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santé et médecine - Page 377

  • [MPV] Philippe Arino : "On vient défendre la vie charnelle"

  • Cette marche pour la vie est déjà une réussite avec la fin d'un tabou

  • La saloperie que nous n’achèterons pas : le dopant quotidien

    Le 24 octobre 2013, les députés ont voté une taxe sur les boissons énergisantes d’une euro par litre. Par souci de santé publique ? On peut en douter. Car si ces doux breuvages provoquent des problèmes cardiaques et neuro-comportementaux, il suffirait de les bannir. Ce qui était le cas pour la boisson phare des hommes pressés, le « Red bull » (taureau rouge), avant que les libéraux adeptes du « il est interdit d’interdire » n’autorisent la commercialisation en France des cannettes explosives (en 2008), tout en se donnant bonne conscience avec l’inscription de la mention « à consommer avec modération, déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ». 
         Le marché des boissons énergisantes a depuis connu une croissance fulgurante. Le nombre de marques se multiplie, aux noms tous plus conviviaux les uns que les autres : Burn intense energy (avec des flammes sur la cannette), Ginger Energy (avec des flammes sur la cannette), Energy drink, Monster energy khaos, Monster ripper, Dark dog... Les publicités présentent sans détour ces produits en doses dopantes : « de la taurine et de la caféine pour garder la patate », « la boisson la plus diabolique de la planète », « bourrée d’énergie », « explosive », « coup de fouet », « vous donne la pêche d’enfer », « vivifie le corps et l’esprit », « vous donne des ailes quel que soit le moment où vous en avez besoin », etc. 
         Mais le culte de la performance s’est étendu jusque sur les emballages des produits de consommation les plus ordinaires. Le dopage s’est génétalisé. Il suffit d’entrer dans un supermarché pour être martelé d’exhortations à la puissance. Un jus de fruit multivitaminé « contribue à votre tonus », une boisson chaude vous apporte votre « énergie du matin ». Des barres de céréales ou des pruneaux d’Agen, « concentrés d’énergie », assurent vitalité et équilibre. « Rayonnez au quotidien » et « croquez la vie à pleines dents » avec des substances 100% energy », « fitness » et « fine ligne ». Même une tisane, c’est une « pause vitalité ». Même l’eau fouette notre corps, avec des bouteilles « high energy », « high protein », permettant « d’entretenir son capital osseux » et même de se forger « un corps tout neuf ». « Equipez votre corps », va jusqu’à ordonner une transhumaniste boisson bleue. 
         Sous la douche, le moindre shampoing est présenté par les perroquets du marketing comme un produit vivifiant, relaxant, nourrissant, régénérant, stimulant, tonifiant, euphorisant. « Vous vous sentez comme revigoré. » Après un rasage détonnant, assuré par des Formule Un quatre lames, des « Power fusion » ou des « Mach 3 turbo », déboulent les après-rasages « réveil express », « anti-fatigue, anti-cernes, anti-rides ». « Effet ultra-frais », comme un dentifrice « fraîcheur » et « haleine pure » qui entretient le « capital buccodentaire ». Les marques dynamiques de déodorants affirment un « caractère sport » : « pur ani-mâle », « team force », « cool kick », « pure game ». 
         Dans les vitrines des pharmaciens, dès que les feuilles mortes se ramassent à la pelle des affiches nous proposent les petites pilules miracles pour rester dans le vent. « Des états grippaux vous empêchent d’avancer ? » Interdit de paresser au lit, une-deux une-deux voilà un comprimé providentiel. Un rhume ? Un médoc pour rester dans les starting-block. Dépression ? Un cacheton. Vous vieillissez ? Achetez de la crème, « anti ride, anti tâche, anti relâchement : l’anti âge absolu ». 
         Soyez en parfait état de marche, c’est un ordre. Un impératif martelé partout. Ce discours thérapeutique permanent appelle à se dépasser, rester toujours dynamique, mobilisé, jeune, sportif, puissant, per-for-mant. Pour suivre le rythme de la croissance et tenir les « chocs de compétitivité », bien se placer dans la course à la concurrence généralisée, résister au stress. Adapté, efficace, motivé, robot sans défaut et enjoué. Jusqu’à ce que, pour les plus zélés des soldats du PIB, les doses de caféine, de ginseng ou de vitamines ne suffisent plus. Il leur reste alors des drogues pas encore vendues en supermarché, comme la cocaïne ou autres psychotropes. Se défoncer pour foncer, c’est une pratique de plus en plus courante au travail ces dernières années, selon les observations médicales. 
         L’escargot de la décroissance préfère se traîner et refuser cette accélération permanente. Reconnaître ses limites physiques, accepter les défaillances de son corps, la vieillesse, la maladie, et la mort. Fatigués ? On arrête tout, on se met au lit ! 


    La Décroissance N° 105

    http://www.oragesdacier.info/2014/01/la-saloperie-que-nous-nacheterons-pas.html

  • Marche PourLa Vie 2014 place Denfert

  • La vie sauvée de Vincent Lambert

    Communiqué de l’AGRIF :

    L’AGRIF salue avec émotion la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne reconnaissant, ce jeudi 16 janvier, le « droit à la vie de Vincent Lambert », qui était sous le coup d’un arrêt de mort par suppression de son alimentation et de son hydratation au motif que la qualité de sa vie relationnelle ne s’améliorerait plus et qu’il n’aurait pas voulu vivre en cet état.

    La dignité et le respect de la vie humaine sont ainsi sauvegardés. Cette décision marque un coup de frein à la folie euthanasique contre laquelle l’AGRIF s’oppose au nom de son combat pour le respect de l’identité humaine, contre tout « racisme » et contre la discrimination à l’égard des faibles et des vulnérables.

    Tétraplégique et en état de conscience minimale, Vincent Lambert est gravement handicapé depuis cinq ans mais il n’est pas « en fin de vie » ni même malade : il est dans l’incapacité d’exprimer sa volonté.

    L’AGRIF souligne que l’ordonnance de Châlons-en-Champagne vient contredire l’avis quasi unanime des médias qui ont lourdement pris parti, au long de ces derniers mois, pour l’arrêt de mort pesant sur Vincent Lambert. Concert auquel s’est joint le Dr Eric Kariger, du CHU de Reims, déjà auteur de la première décision par laquelle Vincent Lambert s’est vu refuser toute nourriture pendant 31 jours au printemps dernier, avant qu’une première ordonnance du tribunal administratif ne vienne constater, dans l’urgence, l’irrespect par le Dr Kariger de la « procédure collégiale » que la loi Leonetti sur la fin de vie lui imposait de suivre.

    L’AGRIF note que les partisans de la décision du Dr Kariger se sont appuyés non sur la lettre de la loi, mais sur son interprétation a posteriori par Jean Leonetti, qui a répété dans les médias ces derniers jours que sa loi rend possible l’arrêt des soins pour les personnes profondément handicapées qui ne se trouvent pas en fin de vie, en vue de les faire mourir.

    L’AGRIF se félicite de ce que cette manœuvre de promotion de l’euthanasie par omission n’ait pu aboutir.

    Elle salue le rôle joué par Me Jérôme Triomphe, son avocat coordinateur, aux côtés de Me  Jean Paillot, avocat à Strasbourg, le Pr Xavier Ducrocq, neurologue et membre du comité d’éthique du CHU de Nancy, et le Dr Bernard Jeanblanc dont la structure se dévoue au service de personnes lourdement handicapées, comme Vincent Lambert, dans l’entier respect de leur vie.

    Elle rappelle que l’éventualité de l’utilisation « euthanasique » de la loi Leonetti avait été solennellement dénoncée, dès 2007, par un document cosigné de Mgr André Vingt-Trois, aujourd’hui cardinal de Paris, et du grand rabbin de Paris David Messas, aujourd’hui disparu.

    L’AGRIF s’honore d’avoir soutenu dans l’affaire Vincent Lambert la position que commande notre devoir d’humanité, et qui se résume en ces quatre mots : « Tu ne tueras pas. »

    Jeanne Smits

    Vice-présidente de l’AGRIF

    http://www.contre-info.com/la-vie-sauvee-de-vincent-lambert#more-31046

  • L’utilisation « euthanasique » de la loi Leonetti avait été solennellement dénoncée

    Jeanne Smits, vice-présidente de l'Agrif, commente la décision du tribunal de laisser Vincent Lambert en vie :

    "L’AGRIF salue avec émotion la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne reconnaissant, ce jeudi 16 janvier, le « droit à la vie de Vincent Lambert », qui était sous le coup d’un arrêt de mort par suppression de son alimentation et de son hydratation au motif que la qualité de sa vie relationnelle ne s’améliorerait plus et qu’il n’aurait pas voulu vivre en cet état.

    La dignité et le respect de la vie humaine sont ainsi sauvegardés. Cette décision marque un coup de frein à la folie euthanasique contre laquelle l’AGRIF s’oppose au nom de son combat pour le respect de l’identité humaine, contre tout « racisme » et contre la discrimination à l’égard des faibles et des vulnérables.

    Tétraplégique et en état de conscience minimale, Vincent Lambert est gravement handicapé depuis cinq ans mais il n’est pas « en fin de vie » ni même malade : il est dans l’incapacité d’exprimer sa volonté.

    L’AGRIF souligne que l’ordonnance de Châlons-en-Champagne vient contredire l’avis quasi unanime des médias qui ont lourdement pris parti, au long de ces derniers mois, pour l’arrêt de mort pesant sur Vincent Lambert. Concert auquel s’est joint le Dr Eric Kariger, du CHU de Reims, déjà auteur de la première décision par laquelle Vincent Lambert s’est vu refuser toute nourriture pendant 31 jours au printemps dernier, avant qu’une première ordonnance du tribunal administratif ne vienne constater, dans l’urgence, l’irrespect par le Dr Kariger de la « procédure collégiale » que la loi Leonetti sur la fin de vie lui imposait de suivre.

    L’AGRIF note que les partisans de la décision du Dr Kariger se sont appuyés non sur la lettre de la loi, mais sur son interprétation a posteriori par Jean Leonetti, qui a répété dans les médias ces derniers jours que sa loi rend possible l’arrêt des soins pour les personnes profondément handicapées qui ne se trouvent pas en fin de vie, en vue de les faire mourir.

    L’AGRIF se félicite de ce que cette manœuvre de promotion de l’euthanasie par omission n’ait pu aboutir.

    Elle salue le rôle joué par Me Jérôme Triomphe, son avocat coordinateur, aux côtés de Me  Jean Paillot, avocat à Strasbourg, le Pr Xavier Ducrocq, neurologue et membre du comité d’éthique du CHU de Nancy, et le Dr Bernard Jeanblanc dont la structure se dévoue au service de personnes lourdement handicapées, comme Vincent Lambert, dans l’entier respect de leur vie.

    Elle rappelle que l’éventualité de l’utilisation « euthanasique » de la loi Leonetti avait été solennellement dénoncée, dès 2007, par un document cosigné de Mgr André Vingt-Trois, aujourd’hui cardinal de Paris, et du grand rabbin de Paris David Messas, aujourd’hui disparu.

    L’AGRIF s’honore d’avoir soutenu dans l’affaire Vincent Lambert la position que commande notre devoir d’humanité, et qui se résume en ces quatre mots : « Tu ne tueras pas. »"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Des sénateurs dénoncent l’hypocrisie gouvernementale sur la GPA

    Communiqué du sénateur Bruno Retailleau :

    R"Aujourd’hui, des sociétés étrangères agissent en toute illégalité sur le territoire français en proposant à des couples des contrats de gestation pour autrui. C’est notamment le cas de l’entreprise américaine Extraordinary Conception, mise en cause par une plainte déposée par l’association des juristes pour l’enfance, que nous soutenons dans leur démarche.

    Il s’agit de faits scandaleux et illégaux :

    • Scandaleux parce qu’il s’agit d’une dérive grave dont les premières victimes sont les femmes et les enfants, réduits à l’état de simples marchandises.
    • Illégaux parce que la GPA est formellement interdite en France, par le Code Civil (article 16-7) et par le Code Pénal (article 227-12). L’état du droit est très clair et pourtant, c’est l’état de fait qui prévaut : ces sociétés étrangères ne sont pas inquiétées alors même qu’elles violent les lois de la République.

    Pire, leurs agissements sont aujourd’hui facilités par l’hypocrisie gouvernementale sur la GPA : d’un côté, le Gouvernement affirme que son instauration n’est pas envisagée. Et de l’autre, il facilite le recours à de telles pratiques : c’est la circulaire Taubira sur l’obtention du certificat de nationalité française pour les enfants nés de GPA.

    Nous exigeons du Gouvernement qu’il prouve par les actes son opposition à la GPA :

    • En adressant une circulaire aux Parquets pour rappeler que ceux qui organisent cette pratique illégale doivent être sanctionnés.
    • En inscrivant noir sur blanc dans la future loi Familles son refus de la GPA, au nom des droits de l’enfant.
    • En insérant dans la Constitution le principe d’indisponibilité du corps humain.

    Le Gouvernement doit adresser un message clair à tous ceux qui font commerce du corps de la femme et de l’enfant avec la GPA."

    Michel Janva

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La France vieillit

    La fécondité est repassée sous la barre symbolique des deux enfants par femme et s'établit à 1,99 enfant par femme contre 2,01 en 2012 et 2,03 en 2010. 810 000 bébés ont vu le jour en France en 2013 ; c’est 11 000 de moins qu’en 2012.

    En 2013, environ 572 000 personnes sont décédées en France (hors Mayotte), soit légèrement plus qu’en 2012. Depuis 2006, le nombre de décès augmente en continu (hormis 2011). Il atteint en 2013 son plus haut niveau depuis 1994. Cette augmentation est liée au vieillissement tendanciel de la population.

    Depuis 2011, année où les premiers baby-boomers ont atteint 65 ans, le vieillissement démographique s'accélère. Au 1er janvier 2014, 18% d'habitants sont âgés d'au moins 65 ans, soit une hausse de 3,4 points en 20 ans. Les 75 ans et plus représentent, eux, 9,1 % de de la population (+3 points en 20 ans).

    La France vieillit. Et cela coûte cher. De là à voir un lien de cause à effet avec la propagande en faveur de l'euthanasie, il n'y a qu'un pas.

    Michel Janva

  • Une raison supplémentaire de se rendre à la Marche pour la vie

    Communiqué de AFC :

    "La question de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) revient dans les débats depuis quelques mois, au niveau national comme au niveau européen.

    En France, le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, qui doit être prochainement discuté à l’Assemblée nationale, a fait l’objet d’amendements en commission qui modifient substantiellement le droit existant en inscrivant l’IVG comme un simple droit relevant d’un « souhait » et non plus un recours en cas de détresse. Dans le même temps, après la décision du gouvernement espagnol, et malgré la résolution adoptée au PE le mois dernier, des pressions sont à nouveau faites pour introduire à l'ordre du jour de la session plénière de cette semaine, le sujet  de la non-discrimination dans le domaine de la santé et les « droits » sexuels et reproductifs; également au nom de l’égalité homme-femme, l'objectif est, entre autres, au travers d'une déclaration de la Commission, de faire la promotion et ériger en norme l’accès à la contraception et aux services d'avortement sûr et légal. Ainsi un débat aurait lieu ce jeudi en séance plénière.

    Les AFC s’inquiètent de la banalisation de l’IVG dont ces textes se font l’écho, du nombre de campagnes publiques en la matière. Dans ce contexte, on évacue complètement le fait que l’avortement consiste à arrêter la vie d’un enfant à naître. De même, il n’est pas question des alternatives à l’IVG, qui sont pourtant une condition à la liberté de choix.

    Par ailleurs, les AFC rappellent que le recours à l'avortement prend naissance en particulier dans des conceptions erronées de la sexualité : seule une véritable éducation affective, relationnelle et sexuelle est susceptible de faire régresser l'avortement et représente l’action efficace de prévention, pour autant qu’on ne l’aborde pas seulement sous un prisme hygiéniste et de consommation de l’autre, mais bien affectif et de relation.

    Les AFC poursuivent leurs actions de terrain, notamment dans le domaine de l’éducation affective et sexuelle. Dans ce contexte également, les AFC voient une raison supplémentaire cette année de participer à la prochaine Marche pour la Vie qui aura lieu à Paris le 19 janvier prochain."

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  • Avortement : le changement des valeurs est profond

     

    Voici la réflexion d'Uli Windisch sur le site Observateurs.ch à propos du référendum suisse du 9 février prochain demandant que l’interruption volontaire de grossesse ne soit plus remboursée par l’assurance de base:

    UWAvortementFoetus15_12_13-448x293"(...).En réalité, sans être obstinément d’un camp ou de l’autre dans cette votation, je pense que le fond du problème est ailleurs et que les partis dits bourgeois ne voient pas que les sensibilités collectives ont changé et que les vrais débats se situent de plus en plus au niveau des valeurs, et que certaines valeurs qui ont été dénigrées pendant des décennies dans la phase dite de  « libération générale des mœurs » depuis les années 1970, reviennent à la surface et reprennent une place parfois de première importance. Ce courant est général et ce serait une erreur que de n’y voir que conservatisme, attitude réactionnaire, vaine nostalgie, intégrisme religieux, etc.

    Le changement des valeurs en cours est profond, souvent implicite, et touche aux fondements mêmes de notre culture et civilisation. Cela au moment même où un maximalisme idéologique diamétralement opposé, emmené par exemple par les socialistes très à gauche au pouvoir en France, tente de s’imposer sur les questions de société. Le conflit ne peut être que frontal et total.

    Mais la droite devrait comprendre que des valeurs comme la nation, la patrie, la famille et la vie elle-même, et d’autres encore, redeviennent essentielles, et plus fortement encore face à ce maximalisme idéologique de gauche que même mai 1968 n’exigeait pas.

    Pour en rester simplement à la valeur de la VIE dont il est question ici, l'image en cause est celle de la vie, de la vie de l’enfant dès sa conception, et cette image a beaucoup changé, également sous l’effet des progrès technologiques qui offrent des images magnifiques de cette vie dès son origine et qui ne laissent personne indifférent. La vie redevient un phénomène extraordinaire, sacré pour beaucoup, dont on suit l’évolution précisément avec images à l’appui (amniocentèses, etc).

    Le problème posé par une personne confrontée à un avortement devient beaucoup plus préoccupant et important. Ce n’est plus un acte comme cela l’était dans les années 1970. Un tel acte ne va plus de soi. Les souvenirs, voire les séquelles d’un avortement  peuvent  poursuivre certaines femmes leur vie durant. Négliger ces changements, c’est ne pas voir la profondeur des mutations en cours, indépendamment des idéologies politiques, qu’on le veuille ou non.

    Cela se traduit jusque dans le langage : le mot avortement, bien plus concret et brutal que celui, délibérément euphémisé, d’IVG est de nouveau utilisé même par ceux qui n’en font encore qu’une banale opération chirurgicale. Ils ne s’en rendent même pas compte.

    Proposition : développer réellement et sérieusement des conditions permettant aux familles et aux femmes confrontées à ce terrible dilemme de pouvoir garder un enfant même quand cela semble impossible.Il nous faut une vraie politique nataliste. Plutôt que refuser des aides financières et autres, par exemple, aux femmes qui seraient prêtes à avoir trois enfants au lieu de deux, de même à celles qui souhaitent rester à la maison, même quelques années, pour élever leurs enfants  plutôt que de les confier mécaniquement et automatiquement à l’ETAT, sous une forme ou une autre. Mais de cela on n’en a pas voulu.

    L’immense bonheur que peut procurer un bébé et un enfant devrait retrouver tout son sens de même que les valeurs qui sont ici en jeu (...). Vouloir donner la vie plutôt que faciliter sa fabrication par d’autres ou faciliter sa suppression devrait se situer au-delà des idéologies.

    Au-delà des oppositions frontales sur ce thème, travaillons à plus essentiel : à une vraie politique nataliste, au lieu de compter sur l’immigration ou de demander simplement aux femmes d’entrer plus massivement sur le marché du travail. Il en va du type de société que nous voulons et des valeurs qui la fondent, plutôt que d’une opposition entre « progressistes » et « réactionnaires » (...)"

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