
Un soir de novembre 2009, je faisais la queue, un bébé dans les bras, et quelques plus grands autour, pour faire vacciner toute la famille contre le H1N1. C’est comme ça : j’avais peur pour eux, j’avais écouté le discours des autorités de l’époque, le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et demandé l’avis de notre médecin : oui. Donc, c’était oui, sans hésitation. Je me rappelle aussi les mauvaises blagues (ah, ah, ah, le conseil de tousser dans son coude !), les sarcasmes de mes collègues en salle des profs sur toute la communication du gouvernement à l’époque. Et puis, on connaît la suite de l’histoire : cette grippe fit pschitt, une simple grippette, pour le coup. Les socialistes qui lui succédèrent prirent, en mai 2013, le contre-pied de la stratégie logistique : plus de gestion centralisée, externalisation de l’approvisionnement en masques. Quant à Roselyne Bachelot, elle fit l’objet d’attaques, dut rendre des comptes et mit fin à sa carrière politique.






En cette période funeste de confinement, les chaînes d’information continues nous abreuvent de messages statistiques concoctés par Jérôme Salomon, désormais célèbre porte-parole médical du gouvernement, lequel augmente chaque jour, graduellement, sur un ton compassé, le nombre des mauvaises nouvelles.
Printemps 1907 : les viticulteurs du Midi, en pleine crise, se soulèvent contre le gouvernement Clemenceau Les manifestations sont réprimées dans le sang Mais la troupe finit par rallier les révoltés, par solidarité régionale.