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France et politique française - Page 5040

  • Maurras : un nationalisme esthétique en héritage

    Après avoir consacré un volume à l’héritage maurrassien en matière de culture, les Éditions Septentrion ont pris le parti d’envisager les rapports privilégiés entretenus par L’Action française avec la littérature.

    Un vaste programme quand on sait combien de grands écrivains adhérèrent au mouvement, ou du moins s’affichèrent comme compagnons de route ou s’en revendiquèrent comme les héritiers.

    Au centre de la féconde triangulation que définissent l’esthétique, la littérature et le nationalisme, on rencontrera en tout premier lieu la figure tutélaire de Frédéric Mistral, à qui Martin Motte consacre une substantielle étude. Il y montre notamment à quel point le poète provençal, chef de file du Félibrige, sera le véritable maître à écrire comme à agir d’un Maurras qui sera complètement ébranlé lors de sa mort en 1914. L’admiration était telle que Motte en vient à émettre l’hypothèse que Maurras s’est identifié à Mistral « au point de reproduire son existence et comme si la littérature, matrice commune de leurs destinées, avait été pour eux le substitut d’une impossible politique, le dernier bastion de l’Harmonie dans un monde en proie au chaos ». La fascination envers l’auteur de Miréio perdurera puisque, vingt ans après sa disparition, presque jour pour jour, c’était encore en sa mémoire que le Martégal composait un poème pendant que l’insurrection du 6 février battait son (et sang) plein.

    À travers une étude à l’allure académiquement irréprochable, il demeure perceptible que Jean El Gammal rend un hommage discret à l’immense talent de Léon Daudet, dont on ne perçoit pas encore aujourd’hui – sans doute parce que cela n’est pas de bon ton – l’importance de l’envergure de critique. Daudet le fils avait la plume féroce que l’on sait, et entre les mains du médecin qu’il était, le scalpel se transformait souvent en couteau de boucher. Trois noms sont associés à la postérité de Léon Daudet, et ce sont ceux de trois géants : Proust, qui n’aurait peut-être pas reçu de si bonne grâce le Goncourt en l’absence de l’auteur des Morticoles dans le jury ; Bernanos, que Daudet remarqua en 1926 avec le long ébranlement qu’est Sous le soleil de Satan ; Céline enfin, dont il prononça un éloge enflammé dans les colonnes de l’AF, ce qui ne fit pas que des heureux. Mais Daudet n’avait-il pas rétorqué un jour à Pol Neveux, que le Voyage avait scandalisé : « La patrie, je lui dis merde, quand il s’agit de littérature » ?

    Le dialogue littéraire au sein de l’AF ne se crée pas qu’entre individualités, même s’il est particulièrement intéressant de replonger au cœur des polémiques qui éclatèrent, par exemple entre Maurras et Claudel. L’implication est également collective, soit qu’elle concerne des groupes un tant soit peu structurés (La Jeune Droite) soit qu’elle relève de tenants d’une même génération, non-revendiquée et identifiée de l’extérieur (les Hussards, par exemple). Chez la Jeune Droite, représentée par Maxence, Fabrègues, Maulnier et Brasillach, l’empreinte maurrassienne est indéniable, mais Olivier Dard a tenu à affiner les liens entre esthétique et politique pour aboutir à ce qu’il nomme un bilan « en demi-teinte », marqué à la veille du conflit de 1940, non pas à un total désaveu de Maurras, mais à un retour de balancier vers Barrès ; certains personnalistes verront en effet dans le chantre du « Culte du moi » une réponse plus pertinente à la crise de leur temps. Marc Dambre recentre quant à lui l’influence littéraire de Maurras parmi les Hussards sur Roger Nimier, via le truchement de Pierre Boutang. Les Laurent, Déon et autres Blondin auront envers leur grand aîné une révérence lucide, qui les rendra sensibles au poète, à l’homme de culture et de civilisation, mais fort peu au polémiste prônant le « politique d’abord ».

    Maintes autres divergences et convergences sont à découvrir dans ce volume, où aucun nom n’est omis, de Bourget à Gide, de Blanchot à Laudenbach, et dont le champ de réflexion dépasse les frontières hexagonales pour transporter le propos dans le Portugal de Pessoa ou la Roumanie de l’entre-deux-guerres. Un seul regret : celui de voir se clore une passionnante série de recueils où les principaux axes de l’héritage maurrassien auront été envisagés avec toute la scientificité requise. À moins que, d’ici deux ans…

    Frédéric Saenen - Parutions.com, le 18/12/2012 - La Nouvelle Bataille

    http://www.actionfrancaise.net

  • J’accuse Christiane Taubira ! par Jean Vermeer

    J’accuse Madame Christiane Taubira, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, d’avoir sciemment trompé les Français le dimanche 13 janvier 2013 sur TF1 au journal de 20 heures de Claire Chazal.
    Je vous accuse, Madame, d’avoir sciemment menti aux Français en leur disant ce soir-là, je vous cite : « Le Code civil ne bouge pas sur la filiation, il n’y a pas une ligne de modifiée au titre VII qui concerne la filiation », alors qu’en fait, l’article 2 de votre projet consiste bel et bien à remanier ce titre VII.
    Mais votre mensonge ne s’arrête pas là, vous qui avez dit ce soir-là : « C’est un texte de loi qui n’enlève strictement rien à personne, qui ne supprime pas les mots de « père » et de « mère » ».
    Quel mensonge énorme ! L’avez-vous donc lu, votre projet de loi ? Il comporte 9 pages, 23 articles. Eh bien, les pages 2 à 9, les articles 4 à 21, consistent en la chasse aux mots « père » et « mère » dans tout le corpus juridique français avec un effrayant esprit de système.
    Dans le Code civil, le mot « père » (et « mère ») est effacé plus de 97 fois !!! Et vous dîtes devant des millions de Français, dimanche dernier sur TF1, que le projet « ne supprime pas les mots de « père » et de « mère » » ! Votre mensonge est stupéfiant.
    Votre projet est en fait essentiellement une chasse aux mots « père » et « mère », aux mots « homme » et « femme », « mari » et « femme » qu’il s’agit de faire disparaître dans tout le droit français. Et même les mots « beau-père » et « belle-mère ». Et les mots « paternel » et « maternel ». Un comble.
    Faire disparaître ces mots de tout le corpus juridique français, c’est l’objectif caché de votre projet, c’est pourquoi vous avez menti aussi effrontément. En effet, votre projet ne concerne pas seulement le Code civil, mais aussi douze autres codes, comme le Code de procédure pénale, le Code des transports, et quatre autres grandes lois (l’ordonnance de 1945 relative à l’enfance délinquante ; la loi sur la fonction publique hospitalière ; la loi sur la fonction publique de l’État ; la loi sur la fonction publique territoriale) car les mots désormais honnis qui ont le toupet d’y figurer doivent en disparaître aussi… (articles 5 à 21 de votre projet).
    Par exemple, les mots « paternelle ou maternelle » figurent-ils à l’article 399 du Code Civil ? Votre projet, article 4, 25° est ainsi rédigé : « L’Article 399 est (…) modifié : (…) c) Au dernier alinéa, les mots : «, paternelle ou maternelle, » sont supprimés ; ». Ces mêmes mots figurent-ils aussi aux articles 747 et 749 du Code Civil ? C’est l’objet du 45° du même article 4 de votre projet : « Aux articles 747 et 749 les mots : « entre ceux de la branche paternelle et ceux de la branche maternelle » sont remplacés par les mots : « entre chaque branche » ; ».
    Vous n’avez pas craint de supprimer le beau mot de « maternel » de tout le droit français. Vos électrices apprécieront.
    Ainsi, ce n’est pas seulement l’accès des homosexuels au mariage que vise votre projet de loi. Il veut en réalité enclencher un bouleversement de la société française. Et parce que les Français commencent à s’en apercevoir, vous leur avez menti en leur affirmant le contraire de ce que vous aviez mis dans votre projet de loi.
    Madame Christiane Taubira, ministre de la Justice, Garde des Sceaux : dimanche soir sur TF1, vous avez abusé de manière à vrai dire effrayante de la confiance de millions des Français. Maintenant, vous êtes démasquée. Vous êtes prise en flagrant délit. Il ne vous reste plus qu’à retirer votre projet de loi et à démissionner.
    *Jean Vermeer est un citoyen français qui s’est donné le mal de lire votre projet de loi.

  • Hollande place ses petits copains

     C’était pourtant l’un des reproches essentiels de la campagne de François Hollande à l’encontre de Nicolas Sarkozy, mais force est de constater combien le discours du président français est malléable et interchangeable à volonté. Le Figaro dénonçait il y peu dans un long dossier les manœuvres du népotisme d’un président décidément en permanence dans la fournaise des controverses et des scandales.

    L’État impartial de François Hollande n’a donc été qu’un énième vieux pieux, mais il faut remarquer qu’en la matière, tous les présidents français de la Vème République ne se sont jamais privés d’user et d’abuser des nominations de proches et d’amis pour assurer l’avenir. François Mitterrand, mais aussi Jacques Chirac furent des artistes de ces nominations dans le but avéré d’asseoir une clientèle fidèle afin de contrôler les rouages essentiels de l’État, notamment dans le domaine de l’audiovisuel.
    Nous apprenons en effet la nomination d’Olivier Schrameck à la tête du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’ayant par ailleurs aucune expérience en la matière, il fut juste le chef de cabinet d’un certain Lionel Jospin… sans doute le paiement des allégeances de campagne électorale.
    Mais François Hollande ne s’est pas arrêté en si bon chemin, nommant le sulfureux Jack Lang, l’un des « éléphants » du Parti socialiste à la tête de l’Institut du monde arabe, ayant sévi depuis 1981 surtout dans les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale. Parachuté culturel ? Voici une nouvelle appellation qui pourrait faire du chemin. En 2012, après avoir été un soutien de DSK, Jack Lang avait lui aussi annoncé soutenir la candidature de François Hollande… il n’a pas été oublié non plus ! Et la liste s’étale ainsi, interminable car au-delà des têtes de file, il y a des centaines de nominations dans les « couches inférieures » de différents organismes et institutions, il s’agit en effet de verrouiller le pouvoir et fermement.
    Nous nous souvenons du maître à penser de François Hollande qui avant de terminer son deuxième mandat de président avait placé in extremis ces hommes, notamment Roland Dumas installé à la présidence du Conseil constitutionnel en 1995, une des plus hautes fonctions de l’État, place qu’il put occuper jusqu’en 2000 bien après le départ du Président Mitterrand. Pour mémoire c’est sous la présidence dudit Dumas qu’il fut décidé que l’immunité judiciaire du Président de la République s’imposait également pour les crimes et les délits de droit commun… mais l’homme fut rattrapé par toute une série d’affaires entre 1997 et 2007, il sera condamné à cette date pour complicité d’abus de confiance, 12 mois de prison avec sursis et 150 000 euros d’amende…
    Ce triste exemple indique bien que la compétence est rarement la raison principale de ces nominations qui ne sont que de basses manipulations politiciennes permises par une Constitution décidément obsolète. Le ton est donné. Il est aussi donné dans les débats qui agitent la France, depuis quelques temps une offensive médiatique est en cours dans les médias télévisés ou la chasse au « Hollande Bashing » est commencée. D’une manière perceptible, les spectateurs auront tous remarqué un changement de ton des journalistes. La déconfiture médiatique du président doit s’arrêter à tout prix ! C’est le cas par exemple des attaques lancées contre l’humoriste et imitateur Laurent Gerra, 6ème parmi les personnalités préférées des Français accusé de critiques excessives contre M. Hollande.
    Pendant ce temps-là en France, le spectacle consternant des réformes sociétales se poursuit, mariage des homosexuels, adoption par eux d’enfants, vote pour les étrangers, sans parler de la diversion de la guerre au Mali, décidément les promesses du Nouvel An de « l’ami François » ont été oubliées en moins d’un mois. Le chômage ne figure en effet à aucun moment dans les préoccupations d’un gouvernement qui est parti en croisade contre la moitié des Français pour la plus grande joie d’agitateurs sexistes du type Caroline Fourest dont le fonds de commerce est assuré pour longtemps. La fracture sociale n’a jamais été si grande et mon collègue Alexandre Latsa dénonçait même le fait que les militaires étaient désarmés lors des visites du Président… c’est dire la confiance de l’homme dans l’armée qu’il a lancé au Mali dans une guerre, autre paradoxe, qu’il dénonçait en Libye mais qu’il attise désormais en Syrie… et ailleurs !

     Nous avions eu les médailles de Cécile Duflot, nous avons les nominations du Président Hollande qui ne seront pas les dernières, malgré la crise les parts du « gâteau français » sont encore assez juteuses pour justifier que les chômeurs, le quart monde, les petites gens, les Français moyens, les besogneux ouvriers et artisans, les entrepreneurs, les simples employés, bref 90 % de la France réelle ne soient plus l’objet des attentions d’un gouvernement préoccupé de réformes inutiles qui dressent la Nation, les citoyens les uns contre les autres, semant au passage l’indifférence, la haine, la déception, la rancœur et la détresse dans le cœur de Français déjà bien assez malmenés à ce sujet.

    L’année 2013 dans ces conditions, ne sera pas dure, elle sera extrêmement pénible. Balayer en quelques jours quelques centaines de « péquins » édentés au Mali et qui font figures d’épouvantail à moineaux, ne pourra pas cacher la misère politique d’une France qui plus que jamais est mise en coupe réglée par « une élite » décadente et irresponsable. Comme l’indique trop justement Etienne Chouard, cette démocratie-là, n’en porte que le nom et usurpe et viole de manière souterraine tous ses principes essentiels et vitaux.
    La France aura sa guerre au Mali, son mariage pour tous, le droit de vote pour des étrangers, et les chômeurs et les nécessiteux devront se contenter de cela… tandis que la France de la base devra payer l’addition qui sera très, très salée.
  • Très forte mobilisation samedi à Nantes contre le mariage homosexuel

    Très forte mobilisation hier à Nantes contre le mariage homosexuel

    NANTES (NOVOpress Breizh) – Alors que l’article 1 du projet de loi concernant la légalisation du mariage homosexuel était adopté avant-hier après-midi par l’Assemblée nationale, plus de cinq mille manifestants étaient réunis à Nantes pour marquer leur opposition à cette loi qui remet fondamentalement en cause l’institution familiale, “une question essentielle pour notre avenir commun : la façon dont les êtres humains conçoivent la transmission de la vie et la filiation.” (J.P. Le Goff). La même manifestation était organisée simultanément dans chacun des 95 départements français.

    Hier après midi les abords de la préfecture de Nantes étaient noirs de monde (photo en Une). Loin d’être démobilisés, les manifestants – plus nombreux que lors de la manifestation qui s’était tenue en novembre – ont tenu à affirmer leur opposition au projet de loi socialiste.

    Au nom de l’Entente parlementaire pour la famille, le sénateur André Trillard (UMP) est intervenu pour dénoncer le projet de loi. « Nous ne reculerons pas, nous ne céderons pas » a affirmé de son côté l’avocat Louis-Georges Barret. Annick du Roscoat a appelé pour sa part à signer la pétition qui doit permettre de saisir le Conseil économique, social et environnemental pour avis à condition de réunir 500 000 signatures. Le rassemblement a pris fin vers 17h00 sans incident.

    Ce qui me frappe le plus, déclare à propos de cette loi le philosophe et sociologue J.P. Le Goff, c’est la légèreté et la précipitation avec lequel on traite cette question au nom d’une lutte contre les inégalités et les discriminations qui fait fi de toute dimension anthropologique ou qui  considère cette dernière comme une simple « superstructure », une « construction sociale de la réalité » qu’il s’agit simplement d’adapter aux évolutions, alors qu’elle met en question une donnée fondamentale de la condition humaine. En l’affaire le « principe de précaution »  – qui est devenu un leit-motiv dès qu’il s’agit des espèces en voie de disparition ou de certaines recherches et expérimentations scientifiques et techniques  – est mis hors champ concernant l’humain, au nom d’une passion de l’égalité, d’un hubris qui se veut doux et décomplexé dans un climat de confusion intellectuelle et éthique.” (Atlantico, 31 janvier 2013). Un principe de précaution dont les élus d’EELV – François de Rugy en tête – se moquent éperdument.

    La manifestation s’est déroulée également sans incidents dans les 94 autres départements de France, en particulier à Paris à proximité de l’Assemblée nationale.

    En voici deux photos à Toulon (préfecture du Var) où la grande place centrale de la ville (Place de la Liberté) était également noire (ou plutôt rose et bleue) de monde et où certains manifestants faisaient le rapprochement entre la théorie du genre et le “Mariage pour tous” dans le combat de ceux qui veulent dénaturer notre société.

    Très forte mobilisation hier à Nantes contre le mariage homosexuel

    Cliquer sur l’image pour l’agrandir

    Très forte mobilisation hier à Nantes contre le mariage homosexuel

    Crédit photo en Une : J.L. Raden, Novopress Breizh (cc). Crédit photo dans le texte : Novopress (cc)

    http://fr.novopress.info

  • La France favorable à une zone de libre-échange transatlantique

    Le gouvernement lance une consultation nationale sur cette grande intégration entre les deux rives de l’Atlantique ardemment défendue par Bruxelles, Washington et Berlin.

    Le forcing de Bruxelles et Washington semble avoir convaincu Paris. Nicole Bricq a lancé une consultation auprès des entreprises hexagonales sur le projet de construction d’une vaste zone de libre échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis.

    “Un tel accord transatlantique serait particulièrement ambitieux, justifie la ministre du Commerce extérieur. A eux deux, l’UE et les Etats-Unis représentent 40% du PIB mondial, 25% des exportations et 32% des importations.” La consultation nationale, ouverte jusqu’au 1er mars, est accessible sur le site du ministère.

    Une idée qui “fascine” Angela Merkel

    L’idée remonte aux années 90. En témoigne cet article du New York Times, daté du 21 juin 1995, qui fait état de discussions informelles entre le secrétaire américain au Commerce de l’époque et plusieurs responsables politiques européens sur une éventuelle “Transatlantic free trade area“. Mais le lancement, à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), du cycle de Doha en 2001 repousse le projet dans les armoires.

    Jusqu’à ce que les négociations de l’OMC s’enlisent. Il est déterré le 30 avril 2007 par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président américain George W. Bush et, au nom du Conseil européen, la chancelière allemande Angela Merkel, qui déclare un jour trouver cette idée “fascinante”.

    Les trois dirigeants signent une déclaration appelant à une plus grande intégration entre les deux rives de l’Atlantique, qui “bénéficiera aux citoyens de nos pays et à la compétitivité de nos économies.

    Conscients de l’immensité de la tâche, ils créent à cette occasion un “Conseil économique transatlantique” chargé de préparer le terrain. Il est aujourd’hui coprésidé par Michael Froman, un conseiller de Barack Obama, et Karel de Gucht, le très libéral commissaire européen au Commerce.

    Les lobbys sont à l’oeuvre, Bruxelles veut aboutir en 2014

    Le 30 mai 2012, ce dernier déclarait: ”Je crois que l’Europe et les Etats-Unis doivent rebâtir leur relation économique par une initiative commerciale bilatérale globale. (…) Il doit aborder toutes les questions pertinentes, en particulier les points suivants: la suppression de tous les droits de douane, la libéralisation des services et l’accès aux marchés publics.“ Bref, un immense marché commun entre les deux zones occidentales.

    Poussée par de multiples lobbys oeuvrant à Bruxelles et à Washington, comme le Centre for European strategy, le think tank New Direction (parrainé par Margaret Thatcher) ou le Center for transatlantic relations, l’idée de ce grand espace sans contrainte pourrait n’être encore qu’une vieille lune si Barack Obama en personne ne lui avait donné l’impulsion qui lui manquait.

    Le 28 novembre 2011, le président américain cosigne avec les dirigeants européens une déclaration par laquelle une étape est franchie, avec l’installation d’un nouvel organe appelé “High Level Working Group on Jobs and Growth“. Les conclusions définitives de ce groupe de travail, coprésidé par Karel de Gucht, sont attendues dans quelques jours.

    Si elles sont positives, “un mandat de négociation pourrait être rapidement proposé par la Commission, explique Nicole Bricq. Il appartiendra ensuite aux Etats membres de l’UE, conformément au Traité, d’autoriser ou non la Commission à lancer ces négociations en lui donnant une feuille de route claire.

    A Bruxelles, on espère que le projet deviendra une réalité dès la mi-2014.

    Améliorer le PIB combiné de 180 milliards en 5 ans

    L’argument en faveur du projet est simple: une alliance commerciale transatlantique est le meilleur remède à la crise.

    “Les conditions économiques sont telles, des deux côtés de l’Atlantique, qu’on a un vrai besoin de trouver des leviers de croissance, expliquait il y a quelques mois à Challenges la directrice de l’American Chamber of Commerce à Paris, Marina Niforos. On n’a pas d’autre choix que d’approfondir nos relations économiques. D’après nos études, avec ce projet, on peut attendre un gain de PIB combiné de 180 milliards d’euros en cinq ans. C’est très important pour la France en particulier, qui est la première destination des IDE (investissements directs à l’étranger) américains.”

    A la justification économique s’ajoute, parfois dans des termes messianiques, un objectif diplomatique assumé: ne pas se laisser assaillir par les puissances que sont devenus la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie…

    Ce n’est pas le moment de battre en retraite pour les amis du libre-échange – oserais-je dire, pour les amis de l’humanité. C’est l’heure de montrer au reste du monde combien la richesse peut provenir de l’approfondissement des relations économiques et commerciales entre les nations”, s’enflamme l’économiste Pedro Schwartz, du think tank New Direction.

    Toutefois, les négociations, si elles s’ouvrent, promettent d’être délicates, car elles touchent à des sujets très sensibles. ”Ce qu’espèrent les Etats-Unis de l’Europe, c’est plus d’ouverture sur le secteur agricole. Et les Européens attendent d’avoir davantage accès aux marchés publics américains“, décode Marina Niforos. Autrement dit, que les Européens abandonnent leur PAC (Politique agricole commune) et les Américains leurs “Small Business Act” et “Buy American Act”. Pas gagné.

    Challenges.fr via  http://fortune.fdesouche.com

  • Hollande sort son revolver, ses amis parlent de culture

    Nos avions frappent des « bases logistiques », des « camps d’entrainement » désertés, nos troupes pénètrent dans des villes vides de dhjihadistes qui se sont évaporés dans la nature… Gageons que les coups les plus durs qui seront assénés aux groupes armées islamistes le seront pas nos forces spéciales lesquelles par définition agissent dans l’ombre et hors des « conventions » de la guerre classique. C’est un discours a contrario bien conventionnel que François Hollande a tenu samedi, lors de sa visite éclair au Mali, à Bamako.

    Le chef de l’Etat a exhorté les militaires français à « être exemplaires » et à respecter « les droits de l’homme. » Les djihadistes qui tomberont sous les coups de nos soldats de la paix et du camp du bien, seront donc tués dans le respect des immortels principes, ce qui est un motif de satisfaction d’une hypocrisie foncièrement socialiste.

    Mais surtout, pour écarter l’accusation infamante de néo-colonialisme qu’entraîne cette intervention militaire, François Hollande a utilisé un vocabulaire choisi. Il a évoqué la « dette » que la France paierait aujourd’hui par cette intervention aux Maliens et aux Africains qui se sont battus dans nos troupes… coloniales. Tartufe pas mort…

    Le même jour en France, le TGV assurant la liaison Marseille-Nice était attaqué par une bande d’une vingtaine de « jeunes »…très jeunes, apparemment âgés de 15 à 20 ans. Ils sont parvenus à immobiliser le train sur la voie avant de tenter de pénétrer dans les rames.

    « On est revenu à l’époque de l’attaque des diligences, on est en plein Far West. Nous avons déjà eu à Marseille des attaques de trains de marchandises dans les quartiers Nord, et des agressions régulières sur les contrôleurs, maintenant on a franchi un cran supplémentaire dans le sud de la ville avec cette attaque hors normes », a estimé David-Olivier Reverdy, du syndicat de policiers Alliance.

    Lors de leur intervention, les forces de l’ordre ont été accueillies à coups de jets de pierre puisque les assaillants avaient stoppé le TGV à hauteur de la cité Bel Air dans le 11e arrondissement, un quartier lui aussi  très jeune de Marseille.

    Une dizaine d’entre eux ont été arrêtés. Le lendemain c’est cette fois dans le train circulant entre Perpignan et Avignon que les « jeunes » ont montré leur talent en frappant un contrôleur et en le menaçant avec un couteau alors qu’ils bloquaient les portes, empêchant le train de repartir de la gare de Frontignan.

    Pour en revenir à l’attaque du TGV Marseille-Nice, la presse a rapporté, citant quelques « sources », que l’objectif des jeunes aurait était de faire du buzz sur Internet, dans le cadre d’un clip promotionnel pour un groupe de rap.

    Si c’est au nom de la culture urbaine, ne doutons pas que nos jeunes artistes devraient bénéficier de circonstances atténuantes, tant il  est vrai que douter de la pertinence du concept de culture jeune expose à des risques d’excommunication hors du champ républicain.

    Nous l’avons vu encore en fin de semaine dernière avec les réactions suscitées par le geste rabelaisien de Bruno Gollnisch contestant « les décisions culturelles de la région, qui subventionne à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros des groupes musicaux » aux propos particulièrement obscènes.

    Il a fallu cette réaction symbolique pour que les médias rapportent, même si ce fut souvent de manière partiale et tronquée, le combat du groupe FN en Rhône-Alpes notamment, contre le gaspillage des impôts des contribuables.

    TF1, Libération, Le Figaro, BFM TV Le Parisien, La provence, 20 minutes, Europe 1, , France 3 le Progrès de Lyon, La dépêche, directmatin.fr , le Huffington post, Le Point, Le Nouvel obs, des dizaines de blogs d’information se sont fait l’écho de cette séance au Conseil régional.

    Il est intéressant de noter que dans neuf cas sur dix, les sites des médias concernés, à l’instar de la dépêche de l’ AFP, n’ont pas  vraiment cité les paroles les plus choquantes du groupe « Brice et sa pute » que l’exécutif régional entend promouvoir.

    Au nombre des commentateurs offusqués par  la réaction de Bruno, le plus (involontairement) drôle fut Yves Delahaie « Ex-MoDem, prof, auteur », dont la prose (déjà citée par nous) est hébergée par un blog du Nouvel Obs

    « J’ai toujours été de ceux qui se sont offusqués du verrouillage de nos institutions avec le refus de la proportionnelle afin de faire le barrage au Front National a-t-il notamment écrit. Ne serait-ce que parce qu’il est inefficace à partir du moment où le parti de Marine Le Pen flirte avec les 20%. »

    «Mais, poursuit-il,  il faut bien avouer que les élus FN ne font rien pour légitimer leur présence parmi les représentants de la République. Surtout quand on se souvient que le même Bruno Gollnisch avait déjà provoqué un coup de force à l’Assemblée nationale en 1987. »

    En fait de coup de force, le citoyen Delahaie cite un livre de Renaud Dély qui évoque ce fameux soir du 10 octobre 1987 ou, pour mettre en lumière « l’absentéisme des députés, les élus  frontistes avaient (enfreint le règlement) pour tourner les clés de vote électronique de leurs adversaires ». La république en tremble encore !

    Ce que ni lui M. Dély n’ont compris ( ?), c’est qu’au cours de ce débat relatif à la répression du trafic de drogue, l’absentéisme des élus partis du Système –à l’exception de 6 élus, toutes tendances confondues- était tout sauf anodin et donnait lieu à chaque vote à un tournage des clés, qu’ILLÉGALEMENT  les députés de droite comme de gauche laissaient sur leur pupitre.  

    Enfin, avait été greffé sur ce texte, en violation de la constitution, une disposition qui préfigurait la loi Gayssot et qui prétendait interdire certaines revues historiques hétérodoxes, ce qui n’avait rien à voir avec le débat initial sur la drogue.

    «Oui extrémiste, il (Bruno Gollnisch, NDLR) l’est assurément affirme cependant M.  Delahaie. Et ces attitudes sont tout simplement indignes de notre République. Montrer ses fesses à l’Assemblée, voter à la place d’un autre élu, voler le perchoir… Autant de forfaits qui siéent mal à celui qui se revendique de la tradition et des valeurs de la France. Autant de preuves, après tant et tant d’autres, qui confirment la véritable nature d’un parti extrême, d’extrême droite. Sans l’ombre d’un doute. »

    Si M. Delahaie s’échine à faire trembler le lectorat bobo, qui en matière de culture peut toujours faire son éducation avec les petites annonces si rafraîchissantes du Nouvel Obs, le FN tente tout simplement de briser l’ostracisme médiatique,  de faire entendre la voix de la raison , y compris dans le fameux « domaine culturel »

    Le site Rue 89 Lyon le résume assez maladroitement en affirmant que « le FN s’est globalement fait une spécialité de la contestation des propositions portant sur le domaine culturel, refusant systématiquement les subventions attribuées à des compagnies, des associations ou des groupes, plus particulièrement quand le propos tenu ne lui convient pas »

    Relevons en guise de conclusion  qu’il est très révélateur de la décadence française et occidentale que ce qui devrait ressortir du simple « divertissement » auditif - il en faut après tout pour tous les goûts -, puisse, par un incroyable glissement sémantique, par démagogie, jeunisme ou réelle confusion, être apparenté au « domaine culturel ».

    Des rebelles en carton pâte financés par les impôts des bourgeois et autres céfrans qu’ils méprisent, là aussi le symbole est parlant et résume bien la victoire (les dégâts)  de l’idéologie soixante-huitarde et libérale-libertaire.

    http://www.gollnisch.com

  • Intérêts nationaux et tensions nouvelles (arch 2007)

    Tel qu’il est aujourd’hui partagé, l’atome militarisé interdit l’expression violente des intérêts nationaux. Aussi ceux-ci sont-ils protégés, ou défendus, par la politique, la manœuvre diplomatique et économique, l’exploitation des passions confessionnelles, voire, à l’extrême par le terrorisme.

    A l’ombre imposante que l’atome répand sur la planète, toutes sortes d’autres moyens de coercition sont explorés ou expérimentés sans pour autant que les populations en aient connaissance.

    L’actualité internationale, telle qu’elle est vécue par l’opinion, vient de mettre en évidence au moins trois événements illustrant les tensions nouvelles générées par l’intérêt national :
    - Le sommet du groupe de Shanghai à Bichkek, capitale du Kirghizistan.

    Les dirigeants chinois Hu Jintao et russe Vladimir Poutine ont retrouvé leur hôte kirghiz, Kourmanbek Bakiev, ainsi que les Présidents du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan.

    - Les vols stratégiques russes en Atlantique et Pacifique, loin des frontières nationales.

    Tupolev 95 Bear H

    - L’annonce, par l’agence Novosti de Moscou, de la mise au point d’une arme nouvelle fondée sur les propriétés de l’impulsion électromagnétique.
    Réunion du Groupe de Shanghai, dit aussi Organisation de Coopération de Shanghai (ou OCS).

    A son origine, en 1966, le Groupe de Shanghai visait la coopération militaire et énergétique soviéto-chinoise et aussi, sans doute, le maintien dans l’URSS des républiques turcophones musulmanes à soustraire à l’influence atlantique exercée par la Turquie, membre actif de l’OTAN.

    Depuis, consacré en juillet 2001 et compte tenu des événements survenus en Irak et en Afghanistan, le Groupe de Shanghai porté à 6 Etats membres (Chine, Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan et Tadjikistan) affiche sa volonté de resserrer la coopération régionale sur les vastes étendues de son territoire mais dissimule, sous le prétexte de lutter contre le terrorisme, son hostilité aux Etats-Unis et à leurs empiétements en Asie.

    C’est que, si en 1966, les forces armées des Etats-Unis étaient présentes, grosso modo, sur le méridien de Berlin, elles l’ont été sur celui de Tachkent, puis de Bichkek, non loin de la frontière chinoise et sur des terres qui furent soviétiques, soit, vers l’Est, une progression de près de 5 000 kilomètres de l’unique superpuissance.

    Aussi, la quête, par les Etats-Unis d’énergies fossiles a-t-elle rapproché Chine et Russie. Ces deux puissances manifestent le même rejet de l’encerclement par Washington.

    La Chine constate que les forces américaines sont présentes à sa frontière occidentale, symboliquement en Mongolie, nombreuses en Corée du Sud et sur l’archipel japonais, indirectement à Taïwan et, directement, en mer de Chine avec leur puissante 7ème flotte.

    La Russie, pour sa part, excipe du déplacement des installations du bouclier spatial américain pour rejeter la présence, à ses frontières occidentales et méridionales, des intercepteurs et radars américains et invoquer l’encerclement.  « Toutes les tentatives pour résoudre seul les  problèmes mondiaux et régionaux sont vaines » a affirmé à Bichkek M. Vladimir Poutine.

    « Près de 2 000 soldats des pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) se sont livrés samedi 11 août à Chelyabinsk à des exercices conjoints dont la deuxième phase, "Mission Paix 2007", a commencé.
    Ces soldats, de Chine, du Kazakhstan, du Kirghizstan, de Russie, du Tadjikistan et d'Ouzbékistan, ont défilé dans une base militaire proche de la ville russe de Chelyabinsk, dans l'Oural. »

    Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, invité au Sommet saisit l’occasion pour déclarer que … « basé en Europe de l’est le système américain était une menace pour plus d’un Etat, pénalisant une large fraction de l’Asie et les membres du Groupe de Shanghai ».

    Mahmoud Ahmadinejad et Vladimir Vladimirovitch Poutine à Bichkek

    En ce qui concerne à la fois la quête d’énergie fossile et le réarmement de la Chine, celle-ci offre à Moscou un marché et, en retour, bénéficie des richesses énergétiques et de l’avance scientifique de la Russie.

    De leur côté, les ex- républiques musulmanes soviétiques disposent de précieuses matières premières, à commencer par le gaz naturel et le pétrole, et le Kremlin entend en détourner vers son territoire national l’acheminement afin d’en tirer parti. C’est ainsi que le gaz naturel du Turkménistan passera par la Russie au lieu de ravitailler l’Europe de l’ouest, à partir de la Caspienne et du sud de l’Europe centrale.

    Le comportement de Washington en Irak et en Afghanistan a dressé contre les Etats-Unis les populations musulmanes et, en 2005, le gouvernement du Kazakhstan avait réclamé le retrait des contingents américains déployés en Asie centrale.

    Enfin, le vaste marché chinois, de surcroît à relative proximité, incite les républiques musulmanes ex soviétiques à se tourner vers Pékin, objectif du Groupe de Shanghai.

    Assistaient à la réunion de Bichkek, à titre d’observateurs, les représentants de l’Inde, du Pakistan, de l’Iran, du Turkménistan, de l’Afghanistan et de la Mongolie, les trois premiers cités demandaient à être membres de plein droit de l’Organisation de Shanghai.

    Il est fort probable qu’en 2008, lors du prochain
    sommet du Groupe de Shanghai celui-ci rassemblera les gouvernements de la moitié de la population mondiale, répartie sur l’immense étendue de la « plus grande île du monde », selon la définition de Mackinder, le géopolitologue britannique.                                                

    Certes, ces populations  sont, comparativement, pauvres si l’on se réfère au PNB per capita (probablement en moyenne de l’ordre de 1 000 dollars, soit 40 fois moins que celui atteint aux Etats-Unis). Mais elles représentent un énorme potentiel de travail, donc de production et disposent de vastes ressources naturelles. Et voici, pour la première fois, créé un cadre politique de contestation face à la prédominance occidentale - sous l’autorité de Washington -, voici isolé l’archipel japonais, partagée la maîtrise des océans Arctique, Indien, Pacifique et aussi évincés d’Afrique, voire d’Amérique latine, les Etats moteurs de l’Occident.

    Vols stratégiques russes

    Tandis qu’en Russie avaient lieu des manœuvres militaires sino-russes, M. Vladimir Poutine annonçait fièrement : « Aujourd’hui, le 17 août, à minuit, 14 bombardiers stratégiques – et probablement six avions de transport lourds - ont décollé de 7 aérodromes répartis sur notre territoire…. Il y a trop longtemps que nos pilotes ont été immobilisés au sol ».

    Ces avions devaient survoler l’Arctique, le Pôle Nord – au plateau continental revendiqué par la Russie - et aussi le Pacifique, loin des rivages de la Sibérie.

    En juillet dernier, déjà, des TU 95 avaient survolé la Mer du Nord, au voisinage du littoral écossais. Mais, au début du mois d’août, des bombardiers russes TU 95 et TU 160 évoluèrent dans le ciel de l’île de Guam, base américaine du Pacifique. Ses avions de chasse avaient aussitôt pris l’air et approché des appareils russes, les équipages des deux pays se bornant à « échanger des signes d’amitié », selon le général Pavel Androsov, commandant l’aviation stratégique russe (elle aligne 80 appareils quadri-réacteurs et quadri-turbines, aux vols prolongés par des missiles air-sol). A partir de ce jour, souligna Vladimir Poutine « ces activités aériennes seront poursuivies de manière régulière ». L’aviation, l’espace, le nucléaire autant d’industries avancées sur lesquelles la Russie fonde son avenir.

    Comme Pékin, Moscou est fondateur du Groupe de Shanghai. Mais, à la différence de la Chine qui peut spéculer sur le passage des ans, la Russie est pressée et elle pratique la diplomatie de la hâte. C’est qu’il s’agit, pour elle, d’exploiter pleinement le potentiel de puissance politique que lui confèrent – temporairement - ses richesses énergétiques. Celles-ci, dans une certaine mesure, compensent l’effondrement de l’économie planifiée et le démembrement de l’Union soviétique, redonnant à la nouvelle Russie la capacité d’intervenir en faveur des Serbes du Kosovo, de soutenir indirectement l’Iran et la Corée du Nord, de sanctionner l’Ukraine et la Biélorussie et de punir les Baltes de leur adhésion à l’OTAN, par le tracé des oléoducs et gazoducs de Gazprom. Et aussi de s’opposer farouchement aux projets américains de « bouclier spatial ». Bref de se faire entendre sur la scène internationale.

    La politique « pétrolière » des Etats-Unis, acharnés à s’assurer un ravitaillement suffisant en énergies fossiles a, ainsi, mobilisé la moitié du monde contre l’Occident, les intérêts de la zone Asie-Pacifique se heurtant à ceux de la zone Euro-Atlantique et les mettant à mal.

    L’annonce par l’agence russe Novosti de l’avènement d’une arme nouvelle à impulsion électromagnétique.

    Le phénomène n’est pas nouveau. En revanche l’agence Novosti révèle la mise au point d’une série de générateurs d’une puissance de milliers de mégawatts émettant les impulsions électromagnétiques correspondantes. Ces générateurs seraient particulièrement compacts, ce qui sous-entend une certaine banalisation d’un « procédé qui serait dix fois plus « efficace » que ceux que les pays étrangers auraient mis au point ».

    Afin de disposer de compléments d’information il est demandé au lecteur de bien vouloir se reporter à la note intitulée « la foudre à portée de la main », jointe à ce texte.

    Il n’est pas surprenant que ce soit par des manifestations de la science et de la technicité russe, maintenant financées par la rente des énergies fossiles et servie par une ardente volonté politique, que la Russie tire parti de son riche potentiel scientifique. En la matière elle est en mesure d’être le pourvoyeur des grandes puissances émergentes avides de technologies avancées. Ce sera à l’innovation scientifique d’être peu à peu substituée à l’exploitation des gisements fossiles pour contribuer, demain, à la prospérité de la population russe.                          

    P.M.Gallois 22 août 2007 http://www.lesmanantsduroi.com

  • Mariage gay : l'opposition ferait-elle semblant de s'opposer ? Evidemment !

    Que fait donc l’opposition, demande NdF (voit l’article ci-dessous) au vu des résultats des votes à l’assemblée nationale, révélant que si l’opposition l’avait voulu, compte tenu de la faible mobilisation socialiste, elle aurait pu faire passer plusieurs de ses amendements,...

    C’est oublier une chose : le partage des rôles entre opposition et majorité.

    La première étant convaincue du passage du texte, ET EN DÉSACCORD EN SON SEIN SUR LA POSITION À ADOPTER, en fait le minimum en termes de présence, avec un nombre minimal de députés QUI PERMETTE DE NOURRIR LE DÉBAT TOUT EN INTERDISANT un quelconque renversement de majorité.

    Du reste, Fillon a déjà prévenu : comme Rajoy en Espagne, les libéraux conservateurs français conserveront le mariage et l’adoption homo en cas d’alternance. Ils ne s’attaqueront, et encore, qu’à la PMA...

    L’opposition à la dénaturation du mariage, c’est maintenant et dans la rue, qu’elle se joue ! LA MOBILISATION NE DOIT PAS FAILLIR !

    "Adoption de l’article 1 : Mais que fait l’opposition ? Viendra-t-elle parader le 24 mars ?

    Dans les faits… Officiellement, l’opposition est vent debout contre la dénaturation du mariage et le droit à l’enfant. Elle a annoncé il y a quelques jours plus de 5 000 amendements et s’est montrée aux différents rassemblements pro-famille de ces dernières semaines.

    Mais vendredi, on a appris que l’Assemblée nationale a rejeté plusieurs amendements substituant une union civile au « mariage pour tous » par 171 voix contre 77 (!) ainsi que d’autres amendements supprimant l’article premier par 183 voix contre 85 (!). Samedi, ce dernier a finalement été adopté par 249 voix contre 97. Tout un symbole : il supprime l’exigence de la différence des sexes comme condition du droit au mariage. [...]"

    La suite sur NdF

    http://www.actionfrancaise.net

  • Confiteor

     

    Confiteor
    Voici un peu plus de deux ans que Marine le Pen se trouve au commande du Front national suite à une campagne qui s’écoula durant le dernier trimestre de l’année 2010. En matière de pourcentage, elle obtint un résultat similaire, pour les signatures des secrétaires départementaux ainsi que pour les suffrages des militants. A l’époque, c’est un euphémisme, je n’approuvais pas l’appui qu’apporta à Marine la structure à laquelle j’appartenais, à savoir Voxnr. Je le fis savoir à Christian Bouchet par l’intermédiaire d’un courriel qui fut probablement celui que j’ai le plus travaillé dans mon existence.

    La campagne fut l’objet de nombreux dérapages et la mauvaise foi s’est par trop souvent manifestée. Justement pas par les deux protagonistes principaux mais plutôt par des individus soucieux d’envenimer les débats en faisant souvent preuve de méchanceté : la passion, au sens où la définissent les philosophes, pris l’ascendant sur la raison. Avec cette idée d’un comique surréaliste qu’une victoire des tenants de l’autre camp deviendrait de facto une catastrophe nationale.

    Deux ans ont donc passé et l’on en trouve encore, peu certes, pour critiquer encore de façon systématique et caricaturale, l’actuelle direction du Front national. En ce qui me concerne, de manière quelque peu infantile, j’ai boudé, considérant que la structure à laquelle j’appartenais, se devait de maintenir ce que l’on a coutume d’appeler, un splendide isolement. Bien évidemment, et contrairement à d’autres, je me suis bien gardé de salir ce que j’avais auparavant célébré. Comme un enfant donc, confronté à des adultes qui ignorent ce qu’il faut bien appeler un caprice, je revins progressivement sur la scène politique, qu’au demeurant, je n’avais jamais réellement quittée : je n’allais tout de même pas stopper un engagement de plus de trente ans. Les communistes ne m’ayant pas fait reculer naguère, je n’allais pas fuir aujourd’hui devant les tradesmen.

    La difficulté qu’éprouvent les Français à voter Front national est probablement la conséquence de la diabolisation connue de tous. Il suffit à cet égard d’observer et d’écouter le journaliste pour savoir que son attitude diffère selon qu’il interroge un invité labellisé Front national ou un autre. Au delà des chiffres qui doivent être interprétés, on constate que les électeurs du Front national ne sont pas toujours les mêmes et que le mouvement ratisse de plus en plus large. A titre d’exemple, les fonctionnaires issus de la catégorie C, sont désormais électeurs du Front. Or, ce qui me semble essentiel, c’est que le pas soit franchi, que le tabou soit levé : dès lors où un Français a voté, ne serait-ce qu’une fois pour le Front, il n’hésitera plus à recommencer.

    Il y a, pour les tenants du Système, vocation à s’inquiéter encore davantage :

    1/ Le traditionnel état de grâce n’a pas eu vraiment lieu et c’est donc toute une partie de l’électorat de gauche qui manifeste sa colère, y compris par l’intermédiaire de sénateurs qui n’hésitent plus désormais à faire obstruction : fracture au sein de la majorité qui se concrétisera probablement dans les urnes lors des prochaines élections.

    2/ De part son positionnement « ni droite, ni gauche », le Front national déstabilise et la gauche et la droite. La gauche, parce qu’une grande partie de son électorat se définit avant tout par son opposition à la droite, le Front national leur apparaissant différent de l’Ump : un électorat de gauche donc, susceptible de rejoindre la mouvance nationale. La droite, quant à elle, malgré ses tentatives de séduction afin d’obtenir du Front qu’il lui assure les victoires lors des seconds tours à venir, n’est pas dans une situation plus réjouissante. A titre d’exemple, en refusant de s’aligner sur les positions de l’Ump en matière de mariage pour tous, Marine le Pen a montré, une fois de plus, que le Front et la droite, ce n’était nullement la même chose. Les Français l’ont compris.

    3/ Ainsi que l’écrivait Alain de Benoist, l’ancien repère droite/gauche doit maintenant être remplacé par le référentiel centre/périphérie. Par centre, il faut bien sur comprendre les différents partis qui pratiquent la même politique, comme l’Ump, le parti socialiste ou le centre stricto sensu. Et des électeurs déçus, issus de la gauche comme de la droite, il y en a de plus en plus. Fatalement, on peut donc s’attendre lors de prochaines échéances à une poussée des deux fronts, celui qui se qualifie de gauche, et celui qui est national.

    4/ Marx faisait remarquer que pour connaître l’avenir d’un pays capitaliste, il suffisait d’en considérer un autre à un stade plus avancé. Doux euphémisme, les perspectives ne sont pas bonnes (1). Par voie de conséquence, les gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, susciteront l’impopularité, sachant que c’est la structure même du Système qui impose la mise au pas : il faudra donc, et nous allons les y aider, que les Français comprennent que le problème n’est pas le fait du chauffeur mais du véhicule.

    Je pense aujourd’hui que l’ennemi majeur n’est pas le segment qui s’autoqualifie de gauche mais bien la structure qui s’affuble du terme de droite. Longtemps le danger fut communiste, idéologie que l’on est bien obligé de classer à gauche. Aujourd’hui, c’est le capitalisme qui est principalement destructeur, y compris dans le cadre de son versant politique que l’on peut appeler individualisme. Même s’il est aussi propagé par des mouvements de gauche, le capitalisme ne peut donc être estampillé qu’à droite. Les soviets n’étant plus, reste les trusts...
    Philippe Delbauvre http://www.voxnr.com
    note :