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France et politique française - Page 5039

  • pour faire plaisir aux Américains, on ferme des usines Le cas Pétroplus

    Selon la société de veille économique Trendeo, quelques 266 usines ont mis la clé sous la porte en France en  2012, pour  seulement 166 créations. Seules la construction aéronautique et l’industrie du luxe tirent leur épingle du jeu, avec plus de 2.400 créations de postes. Le mois de janvier 2013 est considéré comme  « le plus mauvais »  par ce cabinet depuis qu’il collecte des données. Le rythme de fermeture progresserait de 42% et près de 1.087 usines ont disparu depuis 2009. Sans surprise, en l’absence d’un mécanisme de protectionnisme intelligent et de barrières douanières modulables, ce sont l’industrie manufacturière française et  l’industrie automobile qui sont les plus touchées, alors que les délocalisations se poursuivent  à vitesse grand V (41.994 emplois de moins depuis 2009), suivie de l’industrie pharmaceutique (-8.648 emplois). Viennent ensuite les secteurs des Transports et de la logistique et celui de l’Administration publique avec respectivement 60.854 et 57.790 emplois supprimés depuis quatre ans.

     Au total 23.897 emplois industriels ont été supprimés en 2012,  121.946 depuis 2009. Un bilan effroyable  qui pourrait s’alourdir du nombre des 470 salariés de la raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) qui  n’ont guère d’espoir de  voir leur entreprise survivre. Le délai pour les offres de reprise expire ce mardi à 17 heures. Pétroplus a déposé son bilan le 24 janvier 2012, mais a été autorisée plusieurs fois à poursuivre son activité par le tribunal de commerce de Rouen.

     « C’est un dossier difficile sur lequel l’Etat s’est beaucoup mobilisé mais les chances de succès sont limitées » a prévenu le cabinet de Jean-Marc Ayrault pour préparer les  esprits au pire. Même dramatique aveu d’impuissance  du chef de l’Etat, en janvier, qui  écartait toute nationalisation comme à Florange, tout en précisant lui aussi qu’il était  « difficile de trouver un repreneur. »

    Il convient de noter que l’intersyndicale de Pétroplus, par la voix de  son  porte-parole, le cégétiste   Yvon Scornet,  accuse le gouvernement socialiste d’avoir « tout fait pour écarter l’iranien Tadbir Energy Development Group » qui était un très sérieux repreneur  potentiel.

    « Je suis en colère a déclaré M Scornet, dans le sens où ce n’est pas seulement le fait qu’on refuse le dossier iranien, qui était très solide, mais on demande des comptes, par exemple sur Total, qui dit je me fous de ce que dit le gouvernement, en gros, c’est ça. Total n’a pas le droit d’acheter du pétrole iranien mais en achète par sa filiale coréenne. Le boycott de l’Iran affaiblit l’industrie française, pas iranienne : PSA est très affaibli. Doux vendait deux millions de poulets à l’Iran : ils sont où, Doux, maintenant ? On peut nous offrir le meilleur plan social, ça voudra dire qu’on aura perdu. Les gens vont partir avec de l’argent alors qu’il n’y en avait pas il y a un an. Et on s’est battus pour ça ? »

    « Le gouvernement poursuit Yvon Scornet,  a tout fait pour écarter toute offre de la part d’une société iranienne, alors que cette offre non seulement n’était pas contraire à l’embargo mais était une réponse aussi à d’autres sociétés françaises mises en difficulté actuellement. Il faudra que l’on nous explique pourquoi des sociétés américaines trouvent le moyen de contourner l’embargo, que des pays comme la Corée du Sud ont une dérogation, ce qui permet d’ailleurs à la filiale coréenne de Total d’acheter du pétrole iranien, et que nous, nous devrions accepter de fermer nos usines pour faire plaisir aux américains !»

    Rappelons que l’embargo sur le pétrole iranien, qui se voulait un moyen de pression sur Téhéran dans le  dossier du  nucléaire, et décrété il y a un an  par l’UE – environ 18% de ses exportations de brut- est sans  grande conséquence pour un pays qui ne manque pas de clients asiatiques en forte croissance économique et  gourmands en or noir.

    Il est vrai aussi que François Hollande met ses pas dans ceux de Nicolas Sarkozy également dans le domaine de la politique étrangère. Nous l’avons constaté lors du passage lundi du vice-président américain Joe Biden à Paris. Celui-ci a félicité le locataire de l’Elysée pour une  intervention militaire  au Mali qui défend aussi les « intérêts américains ». Il s’est réjoui  de la complète identité  de vue entre le président français, Barack Obama  et lui-même…ce qui n’est pas forcement rassurant. Rappelons que M. Biden prône clairement le renversement de Bachar el Assad en Syrie et a averti solennellement  l’Iran que «  la fenêtre diplomatique se referme »…

    Enfin, soulignons pour conclure, à l’adresse de M. Scornet et de tous les éternels cocus de la gauche au pouvoir, que ce n’est pas en votant pour les partis du Système que le sort des salariés français ira en s‘arrangeant.

    A cette aune, rappelle Bruno Gollnisch, nous n’oublions pas le rôle délétère qui est souvent joué par les petits marquis et autres chefs féodaux du syndicalisme français. Dans le cadre de la dernière campagne présidentielle, l’intersyndicale (CGT-CFDT-CFE/CGC) de Pétroplus avait ainsi invité tous les candidats pour débattre de leur sort…mais avait interdit à Marine Le Pen de venir…laquelle  arriva  en tête des votes  ouvriers quatre mois plus tard ! Ceci explique certainement  cela…

    http://www.gollnisch.com/

  • Retraités dans la misère : Inventaire à la précaire

    La retraite ce n’est pas le chômage et pourtant… il faut faire avec une pension allouée à 60 ans et qui n’augmente pas ou si peu…

  • La France doit-elle disparaître ? (arch 2008)

    La question posée en juillet 2006, lors de la XVe Université d'été de Renaissance Catholique, qui vient de publier ses Actes (1), conserve en 2008 une pertinence accrue vu le délabrement accéléré de notre société. Profondément ébranlée pendant le dernier demi-siècle par la décolonisation et ses inévitables corollaires, la paupérisation et donc l'émigration (avec le déferlement sur un Hexagone enrichi par les « Trente Glorieuses » de tant d'habitants des nouveaux Etats indépendants chassés de leur pays par une corruption, une misère et des guerres tribales souvent endémiques) puis par les "événements" de Mai 68. Lesquels provoquèrent une révolution intellectuelle, sexuelle et morale dont nous n'avons pas fini de mesurer les ravages.
    Dans sa conclusion, Jean-Pierre Maugendre, fidèle à l'intitulé de la maison d'édition qu'il préside, postule pourtant un renouveau de la civilisation chrétienne sous l'égide de la France dont la survie serait assurée en tant que « peuple élu de la Nouvelle Alliance ». De la vocation providentielle de la fille aînée de l'Eglise par le baptême franc, des prophéties des papes et des innombrables interventions surnaturelles qui jalonnèrent son histoire, J.-P. M. induit « cinq raisons d'espérer ».
    Mais « qu'est-ce que la France ? » interroge Jean de Viguerie qui définit Les deux patries, celle des « biens spirituels [qu'] il n'y avait pas lieu de partager puisque chacun pouvait tout prendre » et celle, "matérialisée", des droits de l'homme qui exige l'égalité dans la distribution. Pour lui, la première est bien malade, morte sans doute, mais nous l'aimons comme une mère dont il faut « cultiver le précieux héritage. »
    S'abreuvant « aux sources de l'identité française », Jean Madiran nous engage à ne pas nous laisser entraîner « par le torrent de l'évolutionnisme d'un monde qui change ( ... ) - il y a une chose qui ne change pas, la nature humaine dont il restera toujours assez pour que la grâce puisse venir s 'y poser » - ; l'abbé Bruno Schaeffer - rappelant la distinction des pouvoirs spirituel et temporel, au contraire de l'islam qui est « une théocratie juive », et l'alliance millénaire de la France avec l'Eglise qui fut gravement altérée par les théories d'un Etat de droit divin, « caricature de l'Etat chrétien » pense que la pérennité de la France ne s'envisage qu'en « faisant d'abord régner le Christ dans nos âmes », et Arnaud Jayr soutient que « le cœur de Jeanne bat toujours sous la cendre et qu'elle n'a pas encore achevé son œuvre. »
    Viennent ensuite les allocutions de ceux qui nient « la fin de l'histoire » et refusent tout déterminisme.
    Dans un ample tour d' horizon des causes lointaines de la crise actuelle de l'identité de la France (née sous les Robertiens-Capétiens de la fusion des Gaulois, des Romains et des Germains, de même ascendance blanche) qui en connut bien d'autres - hérésie cathare, Réforme, maçonnerie Grand orientale, Révolution, etc. -, Henry de Lesquen croit toujours au « pays réel » au sein d'une res publica dont la restauration s'amorce (référendum de 2005, amendement Vanneste, réformes de l'enseignement - abandon de la méthode globale, apprentissage dès 14 ans -, discrédit de la psychanalyse ... enfin le Souverain Pontificat de Benoît XVI et la béatification de Charles de Foucault).
    La nation française, « famille de familles » défigurée par la politique de naturalisation à tout-va d'une « tourbe humaine » que la démission des « institutions assimilatrices » - l'Eglise qui renonce à évangéliser, l'école qui ne transmet plus le savoir, les grands patrons favorisant une main-d'œuvre bon marché dans le but illusoire d'assurer les retraites des "souchiens" - ne se relèvera selon Michel De Jaeghere qu'en rétablissant la « frontière de la nationalité ».
    Evoquant la « France ridée » en raison d'une démographie déficitaire depuis des générations engendrant l'afflux anarchique d'un tiers-monde décolonisé prématurément, Gérard-François Dumont fait litière des théories malthusiennes et du mythe d'une surpopulation à l'échelon mondial. Tout en étant très pessimiste sur la faculté du « peuple souverain » avec le vieillissement et la féminisation du corps électoral - de réanimer sa fécondité tuée par la légalisation de l'avortement et une nuptialité en déshérence.
    Philippe Conrad, tout en dénonçant vigoureusement la « diffamation de la France » à travers l'enseignement de son Histoire, honteusement controuvée par des universitaires marxistes soixante-huitards, laisse apercevoir dans le regain d'intérêt des jeunes pour un passé prestigieux remis « à l'endroit » dans nombre d'ouvrages et de revues, la naissance d'une nouvelle génération prometteuse, débarrassée des poncifs mensongers, constituant l'élite, la « minorité active » qui « fabriquera demain l'esprit public » rénové.
    Résister au Système en pratiquant « le pas de côté », en disant d'autant plus fort la vérité qu'on n' a pas le droit de la dire, c'est ainsi que Serge de Beketch continua le combat jusqu'au bout.
    Marie-Gabrielle DECOSSAS. Rivarol du 9 mai 2008
    (1) La France doit-elle disparaître ? 368 pages, 20 € ou 24 € fco. Renaissance Catholique-Publications - 89 rue Pierre-Brossolette, 92130 Issy-les-Moulineaux.

  • “Légiférer pour affirmer le droit des personnes de même sexe de se marier, c'est comme légaliser l'allaitement paternel.”

    L'archevêque de San Francisco, Mgr Salvatore Cordileone, vient d'accorder une interview au Catholic Herald britannique.

    Phrase à retenir :

    « Légiférer pour affirmer le droit des personnes de même sexe de se marier, c'est comme légaliser l'allaitement paternel. »

    Quelques autres paroles fortes :

    « La vérité est claire. Vouloir que les enfants soient liés à un père et une mère ne constitue une discrimination à l'égard de personne. Chaque enfant a un père et une mère, et soit vous soutenez la seule institution qui assure ce lien d'un enfant avec son père et sa mère ou vous ne la soutenez pas. L'adoption, par une mère et un père, est le miroir de l'union naturelle entre une mère et un père et fournit l'alternative heureuse et équilibrée lorsqu'un enfant ne peut pas être élevé par ses parents biologiques. »

    Mgr Cordileone récuse le recours à la théologie dans la bataille contre le « mariage » gay :

    « Si vous utilisez la théologie, vous faites leur jeu et ils vous diront que vous utilisez la religion pour prendre le contrôle des gens. Le mariage ne se trouve pas d'abord dans la théologie : le mariage est dans la nature. La théologie construit sur la base de l'institution naturelle, en nous donnant un sens plus profondément mystique et surnaturel de sa signification. »

    Et il appelle à l'action, après que l'intervieweuse Mary O'Regan, note que pour beaucoup, prendre part au débat expose à des critiques, des problèmes, voire des pertes d'emploi. Ayant rappelé qu'il est plus facile à cet égard aux clercs de s'exprimer, il précise :

    « Nous battre pour le mariage est notre façon d'aimer Dieu, et cette bataille est le don particulier que Dieu a donné à notre génération. C'est notre épreuve spécifique, et en la surmontant nous pouvons atteindre à la grandeur spirituelle. Cela entraînera des souffrances que de nous opposer au mariage gay, une chose qui menace d'une telle destruction le sens du mariage naturel, qui est une institution orientée vers l'enfant. »

    Quant aux termes « mariage gay », il recommande de n'y avoir recours que « parcimonieusement », car il s'agit d'une impossibilité naturelle : à force d'employer les mots, nous pourrions nous laisser tromper jusqu'à croire qu'il s'agit d'une réalité authentique qui n'attend que l'approbation du gouvernement pour la rendre légitime.

    L'interview aborde bien d'autres thèmes, et notamment, en profondeur, celui du rite extraordinaire.

    leblogdejeannesmits

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  • La gauche la plus archaïque du monde

    Gramsci n'a pas gagné. La gauche française, qui prétend depuis cinquante ans régenter le monde intellectuel, n'a remporté la présidentielle que par défaut. Petit portrait.
    Ce qui est extraordinaire avec la gauche, c'est qu'elle n'a de cesse de se réclamer du progressisme et qu'elle n'évolue pas d'un iota. Elle ressert toujours les mêmes symboles, entretient les mêmes préjugés, cultive les mêmes dogmes de sa religion laïque, qui organise ses rituels au secret d'ailleurs de moins en moins bien gardé des temples maçonniques. Dire que nous avons la droite la plus bête du monde est devenu presque un truisme ; mais qui ose dire que nous avons aussi la gauche la plus archaïque de la planète ? Il est vrai que cet archaïsme est déguisé avec soin par les médias de gauche, qui le fardent aux couleurs de la jeunesse, de la nouveauté et de l'insolence. Mais l'insolence de la gauche est aussi fatiguée qu'une blague de Bedos et rouillée que l'humour de Stéphane Guillon.
    La gauche tire l'essentiel de sa force des moyens de communication moderne, qui diffusent un prêt-à-penser qui lui tient lieu de « culture » et qui lui permettent d'orienter les badauds dans le sens du vent artificiel qu'elle fait souffler. Un confrère libre d'esprit, et donc pas de gauche, a plaisamment décrit le fonctionnement de l'univers intellectuel de la gauche, dans un réjouissant petit livre intitulé Maos, trotskos, dodo. Jean-Christophe Buisson - rien à voir avec Patrick - s'y demande pourquoi les philosophes les plus influents, les papes de l'éditions et de la littérature, les producteurs de cinéma et les patrons des maisons de disques sont des anciens de 68 (le livre a dix ans, aujourd'hui ils jouissent d'une retraite bien méritée). La réponse, dit-il, se trouve chez Antonio Gramsci, le stratège italien de la conquête du pouvoir par la culture. Au début du XXe siècle, celui-ci a établi, écrit Buisson, « l'existence d'un mouvement de pendule idéologique ou politique à travers son concept de "bloc historique " que constituent les croyances qu'une génération tient pour acquises définitivement. Institutionnalisées, ces croyances deviennent des évidences presque sacrées. Toute remise en cause de celles-ci s'apparente dès lors à un acte criminel, iconoclaste, fasciste. » En somme, passible du bûcher.
    « Ces croyances, poursuit Buisson, se diffusent par des "intellectuels centraux" (autorités littéraires, artistiques, philosophiques, universitaires) vers des "intellectuels secondaires" (professeurs, journalistes) qui, eux-mêmes, diffusent ces croyances vers le peuple. On appelle ça un réseau. »
    Adossés au Mur de l'Argent.
    Au nombre des « intellectuels centraux », Buisson range Bourdieu, Sollers, Glucksmann, B-H. L - ce qui est sans doute faire beaucoup d'honneur au dernier. Leurs relais ? l'auteur cite July, Miller, on pourrait en citer par dizaine, depuis des Fourest au Debbouze en passant par les Drucker : on n'a que l'embarras du choix. Tous ces braves gens prospèrent d'autant mieux qu'ils sont portés et supportés par leur pire ennemi : adossés au Mur de l'Argent. L'Argent ! Comme il les met mal à l'aise ! Ils n'en manquent pourtant pas : les firmes du Cac 40 arrosent généreusement leur presse de publicités, Rothschild vole au secours de Libé au bord de la faillite, et les éléphants roses, lorsqu'ils ne crèchent pas comme Fabius devant le Panthéon où reposent leurs grands hommes, voisinent place des Vosges comme Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn, dont le patrimoine modique a été révélé aux Français lors d'un récent séjour new-yorkais...
    Nous ne sommes pas jaloux et ces péchés mignons, humains après tout, seraient supportables si l'homme de gauche n'était pas de surcroît un insupportable père la morale, redresseur de torts jusqu'à devenir parfois fauteur de guerre, comme les Bernard Kouchner ou les Bernard-Henri Lévy. Toujours prêts à vilipender le fascisme, à défendre au bout du monde la liberté d'expression opprimée, ils sont dans leur propre pays les premiers des maîtres censeurs, pour reprendre le titre bien inspiré d'un livre de la journaliste Elisabeth Lévy. Toujours prêts à partir à la chasse au mal-pensant, les maîtres censeurs sont la moderne caricature des inquisiteurs - à cela près que les vrais tribunaux de l'inquisition jugeaient dans les formes, peine que ne prennent pas nos intellectuels de gauche. L'un des derniers à en avoir fait les frais est Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières et auteur - entre autre - d'un livre judicieusement intitulé « La Censure des bien-pensants ». Déjà suspecté d'homophobie après avoir déclaré qu'il ne souhaitait pas que ses enfants voient le dessin animé Le Baiser de la Lune, qui fait la promotion de l'homosexualité, et préférait qu'ils soient hétérosexuels, puis blâmé pour avoir défendu la peine de mort au cours d'une émission télévisée, il est devenu tout à fait infréquentable quand il a publié son livre Vive Le Pen, en déclarant : « Je ne voterai pas Front national mais je pense que ce parti, qui doit être considéré comme républicain aussi longtemps qu'il ne sera pas interdit, doit bénéficier du droit à la liberté d'expression. » Le monstre !
    Dans un tel contexte, le fait que, malgré le bourrage de crânes médiatique, 55 % des électeurs aient néanmoins voté pour l'une ou l'autre des listes de droite présentes au premier tour de la présidentielle est, somme toute, un signe étonnant de la bonne santé des Français.
    Hervé Bizien monde & vie 26 mai 2012

  • Transmission du nom : la Révolution poursuit son oeuvre destructrice

    Un enjeu important, impliqué par le projet de loi actuellement débattu à l’Assemblée, et intrinsèque au bouleversement en cours des lois de la filiation : la transmission du patronyme. Car il se trouve, dans le projet sur le mariage homosexuel, une disposition concernant le nom patronymique et touchant tous les couples : c’est ainsi que le député Hervé Mariton a dénoncé hier, à l’Assemblée, « une véritable révolution ». Cette disposition, inscrite dans l’article 2 du projet, concerne la dévolution du nom de famille: en cas de désaccord ou d’absence de choix des parents, les noms de chacun d’eux, accolés dans l’ordre alphabétique, seront donnés à l’enfant, alors qu’actuellement c’est le nom du père qui est attribué.

    « Vous proposez une révolution mais cette révolution avance masquée », a lancé Hervé Mariton. « Là où aujourd’hui un enfant s’appelle Durand, il s’appellera demain Durand-Martin sauf si les parents demandent explicitement qu’il s’appelle Durand », a-t-il expliqué. Quant au député UMP Marc Le Fur, il s’est exclamé : « Nous allons engager une réforme majeure qui va engager le nom de famille et la ministre de la Famille n’est toujours pas là ! (…) Les Français vont se rendre compte que cette réforme aura un impact : c’est l’effacement du père ! » À gauche, Christophe Bouillon a répondu : « Oui, c’est une révolution, nous l’assumons. Nous assumons que le père ne soit plus le seul à donner le nom ».

    Il y a manifestement une résurgence de la dialectique traditionnelle droite/gauche dans le paysage politique actuel : d’une part les conservateurs, ceux qui sont attachés à l’ordre traditionnel des choses dont ils savent que l’homme n’est pas l’auteur, tout en en étant tributaire dans toutes les dimensions de l’économie humaine ; de l’autre les progressistes qui veulent émanciper l’homme de toutes normes, qu’ils jugent d’ailleurs davantage conventionnelles que naturelles. Ce qui est en jeu, c’est l’homme lui-même dans son rapport au monde : est-il débiteur, attaché à la transmission d’un héritage dont témoigne entre autre le patronyme ? Ou doit-il s’affranchir, révolutionnaire, de tout ce qui l’attache à autre chose qu’à lui-même, proclamant son absolue indépendance, n’étant dépositaire de rien ?

    Oui, la question de la filiation, c’est celle de l’héritage et de la transmission. Fondamental pour comprendre l’homme. La Révolution poursuit son œuvre destructrice des repère naturels, rendant l’homme un orphelin..

    http://www.contre-info.com/

  • Culture de l’excuse, délinquance, immigration… Stop ou encore ?

    Ahmed Ben Bella,   premier président de l’Algérie indépendante entre 1962 et 1965, est mort hier à Alger. Ecarté brutalement du pouvoir, il fut remplacé à la tête de l’Etat FLN par Houari Boumediene, resté célèbre par sa prédiction, souvent citée ces dernières décennies par Jean-Marie Le Pen. En mars 1974, M. Boumediene déclarait ainsi : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »

     Dans son Mémoire de géopolitique sur la France multiethnique de 2030 (Collège Interarmées de Défense, mars 2004), le Commissaire Principal de la Marine, Florian Chardès, notait que « 75% de l’immigration actuelle est une immigration de peuplement, l’immigration de travail représentant seulement 10% du total annuel. » « Aujourd’hui, la Seine-Saint-Denis est le premier département français dans lequel naissent plus d’enfants d’origine extra-européenne que d’enfants d’origine européenne. Cette situation préfigure celle de l’ensemble du territoire métropolitain à compter des années 2040. »

     Une immigration qui tiers-mondise la France à tous les niveaux (socialement, économiquement, culturellement…) et qui est aussi responsable de la flambée de l’insécurité depuis trente ans. Faut-il le rappeler, les départements et villes les plus criminogènes sont aussi ceux les plus touchés par l’immigration de peuplement.

     Le Figaro rapportait notamment ce jeudi  qu’un « commerçant de 39 ans, connu des services de police et neveu de Saïd Tir, caïd marseillais du trafic de drogue abattu en avril 2011 -« considéré comme l’un des trafiquants les plus influents des quartiers Nord de Marseille »- « , a été tué hier soir de plusieurs balles de fusil d’assaut alors qu’il circulait dans sa voiture dans le 3e arrondissement de Marseille (…). En 2011, 20 règlements de comptes ont été recensés dans les Bouches-du-Rhône (29 victimes dont 16 morts), dont 15 à Marseille (23 victimes dont 13 morts), selon la préfecture. »

     Dans la nuit de mardi à mercredi, à Saint-Alban-Leysse, prés de Chambéry (Savoie) cette fois, c’est un policier, le brigadier-chef et père de famille Cédric Papatico, 32 ans, appartenant à la brigade anti-criminalité (BAC) qui a été percuté sciemment et traîné sur une trentaine de mètres par le 4×4 Porsche Cayenne de l’équipe de cambrioleurs que la BAC a surprise en pleine action.

     Nous l’évoquions sur ce blog, comme le FN  Xavier Raufer a fait justice il ya déjà longtemps de l’explication  économique (la crise, le chômage…) pour expliquer le basculement dans l’incivilité, la délinquance, la violence. Il a ainsi rapporté que le taux de pauvreté monétaire, c’est-à-dire de gens qui n’ont pas d’argent est de 19,5% dans la Creuse et de 18% en Seine-Saint-Denis ; que les deux tiers des immeubles dégradés en France se trouvent dans la Creuse. Dégradations qui elles, ne sont pas le fait des saccages commis par leurs habitants.

     « Les pauvres sont-ils en Seine-Saint-Denis ? Non. La vraie misère est dans le Cantal et dans la Creuse. Ceux qui n’ont pas d’argent, qui vivent dans des immeubles dégradés, qui sont éloignés des services publics, qui n’ont pas accès aux prestations sociales parce qu’ils ne savent pas qu’elles existent (vivent dans ces départements ruraux) ». « Une fois de plus cette culture de l’excuse (de la délinquance) est une escroquerie mais désormais on en a la preuve. »

     Bruno Gollnisch constate d’ailleurs que malgré le marasme social qui sévit tout particulièrement depuis 2008 aux Etats-Unis, la criminalité continue d’y baisser pour atteindre son plus bas niveau depuis quarante ans. Autant dire que l’explication sociologico-environnementale, gauchisante de la délinquance -« c’est la faute à la société »- ne saurait servir d’explication toute trouvée et magique à l’explosion des crimes et délits dans notre pays.

     Bref Sarkozy et l’UMP au pouvoir ont refusé ou ont été incapables de prendre les mesures nécessaires pour enrayer la délinquance et la libanisation dela France.

     Marine Le Pen le rappelait hier soir plus largement, « le contexte international nous donne raison, le contexte économique nous donne raison. Les problématiques d’immigration sont aujourd’hui telles que la lucidité des Français sur ces problématiques est plus importante (…). Pendant cinq ans (Nicolas Sarkozy) a démontré que les seuls qui étaient capables véritablement de prendre les choses en main, de ramener un peu d’ordre dans notre pays, de faire preuve de la fermeté nécessaire, et bien c’était ma candidature ! »,

    12 avril 2012 http://www.gollnisch.com

  • De la démocratie totalitaire, un entretien brillant avec Michel De Jaeghere (Radio Courtoisie)

    Radio Courtoisie ‘Les trésors en poche’ 31/01/2013

     

          Anne Brassié recevait Michel De Jaeghere, journaliste, écrivain, directeur des hors-série du Figaro et du Figaro histoire, pour une émission intitulée “C’est mon choix, c’est ma loi”, à l’occasion de la publication de La Démocratie peut-elle devenir totalitaire ?
      11 auteurs, 406 pages, Éditions Contretemps 2012 ISBN 978-2-916951-13-3

     

      22 € Paru le 25 novembre 2012.

    l’entretien commence à 8’03

    Une réflexion dont le point de départ sont deux articles de la Déclaration des Droits Universels de L’Homme :
    - Article 3 : toute autorité qui n’est pas élective, n’est pas légitime
    - Article 6 : la loi est l’expression de la volonté générale

    Quelques points clés de l’émission :

    • Le bien commun vs la volonté générale
    • Aveuglement collectif révolutions arabes : le chaos a remplacé un ordre injuste
    • Du risque d’un pouvoir démocratique illimité
    • Pas de principe transcendant : c’est la majorité qui décide du bien et du mal
    • Les ferments totalitaires de la démocratie
    • Populisme vs volonté du peuple
    • Un paradoxe contradictoire : le principe démocratique vs loi de la majorité
    • Les attaques de biais des institution non démocratique : famille, religion catholique, entreprise, nation
    • Les catholiques ont intériorisé les attaques contre leur religion non démocratique
    • l’abandon de souveraineté, l’immigration, l’Europe …
    • Le couac du referendum
    • De l’invention du populisme
    • le regard lumineux de St Thomas d’Aquin sur l’exercice bien compris de la démocratie
    • 2 principes antagonistes : volonté générale vs bien commun
    • Hypertrophie de l’individualisme : l’individu roi
    • C’est mon choix, c’est ma loi
    • les « vieux » envoyés ad patres : 1 conséquence irrésistible d’un choix possiblement démocratique
    • Église et démocratie à travers l’histoire
    • Le choc frontal de la religion catholique et de la démocratie : les papes virulents : Jean Paul II en tête
    • Tocqueville prophète de la démographie totalitaire : un texte édifiant à connaitre
    • Démocratie athénienne et démocratie moderne
    • Athènes contre les droits de l’homme

    http://www.fdesouche.com

  • La France islamisée à marche forcée

    Il ne se passe plus une semaine sans que l'on apprenne le projet de construction d'une nouvelle mosquée. Aux deux mille lieux de culte mahométans déjà édifiés dans notre pays s'ajoutent désormais de nombreux projets de sanctuaires de taille importante lancés à travers la France à Marseille, à Strasbourg, à Nantes, à Paris, à Tours, à Saint-Denis, à Cergy-Pontoise. La grande mosquée de Créteil qui comprend deux mille places, a ainsi accueilli le 3 décembre ses premiers fidèles avant une inauguration en grandes pompes en présence des autorités locales, le 18 décembre. Parallèlement, des dizaines de projets de moindre importance ont été lancées dans des villes moyennes.

    MOSQUÉES-CATHÉDRALES : ELLES SONT PARTOUT
    Au total, pas moins de 200 projets sont en cours, selon le ministère de l'Intérieur. L'apparition de ces dômes et de ces minarets, prévus dans la plupart des grands projets, modifie considérablement le paysage urbain, ce que reconnaît même Le Monde dans son édition du 3 décembre mais sans bien sûr s'en scandaliser. Et l'ouverture de ces nouveaux lieux de culte démultiplie les surfaces de prière accessibles aux fidèles mahométans. Selon les estimations les plus courantes, entre 20 % et 30 % des quelque 5 millions de personnes de confession musulmane vivant en France se rendraient régulièrement à la mosquée. De sorte que l'on peut se demander s'il n'y a pas d'ores et déjà en France plus de musulmans pratiquants que de catholiques se rendant à l'église le dimanche. En terme de pratique religieuse et de dynamisme, l'islam est en passe de devenir la première religion de France. même si elle l'est déjà depuis longtemps sur le plan du traitement médiatique.
    Les "grandes" mosquées devraient entraîner la fermeture de certaines des deux mille salles de prière réparties sur tout le territoire national, même si la pratique de proximité est appelée à perdurer. « Dans certains endroits, on peut même craindre un maillage disproportionné, avec une sous-utilisation des " mosquées-cathédrales", en dehors des fêtes » jugent des spécialistes du sujet. Ce qui est un comble : au moment où l'on envisage la destruction par mesures d'économies de centaines d'églises de villes et de villages, on construit des mosquées plus nombreuses que ce que justifierait le nombre réel de musulmans pratiquants ! N'est-ce pas là la preuve de la volonté des dirigeants du pays de favoriser par tous les moyens une religion et une spiritualité étrangères à notre tradition, à nos mœurs, à notre patrimoine dans un processus de liquidation de tout ce qui fait l'âme et l'identité de la France et de banaliser la présence de populations et de religions allogènes comme on le fait déjà sur le plan politique avec la nomination de ministres, de préfets, de recteurs d'académie, et bientôt de généraux « issus de la diversité » ? Nous sommes véritablement trahis par ceux-là mêmes qui devraient œuvrer au bien commun et notamment à la préservation de notre héritage religieux, ethnique, spirituel, culturel, civilisationnel.
    « Aujourd'hui, les maires sont les premiers bâtisseurs de mosquées » affirme d'ailleurs, dans Le Figaro du 22 décembre, Dalil Boubakeur, le sourire aux lèvres. L'ancien président du Conseil français du culte musulman (CFCM), organisme cultuel créé en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac, sur le modèle du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), pense avoir contribué à l'institutionnalisation de l'islam en France. Partout en effet des mosquées sortent de terre. Souvent marqués par le gigantisme. Créteil, nous l'avons vu, vient d'inaugurer une mosquée cathédrale qui a coûté cinq millions d'euros. Avec le soutien de l'édile Laurent Cathala. « Après la volonté divine, c'est grâce au député maire que le projet a réussi », confirme le responsable Karim Benaïssa. Un bail emphytéotique, une aide à la construction d'un million, ainsi qu'une subvention annuelle de 100 000 euros, officiellement dirigées vers les activités culturelles : de manière autant habile que machiavélique le maire a eu recours à tous les moyens de financement dont il disposait. Sans enfreindre ouvertement la sacro-sainte loi de 1905 dirigée à l'époque exclusivement contre l'Eglise catholique, qui prévoit que la « République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ».

    LA TRAHISON DES POLITIQUES
    Imperceptiblement, en cinq ans, comme le note Le Figaro du 22 décembre qui n'y voit rien à redire, « les élus locaux sont passés de la prudence, voire de la méfiance envers l'islam, à l'adoubement ». Certes, poursuit le quotidien libéral, « des réticences persistent, ici et là, « mais cela s'améliore à vive allure », se réjouit le nouveau président du CFCM, Mohammed Moussaoui. Les maires s'impliquent, avec parfois la volonté de mieux contrôler, mais aussi et surtout de récolter des voix qui pèsent désormais sur des scrutins serrés. » On ne le dira jamais assez, le poison de l'électoralisme et plus encore du scrutin majoritaire à deux tours en vigueur en France pour la quasi-totalité des élections (municipales, cantonales, régionales, législatives, présidentielle), fût-il légèrement adouci par une part de proportionnelle, incite à la séduction par tous les moyens des minorités agissantes (ethniques, sexuelles, religieuses) qui peuvent faire basculer l'élection.
    Avec l'explosion des prix du foncier, l'octroi d'un terrain municipal se révèle décisif, remarque également Le Figaro. Désormais le bail emphytéotique est devenu l'outil principal du maire, même si les tribunaux administratifs, souvent saisis par des élus nationaux FN ou MNR (et l'on voit le désastre de ne quasiment plus avoir de conseillers municipaux de droite nationale qui sont au courant des dossiers et peuvent donc agir), sanctionnent parfois des loyers trop faibles, perçus à juste titre comme un financement explicite du culte. Ce fut d'ailleurs le cas à Marseille ou à Montreuil. Depuis, les dispositifs s'affinent. Les mairies se sentent de surcroît des activités culturelles de la mosquée, parfois un simple salon de thé, une librairie ou un hammam, pour subventionner la pratique cultuelle. Au total, les pouvoirs publics contribueraient ainsi à 30 % du financement des lieux de culte, selon une estimation officielle du ministère de l'Intérieur.
    Certes par le passé, la puissance publique avait déjà pris des libertés avec la loi de 1905 pour faire face, par exemple, à l'arrivée des harkis. « Avec l'islam, ces petits arrangements se sont amplifiés et politisés » remarque encore le quotidien conservateur. Nicolas Sarkozy avait ainsi souhaité un temps modifier la loi, pour permettre un "rattrapage". Et accompagner la "mutation" de l'islam, devenu la « deuxième religion de France », Si la pratique ne concernerait que 20 % des familles musulmanes, la prégnance religieuse est beaucoup plus large. Le ramadan n'a jamais suscité autant d'adeptes, comme on le voit dans les établissements scolaires et le milieu professionnel, tout comme la consommation de viande halal - qu'aujourd'hui l'on peut trouver couramment dans les rayons des supermarchés - et le port du foulard, beaucoup de jeunes mahométans s'adonnant à ces pratiques par réflexe identitaire et par volonté de se démarquer des "souchiens" honnis. Les jours de fête, les salles de prière débordent ainsi de croyants agenouillés, qui prient sur la voie publique.
    Cette image alimente les spéculations sur le nombre de lieux de culte manquants. « Il faut passer des 2 000 actuels à 4 000 », assure ainsi le CFCM. Des maires participent à cette surenchère, quelle que soit leur étiquette politique, du Parti communiste à l'UMP.
    Depuis la création du CFCM en 2003 et malgré ses défaillances, le statut de l'islam dans leur République ne cesse ainsi de se banaliser alors que le financement étranger se serait réduit. Si les principaux pays d'origine - Algérie, Maroc, Turquie - contribuent toujours à l'édification des lieux de culte, ou envoient des imams, les monarchies du Golfe sont devenues plus parcimonieuses. « Depuis le 11 septembre 2001, l'Arabie séoudite a vu certains de ses dons bloqués par Tracfin, la structure du ministère de l'Économie qui surveille les flux financiers » note Le Figaro. Toutefois, de grandes fortunes du Golfe se seraient substituées à Riyad, affirme le responsable des Cahiers de l'Orient, Antoine Sfeir et, au total, ces fonds représenteraient toujours près de 50%. « Sans que l'on puisse parler d'ingérence, car en réalité, les financements ne conditionnent pas l'idéologie », assure l'expert. « Plus l'islam s'officialise, plus il est modéré », confirment les policiers. C'est le pari pris par les maires. Un pari dangereux : qui peut croire que les mahométans s'arrêteront là dans leurs revendications ? Quand partout des mosquées seront sorties de terre, on assistera à une surenchère, à une escalade d'exigences concernant le calendrier des jours chômés, la modification de la législation pour qu'elle soit compatible avec la charia, etc.
    Face à une triple source de financement - pouvoirs publics, donateurs étrangers et collecte auprès des fidèles - Dalil Boubakeur met désormais en garde contre le gigantisme : « Une grande mosquée, c'est un gouffre financier. » « On compte d'ailleurs assez de lieux de prière aujourd'hui, confie-t-on au Bureau des cultes. Ce qu'il faut, c'est une amélioration des structures de proximité, plus que des mosquées gigantesques, dont on constatera dans dix ans qu'elles sont impossibles à entretenir. » À moins bien sûr que les municipalités n'y contribuent. C'est-à-dire en réalité le contribuable taillable et corvéable à merci.

    LA TRAHISON AUSSI DE L'EGLISE CONCILIAIRE
    A la forfaiture des dirigeants politiques (président, ministres, maires... ) s'ajoute une trahison encore plus grave, encore plus lourde de conséquence, celle des dignitaires "catholiques". En effet, chose incroyable et inouïe pour tous ceux qui n'ont pas compris la gravité de ce qui se passe depuis un demi-siècle dans l'Eglise, l'Institut catholique de Paris, nous apprend Le Monde, a accueilli en décembre sa deuxième promotion d'étudiants musulmans. Inscrits en formation continue dans le cadre du diplôme universitaire « Religions, laïcité, interculturalité », une trentaine d'imams, aumôniers et responsables d'associations musulmanes ont en effet fait leur rentrée le 5 décembre, trois semaines avant Noël. Lancée de manière inédite en janvier 2008 avec l'appui du ministère de l'Intérieur, toujours lui, cette formation vise à donner aux responsables du culte musulman des connaissances juridiques et civiques de base pour exercer leurs fonctions dans le cadre particulier de la laïcité et, au passage, dissuader les postures les plus radicales. Près de deux mille imams exercent en France. Autrement dit l'Eglise (conciliaire) de France est chargée de former des imams à la laïcité. Comment ne pas s'étonner que les gens soient complètement désorientés, que le confusionnisme se généralise, que les âmes s'égarent ?
    Quinze des vingt-sept élèves sortants ont déjà reçu leur diplôme. Outre le suivi des cours théoriques, ils ont rédigé un mémoire sur des sujets tels que « l'islam au regard des valeurs républicaines », « l'implication du code maghrébin de la famille dans le code civil français », « l'aumônier dans les centres pénitentiaires en France ». « On y a acquis une culture institutionnelle et citoyenne et certains ont pu déconstruire les préjugés qu'ils avaient sur la République » témoigne dans Le Monde du 3 décembre Mohamed Ali Bouharb, étudiant sortant et aumônier militaire en exercice. « Désormais, nous sommes capables de nous entretenir avec un élu en parlant le même langage que lui, ajoute-t-il. Ce n'est pas rien, quand on sait que certains responsables musulmans demandent encore des créneaux pour les femmes musulmanes dans les piscines publiques ! » Cette première promotion est principalement issue de l'Institut théologique de la Grande Mosquée de Paris (GMP) avec qui l'Institut catholique avait passé une convention. Les autres composantes de l'islam, considérant non sans raison qu'un institut "confessionnel" ne pouvait remplir cette formation, avaient décliné l'offre. Pour 2009, le recrutement a été diversifié : outre une dizaine d'étudiants de la GMP, quatre imams, appelés à exercer quelques années en France, sont envoyés par le ministère turc des affaires religieuses ; cinq aumôniers militaires et sept "indépendants", dont des femmes, sont aussi inscrits. Des Marocains sont en attente. Selon l'entourage du ministre de l'intérieur, cette formation suscite l'intérêt d'universités étrangères et pourrait être étendue à terme à des prêtres orthodoxes russes appelés à exercer en France. Voilà en tout cas qui devrait doucher les enthousiasmes de tous ceux qui pensent que depuis l'élection de Benoît XVI les choses s'arrangent et que l'on en revient à la doctrine traditionnelle ! Mais, comme le disait Bossuet, « il n'y a pire dérèglement de l'esprit de voir les choses non comme elles sont mais comme l'on voudrait qu'elles fussent ».

    NOS CIMETIÈRES MENACÉS
    Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que l'on s'en prend aussi à nos cimetières. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a ainsi signé en février 2008 un décret encourageant les maires (encore eux !) à développer les carrés confessionnels dans les cimetières. Lesquels sont des espaces laïcs soumis à la loi de 1887 mais le maire, par son pouvoir de police, est autorisé à désigner l'endroit où les défunts seront inhumés et donc à créer de fait des carrés. Une circulaire de 1991 précise que ces carrés ne doivent pas être séparés par des barrières et que seules les tombes peuvent porter des symboles religieux. Le nouveau texte incitatif se veut un signe politique envoyé aux élus. Car la demande est en pleine explosion, marquant un phénomène de fond. Par le passé, la majorité des immigrés du Maghreb étaient enterrés dans leur pays d'origine. Par fidélité à leurs racines comme par tradition religieuse, l'islam recommandant de reposer en terre musulmane. Jusqu'à récemment, les Algériens se cotisaient au sein d'amicales pour financer ce retour. Mais ces structures se délitent et rendent le rapatriement du corps plus complexe et onéreux. Le gouvernement tunisien finance lui le retour des dépouilles, tandis que les Marocains souscrivent des assurances spécifiques auprès des banques. 85 % des défunts originaires du Maghreb sont encore enterrés au pays, selon une étude menée par le Fonds d'action et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations (Fasild).
    Mais les temps changent. « Les enfants de la deuxième ou troisième génération veulent avoir leurs parents inhumés près d'eux, et non au bled », explique Mohamed Bechari, un des dirigeants du Conseil français du culte musulman (CFCM). Un signe d'intégration selon lui. « Les familles ont fait souche en France », insiste Dalil Boubakeur recteur de la Mosquée de Paris, qui estime que 60 % des personnes d'origine algérienne veulent maintenant reposer en France. C'est sans doute que ces mahométans considèrent aujourd'hui que la France est en train de devenir terre d'islam et qu'il n'est donc plus illégitime d'y reposer. Voilà qui devrait interpeller, comme l'on dit, les Français de souche ! Mais l'enterrement dans notre pays demande des aménagements. Il faut donc là encore céder aux occupants. Les musulmans doivent être mis en terre pour toujours et refusent donc les concessions temporaires qui se pratiquent dans la majorité des cimetières français. D'autre part, ils doivent reposer entre pairs, le visage tourné vers La Mecque. Lorsqu'ils sont sollicités par la famille du défunt, les maires doivent tenter de trouver une solution. Ils n'y sont pas obligés. Si certains sont encore réticents à créer des carrés confessionnels, la plupart ne demandent pas mieux que de favoriser l'islam, mais se heurtent à des problèmes fonciers. Car il est difficile de dégager de la place et de la réserver pour des musulmans ou des juifs, qui réclament également davantage d'espaces confessionnels. Les anciens carrés juifs sont pleins. Et la majorité des juifs souhaitent reposer en France, le phénomène d'inhumation en Israël restant très marginal. Pour résoudre la pénurie de carrés, un récent rapport du Sénat propose de créer des cimetières confessionnels privés. Tandis que la commission Machelon, chargée du toilettage de la loi de 1905, évoque cette possibilité, sans clairement la préconiser. Les organisations musulmanes n'y sont pas favorables. Car la gestion et les coûts seraient élevés. Il faudrait par ailleurs changer la loi de 1887 pour créer ces espaces privés. Toujours est-il que les carrés confessionnels mahométans sont en pleine expansion et que l'un des rares lieux qui restait préservé, qui rappelait la France d'autrefois, celle des terroirs et des clochers, où l'on pouvait voir sur les pierres tombales des patronymes et des prénoms bien de chez nous, est lui aussi des plus menacés. Que nous restera-t-il dans ce pays où nous nous sentons de plus en plus étranger ? Comme le disait déjà à son époque l'écrivain Paul Bourget nous sommes plus que jamais aujourd'hui « des émigrés de l'intérieur ».

    UNE LOI CONTRE L'ISLAMOPHOBIE
    A la suite de la tentative d'incendie de la mosquée de Saint-Priest dans le Rhône le 20 décembre où l'on a exhibé un Coran à moitié brûlé, les dignitaires mahométans ont encore fait monter d'un cran leurs exorbitantes revendications. Ainsi Azzedine Gaci, président du conseil régional du culte musulman (CRCM) de Rhône-Alpes, plaide-t-il « pour une reconnaissance des actes islamophobes », expliquant qu'il constate « une véritable recrudescence de ces types d'actes ». Il a compté cette année sur la région Rhône-Alpes une dizaine d'actes « clairement islamophobes », et estime que beaucoup d'autres n'ont pas été recensés. Et il exige trois mesures selon lui indispensables pour répondre à cette montée de "l'islamophobie" : l'installation de caméras de vidéo-surveillance dans tous les lieux de culte, la mise en place d'une cellule de veille pour recenser tous les actes islamophobes et l'organisation d'une grande marche nationale. Abdelaziz Chaambi, représentant du CRI (Coordination contre le racisme et l'islamophobie), une association qui s'est montée à l'automne 2008 avec pour objectif de se pencher sur ces questions, va encore plus loin. Et réclame carrément une loi pour pénaliser l'islamophobie : « On veut que ces actes soient punis comme les actes antisémites ou homophobes. » Curieux qu'un musulman se réclame d'une loi contre l'homophobie, mais l'on n'en est plus à une énormité près quand il s'agit de la défense de ses intérêts catégoriels. « Là, c'est une mosquée qui brûle, mais les musulmans sont en permanence victimes de stigmatisations dans leur vie quotidienne », dénonce Abdelaziz Chaambi. Toujours le discours sur les prétendues discriminations alors que la seule discrimination pratiquée est précisément la discrimination positive c'est-à-dire antifrançaise, anti-Ieucoderme et antichrétienne. L'arrogance de ces « minorités visibles », bien trop visibles, devient de plus en plus insupportable!

    COMPLICITÉS ET TENSIONS ENTRE L'ETOILE ET LE CROISSANT
    Aussi la communauté musulmane, par souci d'efficacité et voulant être prise davantage en considération, s'était-elle rapprochée de la communauté juive avant la guerre d'Israël contre les Palestiniens de la bande de Gaza. Azzedine Gaci reconnaissait ainsi qu'en la matière les musulmans ont tout intérêt à « s'inspirer du CRIF », le Conseil représentatif des institutions juives de France, pour sa lutte contre l'antisémitisme et ses liens avec les pouvoirs publics. Il y a eu un rapprochement récent entre le CRIF et la nouvelle équipe du Conseil français du culte musulman (CFCM). Et Gaci propose la création, au sein du CFCM, d'un observatoire de l'islamophobie pour « recenser les actes et analyser les mécanismes qui favorisent cette nouvelle forme de racisme » calqué sur les observatoires de lutte et de vigilance contre l'antisémitisme. C'est dire que, comme nous l'avons souvent écrit, il est vain de compter sur les musulmans pour réduire la pression des juifs et inversement. Outre que tous sont des sémites, ils se comportent comme des minorités agissantes et revendicatrices, faisant passer leurs intérêts immédiats avant toute autre considération. On le voit également aux élections : les Arabes et les Noirs votent massivement à gauche et singulièrement pour le PS alors même que ce parti comprend parmi ses principaux responsables un grand nombre de juifs et qu'il défend les positions de l'Etat d'Israël. Il ne faut donc pas exagérer l'influence de l'antisémitisme et même de l'antisionisme dans les réactions, les attitudes politiques, électorales, religieuses des allogènes mahométans.
    Certes cette lune de miel entre l'étoile et le croissant est, temporairement au moins, interrompue par les massacres commis par l'entité sioniste à Gaza. Les milliers de morts et de blessés palestiniens ont renforcé les positions antisionistes d'un certain nombre d'associations mahométanes. Des tensions sont perceptibles entre différents responsables communautaires. Ainsi le président du CRIF, Richard Prasquier, dont la raison d'être est « l'affirmation de la solidarité avec Israël » n'admet pas les prises de position de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), membre à part entière du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui a qualifié l'offensive israélienne de « génocide sans précédent contre la population palestinienne ». On sait que les juifs veulent avoir le monopole de la souffrance et de la persécution et ne souffrent pas que l'on parle de carnage, de massacres à Gaza, encore moins que l'on compare ce territoire aussi minuscule que surpeuplé à un camp de concentration à ciel ouvert, comme s'y est risqué fort courageusement Jean-Marie Le Pen, ou que l'on évoque une politique génocidaire. Prasquier est donc très remonté contre l'UOIF : « De telles déclarations sont inouïes. Elles visent à importer le conflit en France. Je ne peux pas parler à une organisation qui tient ce propos ». Inversement, Fouad Alaoui, représentant de l'UOIF au sein du CFCM, se dit "inquiet" des positions des responsables juifs en France. « Leur soutien inconditionnel à Israël et l'absence de nuances dans leurs positions conduisent à l'amalgame entre la communauté juive et Israël », ce que confirme d'une certaine manière Richard Prasquier pour qui « 95 % de la communauté juive de France est en accord avec la politique d'Israël ». Mais, si le conflit ne s'éternise pas (ce qui se passe actuellement à Gaza n'est pas le premier massacre de l'histoire de l'entité sioniste contre les Palestiniens), il n'est pas sûr que les relations entre les dirigeants des deux communautés se dégradent fortement. Le 5 janvier, les présidents du CRIF et du CFCM, Richard Prasquier et Mohammed Moussaoui, ont ainsi fait part de leur accord pour « ne pas transposer » le conflit en France. Avec des dirigeants mahométans stipendiés, la communauté juive n'a guère de souci à se faire, même si le musulman lambda pourrait, lui, réagir tout différemment.

    ET MAINTENANT L'ASSURANCE HALLAL !
    Pour conclure sur l'islamisation à marche forcée de notre pays, n'oublions pas l'ahurissant projet du gouvernement français d'ouvrir chez nous, dès juin 2009, des banques islamiques, des assurances hallal reposant intégralement sur les principes de la charia. C'est dire qu'un véritable complot est fomenté et mis en œuvre contre notre civilisation, notre foi, notre héritage, notre patrimoine et que notre devoir est de nous y opposer par tous les moyens.

    Jérôme BOURBON, Ecrits de Paris février 2009
    < jeromebourbon@yahoo.fr >.

  • Guerre au Mali : L'expert sur l'Afrique Bernard LUGAN interrogé par Philippe CONRAD

    Bernard LUGAN est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'Afrique.


    Guerre au Mali par BernardLugan