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l'information nationaliste - Page 7701

  • Le repos dominical fait bouger les lignes

    Extrait de l'éditorial d'Eric Letty dans Monde et Vie :

    UNE904"Hervé Mariton se retrouve ainsi sur les mêmes positions que Manuel Valls, et Henri Guaino que Martine Aubry, qui rappelle que «la société de consommation n’est pas un but en soi. Le dimanche, c’est un jour pour la famille, les amis, l’art et la culture ». Il assez paradoxal, en effet, que le même gouvernement qui n’a de cesse de chanter les vertus du « vivre ensemble», casse ce puissant instrument de cohésion familiale et sociale. Valérie Trierweiler, sans doute désireuse de nuire à son ex-concubin, a toutefois trouvé les mots justes dans un message « gazouillé » sur le réseau Tweeter : « Ma mère travaillait le dimanche, elle n’avait pas le choix. Que ces dimanches étaient tristes. Nous attendions son retour pour vivre. »

    En face, Emmanuel Macron est un bébé-Attali et la gauche qu’il promeut est celle de son mentor, mondialiste, matérialiste et ultra-libérale : la gauche de « l’homme nomade ». C’est à elle aussi que se raccrochent Manuel Valls et, moins bruyamment, François Hollande. Cette gauche-là n’aime pas la famille, nous avons eu l’occasion de le constater depuis le début du quinquennat. Elle n’aime pas non plus le peuple français, ni la France. Le repos du dimanche est aussi sacrifié aux desidarata bruxellois.

    La deuxième lecture de la loi Macron, qui n’exclut pas la première, a trait à un choix de civilisation et aux racines chrétiennes de notre pays, que ce texte contribue à arracher. Martine Aubry, qui n’a certes jamais compté parmi les amis de l’Eglise, a omis de préciser que le dimanche est aussi, et d’abord, le jour du Seigneur, « jour de grâce et de cessation du travail », dit le Catéchisme. Comme le rappelait un numéro récent de Monde et Vie, ce n’est pas la première fois, dans l’histoire, que les ennemis du catholicisme tentent de le « laïciser ». Après une longue bataille, la droite catholique et sociale n’obtint qu’il devienne chômé qu’en 1906, quelques mois après la grande spoliation de 1905, en quelque sorte comme un lot de consolation.Il est significatif que le gouvernement revienne sur cet acquis, au moment où Claude Bartolone proclame la supériorité de la religion républicaine sur toutes les autres. Ils ont commencé une guerre de religion."

    Michel Janva

  • L’enfer est pavé de Patrick Pelloux

    Sous mes yeux effarés, le « pas d’amalgame » se casse la gueule lamentablement en direct à la télévision.

    À sa descente d’avion en provenance de Stockholm où il était allé manifester sa solidarité au peuple danois, Patrick Pelloux s’est rendu sur le plateau de l’émission « C à vous » afin de livrer son bilan de la situation. Le contenu de ses déclarations mérite que nous garions notre véhicule à proximité de l’extrait vidéo afin d’en apprécier la haute portée stratégique. Frein à main bien serré, dégustons la pensée de l’homme.

    Pour en finir avec cet extrémisme sanguinaire, Patrick Pelloux a sa petite idée. C’est très simple : « Il faut qu’on cultive un monde meilleur. » Légèrement conscient de l’aspect un peu flou du concept, l’ex-urgentiste affine sa pensée. « Ce ne sont pas de vains mots, il faut mettre un vocabulaire sur ce qui se passe… » Voilà. À vos dictionnaires. Ceci est une kalachnikov, cela est un assassin, etc… OK, on avance. Mais ne nous moquons pas car Patrick Pelloux sent bien qu’il est impossible de rester dans la complainte.

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  • Voltaire, une imposture (article paru dans L’Action Française 2000, 19 février 2015)

    Avant de parler du fond de la démystification de Voltaire menée à bien par Marion Sigaut, quelques mots sur la forme. Comme souvent chez Kontre Kulture, le livre en lui-même se signale par la beauté de sa couverture, la qualité du papier et celle de l’impression. De même, l’intérêt croissant des chapitres – des petites anecdotes du début aux deux grandes affaires de la fin (Calas et La Barre) –, la familiarité du ton et l’art de ménager le suspens font que l’on dévore comme un roman policier ce pourtant très riche travail historique.

     

    La Justice réhabilitée

    Autre qualité en quelque sorte liminaire qui ne peut que ravir le lecteur et le mettre en confiance : l’honnêteté intellectuelle de Marion Sigaut qui, malgré son indignation devant les mensonges et les hypocrisies de Voltaire, ne lui dénie jamais ses qualités d’écrivain, sauf quand il s’agit de son œuvre de dramaturge, ou qui compatit avec une sincérité évidente aux malheurs d’un Calas ou d’un chevalier de La Barre, dont elle démontre pourtant qu’ils n’étaient pas si innocents que Voltaire le raconte.

    Mais ce qui retiendra surtout notre attention, c’est la réhabilitation du fonctionnement de la justice et de la police du XVIIIe siècle, que l’auteur opère (à l’exclusion de la torture, évidemment) en comparant systématiquement les allégations de Voltaire et ce qui ressort des nombreux documents d’archives qu’elle a consultés : minutes, registres, procès verbaux, correspondance des magistrats, rapports de médecine légale (dont on apprend au passage qu’elle était déjà pratiquée à l’époque). Le lecteur est abasourdi de découvrir que l’idée qu’il se faisait jusque-là de ces affaires judiciaires fameuses n’était en fait que le rabâchage par une tradition historiographique complaisante et paresseuse de la version polémique, animée de passion anti-française et anti-catholique, de l’ami du roi de Prusse et de l’Angleterre, de ce BHL du siècle des prétendues “Lumières”. C’est d’ailleurs par cette dernière comparaison que l’on saisit toute l’actualité du travail de Marion Sigaut. À nouveau, les mânes de l’escroc de Ferney sont invoquées un peu partout et particulièrement dans l’entreprise en cours de récupération de l’émotion des Français au lendemain des attentats islamistes. Or si Voltaire doit être pris aujourd’hui comme symbole de quelque chose, ce n’est sûrement pas de la liberté d’expression, – lui qui n’a cessé toute sa vie de chercher à faire taire ses contradicteurs –, mais plutôt de cette malheureuse tradition des intellectuels français adorateurs des modèles étrangers et calomniateurs de leur propre peuple.

    Stéphane Blanchonnet

    Action Française 2000

    Marion Sigaut, Voltaire – Une imposture au service des puissants, Kontre Kulture, 463 pages, 19 euros.

    Vous pourrez acheter le livre lors du cercle de Flore de ce soir ou le commander à la Librairie de Flore

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Voltaire-une-imposture-article

  • En France, l’islam radical continue à se développer dans les mosquées

     (NOVOpress via Le Figaro)
    Les salafistes, adeptes d’un islam rigoriste, multiplient les offensives pour déstabiliser les salles de prière modérées en France. Selon un dernier bilan du ministère de l’Intérieur, 89 lieux de culte sont déjà sous influence et 41 font l’objet d’entrisme.

    Le spectre d’une véritable contagion radicale plane sur les mosquées de France. Aiguillonnés par une profonde abhorration de l’islam institutionnel volontiers qualifié comme la «religion des judéo-croisés» et vomissant les imams des mosquées qu’ils désignent comme des traîtres et des «impies» dès lors qu’ils prônent une pratique modérée de l’islam, des groupes salafistes ont lancé une vaste offensive souterraine pour tenter d’étendre leur emprise sur les lieux de culte les plus fragiles.

    (…)

    Même si les salafistes se déclarent hostiles au djihad, les lieux de culte qu’ils noyautent représentent de véritables viviers, pour ne pas dire des «couveuses» pour les futurs combattants volontaires vers les zones de combat. «En effet, ils y prônent un retrait du monde et une rupture quasi totale avec les non-musulmans afin de se consacrer à la religion, rappelle un expert du bureau des cultes du ministère de l’Intérieur dans un compte rendu porté à la connaissance du Figaro. Cette vision exclusive considère toute soumission aux lois de la République, dans le cadre d’une convocation au commissariat ou au tribunal, comme illicite car revenant à cautionner un ordre impie.» Par ailleurs, son discours, qualifié de même source comme «victimaire et complotiste sur les événements touchant les musulmans en France et dans le monde», fait mouche auprès des esprits les plus faibles et des jeunes de banlieue en perte de repères.

    http://fr.novopress.info/182738/en-france-lislam-radical-continue-se-developper-les-mosquees/

  • La civilisation post-chrétienne ne produit pas du vide : elle est le vide

    Politique Magazine a interrogé Richard Millet. Extraits :

    Une137réduite2"Depuis l’attentat de Charlie Hebdo, on assiste au déploiement d’une effarante propagande où il n’est question que de liberté d’expression. Que vous inspire la pseudo-unité nationale qu’elle suscite, vous qui avez été condamné à mort socialement et médiatiquement pour vos écrits ?

    Ce genre d’unanimité ne peut se faire, comme René Girard l’a montré, qu’au détriment de quelques-uns.La prétendue recomposition nationale qui a eu lieu après les meurtres de Charlie Hebdo nous dit deux choses : d’abord qu’elle n’aurait pas été aussi grande si les victimes n’avaient pas été des journalistes (les meurtres de Toulouse et de Montauban, il y a deux ans, pourtant de même nature, n’avaient pas suscité un pareil émoi) ; il est vrai, ces journalistes appartenaient à l’extrême-gauche, celle-là même qui clame qu’il n’ y a pas encore assez d’immigrés, pas assez d’« Europe », et qu’il faut en finir avec les nations. D’autre part,cette unanimité s’est faite au détriment même de la « liberté d’expression », c’est-à-dire de ceux qui, Français de souche et catholique sont constamment insultés par Charlie Hebdo. Il en va de cette liberté comme de la « tolérance » : elle est une arme de contrôle, pour le pouvoir médiatico-politique qui trouve à présent chez Zemmour, Camus, Finkielkraut et moi-même des « responsabilités » dans le climat d’ « islamophobie » qui fait des musulmans les victimes d’un « amalgame », d’une « stigmatisation » (ces mots ayant remplacé celui, dévalorisé, de racisme). Le serpent socialiste se mord d’ailleurs la queue : son discours rejoint ici celui des islamistes prétendus « modérés ».

    La religion républicaine peut-elle s’aveugler encore longtemps sur le fait qu’elle n’est qu’un dangereux simulacre ? Est-ce finalement l’islam qui va le lui apprendre ?

    L’islam, dans sa violence comme dans ses conquérantes prétentions juridiques, a le mérite de rappeler, involontairement, que la classe politique joue, depuis une trentaine d’années, avec le feu immigrationniste. Soyons réalistes ; il y a une bonne immigration : celle qui veut s’assimiler, et une autre, problématique, généralement musulmane, qui trouve dans le multiculturalisme une citoyenneté minimaliste. Je suis « français » faute de mieux (faute d’être américain, par exemple, ou de vivre selon la charia), peuvent se dire les jeunes immigrés. L’islam est, pour beaucoup, un ordre politique avant d’être une religion, comme l’a rappelé Houellebecq dans son roman Soumission. Tout cela occulte le fait majeur : la déchristianisation de l’Europe, dont la religion laïque ou celle des droits de l’homme ne peut plus masquer qu’elle fait le lit de l’islam, lequel a horreur du vide religieux. Et si les catholiques ont montré qu’ils sont une force puissante lors de la Manif pour tous, cette force ne semble pas avoir, hélas, d’avenir politique. Les socialistes continuent leur œuvre de destruction, cette forme de guerre civile, commencée en Vendée, en 1793. [...]

    La civilisation post-moderne, post-historique, post-chrétienne ne produit pas du vide : elle est le vide, la jouissance du vide, du présent perpétuel, du light, de l’insignifiant, de la « glisse », de l’absence de mémoire, etc. Le multiculturalisme d’état est un des visages de ce vide. A la différence du romancier consensuel ou du propagandiste littéraire, l’écrivain doit sans cesse redéfinir sa condition : le terrain sur lequel il s’avance est infiniment piégé par le Spectacle qui tente de le récupérer, comme il l’a fait pour Debord et pour Muray. L’écrivain vit dans une époque si trouble, si inquisitoriale, si judiciarisée qu’il ne peut être qu’un solitaire, un franc-tireur. Tout le condamne, mais il écrit à partir de cette condamnation même…"

    Michel Janva

  • La révolution islamique

     « La République française avait trouvé son supplément d’âme dans le patriotisme mais cette valeur est aujourd’hui délaissée. Avec une société laïque mais surtout matérialiste, notre société française n’est plus attractive pour les jeunes idéalistes ».

    Le récent attentat de Paris contre l’hebdomadaire satirique gauchiste Charlie Hebdo remet la révolution islamiste mondiale au premier plan de l’actualité. Car le mouvement terroriste qui se veut d’inspiration religieuse est plutôt avant tout un mouvement révolutionnaire. Ce mouvement s’insurge contre les démocraties occidentales qu’il considère comme impies car matérialistes et décadentes sur le plan des mœurs. Il utilise pour cela la voie de la violence comme toute révolution. Les dirigeants sont des intellectuels, souvent formés en Occident, et les exécutants sont des déracinés. C’est un phénomène culturel qui n’a rien à voir avec la richesse ou la pauvreté.

    L’islamisme est un mouvement révolutionnaire.

    L’Occident a beaucoup de mal à comprendre ce qui arrive car il muré dans ses propres certitudes. La révolution islamiste n’est pas apparue par génération spontanée. Son fondateur est Sayyd Qutb, intellectuel (journaliste) égyptien, né en 1906 et pendu en 1966. Hostile à l’enseignement coranique reçu dans sa jeunesse et hostile à la monarchie égyptienne, donc à la tradition, il partit aux Etats-Unis en 1948 étudier les écoles américaines. Il jugea ce pays individualiste jusqu’à la nausée et spirituellement vide. Il se mit alors à craindre la colonisation occidentale à cause de ses conséquences idéologiques. En 1952, il est membre des frères musulmans qui aident l’armée à renverser la monarchie mais il est arrêté lors de l’attentat manqué contre Nasser en 1954. Qutb est emprisonné puis pendu en 1966. Comme Hitler, il écrit ses livres en prison « Fi Zilaal Al Quraan » (à l’ombre du Coran) et Maâlim fi Tariq (Jalons sur la route). Il y dénonce la Jahiliya (ignorance de l’Islam authentique). Il accuse la tyrannie des lois humaines (taghout) y compris démocratiques qui s’opposent aux lois de Dieu. Il estime qu’il faut guider les masses à sortir de l’ignorance et du complot des Juifs. (Voir Mystique et politique. Lecture révolutionnaire du Coran par Sayyid Qutb ; presses de la FNSP et éditions du Cerf 1984).

    Pourquoi cette lecture révolutionnaire du Coran, reprise par les intellectuels radicaux que sont le milliardaire arabe wahhabite Oussama Ben Landen et le docteur égyptien Ayman al-Zahouahiri, a-t-elle eu un tel succès pour motiver ultérieurement des chefs de guerre locaux et des jeunes y compris de nos banlieues ?

    Le soutien initial des Occidentaux aux Islamistes révolutionnaires.

    Au départ, Ben Laden est utilisé par la CIA contre les Soviétiques en Afghanistan. Le président américain Carter aurait signé une directive de soutien le 3 juillet 1979 ; le 15 mars 1995, le président Bill Clinton déclare : « Les valeurs traditionnelles de l’Islam sont en harmonie avec les idéaux les meilleurs de l’Occident ». Le président américain confond visiblement la tradition de l’Islam avec sa lecture révolutionnaire faite par les nouveaux islamistes. La rupture des Américains avec Ben Laden intervient en 1998 ; Al Zahouahiri fait connaissance de Ben Laden dans la lutte anti soviétique soutenue par les services secrets américains en Afghanistan. Il est le numéro deux d’Al Qaida et écrivain idéologue disciple de Sayyd Qutb. Il menace deux fois la France, le 3 aout 2009 à cause de la loi sur le voile et de la position française à l’égard d’Israël. Il recommence le 7 avril 2013 à cause de l’intervention française au Mali. Comme on le voit, les menaces d’attentats en France ne datent pas d’hier.

    Outre l’aveuglement des Occidentaux face à l’islamisme révolutionnaire (accueil de l’imam Khomeini en France par Giscard d’Estaing ; soutiens indirects aux islamistes en Lybie et en Syrie, élimination du laïc Saddam Hussein qui ouvrira la voie à l‘Eil en Irak, etc), le succès des Islamistes chez les jeunes dans les pays musulmans comme dans les milieux immigrés en Europe vient en partie des carences de la société occidentale à donner un sens à la vie dans un monde livré au matérialisme et à l’individualisme les plus vulgaires.

    L’Occident abandonne ses traditions morales et spirituelles.

    Qutb a inventé sa révolution islamiste suite à sa visite des Etats-Unis qui l’ont choqué par leur immoralité. Le philosophe Heidegger a montré que le monde occidental était dominé par un matérialisme utilitariste. Aux valeurs traditionnelles de Dieu, de la personne humaine, des racines et des idéaux, l’Occident a préféré l’idolâtrie de l’ego, des masses, de la technique et du pouvoir, notamment lié à l’argent. Cette critique est en partie vraie et explique la soif dévoyée mais réelle de spiritualité, d’engagement et d’héroïsme des révolutionnaires musulmans plongés dans une société sans idéal et hédoniste. Mais comme l’avait fort bien vu Dostoïevski, cet engagement militant « est maudit parce qu’il est cruel ».

    L’Occident pense se débarrasser de l’islamisme par la seule répression policière et militaire. Cette action répressive est essentielle et doit se faire grâce à une coopération internationale la plus étendue. Exclure de grands pays comme la Russie de cette coopération serait une très grave faute. Il faut d’urgence rapprocher l’Europe de l’Ouest de la Russie et les Américains doivent considérer ce rapprochement comme favorable et non défavorable à leurs intérêts à long terme. Il n’y a pas d’alternative, notamment devant la menace révolutionnaire islamiste.

    Toutefois, La répression policière contre une révolution ne suffit pas toujours. En profondeur, la révolution islamique perdra son pouvoir d’attraction le jour où les traditions religieuses, patriotiques et familiales seront de nouveau à l’honneur, pas seulement en Russie mais aussi en Europe occidentale et en Amérique. Le mouvement de destruction des traditions en cours à l’ouest depuis les années 1970 créé les conditions objectives du succès des islamistes auprès de beaucoup de jeunes.

    La révolution des mœurs et de la culture des années 1970 en Occident nourrit l’islamisme révolutionnaire chez beaucoup d’individus des jeunes générations, par le dégout qu’elle provoque au sein des peuples écœurés par des élites désaxées. Pour assécher la révolution terroriste islamiste, il ne suffit pas de réprimer car il faut aussi toucher les âmes et savoir sortir du matérialisme ambiant. La République française avait trouvé son supplément d’âme dans le patriotisme mais cette valeur est aujourd’hui délaissée. Avec une société laïque mais surtout matérialiste, notre société française n’est plus attractive pour les jeunes idéalistes. Il faut donc revivifier l’idéal de la patrie comme on le fait en Russie sinon le pari n’est pas gagné !

    Ivan Blot, 17/02/2015

    A voir aussi :

    L’essence de la révolution islamique

    http://www.polemia.com/la-revolution-islamique/

  • Un jour, un texte ! Les Français dans la guerre, L’ennemi mort par le Révérend Père BRUCKBERGER (21)

    « La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots.

    Notre premier ministre a déclaré que la France est en guerre. Mais l'ennemi est chez nous, au sein même de la population française. Il ne s'agit plus d'envoyer des professionnels, formés et aguerris combattre loin de nos terres, mais de se battre contre un ennemi sournois et impitoyable, qui use pour ses attaques de toutes nos libertés et des droits des citoyens français. Avant de faire une telle déclaration, encore eût-il fallu cultiver au sein du peuple français les valeurs qui font la force morale des nations. Cette nouvelle rubrique sur la guerre a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, elle est un peu modifiée pour montrer :les Français dans la guerre, L'ennemi mort pa le Révérend Père BRUCKBERGER (21)

    En mai 1985, Ronald Reagan, président des États-unis, en visite en RFA se recueillit dans un cimetière militaire allemand où il y avait quelques tombes de SS. Au tollé que suscita ce geste, répondit le R.P. Bruckberger, ancien aumônier de la Résistance.

    « Pour sa première sortie hors de Russie depuis son accession à l'empire, M. Gorbatchev a choisi de se rendre en Pologne. Le maître du Kremlin a voulu souligner que le premier attribut de sa puissance est sa fonction de garde-chiourme et d'esclavagiste. Il a tenu à rappeler aux Polonais qu'ils étaient sous sa botte, que cette botte était bien plantée dans la fourmilière et qu'elle y resterait pour les siècles des siècles. Rien ne m'a paru d'un cynisme plus indécent, plus scandaleux que cette visite officielle.

    Pourtant silence dans les rangs ! Les grandes consciences occidentales sont restées muettes. Que la Pologne pourrisse vivante dans un cachot ! Au moment où elle subit un nouvel et solennel outrage, elle n'aura pas le réconfort de notre compassion.

    Quarante ans après la défaite allemande, le président américain décide de visiter un cimetière militaire allemand, en signe de réconciliation de deux grands peuples libres : tempête d'indignation ! Je m'indigne d'une telle indignation.

    Je m'indigne comme soldat. Quand le sort des armes a tranché, le vainqueur a le devoir de rendre les honneurs aux cadavres des soldats vaincus, quels qu'aient été les torts et la cruauté des vivants. Nous ne renions pas notre guerre, nous ne rabaissons pas notre victoire, nous n'oublions pas nos morts en honorant les morts des vaincus.

    Je m'indigne comme chrétien. Si un chrétien a le devoir d'aimer ses ennemis même dans la flamme du combat, encore plus urgent est ce devoir si l'ennemi est mort. Devant la mort, toute justice humaine est dessaisie au bénéfice d'une juridiction plus haute, celle même de Dieu, juge ultime des vivants et juge unique des morts. Empiéter sur une telle juridiction est blasphématoire.

    Comme soldat et comme chrétien, je rends hommage au geste du président Reagan dans le petit cimetière de Bitburg.

    Une dernière chose. Un grand journal du soir, très sérieux, titrait en première page : « La polémique sur Bitburg a éclipsé la préparation du sommet de Bonn ».

    Une hypothèse : et si c'était précisément cela le but visé et atteint ? Si tout ce tintouin n'était qu'une nouvelle provocation des services soviétiques de désinformation ? On nous a pris pour des gogos, et, une fois de plus, nous avons marché comme un seul homme dans ce qui me paraît une grossière machination. Une fois de plus, nous avons été manipulés. Autant vaut le savoir.

    Chaque fois que, sur notre malheureuse planète, les quelques grandes puissances encore libre entreprennent quelque action commune pour assumer les grands devoirs de défense, d'entraide, de leadership du monde que leur imposent leurs privilèges, il y a, il y aura toujours, un petit cimetière de Bitburg pour venir « éclipser » cette tâche énorme et nécessaire et pour brouiller cette haute préoccupation. »

    Révérend Père Bruckberger

    Éditorial du journal "Le Figaro", 6 mai 1985. 

    Lois Spalwer  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le FN en tête des intentions de vote aux départementales

    Le Front national arrive en tête des intentions de vote au premier tour des élections départementales du mois prochain, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Sud Radio publié vendredi, qui crédite la formation d'extrême droite de 29% des voix.

    Les candidats UMP-UDI recueilleraient pour leur part 27% des suffrages si le scrutin avait lieu dimanche et les socialistes 21%.

    L'Ifop souligne toutefois que les candidats de l’UMP et de l’UDI seraient "plus enclins" que ceux du Front national "à capter les voix des 65 ans et plus (46% contre 18% pour le FN), segment le plus disposé à se présenter aux urnes, créant une incertitude quant à l’ordre d’arrivée des différentes forces au soir du premier tour", le 22 mars.
    Le Front de gauche est crédité pour sa part de 7% des voix, le MoDem et Europe Ecologie-Les Verts le sont de chacun 6%.

    Le sondage a été réalisé du 11 au 13 février auprès d'un échantillon représentatif de 900 personnes inscrites sur les listes électorales interrogées par questionnaire auto-administré en ligne.

    Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

    Source : Reuters via Yahoo :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EukuuFFyAkMkYIKEUu.shtml

  • Ne pas se tromper de populisme

    Citoyens-Parti de la citoyenneté – en espagnol, Ciudadanos-Partido de la Ciudadanía –, tel est le nouvel espoir politique des Espagnols qui plébiscitent ce parti devenu la quatrième force politique en Espagne et crédité de 13,4 % des intentions de vote. Un parti que le quotidien Le Monde présente comme « le nouveau parti qui attire l’électorat conservateur espagnol », pour souligner le contraste avec « la radicalité » de Podemos, autre mouvement contestataire fleurissant sur « le mécontement populaire ». Manière subliminale d’indiquer au lectorat qu’entre deux mots populistes, il convient de choisir le moindre.

    Wikipédia signale que, par sa mouvance catalane de laquelle il est issu, Ciudadanos avait obtenu trois députés dans le Parlement de la Généralité de Catalogne, ce qui relativise déjà son rôle de petit nouveau de la politique, d’autant qu’aujourd’hui, le nombre de représentants a été multiplié par trois, et qu’à l’échelle de l’Espagne, le parti compte une douzaine de conseillers municipaux et deux députés européens.

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