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santé et médecine - Page 385

  • La nouvelle attaque du gouvernement contre ivg.net

    Cet éclaircissement d'un lecteur est le bienvenu : 

    "Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) a remis le 13/09/2013 à la Ministre des Droits des femmes, madame Najat Vallaud-Belkacem, son rapport d’information sur l’IVG sur internet.

    Ce rapport de 36 pages s’inquiète de la visibilité de sites qualifiés d’ « anti-IVG », comprendre les sites d’information associatifs comme ivg.net ou avortement.net.

    Mais que sont ces sites exactement ? Chacun est invité à les consulter et se faire son opinion. Ce sont des sites d’information et d’écoute clairs, bien documentés, proposant une information respectueuse de la loi, invitant à la réflexion sur la gravité d’ « un acte médical qui n’est pas anodin ».

    On est donc surpris par le décalage entre l’inquiétude exprimée dans le rapport du HCEfh et la réalité du contenu de sites comme ivg.net ou avortement.net.

    On comprend mieux les choses quand on considère la composition de l’équipe « Santé, droits sexuels et reproductifs » qui a rédigé ce rapport :

    - Françoise LAURANT, Présidente de la Commission, membre du bureau national de la Ligue de l’enseignement, ancienne Présidente nationale du Planning familial (2000 – 2009) ;

    - Carine FAVIER, Présidente nationale du Planning familial, représentée par Véronique SEHIER, Co-présidente du Planning familial ;

    - Alexandre JAUNAIT, Maitre de conférences en sciences politique à l’Université de Poitiers, spécialisé en sociologie et études du genre et de la sexualité.

    - Philippe FAUCHER, gynécologue-obstétricien, GCS Bluets-Trousseau et secrétaire général du réseau REVHO (Réseau entre la Ville et l'Hôpital pour l'Orthogénie) ;

    - Maud GELLY, médecin généraliste au Centre Municipal de Santé à Saint-Denis et au Centre d’IVG de l’hôpital de Colombes, doctorante en sociologie au CSU-Paris 8 ;

    - Philippe LEFEBVRE, praticien Hospitalier, Chef du Pôle Femme-Mère-Enfant et du Service d’Orthogénie du Centre Hospitalier de Roubaix ;

    - Jean-Claude MAGNIER, gynécologue et co-président de l’Association Nationale des Centres d’Interruption de grossesse et de Contraception (ANCIC) ;

    - Maya SURDUTS, porte-parole du Collectif National pour les Droits des Femmes (CNDF) et secrétaire générale de la CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception) ;

    Petit rappel : L'orthogénie est une action dirigée pour faire naître des enfants sans handicap et éviter les naissances d'enfants porteurs de maladies héréditaires. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Orthog%C3%A9nie )

    La France est peu habituée à l’exercice du pluralisme, et le HCEfh encore moins !

    Le Haut Conseil à l’Égalité, ou plutôt de l’Égalitarisme, aurait tout intérêt à considérer l’Equité de sa commission et de son rapport. Mais le peut-il vraiment ?"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Marchandisation des ventres, un marché commun européen ?

    L’offensive libérale-libertaire en faveur du mariage  et de l’adoption pour les couples homosexuels ne date pas d’hier. Ce combat est mené avec constance depuis de nombreuses années par le lobby progressiste –pour casser le socle de la famille traditionnelle, un des piliers de la résistance au mondialisme- et  sa branche homosexualiste au nom « d’intérêts » privés ultra-minoritaires et du communautarisme. Une offensive qui s‘appuie sur une propagande constante, affichée ou sournoise, affirmée ou  insidieuse, dans les médias, les émissions  sérieuses ou de divertissements, au détour d’une publicité,  d’un téléfilm, et  qui dispose de puissants relais au sein de l’Europe de Bruxelles.

    Les humanistes éclairés des instances européistes cherchent  ainsi à légiférer sur la reconnaissance mutuelle des actes d’états-civils afin de faciliter  les adoptions à l’étranger pour les couples de même sexe. Et imposer de facto des mariages de cette nature dans les 13 pays de l’UE qui ne reconnaissent pas les unions homosexuelles.

    Le but poursuivi affirme Bruno Gollnisch est bien  une automaticité de la reconnaissance  de la parentalité homosexuelle et à la création d’un  marché intérieur du ventre féminin.

    A ce titre,  existe sur internet des sites donnant des conseils aux couples hétéros ou homos qui entendent avoir recours à la Gestation Pour Autrui (GPA),  quand bien même vous l’aurez compris celle-ci serait interdite dans leur pays.

    Le site Subrogalia, dans sa version en langue française,   prodigue ainsi  ses astuces  et offres ses services tarifés   pour mettre au point une « maternité de substitution » « en Californie,  à Moscou, en Inde, en Ukraine, en Géorgie, en Thaïlande ou au Mexique. »

    D’ailleurs en cas de  GPA dans un pays « exotique » comme l’Inde par exemple, il est précisé que  comme « beaucoup de parents le demandent » ils auront un   bébé  tout blanc , un pur «  causcasien » ;  tout juste cela prend il  « un peu plus de temps pour déterminer la mère porteuse » et « le coût du don d’ovules » est il «  un peu plus élevé »….

    Alors que la GPA est interdite sur notre sol (pour combien de temps encore ?) Subrogalia propose de « Traiter le processus nécessaire devant les tribunaux français et de légaliser le statut de votre nouvel enfant », « (superviser) la légalisation de l’enregistrement des bébé en France»?  qui « sera alors Français ».

    Il est précisé qu’il n’est pas nécessaire  d’être marié et qu’un « Gay célibataire peut accéder à la gestation pour autrui : Beaucoup de nos clients sont des personnes seules de toute condition sexuelle. Il n’y a pas d’obstacle pour un homme ou une femme gay, d’avoir un enfant par mère porteuse. Évidemment, vous pouvez le faire en tant que couple aux USA, mais pas dans autres pays ».

    Le président de l’AEMN constate une nouvelle fois la règle du  deux poids deux mesures qui règne au sein des sociétés dites « avancées » de notre continent.  Un  site  comme Subrogalia invitant à enfreindre la loi peut  s’afficher en toute légalité, à l’heure de la répression, du  flicage généralisé  par une Union européenne en pleine dérive orwellienne, de toutes pensées résistantes  non politiquement correctes et/ou rétives au « sens de l’histoire mondialiste » .  Faut-il s’en étonner ?

    http://aemn.eu/fr/2013/06/18/marchandisation-des-ventres-un-marche-commun-europeen/

  • Au fou !

    Le casse-tête juridique suscité par un transexuel allemand qui a donné naissance à un enfant

    La bataille judiciaire de ce père, entamée à Berlin en avril, risque d’être longue. Elle donne des sueurs froides aux élus français qui travaillent sur le sujet.

    « Voilà qui ne va pas nous simplifier la tâche ! », soupire Maryvonne Blondin. Avec sa collègue Michèle Meunier, la sénatrice socialiste dirige un groupe de travail sur l’identité de genre. « Nous réfléchissons depuis quelques mois à une loi qui faciliterait le changement d’état civil pour les transexuels, explique-t-elle. Comme en Argentine, en Allemagne ou en Espagne, il s’agirait de permettre à ces personnes d’obtenir de nouveaux papiers, correspondant à leur physique, sans avoir à se soumettre à une opération chirurgicale ».

    Mais au fil de leurs auditions, les sénateurs découvrent les difficultés du dossier... Ainsi, ce casse-tête qui tourmente les services de l’état civil de Berlin. Début 2013, selon une note interne datant d’avril, révélée par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, « un homme a donné naissance à un enfant ». Il s’agissait en réalité d’un transexuel : né femme, doté d’un appareil génital féminin, il se définit cependant comme homme et, après avoir suivi un traitement hormonal durant des années, s’était fait enregistrer comme tel à l’état civil de sa mairie. « Il a clairement l’apparence d’un homme, témoigne Anja Kopfinger, une élue écologiste. Il porte un bouc et n’a pas de seins ».

    Des « hommes enceints » et des « pères-femmes »

    Là où l’affaire se corse, c’est que malgré sa grossesse -obtenue après une insémination-, l’homme ne veut absolument pas être considéré comme la mère du bébé, mais comme son père. Pour éviter d’avoir à mentionner le nom de la mère sur des documents, il n’a pas accouché à l’hôpital mais chez lui, avec l’aide d’une sage-femme.

    Le sexe du bébé est d’ailleurs tout aussi incertain… Le père aurait souhaité qu’il ne soit pas mentionné sur les registres de l’état civil. L’administration s’y est opposée. L’enfant aurait donc, semble-t-il, été inscrit comme étant de sexe masculin. Mais le Spiegel se permet d’en douter : personne n’a pu vérifier.

    Selon la presse allemande, la bataille judiciaire de ce père, entamée en avril, risque d’être longue : il veut que sur aucun document, la case « mère » ne soit remplie. « Que va-t-il se passer quand l’enfant s’apercevra que son père est en fait sa mère biologique ? », s’émeuvent certain élus locaux. « L’Allemagne va devoir s’organiser, prévient Andrea Budzinski, présidente de l’Association pour la transidentité et l’intersexualité. Il va y avoir des hommes enceints et des “Väterinnen” (néologisme qui pourrait se traduire par “pères-femmes”). Un jour ça deviendra banal ».

    Depuis 2011, les transexuels allemands n’ont plus besoin de se soumettre à une opération chirurgicale - et donc à une stérilisation - pour obtenir un changement de sexe officiel. Le nombre de demandes a ainsi augmenté : alors qu’en 1995, on avait dénombré 400 changements de sexe, en 2012, on a enregistré 1277 cas.

    Un « passage en force » du gouvernement ?

    Est-ce que cela « deviendra banal », un jour, en France aussi ? « On n’en est pas là du tout !, assure Maryvonne Blondin. Nous avons auditionné plusieurs transexuels ; ils avaient déjà eu des enfants, avant leur traitement. » Le député UMP Xavier Breton s’inquiète, pour sa part, d’un « passage en force » du gouvernement sur le sujet. Il vient d’adresser une question écrite à la ministre de la Justice, Christiane Taubira. Demandant si le gouvernement entend reprendre une proposition de loi de la gauche déposée fin 2011, visant « à la simplification de la procédure de changement de la mention du sexe dans l’état civil ». « On se rend compte que ce n’est pas du tout des fantasmes !, s’émeut-il. Il faut que le gouvernement sente qu’il y aurait une mobilisation très forte contre tout projet de ce type ».

    La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) avait recommandé fin juin, dans un avis, d’introduire la notion d’« identité de genre » dans le droit français et avancé des propositions pour faciliter le changement d’état civil des personnes transexuelles. Dans la procédure française, des certificats médicaux doivent être produits devant le juge, pour attester notamment de la stérilisation, voire de la réassignation sexuelle de la personne. La CNCDH demande notamment que la procédure judiciaire soit déconnectée de la procédure médicale. C’est aussi ce que souhaitent les deux sénatrices socialistes.

    Le Figaro   http://www.actionfrancaise.net/craf/?Au-fou

  • Avortement : nouvelle propagande gouvernementale

    Avec nos impôts, le gouvernement veut agir contre les sites internet pro-vie, mieux référencés que les sites comme ceux du Planning Familial, pourtant gavés de subventions. Najat Vallaud Belkacem va créer fin septembre le premier site officiel de désinformation sur l'avortement, pour inciter les mères à faire tuer leur enfant :  où, quand et comment.

    La détresse des femmes, elle s'en moque : il faut tuer, encore, toujours. 220 000 avortements par an, ce n'est pas suffisant.

    Pour que les sites d'associations officielles aient une meilleure visibilité sur internet, le ministère a incité Google à mieux référencer certaines associations comme le Planning familial. Un programme appelé "Google Grants" représentant 10 000 euros d'achat de publicité sera mis en place. A chaque fois qu'un internaute tapera IVG ou avortement dans Google, il verra apparaître le nom de ces sites officiels.

    Par ailleurs, la sénatrice socialiste de l'Oise, Laurence Rossignol, a déposé un amendement au projet de loi, prévoyant l'extension du délit d'entrave à l'IVG. Actuellement, ce délit concerne l'entrave à la pratique de l'IVG ou aux consultations en vue d'une IVG, principalement à l'intérieur des établissements. La sénatrice prévoit de l'étendre "à l'accès à l'information à l'IVG". Objectif: que les militants pro-vie ne puissent pas manifester aux abords des hôpitaux ou des centres d'avortement et d'information sur l'IVG. C'est une façon d'interdire les manifestations du Docteur Dor, les chapelets pro-vie. C'est une nouvelle tentative de museler la liberté d'expression, car l'avortement un dogme de la République, dont on ne doit pas discuter.

    Prochain rendez-vous de SOS Tout-Petits : samedi 14 septembre 2013 près de l'hôpital Tenon, à 10h30, en face du métro Pelleport, Paris 20e.

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  • Du bon usage des forces de l'ordre...

    Après avoir mobilisé la police pour contenir les débordements démesurés de l'opposition à la dénaturation du mariage, la préfecture va pouvoir continuer ses missions utiles au bien commun, en renforçant le dispositif policier aux abords de la future salle de shoot à Paris. Le maire du Xème arrondissement, Rémi Féraud a précisé :

    il y aura une équipe de policiers supplémentaires, spécialement dédiée au quartier de la gare du Nord et de la salle de consommation de drogue à moindre risque. Je l'ai posée comme condition, je sais que la préfecture de police travaille dessus.

    En comptant les futures brigades dédiées aux salles de viol à moindre risque et aux salles de racket à moindre risque que pourraient imaginer ces garants de la Morale, il faudra sans doute recruter des effectifs supplémentaires. Atteindra-t-on le retour au plein emploi grâce à ces actions de salubrité publique ?

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  • Des avortements en fonction du sexe de l'enfant

    Le Daily Telegraph a équipé en février 2012 4femmes enceintes d'origines différentes - notamment indo-pakistanaise - d'une caméra cachée. Il les a envoyées dans 9 cliniques du Royaume-Uni pour demander un avortement au motif que le sexe de leur foetus ne leur convenait pas. Si la majorité des médecins ont refusé, 2 ont accepté.

    Le journal britannique a ensuite révélé que le parquet britannique a décidé, "dans l'intérêt du public", de ne pas poursuivre les deux médecins en dépit du fait qu'il y a "suffisamment de preuves" pour le faire.

    Le ministre de la Santé Jeremy Hunt a alors exigé "des clarifications urgentes" au conseiller juridique du gouvernement et rappelé que des avortements fondés sur le choix des sexes étaient "hors la loi et totalement inacceptables".

    Imaginez qu'un grand quotidien français effectue le même type d'enquête en France... Mais non, le seul à avoir fait le même type de reportage, c'est L'Homme Nouveau. Et il n'y a eu aucune suite judiciaire malgré les incitations du Planning familial à violer la loi.

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  • Conférences 2013 du Père Matthieu Dauchez - la joie dans les rues de Manille ?

  • Quand les Etats-Unis voulaient tester l’effet du gaz sarin sur des soldats australiens...

    En Australie, un document secret défense vient d’être déclassé. Entre 1963 et 1966, les Etats-Unis ont demandé au gouvernement australien, en pleine guerre du Vietnam, de tester les effets de gaz neurotoxiques, y compris le gaz sarin, sur... des soldats australiens. Washington demandait également de ne pas révéler la nature des tests, pour éviter une réaction de la population. Délicate attention !

    Attention, cœurs sensibles et utopistes s’abstenir. The Australian publiait le 7 juillet un article à faire pâlir les plus fervents adeptes de la théorie du complot. La déclassification de documents conservés jusqu’ici sous le sceau du secret défense fait des vagues sur l’île-continent. Alerte au tsunami !

    De l’efficacité du sarin sur les soldats australiens

    Les Etats-Unis, dans les années 1960, avaient besoin de tester l’efficacité de ses gaz neurotoxiques, notamment le gaz sarin, qu’ils comptaient déployer au Vietnam. Peut-être par manque de main-d’œuvre locale, le secrétaire américain de la défense Robert McNamara demande donc en juillet 1963 au gouvernement australien de lancer un programme d’évaluation. Le document précise que 200 soldats devraient être utilisés dans les essais, et "seulement quatre à six auraient vraiment besoin de connaître tous les détails de l’opération".

    L’objectif de ces essais, totalement illégaux au regard du droit international, était d’évaluer l’efficacité d’agents neurotoxiques en situation de guerre, et notamment dans la jungle du Vietnam, où les combats redoublaient alors. En outre, le document conseille au gouvernement australien de cacher la véritable nature de ces essais, et d’évoquer, auprès du public, des tests d’équipements militaires. Histoire de ne pas effrayer inutilement les populations...

    Le gaz sarin est un de ces poisons foudroyants qui peut causer la mort quasi instantanément par simple contact avec la peau. On ignore aujourd’hui si les Australiens ont accédé aux demandes américaines. Ce que l’on sait, par contre, c’est que le gouvernement américain a, trois ans plus tard, fait une nouvelle demande pour des essais de gaz lacrymogènes. L’actuel ministre de la Défense australien, Joel Fitzgibbon, dans sa grande bonté, assure qu’une enquête va être ouverte et promet qu’"aucun essai de la sorte n’aura lieu à l’avenir". Les Australiens doivent se sentir rassurés.

    Robert McNamara, s’il était encore vivant, regretterait certainement

    L’ancien Premier ministre australien, Malcolm Fraser, qui a été ministre des Armées de 1966 à 1968, nie avoir eu connaissance de telles demandes des États-Unis. Il ajoute, connaissant bien Robert McNamara, que celui-ci regretterait certainement aujourd’hui cette demande. Peter Bailey, un conseiller de M. Holt, Premier ministre de l’époque, a déclaré que la demande des États-Unis a été prise au sérieux par le gouvernement australien et il croit se rappeler que le cabinet chargé d’y réfléchir était divisé sur la question.

    Il faut savoir qu’environ 1 000 soldats australiens avaient déjà participé à des essais de gaz moutarde dans le Queensland en 1942, à l’insu de leur plein gré. Et que des essais nucléaires britanniques, entre 1955 et 1963, à Maralinga en Australie du Sud, ont engendré de graves problèmes de santé pour les troupes présentes dans la région.

    Ce n’est pas la première fois que des documents déclassés mettent à jour des pratiques scandaleuses. En Angleterre, une loi a contraint le ministère de la Défense d’exhumer de ses archives des documents qui révèlent que Londres avait organisé et installé un programme de torture secret dans l’Allemagne occupée par les Alliés à l’été 1945. Aux Etats-Unis, des documents déclassés ont permis de faire le jour sur les pratiques de Monsanto, qui connaissant les méfaits du PCB sur la santé humaine vingt ans avant tout le monde, mais qui n’en a pipé mot. Ou encore que Prescott Bush, grand-père de son petit-fils, a fait sa fortune en commerçant avec le régime d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale. Etc.

    Et, à chaque fois, on se dit "c’était il y a cinquante ans, c’est loin, ça a changé". Mais chaque année qui passe voit son lot de nouveaux documents déclassés, et son lot de nouveaux scandales qu’on a déjà oubliés, avant même de les connaître. Et dans cinquante ans, on dira quoi ?

    http://mobile.agoravox.fr/actualites/international/article/quand-les-etats-unis-voulaient-41983

    Merci à  Fol2

  • Crise des chaînes logistiques et alimentaires

    Des complots de gouvernements maléfiques ne seront pas nécessaires pour réduire la population en cas de crise. La structure même du système va s'en charger.

     

         Pensez un instant à l'état de la distribution des biens et de nourriture dans le monde. On a d'abord détruit l'artisanat : pendant ces 20 dernières années, quelques grands groupes commerciaux, redoutables prédateurs et habiles négociateurs, ont profité des immenses économies d'échelle dont ils disposaient, grâce à leur réseaux de fournisseurs bon marché et grâce à leurs grands volumes d'achats, pour s'installer partout. Ces grands groupes ont été accueillis par les consommateurs à bras ouverts. Installés dans les zones stratégiques, au croisement des grands axes de transports autour de toutes les villes, ils ont signé la disparition d'un très grand nombre de petits commerces. Nous avons collectivement accepté de détruire une partie de notre tissu économique local pour quelques économies sur des produits souvent de mauvaise qualité et dont nous n'avons pas besoin. Nous n'avons pas bien réfléchi à la valeur de ce que nous avons détruit, car ces petits commerces entretenaient des relations avec les producteurs locaux de nourriture. Ceux-ci ont été absorbés par de grands groupes agricoles, ou ont pris leur retraite, sans passer leur savoir-faire aux jeunes. En Occident, dans les pays émergents, et même dans les pays plus pauvres, la nourriture se trouve dans des hyper/supermarchés qui sont approvisionnés par des camions, souvent réfrigérés, qui roulent sur des milliers de kilomètres, entre usines, centres de production, centres de tri logistique, etc. Aux États-Unis, 64% de tous les biens sont transportés par voie routière. Dans un monde aux ressources rares, cela risque bientôt de ne plus pouvoir être le cas. Toute l'industrie fonctionne en flux tendu ou Just in time. Le concept est simple : grâce à une coordination très étroite entre une société et ses sous-traitants, la fabrication se fait dans la plus grande efficience pour minimiser les stocks, ce qui nécessite moins de place de stockage, comporte moins de risque d'obsolescence et donne plus de profits. Les pièces nécessaires à la fabrication des machines sont commandées très fréquemment mais en relativement petites quantités. Le risque d'un tel système est celui des retards d'approvisionnement, de la disparition des fournisseurs ou des sous-traitants, ou des grèves. Le simple retard d'une pièce peut arrêter tout le système. Ce risque est d'ordinaire acceptable car bien géré et parce que le remplacement d'un sous-traitant de manière ponctuelle ou permanente peut se faire avec un minimum de planification. Hélas, cela ne sera plus le cas en temps de crise. Lorsque ses fournisseurs ne sont plus en mesure de fournir - pour cause de chômage, de fermeture, de maladie du personnel - tout le système s'arrête. C'est ce qui s'est passé à petite échelle en 2011, lorsque le tsunami qui a frappé le Japon a causé la fermeture de nombreuses usines en Europe.

     

         Ce qui est vrai pour l'industrie l'est aussi pour la distribution de biens comme les consommables. Dans la grande distribution, des milliers de sous-traitants, producteurs, transporteurs, opérateurs de centres de tri, travaillent de manière coordonnée pour amener la nourriture dans les rayons des supermarchés. Ce que vous voyez dans les rayons, c'est pratiquement tout ce que le supermarché a en stock. Grâce à des systèmes informatiques puissants, tout cela fonctionne comme une horloge. Précis. Efficace. Rentable. Mais au moindre problème, c'est un système qui se retrouve rapidement sous pression. En cas de crise majeure, ce système s'arrêterait complètement. On a vu que au cours de paniques comme celle de l'été 1990 consécutive à l'invasion du Koweït par l'Iraq, les rayons des supermarchés étaient vidés en quelques heures de tous leurs stocks de riz, de pâtes et de lait. Et il faut penser qu'avec des médias alarmistes un mouvement de panique serait vite amplifié. 50% de la population mondiale vit dans des villes et est donc totalement dépendante de ces systèmes complexes d'approvisionnement pour l'énergie, la nourriture, la communication, l'eau, les transports et pour l'évacuation des ordures et des eaux usées. Dans le monde occidental, moins de 2% de la population s'occupe d'agriculture, de chasse ou de pêche. Ces 2% nourrissent les 98 autres. Pire, une bonne partie de la nourriture provient de la monoculture des pays du Sud et peu de ces pays ont une capacité d'autosuffisance alimentaire.

     

         En temps normal, l'Occidental moyen rentre chez lui, son frigo est plein de nourriture, l'électricité fonctionne, les toilettes fonctionnent, le chauffage fonctionne, le téléphone fonctionne, sa connexion internet fonctionne, son salaire est arrivé directement sur son compte et ses paiements sont effectués automatiquement. Nous avons construit une machine économique efficace et complexe et qui s'étend de plus en plus dans le monde. Si la machine s'arrête, les commandes ne passent plus, les camions ne livrent plus, les magasins se vident, les stations d'essence ferment, les policiers et les pompiers n'interviennent plus. Si les lignes électriques se cassent, qui les répare ? S'il n'y a plus d'essence, comment ramasse-t-on les récoltes et les transporte-t-on dans les supermarchés ? La famille typique a en moyenne une semaine de nourriture en stock chez elle. Et après ? Où faudra-t-il aller chercher sa nourriture ? L'Etat sera-t-il capable de ravitailler tout le monde ? La recherche de nourriture restera-t-elle pacifique ? A quel moment l'Occidental moyen deviendra-t-il désespéré et commencera-t-il le pillage, pillage des magasins, pillage de ses voisins, pillage des villes, puis pillage des campagnes ?

     

         L'armée des États-Unis se prépare à faire face avec l'exercice Unified Quest qui va durer toute l'année 2011, et qui a comme objectifs d'étudier les implications, pour citer le document officiel, d'un "effondrement économique à large échelle à l'intérieur des États-Unis, et comment maintenir l'ordre et éviter les troubles". Cet exercice inclut la mise en place de centres d'internement pour des millions d'Américains, centres qui augmenteront encore la capacité des camps pour réfugiés que la FEMA (l'agence gouvernementale qui gère les effets des catastrophes naturelles ou extraordinaires) a mis en place tout au long des années 2000.

    Piero San Giorgio, Survivre à l'effondrement économique

    http://www.oragesdacier.info/