
par Axel Tisserand
Les lettres « LFI », pour La France insoumise, blanches sur fond noir (aux éditons David Reiharc) en miroir aux lettres « LTI », noires sur fond blanc, pour Lingua Tertii Imperii, le livre de Victor Klemperer (aux éditions Espaces libres) ? Dans les deux livres, en tout cas, c’est bien à « l’anatomie d’une perversion » à laquelle on est convié, d’une perversion de la langue. Car la langue de LFI, ses éléments d’un langage prétendument créolisé, n’ont rien à envier – en termes d’inversion, de subversion, oui, de perversion –, à l’exercice auquel s’étaient livrés les nazis, en leur temps, pour subvertir la langue allemande.








