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France et politique française - Page 2385

  • Un voile pudique… qui se déchire?

    ouvrez-les-yeux.pngUne dépêche Reuters rapportait que lors d’une rencontre avec les journalistes de l’association Europresse le 26 février,  François-Xavier Bellamy, tête de Liste LR aux élections européennes, expliquait doctement qu’il était «certain» «qu’entre la vision d’Emmanuel Macron et la vision de Marine Le Pen (il était) clairement plutôt du côté d’Emmanuel Macron». Il précisait encore qu’il se sentait aussi « plutôt (Jean-Claude) Juncker ( président PPE de la Commission européenne) que (Viktor) Orban. » Il n’aura pourtant échappé à personne que  les élus du  Fidesz, le parti du   Premier ministre hongrois, siègent pourtant (encore)  au sein  du groupe PPE. Et que M. Orban est contrairement à M. Juncker  un  défenseur de l’identité nationale, des valeurs chrétiennes et familiales…  Le positionnement républicain (?) de M. Bellamy  lui fait au moins un point commun avec Marlène Schiappa, Secrétaire à l’Égalité entre les femmes et les hommes et le député LREM du Val d’Oise,  Aurélien Taché, tous deux militants européistes, LGBT et immigrationnistes et qui, en tant que tels, ont rejoint à la demande du chef de l’Etat, le Pôle idées du parti macroniste. Mais le diable se niche dans les détails et M. Taché a été séchement recadré par Mme Schiappa.

    Invité le 2 mars du plateau de C l’hebdo sur France 5, Aurélien Taché s’est employé, autant par conviction que par clientélisme électoral, à flatter la France de la diversité, en pleine polémique sur le hijab de course que souhaitait commercialiser Décathlon avant de faire marche arrière. Il a utilisé pour se faire les vieux éléments de langage, les mensonges et autres déformations historiques consubstantielles à la propagande bien datée de SOS racisme. « On a la liberté de porter ou de ne pas porter le voile a déclaré M. Taché. Dans une société démocratique, j’estime qu’on n’a pas à porter de jugements de valeur. Ce qui s’est passé avec le retrait du hijab de décathlon est significatif, dès que l’on parle de l’Islam le débat s’enflamme. Il  y a eu des musulmans en France depuis près de deux siècles (sic). Ils seront aussi l’avenir de la France. » «Vous me posez la question pour une jeune fille de douze ans qui porterait le voile et serait élevée dans une famille musulmane. Est-ce que vous me poseriez la question sur une famille catholique, une jeune fille à qui on mettrait un serre-tête? Bien sûr que non.»

    Cette comparaison entre le serre-tête et le voile n’a pas été sans rappeler à certain cette saillie de l’inénarrable Christophe Castaner qui, en avril, dernier sur RTL,  établissait pour sa part un signe d’égalité entre le foulard porté par nos mères ou nos grand-mères et le foulard islamique: « Il y a quelques années, quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique (sic), on ne se posait pas la question » argumentait ainsi le délégué de LREM et (futur) ministre macroniste.

    Cette fois, Aurélien Taché a été sommé de s’excuser et il s’est fendu d’un communiqué aussi ridicule qu’alambiqué dans lequel il dit avoir voulu «exprimer (son) attachement à la laïcité dans notre pays. Dans un débat très complexe, j’ai aussi voulu rappeler que donner une éducation religieuse ou non à ses enfants est du ressort exclusif des familles, quelle que soit la confession concernée, propos que j’ai voulu illustrer en évoquant le serre-tête porté par certaines jeunes filles catholiques», «Cet exemple a été mal compris (sic) : il ne s’agissait évidemment pas de dire que cet accessoire revêtait une signification religieuse et je présente donc mes excuses à ceux que ces propos auraient pu blesser. »

    C’est de bonne guerre, sa consoeur et ennemie intime Agnès Thill, traitée par M. Taché,  qui veut la faire exclure de LREM,  d‘islamophobe et d’homophobe, s’est fendue d’un tweet goguenard: « Ouh la la… le coup du serre-tête des petites filles catholiques… et du voile islamiste… par notre Fouquier Tinville d’Operette… Aurélien Taché des excuses? Une commission des conflits?  2 poids 2 mesures ?»

    Marlène Schiappa, en concurrence avec M. Taché pour prendre la tête de l’aile la plus gaucho-progressiste de LREM, s’est fait une joie de tacler elle aussi son petit camarade, hier,  lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI: « aucune femme dans le monde ne sera lapidée parce qu’elle ne porte pas un serre-tête», mais  Aurélien Taché a-t-elle ajouté, a   «le droit d’exprimer son opinion et sa ligne personnelle». Le bureau exécutif de LREM  évoquera paraît-il ce sujet ce soir…

    Qu’ajouter si ce n’est que pour citer la fameuse sentence de Bossuet, « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Nous nous faisions l’écho  il y a peu  de l’étude d‘André Posokhow, sur Polemia, qui indiquait qu’«il arrive actuellement (sur notre sol) près de 300 000 immigrés par an (originaires principalement du continent africain, du Moyen-Orient et du sous-continent indien) et la population spécifiquement française diminue d’environ 120 000 personnes. C’est le grand remplacemendénoncé par Renaud Camus…».

    Doit-on se satisfaire de cette déferlante-là,  doit-on jeter un voile pudique sur celle-ci quand bien même arborerait elle les stigmates républicains en se déplaçant tête nue?  Ce tsunami migratoire, affirme Bruno Gollnisch,  nos dirigeants en mesure toute l’ampleur, tous les dangers et ils laissent faire…pourquoi? Le site fdesouche se félicitait le 28 février de ce que son étude, en date du 6 janvier 2017, sur  «L’octroi de prénoms musulmans par département, basée sur les chiffres annuels de l’INSEE des prénoms donnés aux enfants nés en France de 1900 à 2015»,  ait été confirmée par le directeur de l’Ifop Jérôme Fourquet. Confirmation dont il fait état dans  son essaiL’Archipel français (Seuil,2019) et mis à la une du Point (de la semaine dernière) «sur la base d’une source Insee qui n’existe pas en tant que telle…». Il est  indiqué  qu’en 2015 le nombre de nouveaux-nés portant un prénom musulman s’élevait à 18,5%, contre 2,5% en 1968.

    Avant même de lire son essai,  il faut écouter et mesurer les propos de M. Fourquet, dans une vidéo mise en ligne sur le site du Point. Comme d’autres personnalités du sérail avant  lui, notamment  Michèle Tribalat ( aujourd’hui ostracisée par ses pairs),  il valide les avertissements qui furent ceux, vox clamentis in deserto, de tous les dirigeants frontistes, et plus largement en Europe, de toutes les figures et personnalités les plus lucides. Faut-il rappeler que l’opposition nationale fut vouée aux gémonies,  attaquée avec une rare violence, accusée de mensonge, de catastrophisme ou de racisme pour avoir ouvert les yeux en premier,   tenu un langage  de vérité à nos compatriotes?  Que dit ici M. Fourquet? Tout simplement ce qu’affirment  depuis des décennies les études des démographes, des spécialistes, les membres alors du conseil scientifique du FN ou proches de la mouvance nationale. Laissons la parole au directeur de I’Ifop: « Nous assistons à un phénomène à la fois de fragmentation de la société mais aussi de basculement culturel et anthroplogique avec l’arrivée à terme de nouvelles générations qui partageront un univers de valeurs, de moeurs et de vision(s) du monde qui sera très éloigné de celui qui était porté par les générations qui les ont précédés. On est encore dans une sorte de phase d’équilibre instable ou les différentes générations coexistent démographiquement mais au rythme du renouvellement nous allons sans doute assister dans les années qui viennent à un basculement d’une très grande ampleur. » Même avec les précautions oratoires et sémantiques d’usage, tout est dit…

    https://gollnisch.com/2019/03/04/un-voile-pudique-qui-se-dechire/

  • Des gilets jaunes à la démocratie directe

    6a00d8341c715453ef0240a48f30a7200b-320wi.jpgPour la première fois, le 16e samedi de l'atypique et anarchique mobilisation des gilets jaunes s'est déroulé pratiquement sans violence. Atteignant une sorte de vitesse de croisière, avec 4 000 participants à Paris, quelque 39 000 sur toute la France il conduit Mediapart[1] à parler d'essoufflement. Tous les comptages venant des sources officielles, on comparera les derniers aux 282 000 personnes du 17 novembre et aux 46 000 du samedi précédent 23 février.

    Les partisans de cette révolte placent désormais leurs espoirs dans le prochain rendez-vous programmé pour le 16 mars, soit au lendemain de la clôture officielle du grand débat national.

    Paradoxalement cela pourrait sembler promettre à cette protestation, inorganisée et contradictoire, qui dure depuis novembre, une sorte d'essor printanier. L'évolution vers une sorte normalité, les défilés et rassemblements étant légalement déclarés, le scandale des casseurs en liberté étant écartés, au moins provisoirement, on va pouvoir s'interroger enfin sur les vraies questions qu'elle pose, ou qu'elle aurait dû poser, depuis le début.

    Le paradoxe et la contradiction résident dans deux types de revendications concrètes.

    La première, d'ordre fiscal, portait au départ sur la diminution de la taxation énergétique, devenue insupportable pour ceux qui ne disposent pas d'une alternative à l'automobile ; l'influence de la gauche et de la démagogie marxisante ordinaire ont amené à considérer comme représentative de la justice fiscale le rétablissement cet ISF, auquel tous les pays européens ont renoncé et dont la menace elle-même, avec tout ce qu'elle représente, sert de puissante incitation à l'émigration : celle des actifs, et pas seulement celle des investisseurs ; celle des créateurs de valeur ajoutée, et pas seulement celle des diplômés de l'enseignement supérieur.

    Céder sur ce point, ce que l'on peut hélas craindre dans le contexte de la campagne électorale européenne, où le pouvoir s'est engouffré sans le dire explicitement, reviendrait à faire encore plus reculer le pays.

    La seconde idée mise en avant, depuis décembre[2], par les protestataires appelle sans doute, au départ, une réponse moins univoque : celle du référendum d'initiative citoyenne.

    Il s'agit en l'occurrence d'instituer, ou de remettre à plus tard, un mode de décision dont la Constitution reconnaît, depuis peu, le principe, au nom de la souveraineté du peuple, mais que les modalités prévues rendent pratiquement impossible.

    Ainsi la réforme de l'article 11 n'a-t-il ouvert la voie qu'à un recours à l'opinion s'appuyant sur un groupe substantiel de parlementaires, alors que le mouvement des gilets jaunes et la plupart de ceux qui soutiennent l'introduction de la démocratie directe en France conçoivent celle-ci comme destinée à balayer le pouvoir des élus.

    Une conférence donnée par le professeur François Garçon le 27 février permettait de clarifier le sujet en expliquant le fonctionnement de la démocratie référendaire en Suisse, pays de référence du sujet[3].

    Or le premier point sur lequel insista le conférencier soulignait la première condition de l'existence de la démocratie directe en Suisse : la prééminence d'une très vigoureuse démocratie représentative aussi bien au niveau fédéral qu'au niveau cantonal et au niveau municipal. Le référendum sert de garde-fou et de complément aux divers aspects de la législation.

    Deuxième point : les modalités pratiques écartent les courants d'opinion soudains et irréfléchis, comme celui qui assure la popularité actuelle de l'idée d'un rétablissement de l'ISF, le délai d'initiative et de votation, 18 mois d'une pétition rassemblant 100 000 signatures, plus 3 ans d'organisation, mais aussi la multiplication et la régularité des questions soumises à votation quatre fois par an, ce qui corrige la tendance plébiscitaire de la question unique qui consiste à censurer le pouvoir sans s'intéresser vraiment à ce qui est demandé.

    Exposé de façon claire, détaillé, sur un mode pince-sans-rire d'autant plus agréable, cet exposé avait tout pour séduire le public intelligent de l'ALEPS[4], dans le cadre de laquelle il était développé ce soir-là.

    On retomba sur terre, hélas, avec la conclusion d la réunion. L'un des organisateurs, certainement de bonne foi, demanda en effet à l'auditoire de répondre par oui ou par non, à main levée, à une seule question, et immédiatement : voulez-vous instituer en France le référendum d'initiative citoyenne.

    C’est-à-dire exactement le contraire des modalités et des garde-fous du système suisse.

    Tout en souhaitant lui-même l'instauration de quelque chose d'analogue, l'auteur de ces lignes avoue ici être sorti de cette réunion en méditant la fameuse réponse d'Aristote à celui qui lui demandait de se prononcer pour la meilleure des constitutions, parmi les 158 traités qu'il avait étudiés : "dis-moi d'abord pour quel peuple et pour quelle époque".

    Les conditions de la démocratie directe supposent encore une longue route à parcourir en France, en commençant par celle de la démocratie tout court.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. "Mobilisation en baisse pour l’acte XVI des gilets jaunes"
    [2] cf. "Gilets jaunes. Beaucoup de banderoles avec la mention RIC: c'est quoi le référendum d'initiative citoyenne ?"
    [3] cf. son dernier livre Le génie des Suisses ed. Tallandier 2018
    [4] ALEPS : Association pour la liberté et le progrès social.

    https://www.insolent.fr/

  • Baisser les dépenses publiques pour diminuer les impôts et garder l’euro !

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    Ce sont les dépenses publiques, le trop grand nombre de fonctionnaires, le gaspillage public, les 35 heures, les régimes spéciaux des retraites, l’âge de départ à la retraite, le laxisme socialiste, la perte du sens de l’effort et des valeurs traditionnelles, le libre-échange mondialiste et ses délocalisations, la folle et ruineuse immigration, le non démontré réchauffement climatique par l’homme, l’imbécile ISF, et non pas l’euro, qui tuent économiquement la France depuis quarante ans !

    Macron et LREM dissertent à longueur de journée sur les impôts, mais sont muets sur les dépenses de l’État et des collectivités locales.

    Selon Nicolas Lecaussin, directeur de l’Institut de recherches économiques et fiscales, « la France est le seul grand pays riche et démocratique qui n’ait pas vraiment réformé son État après la crise de 2008-2009 ». Macron ne fait rien pour baisser le nombre des six millions de fonctionnaires tandis que les dépenses publiques continuent d’augmenter au lieu de diminuer. Une des préoccupations communes des chefs d’entreprise, des salariés, des agriculteurs, des citoyens, c’est le ras-le-bol fiscal, mais encore faut-il s’attaquer aux dépenses premières à l’origine de cette pression fiscale démentielle.

    De 2000 à 2016, les effectifs de l’État ont augmenté de 14 % et ceux des collectivités territoriales de 43 %. La dépense publique a progressé de 35 %, en 1960, à 56,4 % du PIB, en 2016. De 1991 à 2016, le total des dépenses des administrations publiques est passé de 550 milliards à 1.220 milliards d’euros; tandis que le nombre de ménages pauvres progressait et que la France était championne de la redistribution sociale. Le coefficient de Gini, qui caractérise les inégalités sociales dans un pays (0 égalité parfaite, 1 inégalité parfaite), est passé, en France, de 0,38 à 0,33 entre 1984 et 2012, la pression fiscale sur les possédants étant proches du point de rupture.

    10 % des foyers fiscaux les plus riches paient 70 % de l’impôt sur le revenu, alors que 53 % des Français en sont exemptés. La France est hyper-redistributrice, socialiste, en rien inégalitaire et libérale en matière d’imposition sur le revenu. Les impôts sont si élevés pour tout le monde que toute augmentation est considérée comme une agression, que trop de Français riches ont déjà quitté le pays. Le taux des prélèvements obligatoires dans la loi de finances 2019 est de 44,2 %. Les gilets jaunes sont donc victimes des erreurs économiques et politiques du Système français, de l’appauvrissement de la France en valeur absolue et non pas du manque de redistribution sociale !

    Si la France était une entreprise privée à redresser, c’est par centaines de milliers que des fonctionnaires seraient licenciés. Il manque un programme Hartz IV, un peu plus humain, à la France avec baisse des dépenses publiques, réforme de l’assurance chômage sans voler les cadres qui paient des cotisations plus élevées en fonction de leurs salaires plus élevés, contreparties pour les aides sociales reçues.

    Selon l’étude récente du club de réflexion allemand CEP, de 1999 à 2017, la France s’est appauvrie de 55.960 euros par Français et l’Italie de 73.605 euros par Italien, tandis que l’Allemagne et les Pays-Bas s’enrichissaient respectivement de 23.116 euros et 21.003 euros par habitant ! Or, l’euro était le même pour tous les pays, avec, au départ, même un léger avantage compétitif pour la France, compte tenu de la parité retenue franc/euro en 1999 ! Mitterrand, qui ne comprenait rien à l’économie, a cru que la France allait s’enrichir automatiquement comme l’Allemagne en adoptant le miroir aux alouettes « euro » car il confondait monnaie commune, sérieux d’un pays et richesse produite !

    Les Français, les Grecs et les Italiens, tout comme leurs hommes politiques, protégés des dévaluations, ont cru alors avoir trouvé la formule miracle en travaillant moins (35 heures) d’une façon inefficace, mais ils se sont piégés eux-mêmes en commettant une terrible erreur stratégique. Ils s’appauvrissaient, en fait, et devenaient les dindons de la farce en produisant moins, en exportant moins, en important plus, en fermant des usines, en perdant des emplois car non compétitifs. Seules les réformes structurelles économiques et politiques évoquées ci-dessus, le travailler plus, pourraient maintenant sauver la France et l’Italie de la faillite et leur permettre de rester dans la zone euro, ce qui correspond à l’intérêt commun européen. Mais il est sans doute trop tard pour l’Italie. Et la France suivra, aspirée par le tourbillon.

    Marc Rousset

    http://www.bvoltaire.fr/baisser-les-depenses-publiques-pour-diminuer-les-impots-et-garder-leuro/

  • Sollers dit de drôles de choses à Salamé sur la France moisie, liquéfiée, pathétique de Macron : un directeur commercial !

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    Il arrive que des personnalités plus ou moins non-conformistes viennent briser inopinément le ronron gauchard de France Inter. Philippe Sollers, qui est capable de dire à peu près n'importe quoi, y compris de très banal et de très conforme, est de cette catégorie. Car il peut aussi asséner quelques vérités profondes avec le ton et les mots qui font mouche et parfois tuent. Il en est ainsi, passé le blabla égotique du début, de deux passages où Sollers sort de la norme pour parler vrai sur l'état de la France et sur la nature du Chef de l'Etat. Propos cinglants et justes qui font la qualité de cette vidéo de 10'. Nous les avons avons signalés à la suite. Bonne écoute. Pour ces deux passages, cela en vaut la peine ! LFAR ■
     Passage « La France moisie »

    Philippe Sollers avait, lorsqu'il était éditorialiste, publié il y a 20 ans, à la une du Monde, une tribune intitulée La France moisie. Tribune qu'il relit ce vendredi sur France Inter (1er mars) et qui sonne curieusement d'actualité.

    Passage sur la visite d'Emmanuel Macron à Pessac en Gironde, jeudi 28 février

    Sollers qualifie de sinistre l'image d'Emmanuel Macron face à ces salariées, ces femmes « parquées avec Marlène Schiappa comme garde-chiourmes », appuie Josyane Savigneau. Et Philippe Sollers commente : «Le président de la République se présente hier comme un directeur commercial avec toutes ces femmes, c'était sinistre [...] Nous sommes dans la France pathétique, la France liquéfiée ».

    Les textes ci-dessus sont de la rédaction de France Inter.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/03/03/sollers-6132931.html

  • Le député Agnès Thill harcelée par le lobby LGBT

    Le député Agnès Thill harcelée par le lobby LGBT

    Une femme harcelée sur Twitter, cela ne fait pas bouger d’un sourcil Marlène Schiappa. Et pour cause Agnès Thill, pourtant député LREM, est harcelée par le lobby LGBT pour son opposition à l’extension de la PMA.

    Ces gens veulent qu’elle se taise. Je me souviens avoir subi aussi en 2013 les insultes incessantes de bon nombre de comptes twitter fantômes (à zéro abonné). Ces gens sont subventionnés pour militer et insulter leurs adversaires.

  • Paris 12 mars Hervé Juvin aux Mardis de Politique magazine, une conférence à ne pas manquer, !

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    2317207953.2.jpgRendez-vous à partir de 19 h 00
    Conférence à 19 h 30 précises
    PAF : 10 € -  Etudiants et chômeurs : 5 €
    Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° 
    Métro La Trinité, Saint-Lazare
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    Politique magazine, 1 rue de Courcelles Paris 8°
    T. 01 42 57 43 22
  • A gauche les grandes manœuvres s’enlisent

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    Francis Bergeron Présent cliquez ici

    Si vous voulez savoir ce qui se passe chez les socialistes, allez directement à la source, suivez, dans Le Monde, le feuilleton de ces grandes manœuvres qui agitent une poignée d’individus, engagés au sein d’une myriade d’associations, de partis et de laboratoires d’idées.

    Quel est le problème posé ? Les listes doivent être bouclées pour le 3 mai. Il reste 60 jours. Mais dans cette gauche dite raisonnable, dans cette gauche de gouvernement, trois listes se disputent 15 et 20 % de l’électorat. Les deux listes vraiment socialistes, celle de Faure et celle d’Hamon, ne décollent pas

    Dans un mouvement de panique de plus en plus perceptible, Le Monde se fait le grand metteur en scène de projets de convergence des listes, pour sauver les meubles, c’est-à-dire le socialisme même. Car si, le 26 mai, ni le PS de Faure, ni le PS-bis de Hamon n’atteignait les 5 %, le socialisme, dans sa forme archaïque, celui de Jaurès, de Blum, de Mendès France, de Guy Mollet, de Mitterrand, de Jospin, de Hollande, disparaîtrait, et disparaîtrait sans doute à jamais.

    Glucksmann, sa femme, son club, son carnet d’adresses

    Horrible perspective ! Aussi Le Monde, ses amis du Nouvel Observateur, des Inrockuptibles, de Libération, de France Inter et France Culture, de France Info, des chaînes publiques, ont-ils lancé d’abord le « produit » Raphaël Glucksmann. Avec son club de gauche personnel (Place publique), sa femme Léa Salamé, leur carnet d’adresses monstrueux, Glucksmann a reçu pour mission de créer une dynamique, de recoller les morceaux, de faire fusionner les listes, de sécuriser un volume d’électeurs tel que la survie du socialisme soit garantie. Le PS, Génération.s, les écolos proches de 5 %, c’était le risque qu’un vote utile profite par exemple à Mélenchon d’un côté, à Macron de l’autre, et que les trois structures passent à la trappe. Une fusion sauvait les meubles, garantissant, à défaut de dynamique, des élus. Mais Glucksmann a échoué. Glucksmann était invité partout. Mais la « glucksmania » a cessé aussi vite qu’elle avait pris.

    Le Monde et ses têtes chercheuses ont alors sorti une autre solution de leur chapeau : Bernard Cazeneuve. Cazeneuve, vous en souvenez-vous ? C’était ce petit monsieur socialiste, ministre de l’Intérieur pendant la vague des attentats islamistes. Il a acquis de ce fait une relative notoriété, laissant le souvenir d’un homme courtois, et ouvert à l’idée que tous les tueurs islamistes ne sont pas des militants d’extrême droite ou de braves malades mentaux. Cazeneuve en tête de liste, c’était la possibilité d’attirer la gauche macronienne, et d’obtenir une certaine neutralité de la droite (même si certains se souviennent que c’est sur son intervention personnelle que 4 millions d’euros ont été alloués arbitrairement à L’Humanité, en décembre 2013). Voilà l’homme susceptible de rallier à lui les multiples courants du socialisme, son affabilité lui ouvrant toutes les portes ou presque. Depuis le 13 février, à l’occasion d’un excellent dîner de sénateurs socialistes, cette candidature fédératrice a été testée. Las, le 1er mars, Le Monde a révélé que cette piste était un cul-de-sac, que Cazeneuve renonçait.

    Et un malheur n’arrivant jamais seul, le dernier sondage en titre, publié le 27 février, annonce une percée des écolos qui, de ce fait, n’ont plus de raisons d’accepter une liste commune, tandis que PS et hamonistes pourraient finir sous les 5 %.

    Alors, un nouvel homme providentiel ? Mais qui ? Une nouvelle martingale électorale ? Mais comment ? L’horloge tourne.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Schiappa/Joffrin : même ignominie dans l’amalgame

    Schiappa/Joffrin : même ignominie dans l’amalgame

    On se rappelle que, tout récemment dans un entretien à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, Marlène Schiappa avait affirmé : “Je ne mets pas sur le même plan la Manif pour tous et les terroristes islamistes, mais je souligne l’existence d’une convergence idéologique”, avant de plus ou moins retirer son propos (Gilbert Collard rappelait dans un tweet cet aphorisme de Jules Renard : « Il y a des gens qui retirent volontiers ce qu’ils ont dit comme on retire une épée du ventre de son adversaire »).

    Cette assimilation rappelle en écho l’éditorial de Laurent Joffrin paru le 24 juillet 2015 dans Libération, qui ne le cède en rien à l’ignominie : « Affaire Lambert : la menace intégriste ».

    D’un côté, les personnes qui souhaitent que tout enfant ait une chance de bénéficier de l’amour de son père et de sa mère ; de l’autre, des parents et amis qui demandent simplement que l’on accorde à leur fils et ami des soins qui, d’une façon inexplicable, lui sont toujours refusés. Tous assimilés à des terroristes musulmans. Un bel amalgame et aucun déséquilibré à l’horizon.

    Cet éditorial est reproduit ci-après dans son intégralité. Seul commentaire : M.Joffrin est une locomotive des bien-pensants dans les media français.

    « L’intégrisme l’emportera-t-il sur la loi française ? On se gardera ici de vouloir influencer la décision que doivent prendre les médecins du CHU de Reims sur le cas de Vincent Lambert. On rappellera, à ce stade, que l’arrêt des soins, s’il était finalement choisi par la communauté médicale, respecterait la loi Leonetti, comme en a décidé le Conseil d’Etat, et serait conforme à la jurisprudence de la CEDH qui s’est prononcée à une nette majorité. Mais, en lisant entre les lignes le communiqué des médecins annonçant leur volonté de surseoir, on voit bien qu’il s’agit de toute autre chose. Ces praticiens, dont la probité et le dévouement sont largement reconnus, estiment que les conditions de « sérénité » et de « sécurité » nécessaires à un choix libre ne sont pas réunis. Parlons clair : ils font allusion aux menaces physiques proférées par un certain nombre de militants extrémistes à leur encontre. La femme de Vincent Lambert, Marie, parle carrément de « terrorisme ». De quels extrémistes parle-t-on ? Les parents de Vincent Lambert sont liés à la fraternité Saint-Pie-X, secte catholique d’extrême-droite dont le Vatican, en dépit de certaines tentatives de négociations, a toujours déclaré l’illégitimité. Ainsi, c’est une phalange intégriste qui a réussi, par la menace, à faire dévier la procédure légale. Elle n’a rien à envier aux groupes équivalents dans les autres religions, par exemple les intégristes musulmans.

    On est prompt à brandir la laïcité pour dénoncer certaines pratiques extrêmes de l’islam (et souvent en fait pour mettre en cause l’islam dans son ensemble). Voilà un cas où l’intégrisme, d’origine chrétienne a réussi, par une forme de terrorisme verbal, à piétiner les principes laïcs. Cette atteinte à la République mérite, pour le moins, une égale dénonciation. »

    https://www.lesalonbeige.fr/schiappa-joffrin-meme-ignominie-dans-lamalgame/

  • Vidéo du matraquage d’un couple âgé par des CRS à Toulouse

    Les forces de l'ordre lors des manifestaions des Gilets jaunes
    © Sputnik . Irina Kalashnikova
    France
    Un couple de passants a été matraqué par des CRS en fin de manifestation des Gilets jaunes à Toulouse samedi dernier.
    L’incident a été filmé en vidéo.
    Le compte Facebook pro-Gilets jaunes Born to be Media Rider a publié la vidéo du matraquage d'un couple de passants âgés par un groupe de CRS pendant la manifestation des Gilets jaunes à Toulouse, samedi 2 mars.
    La scène a été extraite par France 3 Occitanie d'un live.
    Le couple ne faisait apparemment pas partie des manifestants. L'homme et la femme ont traversé un cordon de CRS qui faisait face aux Gilets jaunes.
    On peut voir que la femme s'est arrêtée et a parlé à un CRS. 
    Étant donné que la vidéo a été filmée de très loin, il est impossible d'entendre ce qu'elle lui a dit. 
    Quoi qu'il en soit, elle a été frappée à coups de matraque et projetée au sol. 
    L'homme qui l'accompagnait a tenté de la protéger mais a été lui aussi frappé puis jeté à terre.
    Selon des témoins, ils ont ensuite été pris en charge par des équipes médicales. 
    On ne connaissait toujours pas, samedi soir, leur état de santé.
    Ce samedi, la 16e manifestation des Gilets jaunes s'est déroulée en France. 
    Le nouvel acte s'est déroulé sans incidents majeurs
    sputniknews
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