Le Courant pour une écologie humaine organise ses premières Assises les 6 et 7 décembre. "La révolution de la bienveillance" changera le monde par nos initiatives. Tugdual Derville explique :
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Le Courant pour une écologie humaine organise ses premières Assises les 6 et 7 décembre. "La révolution de la bienveillance" changera le monde par nos initiatives. Tugdual Derville explique :
Le vrai problème de François Hollande est que, désormais, quoi qu’il fasse, quels que soient l’objet, le registre, l’importance, la durée, le lieu, la France est toujours là, au coin du bois, à le montrer du doigt en se tapant sur le ventre.
Le Président reçoit aujourd’hui pour une visite d’État de trois jours… le roi et la reine de Suède. L’enjeu n’est pas une guerre nucléaire. Et pourtant. Cela jase dans les chaumières. En cause, le « dress code » du dîner donné à l’Élysée. Ni habit, ni smoking, mais « costume sombre ». Costume sombre, comme le cadre déjeunant avec ses tickets-restaurant dans l’Hyppopotamus du coin de la rue. « Costume sombre », entendez, dans votre jus. Un peu de déodorant sous les bras et ça repart. « Hello, Mister Bernadotte, nice to meet you, welcome in France ! » Allez, on se fait la bise.
L'avocat Frédéric Pichon a rejoint Souveraineté, Identité et Libertés (Siel) et a été élu dimanche au comité central du FN. Il répond à Minute. Extraits :
"[L]’Etat doit intervenir à titre subsidiaire, c’est-à-dire, pour dire les choses simplement, que l’action publique doit revenir de droit à la plus petite entité; l’échelon supérieur ne doit intervenir que si l’échelon inférieur ne peut pas résoudre le problème. Le principe de subsidiarité est un principe essentiel. S’il faut rétablir la notion de politique, notamment eu égard aux impératifs de souveraineté et d’indépendance vis-à-vis de l’UE, du FMI, de l’Otan, que sais-je encore, qui peuvent nécessiter dans certains cas le recours à la notion d’Etat stratège (dans les secteurs de la défense, de la recherche ou de l’énergie), il faut être souple au niveau de l’organisation intérieure. L’Etat n’a pas à se substituer aux autorités subalternes ou inférieures si ce qu’on appelait autrefois les corps intermédiaires font ce qu’ils ont à faire: les collectivités territoriales, les associations, la société civile au sens large. Cela est valable dans tous les domaines, notamment pour les libertés économiques et pour les libertés familiales – je pense notamment à la question scolaire. [...] Autant il faut restaurer la figure et l’autorité de l’Etat dans les domaines régaliens que sont la justice, la police, la défense nationale, autant, pour tout ce qui concerne l’économie à l’intérieur du territoire national ou l’éducation, je suis en effet favorable à la décentralisation."
"Le combat que je mène est un combat politique. Le fait d’être catholique éclaire mon engagement mais la finalité de la politique n’est pas la finalité du combat spirituel. La finalité de la politique, c’est la recherche du bien commun, c’est la défense de la patrie. Je me bats pour tous mes compatriotes, y compris ceux qui ne partagent pas ma foi. Ma foi peut dicter un certain nombre de comportements mais je ne mélange pas le combat spirituel et le combat temporel."
On doit se féliciter du succès de la manifestation de ras-le-bol fiscal et administratif des entreprises devant le ministère des Finances, ce lundi 1er décembre. Plusieurs milliers de représentants des petites et moyennes entreprises, voilà qui pèse au moins autant, que les mornes rassemblements cégétistes des jours précédents contre ce que la gauche ose appeler "austérité".
Il est sans doute plus légitime pour une revendication sociale de s'en prendre à un ministère plutôt que, le jour d'un scrutin, de prétendre faire pression sur les législateurs.
Mais attention, tout de même. Au même moment l'assemblée finalisait son approbation de la loi de financement de la sécurité sociale. De tels textes de valeur improbable, estampillés chiraquiens, furent coulés dans la constitution par le plan Juppé par une réforme de février 1996. Or c'est bien par cette littérature dégoulinant de philosophie technocratique, que s'écoule l'essentiel du poison que nous appelons "modèle" français.
Or, dans l'attitude de bien des protestataires, trop de choses semblent se passer comme s'ils avaient affaire à une administration, siégeant de droit divin à Bercy, et non à des représentants élus. Ceux-ci sont supposés dépendre des contribuables et non le contraire.
Quant aux "assujettis", incorporés de force dans les caisses d'assurances monopolistiques, ils devraient en démocratie disposer du droit de vote pour en élire les conseils d'administration : on le leur a retiré depuis bientôt 20 ans. Tout reste à l'avenant et on nous parle comme si nous nous trouvions dans un système démocratique, alors que les gens qui payent les contributions restent soumis au diktat de ceux qui en encaissent les mille postes de la dépense publique.
Or, signe des temps, ce 2 décembre, on pouvait presque, d’ailleurs, trouver, pour une fois objective, la recension par Le Monde décrivant comme un succès la manifestation CGPME.
Oh certes le vocabulaire y trahit toujours la pensée unique : les entrepreneurs sont appelés "petits patrons". Comme d'habitude. Cette agaçante expression demeure destinée à tirer encore vers le bas ce qui s'était appelé autrefois "patronat réel" sous la houlette de Léon Gingembre. Créateur du syndicat des PME, et en grande partie du concept en 1944, il le dirigea jusqu'en 1978. Il s'agissait au départ de fédérer ceux des chefs d'entreprise ayant investi leur propre patrimoine dans l'outil de production.
Quand le poujadisme apparut en 1953, non pas dans le sillage de l'extrême droite comme on se plaît à l'écrire, mais en accord avec les communistes locaux, il désignera, au départ, pour ses premiers adversaires ces "taureaux à cornes d'escargot" du mouvement des PME. Poujade dira : "je suis pour le biftèque, peu m'importe qu'il soit communiste ou royaliste".
À ce sujet, une subtilité semble avoir toujours échappé à la plupart des commentateurs agréés : si Jean-Marie Le Pen, alors connu comme ancien président parisien des étudiants en droit, fut élu en janvier 1956, en tant qu'allié, sur une liste "Union et fraternité française", – il n'a jamais appartenu au mouvement Poujade proprement dit. Il rompit définitivement avec le groupe parlementaire en octobre lors de la crise de Suez.
La politisation en 1955-1956, à la faveur de la guerre d'Algérie, tuera le mouvement poujadiste. En janvier 1956, il avait réalisé un beau score aux législatives, en mai 1958 il se révèle très actif sur le forum d'Alger, mais il commet l'erreur de se rallier à De Gaulle. En 1959, il perd 80 % de ses voix, non sans être entré en force dans les chambres de métiers et de commerce, aux élections consulaires de décembre 1957.
Malheureusement, ses élus, quoique bien intentionnés, deviendront les agents principaux de l'évolution funeste des régimes sociaux corporatifs des indépendants. Dans les années 1990 il conservait encore beaucoup d'élus, d'amis et de réflexes complaisants dans ces institutions, aux côtés des gens du Cidunati, apparus en 1968 sur des positions à peine différentes.
D'autres mouvements viendront, en effet, s'entremêler, rivaliser, et parfois se combattre entre eux, sans que les leçons soient tirées de toutes ces expériences. Le poujadisme s'était développé en luttant contre les excès des contrôles fiscaux. Le Cidunati de Nicoud avait pris son essor en raison de l'évolution de l'urbanisme commercial, combattant en bloc le phénomène des grandes surfaces. Ceci d'ailleurs facilitera grandement les groupes d'hypermarchés au détriment des centres commerciaux et des galeries marchandes grâce à l'imbécile loi Royer de 1973.
De telles poussées démagogiques alertèrent suffisamment la classe politique pour que celle-ci apprenne à les combattre et à les détourner de la vocation véritable d'un syndicalisme entrepreneurial intelligent.
À partir des années 1980 en particulier il est devenu fort clair que les luttes d'autrefois ne pouvaient plus se remettre en route sur les mêmes bases. Le grand mérite de Christian Poucet, qui devint très vite la figure centrale du CDCA, fut de se situer sur le vrai terrain de ce qui mine, aujourd'hui encore, toutes les entreprises françaises, les petites comme les grandes, comme les moyennes : la question des charges sociales, supposées financer le soi-disant meilleur système du monde, celui que personne ne songe à imiter.
La particularité du travail indépendant, contrairement à toutes autres formes d'emplois, est que les appels de cotisations sont payés par ceux que l'on affilie de force dans des systèmes d'assurances professionnelles obligatoires et monopolistiques.
Au début du combat mené par le CDCA, les artisans et commerçants qui se trouvaient en retard de cotisations n'étaient même plus couverts par l'assurance-maladie. parallèlement d'ailleurs leurs systèmes de retraite avaient été conçus en fonction d'une sous-validation des mauvaises années, qui n'étaient plus comptabilisées qu'à hauteur d'un trimestre par an.
Dans ce contexte il fut vite évident que le syndicat lui-même avait le devoir de créer des produits d'assurance alternatifs. Ce fut à la fois le génie de Poucet, et le mauvais génie des gens résolus à dénigrer d'abord et à détruire ensuite l'édifice qui se construisait, essentiellement dans quelques régions-bastions de l'ouest et du midi. Le nord de la Loire, hélas, restait imperméable à une rhétorique qui lui semblait insurrectionnelle.
À l'époque, et pendant une dizaine d'années je servis de porte-plume et d'écrivain public dans cette mouvance au sein de laquelle, malgré moi, travaillant le plus souvent à 800 km du centre des décisions, je faisais figure de Martien. Je ne regrette quand même pas ces années-là. Elles me permirent de vraiment mesurer, une fois pour toutes, la véritable nature du mortifère "modèle français".
Pour paraphraser Mendès-France, disons que la formule paradoxale "plus les problèmes paraissent compliqués, plus les solutions sont simples" s'applique parfaitement à son sujet : le remède ne résidera jamais ni dans l'étatisation (ce que fut le plan Juppé), ni dans une quelconque "réforme" (politique donc étatique) mais tout simplement dans la concurrence. Soumises au libre choix l'assurance maladie et l'assurance vieillesse se verraient contraintes de se réformer, ceci sans que l'État intervienne.
Pensons toujours à la formule de Reagan : l'État n'est jamais la solution puisqu'il est le problème.
À Paris en 1992 cependant nous tînmes un congrès fort réussi, où j'espérai rallier la figure la plus intéressante de la contestation du système monopoliste en la personne de Claude Reichman qui intervint à la manière brillante qu'on lui connaît encore 20 ans plus tard. Cette fusion ne se fit malheureusement pas. En se remémorant cet échec je ne puis écarter l'idée que les mêmes réseaux aient toujours voulu empêcher l'unité des protestataires et imposer le silence autour des thèses anti-monopolistes. Aujourd’hui on parle pudiquement de "souverainistes". Dans ma jeunesse, on les appelait des barbouzes.
À partir de 1993, les déboires s'accumulèrent et c'est véritablement le plan Juppé de 1995-1997 qui radicalisa la situation sans apporter la moindre réponse aux questions qui se posent encore aujourd'hui au monde du travail indépendant. Depuis la "réforme" Fillon de 2003 instituant le RSI les choses ont encore empiré.
Christian Poucet fut d'abord incarcéré en 1996, pour des paroles jugées subversives, puis mystérieusement assassiné en janvier 2001, sans que la police ne se soit, depuis lors, vraiment préoccupée d'élucider l'affaire et d'identifier les meurtriers. Un gêneur de moins.
JG Malliarakis
Cherchant à trouver à tout prix des « tiraillements » au sein du FN, le site d’Europe 1 se penchait ces dernières heures sur la reconnaissance de l’Etat palestinien votée en une résolution non contraignante par la majorité de gauche à l’assemblée nationale hier. Gilbert Collard (RBM) y était en effet clairement opposé et Marion Maréchal-Le Pen (FN) plutôt favorable même si elle s’est finalement abstenue en l’état, au vu de ce texte porté par Benoit Hamon. Devant le parlement européen, dans une brève allocution mise en ligne sur ce blogue le 26 novembre, Bruno Gollnisch s’est dit pour sa part favorable à une reconnaissance de cet Etat palestinien pour les raisons invoquées par lui dans son intervention que nos amis internautes peuvent donc (ré)écouter. Une différence d’analyse dont on peut discuter au FN, qui n’est ni une secte, ni un parti de godillots, alors que le conflit israélo-palestinien, sujet sensible s’il en est, est souvent instrumentalisé à des fins plus inavouables.
Et Europe 1 de citer Le canard enchaîné qui «rappelle ces propos qu’aurait tenu le député Benoît Hamon: il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers, qui n’a pas compris la première prise de position pro-israélienne de Hollande. » Musulmans qui se sont aussi massivement détournés du PS et de la gauche, ajouterons nous, depuis l’adoption de la loi en faveur du mariage homosexuel.
Voir dans le vote de cette résolution défendue par les députés de gauche (ou du moins la majorité d’entre eux) des « préoccupations électoralistes » n’est bien sûr pas du tout délirant. Il faudrait être a contrario bien naïf pour ne pas les voir à l’œuvre dans cette caricature de parti communautaro-clientéliste qu’est le PS.
Un Parti socialiste qui lance son énième dispositif-tour de table-table-ronde- réunion- campagne contre le FN avec leurs deux (mauvaises) secrétaires nationales, Elsa Di Méo et Sarah Proust; une offensive confirmée par le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, dimanche lors de l’émission « Le Grand Rendez-vous » (Europe 1 – i-Télé – Le Monde). Ce dernier a qualifié le FN de « parti mutant, qui a des propositions par régions » « difficilement saisissable ». Les Français eux, ont plutôt bien saisi…
L’ancien trotskyste du PCI n’a pas manqué de relayer la petite chanson du moment sur un FN qui serait financé par Moscou, au motif que le banques françaises et européennes sollicitées lui ayant refusé un prêt, le FN a dû en contracter un auprès d’une banque russo-tchèque.
Disons le tout de go, ce qui gêne M. Cambadélis, ses amis et les autre pontes bruxellois de la classe politique, c’est le fait que le FN défende un projet de coopération étroite entre nations libres européennes incluant la Russie, c’est-à-dire préfère l’Europe des patries de Brest à Vladivostock à l’Europe babélisée et totalitaire de Bruxelles à Washington. Ce que le patron du PS traduit en affirmant sans rire, comme un porte-parole de la Maison blanche ou du Pentagone, que le FN est sous la coupe «de l’adversaire de la France et de l’Europe des citoyens européens ». Il est bien connu que le trotskysme mène à tout à condition d’en sortir, mais là, quand même, Camba fait très fort dans l’allégeance…
Mais le summum du déchainement haineux et mensonger nous a été offert hier par le politologue proche de l’UMP, Dominique Réynié, invité de l’émission d’Yves Calvi C dans l’air sur France cinq, en compagnie d’une autre politologue, Virginie Martin, du journaliste-éditorialiste Claude Weill et de Gael Sliman, président de l’institut de sondage Odoxa.
Une émission consacrée au FN, aux perspectives qui s’ouvre à lui après son congrès et intitulée « Marine Le Pen veut gouverner », dans lequel M. Reynié s’est particulièrement distingué dans l’outrance.
Certes, il est coutumier du fait. Dernier épisode en date, nous évoquions sur ce blogue, les le 18 et 27 novembre, l’enquête à la méthodologie suspecte et pour le moins sujette à caution faite par une officine présidée par Dominique Réynié, Fondapol. Celle-ci tendait à démontrer que les sympathisants du FN et électeurs de Marine, (mais aussi dans une moindre mesure les musulmans pratiquants et les électeurs de M. Mélenchon et du Front de Gauche) constituaient la population la plus « antisémite » ou à tout le moins la plus perméable aux «préjugés antisémites» en France. Une manière de dire que le FN et ses électeurs devaient être maintenus dans le ghetto, n’étaient pas des citoyens éclairés à part entière…
Hier sur France cinq, M. Reynié a été encore plus loin. « La Russie de Vladimir Poutine finance des partis nationalistes d’extrême droite pour déstabiliser» l’UE a-t-il assuré en guise de hors d’œuvre. «Les Russes jouent sur des partis comme Aube dorée en Grèce et le Jobbik en Hongrie, des partis d’extrême droite, racistes, antisémites, violents, (comparaissant) régulièrement devant la justice pour avoir assassiné des personnes. Ce sont d’ailleurs les organisations avec lesquels Marine Le Pen a essayé de créer un groupe au parlement européen. Il y a d’ailleurs des liens entre le FN et le Jobbik, c’est d’ailleurs Bruno Gollnisch qui s’en occupe ».
Si les violences entre l’extrême gauche et les partisans d’Aube Dorée ont effectivement conduit au décès d’un militant gauchiste ces derniers mois, il convient d’affirmer que Jobbik, qui était effectivement membre -contrairement à Aube Dorée- de l’Alliance Européenne des Mouvements Nationaux (AEMN) présidée par Bruno Gollnisch, n’a jamais « comparu devant la justice pour avoir assassiné des personnes »! En outre, Marine Le Pen n’a pas pris contact avec Aube Dorée ( !) ni même avec Jobbik pour créer un groupe au parlement européen, ce que M. Reynié qui suit de prés les activités du FN ne devrait (ne peut) pas ignorer.
Pourtant, le patron de Fondapol affirme encore qu’ « il y a des liens entre le FN et Aube dorée donc des néo-nazis, je suis désolé de le dire comme ça, dont le programme est qu’il n’y ait plus de juifs en Grèce par la méthode violente (…) . Avec ces partis, le FN a des relations, il arrive au FN de les inviter à des réunions à Paris ou d’aller les voir. De même le Fpo (« Parti de la liberté », droite nationale autrichienne, NDLR) est financé par la Russie »; Fpo « qui a organisé en 2012 un bal interdit aux juifs, dit des anciens néo-nazis (sic), auquel Marine Le Pen a participé» – cette «qualification» donnée à ce bal est un gigantesque bobard que Marine a dénoncé plusieurs fois .
Et Dominique Reynié, d’enfoncer le clou : « ce FN n’a pas changé. On a mené une enquête (« enquête » Fondapol que nous évoquons plus haut, NDLR) sur l’opinion des proches du FN et des électeurs de Marine Le Pen par rapport à tous les autres Français. ,C’est tres spectaculaire (…), il faut savoir qui sont ces gens là, ils sont restés exactement ce qu’était ce parti à l’origine, c’est un parti raciste, antisémite, à la culture violente, autoritaire qui aujourd’hui nous montre un visage (…) beaucoup plus avenant. Mais le fond est le même, l’histoire de ce parti est là, les réseaux sont là, les liens avec la Russie », «une puissance étrangère qui finance un parti qui se présente comme un parti aimant plus la patrie que tous les autres mais recevant de l’argent de Poutine». «C’est extrêmement sérieux nous sommes devant des données extrêmement préoccupantes »…
Est-il possible d’insulter autant la vérité et les électeurs, adhérents et dirigeants du FN sans que cela prête à conséquence? Certainement non affirme Bruno Gollnisch. Libre à chacun d’analyser, d’interpréter, de rechercher les raisons de ce déchainement, mais en toute hypothèse, M. Réynié devra répondre de ses propos …devant la justice?
http://gollnisch.com/2014/12/03/de-quoi-mm-cambadelis-et-reynie-sont-ils-le-nom/
Tout chroniqueur hexagonal qui se respecte doit bien sûr situer le centre du monde à Paris. Il doit aussi considérer, jusqu'en 2017, encore 3 ans, que la seule question qui comptera dans l'univers intergalactique sera de savoir qui aura le privilège de battre Mme Le Pen au second tour d'une élection présidentielle à couper le souffle.
Et pourtant, n'hésitant pas à désobéir aux consignes, essayons de faire diversion en remarquant qu'il se passe des choses dont nos gazettes ne se préoccupent guère.
En ce moment, Vladimir Poutine est à Ankara en train de négocier un contournement des sanctions occidentales. Il vient de renoncer au pipeline "South Stream"
En ce moment, le cours du pétrole est en chute libre, beaucoup plus rapide que la diminution du prix du carburant à la pompe.
En ce moment l'Arabie saoudite, alliée des États-Unis depuis la fondation du royaume en 1932 et celle de l'Aramco en 1933 accélère ce mouvement en augmentant sa production et en bloquant les pressions du cartel constitué de l'Opep et de la Russie. Le gouvernement le plus menacé dans ce scénario semble le Venezuela, foyer du désordre en Amérique latine. Mais d'autres suivront, si la baisse se confirme.
En ce moment aussi, la guerre millénaire entre chiites et sunnites déchire plus que jamais le proche orient. Aujourd'hui par exemple les chiites iraniens considèrent qu'ils satellisent au moins quatre centres de pouvoirs alliés de Téhéran, du Yémen à la Syrie, en passant par Bahreïn et le sud de l'Irak. Il faudra compter avec les ramifications de cette force. Elle peut, plus que d'autres, résister à la poussée du Califat terroriste d'Abou-Bakr al-Baghdadi, alors même que les États-Unis et Israël perçoivent encore la menace persistante des ambitions nucléaires de l'Iran et le poids de l'héritage de la révolution islamique de 1979.
Dans la mouvance chiite on ne doit pas oublier non plus les dispersions, les évolutions séculaires et les multiples versions de cette interprétation légitimiste de la foi mahométane.
Ainsi au Liban, communauté de moindre importance au moment du pacte national de 1943, elle a par sa démographie pris une importance considérable. Avec le Hezbollah, depuis 1982-1985, il s'agit à la fois d'un parti politique et d'une réalité militaire, placé sur la liste des organisations terroristes.
En Turquie, il en va tout autrement. Sous le nom de câ'feri (en turc) on désigne les adeptes de l'islam chiite iranien, dit "duodécimain". (1)⇓ Ils comptent peut-être 3 ou 4 millions de croyants, plus ou moins assimilés à une petite minorité nationale. Car la principale version du chiisme en Anatolie est constituée par les "alevis-bektachis" qui tiennent Ali pour l'une des trois personnes d'une trinité sacrée, (2)⇓ dont la représentation trône dans toutes leurs cérémonies. Communauté essentiellement pacifique, reconnaissant l'égalité des sexes, ils sont exécrés par les intégristes du sunnisme. dans les années 1970 à 1990 ils furent à plusieurs reprises la cible de persécutions fanatiques. On a pu y voir la main du fameux "État profond" supposé quadriller le pays.
Pratiquant leur religion dans des lieux de culte distincts, les "cemevi" ils se trouvent aujourd'hui encore pratiquement niés par les autorités instituées du culte, les dizaines de milliers de fonctionnaires de la Direction des affaires religieuses turques, et ses budgets publics étant voués par la constitution de 1982 à l'entretien de l'islam sunnite et de ses mosquées. Or, il est bien possible que cette "minorité" représente 25 ou 30 % de la population. Persécutés par le kémalisme des années 1930, leurs pratiques de l'achoura étant même explicitement interdites par une loi de 1928, objet de pogroms un demi-siècle plus tard, supposés "de gauche", les alévis ont depuis 30 ans essaimé dans tout le territoire à la faveur de l'urbanisation, à Istanbul comme dans l'ensemble de l'Anatolie.
Certes donc on doit se préoccuper de la survie des chrétiens du proche orient, mais la question de la liberté religieuse englobe aussi, ou plutôt elle englobera de plus en plus, dans les pays à majorité, ou plutôt à islam d'État, sunnite, la question des droits des communautés chiites, des alévis, des confréries, dissoutes par Kémal et ouvertement menacées par Erdogan dans ses discours de la campagne présidentielle de 2014. En fait, contrairement à l'idée reçue selon laquelle la république turque aurait introduit les principes occidentaux de "la laïcité", laquelle suppose au moins la liberté de conscience et de culte – c'est le point essentiel affirmé aussi bien par le "Bill of Rights" américain du XVIIIe siècle que par la loi de séparation française de 1905 – la constitution turque est obsédée par la question de l'unité nationale.
Sa prétendue "laïcité" pourrait ainsi faire sienne, horresco referens, la fière devise qui aboutira à la révocation de l'édit de Nantes "une foi, une loi, un roi".
Il se trouve qu'un épisode récent, autour des tentatives de "repentance" de l'État à propos des massacres de 1937-1938 dans la région appelée alors Dersim, et aujourd'hui Tunceli, dont la particularité est d'être à la fois kurde et alévie, montre que le rapport de forces politique a évolué et évoluera encore. Mis, par le premier ministre Davutoglu, au défi de s'y rendre, le chef du parti nationaliste MHP Devlet Bahceli a voulu crânement y organiser un meeting. Il a dû rebrousser chemin ce 28 novembre.
Oui, cet antagonisme entre sunnites et chiites, qui remonte à l'an 61 de l'Hégire, 680 de l'ère chrétienne, à la bataille de Kerbala, où les omeyyades l'emportèrent sur les descendants d'Ali, peut sembler à certains plus durable et plus significatif, que les débats internes de la droite que notre gauche française, la plus intelligente du monde pour sûr, persiste à appeler "guerre des chefs" en référence à cette grande création culturelle hexagonale du XXe siècle, "Astérix le Gaulois".
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1) C'est à dire reconnaissant la chaîne des Douze imâms descendants du Prophète, le 12e étant "occulté" depuis le IXe siècle cf. Lammens "L'Islam coyances et institutions" pp.144-145. ⇑
2) cf. Lammens "L'Islam coyances et institutions" pp. 168 et suivantes. ⇑
Un cap est franchi avec le climat de peur savamment entretenu par des milices dangereuses.
Patrice Valentin, directeur de Dervenn (entreprise spécialisée en conseil d’ingénierie écologique), s’exprimait au micro de France Info en ces termes : « Ça n’est pas la première fois que l’on reçoit des lettres de menaces. Il y a un site sur lequel on est cité comme étant une cible en appelant tout le monde à venir perturber la vie de l’entreprise et en nous menaçant de faillite. L’objectif des opposants est de créer un climat de peur pour que personne ne réponde. Pour moi, cela s’appelle du terrorisme. » Les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes dévoilent ainsi une face obscure, qui n’est pas loin de rappeler des méthodes que l’on croyait disparues depuis les années 1970, celles des groupes terroristes Action directe ou des Brigades rouges.
Déjà, les méthodes des militants « antifas » qui ont protesté à Toulouse et à Nantes étaient assimilables à une forme de para-terrorisme mais là, un cap est franchi avec le climat de peur savamment entretenu par des milices dangereuses.
Soulager mais pas tuer est un mouvement unitaire qui rassemble des professionnels et des usagers de la santé, tous engagés pour protéger la France de la dérive euthanasique. Il se lance aujourd’hui à travers toute France, lors de conférence de presse, happening ou scénographies.
Plusieurs causes à cela : le le plan national de développement des soins palliatifs 2008-2012 qui n’a pas été reconduit, l’annonce d’une nouvelle loi « Fin de Vie » en 2015. [...]
La suite sur Le Rouge et le Noir