
Quand, en pleine crise sociale qui agite la France, Macron décide de renoncer à sa retraite de Président et qu’il le fait savoir, on est autorisé à se poser au moins quatre questions essentielles.
Premièrement, est-il vraiment raisonnable de vouloir délibérément se priver de ce qui, pour une large partie de nos concitoyens, représenterait la garantie d’une fin de vie confortable, voire somptueuse ?
Deuxièmement, la communication établie à partir de cette décision ne serait-elle pas dictée par une arrière-pensée politique malsaine, voire déloyale ?



Depuis Abidjan, Emmanuel Macron a indiqué samedi 21 décembre que la colonisation a été « une faute de la République ». En février 2017 déjà, en pleine campagne électorale, il présentait sur une chaîne de télévision algérienne la colonisation comme « un crime contre l’humanité ». Selon lui, la France devait présenter ses « excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels elle a commis ces gestes de barbarie ». Le lendemain de l’entretien accordé à la chaîne de télévision algérienne, celui qui était alors député LR, Gérald Darmanin, avait tweeté pour fortement critiquer cette prise de position. Le vent a tourné, le tweet le plus rapide est cette fois venu de Benalla : « Non, la colonisation n’a pas été une mauvaise chose : infrastructures éducatives, de transports, de communication, de santé, augmentation de l’espérance de vie, elle a été une chance pour les pays colonisés. » Il a raison sur le fond, le comique étant que cela vienne de lui. Il faut en effet avoir l’esprit formaté pour ne pas voir combien la France a apporté à ses colonies.



