sont intervenus dans un cadre qui occulte toute cohérence et tout raisonnement. A titre indicatif, la personne coupable de sévices pourra être condamnée à de la prison, une amende, mais aussi à la confiscation de l’animal ; ce qui est surprenant, c’est que le nouvel article du Code civil explique cependant – concernant la confiscation de l’animal –que « cette interdiction n’est toutefois pas applicable à l’exercice d’un mandat électif ou de responsabilités syndicales » ; il faudrait qu’on nous explique pourquoi les corrompus ont introduit cette immunité pour eux. 
     
    Dernier point, cette « avancée » a été le sujet d’une grande causerie chez les progressistes (Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Luc Ferry, Jacques Julliard), bref, des « intellectuels » non-juristes. Cette vision progressiste remet en cause les traditions ancestrales de la corrida, de la chasse et de la pêche, sans connaître l’histoire : depuis le développement de l’agriculture, la chasse était une nécessité pour protéger les cultures… Surtout, ces « intellectuels » faussaires se battent pour donner la personnalité juridique aux animaux (ce qui rentre dans la droite ligne des prométhéens qui souhaitent se marier avec un animal), alors que cela n’a jamais été le souhait des défenseurs des animaux classiques. 
     
    Comme le rappelle le Professeur émérite Philippe Malinvaud de Paris II, au regard de la nouvelle loi, tout animal est concerné : des mammifères en passant par les tétrapodes (reptiles, serpents, crocodiles, tortues), tous les insectes, coquillages, mollusques, jusqu’aux poissons ou anémones de mer. Doit-on donc désormais poursuivre une personne qui aurait écrasé une araignée ? Techniquement, selon la rédaction du texte, cela pourrait être possible. Allant plus loin, Philippe Malinvaud explique que « dans le même esprit, pourquoi n’y mettrait-on pas aussi les végétaux dont on rappellera que ce sont aussi des êtres vivants mais qui, à la différence des animaux, n’ont ni bouche, ni système nerveux, ni organes locomoteurs. Sont-ils pour autant dépourvus de sensibilité ? » 
     
    Surtout, et à contre-courant de ce que voulaient les rédacteurs socialistes-libéraux, cela permet d’ouvrir un porte pour demander l’interdiction de tous les pêcheurs qui utilisent les filets ratissant les fonds marins, de faire condamner les agriculteurs productivistes, d’interdire la fracturation hydraulique, de demander l’interdiction des pesticides, d’interdire la ferme des mille vaches, de demander l’arrêt de la construction de l’aéroport NDDL, d’arrêter la construction du barrage de Sivens, de faire interdire les expérimentations sur les animaux, etc… 
     
    Bien sûr, tout le monde aura compris que la loi ne touchera jamais aux grands cartels, car les hommes politiques nous ont appris qu’on pouvait marcher tête haute tout en brandissant l’arme de l’hypocrisie et de la fausseté. Une fois de plus, il est démontré que le progressisme est une aberration idéologique et que la protection de l’environnement doit être fondamentalement liée à la nécessité et l’urgence d’une prise en compte de l’écologie radicale.