
En Italie, 70 % des gynécologues refusent de pratiquer l’avortement au nom de leur liberté de conscience.
Aux Etats-Unis, la Cour suprême doit valider ou annuler une loi votée en Louisiane, qui impose à un médecin, prêt à pratiquer l’avortement, de travailler à moins de 50 kms du lieu de l’avortement. Par effet en chaine, une seule clinique demeurerait capable de faire des avortements dans toute la Louisiane. Cela se produit au moment où les Etats du Sud multiplient les législations pro-vie. Dans l’Alabama, un médecin qui pratique un avortement, même après un viol, risque désormais 99 ans de prison. En Georgie ou dans le Tennessee, le délai pour avorter est désormais de 6 semaines. Sur les 50 Etats américains, 28 sont engagés dans des démarches de limitation de l’avortement. L’objectif est que la Cour Suprême change la jurisprudence nationale, qui autorise l’avortement depuis 1973 et le célèbre arrêt Roe contre Wade. La Cour Suprême devrait rendre sa décision en juin.
Aujourd’hui, les deux juges les plus âgés de la Cour Suprême (où ils sont nommés à vie) sont des magistrats progressistes, ils ont 86 et 81 ans. Donald Trump (qui a déjà nommé 2 juges conservateurs) pourrait, s’il est réélu, miser sur leur disparition pour les remplacer et ancrer la Cour pour 10, 20, 30 ans.
https://www.lesalonbeige.fr/de-litalie-aux-etats-unis-le-combat-pour-la-vie-avance/




À l'instar de ses alliés Frères musulmans, le président désormais tout puissant de la ci-devant démocratie turque se pose avec habileté en défenseur des droits de l'Homme et des libertés. Cela peut se comprendre dans certains pays de traditions dictatoriales. Jusqu'aux printemps arabes de 2011 régnaient des régimes à partis uniques plus ou moins laïcistes, comme en Tunisie, en Irak ou en Égypte.
