
Par Jean-Philippe Chauvin
La République est désespérante… Alors que la situation géopolitique et les diverses crises qui affectent notre société (en particulier la crise de la dette et celle de la confiance des Français à l’égard des institutions et du monde de l’économie) devraient forcer les principales forces politiques à penser un peu plus (et un peu mieux, surtout) au bien commun et au destin du pays, celles-ci ne s’intéressent qu’à leur « bout de gras » et aux places qu’elles pourraient espérer dans un prochain gouvernement (celui de M. Lecornu n’est-il que de passage, entre deux censures ?) ou après une prochaine dissolution, dans la longue suite des désordres parlementaires comme de la rue : triste, et révélateur de cette idéologie du « toujours plus » mâtinée de cette insatisfaction permanente qui, en définitive, constitue le fonds de commerce des partis du pays légal. Mais ce spectacle d’un parlementarisme dominé par les querelles et les éclats de voix, les coups de théâtre ou les alliances contradictoires ou controversées, a sans doute plus fait pour discréditer cet essai de VIe République (sans le numéro et avant l’heure…) que la lecture des pamphlets de l’ancien député royaliste d’AF de Paris Léon Daudet (grand pourfendeur talentueux des hypocrisies parlementaires et des compromissions partisanes du pays légal), le style et la réflexion en moins ! L’opinion publique s’en détourne sans pitié, et le pays réel, celui qui travaille, produit, paye taxes et impôts, s’en éloigne un peu plus, sans cacher son mépris autant que son agacement et ses inquiétudes devant l’avalanche fiscale qui menace d’engloutir le pays industrieux et laborieux.
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