
Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère
Appliqué à la vaccination, le principe de précaution aura-t-il été fatal au quinquennat de Macron et à sa réélection personnelle ? Ce n’est pas la volonté ou le refus de se faire vacciner qui est en cause — c’est la liberté de chacun — mais la méthode du gouvernement. En 48 heures, on est passé de la lenteur maitrisée à l’accélération affolée.
La première question est : pourquoi cette lenteur initiale ? On peut parler de dictature de la précaution. Précaution administrative aberrante dans les Ehpad. Précaution sanitaire par rapports aux éventuels effets secondaires. La défiance d’une large partie de l’opinion publique aurait été prise en compte.








