Hilary White a publié jeudi dernier sur LifeSite un article remarquablesur les causes de la dissolution de la famille aujourd’hui. Je vous en propose la traduction intégrale
lobby - Page 2169
-
Leon XIII : à la racine des attaques contre la famille, le divorce
De quand date le début de la révolution sexuelle ? Voilà une question à laquelle on aurait tendance à vouloir répondre sans réfléchir. La plupart évoqueraient le début ou le milieu des années 1960. La publication de ce bouquin par Germaine Greer, ou bien l’invention et la commercialisation de la pilule, c’est ça ?Mais si on leur donnait le temps d’y penser un peu, la plupart rectifieraient sans doute leur réponse en soulignant que les racines de la révolution sexuelle remontent sans doute à plus loin. Peut-être aux temps où Germaine Greer et d’autres féministes académiques développaient leurs idées à l’université, et où le Dr Pincus travaillait sur son mémoire de sciences. Tout le monde où presque, cependant, s’accorderait pour dire qu’au moment où Paul VI a publié sa célèbre encyclique Humanae Vitae sur le contrôle artificiel des naissances en 1968, personne n’avait levé ce lièvre depuis bien longtemps et on avait même oublié qu’il y avait un problème.Mais comment les vannes se sont-elles ouvertes au départ ? Comment les mœurs sexuelles de tout une civilisation ont-elles pu aussi radicalement modifiées en l’espace d’une seule génération ? Y a-t-il eu un « proto-péché » qui a tout déclenché ? Qu’est-ce qui a permis à ces choses de s’installer après tout ces siècles où l’ensemble de la chrétienté, depuis la chute de l’Empire romain, a établi sa vie quotidienne et les fondements de sa politique sur le socle du mariage, de la procréation et de l’éducation des enfants ?Même un bref retour sur l’histoire montre que la frénésie de désordres sexuels tellement caractéristiques de notre temps n’a pas commencé au XXe siècle, loin s’en faut. Les premiers pas légaux à entamer la destruction que nous constatons aujourd’hui consistent en l’assouplissement des lois sur le divorce au XIXe siècle. Sans le bastion légal du mariage indissoluble, les arcboutants qui tiennent tout en place en ce qui concerne la famille ont été détériorés un à un, avant d’être totalement mis de côté. Et l’Eglise avait mis en garde contre cela depuis un bon moment.Le pape Léon XIII, l’une des hautes figures de l’histoire catholique, a publié l’encyclique Arcanum divinae sapientia (« Le mystérieux dessein de la sagesse divine ») sur le mariage en 1880, la quatrième d’une série impressionnante qui allait atteindre un total de 85. Les papes ne choisissent pas les thèmes de leurs encycliques au hasard, et il apparaît clairement, du seul fait de sa parution au début du pontificat, que Léon XIII était gravement inquiet à propos de l’état du mariage, faisant le lien entre ses qualités nourricières et protectrices avec la dignité inhérente aux femmes.Le paragraphe 29 peut peut-être nous donner une indication sur l’origine de la catastrophe sociale que nous vivons aujourd’hui. Léon XIII a clairement assimilé la protection de la famille avec celle des femmes comme celle des enfants – et aussi celle de l’Etat. Il écrit : « Il est à peine besoin de dire tout ce que le divorce renferme de conséquences funestes. »La suite du paragraphe m’a immédiatement fait penser aux mises en gardes qu’allait faire près de 90 ans plus tard Paul VI à propos de la contraception artificielle. Léon XIII affirme, sur le divorce :« Il rend les contrats de mariage révocables ; il amoindrit l’affection mutuelle ; il fournit de dangereux stimulants à l’infidélité ; il compromet la conservation et l’éducation des enfants ; il offre une occasion de dissolution à la société familiale ; il sème des germes de discorde entre les familles ; il dégrade et ravale la dignité de la femme, qui court le danger d’être abandonnée après avoir servi aux passions de l’homme.« Or il n’y a rien de plus puissant pour détruire les familles et briser la force des Etats que la corruption des mœurs. Il n’y a donc rien de plus contraire à la prospérité des familles et des Etats que le divorce. »A considérer les racines de la révolution sexuelle, on se retrouve en train de remonter un chemin de petits cailloux semés à travers le temps. On admet généralement que cette révolution a été déclenchée par un concours de facteurs, mais la plupart estiment que le plus important d’entre eux aura été la contraception hormonale. On admet généralement que la pilule a été inventée entre 1951 et 1957 par le Dr Gregory Pincus, une connaissance de Margaret Sanger qui l’avait aidé à trouver des financements pour sa recherche.Margaret Sanger, fondatrice de l’organisation qui allait faire le tour du monde sous le nom du Planning Familial International (Planned Parenthood International) était elle-même une raciste et eugéniste notoire : elle a commencé son œuvre en 1916 et n’a jamais dissimulé, dans ses écrits, le fait que cela faisait partie de son programme eugénique (ses écrits devaient inspirer plus tard Hitler et le programme eugénique allemand dont il fut à l’origine dès avant la Seconde Guerre mondiale).En remontant plus loin encore, on s’aperçoit que la révolution sexuelle, en tant que bouleversement social et moral qui allait aboutir à saper, puis à mettre en miettes les bastions de la famille traditionnelle, faisait partie des objectifs-clef exposés dans les écrits marxistes, et ce dès les travaux d’Engels qui décrivit les maux de la « famille monogame ». Son livre sur ce thème, L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat, toujours disponible, toujours utilisé dans les universités, a été imprimé en 1884.Engels voyait dans le mariage et dans la famille un instrument d’oppression, et ses écrits laissent clairement voir les germes du féminisme moderne anti-famille. Que le féminisme universitaire, une idéologie qui gouverne une grande partie du monde occidental, soit un produit du marxisme n’est un secret pour personne – si l’on fait exception des gens de la rue. Mais au même moment où Engels prétendait écrire d’après l’expérience des siècles, l’Eglise tirait d’autres leçons du passé.Léon XIII se tournait lui aussi vers le monde antique pour avertir de ce qui adviendrait, particulièrement pour les femmes, si le monde chrétien devait régresser vers les mœurs des Romains de l’Antiquité qui pouvaient quasiment divorcer sur un coup de tête. Les nations, disait-il, « oublièrent plus ou moins la notion et la véritable origine du mariage ». « La polygamie, la polyandrie, le divorce furent cause que le lien nuptial se relâcha considérablement », avec pour résultat l’état « misérable » de la femme, « abaissée à ce point d’humiliation qu’elle était en quelque sorte considérée comme un simple instrument destiné à assouvir la passion ou à produire des enfants ».L’Eglise, poursuivait Léon XIII, avait restauré le mariage tel qu’il fut voulu à l’origine par Dieu, et le défendait face aux empiètements de princes et d’Etats avides de pouvoir. Mais au temps de Léon XIII, l’« ennemi juré du genre humain », le diable, avait suscité « des hommes qui (…) méprisent ou méconnaissent tout à fait la restauration opérée et la perfection introduite dans le mariage ».Il y eut des hommes « en notre temps » pour « modifier de fond en comble la nature du mariage ». De tels esprits, « imbus des opinions d’une fausse philosophie et livrés à des habitudes corrompues, (…) ont avant tout l’horreur de la soumission et de l’obéissance. Ils travaillent donc avec acharnement à amener, non seulement les individus, mais encore les familles et toute la société humaine, à mépriser orgueilleusement la souveraineté de Dieu. »Etant donné nos confrontations actuelles avec l’hypersécularisation, il est intéressant de noter également que Léon XIII voyait dans les attaques contre le mariage une manière d’affirmer l’autorité de l’Etat laïque, en dernière analyse, contre celle de l’Eglise. Et même, il y a des passages où les mises en garde de l’encyclique nous semblent avoir un air déprimant de déjà vu :« Or, la source et l’origine de la famille et de la société humaine tout entière se trouvent dans le mariage. Ils ne peuvent donc souffrir en aucune façon qu’il soit soumis à la juridiction de l’Eglise. Bien plus, ils s’efforcent de le dépouiller de toute sainteté et de le faire entrer dans la petite sphère de ces choses instituées par l’autorité humaine, régies et administrées par le droit civil. En conséquence, ils attribuent aux chefs de l’Etat et refusent à l’Eglise tout droit sur les mariages ; ils affirment qu’elle n’a exercé autrefois un pouvoir de ce genre qua par concession des princes, ou par usurpation. Ils ajoutent qu’il est temps désormais que les chefs d’Etat revendiquent énergiquement leurs droits et se mettent à régler librement tout ce qui concerne la matière du mariage. De là est venu ce qu’on appelle vulgairement le mariage civil. »Léon XIII ne précise pas de quels Etats il est question, mais à son époque, la Grande-Bretagne était déjà sous le régime du « Matrimonial Causes Act » (loi des causes matrimoniales) de 1857 qui enlevait la compétence des cas de divorce aux tribunaux ecclésiastiques pour les donner aux tribunaux civils et qui avait fait du mariage une matière de droit contractuel, et non plus une reconnaissance par l’Etat d’un sacrement fondé sur la religion. A l’époque, il avait été contesté au Parlement par certains membres qui craignaient d’y voir une usurpation des droits et de l’autorité de l’Eglise d’Angleterre établie.Avant l’existence de cette loi, ceux qui voulaient obtenir le divorce devaient prouver l’autre coupable d’adultère, et le divorce n’était accordé qu’en tant qu’annulation ou d’un acte spécifique du Parlement. Après l’entrée en vigueur de la loi de 1857, la loi allait être peu à peu amendée pour en arriver au point où, en 1973, les habitants d’Angleterre et du Pays-de-Galles purent divorcer pour cause d’adultère ou « comportement déraisonnable » qui peut être constitué par à peu près n’importe quoi, depuis l’alcoolisme chronique jusqu’au fait d’avoir des vies sociales séparées. Selon le Daily Mail, la Grande-Bretagne affichait le plus important taux de divorce de l’Union européenne. Depuis lors, les démographes ont noté un ralentissement des divorces, mais c’est surtout parce que de moins en moins de gens prennent la peine de se marier au départ.« Le mariage, qui tend à la propagation du genre humain, a aussi pour objet de rendre la vie des époux meilleure et plus heureuse », écrivait Léon XIII en 1880. Et d’ajouter : « Les Etats peuvent attendre de tels mariages une race et des générations de citoyens qui, animés de sentiments honnêtes et élevés dans le respect et l’amour de Dieu, se considéreront comme obligés d’obéir à ceux qui commandent justement et légitimement, d’aimer leur prochain et de ne léser personne. »Il y a deux étés, des « jeunes » ont fait des émeutes partout en Grande-Bretagne, vandalisant des magasins, brûlant des maisons et des bureaux dans quatre grandes villes. L’incident, qui fit la une des médias du monde entier, a, bizarrement, été presque complètement oublié. A l’époque, les médias britanniques – fortement orientés à gauche – ont accusé le manque de services sociaux. Mais un homme, travailleur social dans les zones sensibles des villes britanniques, a carrément accusé la destruction de la famille. Les gamins qui jetaient des poubelles à travers les vitrines des magasins n’avaient jamais connu de père et avaient été élevés par l’Etat.Il est difficile d’imaginer une meilleure légende pour les photos des adolescents rigolant et riant pendant qu’ils pillaient les magasins que la condamnation et l’avertissement de Léon XIII à propos du divorce : « Il n’y a rien de plus puissant pour détruire les familles et briser la force des Etats que la corruption des mœurs. »« Vraiment, il est à peine besoin de dire tout ce que le divorce renferme de conséquences funestes. »Vraiment.Hilary White© leblogdejeannesmits -
La Manif pour tous a de quoi rendre dingue…
« La Manif pour tous mobilise toujours » titre, comme étonné, Le Figaro. Oui, toujours… Un mot qui résonne à l’infini...
Ils étaient plusieurs dizaines de milliers à défiler dans la rue, dimanche, à l’appel de la Manif pour tous. Comme tant de fois l’an passé, les cortèges se sont ébranlés dans les rues de Montpellier, de Blois et de Versailles avec les mêmes drapeaux, les mêmes ballons, les même poussettes et la même détermination pacifique. Seuls éléments nouveaux, les bonnets roses enfoncés sur les têtes, spécialement bienvenus en ce dimanche de décembre, et des slogans qui, à l’image du combat qui a fait tache d’huile, n’évoquent plus seulement le mariage mais la famille dans son ensemble, famille chaque jour un peu plus harcelée, dépouillée, défigurée par le gouvernement : « Halte à la familiphobie ! »
« La Manif pour tous mobilise toujours » titre, comme étonné, Le Figaro. Oui, toujours… Un mot qui résonne à l’infini, et a de quoi donner le vertige au gouvernement. Lui qui pensait que tout ce vacarme ne passerait pas l’été. Il n’y aurait donc jamais de fin ?
-
Le crépuscule des traîtres
A défaut de faire face aux vrais défis qu’impose à notre pays une crise sans précédent, le gouvernement continue à traquer les Français qui ont l’impression de plus en plus insistante que notre pays n’a plus de protecteurs naturels.
Le rapport qui fait tant couler d’encre ces jours-ci et provoque aujourd’hui des reculades prudentes n’est que l’expression d’une idéologie au pouvoir qui a décidé de tirer un trait définitif sur ce qui constitue les racines et la réalité de notre patrie. La dispute autour du voile et de la laïcité qui divise les socialistes et a fait réagir la droite parlementaire n’est à nos yeux qu’un combat marginal et pétri des variantes idéologiques qui veulent toutes finalement la même chose : faire du passer table rase.
Michèle Tribalat, esprit indépendant aiguisé, fait quant à elle plus justement remarquer que : « La création d’un délit de harcèlement racial serait là pour "contraindre à la non désignation" des origines. La différence serait partout, mais il ne faudrait jamais l’incarner dans le langage. M. Ayrault poursuit sur la lancée de ses prédécesseurs puisque je vous rappelle que le modèle d’intégration européen adopté par l’UE en 2004 est déjà un modèle multiculturaliste. [ … ] Tout ce qui rendait familière la vie ordinaire est frappé d’incertitude. Aucun héritage n’est à préserver. »
On est quand même frappé par ce mystère sémantique qui consiste à exiger la reconnaissance de toutes les cultures, on parle d’accepter la « diversité », du « droit à la différence », mais de ne surtout pas l’évoquer, ni d’en tenir compte. Autrement dit, vous n’existez pas par votre vie, votre histoire, votre culture, vos croyances, mais par la loi.
On voit bien que, dans ce contexte, les choses ne se passent pas comme prévu, c’est à dire, une espèce de métissage laïque et obligatoire, mais que la nature ayant horreur du vide, ce sont les cultures fortes et communautaristes qui avancent dans un ventre mou.
Le « pouvoir » semble d’ailleurs prendre acte de cette réalité en reculant devant l’islamisation, (revoilà l’affaire du voile) laquelle à tout prendre vaut mieux qu’un retour aux valeurs obscurantistes d’une France arc-boutée sur son baptême et ses valeurs fondatrices.
Les laïcistes qui préconisent un système légaliste uniformisant, fondé sur les valeurs de la révolution française, ne sont que les naïfs complices de ce qu’ils dénoncent par ailleurs. Une France fondée sur la perte de mémoire et des racines spirituelles ne résistera pas à la poussée islamique.
L’immigration massive dans un pays atone ne peut, dans un tel contexte, qu’imposer son fait religieux et …politique.
Tout converge, et je comprendrais que n’importe quelle puissance étrangère à tendance supranationale ne puisse que se féliciter de la chute d’une nation jadis si forte et si indépendante.
La France n’a plus de protecteur. En a-t-elle eu depuis que la république à été instaurée ? Malgré des sursauts de survie naturelle qui mobilisèrent dans des moments graves les patriotes, force est de constater que la république n’a jamais défendu notre pays. Certains hommes ont agi, malgré elle, mais on voit aujourd’hui avec les socialistes qui se disent les vrais, voire les seuls républicains et qui délivrent ou retirent aux partis de la droite honteuse les brevets de républicanisme selon les alliances électorales contractées, que nous arrivons au terme du processus de dissolution et d’abandon de notre pauvre pays.
Mais la France ne se laissera pas éradiquer aussi facilement. Les Français se réveillent, et un vent de révolte se lève. Le moment est-il enfin venu de renverser ce système nuisible bâti sur l’esprit de trahison ?
Finissons en avec la République, dont le socialisme actuel n’est que l’ultime maladie vénérienne, et conduisons à Reims notre protecteur naturel, le descendant de Saint Louis, Roi de France.
Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-crepuscule-des-traitres
-
Procès - Soutien Banderole Hollande Démission Le 8 Janvier
-
Violences policières anti-LMPT : le Conseil de l'Europe nomme deux rapporteurs
La procédure de suivi lancée en juin par le Conseil de l'Europe contre la France vient de franchir une nouvelle étape. Deux rapporteurs ont été nommés la semaine dernière pour enquêter sur les violences policières et atteintes aux droits des manifestants de la Manif pour tous. Explications de Gregor Puppinck, directeur de l'European Center for Law and Justice-ECLJ :
"Cette décision (...) contribuera à exposer publiquement les abus dont ont été victimes de nombreux manifestants, ainsi qu’à identifier les responsabilités.
La Commission pour le respect des obligations et engagements des États membres du Conseil de l’Europe, dite commission de suivi ou de monitoring, est chargée de veiller au respect des obligations contractées par les États membres, en particulier dans le domaine du respect des droits de l’homme.
Les deux rapporteurs vont rencontrer et interroger les représentants des victimes ainsi que les autorités publiques françaises ; une audition officielle est prévue ces prochains mois à Paris. Les rapporteurs disposent d’un délai de deux ans pour faire leur enquête et rendre leur rapport à la Commission qui jugera alors, sur la base des faits rapportés, de la nécessité de poursuivre la procédure jusqu’à une éventuelle sanction.
À défaut de sanction, l’Assemblée peut aussi décider d’entamer un dialogue avec les autorités nationales sur certaines questions."
-
De la dissolution des mœurs à la dissolution de la France
Ce gouvernement a un goût prononcé pour le grand chambardement. Après avoir bouleversé la nature de la Famille, du mariage et de la parenté, voilà que ce même gouvernement souhaite s’atteler à bouleverser la nature de la France.
Le rapport « Refondation de la politique d’intégration » a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le journal « Le Figaro » a sonné l’alarme dès sa publication en révélant quelques énormités figurant parmi les propositions de ce document. Le tollé s’est répandu si rapidement que François Hollande s’est rapidement exprimé pour prétendre que ce document n’avait rien d’officiel et ne reflétait pas la position du gouvernement, notamment concernant la suppression de l’interdiction du voile islamique à l’école.
Mais qui pourra croire François Hollande ? C’est en effet sur le site internet officiel du premier ministre Jean-Marc Ayrault que chacun peut lire les cinq documents qui composent ce rapport. Et parmi les personnes en charge de la rédaction des conclusions de ce travail amorcé en 2012, on trouve une longue liste de représentants ministériels. Non, vraiment, il n’est pas possible de prétendre que ce document est un simple projet officieux.
La question du voile islamique à l’école n’est d’ailleurs qu’un aspect purement secondaire du contenu de ce rapport.
Toutes les migrations seraient constitutives de la nation
En vérité, c’est l’essence même de la France qui est remise en cause par ce rapport qui préconise de « Faire France en reconnaissant la richesse des identités multiples ». Cela signifie « reconnaître toutes les migrations (…) comme constitutives de la nation », explique ce document. Voilà qui, en pratique, permet d’envisager bien des revendications. Si le moindre Rom arrivé avec son balluchon est constitutif de la nation, il peut, ainsi que tous ses congénères venus de tous les continents, s’adresser aux descendants de Gaulois en réclamant sa part de la nation. Car alors, « ce qui est à toi est à moi ».
Repentance
Sans surprise, ce rapport qui proclame que « la société française est métisse et plurielle », demande la réécriture des programmes scolaires car les grandes figures de l’Histoire enseignée seraient trop largement des « mâles, blancs et hétérosexuels ». Qu’il faudra remplacer sans omettre de traîner dans la boue tout ce qui fut autrefois considéré comme une œuvre civilisatrice qui exige désormais repentance.
L’arabe, le yiddish et le romani sont des langues de France !
« Il est essentiel de rappeler, car peu connu, que les langues de France sont : la variété dialectale de l’arabe (arabe maghrébin), le berbère, le yiddish, l’arménien occidental, le judéo-espagnol et le romani (…) », prétend très sérieusement ce rapport.
« La France a fait un choix républicain d’accueillir ces langues », nous prévient-on, de façon à nous faire comprendre que tout doute exprimé à ce sujet équivaut à être un antirépublicain et donc un factieux.
Enseigner dès le collège une langue africaine comme le bambara ou le swahili
En toute logique, selon ce rapport, il faut dès lors « valoriser l’enseignement de l’arabe, assuré par l’Education Nationale, au même titre que les autres langues en l’introduisant (…) sur tout le territoire français ». Et il ne faut pas s’arrêter là. Le rapport encourage également « l’enseignement dès le collège d’une langue africaine (…) par exemple le bambara ou le dioula ou le lingala ou même le swahili ».
Place à la culture
La culture est bien entendu un domaine à ne pas négliger. Ce rapport propose de favoriser « des pratiques artistiques aussi diverses que la danse hip hop, le rap, le graff, le djing, le slam (…) ».
Dans cette France défigurée, il n’est pas besoin de dire qu’il n’est plus envisageable de reconnaître ses racines chrétiennes. Ce serait « stigmatisant ».
Tout cela se décrit sur un ton docte car rédigé par de prétendus « experts ».
Ultime avertissement
La publication de ce rapport, d’une certaine façon, est bienvenue car elle doit apparaître comme un ultime avertissement. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.
L’année 2014 est une année parsemée d’enjeux électoraux. Il reste jusqu’au 31 décembre pour s’inscrire sur les listes électorales. CIVITAS répète inlassablement depuis des années la nécessite et le devoir de participer aux élections municipales, échelon le plus naturel de la vie politique.
Bien des dégoûtés de la politique, par ailleurs bons Français et souvent bons catholiques, seraient tentés de se désintéresser de ce scrutin municipal. Ce serait une grave erreur. Pendant ce temps, des imams et des responsables associatifs musulmans appellent leurs fidèles à s’inscrire sur les listes électorales.
Il ne s’agit pas d’être dupes d’un système électoral ni de croire que tout se résout par les urnes, bien au contraire. Mais il s’agit de ne négliger aucun moyen mis à notre disposition pour exercer notre résistance. Qui plus est, sur les 36.000 communes de France, une grande majorité permet d’échapper à la particratie. Dans tous les cas, regarder tout cela en spectateur passif équivaut à remettre un chèque en blanc au pouvoir pour mener à bien son entreprise de dissolution de la France.
Mais ayons aussi conscience des innombrables autres moyens de résister et organisons-nous en conséquence ! En 2014, prenons la ferme résolution de nous engager au service de la Chrétienté et de la France catholique et plaçons notre résistance sous le patronage de Saint Louis.
En tant que président de CIVITAS, je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles, une belle et sainte Fête de Noël et vous adresse mes meilleurs vœux pour une année 2014 marquée par le sursaut des catholiques et des patriotes de France !
Alain Escada http://www.civitas-institut.com/
-
Les Hommen Au Grand Orient De France
-
Malika Sorel-Sutter : « Une véritable police de la pensée »
INTERVIEW - Pour Malika Sorel-Sutter, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration, le rapport sur l’intégration remis au premier ministre est « une rupture assumée avec l’héritage du peuple français ».

LE FIGARO. - Comment jugez-vous les recommandations de ce rapport ?
Malika SOREL-SUTTER. - Elles sont fidèles à la commande de Matignon, qui avait adressé une lettre de cadrage très claire aux ministres concernés. La rupture avec l’héritage du peuple français est pleinement assumée. Rien n’est laissé au hasard, comme en témoignent les recommandations qui détaillent les modalités de la rééducation des masses. Il faut traquer les Français de souche culturelle européenne et leur propension à discriminer l’autre, en mettant sur pied de nouvelles institutions, ainsi qu’une multitude de mesures dignes d’une véritable police de la pensée. Même la langue française voit sa suprématie contestée ! À aucun moment on ne trouve l’expression d’une quelconque reconnaissance de dette pour tout ce que la France a pu donner aux étrangers extraeuropéens et à leurs enfants. Le nombre de fois où apparaît le mot « devoir » est révélateur de l’esprit du texte : 13 fois seulement, tandis que le mot « droit » est cité 440 fois !
Qu’a en tête le gouvernement, selon vous ? [...]
La suite sur Le Figaro
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Malika-Sorel-Sutter-Une-veritable
-
"Néo-cons", toi-même !
Les médias de l'oligarchie ont cru trouvé une nouvelle manière de dénigrer le pays réel qui leur fait horreur, en traitant tous ceux qui s'en font les défenseurs et promoteurs, de neo conservateurs. Cette appellation dénote une méconnaissance crasse de ce qu'est le courant politique désigné par ce terme, presque aux antipodes de nos combats, qui rejoint l'utopie dévastatrice du "communisme de marché", selon le titre de l'excellent essai de Flora Montcorbier.
En quelques minutes, Hervé Juvin, collaborateur du site Realpolitik.tv, fait justice de cette désinformation et montre combien le besoin d'un retour aux sources de l'identité et de la souveraineté françaises est porteur d'un élan vital pour le pays, et ses activités dans tous les domaines.
On retrouvera la clarté et la précision intellectuelles de cet essayiste dans l'entretien qu'il a donné ici.
« Néo-conservatisme » : réponse au journal Le... par realpolitiktvLien permanent Catégories : actualité, anti-national, France et politique française, lobby 0 commentaire -
Onfray et Guaino, « vermine » et « malaise »…
Le 10 décembre, dans les colonnes du quotidien Le Monde, le philosophe proche un temps de M. Mélenchon, Michel Onfray, n’a pas été convié à parler de ses spécialités médiatiques, à savoir dire tout le mal qu’il pense des monothéismes (enfin, surtout de l’islam et du christianisme) ou de la pensée magique freudienne. Non, le 10 décembre, le citoyen Onfray a pris la plume pour affirmer, a priori sans avoir lu directement l’article de ce blog consacré à l’échec des successeurs de Mandela, ou peut être pire, en extrayant sciemment une phrase de son contexte, que Bruno Gollnisch était un méchant d’extrême droite, le porteur d’un « discours raciste et racial ». Ce serait là le signe de la profonde coupure qui existerait au sein des soutiens de Marine entre les anciens et les modernes, même si tout ce beau monde communie peut être au final dans la même sombre duplicité avance-t-il.
Ainsi les électeurs du FN serait « dans le camp des petits-fils de Drumont, des amis du Maréchal, des défenseurs du régime de Vichy, des nostalgiques des fascismes européens, des poseurs de bombes de l’OAS ; un électeur du FN historique trouve son compte au discours raciste et racial des tenants de l’apartheid ». Mais « un électeur du Rassemblement Bleu Marine se réjouira d’imaginer le retour du général De Gaulle, fût-ce en jupe et talons aiguilles ».
« Que pense vraiment Marine Le Pen ? » s’interroge gravement Michel Onfray. « Attend-elle que le temps fasse sa besogne et la prive d’un père impérieux qui l’empêche d’exister sans lui ? Ou tient-elle le discours rusé et séducteur du serpent (on admirera la formule vétérotestamentaire !, NDLR) qui joue la carte gaulliste pour arriver au pouvoir, avant de tomber le masque une fois parvenue au sommet de l’Etat pour nommer Gollnisch premier ministre et confier les ministères aux amoureux transis des dictateurs ? ».
« Si Marine Le Pen ne se désolidarise pas clairement des propos de son père et de Bruno Gollnisch, ajoute-t-il, on pourra croire légitimement qu’elle taille la route pour eux et qu’elle avance masquée pour installer la vermine au pouvoir. »
Cette violence verbale, ce déferlement de poncifs, de fantasmes, de contre-vérités, ce manichéisme outrancier, laissent pantois chez un intellectuel qui se pique d’esprit critique. Une tribune de bas niveau (de caniveau ?), celui que Michel Onfray dénonçait pourtant dernièrement chez ses adversaires, lorsqu’il fut écarté par le ministre de la culture, Aurélie Filipetti, de la direction de l’exposition Albert Camus, prévue à Aix-en-Provence pour le centenaire de sa naissance.
Michel Onfray précisait alors dans Le Monde qu’il se retirait de « cette pétaudière où se mélangent de façon déraisonnable les ego surdimensionnés, la chiennerie de la politique politicienne, les pathologies mentales, les intrigues de réseaux, le copinage d’anciens combattants d’extrême gauche reconvertis dans l’opportunisme social-démocrate, la niaiserie d’une ministre confondant usage public des crédits et punition idéologique (…). En France, l’atmosphère intellectuelle est toujours à la guerre civile… ». A le lire aujourd’hui, M. Onfray semble pourtant en gouter les charmes et les méthodes peu ragoutantes…
Hier, toujours dans Le Monde, c’était au tour du député UMP des Yvelines, Henri Guaino, de se fendre d’une très longue tribune sur le Front National. Et accessoirement d’évoquer bien mal à propos Albert Camus. L’homme qui a abandonné ses idées gaullo-souverainistes pour le plat de lentilles sarkozyste et servir de plume à l’homme qui a réintégré la France dans le commandement intégré de l’Otan, nous en raconte de belles.
Il fait justice, c’est déjà cela, des soupçons de racisme, de fascisme, pesant sur un FN qui, avoue-t-il encore n’est pas non plus « d’extrême droite ». « On peut être en désaccord avec le FN sur l’immigration, l’insécurité, le protectionnisme, l’Europe, la laïcité, on peut détester le ton qu’il emploie, juger ses idées irréalistes, déraisonnables, démagogiques, populistes, poujadistes, mais pas illégitimes dans le débat démocratique. On peut détester sa récupération de la République ou du gaullisme. On ne peut pas lui contester le droit de tenter de récupérer ce que la gauche et la droite ont laissé depuis trop longtemps à l’abandon. »
Pour autant, M. Guaino évoque « le malaise indicible » qu’il « éprouve » vis-à-vis du FN, dont la cause réside dans le « sentiment » dont il ne peut se défaire, « qu’il y a dans sa conception du pouvoir quelque chose de monstrueusement inhumain et que le problème posé par le FN est dans ce que j’appellerais, au risque assumé de la polémique, son ADN ».
Et Henri Guaino d’assener qu’au FN, « la conception du pouvoir (…) récuse la dimension tragique et humaine : pas une once de considération pour les pauvres existences qui sont en jeu, pour les vies que l’on risque d’abîmer, pour les drames humains auxquels aucune conscience ne devrait rester indifférente, aucun sentiment, aucun doute (…) ».
« C’est un parti auquel sa culture, son histoire, sa vocation interdisent de reconnaître et de prendre en compte ce qu’il y a de tragique dans la vie comme dans la politique, c’est-à-dire de profondément humain (…). »
« Sans doute les dirigeants du FN ne se voient-ils pas comme des monstres froids, mais la conception du pouvoir qui est inscrite dans leurs gènes les pousse à regarder le doute et l’état d’âme comme des faiblesses. C’est le signe infaillible d’une absence de cœur, de générosité, d’humanité (…) ».
« Mais un pouvoir dénué de sentiment et qui n’éprouve aucune émotion ouvre à la politique une perspective bien plus terrifiante. Ce pouvoir-là est sans cesse prêt à glisser sur la pente fatale où la vie des gens, leurs peines, leurs souffrances, leurs joies n’ont plus aucune importance et peuvent être sacrifiées sans aucune hésitation à n’importe quelle fin ».
« Ce n’est qu’un risque certes, mais quel risque ! Quand on parle de cœur et de générosité aux dirigeants du FN, ils répondent toujours qu’ils réservent les leurs aux Français. Mais on n’est pas humain à moitié (…) ».
Là aussi, au regard de la politique de casse sociale menée par l’UMP entre 2002 et 2012, les propos de M. Guaino sont assez tragi-comiques constate Bruno Gollnisch. Car si ce député UMP veut parler d’inhumanité, d’absence de cœur et d’empathie, ses qualificatifs s’appliquent parfaitement à l’idéologie mondialiste et aux diktats bruxellois qui ont servi de mauvaise boussole aux politiques conduites par la droite sarkozyste cette dernière décennie.
Le creusement dramatique des inégalités, l’augmentation sans précédent du nombre de pauvres depuis 1945, la paupérisation accélérée des classes moyennes, ont d’ailleurs débuté bien avant la crise de 2008, sur laquelle l’UMPS a pris l’habitude commode de se défausser.
Alors oui, M. Guaino , le pire qui puisse arriver à un peuple est d’être dirigé par des politiciens aux mains trop molles et qui confient à d’autres les destinées de leur pays.
Alors oui, au FN nous entendons réserver en priorité notre générosité, la solidarité nationale à la France et aux Français d’abord. Oui, nous n’avons pas la prétention de pouvoir accueillir, éduquer, soigner, loger, nourrir toute la misère du monde et/ou de jouer au gendarme sur l’ensemble de la planète pour y défendre des intérêts qui bien souvent ne sont pas les nôtres. Que M. Guaino fasse mine de ne pas le comprendre est là aussi bien consternant.
Mais n’est-ce pas ce même Henri Guaino qui, en pleine crise délirante, déclarait fin novembre en débat face à Marine que si « Nicolas Sarkozy n’avait pas été là, il n’y aurait plus de démocratie en France, plus de démocratie en Europe et plus de démocratie dans le monde » ! La preuve, une fois élu à l’Elysée, M. Sarkozy a jeté à la poubelle le résultat du referendum de 2005 sur la constitution européenne pour l’imposer à nos compatriotes… Qu’ajouter de plus ?
http://www.gollnisch.com/2013/12/17/onfray-et-guaino-vermine-et-malaise/