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24/05/2018

Balkans : nouvelle barrière anti-immigration

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EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
La Croatie fait face à une nouveau flux migratoire arrivant depuis la Bosnie. L’objectif des migrants n’a pas varié : rejoindre l’Europe Occidentale, en passant par la Slovénie. Ce dernier pays pourrait se retrouver dans un avenir proche avec 60.000 clandestins bloqués à la frontière de l’Autriche peu encline à les laisser entrer.

Cette nouvelle route balkanique traverse l’Albanie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine avant de rejoindre la Croatie puis la Slovénie. Alors que la Croatie reste passive pour le moment, le Monténégro semble quant à lui décidé à empêcher ce scénario d’advenir. Vojislav Dragovic, chef du département de la police des frontières au ministère de l’Intérieur du Monténégro a déclaré à la télévision publique que la construction d’une barrière frontalière avec l’Albanie était envisagée.

D’autant que l’Albanie ne semble pas disposée à reprendre les clandestins qui arrivent au Monténégro, en dépit d’accords bilatéraux entre le Monténégro et l’Albanie. La Hongrie a déclaré être disposée à offrir au Monténégro 25 km de grillage frontalier sur les 172 km que compte la frontière. Un bel exemple de coopération européenne !

https://fr.novopress.info/

09:54 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Debout la France, trait d’union entre Les Républicains et le Front national ?

6a00d83451619c69e20224df351670200b-200wi.jpgBenoît Lépine, secrétaire départemental du Front national en Maine-et-Loire jusqu’en octobre 2015, occupe depuis février les mêmes fonctions à Debout la France.

« J’ai adhéré après la présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan a fait un choix courageux en soutenant Marine Le Pen au second tour. Je me suis dit qu’il était prêt à prendre ses responsabilités. »

Dans le département, le parti compte une centaine d’adhérents. Au niveau national, « on approche les 20 000. Et je signe presque tous les jours des ralliements de militants, voire d’élus FN ». Le nouveau secrétaire départemental assure être dans une « logique de rassemblement, pour être un trait d’union » entre Les Républicains et le Front national. Dans la lignée de l’Appel d’Angers qui a réuni en mars plusieurs composantes de la droite radicale ? :

« On est sur la même thématique. Mais c’est un appel comme il y en a d’autres. Nicolas Dupont-Aignan ne va pas tout signer. Il a déjà lancé la plateforme des Amoureux de la France, avec Robert Ménard et Jean-Frédéric Poisson. »

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

The Offspring "Les enfants ne sont pas d'accord" Sessions Center Guitar sur DIRECTV

07:54 Écrit par pat dans culture et histoire, divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La novlangue se porte toujours aussi bien, merci

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Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples 

Il y a plus de 10 ans, Polémia publiait son premier Dictionnaire de novlangue. En 2013, le Nouveau Dictionnaire de novlangue était présenté à ses lecteurs, avec plus de 500 mots nouveaux. Deux ans plus tard, c’est un nouveau Dictionnaire de novlangue, consacré à Mille mots qui manipulent les Français. Aujourd’hui, Michel Geoffroy, notre lexicographe toujours vigilant, a répertorié près de 30 nouveaux mots ou nouvelles expressions qui envahissent les médias. Polémia

Adoption internationale : Trafic d’enfants des pays pauvres organisé au  profit des riches occidentaux.

Appropriation culturelle :  Expression consistant à affirmer « qu’une culture dominante s’approprie les codes esthétiques d’une culture dominée », évidemment pour de nouveau mettre en accusation la culture occidentale. Alors que le phénomène inverse est au contraire très courant : ce sont en général les dominés qui s’approprient les codes des dominants pour essayer de leur ressembler.

Attaque meurtrière : Expression alambiquée pour ne pas écrire « attentat » (exemple : Le Monde du 2 octobre 2017 qui titre « Marseille : l’attaque meurtrière a été revendiquée par l’EI ») ; on peut dire aussi « attaque au couteau » dans le même sens (Le Monde du 13 mai 2018).

Blanc / Blanche : Couleur faisant référence à une ethnie coupable par essence aux yeux des non-blancs. Selon l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, le terme blanc serait la troisième injure la plus souvent proférée à l’encontre d’un homme.

Casseur : Terme utilisé par les médias pour éviter de les désigner par référence à leur appartenance à l’extrême-gauche.

Chahuté : Se dit d’une personne politiquement correcte lorsqu’elle a été agressée par l’extrême-gauche.

Complotiste : Selon Maurice Szafran (Challenges), une personne qui affirme que la presse mainstream en France serait systématiquement favorable à Emmanuel Macron.

Crinière de lionne : Expression à proscrire quand elle vise une personne de couleur et qu’elle est proférée par une personne « perçue comme blanche » sous peine de racisme.

Démocratie illibérale : Démocratie qui n’obéit pas aux commandements de l’idéologie libérale/libertaire et cosmopolite de la Davocratie.

Déracinés : Immigré clandestin pour les médias.

Discours de haine : Prises de position politiquement incorrectes et, pour cette raison, destinées à être censurées à l’initiative des GAFA sur le net et les réseaux sociaux.

Droits reproductifs /droits génésiques : Expression désignant par antiphrase, dans le vocabulaire du Conseil de l’Union Européenne pour les affaires étrangères au titre de ses priorités pour 2018, les « droits » à l’avortement, à la contraception d’urgence et à l’éducation sexuelle.

Episode neigeux : Expression utilisée systématiquement dans les médias pour minimiser les faits climatiques n’allant pas dans le sens de la théorie du réchauffement climatique et de son origine humaine.

Exilés : Immigré clandestin pour les médias.

Interruption volontaire de vie sans consentement du malade : Euthanasie des malades.

Maîtrise de l’antenne : Expression utilisée par le CSA et désignant la nécessaire censure des propos tenus dans les médias audiovisuels afin que tous les intervenants, y compris les invités, respectent les commandements du politiquement correct.

Moyen d’enseignement : Expression désignant désormais une classe pour le ministre Blanquer, lorsqu’on en supprime en milieu rural.

No-go-zone : Expression désignant les quartiers interdits de fait aux forces de l’ordre, aux représentants de l’Etat, aux journalistes et aux femmes non voilées. Il est bien entendu que ces zones n’existent pas sinon dans les fantasmes de l’extrême-droite.

Non-mixité : Réunion exclusivement réservée aux personnes appartenant à un même groupe, parfaitement tolérée par les pouvoirs publics dès lors qu’elle n’est pas le fait de personnes « perçues comme blanches ».

Nouveaux arrivants : Immigrants clandestins pour Le Monde du 10 mai 2018.

Nouveaux habitants : Immigrants clandestins selon certains maires de grandes villes françaises, dont Alain Juppé.

Orphelins de la république : Enfants produits de la GPA off-shore, après commande de clients nantis, par des mafias locales utilisant des femmes esclaves.

Pétainiste : Etudiant adhérant à un syndicat de droite pour l’extrême-gauche.

Racisé : Personne non-blanche.

SAMD : Sans ascendance migratoire directe : français de souche… selon l’INSEE.

Terrorisme endogène :  Expression inventée lors de l’attentat islamiste de Trèbes destinée à justifier pourquoi les pouvoirs publics ne pourraient prévenir ce genre de terrorisme.

Trublion : Islamiste menaçant pour Le Parisien du 4 février 2018, relatant l’arrestation d’un islamiste à Mantes-la-Jolie.

Ultra-conservateur : Droite américaine selon le journal Le Figaro  (ex « Bannon, l’ex-conseiller de Trump, quitte le site ultra-conservateur Breitbart News »). S’il s’agit d’un russe, on dira « ultra-nationaliste ».
Voile catholique : Fichus portés par les femmes françaises selon M.Christophe Castaner et qui serait dès lors identique, selon lui, au voile islamique.

Michel Geoffroy 21/05/2018

https://www.polemia.com/la-novlangue-se-porte-toujours-au...

Perles de Culture n°168 : le surprenant “Monsieur je sais tout”

MARION MARÉCHAL : « TRANSMETTRE LA CULTURE, LE SAVOIR, NOS VALEURS CIVILISATIONNELLES NE PEUT SE FAIRE UNIQUEMENT PAR LE BIAIS ÉLECTORAL ! »

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Marion Maréchal lance une école alternative de Sciences politiques : L’institut de sciences sociales, économiques et politiques (l’ISSEP). Dans un entretien exclusif, elle explique à Boulevard Voltaire pourquoi ce projet est essentiel et lui tient tant à cœur.

Après avoir été député pendant cinq ans, vous réapparaissez par le biais de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP). Pourquoi ce choix ?
J’ai fait le choix de partir car je souhaitais pouvoir consacrer davantage de temps à ma petite fille et m’engager dans le monde de l’entreprise, qui m’a toujours beaucoup attirée. Mon souhait est, aujourd’hui, réalisé en devenant entrepreneur. Avec l’aide de mon équipe, nous lançons l’ISSEP, un institut de sciences politiques et de leadership. Avec ce projet entrepreneurial, je suis également fidèle à ce que j’ai toujours défendu durant mon mandat : le combat culturel, métapolitique. Transmettre la culture, le savoir, nos valeurs civilisationnelles ne peut se faire uniquement par le biais électoral mais peut, et doit, aussi se faire par des engagements concrets au sein de la société civile. L’éducation fait partie des domaines essentiels à investir.
L’ISSEP, ce serait une sorte de mix entre l’ENA et l’IFP?
L’ISSEP est surtout une offre alternative aux écoles qui sont, aujourd’hui, en charge de former les grandes élites françaises. Ces formations uniformes et conformistes, dont les partenaires économiques, principalement issus de la finance, sont les vecteurs des grandes poncifs de notre temps sur la mondialisation, l’inutilité des frontières, le profit comme seule valeur. La culture générale a, peu à peu, été mise au second plan, les matières qui permettent de transmettre notre patrimoine civilisationnel ont été considérées comme inutiles, le cadre national a été abandonné. Le résultat ? Des élites économiques et politiques déboussolées, impuissantes, des dirigeants devenus des technos et des gestionnaires sans vision. Nous ne nous résignons pas à cette situation et nous répondons par un projet optimiste qui formera une nouvelle élite dirigeante pour l’entreprise et les affaires publiques. 

Concrètement, les demandes d’inscriptions ont déjà commencé ?

Notre site Internet issep.fr permet aux futurs étudiants de déposer une demande d’inscription pour passer les épreuves de sélection dès maintenant. Ils peuvent s’inscrire en magistère pour ceux ayant déjà obtenu une licence ou en formation continue, sans critère d’âge ou de diplôme. 
Sur ce site, il est également possible de déposer une offre de stage ou de faire un don. 

On peut trouver, dans votre organigramme, des noms comme Pascal Gauchon, un ex du FN, et Patrick Louis, un proche de Villiers. L’ISSEP ne risque-t-il pas de devenir une « fabrique à opposants » ? 

Pascal Gauchon est surtout l’ancien directeur de Prépasup, l’une des meilleures prépas françaises, qui prépare aux concours des grandes business school françaises, et l’actuel directeur d’une revue de géopolitique reconnue pour sa qualité. Patrick Louis, quant à lui, est un universitaire respecté en géopolitique et sciences politiques à l’université Lyon 3. 
En réalité la majorité de notre équipe, dirigeante ou pédagogique, n’a jamais fait de politique. Ce sont des chefs d’entreprise, des journalistes, des intellectuels, des cadres d’entreprise, des universitaires…
Il y a, en effet, quelques membres issus des rangs du FN. Il n’y a pas de raison de les exclure, comme il n’y aucune raison d’exclure des gens qui auraient pu s’investir à LR, à DLF, au PCD ou autre. Vous ne trouverez pas, chez nous, le sectarisme qui étouffe une partie du monde éducatif supérieur. AU contraire, nous sommes un lieu d’échange et de débat sans tabou. 

Vous interviendrez, le 31 mai, à un événement dont l’objectif est de débrancher Mai 68… Assisterait-on à une reconquista conservatrice ?
 
Mai 68 a fait beaucoup de mal à l’enseignement. En contestant l’autorité de l’enseignant, en remplaçant le mérite par un égalitarisme destructeur pour tous, en stigmatisant l’excellence comme un privilège bourgeois. Le résultat est malheureux : il n’y a jamais eu aussi peu de fils d’ouvriers dans les grandes écoles françaises. Ils ont brisé l’ascenseur social et ont encouragé la reproduction sociologique dans les classes dirigeantes. Il est temps de bousculer la mécanique qui entretient cette situation injuste. 

Chacune de vos réapparitions publiques soulève un grand emballement médiatique. À quoi l’attribuez-vous ?

L’éloignement crée le prestige. J’ai un mérite relatif. 

Vous avez rayé le nom Le Pen de vos comptes de réseaux sociaux. Une manière de rompre avec la « marque Le Pen » (et la politique) ?
Une manière, surtout, d’acter mon passage à la vie civile. Je n’ai jamais eu et n’aurai jamais honte de mon nom. L’adossement du nom de ma mère, Le Pen, avait clairement un objectif en 2012 : laver l’honneur de ce nom à Carpentras, vingt ans après la terrible affaire qui l’avait souillé. Je pense avoir mené cette mission avec succès par mon élection. Je n’ai plus de raison de garder, aujourd’hui, mon nom « politique ». Je ne suis plus que Maréchal… Finalement, ce n’est déjà pas si mal !

http://www.bvoltaire.fr/transmettre-culture-savoir-nos-va...

23/05/2018

Facebook : les identitaires, la censure et les libertés publiques

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La suppression par Facebook de la page de Génération Identitaire, qui rassemble plus de 200.000 abonnés, a suscité un vif débat public. Dominique Reygnié, directeur général de la Fondapol, s’en est ému dans une tribune parue dans le Figarovox.

Selon lui, « la question posée par la fermeture du compte de Génération identitaire est, à proprement parler, cruciale : il s’agit de savoir si nous sommes engagés dans un processus de privatisation de nos libertés publiques et en dehors de tout contrôle de type juridictionnel ou parlementaire. »

Nicolas Bay, patron du Front national au Parlement européen, a lui aussi soulevé la question de cette censure politique et directement interpellé le président-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, auditionné hier par les députés européens. Ce dernier s’est contenté d’une réponse évasive affirmant qu’il était très attaché à la liberté des opinions politiques.

https://fr.novopress.info/

"Messieurs les censeurs, bonsoir !"

Entre deux corrections de copies et le suivi régulier de l'actualité, j'essaye de lire tout ce qui sort en librairie ou dans la presse sur Mai 68, les événements et les idées, et cela nourrit ma propre réflexion sur cette époque particulière mais aussi ses héritages et notre « bel aujourd'hui ». Ainsi, je redécouvre Maurice Clavel, surtout présent aujourd'hui dans la presse d'inspiration catholique et grâce à Gérard Leclerc, son lecteur fidèle et l'un des derniers amis de ce penseur original et non-conformiste. J'avoue que, la première fois que j'en ai entendu parler, c'était lors d'un passage dans les locaux parisiens de la Nouvelle Action Royaliste, au milieu des années 1980, mais les combats de l'immédiat du moment et mes lectures plus « maurrassiennes » d'alors ne m'avaient guère permis d'aller plus loin dans la découverte de ce « drôle de paroissien » aux verres étonnamment épais et peu esthétiques, mais à la si vive intelligence. Aujourd'hui, Clavel est peu cité et inconnu des mutins de Tolbiac, ou des commémorateurs d'un « Mai » fantasmé et devenu stérile d'avoir été trop plagié sans avoir été ni compris ni intelligemment critiqué par les clercs qui prétendent « faire l'opinion ».

Pourtant, son « Messieurs les censeurs, bonsoir », jeté à la face d'un ministre et d'une télévision « aux ordres » quelques années après Mai 68, me semble, au-delà de l'heureuse formule, d'une grande actualité à l'heure où la liberté d'expression est de plus en plus encagée par les Tartuffes bien-pensants et, souvent, communautaristes, et que parler librement expose aux foudres judiciaires ou médiatiques des « fâcheux ». Désormais, la censure ne vient plus seulement de l’État ou du parti dominant, elle s'affirme sur (et par) les réseaux sociaux, dans les médias dominants (publics comme privés), et, entre autres, dans les bibliothèques et les universités, sous la houlette d'innombrables Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté », a remplacé la formule de Jean Yanne, devenue mythe soixante-huitard avant que de devenir la règle d'un certain libéralisme libertaire, « Il est interdit d'interdire »... Ainsi, on est passé de la boutade potache à la froide rigueur de la Vertu « révolutionnaire » ! Du désordre de 1789 à la Terreur de 1793...

Il est aussi une censure plus silencieuse, celle de « l'oubli programmé », et nombre d'auteurs ou de penseurs en sont les victimes, sans que cela ne provoque de scandale : Maurras en a longtemps été victime, mais les rééditions récentes, sous des formats variés et dans des maisons d'éditions prestigieuses, en ont fait justice, soulevant à l'occasion quelques débats et beaucoup plus encore de polémiques, alimentées par les pages affreuses qu'il a pu écrire dans son quotidien sans, d'ailleurs, les reprendre dans ses livres eux-mêmes. Mais il est sorti du purgatoire éditorial, et c'est tant mieux : pouvoir relire « L'ordre et le désordre » ou les pages lumineuses du chapitre « Que la France pourrait manœuvrer et grandir » (tirées du « Kiel et Tanger » de 1910) qui ont tant inspiré le général de Gaulle avant qu'elles ne soient citées par son successeur Pompidou devant les étudiants de Sciences Po ; pouvoir citer quelques lignes de « L'inégalité protectrice » (texte reproduit dans un récent hors-série de l'hebdomadaire Le Point) en classe de philosophie comme cela redevient possible ; pouvoir entendre les mots à la fois forts et sensibles de « La prière de la fin » dans une cérémonie de funérailles comme dans une assemblée de colloque... Tout simplement pouvoir lire Maurras comme on lit Marx, ou Voltaire, ou Lénine, ou Jean-Paul Sartre, ou Aragon ! Cela ne vaut pas adhésion ou, même, acceptation, mais cela ouvre au moins la discussion, la « disputatio » sans l'insulte...

Mais tant d'autres restent confinés dans les poussières des bibliothèques abandonnées ou publiés en des collections confidentielles, tandis que les mêmes et d'autres, pourtant à la lecture plus facilement accessible, sont systématiquement « oubliés », au point que leur nom suscite, sur les ordinateurs, le liseré ondulé rouge qui signale une faute d'orthographe ou leur inexistence... Faîtes l'expérience avec La Varende, Bernanos, Boutang, Maulnier, Clavel même, et vous le constaterez immédiatement, et tristement, voire scandaleusement... Et pourtant ! Que de trésors chez les uns et les autres, qu'ils soient littéraires ou politiques, philosophiques ou poétiques ! Que de leçons, aussi, à méditer...

Ces multiples redécouvertes à faire ne doivent pas néanmoins interdire de lire les nouvelles plumes qui cherchent à penser la politique au-delà des conformismes habituels : aujourd'hui, il est un bouillonnement idéologique que les royalistes, s'ils veulent saisir le monde et peser sur les décisions qui l'ordonnent, ne doivent pas négliger. Sans doute y aura-t-il quelques remises en cause de quelques certitudes « passéistes » (Maurras ne disait-il pas que « Toute vraie tradition est critique »?), mais elles me semblent nécessaires pour préparer les remises en ordre et assumer les libertés à (re)venir...

http://nouvelle-chouannerie.com/

Samedi 26 mai , 15 h, Aix-en-Provence :

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LA COUR DES COMPTES JUGE SÉVÈREMENT LE PREMIER BUDGET GÉRÉ PAR M. MACRON

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La Cour des comptes va sortir, le 23 mai, son rapport sur le budget 2017, mais Le Monde a pris connaissance à l’avance de son contenu. Ce rapport juge férocement la politique du gouvernement sortant et les débuts du nouveau.

M. Hollande et ses ministres, MM. Sapin et Eckert, sont accusés d’insincérité, c’est-à-dire que leurs chiffres étaient faux et qu’ils camouflaient, par des artifices comptables, l’augmentation du déficit. M. Macron a hérité, en mai 2017, d’un budget qu’il avait en partie préparé, bien qu’il eût démissionné avant son adoption par le Parlement. Les dépenses avaient déjà été engagées, mais il avait tout loisir d’imprimer sa marque par un collectif budgétaire et une réorientation des crédits. Or, il n’a rien fait et la Cour des comptes lui reproche d’avoir laissé les dépenses filer. Elles ont, en effet, augmenté de 4,8 % (progression la plus forte depuis 2007) ! Un chiffre énorme si on le compare à l’inflation, qui stagne autour de 1 %. (En principe, si la gestion était saine, un budget ne devrait jamais augmenter plus que l’inflation !)

Or, le retour inespéré de la croissance est venu au secours de M. Macron (mais c’est la principale caractéristique de notre nouveau Président : être servi par une chance insolente !). Le PIB a augmenté, en 2017, de 2,3 %, le chiffre le plus fort depuis vingt ans (mais qui reste modeste si on le compare aux performances des autres nations européennes). Résultat : les recettes ont bondi de 5 %, permettant une toute petite baisse du déficit, de l’ordre de 1,4 milliard. Une paille, car nous dépensons encore 67 milliards de plus que nous ne percevons ! Nous ne couvrons que 80 % de ce que nous dépensons, un déficit colossal qu’il faudrait, en principe, éliminer car la dette a atteint des sommets qu’elle ne peut plus dépasser. Comme les recettes ne sont pas extensibles (il est impossible de les augmenter de 20 %, sauf à assommer les Français), la seule voie de salut consiste à comprimer sérieusement les dépenses, et c’est ce que n’a pas fait le gouvernement de M. Macron.

Certes, la croissance camoufle ces mauvais résultats : le déficit a baissé de 3,4 % à 2,6 % du PIB, uniquement parce que celui-ci s’est accru. Pour la même raison, la dette représente 96,9 % du PIB (chiffre qui est resté stable), mais elle n’est pas plus soutenable qu’autrefois et nous frisons toujours la faillite. Or, celle-ci nous est interdite, car les pays qui se sont retrouvés dans cette situation (l’Argentine et la Grèce) avaient un excédent des finances publiques, hors service de la dette. Nous empruntons non pas pour rembourser ce que nous devons, mais pour finir nos fins de mois, et si nous faisions défaut sur la dette (comme certains le préconisent), nous serions dans une situation épouvantable, car il nous manquerait 40 milliards par an, même si nous ne remboursions plus les intérêts des emprunts. M. Macron va-t-il enfin redresser la barre ? Va-t-il enfin faire 20 milliards d’économies ? Nous le verrons bientôt !

http://www.bvoltaire.fr/cour-comptes-juge-severement-prem...

Hidalgo, la reine de la jungle parisienne - Journal du Mercredi 23 Mai 2018

Mai 68 • Un rendez-vous manqué [1]

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

L’étude de Hervé Hamon et Patrick Rotman le montre : il y avait bien une surreprésentation d’individus d’extraction juive petite-bourgeoise parmi les révolutionnaires de Mai. Elle met en évidence, de plus, que la thèse d’Annie Kriegel, contenue dans l’article de Larche « Gauchisme et judaïsme » déjà mentionné, selon laquelle il y avait au sein du milieu des révolutionnaires professionnels une suprématie des ashkénazes sur les séfarades est juste, à l’exception, comme elle le précise bien, du groupuscule maoïste UJC(ml), où le polak Linhart est pris en étau par le pharaon Lévy et le portos Grumbach. 

Gauchisme et judaïsme 

Les auteurs de Génération l’admettent eux-mêmes en écrivant qu’ « [u]ne société qui tolérait l’intolérable au nom de la raison d’Etat était intrinsèquement perverse et appelait à une révolution radicale. L’idée d’une révolution jaillit d’un étonnant brassage : la fascination du temps où l’acte militant était un acte guerrier, l’insurrection éthique contre les turpitudes d’une sale guerre, la quête messianique d’un Éden sans classes où les hommes seraient frères. Goldman possède un chromosome marqué de l’étoile jaune. Il n’est pas le seul, loin s’en faut. Ce parcours est peuplé de jeunes juifs et le hasard n’y est évidemment pour rien. Il se retrouvent là, kibboutzim du boulevard Saint-Michel, les Juifs polonais, les Sénik, Pienkny, Goldman, les Juifs russes, les Krivine, Schalit, Butel, sans oublier les Polonais nés en Union soviétique comme Henri Weber. Plus Grumbach, Castro, Kahn, Kouchner... Ils n’ont eu qu’à emprunter, prolonger le chemin de leurs parents, qui louvoyait entre Auschwitz et Vorkhouta, pour échouer sur cette terre promise, coincée au pied de la Sorbonne. Ils ne portent pas leur judéité en sautoir. Ils sont avant tout révolutionnaires ; mais ils savent, même s’ils n’en parlent point, sauf pour en plaisanter, que l’identité juive détermine leur engagement. Exclus, immigrés, minoritaires, ils perpétuent une tradition qui allie judaïté et Grand Soir dans l’irrépressible désir de la justice universelle, finale. L’an prochain, la révolution ! »[1] 

D’après les deux auteurs, la direction du mouvement étudiant qui s’était instaurée de fait était composée d’Alain Geismar, Benny Lévy, Jacques Sauvageot, Alain Krivine, Henri Weber, Daniel Cohn-Bendit, Serge July et Jean-Louis Péninou, auxquels s’ajoutent les porte-paroles des lycéens Maurice Najman et Michel Recanati. Cette surreprésentation parmi les leaders est effectivement incontestable, elle crève les yeux même.

Ce que confirme, en outre, l’article scientifique de Martha Kirszenbaum, où elle développe l’analyse selon laquelle les différents groupuscules gauchistes étaient unifiés par l’appartenance de leurs chefs à un même milieu, parisien, petite-bourgeoise, estudiantin et juif, chez qui « au sentiment du judaïsme se substitue un engagement politique révolutionnaire, pleinement hérité de l’histoire juive de l’Est. En effet, chez les étudiants contestataires d’origine juive, le particularisme n’est pas à l’ordre du jour. C’est au contraire l’internationalisme ou l’universalisme qui les animent. […] Or ce passage du judaïsme à la révolution s’est opéré pour beaucoup au moment de la guerre d’Algérie, lorsque certains des futurs acteurs de Mai 68 d’origine juive fréquentaient le mouvement sioniste de gauche Hashomer Hatsaïr »[2].

Elle précise également : « Une des spécificités du milieu d’extrême gauche étudiant parisien de 1968 réside peut-être en ce que certaines de ses figures majeures sont d’origine juive de l’Est, en particulier de Pologne – pays qui accueille avant la guerre la plus grande communauté juive d’Europe. Parmi les leaders étudiants du mouvement se trouvent de nombreuses personnes originaires du monde juif d’Europe de l’Est et dont les parents se sont réfugiés en France. »[3]

L’analyse de Martha Kirszenbaum corrobore celle d’Annie Kriegel : les meneurs du mouvement étudiant de Mai étaient tous petit-bourgeois, majoritairement juifs, avec une dominante ashkénaze.   

Le forte coloration étrangère, pour ne pas employer un vocable cher à Charles Maurras – celui de métèque –, de la direction du mouvement de contestation étudiante, explique pourquoi beaucoup ont développé l’idée qu’il y a eu un « rendez-vous manqué en mai-juin 1968 entre ouvriers et étudiants »[4], en s’appuyant en particulier sur ces deux éléments : « l’article de Georges Marchais dans LʼHumanité le 3 mai contre les gauchistes et l’anarchiste allemandCohn-Bendit, et, bien sûr, l’opposition des syndicalistes CGT à l’entrée des étudiants dans la ʽʽforteresse ouvrièreʼʼ de Renault-Billancourt les 16 et 17 mai. »[5]

Reste à nuancer le propos : il y a eu en effet quelques exceptions. « Si le plus souvent, c’est à l’initiative des étudiants que des liens se nouent, des ouvriers font parfois le chemin vers les facultés occupées : de jeunes ouvriers CGT de Billancourt, mais aussi des syndicalistes contestataires de Sochaux s’en vont humer l’air du quartier Latin, des ouvrières d’une petite entreprise de câblage de Montpellier sont en relation avec des étudiants en lettres, des militants cédétistes de l’usine Rhône-Poulenc de Vitry se réunissent dans la faculté de Censier aux premiers jours de la grève »[6].   (Dossier à suivre)   

[1]  Ibid., p. 163.

[2]  Martha Kirszenbaum, « 1968 entre Varsovie et Paris : un cas de transfert culturel de contestation »,Histoire@Politique. Politique, culture, société, n° 6, septembre-décembre 2008, p. 3.

[3]  Ibid., p. 2.

[4]  Boris Gobille, Mai 68, Paris, La Découverte, 2008, p. 55.

[5]  Idem.

[6]  Ibid., p. 56.   

L'ouvrage de l'auteur ...

(Cliquer sur l'image)

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Retrouvez les articles de cette série en cliquant sur le lien suivant ... 

Dossier spécial Mai 68

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/22...

Prélèvement à la source : le voile se lève…contre les familles

6a00d83451619c69e20224e03b9c6e200d-800wi.jpgDe la CFTC Métallurgie des Yvelines :

"Nous l'avons dit plusieurs fois sur ce blog, le prélèvement à la source cache une mesure anti-familles, sous couvert de modernité numérique et de simplification administrative des services de l'Etat. Quelle est cette mesure anti-famille? Elle est que le contributeur est un individu (la fiche de paie est individuelle) et non plus le foyer fiscal. On nous a rétorqué que la déclaration de ressources serait toujours celle du foyer fiscal, et que par conséquent, nos craintes étaient infondées.

Pourtant, depuis la semaine dernière, l'information publicitaire du ministère (sur les deniers publics) inonde nos radios : vous pouvez déclarer des taux séparés si il y a trop de disparités entre les revenus de votre foyer.

Qu'est-ce à dire?

1/ que l'Etat lui-même pousse à l'optimisation fiscale. Il ne s'agit pas d'une niche pour dons aux œuvres ou employé de maison déclaré, niche qui est plutôt un abondement de l'Etat aux pratiques vertueuses, mais d'un véritable encouragement à contribuer moins à la vie publique..

2/ nous assistons à l'offre de séparation fiscale des deux conjonts : ce n'est pas rien. une séparation fiscale, c'est à dire devant la Nation, c'est la définition du divorce

3/ on assiste donc à une dé-solidarisation partielle entre conjoints, une maille du tricot qui lâche et qui pourrait emporter tout l'ouvrage.

Rappelons que la famille est un corps intermédiaire naturel où se joue comme dans un creuset la qualité des relations entre les personnes, aujourd'hui et demain dans nos entreprises. Lui supprimer des devoirs, c'est lui supprimer des droits et amoindrir son existence.

Quant à la simplification administrative supposée, elle sera peut-être réelle pour l'Etat, mais elle est, in globo, fictive, car de toutes façons, c'est quelqu'un qui fait le travail : votre employeur, les banques (pour les outils informatiques de prélèvement-reversement), et vous-mêmes.

Que peut faire la CFTC contre cela? Pas grand chose, à la vérité, si ce n'est sensibiliser les salariés par voie de tracts lors des premières fiches de paie avec prélèvement à la source, rencontrer les députés de leurs circonscription, initier une pétition. Et se rapprocher des A.F.C. qui les premières ont soulevé le lièvre."

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/pr%C3%A9l...

Quand l'État nous déclare la guerre.

Marine Le Pen félicite Matteo Salvini, arrivé au gouvernement italien

Marine Le Pen félicite Matteo Salvini et la Ligue pour être « arrivés au pouvoir » : « Des perspectives époustouflantes avec le grand retour des Nations. »

Le futur gouvernement italien réjouit la présidente du front National qui a envoyé un tweet de félicitations au chef de la Ligue :

« Après le FPÖ en Autriche , la Ligue en Italie. Nos alliés arrivent au pouvoir et ouvrent des perspectives époustouflantes, avec en ligne de mire le grand retour des Nations ! MLP »

[Vidéo] Bistro Libertés avec Romain Espino de Génération Identitaire

Martial Bild et les sociétaires reçoivent le porte-parole de Génération Identitaire Romain Espino. Ils débattent de l’utilité des fiches S, de la position de la diplomatie française après le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et du désamour pour le festival de Cannes.

CONSEIL DE LECTURE | Les aventures de Dupin d'Edgar Allan POE

ÉCONOMIE : CIEL BLEU MÉDIATIQUE ET NUAGES NOIRS À L’HORIZON

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Marc Rousset

Les oscillations violentes en Bourse à la baisse de début d’année ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir. Les acteurs financiers font fi des tensions géopolitiques et concentrent leur attention sur les bonnes nouvelles du verre à moitié plein.

Aux États-Unis, le chômage officiel tronqué est à 3,9 %, soit son plus bas niveau en vingt ans, tandis que l’industrie crée quelques emplois et que la confiance des ménages est plus élevée avec Trump. Ce dernier devrait pourtant léguer à son successeur un déficit budgétaire de plus de 5 % du PIB, une dette alourdie et une balance commerciale déficitaire abyssale, au-delà de quelques victoires ponctuelles remportées par le spécialiste immobilier de la négociation, du « deal ».

Dans le Times, David Stockman, un ancien banquier et adjoint de Reagan, prédit « une catastrophe monétaire et fiscale de proportions bibliques », tandis que le gestionnaire américain de fonds spéculatifs Paul Tudor Jones vient de déclarer : « Nous sommes en train de développer le bon vieux scénario des bulles financières, qui nous est tant familier. » Paul Tudor Jones prédit un effondrement boursier dès 2019, après avoir prédit le krach de 1987. Quant aux gérants de fonds, un grand nombre est conscient de la surévaluation des marchés, mais ils continuent à jouer en pariant sur l’excès de liquidités.

En Europe, la BCE mettra probablement un terme à l’assouplissement monétaire quantitatif fin 2018 et commencera à relever ses taux en 2019. Si la Fed continue d’augmenter aussi les siens, ce pourrait être le début de l’apocalypse dans le monde, même si l’élévation des taux est graduelle. Le bilan des banques centrales dans le monde ne se réduira pas avant des années et devrait être, en 2020, de l’ordre de 20 % du PIB pour la Banque d’Angleterre, 15 % du PIB pour la Fed, 95 % du PIB pour le Japon, 50 % du PIB pour la BCE.

Le pétrole cher fait son retour, porté par la crise iranienne. Atteindra-t-il les 100 ou 150 dollars le baril ? La question divise les experts car les quantités non achetées par les Occidentaux, suite aux sanctions américaines, seront achetées à bas prix par les Chinois qui feront d’excellentes affaires. Au Moyen-Orient, des rumeurs ont circulé selon lesquelles le prince saoudien Ben Salmane aurait fait l’objet d’une tentative d’assassinat. La région est devenue une véritable poudrière.

En Italie les populistes bouclent leur programme de gouvernement. Certaines parties, et tout particulièrement le renvoi dans leurs pays respectifs de 500.000 immigrés clandestins, sont excellentes, mais en matière économique, comme l’a remarqué Audrey D’Aguanno sur Boulevard Voltaire« l’augmentation du PIB à travers la relance de la demande interne » relève des incantations socialistes utopiques à la française. Quant au système bancaire italien, il est trop gros pour faire faillite, mais également trop gros pour être sauvé. Une flambée de la prime de risque devrait bientôt se déclencher sur le marché financier italien de la dette. Le « spread », l’écart entre les taux d’emprunt italien et allemand, vient d’atteindre son plus haut niveau depuis fin mars.

La crise argentine n’est-elle pas le signe avant-coureur d’une crise des pays émergents liée à la hausse des taux américains ? La livre turque a déjà perdu 18 % et d’autres pays, comme le Brésil, l’Afrique du Sud, pourraient avoir à relever leurs taux en réaction à la politique monétaire de la Fed. Cela vaut, bien entendu, aussi pour les pays européens les plus endettés comme l’Italie et la France, qui sont très exposés au relèvement à terme des taux de la BCE.

La Turquie est le dernier pays à avoir rapatrié 220 tonnes d’or, tandis que le milliardaire égyptien Naguib Sawiris vient d’investir la moitié de son patrimoine de 5,7 milliards de dollars dans le métal jaune, qui est le seul à pouvoir se moquer d’une grave crise à venir.

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Vous avez dit complot? “Fake news”? Bruno Gollnisch plonge un député LREM dans l’embarras

Hier, mardi  22 mai , le ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était auditionnée devant la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale pour tenter de vendre à son auditoire la très controversée  loi d’essence totalitaire, dite anti-fake news par les macronistes,  anti fausses nouvelles en bon français (voir ici et  ici). Mme Nyssen a défendu la mise en place d’une censure d’Etat au motif que « la capacité de discernement des citoyens ne suffit plus… »   De manière toute aussi inquiétante pour l’avenir, elle a  loué l’action des organes de propagande visant à énoncer  le vrai et à traquer le faux qui sévissent  dans les médias aux mains de MM. Drahi ou Niel-Pigasse, que sont  le Check News de Libération et le Decodex du Monde. 

Commissaires politiques qui ont reçu l’appui hier du député  LREM Pieyre-Alexandre Anglade qui a désigné   à la vindicte, sans les nommer expressément  les chaînes d’informations russes: «La dissémination de fausses informations ne se fait pas au hasard (…).  Elle répond souvent à une véritable stratégie politique, financée parfois par des Etats tiers à la frontière orientale de l’Union européenne, visant à diviser nos sociétés (et) à affaiblir le projet européen.  » Et nous qui pensions naïvement que c’était le projet européiste, le libre échangisme  mondialiste et l’immigration massive qui détruisaient nos sociétés et affaiblissaient l’Europe, non tout ça c’est la faute à Moscou! 

C’est ce même Monsieur Anglade qui en tant  que rapporteur  du projet  de loi de lutte contre les fausses informations a donné  la réplique à Bruno Gollnisch le 16 mai. Le  député européen  frontiste était présent à la Commission des affaires  européennes de l’Assemblée nationaleprésidée par Madame Sabine Thillaye pour espérer quelques éclaircissements  sur les motivations des auteurs de cette loi très inquiétante.

Le moins que l’on puisse dire est que la maladresse  embarrassée des propos  de Pieyre-Alexandre Anglade tentant  de répondre aux faits historiques rappelés par Bruno Gollnisch  est assez éclairante... C’est cet extrait que nous vous proposons dans la vidéo ci-dessous.

https://gollnisch.com/2018/05/23/vous-avez-dit-complot-fa...

Immigration, islam, famille : un accord de droite en Italie

Le Mouvement 5 Etoiles et la Lega ont conclu un accord de gouvernement qui devrait inspirer la droite française tant il porte sur l’essentiel. Extrait dans Minute :

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[...]

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Michel Janva

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Islam radical dans les médias : de quoi cette empathie est-elle le nom ? L’exemple de Libération

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Alors que débute le Ramadan et que 300 imams étrangers arrivent sur le territoire national, une étrange ambiance règne dans les médias quand il s’agit d’évoquer l’islam radical. Un cas d’école avec Libération, le 14 mai 2018.

Après l’attentat perpétré à Paris le samedi 12 mai 2018 par un tueur islamiste musulman, Libération a publié un article donnant la parole à d’anciens camarades de classe et à un ancien professeur du terroriste. Les témoignages anonymes sont ceux de quatre personnes ayant connu le tueur ainsi que son complice au lycée Marie-Curie de Strasbourg. Ce qu’ils racontent est édifiant et ajoute à ce que l’on sait par ailleurs de l’état mental, intellectuel et ethnique des lycées français. Toute aussi édifiante est la façon dont Libération « raconte » les faits, par le prisme de ses témoins.

Voyage au bout de l’islamisme

Comme il est devenu habituel, le tueur musulman était « gentil », « timide », « sympathique » et rien ne semblait le prédisposer à tuer des innocents avec un couteau de cuisine. C’est ce qui ressort des témoignages. Libération ne prend pas la peine, ni le recul critique, une vertu pourtant éminemment journalistique, d’interroger ce fait : quelle information se cache derrière ce qui est dit depuis plus de trois ans, après chaque attentat islamiste, au sujet de tueurs toujours présentés ainsi ? Et que signifie que des journaux tels que Libération fassent ressortir de tels portraits au sujet d’assassins, sans en interroger le sens ?

Les témoignages vont très loin dans l’empathie, bien plus que tout ce que pourrait imaginer l’observateur moyen concernant un autre cas de figure potentiel, par exemple si un tel article était publié au sujet d’un tueur évangéliste du Sud des États-Unis : le terroriste musulman « allait chercher à manger », « il n’avait pas de musique sur son téléphone », « on ne le soupçonnait pas de quoi que ce soit », « c’était un mec discret et gentil », « c’était un ami », « il disait qu’il voulait sauver des vies », « nos classes étaient mixtes, avec des athées, des chrétiens et des musulmans. Il n’y avait pas de discrimination », « ils me montraient des textes ou des images pour me prouver que le Coran n’incitait pas à la violence », « personne ne pouvait imaginer cela de quelqu’un de si respectueux, si poli », « un mec adorable, il était discret, studieux, il voulait devenir médecin », « ce qu’il a fait est impardonnable mais quand on l’a connu, quand on l’a côtoyé pendant trois ans, quand on a mangé avec lui pendant trois ans, ça nous choque que le voir diabolisé par les médias » (sic !), « on sait tous qu’il s’est fait laver le cerveau »… Un tueur gentil, sympa, un pote auquel il n’aurait pas fallu toucher, lequel est cependant coupable d’un attentat au motif d’une conception religieuse et politique totalitaire du monde. Imaginons que Libération ait existé en 1945, il est permis de se demander si sa rédaction aurait mené l’enquête au lycée de Himmler, histoire de voir si ce garçon reconnu coupable de quelques meurtres n’auraient pas été un type discret, sympa et poli…

Par contre, son complice et supposé inspirateur est présenté comme le grand méchant de ce drame. L’effet de contraste est saisissant, renforçant le sentiment d’empathie véhiculé par les témoignages au sujet du tueur. N’oublions pas, à ce propos, que ce qui est dit par les témoins dans cet article résulte d’un choix de la rédaction de Libération, laquelle ne publie pas ici l’intégralité des propos des témoins mais ce qu’elle veut publier. Le complice ? « Je sais qu’il voulait partir en Syrie pendant un petit moment. C’était des rumeurs comme cela. Après ça s’est étendu et tout le lycée l’a su et après il s’est calmé et il a dit qu’il avait retrouvé la raison. On se moquait de lui en disant qu’il allait partir en Syrie », « il était assez brutal », « plus pratiquant », « il voyait tout à travers le prisme de la religion », « j’avais bien perçu qu’il y avait un problème quant à sa vision de la démocratie ou sur le rapport aux femmes. Il était favorable au port du voile et prônait des relations inégalitaires entre hommes et femmes », « il avait fait un exposé sur le sujet et j’ai dû y mettre fin car je ne pouvais pas laisser dire tout ça au sein d’une institution laïque », « quand je le voyais parfois après le bac, je changeais de trottoir », « il avait une vision extrémiste, en tout cas poussée de l’islam. Il s’exprimait toujours contre les actions terroristes mais il disait aussi que c’était normal qu’il y ait des attaques si la France lançait des frappes en Syrie », « il tenait toujours à ce qu’on ne fasse pas d’amalgame entre islam et terrorisme »…

Ce qui devrait étonner Libération

‣ Le complice de l’assassin est présenté comme violent et ses camarades se méfient de lui depuis qu’il s’est levé en classe et a jeté violemment des tables et des chaises dans un mur.

‣ Ce même complice est radicalisé et fait un exposé de propagande sur l’islam radical en classe, même si cet exposé est interrompu.

‣ L’avancée discrète des islamistes radicaux apparaît comme une stratégie évidente dans ce cas d’école et pourtant de cette stratégie Libération ne dit mot.

Plus surprenant encore :

Dans un lycée de la République française, la question de l’islam est devenue centrale : au point que l’on peut envisager d’en exposer les doctrines sectaires et radicales en classe. Il est possible d’affirmer dans ce cadre que la « charia est une bonne chose ».
Un élève peut se lever et jeter chaises et tables contre un mur.
Des individus scolarisés en France tiennent ouvertement des propos de collaboration avec des ennemis de la France
Les lycéens s’amusent, se moquent d’un individu radicalisé dont il est supposé qu’il envisage de partir en Syrie
Le chef d’établissement d’un lycée de la République doit concentrer son attention sur des musulmans attirés par le salafisme, source avérée du djihadisme.
Le quotidien n’interroge pas l’origine des deux complices, ni le fait qu’ils sont des migrants devenus français depuis peu.

Cette phrase : « Il était favorable au port du voile et prônait des relations inégalitaires entre hommes et femmes » devrait interpeller les journalistes des médias officiels. Dans l’expression du témoin, le voile en tant que marqueur de l’inégalité hommes femmes au sein de l’islamisme est évident. Voilà qui donne de la perspective à un autre moment de présence de l’islam dans l’espace public et médiatique français, une présence qui est devenue permanente : l’intervention de la musulmane voilée présidente de l’UNEF Sorbonne à la télévision, le 14 mai ; une musulmane voilée prenant la parole en tant que syndicaliste étudiante, responsable d’un syndicat féministe et « progressiste » de gauche.

Devant les critiques, une salve d’empathie à fusé, un peu comme au sujet du « sympathique » lycéen devenu tueur dans les rues de Paris. Pourtant, le simple bon sens ne peut que conduire à dire ceci : il est incroyable qu’une représentante syndicale de l’UNEF soit voilée, et tout autant incroyable que nombre de journalistes ne voient pas une évidence en cela. Ce qui n’est pas le cas par exemple de Marianne, très clair à ce sujet. D’autres discours deviennent pour le moins confus : ici. Discours de méconnaissance complète des stratégies des islamistes en direction de la jeunesse. N’est-il pas problématique qu’une religion en particulier occupe une telle place, quotidienne, empathique et souvent militante, dans l’espace public de la République laïque, avec le soutien d’une partie de la gauche radicale et la bienveillance de nombre de médias officiels ?

Tribune reprise du site OJIM

https://fr.novopress.info/210871/islam-radical-dans-les-m...

Passé Présent n°196 - Churchill selon "Les heures sombres"

09:26 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Italie : Toute personne faisant partie de la franc-maçonnerie ne pourra pas entrer au gouvernement

6a00d83451619c69e20223c84cf53f200c-800wi.jpgEn Italie :

"Quelque 30 points développés dans un document de 58 pages. Voilà ce que contient le « contrat de gouvernement pour le changement » de Matteo Salvini et Luigi Di Maio.  Le texte a été plébiscité, à plus de 90 %, par les militants des deux partis consultés ce week-end. Et, d'après un sondage publié samedi, 60 % des Italiens souhaiteraient donner leur chance à ce programme. Dans le texte final, la remise en cause de l'euro ou encore la demande à la BCE d'annuler 250 milliards d'euros de dette italienne, critiquées avec virulence, ont disparu. Demeurent les mesures phares sur lesquelles  les deux forces antisystème ont bâti leur succès électoral. Si leur financement reste très vague, leur coût est estimé entre 100 et 170 milliards d'euros, creusant encore les déficits sans se soucier de réduire l'énorme dette publique, chiffrée à plus de 2.300 milliards d'euros soit 132 % du PIB. [...]

« Payez moins mais payez tous. » C'est l'un des slogans de la Ligue pendant la campagne électorale au cours de laquelle elle promettait d'introduire un impôt sur le revenu à taux unique de 15 %. Cette mesure dans l'un des pays européens où la pression fiscale est la plus élevée permettrait, selon Matteo Salvini, la relance de la consommation et la réduction de l'évasion fiscale, elle aussi record. Pour les simples contribuables comme pour les entreprises, ce sont finalement deux taux de 15 % et 20 % qui seront institués. [...]

Un centre pour augmenter les expulsions de migrants sera ouvert dans chaque région. Le nombre de places de crèche gratuites pour les familles italiennes sera quant à lui augmenté, tandis que celui pour les étrangers sera limité. Les mosquées et les camps de Roms irréguliers seront fermés, et les prédications devront être faites en italien.

Une loi renforçant la légitime défense à domicile sera adoptée.Les peines de prison pour vols et violences sexuelles seront renforcées. Une réforme rendant plus difficile la prescription sera lancée. La sévérité sera aussi accrue pour les cas de corruption en particulier au sein de l'administration, avec l'interdiction pour les corrompus comme pour les corrupteurs d'y travailler. Des « agents provocateurs »permettront en outre de tester l'honnêteté des fonctionnaires. Le programme reste en revanche extrêmement vague sur la question du conflit d'intérêts, délicate aussi bien pour Silvio Berlusconi, allié de Matteo Salvini, que pour Davide Casaleggio, une des figures du M5S.

Le souverainisme sera désormais la boussole de la diplomatie italienne basée « sur la centralité de l'intérêt national et le principe de non-ingérence dans les affaires des autres Etats ».L'appartenance de l'Italie à l'Otan est confirmée mais, dans le même temps, la Russie est considérée comme « un partenaire commercial et économique de premier plan ». Outre l'appel à un dialogue approfondi avec Moscou, Rome demande la levée immédiate des sanctions adoptées par l'UE à son encontre.

[...] Toute personne ayant subi une condamnation pour corruption, ayant été condamnée ou faisant l'objet de poursuites judiciaires pour des faits graves ou faisant partie de la franc-maçonnerie (!) ne pourra pas entrer au gouvernement."

Proposition intéressante. Rappelons l'incompatibilité de l'appartenance à l'Eglise et à la franc-maçonnerie.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

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JEUDI 24 MAI, VINCENT VAUCLIN (LA DISSIDENCE FRANÇAISE) INVITÉ DE L'ÉMISSION SYNTHÈSE SUR RADIO LIBERTÉS

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ECOUTEZ RADIO LIBERTÉS CLIQUEZ ICI

LES PRÉCÉDENTES ÉMISSIONS  CLIQUEZ LÀ

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Nucléaire iranien : Trump toujours plus loin - Journal du Mardi 22 Mai 2018

Marc Trévidic : « Le moteur du terrorisme islamiste est la haine du Français »

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9115-20180523.jpg« Il y a une spécificité du terrorisme islamiste c’est la haine du Français, la haine du mécréant, la haine d’une jeune femme que l’on n’estime pas assez habillée. »

L’ancien juge antiterroriste qui a eu face à lui avant leur passage à l’acte, Adel Kermiche l’égorgeur du père Hamel en 2016 à Saint-Etienne du Rouvray, ainsi que Larossi Abballa qui a assassiné le couple de policiers de Magnanville sous les yeux de leur fils de quatre ans, déclare qu’il faut d’abord utiliser les moyens légaux existants et bien les utiliser, avant de se lancer dans de nouvelles mesures qui sortent du droit, inapplicables et contre-productives : « Avec des moyens un peu plus étoffés on peut détecter les éléments de radicalisation. »

Dans un récent sondage Elab, les Français ne sont pas de cet avis : 80 % d’entre eux sont pour l’expulsion des étrangers fichés S, 77 % pour interdire le retour des Français partis se battre en Irak et en Syrie et 74 % pour la rétention administrative des fichés S les plus dangereux.

« La réponse est évolutive » assure Marc Trévidic. « Dès qu’on détecte quelqu’un que l’on considère dangereux, il faut la capacité de mettre le paquet. On se rend compte souvent, a posteriori, qu’il y avait des éléments qui auraient dû nous mettre la puce à l’oreille. Avec des moyens un peu plus étoffés, on a peut-être des chances de les arrêter avant et cela reste dans notre système de droit », estime le désormais premier vice-président au tribunal de grande instance de Lille.

Marc Trévidic a commenté la proposition de Nicole Belloubet, ministre de la Justice, qui souhaite la création d’un parquet national anti-terroriste, précisant qu’il fallait décentraliser ce parquet et créer impérativement des antennes en province où les magistrats de terrain auraient des contacts avec les policiers et les agents de renseignements de terrain : « Aujourd’hui tout remonte à Paris. La DGSI c’est le même problème. Ils ont des agents sur le terrain qui font des rapports qui sont lus une semaine après à Levallois. »

La France est aujourd’hui le pays d’Europe le plus ciblé par l’Etat islamique avec 245 victimes. Un pays miné par la haine de la France en effet, entretenue par des décennies d’idéologie anti-raciste et de repentance portée par le ministère de l’Education nationale, les médias et les gouvernements, sur lesquelles le communautarisme islamiste fait son lit dans nos banlieues et nos quartiers.

Article paru dans Présent daté du 22 mai 2018

https://fr.novopress.info/210864/marc-trevidic-le-moteur-...

La petite histoire : Le combat des Trente, un affrontement épique entre Anglais et Bretons

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ARKÉA : LES BRETONS SONT-ILS PRIS POUR DES « CONS » ?

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Pour justifier sa volonté d’indépendance, Jean-Pierre Denis, le patron du Crédit mutuel Arkéa, n’a de cesse de clamer qu’il agit dans l’intérêt des Bretons. Pourtant, il semblerait que le profit personnel soit la réelle motivation de M. Denis…

Diriger une banque mutualiste n’est pas une sinécure, mais ça peut rapporter gros, très gros, même ! Jean-Pierre Denis en sait quelque chose : en 2016 et 2017, la rémunération du patron d’Arkéa a frôlé les 1.600.000 euros ! Avec un savant mélange de fixe et de variable, le numéro un d’Arkéa fait mieux que les PDG d’Orange ou d’ArcelorMittal… Et, surtout, que son homologue à la Confédération nationale du crédit mutuel (CNCM), Nicolas Théry (700.000 euros).

La recherche du profit serait-elle la véritable raison pour laquelle Jean-Pierre Denis souhaite à tout prix obtenir l’indépendance d’Arkéa, lui qui accuse la CNCM de vouloir « remettre en cause l’autonomie » de l’entité bretonne ?

C’est, en tout cas, ce que laisse entendre Mediapart, qui publiait, le 15 mai dernier, un article intitulé : « Les salaires mirobolants du patron d’Arkéa ». En plus d’y révéler que le président de la banque bretonne dépasse de loin les appointements de nombreux PDG du CAC 40, Laurent Mauduit, cofondateur du journal, y met en lumière les liens qu’entretient Jean-Pierre Denis avec le monde capitaliste.

Dans cet article, le journaliste révèle en effet que M. Denis entretient des relations privilégiées avec le fonds d’investissement Tikehau Capital — le fameux fonds qui a récupéré un François Fillon malade des affaires et de la politique… Toujours selon M. Mauduit, Tikehau Capital pourrait devenir actionnaire d’Arkéa si, d’aventure, la banque parvenait à devenir indépendante. Une banque indépendante, mais plus mutualiste, comme l’ont martelé, au cours des derniers mois, la Banque centrale européenne et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

Qui ont également mis en garde le dirigeant de la banque bretonne concernant le danger de son projet pour… l’emploi breton ! Une réalité qui n’empêche pourtant pas M. Denis de s’octroyer le joli nom de « bonnet rouge de la finance » et de clamer haut et fort que si Arkéa n’obtient pas son indépendance, 4.500 emplois seront en danger, sans pour autant donner plus d’explications.

Par ailleurs, le patron d’Arkéa préparerait en sous-main, avec l’aide du fonds d’investissement Tikehau Capital, une introduction en Bourse une fois l’indépendance obtenue. Le mutualisme ne rapporte visiblement pas assez, il est donc temps de passer au modèle capitaliste.

Comble de l’ironie, les salariés bretons d’Arkéa ont manifesté, le 17 mai à Paris, pour soutenir le projet de leur patron. Certains l’ont fait en raison des pressions qu’ils ont subies et par « peur des représailles », d’autres par conviction… Anne Méaux, l’ancienne conseillère en communication de François Fillon et qui est aujourd’hui celle de Jean-Pierre Denis, semble avoir (très) bien travaillé…

http://www.bvoltaire.fr/arkea-bretons-pris-cons-%E2%80%89/

22/05/2018

L’Union européenne va-t-elle tenir le choc ?

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par Louis-Joseph Delanglade

Le sommet européen de Sofia (mercredi 16 et jeudi 17) aurait été, à en croire certains commentateurs, un succès. Dès jeudi matin, n’y tenant plus, M. Guetta claironnait sur France Inter: « De Sofia, les nouvelles sont bonnes. »

Bonnes parce que les vingt-huit participants (Grande-Bretagne incluse) ont présenté une sorte de front commun contre M. Trump, faisant preuve d’une réelle fermeté au moins verbale à l’encontre de ce dernier, à qui ils ont fait savoir qu’ils entendent bien et répliquer à ses mesures commerciales hostiles par des contre-mesures, et rester dans l’accord passé avec l’Iran. On a même pu entendre M. Tusk, président du Conseil européen, déclarer que « grâce à lui [M. Trump], toutes nos illusions ont disparu ».  Ce n’est pas si sûr. La pire des illusions reste de se croire capable de résister, en l’état, c’est-à-dire sans une remise en cause radicale de la nature même de l’Union européenne, à l’hyper-puissance américaine. 

Dans les deux dossiers qui fâchent, les taxes commerciales et l’accord iranien, on décèle déjà derrière l’unanimité de façade, les points faibles de l’Union. Ainsi, concernant la guerre commerciale qui semble se profiler (« L’Europe contre-attaque » titre Le Figaro de samedi 19), l’Allemagne, première puissance économique de l’Union a aussitôt fait comprendre par la bouche même de Mme Merkel qu’il y a des limites et qu'elle préférera toujours un compromis avec celui qui est désormais son partenaire privilégié. Concernant l’Iran, c’est bien une illusion de penser que l’Union puisse avoir une véritable « capacité d’initiative diplomatique » (Le Monde, vendredi 18), le risque étant que son impuissance naturelle ne profite en fin de compte à d’autres, comme la Russie qui, elle, a forcément cette capacité-là : M. Riabkov, vice-ministre des Affaires étrangères russe a immédiatement approuvé le projet européen d’une très prochaine réunion à Vienne, confirmant ainsi les prétentions de Moscou. 

Reste le pire pour l’Union européenne : la poursuite inexorable de son lent délitement qui donne aux propos tenus à Sofia un côté « surréaliste ». Il est illusoire de faire fond sur une construction idéologique à ce jour écartelée au sens propre : à l’ouest, les britanniques hissent les voiles pour en sortir ; à l’est, le groupe de Visegrad (Tchèquie, Slovaquie, Pologne, Hongrie) rejette catégoriquement l’immigrationnisme et le multiculturalisme de Bruxelles, rejoint en cela par l’Autriche ; au nord, les germano-scandinaves continuent de privilégier un « fétichisme » budgétaire (dixit M. Macron) qui leur profite aux dépens des autres ; au sud, la Grèce et l’Italie notamment sont dans une situation épouvantable, l’Italie venant d’opter pour une politique (économique, migratoire, étrangère, etc.) en contradiction totale avec les plans de Bruxelles, laquelle politique « fait trembler l’Europe » selon la presse française.

Alors oui, si l’on en reste au plan de la communication, les nouvelles peuvent paraître bonnes pour l’UE. Au plan de la communication seulement. Faut-il s’en plaindre ? 

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Lyon : Yvan Benedetti convoqué au Tribunal le lundi 4 juin

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