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France et politique française - Page 5040

  • 220 ans du Génocide Vendéen : Commémoration dimanche 3 mars à Bouffémont (Val d’Oise)

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    Plus d’info sur le site de France Action Jeunesse

     

  • Retraites : la réforme à reculons

    Le dernier rapport du Conseil d'Orientation des Retraites, publié en janvier, laisse craindre que la réforme systémique, programmée en 2013 par la loi Woerth, ne soit pas mise en train avant longtemps.
    Le dernier rapport du Conseil d'Orientation des Retraites (COR), publié le 22 janvier, laisse à penser que l'article 16 de la loi Woerth du 9 novembre 2010 portant sur la réforme des retraites restera lettre morte.
    Cet article prévoit notamment qu' « À compter du premier semestre 2013, le Comité de pilotage des régimes de retraite organise une réflexion nationale sur les objectifs et les caractéristiques d'une réforme systémique de la prise en charge collective du risque vieillesse. »
    En d'autres termes, la loi Woerth, qui nous avait été présentée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement comme une réforme de grande ampleur, loin d'assurer le financement des retraites, a surtout reporté jusqu'après l'élection présidentielle de 2012 la réforme en profondeur du système. L'article 16 en précisait néanmoins les pistes de travail, en recherchant : premièrement, « les conditions d'une plus grande équité entre les régimes de retraite légalement obligatoires ». La loi prend donc acte des injustices flagrantes qui prévalent au sein du système français, notamment entre les régimes spéciaux (fonctions publiques, RATP, SNCF, industries électriques et gazières...) et les autres.
    Deuxièmement, « les conditions de mise en place d'un régime universel par points ou en comptes notionnels, dans le respect du principe de répartition au cœur du pacte social qui unit les générations » : une vaste blague, puisque les jeunes générations sont d'ores et déjà sacrifiées sur l'autel de la répartition.
    Troisièmement, « les moyens de faciliter le libre choix par les assurés du moment des conditions de leur cessation d'activité ». C'est l'idée de la retraite à la carte, qui n'est pas absurde à condition que le montant de la pension dépende des cotisations effectivement versée.
    La loi précise qu'en s'appuyant sur un rapport préparé par le Conseil d'Orientation des Retraites, le Comité de pilotage des régimes de retraite (Copilor) soumettra au Parlement et au gouvernement le fruit de ses cogitations, dans le respect, entre autres, des principes de « pérennité financière », « d'équité intergénérationnelle » et de « solidarité intragénérationnelle ». C'est beau comme un rêve.
    Des partenaires sociaux campés sur la conservation du système
    Le rapport du COR publié le 22 janvier doit donc servir de base de réflexion au Copilor. Précisons d'emblée que le COR est un outil servi par des experts placés sous la houlette des « partenaires sociaux » (syndicats et patronat) et des représentants de l’État. Quant au Copilor, créé par la loi Woerth pour surveiller la situation financière des régimes et les conditions dans lesquelles est supposé s'effectuer le retour à l'équilibre, il est aussi entre les mains des mêmes « partenaires sociaux » et représentants de l’État. Lesdits partenaires sociaux vivant largement sur la bête, on peut douter que la réforme « systémique » soit très audacieuse.
    C'est d'ailleurs ce qui apparaît à la lecture du rapport du COR, dont le principal intérêt est de souligner l'impasse financière dans laquelle est engagé le système de retraite français : « En 2011, les besoins de financement du système de retraite s'élèvent à 14 milliards d'euros. » Le chiffre est considérable, mais le plus inquiétant tient à une situation générale où se cumulent les effets de la crise économique et les déficits structurels liés à l'arrivée à l'âge de la retraite des générations du « baby boom » et à l'allongement continu de l'espérance de vie. Autrement dit, les retraités sont plus nombreux et vivent plus longtemps à la retraite, alors que les actifs, dont les cotisations alimentent les caisses de retraites, sont moins nombreux et subissent les effets de la crise.
    Notons au passage que les générations qui arrivent à la retraite sont celles qui avaient 20 ans dans les années qui ont suivi 68 et qui n'ont pas fait d'enfants. L'espérance de vie progressant, les jeunes actifs sont invités, au nom de l’« équité intergénérationnelle » et de la répartition, à financer leur « deuxième vie », autrement dit à payer de grandes vacances à ces sexagénaires en pleine forme, tandis que la dépendance, qui est la vraie vieillesse, n'est toujours pas financée...
    Quant à la « solidarité intragénérationnelle », quelques chiffres tirés du rapport du COR en disent plus qu'un long discours : le déficit du régime général (CNAV) s'élève en 2011 à 6 milliards d'euros, celui des complémentaires du privé (Agric-Arrco) à 3,7 milliards d'euros, tandis que celui des régimes spéciaux ne dépasse pas 0,2 million d'euros.
    Or le financement de la CNAV repose à 63 % sur les cotisations sociales (à 10 % sur les impôts et taxes et 25 % sur des transferts), tandis que « de nombreux régimes spéciaux, dont celui de la fonction publique d'Etat (FPE) sont équilibrés in une par des subventions d'équilibre et des contributions d'équilibre des employeurs. » En réalité, dans le cas de la fonction publique d’État, les retraites sont en réalité financées par les contribuables, les « cotisations » se résumant à des jeux d'écritures.
    Pourtant, on cherche en vain, dans le chapitre du rapport du COR consacré aux « Différentes dimensions de l'équité du système de retraite au sein d'une génération », un axe de réforme concernant cette différence de traitement flagrante entre la masse des salariés et retraités dépendant du régime général et ceux qui bénéficient des régimes spéciaux. Tout au plus le COR note-t-il que « l'existence de règles différentes contribue à un sentiment, justifié ou non, d'inégalité de traitement voire d'absence d'équité, ce qui est préjudiciable à la confiance dans le système de retraite et à la capacité à accepter des réformes des droits à-retraite. »
    Ce silence laisse à penser que les politiques et « partenaires sociaux » qui président aux destinées du COR n'ont pas souhaité que le sujet soit abordé et restent campés sur la défense et la conservation du système actuel, dont ils tirent leur subsistance. Autant dire que la grande réforme n'est sans doute pas pour demain.
    Jean-Pierre Nomen Monde&Vie

  • Les Chinois dans la pierre

     

     

     

     
    SAFE est le nom de l'institution chinoise d'administration des réserves de change de l'Empire du Milieu (3310 milliards de dollars). Royal-Artillerie a présenté ce léviathan financier dans un billet resté fameux, Picsou l'a rêvé, Ts'ai-chen l'a fait, paru aussi dans l'AF2000 le 20 janvier 2011. C'est à Londres qu'on reparle du monstre.

    1 Angel Square
    La SAFE avait garé 2,5 milliards de dollars en 2008 chez un fonds collectif d'investissement américain, Texas Pacific Group (ce fonds détient 42% de notre TDF) qui avait lui-même misé sur la Washington Mutual Investment Holding Corp. de Seattle (WIMH). Cette banque multi-marchés, un des plus gros acteurs des Etats Unis, a fondu les plombs le 25 septembre 2008 dans l'ouragan de feu des subprimes et SAFE n'a jamais rien dit de la lourde perte encourue. Mais n'en a pensé pas moins. Choisir une grosse institution - too big to fail - était décidément une connerie malgré les cours dispensés à l'université. TPG est le seul échec connu de la politique d'investissement de la SAFE, mais il y en eut probablement d'autres. C'est ce qui a redirigé ses crânes d'oeuf vers le placement de père de famille, un vieux truc chinois finalement. C'est Londres (et l'Angleterre) la première cible, la mauvaise santé de l'économie britannique ne perturbant pas les analystes de Pékin ou Singapour. Ils visent simplement l'immobilier et les infrastructures... comme le ferait le Qatar ! Le Qatar certes, mais tous les fonds souverains d'aujourd'hui, Norvège, Azerbaïdjan, Malaisie, Brunei..., échaudés par la créativité financière que seuls les créateurs arrivent à comprendre.

    Le bras investisseur chinois en vue est le fonds singapourien Gingko Tree Investment Ltd immatriculé à Londres (comme par hasard) et détenu à 100% par la SAFE qui a décidé de sauter par dessus la cascade d'acteurs spécialisés, fonds investisseurs classiques et banques, pour mettre ses sous directement sur la cible ultime. Selon Dealogic, il est sorti du bois l'an dernier. En janvier il a racheté à la Barclays pour 550 millions de livres 40% de la United Pulp & Paper Company Ltd. qui travaille dans l'écologie du recyclage et traitement de déchets, l'énergie de récupération. Gingko a placé immédiatement deux administrateurs au conseil. Gingko avait pris en juillet 10% dans le consortium qui a racheté le réseau d'eau Veolia Water Central pour 1236M£. Il a ramassé aussi un immeuble de bureau à Manchester (49% de One Angel Square) en décembre, après avoir payé en mai 438M$ pour l'immeuble de bureaux Drapers Gardens de Londres, selon Real Capital Analytics (NYC). Ce ne sont que des exemples émergés.

    Winchester House
    Excédés par les faibles taux d'intérêt des bonds du trésor et le yoyo spéculatif des actions en bourse déconnecté des réalités, la SAFE gare les avoirs de l'empire dans la pierre, ce qui est une innovation, mais oblige à désinvestir du papier. Jusque là, le défaut de confiance dans les entreprises qu'elles ne dirigent pas obligeait les autorités chinoises à se garder "liquides" le plus possible, quitte à jouer sur les changes. Mais la montagne de bons amassés les étouffe. Ils auront mis deux décennies au moins à comprendre du haut de leur incommensurable orgueil qu'ils ont acheté de la m... La Washington Mutual leur a ouvert les yeux.
    De son côté, la CIC, fonds souverain chinois China Investment Corp. qui gère 410 milliards de dollars d'actifs, a racheté la prestigieuse Winchester House pour 401M$, pour la louer à la Deutsche Bank qui en a fait son siège anglais. La CIC a aussi des parts dans l'aéroport d'Heathrow et dans le réseau d'eau Thames Water. C'est clair !

    Sont-ils au courant que nous avons des usines super-productives et que personne n'y met un kopek ! C'est vrai qu'un syndicat communiste dans l'affaire est rédhibitoire pour un Chinois responsable, même si M. Mélenchon est un "ami utile" !
  • Crise identitaire à l’UMP : vers une stratégie de l’échec ?

    PARIS (NOVOpress) — La campagne électorale en vue des élections municipales de mars 2014 est l’occasion de s’interroger sur l’état de santé de l’ex Union pour la majorité présidentielle. Deux constats s’imposent : d’un côté, une base qui a soutenu la ligne “identitaire” impulsée par Patrick Buisson lors de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2012 puis la ligne de “droite décomplexée” conduite par Jean-François Copé. La même base militante s’est clairement prononcée en faveur d’alliances locales avec le Front National, et aura fourni le gros des troupes de la Manif pour tous contre l’adoption d’enfants par les homosexuels. D’un autre côté, des prises de position de responsables UMP aux antipodes de ce virage “droitier”. Sans prédire une explosion en plein vol, il y a de quoi s’interroger sur le devenir de cette formation politique, alors que FN et Bloc Identitaire appellent à des unions sacrées à droite.

    Des cadres formatés au politiquement correct

    Nous relations il y a peu la véritable armée mexicaine dont Jean-François Copé s’est doté, avec la création de plus de 50 postes de conseillers politiques, parmi lesquels certains peuvent surprendre.

    Il en est ainsi d’Aurore Bergé. Chargée de mission auprès de Valérie Pecresse, Aurore Bergé, en couple avec le député PS Nicolas Bays, s’est illustrée dernièrement en faveur du “mariage” pour tous ; elle a par ailleurs vivement dénoncé l’aide que Génération Solidaire (émanation des identitaires) apporte aux SDF. Plus récemment encore, elle a fait l’apologie de Daniel Cohn Bendit. Aurore Bergé a toutes les chances d’obtenir la tête de liste UMP dans la commune de Magny-Les-Hameaux (Yvelines).

    Cela ne s’arrange pas lorsque l’on monte dans l’échelle des responsabilités au sein du parti.

    C’est le cas de responsables départementaux comme Stéphane Beaudet, maire de Courcouronnes et Secrétaire départemental adjoint de l’UMP dans l’Essonne, qui déclarait sur son blog dans un article intitulé « Mal à ma droite » le 8 octobre 2012 s’être : « senti bien des fois mal à l’aise au cours de la dernière campagne présidentielle et plus particulièrement dans l’entre-deux tours ».

    D’anciens ministres, comme Benoist Apparu, se sont par ailleurs inquiétés de voir le centre de gravité de l’UMP « bouger vers la droite ».

    Valérie Pecresse, nommée Secrétaire Générale déléguée à l’UMP par Jean-François Copé, a déclaré récemment qu’il « valait mieux perdre une ville que son âme » en refusant toute alliance, même locale, avec le FN. La même Valérie Pécresse s’était illustrée pendant la campagne interne dans un article où elle s’inquiétait des positions “à droite” de Jean-François Copé, qui risquaient selon elle de provoquer clivages et divisions…

    La palme revient sans doute à Nathalie Kosciusko-Morizet, députée-maire de Longjumeau (Essonne) et apprentie parachutiste, puisqu’elle est désormais candidate UMP pour la Mairie de Paris. Rappelons qu’elle ne pourra pas voter aux primaires car elle n’est même pas inscrite sur les listes parisiennes. Il faut également rappeler que NKM avait déclaré un mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, alors qu’elle était porte parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, qu’en cas de duel PS-FN, elle voterait pour le candidat socialiste.

    Après la défaite de l’UMP aux présidentielles, puis aux législatives, elle a même enfoncé le clou encore un peu plus en déclarant : « Le principal reproche que je fais à Patrick Buisson c’est que son objectif, à mon avis, n’était pas de faire gagner Nicolas Sarkozy, il était de faire gagner Charles Maurras ». Référence subtile mais ô combien maladroite au théoricien du nationalisme français. Comme cela ne suffisait pas, elle a trouvé bon de s’abstenir, tout comme Bruno Le Maire, lors du vote sur le mariage homosexuel à l’Assemblée.

    Il en va de même du député-maire de Nice, le fervent fillonniste (après avoir hésité à soutenir Jean-François Copé, et tout en se plaçant en bonne position dans l’association des amis de Nicolas Sarkozy) Christian Estrosi. Après avoir commencé sa carrière comme conseiller municipal du très droitier Jacques Médecin, Christian Estrosi n’en finit plus de dériver vers sa gauche. Fervent opposant au PACS lors de son adoption, il le célèbre aujourd’hui dans la salle des mariages de la mairie et finance sur les deniers municipaux un centre LGBT. Dans une ville où le FN réalise toujours de gros scores malgré sa faiblesse structurelle, et où les identitaires sont très bien implantés et pèsent 5 à 10% des électeurs, Christian Estrosi passe plus de temps à combattre les patriotes que les fondamentalistes musulmans de l’UOIF avec qui il collabore pour l’ouverture et la gestion de nouvelles mosquées.

    Jean-François Copé aurait-il décidé d’alléger le pain au chocolat en nommant des personnes qui mèneront l’UMP vers une succession de défaites ? Alors que François Bayrou (MoDem), un temps présenté comme troisième homme potentiel, s’est déclaré prêt à voter une seconde fois pour François Hollande, l’alternative reste mince pour les militants et électeurs qui ne se reconnaissent pas dans ces prises de position.

    Que l’on évoque l’échelle locale (à l’approche des municipales de 2014, mais aussi des régionales de 2015) ou nationale, seule l’émergence d’un “pôle populaire” à vocation majoritaire, axe “des droites” allant des identitaires à l’aile buissonnière de l’UMP en passant – bien entendu – par un FN cessant de lorgner vers une gauche souverainiste sans existence réelle (qu’il s’agisse des urnes ou de l’opinion), sera à même de reprendre le pouvoir à la gauche sociétale… pour le rendre au peuple.

    http://fr.novopress.info

  • Le lobby contre l’Église : presque une guerre de religion

    Le discours à contre-courant que tient l’Église sur la famille ou sur la sexualité n'a pas l'heur de plaire au lobby homosexuel, auquel l'hédonisme tient lieu de religion.
    « une Vierge + un Saint-Esprit + une opération = la première PMA » ; « Célibat des prêtres, pédophilie dans l’Église, Immaculée conception, c'est contre nature »; « Marie 1re mère porteuse »; « Benoît tu te trompes de Fallope » ; « Benedict XVI, queen of homophobia » ; et bien sûr, le classique « Le cléricalisme, voilà l'ennemi » : voilà quelques-une des inscriptions que l'on pouvait lire sur les banderoles et panonceaux brandis par les manifestants favorables au « mariage » inverti et à l'adoption par les homosexuels, le 27 janvier. Pourquoi tant de haine ? D'abord, parce que les participants à ce cortège n'ignoraient pas la part prise par l’Église de France et par les paroisses catholiques au succès de la manif monstre organisée deux semaines auparavant par les adversaires du projet de loi. Mais aussi et peut-être surtout parce que l’Église catholique représente un obstacle considérable à la volonté du lobby de « normaliser » les pratiques homosexuelles en les mettant sur un pied d'égalité avec « l'hétérosexualité ». Il suffit de se souvenir de la polémique qui avaient suivi la déclaration du député Christian Vanneste, aux yeux duquel l'homosexualité était « inférieure à l'hétérosexualité » (puisqu'elle n'est pas féconde), pour comprendre l'exécration que vouent ces militants à une Église qui enseigne que la pratique homosexuelle est un péché.
    Le Catéchisme de l’Église catholique rappelle en effet que « S'appuyant sur la Sainte Ecriture, qui les présente comme des dépravations graves, la Tradition a toujours déclaré que "les actes d'homosexualité sont intrinsèquement désordonnés" (...) Ils ne sauraient recevoir d'approbation en aucun cas. »
    Quant aux personnes homosexuelles, le Catéchisme souligne qu'« un nombre non négligeable d'hommes et de femmes présentent des tendances homosexuelles foncières. Ils ne choisissent pas leur condition homosexuelle ; elle constitue pour la plupart d'entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. (...) Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la Croix du Seigneur les difficultés qu 'elles peuvent rencontrer du fait de leur condition. » Reste qu'elles « sont appelées à la chasteté » et que le chemin vers la sainteté auquel les convie l’Église est d'autant moins facile à emprunter qu'il rompt radicalement avec l'hédonisme triomphant de notre société.
    C'est ce qui explique les procès à répétition que le lobby dresse à l’Église à propos du préservatif, qui a acquis une dimension symbolique depuis l'apparition du sida puisqu'il permet de conserver un mode de vie hédoniste. C'est ici que se noue la lutte entre deux systèmes de valeurs que tout oppose, et c'est en définitive une guerre de religion qui ne dit pas son nom.
    C'est sur ce thème du préservatif que l'association Act-up, par exemple, se montre la plus offensive. C'est aussi l'un des chevaux de bataille préféré du réseau Voltaire, que dirige dans les années quatre-vingt-dix Thierry Meyssan, un ancien du mouvement charismatique revendiquant son homosexualité et devenu violemment anticatholique. Le réseau Voltaire, porté sur des fonts tout sauf baptismaux par Act-up, l'association homosexuelle Ornicar, le journal « gay » Illico et le lobby du minitel rose, est alors financé par Michel Sitbon, un magnat du minitel rose qui lancera un éphémère mensuel d'extrême-gauche, Maintenant, très anticlérical. Faisait alors partie du bureau du Réseau Voltaire un certain Christian Terras, patron du journal « catholique » Golias, spécialisé dans la dénonciation « interne » à l'Eglise de tout ce qui n'était pas estampillé progressiste. À la pointe du combat contre la venue en France du pape Jean Paul II pour le 15e centenaire du baptême de Clovis, Meyssan se discrédita au début des années 2000 en adoptant une position « révisionniste » à propos des attentats du 11 septembre. Hors l’Église, il est des péchés qui ne se pardonnent pas...
    L'anticléricalisme du lobby homosexuel n'en est pas désarmé pour autant. Act-up relaie le Réseau Voltaire, avec encore plus de violence. Le 5 juin, une vingtaine de militants de ce groupuscule, au nombre desquels se compte le président d'Act-up Paris, pénètre dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, moleste son recteur, le père Patrick Jacquin et « célèbre » une parodie de mariage entre deux lesbiennes. En 2006, c'est encore Act-up, qui, avec l'appui de militants « écologistes », perturbe l'inauguration par Bertrand Delanoë du parvis Jean Paul II, devant Notre-Dame.
    Benoît XVI est encore plus mal traité que son prédécesseur, en particulier lors de sa visite en Afrique, en mars 2009, au cours de laquelle il déclare que les distributions de préservatifs ne régleront pas le problème du Sida dans ce continent. Le magazine homosexuel Têtu l'attaque - pas plus violemment, il est vrai, que la plupart des magazines français - et les politiques s'en donnent à cœur joie, à l'image de Jean-Luc Roméro, homosexuel déclaré et président de l'association Elus locaux contre le sida, qui parle d' « un message de mort adressé aux Africains » et qualifie le discours du Saint-Père d'« inacceptable et irresponsable ». Ses propos ne passent pas non plus en violence ceux de Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé de Nicolas Sarkozy, ou d'Alain Juppé.
    L'anticatholicisme est donc loin d'avoir désarmé au sein du petit lobby homosexuel. En témoignait encore, le 18 décembre 2012, l'agression perpétrée par le groupe des Femen contre la manifestation organisée par Civitas, avec l'active complicité de Caroline Fourest, lesbienne et anticatholique notoire. Les assaillantes presque nues avaient la tête couverte d'un voile de religieuse catholique et portaient, peintes sur le torse, des inscriptions qui se voulaient blasphématoires. Depuis 2000 ans, l’Église en a vu d'autres.  
    Hervé Bizien monde & vie 5 février 2013

  • Chômage : là aussi, Hollande ne tiendra pas ses promesses

    François Hollande prépare l'opinion avant de faire marche arrière sur son objectif d'inverser la courbe du chômage en 2013. Il doit effectivement prendre en compte les prévisions de croissance de la Commission européenne de vendredi.

    Même si dans les rangs de la majorité on assure que François Hollande tiendra ses promesses en 2013, l'inversion de la courbe du chômage est un objectif qui semble s'éloigner. Les chiffres du chômage dévoilés ce mardi devraient être en hausse pour le 21e mois consécutif.
    Dans ses vœux aux Français, François Hollande avait affirmé vouloir parvenir « coûte que coûte » à inverser la courbe du chômage d’ici fin 2013 laissant les Français sceptiques. Cette promesse aussi est aujourd'hui remise en question, après les prévisions européennes d'une croissance française quasi nulle.
    Le président l'a d’ailleurs reconnu lors de sa visite au Salon de l'agriculture ce week-end : « Avec une croissance faible, l'année 2013 sera marquée par une progression du chômage ».¢

    Mais certains membres du gouvernement veulent toujours y croire. « 2013 va jusqu'au 31 décembre », indique Jérôme Cahuzac, ministre du Budget. Son collègue Michel Sapin, ministre du Travail et de l'emploi assure que le président François Hollande ne renonce pas à sa promesse. « Même avec une croissance plus faible, les mesures prises par le gouvernement permettront d’y parvenir », affirme le ministre.

    Sauf que du côté des socialistes on parle déjà de 2014. Pour la porte-parole du PS Frédérique Espagnac, il est clair que la promesse présidentielle sera retardée : « Le président de la République a fait cette annonce, il faudrait revoir cette perspective et donc la retarder puisque vraisemblablement on sera plus en 2014 qu’en fin 2013. »
    Et les chiffres du chômage qui vont être publiés ce mardi devraient être en hausse pour le 21e mois consécutif et flirter avec le record de 1997 (3,2 millions de demandeurs d’emploi).
  • Écoracialisme (5) - La réalisation politique de la Modernité en France

    Cette fois, Frédéric Malaval se penche sur la Modernité. Il voit dans la période que nous vivons actuellement depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale un nouvel Age d’or pour aboutir à la mondialisation, étape ultime de la colonisation américaine.
Polémia
    Des trois étapes essentielles installant la Modernité nous éluderons le XIIIe siècle et le XVIe siècle en relevant toutefois que ces deux époques sont des Ages d’or succédant à des périodes troublées. Ainsi, le XVIe siècle conclut une période dominée par les grandes pestes qui décimèrent la population européenne. La période que nous vivons depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale est aussi un Age d’or. Aucune guerre, épidémie ou famine n’est venue dévaster l’Europe. Les hécatombes de la guerre de 1914-1945, les épidémies comme la grippe espagnole de 1919 ou la crise économique de 1929 relèvent de l’Histoire pour l’immense majorité d’entre nous qui n’a connu que la prospérité. Nous laisserons aux historiens le soin d’exposer pourquoi le XIIIe siècle et le XVIe siècle sont à ranger dans la catégorie des Ages d’or. Concentrons-nous sur la deuxième moitié du XXe siècle. Cette prospérité commence dans des conditions politiques où l’Europe est dominée par les deux porteurs de la Modernité : les USA capitalistes à l’ouest, l’URSS socialiste à l’est.
    Le 14 juin 1940, le général allemand Rommel, à la tête de ses chars, faisait près de 260 km en une journée en Normandie. En face, il n’y avait plus rien. Le 10 juillet 1940, l’Assemblée nationale à l’origine du Front populaire de 1936 confiait les pleins pouvoirs au maréchal Pétain pour gérer la débâcle. La classe dirigeante française fut ébranlée par ce séisme, elle qui avait participé à la régence du monde après 1918.

    Le 6 juin 1944, le débarquement américain en Normandie eut comme conséquence de décapiter définitivement ce qui en restait après la débâcle de 1940. L’Epuration et la diffusion de listes d’infamie créèrent des vides au sommet de la hiérarchie sociale. Ceux-ci furent comblés à l’issue d’un processus méritocratique encadré par des protagonistes ayant fait allégeance au vainqueur. Puis, ce furent les Trente Glorieuses au cours desquelles le territoire français connut un bouleversement sans précédent. Géographique, avec la fin d’une France millénaire structurée par la paysannerie. L’exode rural vida les campagnes ; de rurale, la France devint urbaine. Social, avec un baby-boom entre 1945 et 1955. Ce sont ces enfants qui rompirent avec la France traditionnelle pour l’engager dans le matérialisme bourgeois. Le modèle politique qui s’impose repose sur la reconstruction, puis le développement. C’est au nom de ce développement que fut organisée l’arrivée massive de populations allogènes en Europe de l’Ouest, particulièrement en France et au Royaume-Uni dont les réservoirs issus de leurs empires éclatés ne cessaient de croître. Jusqu’alors les migrations ne concernaient que des peuples européens. L’américanisation est depuis irrépressible. Seule l’Europe de l’Est, dominée par l’URSS, échappa à cette politique. Depuis sa disparition, l’américanisation de l’Europe s’étend vers l’Est. Portée par toutes les institutions créées depuis, cette américanisation a assuré la paix et la prospérité dans un espace européen chroniquement affecté par la guerre et la misère. Chacun y succombe et accepte volontiers cette tutelle car, pour l’immense majorité, « on vit bien ».

    Pour savoir où tout cela nous conduit et comment cela s’organise, regardons l’Amérique. Le déploiement de son modèle politique à l’ensemble du monde s’appelle désormais « la Mondialisation ». Le stade ultime de la Modernité, telle qu’elle est envisagée aujourd’hui, est une ploutocratie mondialisée garante de l’optimisation du bonheur collectif. La Mondialisation est le terme nuancé pour décrire l’américanisation de l’écosphère.

    Alors que la crise financière de l’automne 2008 commençait, le président de la Banque centrale européenne, interrogé sur son origine, reconnaissait, sûr de lui, que le monde que lui et ses semblables cherchaient à édifier souffrait encore de quelques imperfections. Cette crise allait contribuer à les révéler et à les résoudre. Quel monde est-il donc envisagé ? Qui le construit ? Cette opacité sur la finalité du processus engendre rumeurs et fantasmes incessants, pourtant le but apparaît de plus en plus évident pour une multitude. Nous assistons à un processus d’américanisation du Monde uni par un même modèle politique, relayé par les bourgeoisies locales que les Etats-Unis ont promues. Le développement est le but et le moyen d’accéder au stade ultime.

    Plusieurs références sont indiscutables. Deux ont déjà été évoquées : le Paradis, les USA. Se pose alors la question de l’identité et des motivations des protagonistes les plus actifs et de leur vision du monde. Une certitude s’impose alors : l’ambition ultime de la Modernité est d’artificialiser les écosystèmes, c’est-à-dire sortir l’Homme, conçu comme Unité, des contingences imposées par l’état naturel. La production de biens, matériels ou immatériels, est donc le but absolu. Cela s’appelle le Développement ; hier, la Civilisation. L’artificialisation de l’écosphère permet alors le découplage de l’Homme et de la Nature. Capitalistes et socialistes s’accordent sur la dissociation Homme/Nature, mais il y a divergence sur le mode d’appropriation des moyens de subsistance. Au nom de l’efficacité, pour les capitalistes, tout doit être fait pour favoriser le triomphe des intérêts privés ; pour les socialistes, ces moyens d’existence doivent être collectivisés. Les premiers ont gagné. Le pôle socialiste a implosé en 1991, les plus radicaux des capitalistes envisageant une Fin de l’Histoire (Fukuyama) par la réalisation d’un Nouvel Ordre mondial (George H.W. Bush). Tout ce qui s’oppose à cette promesse de l’Eden est alors éliminé. La certitude de participer à l’augmentation du bonheur collectif est ancrée dans leurs esprits. Les capitalistes se conçoivent, sous la protection armée des Etats-Unis, comme la  classe dirigeante de nos sociétés ploutocratiques. Le triomphe du marché comme espace d’arbitrage des conflits est le but et le moyen de réaliser ce Paradis où les antagonismes de classes, de races, de nations, etc., auront disparu au profit du bien-être matériel garanti par cette élite capitaliste dans un monde unifié par une gouvernance mondiale. L’espérance du profit, donc l’enrichissement, est la ruse de l’Histoire pour amener des individus à réaliser cette entreprise collective. La Mondialisation est alors le but de toute politique. La combattre est un crime assimilable à ceux commis par les plus réactionnaires des ennemis du peuple. Tout ceci est fait et pensé au nom de la Modernité envisagée comme le paradigme inaliénable de la noosphère. Aussi, ce n’est plus le bonheur ou la prospérité de tel ou tel peuple qui importe, mais l’augmentation générale de la quantité de biens et de services accessibles au plus grand nombre. C’est l’esprit guidant une mondialisation heureuse, sacrifiant parfois un peu de confort chez les uns pour l’augmenter sensiblement chez les autres. (…). L’augmentation du bonheur collectif en est la justification.

    Bien évidemment, les critiques fusent pour contester cette suprématie politique autoproclamée vertueuse. Ecologistes, philosophes, nationalistes, religieux, etc., sont en embuscade pour sortir du bois le jour où la fatuité de ces promesses s’imposera à tous. Déjà les premières failles ne cessent de s’agrandir. Tradition et PostModernité s’associent alors pour construire un discours alternatif. L’Ecologie comme science politique s’impose à l’interface de ces deux courants.

    Frédéric Malaval http://www.polemia.com
    22/02/2013
    Ecoracialisme (5) La réalisation politique de la Modernité en France

    À lire :

    Écoracialisme (1) / Introduction
    Écoracialisme (2) / Un homme, une femme ; un homme/femme, une femme/homme
    Écoracialisme (3) / L’Âge d’or
    Écoracialisme (4) / L’insondabilité de l’origine des peuples

  • L’UMPS pour la diversité ethnique…mais pas pour la diversité politique

     

    C’est aujourd’hui que devrait se dérouler, avec le soutien des familles, une « marche blanche », -mal vu par Manuel Valls…-  à la mémoire des deux policiers tués le 21 février  dans leur véhicule sur le périphérique parisien,  Cyrille Genest et Boris Voelkel, tous deux mariés et pères de famille. Un  troisième policier, Fred Kremer, a été  gravement blessé. Ils ont été percutés à pleine vitesse par  la voiture de grosse cylindrée qu’ils tentaient de ralentir,  conduite  par  le délinquant multirécidiviste Malamine Traoré, qui roulait  sans permis, avec à ses côtés  le dénommé Mehdi Bensassou qui  devait être jugé fin février pour son implication présumée dans un trafic de stupéfiants.  C’est aujourd’hui  également que le gouvernement, comme  ce fut le cas également sous le tandem Sarkozy-Fillon, réuni un  « comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, au cours duquel les ministres vont réfléchir aux moyens de lutter contre les préjugés liés à l’origine ou la religion » explique Libération.  La Lettre A nous informe également que pour traquer les comportements discriminatoires, Christiane Taubira  vient de s’adjoindre les services de Sihem Souid,  fonctionnaire et journaliste gravitant dans l’orbite du PS. En 2010,  Mme Souid dénonçait dans un livre très controversé, « Omerta dans la Police »,  le racisme qui régnerait en son sein. Le site fdesouche souligne que cette femme fut  sanctionnée en 2011 « pour avoir participé au Jury des Ya bon Awards ! et se (vengea) en accusant des policiers de viols, avant d’être elle-même  accusée de vol... ».  Le CV adéquat pour travailler auprès du ministre de la Justice ?

    C’est aussi dans ce contexte que vient d’être publié, dans le quotidien gratuit 20 minutes,  un sondage Harris commandé par le  Club Averroès portant sur la « diversité   en politique ». Un club présidé par   Amirouche Laïdi, adjoint au maire UMP de Suresnes, lequel a bénéficié notamment , comme  Hakim El Karoui, fondateur du Club XXIe siècle,  Karim Zeribi, président de la Régie des transports de Marseille ou encore  Sihem Habchi, la présidente de Ni putes ni soumises, des programmes de recrutement  développés par le gouvernement américain et relayés par son ambassade à Paris. Ils sont  destinés à repérer dans les quartiers pluriels et  à  former  de  futurs «leaders français issus des minorités »  favorables à Washington.

    Au terme de cette enquête rapporte Libération, «deux tiers des Français (66%) ne voient aucune amélioration en matière d’égalité des chances depuis l’élection de François Hollande » ; « 61 % des Français considèrent que la société discrimine les citoyens selon des critères de sexe, d’âge, d’origine géographique ou de couleur de peau ». Toutefois, la majorité des Français se contrefiche d’une « amélioration » de ladite diversité.

     Ainsi à la question « la diversité (terme qui renvoie aux citoyens issus de l’immigration est-il précisé) de la population devrait elle être plus, moins ou ni plus ni moins représentée qu’aujourd’hui ? », que ce soit « au gouvernement, à l’Assemblée nationale, au Sénat » ou « dans les organes de direction des partis politiques », 53% des sondés répondent « ni plus ni moins qu’aujourd’hui ». Environ une personne interrogée sur cinq souhaite une représentation de la diversité  plus importante « qu’aujourd’hui » ; à l’inverse 22% à 23% des Français interrogées  souhaitent  à l’avenir une représentation de la  diversité  « moins présente qu’aujourd’hui. »

    Ce sondage tend à prouver implicitement, constate Bruno Gollnisch,  le rejet  par nos compatriotes  de la mise en place de quotas artificiels ou de toute autre forme de « discrimination positive », les Français restant attachés à la méritocratie.  Il est d’ailleurs intéressant de relever, et 20 minutes le souligne, que «les personnes dont au moins l’un des deux parents était de nationalité étrangère à leur naissance sont à peine plus nombreuses que la moyenne à revendiquer une meilleure représentation de la diversité : 53 % se disent favorables au statu quo au gouvernement et au Parlement et 54 % au sein des partis politiques. »

    Le vrai clivage sur cette question de la diversité est bien d’ordre politique : «La pression de l’opinion publique n’est pas forte sur ce sujet-là, constate Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion d’Harris Interactive. Mais l’opinion est en réalité très polarisée.  En effet, près de 48 % des sympathisants de gauche estiment que la diversité devrait être plus représentée au gouvernement ou au Parlement (45 % en ce qui concerne les organes de direction des partis politiques), contre à peine 9 % des sympathisants de droite. »

    Autre exemple, nous l’avons vu, si « 61 % des Français estiment que l’égalité des chances (…) ne correspond pas à une réalité en France aujourd’hui (contre 35 % qui pensent le contraire),  les sympathisants de gauche se montrent plus pessimistes. 79 % d’entre eux estiment que l’égalité des chances n’est pas effective, alors qu’à droite, une majorité des sympathisants (57 %) pensent qu’elle est une réalité. « Cette perception de la société permet d’expliquer que les gens de droite se satisfont davantage de la représentation de la diversité en politique, décrypte Jean-Daniel Lévy. Mais c’est aussi leur regard sur les personnes immigrées qui est différent. »

     Amirouche Laïdi, questionné dans ce même quotidien,   a dit son souhait de « commander d’autres sondages deux fois par an environ tout au long du quinquennat et au-delà. Et nous nous attendons à ce que l’attente de l’opinion vis-à-vis de la diversité progresse ». Nous ne pouvons  pas reprocher à M. Laïdi, une certaine logique, celle  de prêcher  pour sa vision du monde  américanomorphe  et obamaniaque, il serait plus intéressant d’entendre sur ce sujet les dirigeants de l’UMP…

    D’un égalitarisme l’autre, l’Assemblée nationale a adopté le 20 février,  malgré l’opposition de l’UMP, de l’UDI, d’EELV, des communistes, du FN,  un projet  de loi sur les élections locales voulu  et défendu âprement  par Manuel Valls. Soit  la création du scrutin majoritaire paritaire pour les départements, avec deux candidats par canton, un homme et une femme. Ubu pas mort… L’article 3   prévoit la réduction de moitié du nombre de cantons, afin de garder le même nombre d’élus départementaux. Ce projet avait été rejeté par le Sénat en janvier. Les élections cantonales, au terme de cette réforme,  seront  rebaptisées élections départementales.

    A l’évidence remarque Bruno Gollnisch,  M. Valls prône  la diversité ethnique, mais certainement pas la diversité politique dans les assemblées!  Il  entend en effet  par cette réforme verrouiller à l’avance  cette élection pour préserver le Système du danger d’une poussée du FN. Cette réforme sert en effet à asseoir la domination du bipartisme, du PS et de l’UMP.  Le parti de MM. Copé et Fillon, a d’ailleurs  joué pleinement son rôle de figurant en mimant l’opposition. Or, dans les faits, les avantages pour l’UMPS l’emportent grandement sur les inconvénients – la colère des supplétifs des petits partis servant de forces d’appoints.  Faut-il rappeler encore que le mode de scrutin majoritaire en vigueur aux élections cantonales  («départementales») donne en effet beaucoup plus de chance  aux deux écuries qui se partagent le pouvoir  de rafler des cantons. Espérons que ces tripatouillages se retournent rapidement  contre leurs auteurs,  en cas de  tsunami électoral tricolore,  la condition nécessaire au redressement de notre pays.

    http://www.gollnisch.com

  • La trahison des élites françaises

     

    La trahison des élites françaises
    Il est certes légitime de s'interroger sur la nature actuelle du peuple, tel qu'il a dérivé depuis une trentaine d'années, cédant aux sirènes corruptrices de la consommation de masse, gobant tous les mensonges des politiciens, jetant sa mémoire historique aux orties.

    Néanmoins, ceux qui votent Marine Le Pen sont issus de ce peuple, et même si leurs motivations ne sont pas édifiantes, c'est toujours mieux que rien. En Italie, c'est Beppe Grillo qui attire le vote protestataire. Il n'est sans doute que cela, hélas !

    Toutefois, l'une des questions essentielles qui vaudrait autant que d'ausculter sans cesse la France d'en bas, est d'essayer de comprendre pourquoi, en masse, les responsables politiques sont passés dans le camp du mondialisme apatride marchand, et pourquoi ils ont abandonné, comme un seul homme, le peuple français (et c'est le cas aussi dans les autres pays européens).

    Il aurait pu y avoir une partie d'entre eux se détachant du troupeau, et assumant un combat rugueux contre l'esprit de capitulation. Ce qui restait de gaullistes au RPR chiraquien aurait pu jouer ce rôle, et l'on a cru, espérer un moment que le refus de participer à la seconde Guerre du Golfe en était le signe. Malheureusement, les ténors d'un néogaullisme affiché par intermittences, de Villepin, Alliot-Marie, Juppé, se sont rendus, de grâce ou de force, à la raison dominante de l'oligarchie. Le Parti communiste, dont les positions, dans les années soixante, rejoignaient implicitement celles de la droite patriote, avait sans doute, potentiellement, des virtualités à contester la dérive libérale du pays, et l'abandon de la Nation, voire des pouvoirs étatiques en matière économique. Mais sa collusion avec un Parti socialiste atlantiste, et la chute de l'empire soviétique, qui illustrait une contestation occidentalisée triomphale de l'idéologie marxiste, et, partant, de toute espèce de politique s'inspirant des principes de gauche, ne lui laissaient guère espérer, ses effectifs fuyant le navire naufragé, qu'une petite place au soleil, pour ses notables, moyennant une attitude docile et « compréhensive ». Hue, Gayssot, Buffet seront ces traîtres qui basculeront le « parti de la classe ouvrière » en groupement bobo, ouvert aux revendications sociétales, et faisant la part belle à la « diversité ».

    Quant à l' « extrême droite », telle qu'elle émergea des années de plomb de la Guerre d'Algérie, on sait qu'elle se retrouva dans la figure emblématique de Jean-Marie Le Pen, non sans ambiguïtés, lesquelles apparaissent ouvertement, dans le contexte d'une Europe largement inféodée aux intérêts états-uniens et sionistes. Car la lutte d'après-guerre contre le « péril communiste », une fois l'hypothèque des guerres coloniales révolue, laisse jouer encore le réflexe « occidentaliste », assimilé au libéralisme économique, aux valeurs bourgeoises de sécurité et de « christianisme » sociétal, ou, à la rigueur, à la prédominance de la « race blanche », dont, in fine, les meilleurs défenseurs s'avéreraient être les USA et Israël.

    Inutile d'évoquer l'"extrême gauche", qui ne l'est que du mondialisme conquérant, paravent internationaliste du dérèglement planétaire marchandisé.

    Il faudrait cependant, avant d'évaluer la classe politique française actuelle, la replacer dans une longue histoire, qui prend ses racines dans l'état de la France d'avant guerre. Il serait nécessaire de lire l'ouvrage fondamental de Simone Weil, L'Enracinement, qui détaille le vide idéologique et spirituel de l'élite politique qui prit les rênes du pays après la grande boucherie de 14-18. Car s'il est un déclin de la France, il est à situer non seulement dans la dépression démographique que le conflit mondial provoqua, mais aussi dans l'abdication de toute volonté et de toute énergie, dans la diffusion, l'universalisation, par-delà les clivages politiques, de la veulerie, du cynisme, de l'affairisme et d'un pacifisme bêlant, lequel était plus le signe de la lâcheté que d'une idéologie inspirée de Ghandi. Chacun cherchait alors à s'en tirer le mieux possible, prolétariat, paysannerie, bourgeoisie, politiciens et soldats. On sait ce qui advint en juin 40.

    A vrai dire, Simone Weil situe le clivage historique entre le peuple et l'élite française au traumatisme de la Commune, qui a détaché les classes supérieures du sort des classes "dangereuses", et a ancré dans la vision populaire la certitude amère qu'elle ne pouvait plus avoir confiance en la Nation.

    L'esprit de guerre civile larvée, de capitulation nationale, d'égoïsme chafouin, de cynisme tartufard, on peut le reconnaître encore en mirant le petit écran, notamment dans les interventions de la caste journalistique et dans celles, stipendiées, des experts de tous poils, qui ont singulièrement proliféré et prospéré depuis Radio Paris.

    Finalement, la « divine surprise » ne fut pas tant la chute d'un arbre que d'aucuns pressentaient pourri jusqu'aux racines, que la réaction d'orgueil d'une poignée d'hommes, mus par l'amour de la France et le souvenir de ses mémoires (culturelle, religieuse, guerrière, populaire, ouvrière...). On peut dire que ces êtres libres, parfois humbles, isolés, résistant au lâche soulagement, à l'esprit de collaboration et au matérialisme neurasthénique, ont porté haut le drapeau de la Nation.

    Ils eurent à affronter aussi les réticences, voire l'hostilité des puissances anglo-saxonnes, qui pressentaient la domination américano-anglaise des lendemains de victoire, et qui ne voulaient pas d'une France placée dans le camp victorieux. Car la France, malgré ses fils défaillants, a toujours cru qu'il était de son devoir de défendre certaines idées d'honneur, de liberté et de générosité. Que ce discours ait parfois été en porte-à-faux avec la réalité est un autre problème. Sans lui, il n'y aurait pas eu De Gaulle.

    On ne comprendra pas le sursaut français d'après-guerre si l'on ne rappelle pas la mystique de la Résistance, le programme social et politique du C.N.R., l'élan donné par des habitudes de sacrifice et la fraternité de combattants qui, de droite et de gauche, ont ensemble, dans le sang et la souffrance, affronté l'Occupant. Là fut le vrai miracle français.

    Mais la quatrième République, c'est encore la France d'avant-guerre, ses magouilles, sa petitesse, son esprit de défaite. Le coup de 58 était-il une anomalie, ou l'expression directe de la volonté populaire ?

    Probablement les deux. Pour ceux qui ont vécu à cette époque, il est indéniable que le projet gaulliste, largement au-dessus de l'influence économique du pays, était exaltant, ambitieux, un peu fou. Les « réalistes » libéraux ont assez critiqué le général en le traitant de Dom Quichotte, tandis qu'à gauche on l'accusait de fascisme. Toutefois, la grandeur résidait encore dans une partie du peuple, et dans les cadres gaullistes et communistes qui se souvenaient de la Résistance.

    Ces cadres ont maintenant disparu. Ne restent que des nains, des médiocres, des lâches et des épiciers avides de récupérer des miettes du système oligarchique mondial, que le Général avait d'ailleurs pressentis. Ne disait-il pas qu'après lui, ce serait, non le vide, mais le trop plein ? On voit dorénavant de quelle nature sont les crabes qui garnissent le panier ! La caste politique française a fait le choix de se fondre dans l'hyperclasse atlantiste aux dépens d'un peuple qui a la faiblesse de voter encore pour elle.

    A tous points de vue, la situation n'est pas sans analogies avec juin 40. Notre armée est sous commandement ennemi, notre économie est ruinée ou pompée par le concurrent déloyal, l'information est dans les mains d'une force propagandiste, l'administration et l'Etat sont dirigés par une puissance ennemie de la Nation. Malheureusement, l'Eglise, en partie, et contre ses intérêts de force spirituelle ayant la vocation de guider le peuple, est pleine de complaisance avec l'idéologique dissolvante de la modernité.

    La France, l'Europe enracinée, sont-elle finie, boutées hors de l'Histoire ? Apparemment, tout se conjugue pour qu'il en soit ainsi, et avant tout la trahison des élites. Mais rien n'interdit de s'inspirer de la geste des grands ancêtres, de ceux qui relevèrent la France quand elle gisait, déshonorée, bafouée, humiliée, dans la boue.
    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com