
Dans cette petite station balnéaire de la côte Atlantique, la préparation de la saison estivale bat son plein et une commerçante de bouche laisse aller une colère assez partagée, le long d’un quai où près du tiers des commerces a changé de mains, pour cause sans doute de lassitude, explique-t-elle. 2 avril, premier jour d’ouverture. De vieux messieurs de la mairie passent, des adjoints fraîchement élus qui doivent faire un peu de zèle. Le nom de son échoppe a changé, mais juste le nom écrit sur le devant du store roulant roulant, rien d’autre. « Il faut demander l’autorisation à la mairie », explique le vieux monsieur grisonnant, qui n’a jamais dû faire de commerce de sa vie. Il faut remplir le dossier, là, faire des photos avant et après le changement de nom ( un seul mot en blanc sur fond bleu ). Faire des photos de face, puis de droite et de gauche, pour bien montrer l’impact visuel, quand on arrive, d’un côté ou de l’autre, sur la promenade… quelle importance ? Le nom a changé en fait depuis trois ans, mais les gens de la mairie s’en aperçoivent seulement maintenant.






