
Nul ne peut sérieusement contester que le visage de la France a davantage changé ces cinquante dernières années que lors des deux derniers millénaires. Quelqu'un qui reviendrait aujourd'hui à Paris après avoir quitté la capitale à la fin des années soixante serait stupéfait du bouleversement. À l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle, ce serait un chauffeur de taxi arabe ou africain qui le véhiculerait, et arrivé à Paris, hormis dans les beaux quartiers, momentanément préservés, il verrait à son grand étonnement une population très bigarrée et majoritairement exotique. Et ce qui est vrai de la capitale qui n'est plus une ville française l'est également d'un nombre grandissant de cités et de quartiers de notre pays. Si bien que, plutôt que d'immigration, c'est de colonisation et d'occupation étrangère qu'il conviendrait de parler désormais. C'est toute la planète qui se déverse sur notre patrie dans un flot continu et ininterrompu. De sorte que nous devenons étrangers dans notre propre pays.




Hasard du calendrier ou non, alors que des centaines voire quelques milliers de Français commémoraient l’exécution de Louis XVI, d’autres perpétuaient la tradition des coupeurs de tête idéologiques. A Sciences Po Lille, une conférence incluant Geoffroy Lejeune et Charles Consigny, respectivement directeur de la rédaction de Valeurs actuelles et ancien chroniqueur à l’émission « On n’est pas couché » a été tout bonnement annulée sous la pression d’activistes. En cause, le fait que Geoffroy Lejeune dirige Valeurs actuelles, un média qualifié par eux de nauséabond et le fait que Consigny soit réputé de droite et libéral. Une curieuse conception du débat qui hélas ne surprend plus. On ne dénombre plus les annulations, agressions et happenings qui rythment la vie de nos universités. Universités qui deviennent des pépinières à Fouquier-Tinville et à Carier. Universités qui jettent insoumis et esprits libres dans la Loire.


