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l'information nationaliste - Page 12

  • Attaque "antifas" à Rennes : réaction du Parti de la France

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    L'avis de Jean-François Touzé

    Soutien aux étudiants du journal "L'étudiant libre" victimes d'une violente attaque des antifas lors de la réunion qu'ils tenaient mercredi soir à Rennes.

    Une fois de plus la vermine gauchiste, auxiliaire d'un Système qu'elle n'a jamais cessé de servir, a accompli ses basses œuvres.

    Espérons que les jeunes conservateurs agressés dont certains ont été sérieusement blessés auront ainsi compris que l'engagement politique national n'était pas un simple échange intellectuel entre "gentlemen" et ne se réduisait pas au seul champ du "méta".

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Gaspard Proust à propos de la France : « La réalité, c’est que la France est devenue un pays multiculturaliste : alors quel intérêt de devenir français ? »

    Gaspard Proust à propos de la France : « La réalité, c’est que la France est devenue un pays multiculturaliste : alors quel intérêt de devenir français ? »

    Le numéro du Point en date du 28 novembre publie un entretien avec Gaspard Proust.

    On y apprend que l’humoriste a une double nationalité suisse et slovène (la Slovénie étant son pays d’origine) et n’a pas la nationalité française. Il est d’ailleurs interrogé sur ce sujet :

    « Pourquoi n’avoir jamais demandé la nationalité française ? ».

    Sa réponse est franche et cruelle :

    « En 1990, j’étais au lycée français d’Alger. J’étais un petit Slovène. A cette époque, je regardais la France, admiratif, me disant que, si un jour j’avais le passeport français, je pourrais dire à mes enfants : Voyez, maintenant vous faites partie d’une nation immense où vos ancêtres –même si vous avez chopé le train en route- s’appellent désormais Charlemagne, Louis XIV, Napoléon, de Gaulle, Hugo, Molière, Baudelaire, Camus, Monet, Rodin, David, Poussin etc… La France, ce n’est pas seulement une vague idée fumant au-dessus de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, c’est une réalité brute, c’est une terre, un peuple, une culture ; bref, un monde. Aujourd’hui je connais peu de personnes venant des pays de l’Est –et je ne parle même pas des amis suisses- qui voudraient du passeport français. Car un pays qui se méprise à ce point-là, qui s’incline devant tout n’est plus attirant… Je vois du matin au soir les hommes politiques éructer « La République : La République ! La République ! » Mais des républiques, il y en a plein dans le monde. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le mode d’organisation de votre démocratie, mais ce qui fait que la France est la France et non pas la Slovénie, l’Allemagne, l’Algérie ou la Corée du Sud. La réalité, c’est que la France est devenue un pays multiculturaliste : alors quel intérêt de devenir français si on me fait l’éloge de pouvoir tout le temps la ramener avec mes origines ? J’ai même changé mon prénom et mon nom, car je ne voulais pas qu’on me renvoie d’où je viens. Je veux me fondre parmi les Français. Or ce n’est plus audible aujourd’hui.»

    https://www.lesalonbeige.fr/gaspard-proust-a-propos-de-la-france-la-realite-cest-que-la-france-est-devenue-un-pays-multiculturaliste-alors-quel-interet-de-devenir-francais/

  • Les falsificateurs de l’histoire et le mythe d’al-Andalus

    Le-mythe-Al-Andalus-320x400.jpgFaut-il répondre aux attaques insidieuses, aux violences verbales, aux débordements de haine des historiens polémistes qui contestent l’existence du mythe d’al-Andalus? Pour ma part, j’ai toujours préféré le silence réprobateur à la polémique partisane estimant que celle-ci ne mène à rien et qu’elle est une perte de temps. Mais une fois n’est pas coutume et je me sens aujourd’hui le devoir d’éclairer le lecteur qui se laisserait abuser de bonne foi par le discours captieux et malveillant de quelques spécialistes ou prétendus tels.

    J’ai contribué à faire connaitre en France les travaux démythificateurs et démystificateurs de trois grands spécialistes du sujet, deux Espagnols et un Américain: d’abord, Serafín Fanjul, arabiste, professeur de littérature arabe, membre de l’Académie royale d’histoire, auteur d’Al-Andalus contra España (2000) et  de La quimera de al-Andalus (2004), publiés dans l’Hexagone en un seul volume sous le titre Al-Andalus, l’invention d’un mythe (2017) ; ensuite, l’Américain Darío Fernández Morera, professeur de littérature romane et hispanique, auteur de The Myth of the Andalusian Paradise (2015) [en français : Chrétiens, juifs et musulmans dans al-Andalus (2016)], et, finalement, Rafael Sánchez Saus, professeur d’histoire médiévale, ex-doyen de faculté et recteur d’université, membre de l’Académie royale hispano-américaine, auteur d’Al-Andalus y la Cruz (2016) dont la traduction vient d’être publiée sous le titre Les chrétiens dans al-Andalus. De la soumission à l’anéantissement (2019).

    J’ai écrit les introductions des livres de Serafín Fanjul et de Rafael Sánchez Saus et Rémi Brague, spécialiste reconnu de philosophie médiévale, a bien voulu préfacer l’ouvrage de Dario Fernández Morera dès que je lui ai appris son imminente publication en français. J’ajoute que bien sûr d’autres ouvrages mériteraient d’être traduits, notamment Acerca de la conquista árabe de Hispania. Imprecisiones, equívocos y patrañas (2011) [Autour de la conquête arabe. Imprécisions, équivoques et supercheries] (2011) du professeur d’études arabes et islamiques de l’Université de Salamanque Felipe Maíllo Salgado qui, je l’espère, ne tardera pas à trouver lui aussi un éditeur français.

    Ces trois livres publiés récemment constituent autant de jalons définitifs dans la démythification de l’histoire d’al-Andalus. Ils sont distincts par leurs approches et leurs méthodes mais aussi en raison des expertises différentes de leurs auteurs et ils se complètent parfaitement. Serafín Fanjul analyse minutieusement l’idée du caractère paradisiaque ou de l’Eden terrestre d’al-Andalus puis les survivances « arabes » ou musulmanes qui seraient prétendument passées d’al-Andalus à l’Espagne et auraient modelé le caractère espagnol. Le second, Darío Fernández Morera, examine les pratiques culturelles concrètes des communautés musulmanes, chrétiennes et juives sous l’hégémonie islamique, en les comparant avec d’autres cultures méditerranéennes, plus particulièrement avec celles de l’Empire chrétien gréco-romain ou byzantin. Le troisième, enfin, Rafael Sánchez Saus, étudie le sort des chrétiens d’Afrique du nord et d’Espagne : l’irruption de l’islam et la constitution de l’Empire arabe, la conquête et la naissance d’al-Andalus, les premières réactions des chrétiens, le régime d’oppression de la dhimma, la soumission, la collaboration, l’orientalisation et l’arabisation, le mouvement des martyrs, la résistance, la révolte, la persécution et l’éradication finale des chrétiens d’al-Andalus.

    Le mythe d’al-Andalus est évidemment nié, contesté, voire dissimulé, non seulement  par des militants extrémistes mais aussi par des universitaires soucieux de défendre leur pré carré. Ce mythe c’est l’idée du « Paradis perdu », de « l’Âge d’or » ou de « l’Eden », soutenue par une infinité de textes arabes, mais tout aussi chérie par bon nombre d’européens. En contrepoint, on trouve la notion, non moins omniprésente, de la menace du monde chrétien qui est qualifié d’ignorant, brutal, barbare, intolérant, militariste et… européen. C’est l’idée d’un islam tolérant, avancé ou « progressiste » avant la lettre, reprise par nos contemporains soucieux de démontrer le caractère ouvert, modernisateur et tolérant de l’islam. C’est la vision « iréniste » de la coexistence harmonieuse des trois cultures d’al-Andalus, si répandue, qu’il est devenu presque impossible de la corriger. Une sorte de dogme imposé en dépit de toutes les recherches historiques de spécialistes rigoureux et désintéressés qui ont démontré le contraire.

    Ce mythe d’al-Andalus est actuellement répandu par trois catégories de personnes. Premièrement, par des hommes politiques et des journalistes, qui sont parfois de bonne foi et/ou ignorants mais plus souvent opportunistes (ceux-là craignent la censure du « politiquement correct ») ; deuxièmement, par des exaltés ou des islamophiles extrémistes ; enfin, troisièmement, par des universitaires conformistes qui défendent bec et ongles leurs intérêts corporatifs. C’est plus particulièrement dans les deux dernières catégories que se recrutent les plus virulents polémistes contre les travaux de Fanjul, Fernandez Morera, Sanchez Saus et généralement contre tous les auteurs qui critiquent ce mythe.

    Les plus exaltés sont souvent des partisans de la thèse fantaisiste selon laquelle les Arabo-musulmans n’auraient jamais envahi militairement l’Espagne. Cette thèse cherche indirectement à montrer que le catholicisme est une religion étrangère à l’Espagne. Elle aurait été, disent-ils, répudiée par les habitants de l’ « Hispanie », et n’aurait triomphé, par la force et la violence que quelques temps avant la présence musulmane. Elle a été développée à la fin des années 1960 par le paléontologue Ignacio Olagüe (qui avait été membre des JONS dans sa jeunesse, le mouvement politique national-syndicaliste de Ramiro Ledesma Ramos). Elle est reprise aujourd’hui par les nationalistes andalous et notamment par le philologue néo-marxiste, professeur de l’Université de Séville, Emilio González Ferrín.  Dans la même ligne, on peut citer les travaux de l’orientaliste et théoricienne de l’Universalisme unitarien, Sigrid Hunke qui avait travaillé dans sa jeunesse pour la SS (Institut de recherche Ahnenerbe). Partisane du néo-paganisme national-socialiste, apologiste de l’islam, « religion virile contre la religion chrétienne des esclaves efféminés », elle considérait que l’héritage arabo-musulman de l’Occident était plus direct voire plus important que l’héritage gréco-romain. Ces thèses, ou plutôt ces élucubrations, ont autant de crédibilité que celles qui font des extraterrestres les constructeurs des pyramides.

    Dans la seconde catégorie, celle des universitaires conformistes, parfois figés et routiniers voire rétrogrades, on trouve un bon nombre d’arabistes, d’anthropologues et quelques médiévistes. Ainsi l’anthropologue antisioniste José Antonio González Alcantud, ne craint pas le ridicule en affirmant que « Les négationnistes du lien andalou emploient des méthodes semblables à celles des négationnistes de l’Holocauste » (voir son livre : Al Ándalus y lo Andaluz, 2017).  Mais on doit citer ici surtout un exemple archétypal, bien qu’il s’agisse d’un parfait inconnu hors d’Espagne, celui de l’historien de l’Université de Huelva, Alejandro García Sanjuán (Voir ses recensionsdans Historiografías, 12, juillet-décembre 2016 et dans Les cahiers de civilisation médiévale, CESCM, juillet-septembre 2018). García Sanjuan s’oppose avec véhémence aux tenants de la thèse « catastrophiste » qu’il qualifie d’« espagnoliste », de « nationale-catholique », ou de « franquiste ». Il a pour bête noire les historiens qui utilisent les notions d’ « invasion » arabo-musulmane et de Reconquista / Reconquête, parce qu’elles sont – selon lui – associées « à une idéologie déterminée ». Amateur de polémique, nostalgique d’une Andalousie supposée « communautariste », affichant ouvertement ses préjugés, García Sanjuán laisse libre cours à ses trois obsessions ou phobies : le christianisme, l’Église et la Nation.

    Accumulant clichés et jugements de valeur, incohérences conceptuelles et platitudes présentées avec emphase, il se situe finalement en dehors de la connaissance historique. Les nations, dit-il avec élégance, « naissent, comme les hommes couvertes de sang et de merde » ; l’ « épisode » (sic !) des martyrs de Cordoue est sans importance parce qu’il n’est pas mentionné dans les sources arabes (sic !) ; la dhimma doit être resituée dans son contexte pour comprendre « sa vraie nature », son caractère protecteur (sic !) qui, évidemment, était « très distinct » de l’ « apartheid  authentique » pratiqué par les États-Unis au XIXe siècle et par l’État d’Israël encore aujourd’hui. Feignant de s’étonner qu’on ne parle pas « d’invasion catholique d’al-Andalus », García Sanjuán sombre dans la plus puérile et superficielle défense corporatiste lorsqu’il prétend que la mythification de la « tolérance andalouse » aurait été minime chez les arabistes et que ces derniers auraient été bien plus habitués à l’autocritique que les médiévistes. En résumé, un modèle de pseudo-histoire dénigrante, infamante et vindicative.

    Idéologue sans vergogne, Sanjuan affirme que l’œuvre de Fanjul se « rattache directement à la montée actuelle du fascisme au niveau international », ce qui ne manque pas de saveur lorsqu’on sait que le célèbre académicien et arabiste est un ancien communiste, un antifranquiste notoire, un agnostique qui, à ce jour, n’a jamais été mêlé ni de près ni de loin à l’extrême droite ou aux populismes européens. Mais qu’importe, tout est bon pour décrédibiliser son adversaire ; García Sanjuan s’en prend donc aussi au passage, non pas à mon introduction au livre du prestigieux académicien – l’absence et la pauvreté de l’argumentation étant chez lui la règle -, mais directement à ma personne.

    L’anecdote est révélatrice de l’agressivité, voire de l’esprit de la Tcheka qui anime cet auteur et qui malheureusement contamine aussi de petites publications universitaires. C’est un modèle parfait de manière tendancieuse, partielle et partiale de rapporter les faits. Il est sidérant de devoir rappeler à un universitaire, qui soi-disant se réclame des Lumières (un courant qui, il est vrai, n’a jamais été que la convergence de tendances idéologiques distinctes, contradictoires et souvent opposées), que l’enseignement de l’histoire consiste moins à présenter des vérités incontestées que des hypothèses contestables, à éveiller des curiosités, plus qu’à donner des certitudes définitives sur le passé. Mais fermons le ban !

    Reprenons les propres mots de García Sanjuan : « La présence de ce texte dans le travail de S. Fanjul doit être considérée comme un fait très significatif » écrit-il. « Apparaissant (sic !) comme membre correspondant de l’Académie royale d’histoire Espagne », l’auteur A. Imatz s’est fait connaitre dans la péninsule, « par sa présence dans des réseaux tels que la Fondation José Antonio du nom du fondateur de la Falange Española, principal parti politique fasciste espagnol ». On voit bien sûr où il veut en venir. Quelques précisions et éclaircissements s’imposent donc ici pour répondre aux semi-mensonges et demi-vérités de ce néophyte en matière d’histoire des idées politiques.

    D’abord, García Sanjuan omet bien évidemment de dire que je suis l’auteur d’une thèse de doctorat d’État sur la pensée politique de José Antonio Primo de Rivera (1975), qui m’a valu en son temps une mention très honorable, les félicitations unanimes du jury et une recommandation officielle pour son édition. Je rappelle au passage à ce professeur ignorant ou de mauvaise foi (on ne sait ?) que le national-syndicalisme josé-antonien était plus proche du non-conformisme personnaliste français ou du Fianna Fáil irlandais que du fascisme italien et que les témoignages d’estime et de respect pour le jeune et très chrétien avocat madrilène, exécuté après une parodie de procès en 1936, sont légions (Il existe pas moins de 1000 témoignages qui proviennent de contemporains et de compatriotes aux sensibilités et convictions très diverses tels ceux des libéraux, socialistes et anarchistes Miguel de Unamuno, Salvador de Madariaga, Julián Zugazagoitia, Félix Gordón Ordás, Indalecio Prieto, Teodomiro Menéndez et Diego Abad de Santillán ou des écrivains Federico García Lorca et Rosa Chacel). En Espagne, cette thèse a fait l’objet de quatre éditions dont trois préfacées par l’un des plus grands économistes espagnols, membre de l’Académie royale des sciences morales et politiques, président de la Société royale de géographie, Juan Velarde Fuertes. Ce dernier a bien été un phalangiste… mais il y a plus de 50 ans, dans les années 1960 (N’importe quel connaisseur du thème sait par ailleurs que nombre d’Espagnols se déclarent josé-antoniens sans être pour autant phalangistes ou national-syndicalistes).

    En ce qui concerne la Fondation culturelle José Antonio Primo de Rivera, il n’est pas inutile de rappeler que son président d’honneur, Miguel Primo de Rivera y Urquijo, neveu de José Antonio, a été une figure clef durant la transition démocratique en raison de sa proximité et de son amitié avec le roi Juan Carlos I et que son influence a été déterminante pour qu’Adolfo Suarez devienne le premier président du gouvernement dans l’Espagne démocratique. J’ai en effet une relation amicale avec l’un des membres de cette Fondation, le professeur Cansino, qui vient de se voir attribuer la chaire d’économie de l’Université de Séville en raison de la qualité de ses travaux. Il a présidé l’hommage public qui m’a été rendu en octobre dernier à Séville au club Jovellanos (du nom de l’un des plus fameux représentants espagnols de la philosophie des Lumières). Quant à mon militantisme ou plutôt mes sympathies politiques passées et réelles, elles sont gaullistes ; elles remontent aux années 1965-1969 et je ne les renie pas.

    Historien-militant, aveuglé par le sectarisme, García Sanjuan ne se soucie, ni ne s’embarrasse de précisions ou de nuances. À l’entendre, l’Académie royale d’histoire d’Espagne, où siègent des membres aux convictions différentes, depuis Podemos jusqu’au Parti populaire en passant par le PSOE, ne serait que « le bastion de l’académisme espagnol le plus traditionaliste ». Fait significatif (pour reprendre l’expression qu’il semble affectionner), García Sanjuan est l’un des deux seuls historiens qui ont fait partie de la Commission d’experts nommée par la municipalité de Cordoue pour se prononcer sur la titularité de la propriété de la Cathédrale-mosquée (Cathédrale Assomption de Notre Dame de Cordoue), polémique réactivée périodiquement par la gauche et l’extrême gauche depuis le début des années 2010. Cette commission de six membres, dont une majorité appartenait au PSOE, était présidée lors de sa formation par Carmen Calvo, future vice-présidente du gouvernement socialiste de Pedro Sánchez. Elle a émis, en septembre 2018, un avis défendant la propriété publique du monument aux dépens des droits de l’Église ce qui lui a valu la réponse cinglante de plus de quarante médiévistes, chercheurs et professeurs des universités dénonçant son absence totale de rigueur (Voir : Document – manifeste, El Mundo, 22 septembre 2018).

    Bizarrement, la légèreté et l’aveuglement de García Sanjuan n’empêchent pas Emmanuelle Tixier du Mesnil, maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Paris-Ouest de Nanterre, de citer voire de reproduire de manière acritique (sans toujours le citer) ses arguments fallacieux, ses fantasmes et ses stupidités (voir L’Histoire nº 457, mars 2019). Critiquant misérablement l’élection de Fanjul à l’Académie, cette apprentie enseignante sombre dans le racolage et la démagogie et atteint le comble du grotesque et de l’odieux lorsqu’elle prétend que l’académicien a rencontré « un certain écho, y compris en France, au-delà des cercles d’extrême droite auxquels était jusque là cantonné son auteur ». 

    Parmi les historiens polémistes et militants du même acabit on pourrait encore citer l’Américaine d’origine cubaine, María Rosa Menocal, ou, en France, Alain de Libera, Jean Pruvost et Abderrahim Bouzelmate. L’arabiste Espagnole Maribel Fierro est sans doute la plus modérée dans la diatribe (voir Revista de Libros, mars 2019), bien qu’elle reproduise sur un mode « soft » quelques uns des clichés les plus rebattus. C’est, dit-t-elle, «  faire beaucoup de bruit pour ne rien dire » ; les  spécialistes savaient tout déjà depuis longtemps ; il y a bien eu des violences, mais somme toute normales dans une société médiévale ; par ailleurs « il y avait un cadre légal », et « la dhimma avait aussi ses avantages ». En tant que fille de républicain, elle sait, ajoute-t-elle, « ce qu’est  la liberté d’expression ». Mais elle ne nous dit pas si les communistes, les socialistes bolchevisés et les anarchistes des années trente étaient vraiment des modèles de démocrates (?) En résumé, il n’y aurait selon elle de mythe que dans la tête de ceux qui le prétendent, qui bien sûr ne font que forcer la note. « No pasa nada » disent les Espagnols, nous disons : « Circulez y’a rien à voir ! ». Un procédé classique, bien connu, qui dans le fond est assez puéril. Il s’agit de construire une image négative de son adversaire pour mieux faire valoir la qualité de la cause que l’on défend.

    Un dernier facteur important explique les charges ou réquisitoires cités contre Fanjul, Fernandez Morera et Sanchez Saus : le ressentiment devant l’accueil positif voire admiratif qu’une bonne partie de la grande presse a réservé à leurs travaux et plus encore l’envie devant leurs incontestables succès d’éditions. Quatre mois après la parution du livre de Fanjul, celui-ci avait déjà été vendu à plus de 10 000 exemplaires. Un record pour un livre d’histoire qui vient d’être republié en édition de poche. Les livres de Fernández Morera et Sanchez Saus sont aussi, d’ores et déjà, des succès. Le silence n’est désormais plus de mise. Aussi, quelques universitaires aigris et manichéens, condamnés à ne connaitre que quelques centaines de lecteurs, recourent-ils à l’habituelle panoplie des armes et des stratagèmes les plus conventionnels pour essayer d’allumer des contre-feux: d’où les calomnies, les insultes, les insinuations, les attaques contre les convictions religieuses ou les supposées options politiques, les accusations, d’islamophobie, de nationalisme, de fascisme ou encore celle de vouloir fomenter le choc des civilisations, sans oublier, bien sûr, l’usage terroriste de l’argument prétendument « scientifique » et l’appel à la répression ou à l’exclusion de la communauté académique. En somme, la banale et sempiternelle rhétorique ad hominem et ad personam, plus propre des mœurs de l’Union soviétique, de l’Allemagne national-socialiste ou des républiques bananières que des pays démocratiques. Mais l’ennui avec Fanjul, Fernández Morera et Sánchez Saus, c’est que leurs démonstrations sont solides, rigoureuses, pondérées et que leurs sources sont irrécusables.

    Dans le fond, ce qui gêne peut être le plus c’est la conclusion que l’on peut tirer de leurs trois ouvrages : il ne faut pas chercher des recettes salvatrices de la coexistence harmonieuse avec l’islam dans un passé mythique, au moyen d’une baguette magique, mais la coexistence, la « vie en commun pacifique », le « vivre-ensemble » comme on dit aujourd’hui, doivent se fonder sur l’application des lois, le respect des constitutions et l’acceptation des habitudes et des coutumes culturelles européennes.

    Cela dit, de grâce, Mesdames et Messieurs les clabaudeurs, laissez donc travailler sereinement les chercheurs et les historiens.

    Arnaud Imatz

    Docteur d’État ès science politiques

    Membre correspondant de l’Académie royale d’histoire d’Espagne

    https://cerclearistote.com/2019/04/les-falsificateurs-de-lhistoire-et-le-mythe-dal-andalus/

  • Le Cheval de Troie de l’Islam radical

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    Le cheval de Troie de l’Islam radical

    Pour la plupart, les pays de l’Europe, comme certains états du Monde, sont dans le viseur de l’Islam radical et du terrorisme. Depuis longtemps déjà, la France fait partie de ces nations que les islamistes convoitent depuis de longues années, pour y installer in fine, au moment opportun, le système politico-religieux qui règne dans les républiques où l’Islam est la religion officielle. Bien que ce phénomène ne soit pas récent, il s’est installé peu à peu dans les banlieues et dans les cités au cours des années 80, sans que quiconque y prête une grande attention.

    En fait, il s’est créé alors de véritables communautés silencieuses qui, au-delà de leurs coutumes et de leurs traditions, ont mis en place une sorte d'idéologie basée essentiellement sur la religion islamique. Cependant, à cette période, l’esprit d’alors, n’allait pas dans le sens d’un conquête possible du pouvoir. Pour la plupart, les musulmans se contentaient d’une situation de ghetto où ils retrouvaient leurs repères et leur croyance.

    Les générations qui ont suivi n’ont pas eu le même raisonnement. Bien au contraire. Elles ont considéré que leurs parents ou leurs aïeuls avaient été victimes de la nation, par manque de considération et de justice sociale. Il faut dire et admettre que les divers gouvernements français qui se sont succédé, à droite comme à gauche, n’ont pas été à la hauteur de leurs missions politiques qui consistent à assurer aux citoyens une place réelle dans la société. Dans un tel contexte, les banlieues ont eu un sentiment réel d’abandon, malgré les plans financiers très coûteux qui leur avaient été dédiés. La discrimination, l’illettrisme, le chômage important, ont été les principaux facteurs de révolte qui ont touché particulièrement les jeunes des cités. Et c’est ainsi que s’est développé une hostilité, voire des sentiments de haine envers la France et les Français de souche. Ce mécanisme s’est révélé notamment chez une catégorie de citoyens issus de l’immigration et devenus français, soit par naturalisation, soit par le « droit du sang », soit encore par le « droit du sol », ou aussi par le mariage.

    Aujourd’hui, tous ces individus revendiquent leurs droits de citoyens français à part entière et sur ce point, on ne peut le contester car ils entrent entièrement dans le cadre républicain qui prévoit spécialement l’égalité et la justice entre les hommes. Mais un problème sérieux apparaît quand ces mêmes individus considèrent que la France leur doit tout et qu’elle doit donc se plier à leurs exigences politiques, sociales et religieuses. Parmi eux, des groupes radicaux se sont constitués avec le développement du salafisme d’où est né ensuite le djihadisme. Ces groupes toujours plus nombreux au fil du temps, sont à l’heure actuelle très bien organisés et depuis plusieurs années, ils ont réussi à s’infiltrer dans tous les secteurs clés de l’économie et des administrations. Dans un premier temps, ils ont réussi à s’introduire dans les entreprises privées et dans les structures commerciales, avant de pénétrer dans la fonction publique : armée, police, gendarmerie, impôts, enseignement, La Poste, Culture et communication, collectivités locales et régionales, SNCF, douanes, etc … etc … Sans oublier leur implantation dans les grandes complexes de notre Pays : transports en commun, RATP, aéroports, sites sensibles de gardiennage, réseaux d’informations et de renseignements.

    Ainsi, l’attentat du 3 octobre à la Préfecture de police de Paris a démontré que la mouvance salafiste agissait au cœur de la sécurité et de la défense, capable de tuer et de massacrer froidement, comme d’anéantir, le jour venu, la République et la démocratie.

    Il est clair qu’à ce niveau, tout citoyen est en droit de se poser les vraies questions sur le rôle de l’Islam dans ces assassinats et ces atrocités. Les « défenseurs » d’un certain islam, celui que l’on nomme par exemple « L’islam de France » ne voient dans ces crimes qu’un minorité d’individus fortement radicalisés qui agissent plutôt en tant que terroristes et non d’islamistes, même si leurs actes délictueux sont revendiqués au nom de la religion musulmane.

    Pour autant, il ne faut pas se méprendre sur les intentions de la plupart des fidèles de l’Islam. À première vue, on peut penser que les musulmans modérés ne cautionnement pas le terrorisme. En fait, il est très rare de voir la communauté musulmane s’indigner contre les attentats et sur ce point, les exemples sont nombreux, tant la France a été confrontée depuis 2012 aux drames les plus douloureux provoqués par les djihadistes.

    En réalité, une très grande partie de la communauté musulmane, bien que modérée, est complice directement ou indirectement du Djihad qui opère sans cesse partout dans le Monde, contre les États, et en particulier les pays démocratiques. Concrètement, cette communauté musulmane attend patiemment que les djihadistes fassent leur « sale boulot » avant de pouvoir s’imposer définitivement au sein d’une future république qu’elle souhaite « islamiste ».

    L’Islam radical a adopté une politique de conquête discrète par le biais de l’éternelle méthode du Cheval de Troie. Quand les conquérants auront assiégé la France dans tous ses lieux stratégiques, ils s’y installeront définitivement en prenant les commandes de la Nation en déroute.

    Soyons clairvoyants : Il n’y a pas deux « Islam » comme certains voudraient bien nous le faire croire, à savoir : l’Islam d’ailleurs et l’Islam de France. Sur le terrain, il n’y a qu’une sorte d’Islam : celui qui veut conquérir l’Europe pour la dominer et la coloniser dans le même esprit que l’Islam du VIII° siècle, les arabes voulaient conquérir le Royaume franc. Mais, après plusieurs batailles, le chef militaire franc Charles Martel aura raison le 25 octobre 732 aux portes de Poitiers, de l’armée musulmane commandée par le général Abd al-Rahman.

    En conclusion, la France ne doit pas subir une invasion islamiste. Si, conformément aux règles de la République française et en vertu de la loi de 1905, les musulmans ont le droit évident de pratiquer leur religion dans leurs lieux de prière, l’Islam doit rester toutefois en dehors de toute idéologie politique, notre nation ne devant en aucun cas s’islamiser, directement ou indirectement.

    Les siècles passés ont fait de la France, un pays exceptionnel : son histoire, sa culture, son patrimoine architectural, son industrie, sa philosophie des lumières représentent la puissance et la gloire de notre nation. De même, par le sacrifice de ses enfants au cours des conflits et des guerres, la France a été également un exemple de courage et de volonté. Aussi, il n’est pas concevable que la grandeur de notre Pays soit balayée par un courant islamiste qui constituerait le malheur de nos compatriotes et des générations futures.

    Pierre Reynaud

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-cheval-de-troie-de-l-islam-219395

  • Éric Zemmour : “Le Pape est idéologiquement et stratégiquement un homme de gauche qui prépare l’islamisation de l’Europe”

    Sur CNews, Éric Zemmour a fait cette déclaration forte : “Le Pape est idéologiquement et stratégiquement un homme de gauche qui prépare l’islamisation de l’Europe“.

    Le polémiste réagissait alors sur le pape et le nucléaire face à Odon Vallet, historien des religions, notamment administrateur de la société des lecteurs du journal Le Monde.

    Lire la suite

  • Charlotte d'Ornellas détricote les mensonges de Quotidien de l'année 2019 (certains d'entre eux)

  • Retour sur l’identité juridique française – À quelles conditions l’a-France peut-elle redevenir la France ?

    valerie_bugault-e1475499381530.pngLes évolutions juridiques françaises et internationales, invitent à se poser la question du « droit » : quelle est ou quelle doit – ou quelle devrait être – sa nature ? Est-il nécessaire ? Quelles sont les conditions de sa légitimité ? Comment se caractérise-t-il, doit-il être socialement encadré ?

    En réalité, répondre à ces questions nécessite d’identifier ce qu’est, fondamentalement, ontologiquement le « droit ».

    Le « droit » et sa disparition

    Le « droit » au sens continental et traditionnel du terme s’entend d’un pouvoir normatif ayant pour vocation de réguler et d’organiser la vie en commun d’un groupe identifié de personnes. Il doit donc, pour être accepté par tous, développer les outils permettant de rechercher la vérité, l’équité et l’équilibre dans les relations humaines. En ce sens, le « droit » n’est pas et ne saurait ontologiquement être l’imposition par la force d’intérêts privés ; il est, au contraire, la recherche d’une optimisation fonctionnelle des relations qui existent sur un territoire déterminé.

    Ainsi compris, le concept de droit n’existe que s’il est vertueux. Pour parler le langage « économiste », la vertu juridique peut être comprise comme étant la recherche du profit social optimal, , qu’il faut comprendre comme le « plus petit dénominateur commun », celui qui bénéficie effectivement à tous.

    Le droit doit chercher à rendre « service » à la collectivité à la fois dans ses objectifs, dans ses moyens et dans sa mise en œuvre. Pour remplir cet objectif de vertu sociale, le « droit » doit à l’évidence remplir les conditions générales de la vertu morale : il doit chercher à remplir honnêtement ses tâches, sa mission d’intérêt collectif, en bref, il doit « rester droit ».

    Le « droit » a donc, par essence, une vocation politique car il remplit une mission de service et d’ordre public : celle d’organiser la vie en commun dans les meilleures conditions de sérénité.

    Le Code civil de 1804 était l’héritier direct du droit ainsi conçu. Ce droit s’est développé en Europe durant la longue période du Moyen-Âge, alors que le continent vivait essentiellement sous régime monarchiste.

    Or, la conception du « droit » sous le joug de laquelle la France, l’Europe, l’occident et le monde vivent actuellement est l’exact contraire du concept de « droit » ainsi décrit. Actuellement, le prétendu « droit » est en réalité la manifestation exclusive d’un rapport de force perdu par le collectif au profit d’intérêts particuliers exclusifs. En stricte orthodoxie juridique le « droit » actuellement applicable, de façon dominante pour ne pas dire hégémonique, s’analyse en de la simple « réglementation ». C’est-à-dire que nous avons collectivement, à l’échelle mondiale, assisté à la falsification du concept juridique véhiculé par le mot « droit ».

    Le constat de la disparition du « droit » tel que traditionnellement entendu en Europe continentale amène à se poser les questions de la cause, de la pertinence et de la légitimité de la disparition du « droit » ainsi compris. Le « droit » est-il dépassé et inutile ou est-il au contraire nécessaire à une Société politique ?

    La cause de la disparition du droit : la domination anglo-saxonne hégémonique

    Il faut partir de constat que le droit, entendu au sens continental du terme (Europe continental) est en voie de disparition. Cette disparition a plusieurs causes, des causes techniques relativement évidentes et une cause politique cachée mais très importante, qui a permis les causes techniques : l’hégémonie anglo-saxonne sur le monde.

    La France, première victime de l’hégémonie anglaise

    Parmi les causes techniques les plus évidentes figure la tendance, ancienne, à la « commercialisation » du droit commun. Cette tendance a précisément débuté en France en 1807 avec l’apparition du « Code de commerce » conçu comme dérogatoire au droit commun du Code civil de 1804.

    Une autre cause technique, plus récente, est la financiarisation alliée à la libre circulation des capitaux. Le mélange détonnant de la liberté de circulation des capitaux – initiée, sous l’influence anglo-saxonne, par les accords de Bretton Woods et mise en œuvre en Europe par les institutions européennes – avec la dérégulation, initiée aux USA dans le courant des années 70 du siècle dernier – a eu pour conséquence, directe bien que retardée, une très nette accélération du processus de disparition du droit en tant que concept normatif visant à permettre l’organisation de la vie en commun dans les meilleurs conditions de sérénité.

    Cette évolution s’est manifestée en France par la transformation du droit commun, qui est passé, au fil du temps d’une conception civile à une conception quasi exclusivement commerciale. Cette évolution, loin d’être limitée à la France, est une tendance internationale lourde. Actuellement, les différentes institutions internationales sont des relais efficaces de la disparition du droit tel qu’entendu au sens classique du terme. Cela va jusqu’à la définition même des institutions chargées de dire le droit : en effet, les anciennes « juridictions » deviennent soit des organismes publics (financés par la collectivité) au service des intérêts privés, comme en Union Européenne, soit directement, sur le modèle de l’arbitrage, des organismes privés chargés de trancher des litiges privés. Dans un cas comme dans l’autre – avec des modalités différentes – la finalité de l’évolution reste la transformation d’une justice publique, collective, en une justice privée.

    L’explication du phénomène général de perte du sens collectif dans la notion de « droit » est, comme toujours, donnée par l’histoire. Au cours du temps, est apparu une divergence fondamentale, de nature conceptuelle, dans l’évolution du « droit » entre l’Angleterre et l’Europe continentale.
    A la suite de l’effondrement de l’empire romain, le droit s’est développé, d’une façon générale en Europe, autour de la double hélice du pouvoir temporel d’une part et du pouvoir spirituel d’autre part. Par pouvoir temporel, il faut comprendre l’aristocratie organisée autour du Roi compris comme le premier d’entre ses pairs (Primus inter pares). Par pouvoir spirituel, il faut comprendre le catholicisme romain organisé à Rome (avec quelques exceptions historiques) autour du pape.

    L’Angleterre a, au XVIème siècle (plus précisément en 1531), fait sécession vis-à-vis de cette organisation socio-politique continentale lorsque le Roi Henri VIII, représentant de l’ordre temporel, décida de prendre le pas sur le pouvoir spirituel en le soumettant à sa propre volonté. L’église anglicane – dite catholique réformée c’est-à-dire à mi-chemin entre catholicisme et protestantisme – est née de la scission de l’Angleterre opérée par le Roi Henri VIII avec le pape Clément VII qui refusa obstinément d’annuler son mariage avec Catherine d’Aragon (afin d’épouser Anne Boleyn). A partir de cette date, l’Église anglaise n’est plus soumise à l’autorité du pape catholique romain mais de l’archevêque de Cantorbéry, lequel est, en réalité totalement dépendant du pouvoir temporel, c’est-à-dire du Roi d’Angleterre.

    Cette réunion des pouvoirs temporel est spirituel n’a pas eu lieu en Europe continentale où, tout au contraire, chacun des deux pouvoirs temporel et spirituel est resté – du moins jusqu’à la révolution de 1789 – concurrent et indépendant, de force relativement égale (si on lisse l’histoire qui a vu successivement la prééminence de l’un des deux ordres sur le second, et vice versa). Ajoutons, pour être précise et complète, que la porosité structurelle liée au fait que les grandes familles d’aristocrates occupaient, de facto, les postes de dignitaires dans ces deux Ordres – Ordres politiques au sens où ils structuraient effectivement l’organisation de la Société – n’a pas eu pour conséquence une normalisation des intérêts de ces Ordres, qui sont historiquement restés distincts et concurrents.
    En Europe continentale le pouvoir temporel avait toujours dû composer avec le pouvoir spirituel, et réciproquement ; en outre, ces deux pouvoirs avaient pour caractéristique d’être organisés de façon hiérarchique, c’est-à-dire verticale, ce qui leur conférait une force sociale et politique équivalente. Il en est résulté que le pouvoir normatif des autorités temporelles, seigneurs et Roi compris, a toujours été limité par le pouvoir normatif de l’autorité spirituelle centralisée à Rome sous l’autorité du pape.

    Cette double compétence normative structurelle a sans doute été, depuis la disparition de l’Empire Romain le seul réel point commun des différents pays européens. Nous avions donc, de façon ontologique, en Europe continentale, une organisation politique naturellement organisée autour de l’idée de contre-pouvoirs. Cette organisation politique et sociale qui a caractérisé la période du Moyen-Âge en Europe est la raison principale qui fait que l’ancien régime était, structurellement, beaucoup moins absolutiste que ne le sont les prétendus « régimes démocratiques » actuels, discrètement fondés sur la domination des capitaux, et calqués sur les préceptes dérivés du droit anglais.

    Si le droit anglo-saxon est aujourd’hui fondé sur la prééminence économique, il est, ontologiquement depuis le XVIème siècle, mis au service exclusif des puissants ; ce droit ne relève pas d’un quelconque effort intellectuel ou collectif, il est tout simplement la mise en forme écrite de la domination des puissants, politiques dans un premier temps, puis capitalistique depuis Cromwell. Il ne faut donc pas s’étonner de l’absolutisme de la domination actuelle.

    Historiquement mis au service du seul pouvoir temporel, le « droit » anglo-saxon s’est peu à peu, à la mesure de la prise du pouvoir politique par les puissances d’argent, mis au service des principaux détenteurs de capitaux.

    Cette évolution, commencée en Angleterre, et qui a vu la France être sa première victime, s’est répandue dans le monde entier au cours des XVIIIème, XIXème et XXème siècles. Cette véritable « révolution » qui a eu lieu, en France, en Europe et dans le monde à partir du XVIIIème siècle, a remis en cause l’équilibre politique post impérial issu de l’Europe du Moyen-Âge.

    Le Nouvel Ordre Mondial, qui est le résultat de la longue évolution décrite ci-dessus, appelé de leurs vœux par les tenanciers du système économique global, s’apparente à l’anéantissement complet de ce que l’on entendait traditionnellement par le terme de « civilisation », qui suppose un développement collectif et repose, fondamentalement, sur un équilibre des forces et des pouvoirs.

    La réunion, en Angleterre, des pouvoirs spirituel et temporel entre les mains du Roi a pavé la route anglaise vers l’impérialisme dominé par les puissances d’argent. La route anglaise a elle-même, à son tour, pavé la future route mondiale. Cette fusion des pouvoirs temporel et spirituel a engendré l’émergence d’une volonté impériale par l’alliance du fer et de l’argent. Oliver Cromwell (1599 – 1658) a en effet mis en place le système politique dans lequel l’hégémonie impériale est financée par les banquiers. Ces banquiers, jusqu’alors installés en Hollande à la suite de leur expulsion d’Espagne sous le règne du Roi Ferdinand et de la Reine Isabelle (voir décret de l’Alhambra signé le 31 mars 1492), ont dès lors commencé à financer le pouvoir temporel anglais.

    Selon la « loi naturelle » qui veut que « celui qui donne est au-dessus de celui qui reçoit », cette alliance du fer et du portefeuille a, à son tour, historiquement et mécaniquement, donné naissance à la suprématie des détenteurs de capitaux sur le pouvoir politique. Cette suprématie s’est affirmée au cours des XVIIème et XVIIIème siècle par le financement, par les puissances d’argent, des différentes Compagnies des Indes qui agissaient pour le compte des États, bénéficiaient d’un monopole public et de la force publique.

    Il est important de bien comprendre que l’intégrisme financier actuel est le descendant direct, l’héritier fatal, de l’absolutisme du pouvoir anglais qui, en 1531, a fusionné les pouvoirs temporel et spirituel, faisant ainsi disparaître la réalité des contre-pouvoirs.

    Depuis l’époque dite des Grandes Découvertes et des grandes aventures maritimes, les détenteurs de capitaux n’ont eu de cesse de développer leur contrôle discret, par la mise en œuvre générale du concept d’anonymat, du pouvoir politique ; cette prise de pouvoir fut particulièrement manifeste dans ce qu’il convient d’appeler les « compagnies des Indes ».

    En quelques sortes, les Compagnies des Indes préfigurent la distinction, aujourd’hui entrée dans les mœurs économiques occidentales, entre les bénéfices, largement privés, et les charges, financées par la collectivité publique. Avec la précision que, dès l’avènement des différentes Compagnies des Indes, les responsabilités civiles, pénales et politiques des intervenants disparaissent dans le monopole d’État. Les compagnies des Indes sont le premier modèle dans lequel les détenteurs réels du pouvoir, ceux qui profitent de façon ultime des bénéfices des opérations, sont très largement à l’abri de toute mise en cause juridique.

    Les détenteurs du pouvoir capitalistique revendiquent aujourd’hui, de façon « naturelle », l’officialisation politique et juridique de la réalité de leur prise de pouvoir. Car il faut bien comprendre que les tenants occidentaux du « Nouvel Ordre Mondial » sont en réalité les émissaires du pouvoir économique caché. Fatalement, ce pouvoir économique caché – derrière les multiples faux semblants de l’anonymat capitalistique et du parlement représentatif – devait tôt ou tard revendiquer officiellement le pouvoir qu’il a officieusement conquis au fil des siècles.

    De l’absolutisme financier à l’esclavagisme pour tous

    La fusion, à la mode anglaise, du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel a fait disparaître l’équilibre des pouvoirs qui a, seul dans l’histoire du monde, permis l’émergence de la liberté individuelle et, notons-le, de la « bourgeoisie commerçante » en tant que force politique.

    Car l’émancipation populaire n’a pu, en occident, voir le jour qu’en raison de l’instable équilibre politique entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel. Paradoxalement et de façon ironique, c’est précisément sous les coups de boutoirs répétés de la « liberté individuelle », elle-même manipulée à l’extrême, que disparaît la civilisation occidentale caractérisée par la liberté individuelle et par la liberté politique des masses populaires. Rappelons incidemment que l’ultra-individualisme, revendiqué par des mouvements comme les « LGBT », les « droits de l’enfant »« l’éducation sexuelle dès le plus jeune âge », est l’aboutissement logique de la domination politique absolue des principaux détenteurs de capitaux : ces derniers utilisant à leur avantage exclusif le principe de bonne politique consistant à « diviser pour mieux régner ». Diviser chaque humain en une entité isolée de toute composante sociale pérenne et, au-delà, diviser l’humain et la vie en des entités physiques autonomes, est l’une des armes les plus redoutables utilisées par les tenanciers du pouvoir économique global pour asservir l’humanité. En effet, cette méthode d’asservissement appelée « diviser pour mieux régner » n’est pas seulement utilisée, de manière géopolitique, pour diviser les peuples et les nations mais également, de façon beaucoup plus sournoise et dangereuse, d’un point de vue politique pour faire de chaque humain une entité instable dépourvue de tout supports émotionnels et affectifs stables ; l’humain devenant dès lors un atome aisément manipulable, analogue à un « objet » qu’il convient d’utiliser.

    L’autre arme fatale utilisée par les tenanciers économiques du pouvoir réel est le « droit », brandi comme un bouclier antisocial. Car le « droit-réglementation » à la mode anglo-saxonne sert à la fois de prétexte et de justification au renforcement de l’absolutisme financier.

    Le futur rôle de la France dans le rétablissement du concept de « droit »

    L’évolution mondiale vers l’impérialisme à la mode anglaise a débuté, en France, à la fin du XVIIIème siècle. La Révolution de 1789 a imposé simultanément la disparition :

    • du principe de régulation économique étatique en imposant les prémisses du libre-échange par le décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791 (qui renouvelle l’édit de Turgot de 1776 supprimant les corporations et libéralisant le commerce des grains) et la Loi Le Chapelier (14 juin 1791, qui interdit les corporations de métiers et les organisations professionnelles) et
    • le système parlementaire dit représentatif. Dans un souci d’allègement de mon exposé, je ne reviendrai pas ici sur les tenants et les aboutissants de ce double phénomène, que j’ai longuement exposé par ailleurs.

    Cette évolution, fatale à la liberté, s’est poursuivie, toujours en France, par :

    • la dépossession politique actée du pouvoir monétaire qui a été la conséquence de la création, en 1800, de la Banque de France par Napoléon et
    • par l’apparition, en 1807, du Code de commerce conçu comme dérogatoire au Code civil de 1804.

    Le parallélisme entre l’évolution juridique et politique française et l’évolution juridique et politique mondiale invite à comprendre que la France a une certaine importance dans l’évolution du droit international et donc du monde.
    Rappelons, accessoirement, que le Code civil de 1804 fût la grande œuvre législative française. Elle valut à la France une grande partie de son rayonnement international moderne. A ce propos, il importe de mentionner que la Chine désigne la France par un pictogramme qui signifie « le pays de la Loi ». Du double point de vue ontologique et international, La France sans « la loi », n’existe pas.

    Or c’est précisément, ce qui a fait l’identité et la grandeur de la France – et à sa suite celles du monde occidental civilisé – « le droit » construit autour du concept d’équilibre des pouvoirs, qui est, sous nos yeux, en train « de sombrer corps et âme ».

    L’émergence actuelle du continent eurasiatique et le prochain avènement des nouvelles routes de la soie donnent à la France une occasion unique de reprendre sa place historique dans les affaires humaines. La France doit retrouver le sens de son existence qui est de faire le « droit », elle doit à nouveau proposer au monde des normes originales et , respectant les principes du droit naturel, qui permettent de gérer le plus sereinement possible les nouvelles interactions entre les peuples que le développement du commerce continental va permettre.
    Cela ne sera possible qu’après que la France se sera affranchie de la domination financière d’origine anglo-saxonne. Cette condition est double :

    • elle nécessitera, d’une part, une remise en cause institutionnelle de l’organisation politique actuelle et
    • elle passera, d’autre part, par une purge des écuries d’Augias qui servent de pouvoir politique à l’a-France.

    9782376040255web.jpgEn d’autres termes il faudra, tôt ou tard, rendre aux responsables politiques français la mesure pleine et entière de leur pouvoir, ce qui s’entend de la restauration de leur responsabilité civile et pénale, à titre à la fois personnel et professionnel. Car il faut comprendre que la prétendue responsabilité politique, qui consiste en la sanction des futures élections, n’est qu’un faux semblant permettant, en réalité, la disparition de la responsabilité des acteurs politiques. Ce qui est la conséquence logique du fait que les prétendus acteurs politiques sont en réalité dépourvus de tout pouvoir politique réel, celui-ci étant transféré dans les mains anonymes des puissances économiques dominantes. Or, la « responsabilité » est l’apanage naturel, structurel, du véritable pouvoir politique. Pas de « pouvoir » sans « responsabilité personnelle » de ses acteurs.

    Valérie Bugault est Docteur en droit, ancienne avocate fiscaliste, analyste de géopolitique juridique et économique.

    https://www.medias-presse.info/retour-sur-lidentite-juridique-francaise-a-quelles-conditions-la-france-peut-elle-redevenir-la-france/114775/

  • Les agriculteurs en ont gros sur la patate

    Présent – Les paysans sont verts de colère et le font savoir. C’est sur leurs engins agricoles que des milliers d’agriculteurs ont convergé vers les principales villes de France et de Navarre afin d’exprimer leur ras-le-bol général vis-à-vis de la politique actuelle du gouvernement. Et manifester leur agacement face à l’« agribashing » dont ils estiment être les victimes permanentes.

    La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricole (FNSEA) et le syndicat des Jeunes Agriculteurs ont de quoi être satisfaits. Hier, entre deux opérations escargot sur les autoroutes ou coup-de-poing dans les hypermarchés, leur mobilisation nationale a été un véritable succès tant sur le terrain que dans les médias. Rien qu’à Paris, 1 086 tracteurs ont occupé les Champs-Elysées et l’avenue George-V – tout un symbole – afin de crier, dans un concert de klaxons, leur détresse au ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume. En ligne de mire de cette colère des paysans français, le déséquilibre concurrentiel qui existe entre les produits de l’Hexagone soumis à des normes drastiques et ceux venus de l’étranger qui bénéficient d’une réglementation plus souple. Et dont la grande distribution profite allégrement. Pour les syndicats d’agriculteurs, l’Etat est le premier responsable de cette situation. Le ministre a beau dire qu’il se sent solidaire de leurs doléances, qu’il les juge légitimes, les paysans, quant à eux, estiment insuffisants les effets promis de la loi Egalim. Votée en octobre 2018, elle était censée rétablir l’équilibre des relations commerciales entre les producteurs et la grande distribution, et rendre accessible aux consommateurs une alimentation saine et durable. Encore faut-il ajouter le dénigrement, cet « agribashing » selon l’anglicisme consacré, auquel ils doivent faire face de la part d’une partie de la population ou des lobbys écologistes qui les accusent de tous les maux possibles. Certains paysans reprochent au président Emmanuel Macron d’avoir cédé à ces derniers et d’avoir pris la décision d’interdire pour 2021 l’objet de toutes les crispations environnementalistes, le glyphosate. Une baisse importante de revenus, qui a entraîné la vente de centaines d’exploitations, une crise des vocations et une augmentation des suicides au sein de cette corporation à qui les consommateurs sont pourtant redevables.

    Le gouvernement devrait recevoir aujourd’hui les principaux responsables des syndicats afin de trouver une solution à leur désarroi. Si tant est que celui-ci prenne conscience du fumier qu’il a sur les yeux depuis le début des réformes iniques qu’il a lancées. Invité sur LCI afin de débattre sur cette mobilisation, le journaliste et chroniqueur André Bercoff a lancé un pavé vitriolé dans la mare aux cochons : « Nous n’avons pas d’argent pour les dizaines de milliers d’agriculteurs qui crèvent en France, Mais par contre, on trouve des milliards d’euros pour les immigrés qui débarquent chaque année. » Une vérité qui a certainement fait perdre la patate au plus français de nos paysans face à une triste réalité qu’ils ne maîtrisent plus aujourd’hui.

    Retrouvez cet article sur Présent

    https://www.tvlibertes.com/actus/les-agriculteurs-en-ont-gros-sur-la-patate

  • TOUS UNIS LE 5 DECEMBRE POUR LA DEFENSE DES DROITS « ZAKIS », DES PRIVILEGES CATEGORIELS ET POUR LE MAINTIEN DES INEGALITES ?

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    Pieter Kerstens

    Quand un pays comme la France accumule les déficits budgétaires année après année et une dette de 2.400 milliards d’euros, on peut quand même se poser la question de savoir qui va payer l’addition.

    Ce poids financier réel sera supporté par nos enfants et petits enfants durant leurs vies professionnelles et handicapera lourdement le développement de l’activité économique durant des décennies.

    Le docteur Micron n’est pas mon préféré, mais certains de ses constats relèvent du bon sens quand il déclare « qu’il faut traverser la rue pour trouver du boulot », que dans une gare « certains ne sont rien » ou encore que dans un abattoir « certaines ouvrières sont des illettrées », phrases qu’il faut replacer dans leur contexte, mais qui sont des réalités. Et qui pourrait contester que parmi les 6 millions de chômeurs indemnisés, des centaines de milliers parasitent le système au détriment de ceux qui en ont le plus besoin ?

    C’est facile d’être généreux avec l’argent des autres.

    Depuis fort longtemps les gouvernements successifs n’ont pas su, pas voulu ou refusé d’appliquer les réformes structurelles indispensables à l’assainissement des finances publiques. Il est indispensable et urgent de montrer maintenant un réel courage politique face au chaos qui règne dans l’Hexagone.

    Je ne parle pas ici des régimes « autonomes » gérés en bon père de famille depuis fort longtemps, ni des régimes complémentaires destinés à améliorer les pensions futures, mais bien des régimes « spéciaux », privilèges de certaines castes et propriétés des syndicats, dont par ailleurs les prérogatives devraient être revues.

    En outre, il serait souhaitable de se pencher efficacement sur la gestion des deniers publics dans toutes les administrations et dans tous les secteurs, car là aussi existe un gaspillage phénoménal.

    Déjà dans les années 1980, l’Etat avait puisé dans le régime général des retraites du privé pour boucher le trou des retraites des fonctionnaires. Années après année, l’armada œuvrant dans les divers secteurs de la Fonction Publique est responsable de l’hémorragie financière qui creuse l’abîme des finances publiques. C’est pourtant une réalité qu’on passe sous silence que les actifs n’arrivent plus à payer les retraites des agents de l’Etat, que ce soit au niveau national, régional, départemental, municipal et dans les entreprises publiques.

    Quand on voit que seuls 48% des foyers fiscaux payent des impôts sur le revenu, il est bien temps de réduire les dépenses de la France et de tenir un langage de vérité en dehors de toute démagogie ou de discours clientélistes.

    Peut-on effectivement maintenir un système de régimes « spéciaux » avec des départs à la retraite à 55 ans et une pension moyenne de 3.500 euros par mois comme à la RATP ? Et pour la SNCF une retraite à 57 ans et 2.750 euros par mois ? Accepter qu’un ancien fonctionnaire d’un service culturel, actuellement « Gilet Jaune », bénéficie depuis plus de 10 ans d’une mise à disposition avec une indemnité de 2.600 euros par mois ?

    OUI, en France, 80% de la population bénéficie des largesses de l’Etat Providence et les 15% des plus défavorisés n’en voie pas les attraits, ni les 5% des plus nantis qui n’en n’ont nul besoin.

    Ce sont effectivement les classes moyennes qui en supportent les inconvénients financiers, sous forme de taxes, d’impôts divers et de charges « sociales » plus nombreux depuis 40 ans.

    Et pour les indépendants, les agriculteurs ou les petits commerçants qui ne cessent de rouspéter, personne ne s’avise de leur demander combien d’argent « noir » ils ont accumulé au fil de leurs années d’activité afin de se constituer un « bas de laine » (sous diverses formes) en vue de leurs années de retraite. Chacun d’entre nous en connait plusieurs qui font preuve de modestie.

    Travailler plus pour gagner plus ?

    Le devoir de mémoire nous oblige à se rappeler que l’allongement de l’espérance de vie a été porté de 63 ans en 1948 à 77 ans en 2017, soit 14 années de plus en moyenne en 70 ans. Mais durant cette période, l’âge de la retraite avait été diminué de 65 à 60 ans en 1981, par François Mitterrand, par pure démagogie et électoralisme, alors même que le chômage allait en augmentant et diminuait par conséquence le nombre des cotisants ! Cet écart d’une retraite plus longue (quasi 20 années) est bien sûr le facteur prépondérant du déficit des régimes de retraite, tous secteurs confondus.

    Le fait que la ministre Aubry ait imposé une durée hebdomadaire du travail à 35 heures n’a pas non plus amélioré la compétitivité de notre économie, déjà handicapée par des règlements plus idéologiques que fondés sur l’efficacité, et ce, au titre d’un principe de précaution instauré dans divers domaines industriels ou commerciaux.

    L’évolution de la démographie en France comme dans la plupart des pays européens, avait donné lieu en 2000 à un rapport d’une commission de l’ONU, présidée par M. Jamie, qui préconisait une immigration extra-européenne de 150 millions d’individus afin de pouvoir suppléer au manque de financement des retraites pour les divers pays de l’Union Européenne. Tous ces migrants auraient-ils été (ou sont-ils) des travailleurs cotisants aux régimes sociaux des retraites ? L’exemple de l’Allemagne, qui avait accepté 1.500.000 nouveaux immigrés en 2015, montre à l’évidence que 70% de ceux-ci ne répondait en aucune façon aux critères de réfugiés, et que seul à peine 30% ont été intégré au marché du travail !

    Hormis le fait de combler le gouffre financier des retraites futures par les contribuables, comme c’est le cas actuellement, il devrait être envisageable de pouvoir adopter des mesures structurelles :

    • Ramener l’âge de la retraite, comme avant 1981, à 65 ans pour tous.
    • Exiger au minimum 160 trimestres de cotisation pour une pension à 100%
    • Augmenter le taux de cotisation retraite pour tous les salariés, dans le public comme dans le privé.
    • Diminuer le montant des retraites au-delà des 5.000,00€ par mois.
    • Octroyer un bonus de 5% par an pour ceux qui choisissent de partir à la retraite après 65 ans.
    • Pour ceux qui le désirent, départ anticipé à la retraite avant 65 ans avec un malus de 5% par an.
    • Pour les mères de famille, bonus de 2 ans par enfant, par carrière d’au moins 20 années.

    Afin d’augmenter les recettes de l’Etat, améliorer et augmenter la répression des fraudes.

    Il n’est plus un secret pour personne, que 600 milliards d’euros appartenant à des résidents français dorment toujours dans les paradis fiscaux. Que faire alors pour exiger leur rapatriement ?

     Et tous les ans, les fraudeurs du fisc (argent « noir » liés aux divers trafics, fraude à la TVA, fausses factures et blanchiment, omissions volontaires, etc..) volent plus de 60 milliards au budget de l’Etat.

    En outre, différents rapports récents ont mis à jour des fraudes sociales et administratives (usurpation d’identité, fausse déclaration, escroquerie et faux en écriture) qui s’élèvent au minimum à 14 milliards d’euros tous les ans, creusant le déficit de la Sécurité Sociale.

    Pour les fraudeurs viscéraux et invétérés il est indispensable que la Justice se montre plus ferme, prononce plus de peines de prison effectives et mette le patrimoine des condamnés sous séquestre.

    Ces divers « manque à gagner » pourraient aussi aider à l’équilibre des finances publiques et en conséquence diminuer d’une manière significative la dette publique.

    Il est vrai que le droit de grève est reconnu, mais la liberté du travail doit primer sur toute autre considération !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/11/28/tous-unis-le-5-decembre-pour-la-defense-des-droits-zakis-des-6194231.html