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30/09/2013

L'incroyable décision de l'UE concernant les allocations familiales...

Tolérance musulmane en Algérie : « Puisque vous êtes chrétiens, il faut partir (archive 2010)

« Puisque vous êtes chrétiens, il faut partir de ce pays, qui est un pays de Musulmans.»

le 13 septembre 2010
La légendaire tolérance de l’islam en action : deux chrétiens inculpés pour « offense à l’islam » pour ne pas avoir fait le ramadan.
Salem Fellak et Hocine Hocini défrayent la chronique depuis le mois d’août dernier lorsqu’ils ont été interpellés par des policiers dans un chantier privé dans la ville de Ain El Hammam, en Kabylie. Leur crime ? Ne pas observer le jeûne. Présentés devant la procureur adjointe de la République, ils sont inculpés d’offense à l’Islam sur la base de l’article 144 bis 2 du code pénal algérien. Leur mise en examen a provoqué une vague d’indignation et un élan de soutien et de solidarité. Pour la première fois, Salem Fellak accepte de témoigner pour DNA.
Regretter ? S’excuser ? Tout sauf regretter ou s’excuser, dit Salem. « Je ne m’excuse de rien et je ne regrette rien! J’ai le droit de ne pas faire carême. Je suis chrétien et jusqu’à preuve du contraire, la constitution algérienne garantit le respect des libertés individuelles. » Au téléphone, Salem Fellak, 34 ans, parle d’une voix posée. Ferme mais posée. Originaire du village Aït Mansour, Salem habite depuis une année la ville d’Ain El Hammam où sa famille a loué un pied-à-terre. Sans profession, Salem prête ses bras à qui veut bien l’employer. Maçonnerie, commerce, peinture en bâtiment, travaux de champs, l’homme ne rechigne pas à la tâche. Douze métiers et treize misères. Il raconte sa mésaventure.
Ils se trouvaient dans un lieu privé lorsque des policiers les interpellent
« Jeudi 12 août, nous étions, moi et mon ami Hocine, dans le chantier. Nous avons déposé un chargement de briques dans le troisième étage du bâtiment. À midi, nous avons fait une halte pour casser la croûte. L’occasion aussi de se désaltérer le gosier en ce début d’août caniculaire. Le commissariat de police est mitoyen du chantier. Tandis que nous avons pris place derrière des briques pour manger loin des regards indiscrets, des policiers nous observaient à partir d’une fenêtre du commissariat. » Alors que ces deux saisonniers déjeunent tranquillement, deux policiers débarquent sur les lieux. « Vous ne faites pas le ramadan ? », s’enquiert un des policiers. « Pourquoi vous ne faites pas le ramadan », demande autre.
Convertis au christianisme, les deux hommes ne se sentent pas concerné par le rituel musulman.
Bien que ces deux là soient surpris dans un lieu privé, les policiers décident tout de même de les embarquer. Flagrant délit ou perquisition sans mandat, peu importe. Les policiers agissent à leur guise. À l’intérieur du commissariat, les deux hommes sont priés d’attendre quelque temps avant de subir un interrogatoire. Plus de deux heures passées dans les locaux de la police à devoir s’expliquer, se justifier, argumenter, se défendre. Au cours de l’interrogatoire, Salem révèle aux policiers qu’il est de confession chrétienne - Hocine est également chrétien. « Tu es chrétien ? » , lui demande un policier. « Oui, je suis chrétien et je ne fais pas carême », répond Salem. Ce dernier autant que Hocine ont alors eu droit à quelques admonestations. « On m’a fait une leçon de morale », raconte-t-il encore.
Le christianisme, Salem s’y est converti depuis 2009. Dans sa famille, il n’est pas le seul à avoir embrassé la foi de Jésus Christ. Ses deux jeunes sœurs, sans emplois et qui ont quitté l’école très tôt, se sont également converties à cette religion. Au terme de l’audition, un policier tend un procès verbal à Salem. « Je ne savais même pas ce qui était mentionné dans le document que j’ai été obligé de signer », affirme le jeune homme. Ce denier reconnaît que ni lui ni son compagnon Hocine n’ont été maltraités.
Direction le bureau du procureur de la République
L’interrogatoire terminé, Salem et Hocine sont aussitôt conduits au tribunal de Ain El Hammam pour y être entendus par la procureur adjointe de la République. La magistrate leur demande la raison pour laquelle ils n’observent pas le ramadhan. Une fois de plus, ils expliquent qu’ils ne sont pas concernés par ce rituel, qu’ils ont été interpellés dans un lieu privé et surtout qu’ils sont de confession chrétienne, donc non concernés par l’observation du jeûne.
« Mais c’est notre pays ! Nous sommes Algériens, et nos parents sont chrétiens. Nous n’avons commis aucun crime. »
Devant l’aplomb affiché par les deux hommes, la magistrate sort de ses gonds. Salem se souvient des propos de la procureur adjointe : « Elle nous a dit : « Puisque vous êtes chrétiens, il faut partir de ce pays, qui est un pays de Musulman. » Loin d’être impressionnés par la réaction de la magistrate, nos deux saisonniers refusent de se démonter. Salem répond : « Mais c’est notre pays ! Nous sommes Algériens, et nos parents sont chrétiens. Nous n’avons commis aucun crime. » Visiblement contrariée par l’attitude des deux « mécréant », la procureur-adjointe leur ordonne de quitter le bureau non sans leur avoir signifié leur mise en examen pour « offense à l’Islam ». Salem et Hocine sont convoqués devant le tribunal le mercredi 18 août. Devant la mobilisation citoyenne, leur procès a été reporté au 21 septembre prochain.
Elan de solidarité nationale et internationale
Depuis leur arrestation et leur inculpation, Hocine et Salem ont reçu le soutien de la communauté nationale et internationale. Une chaîne de solidarité s’est mise en place en Algérie ainsi qu’à l’étranger pour les soutenir, leur venir en aide, les conseiller. « Des citoyens sont venus pour se solidariser avec moi et mon ami Hocine », révèle Salem. À Ain El Hammam, des articles de presse, dont l’enquête de DNA, ont été photocopiés et affichés sur les murs de la ville en guise de protestation et de solidarité. Selon Salem, la police aurait fait disparaitre ces affichages. En attendant le procès programmé mardi 21 septembre, Salem Fellak et Hocine Hocini affichent une grande sérénité. « J’ai le droit de ne pas jeûner et de pratiquer la religion que j’ai choisie, soutient Salem. Je suis Algérien et la constitution de mon pays me garantit ce droit comme elle me protège de l’arbitraire ».
DE FRANCOIS GUILLAUMAT http://www.libeco.net/

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Faits et Documents n°363 du 1er au 15 octobre 2013 : “Portrait : Pascal Lamy”

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 octobre 2013 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de Pascal Lamy. Extrait.

Parfaite incarnation des élites socialistes mondialisées, Pascal Lamy est pressenti au poste de premier ministre (ou de ministre des Finances) en remplacement de Jean-Marc Ayrault, dès que, comme avec François Mitterrand en 1983, il faudra véritablement pratiquer une politique de rigueur. Libéré de sa fonction de président de l’OMC (2005-2013) ce « haut fonctionnaire international, archétype de la tête d’œuf hyperdiplômé » (Libération du 19 décembre 2005) appartient à ce que Jean-Claude Michéa appelle la « Gauche Kérosène ». En effet, en 8 ans, il a parcouru chaque année 450 000 km, soit 10 fois le tour du monde.

 

Faits et Documents n°363 du 1er au 15 octobre 2013 : "Portrait : Pascal Lamy"

Faits et Documents n°363 du 1er au 15 octobre 2013 : “Portrait : Pascal Lamy”

Ce « Torquemada du libre-échange », affilié au Siècle, au CFR, au Forum économique de Davos et invité récurrent du Groupe Bilderberg, est, comme François Hollande, un disciple de Jacques Delors. Alain Minc résume: « Pour Lamy, Hollande c’est le gamin qui portait le café dans les groupes Delors (rapporté par LeLab Europe1, 14 juin 2013). » Le « camarade Lamy » a déjà prévenu les Français et mis en garde Arnaud Montebourg : « la démondialisation est une thèse réactionnaire » (Europe 1, le 25 juin 2013). Bref, Lamy est le socialiste providentiel pour s’entendre avec le grand patronat sur le dos de la classe moyenne, la classe ouvrière étant déjà liquidée.

« Aussi antigaulois que possible, pour un Français. »
The Guardian, juillet 1999.

« Un homme qui possède un aplomb peu commun pour dire, avec un cynisme absolu, la chose qui n’est pas. La social-démocratie française a trouvé en lui le parfait Janus pour faire triompher le libéralisme intégral. » L’économiste Raoul-Marc Jennar.

« Le camarade Lamy n’a rien contre le niveau des prélèvements sociaux obligatoires en France, après tout sensiblement égal voire inférieur à ce qu’il est au Danemark, en Suède, en Finlande. » « Le cas franco-français est unique. Il est intéressant, fascinant même, mais aussi préoccupant. Ce qui se passe en France est sans équivalent ailleurs [...] Ce qui frappe en France, c’est que les préoccupations protectionnistes traversent tout le spectre politique de l’extrême droite à l’extrême gauche. Et que le débat occupe davantage la classe politique que les milieux d’affaires. Les discussions en France sont de la même nature que la controverse de Valladolid (NDA: pour savoir si les Indiens avaient une âme) [...] En France, on refait le monde. Ce sont des discussions abstraites, étonnamment éloignées de la réalité. »
Réponse à une question sur le rejet de la mondialisation par les Français, Le Point, 19 janvier 2012.

Pascal Lamy est né le 8 avril 1947 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Ses grands-parents étaient d’anciens agriculteurs devenus quincailliers rue Montorgueil. L’un de ses grands-pères fut officier de liaison avec les Alliés. Il est le fils de pharmaciens conservateurs de Saint-Denis. Sa mère, Lucienne Dujardin, fut vice-présidente dans les années 70 de la Chambre de commerce de Paris. Il serait venu, selon la plupart des articles qui lui ont été consacrés, à la gauche par la Jeunesse étudiante chrétienne (il se revendique toujours comme catholique pratiquant) mais il semble qu’en réalité, au lycée Carnot où il en fut le responsable durant dix ans, l’aumônier d’alors, l’abbé Manet, était nettement traditionaliste et la JEC y était conservatrice. Il passera un bac sans éclat avant d’intégrer HEC au bout de deux ans, dans un rang modeste (où il se liera avec l’un des principaux « intellectuels » français, Pierre Rosanvallon, futur patron de la Fondation Saint-Simon, dont il sera membre). Il assure, sans doute pour « gauchir » son profil, avoir fréquenté l’Union des grandes écoles (alors sous contrôle communiste) ainsi que le Comité Vietnam d’obédience trotskiste (mais nul ne s’en souvient comme l’indique Le Nouvel observateur du 5 mars 1992, d’autant (…)

Lire la suite : abonnez-vous à Faits & Documents, Lettre d’informations confidentielles d’Emmanuel Ratier – Abonnements France métropolitaine : 78 euros / an. Abonnements étranger et outre mer : 93 euros / an. En savoir plus : www.faitsetdocuments.com

http://fr.novopress.info/141825/faits-et-documents-n363-d...

Désinformation sur le site gouvernemental pour l'IVG

Il s'appelle ivginfo.com et non, je ne mettrai pas de lien selon la recommandation très juste d'Yves Daoudal (voir ici). Et il aurait dû s'appeler ivgpropagande.desinfo…

 

J'y suis allée, quant à moi, pour des raisons professionnelles et pour vous raconter ce que j'y ai trouvé. De la désinformation pure et dure : on peut en convenir quel que soit son point de vue sur l'avortement.
On le savait déjà : selon l'économie générale de la loi, l'avortement (ivg) est un « droit » : mineure ou majeure, étrangère ou non,
« Vous pouvez demander une IVG, quelles que soient les raisons qui motivent votre choix. »

Aussi le site propose-t-il toutes les informations nécessaires pour accéder à l'avortement, de manière anonyme, rassurant celles qui ont peur de voir la nature de l'acte figurer sur les relevés de sécu, rappelant aux mineures qu'elles pourront avorter sans la moindre feuille de soins et 100 % gratuitement.

Mais – première désinformation – il ne dit pas que des associations d'aide aux futures mères peuvent apporter conseils et assistance à celles qui hésitent. La rubrique renvoie les femmes à leur entourage – souvent c'est l'entourage qui pousse à avorter – et la rubrique « Où aller, où s'informer » ne leur indique que les centres de planification familiale et les centres hospitaliers les plus proches.
La rubrique sur les méthodes d'IVG parle systématiquement de l'expulsion de l'« œuf ». La méthode médicamenteuse s'utilise jusqu'à 7 semaines de grossesse (9 semaines d'aménorrhée)  ;
Et cet « œuf » a une tête, un corps, des ébauches de doigts, des yeux, et même les mamelons des seins.
Semaine 12 de grossesse : 14 semaines d'aménorrhéePour les IVG chirurgicales – pratiquées le plus souvent à partir des 7 semaines et jusqu'aux 12 semaines de gestation à la limite prévue pour la loi – le site parle encore et toujours de l'« œuf » en expliquant qu'il sera « aspiré ».
A gauche, une image venant d'un site pour suivi de grossesses désirées, monbebe.com.
En fait le bébé a trois mois. Tout est en place. Les organes commencent à fonctionner. Le cerveau commande les muscles : le système nerveux est là.
Un « œuf » ? Faut oser…   
Cela continue avec la rubrique « les méthodes en vidéo ».
Ici ivginfo parle d'« embryon », sur fond de musique rassurante. Et les images représentent la « chose » à éliminer comme une petite boule blanche. Que ce soit pour l'avortement par RU 486 ou par voie d'aspiration. A 7 semaines de gestation comme à douze.
Bien entendu le site ne comporte pas la moindre image d'échographie, de développement fœtal… Il y a des choses qu'une candidate à l'avortement n'a pas le droit de voir ni de savoir.
On cherche également en vain toute référence aux effets indésirables des différentes méthodes, en dehors de l'inconfort passager. Pas de risques pour la santé, pas davantage pour les grossesses futures. Pourtant des études scientifiques prouvent que l'avortement est lié à une incidence accrue (et même fortement accrue) de cancers du sein. Et que l'incidence de fausses couches lors de grossesses futures est elle aussi plus forte. Qu'importe :

« L'IVG, quelle que soit la méthode choisie, n'a aucun effet sur vos chances de démarrer le moment voulu une nouvelle grossesse, ni sur votre santé. »

Tout au plus reconnaît-on que « l'IVG : un événement émotionnellement perturbant » : après avoir renvoyé la candidate à ses proches (voir plus haut), le site explique : « Une consultation psycho-sociale vous sera également proposée après l'IVG. Elle vous permettra de parler de cet évènement si vous en ressentez le besoin. »
Suivi assuré, bien évidemment, par des partisans de l'avortement, les autres n'ayant pas droit de cité !
Enfin, parmi les méthodes contraceptives proposées comme suite obligatoire d'une IVG, la méthode naturelle de régulation des naissances est présentée justement comme reposant sur l'identification de la période d'ovulation afin d'éviter les rapports fécondants à ce moment-là. 

« Les méthodes naturelles sont peu fiables et imprécises, car l'ovulation peut être avancée ou reculée en fonction du mode de vie, de la femme, du couple... »

Voilà qui ne manque pas de sel, dans un site où l'on explique que la grossesse s'exprime en semaines d'aménorrhée, c'est-à-dire depuis le début des dernières règles, et que le début de la gestation commence 2 semaines plus tard, comme si l'ovulation ne pouvait pas être avancée ou reculée en fonction du mode de vie, de la femme, du couple…
Cette critique n'est évidemment pas exhaustive.

La liberté d’expression est chaque jour plus menacée… en France

PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Najat Vallaud‑Belkacem s’inquiète de l’existence de sites internet d’information qu’elle juge « Biaisée voire hostile à la pratique de l’IVG ». Le groupe socialiste du Sénat a alors déposé un amendement visant à étendre le « délit d’entrave à l’IVG » qui punit aujourd’hui les actes commis pour empêcher un avortement. Adoptée en première lecture - à l’unanimité ! - cette nouvelle disposition permet ainsi de punir de la même peine (deux ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende) ceux qui tenteraient d’informer les femmes sur les dangers de l’avortement volontaire. Pour museler ceux qui s’opposent, par les mots, à sa propagande, le gouvernement est même prêt à porter atteinte à l’obligation déontologique du médecin d’informer sa patiente !

 

France Inter indique que « le ministère a incité Google à mieux référencer certaines associations comme le Planning familial ». Nous qui croyions naïvement que les moteurs de recherche doivent être neutres !

http://fr.novopress.info/141836/la-liberte-dexpression-es...

Et paf pour Hollande! Les chiffres du chômage en août étaient faux

Simplement grotesque

"Pôle emploi vient de faire savoir que les chiffres du chômage pour le mois d'août étaient faux. Ce ne sont pas 50.000 chômeurs de moins qu'il fallait comptabliser.

 "On peut estimer que l'impact à la baisse de ce dysfonctionnement sur le nombre d'inscrits en catégories ABC est compris dans une fourchette de 32 000 à 41 000, dont 21 000 à 28 000 en catégorie A. Ainsi, en l'absence de ce dysfonctionnement, on peut estimer que le nombre de demandeurs d'emploi en catégories ABC aurait connu en août 2013 une diminution comprise entre 22 000 et 31 000 (soit entre -0,4 % et -0,6 %) ; pour la catégorie A, la diminution aurait été comprise entre 22 000 et 29 000 (soit entre -0,7 % et -0,9 %)" explique le communiqué paru ce jour. 

Tant chez SRF que chez Pôle emploi on se renvoie la faute. dans le communiqué de Pôle emploi, il est expliqué que l'opérateur a été victime "d'une grave défaillance dans l'acheminement d'une partie des messages de relance (SMS et messages vocaux) aux demandeurs d'emploi lors de la campagne d'actualisation du mois d'août». 

http://www.lesalonbeige.blogs.com/

Ces républicains, tous des comiques...

 

Dans L’Express : NKM pose avec un militant royaliste, la photo est coupée par un de ses soutiens

Pris la main dans le sac. Franck Margain est devenu la cible des sarcasmes sur Twitter après que des internautes ont découvert qu’il avait recadré grossièrement une photo compromettante sur son compte Flickr, rapporte Le Lab.

 

Franck Margain (à droite) a publié sur son compte Flickr une photo tronquée pour masquer un militant royaliste aux côtés de NKM.

Trois personnes figurent sur le cliché : lui, ex-adversaire et désormais soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet aux municipales de Paris, NKM en personne et Valérie Montandon, militante UMP parisienne.

La photographie publiée par Franck Margain

Problème : à l’origine, une quatrième personne était présente sur la photographie. Elle n’apparaît pourtant pas sur le cliché coupé et publié par Franck Margain. Et pour cause, il s’agit d’un ancien "candidat divers-droite" aux sénatoriales de 2011, inscrit sur une liste indépendante où figuraient des membres du Front national : Emmanuel Delhoume (à droite sur la photographie).

La photo originale

Sur son blog, l’homme se revendique royaliste. Longtemps catholique traditionnel, l’homme se dit désormais chrétien orthodoxe. Il dit avoir rencontré "fortuitement" NKM et avoir été présenté par Franck Margain, qui ne peut donc prétendre ne pas le connaître. Emmanuel Delhoume affirme également connaître Valérie Montandon (à gauche sur la photographie), contrairement à ce qu’elle a affirmé à France 3.

En 2009, Emmanuel Delhoume a soutenu les candidats du MPF de Philippe de Villiers aux européennes de 2009 mais nie appartenir au Front national ou au Rassemblement Bleu Marine. Enfin, il revendique sa proximité avec le Parti chrétien-démocrate (PCD), indiquant avoir "plus que milité auprès de Christine Boutin". Ce même parti dont Franck Margain en est le président délégué.

Réagissant à l’article de L’Express, Emmanuel Delhoume précise son positionnement politique : "Je n’appartiens à aucun parti, je suis royaliste et je n’accepte pas le qualificatif d’extrême droite."

L’Express

Sur son blog, Emmanuel Delhoume met effectivement les choses au point en envoyant à L’ Express un droit de réponse : "Je veux juste vous exprimer ma surprise de ne pas avoir été interrogé dans le cadre de votre enquête journalistique. De fait votre article comporte quelques erreurs notables et des oublis et une référence curieuse à l’appartenance religieuse . Je n’ai jamais appartenu au MPF de Philippe de Villiers, j’ai juste soutenu les candidats à l’occasion des dernières élections européénnes. Je n’appartiens ni au FN niau rassemblement Bleu Marine comme votre article peut le laisser croire. du moins pour le RBM. 

Pour ce qui est de la rencontre fortuite avec NKM ,c’est Franck Margain qui a fait les présentations , par ailleurs je connais Valérie Montandon et je suis surpris de sa réponse. Enfin pour étre complet j’ai plus que milité auprés de Christine Boutin puisque j’étais Secrétaire National en charge de la Culture du Forum des républicains sociaux."

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Ces-republicains-tou...

Les verts « niquent Mamère » mais pas seulement – Un parti de moins en moins durable

Noël Mamère a toujours été gauchiste, ce qui est son droit. Homme des médias, il a pensé que, quant à faire de la politique, la filière verte était la plus durable, politiquement présentable et la plus médiatique aussi. Et cela a été vrai. Analyse de journaliste politique qui s’est avérée fausse sur la durée. Il a sous-estimé les rivalités de personnalités politiques en permanence au bord de la crise de nerf et l’appétit pour le pouvoir des faux révoltés du système. “J’ai décidé de quitter EELV parce que je ne reconnais pas le parti que j’ai représenté à la présidentielle de 2002, explique-t-il. Notre parti ne produit plus rien : il est prisonnier de ses calculs et de ses clans. Nous sommes devenus un syndicat d’élus“.

 

Remarquable retour de lucidité. Il n’a pas accepté les conditions dans lesquelles le secrétaire national d’EELV, Pascal Durand, a été poussé vers la sortie. Celui qui se voulait être le rassembleur entre les Verts et Europe Ecologie n’aura finalement pas tenu plus d’un an et dénonce aujourd’hui “le nombrilisme” de certains, accaparés par des “enjeux de pouvoirs”. “Les vrais patrons sont ceux qu’on appelle « la firme » : Cécile Duflot et ses amis. Même si elle est une bonne ministre, elle n’a pas lâché la direction des Verts“, accuse le député-maire de Bègles.

Daniel Cohn-Bendit s’est joint aux critiques du député-maire de Bègles. “Je comprends la décision de Noël Mamère. Je partage le ras-le-bol sur le fonctionnement, le clanisme, les couples terrifiants qui règnent sur Europe Ecologie“, a déclaré sur Europe 1 le député européen, qui a pris ses distances avec le parti depuis longtemps.

Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée nationale n’est pas sur cette ligne. L’incompréhension anime l’élu parisien: « Je respecte beaucoup les combats qu’a menés Noël, mais là, il se trompe de combat. On participe au gouvernement, Noël dit que nos électeurs ne sont pas d’accord, mais dans tous les sondages 90 % assurent qu’ils veulent qu’on reste, qu’on pèse, qu’on ne parte pas en vacances », a-t-il asséné.

Enfin Mamére n’aura pas de mal a se recaser. Anne Hidalgo, candidate socialiste à la mairie de Paris, a sauté sur l’occasion pour plébisciter l’« ancienne » figure d’EELV. « si Noël Mamère veut venir au PS, les portes lui sont grandes ouvertes », a-t-elle posté. Jean-Luc Mélenchon s’est empressé de twitter « Bienvenue à Noël Mamère au club des sans muselière ! ».

Club des sans muselières peut-être… mais dans le cas de Mélenchon toujours prêt à mordre c’est peut-être imprudent. Mamère lui aboie depuis longtemps sans montrer vraiment les dents. Il peut cependant changer d’attitudes et il est assez habile dans l’expression et les formules assassines. Duflot devrait se méfier.

Au ministère du logement de la rue de Varenne, on encaisse les coups. «Franchement, on ne s’attendait pas à une telle salve», glisse un conseiller. De son bureau, Cécile Duflot est-elle toujours aux manettes du parti dont elle a été la patronne? Son pouvoir d’influence est en tout cas réel. Au soir de l’éviction de la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, Duflot avait ainsi convoqué les dirigeants écolos par texto pour définir la marche à suivre. Selon certains cadres verts, l’éviction de Pascal Durand, qui a confirmé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, est une façon pour la ministre de reprendre la main sur son parti qui se réunira en Congrès en novembre. La ministre serait fatiguée de voir certains critiquer l’alliance gouvernementale entre socialistes et écologistes. Durand n’a pas nommé directement l’ancienne secrétaire nationale mais estime avoir été victime de «cuisine interne».

D’autres dirigeants écolo légitiment l’influence persistante de Duflot. «Après tout, c’est aussi elle qui a permis à ce parti d’avoir un groupe à l’Assemblée, un groupe dont fait d’ailleurs partie Noël Mamère. Elle est ministre, ce leadership est naturel».

Mais chez les écolos cela fait longtemps que plus rien vraiment n’est hélas pour eux, naturel.

Raoul Fougax http://fr.novopress.info

Source : Metamag.

Afrique du Sud, un cauchemar arc-en-ciel

 Saint laïc, icône des apôtres de la société « arc-en-ciel » que la Caste souhaite étendre à la planète entière, l’ex premier président noir de la  République d’Afrique du Sud (RSA),  Nelson Rolihlahla Mandela,  est à l’article de la mort à l’heure ou nous écrivons ces lignes. Un personnage complexe, qui a eu ses faces d’ombre et ses faces de lumière, dont l’engagement d’une vie toute entière ne peut faire oublier le chaos, l’accroissement des violences, de la misère et des inégalités depuis la fin officielle de la politique dite de  développement séparé ( « apartheid ») voici près de vingt ans.

Né en 1918,  issu d’une famille de la noblesse Xhosa (la principale ethnie sud africaine avec celle des Zoulous),  Mandela  est le symbole mondial de la lutte contre l’apartheid.

C’est à l’âge de 24 ans, tout jute licencié en droit, que les choses sérieuses commencent pour  Mandela avec son engagement militant  après sa rencontre avec  deux militants du Congrès National Africain (ANC, membre de l’Internationale Socialiste),  noyauté en profondeur par  le parti communiste sud africain (SACP).

Mandela sera inculpé à l’âge de 45 ans pour  sabotage et haute trahison,  à un moment  ou la RSA bénéficie  du soutien plus ou moins implicite  des chancelleries occidentales. La priorité est alors de faire contrepoids à  une internationale communiste poussant ses pions et  bien décidée à déstabiliser  le continent africain.

 

Nelson Mandela restera en prison pendant 26 ans. Il  bénéficia d’un régime d’incarcération plutôt bienveillant puisque le gouvernement afrikaner estimait qu’il était un  interlocuteur valable et moins extrémiste que ses autres compagnons de lutte.

 

Il refusera en 1985 la  libération  que lui proposa le premier ministre  P. W. Botha, en échange d’une déclaration par laquelle il rejetterait  « de façon inconditionnelle la violence politique ».

 

 Cela explique, petite parenthèse,  que quand  Mandela fut accueilli  en juin 1990 dans l’hémicycle à Strasbourg,  Bruno Gollnisch s’étonna  que «le Parlement européen reçoive officiellement un homme qui refuse jusqu’ici d’abandonner la violence terroriste».

 

Devenu au fil des années l’incarnation de la lutte contre les discriminations, le racisme blanc et la domination colonialiste de l’occident sur les peuples du tiers monde, Mandela sera le chouchou du camp progressiste, des idiots utiles du show biz et des « intellectuels  » éclairés  relayant plus ou moins consciemment la propagande communiste.

 

 C’est d’ailleurs au nom de la lutte contre la subversion communiste, du refus des mensonges sur la réalité de l’Afrique du Sud de l’époque, que le groupe FN à l’assemblée  nationale dénonça en novembre 1987, par la voix de Jean-Pierre Stirbois,   l’embargo contre  ce pays qui pénalisait  notamment  à l’époque notre avionneur  Dassault.

 

Une nation  ou les ethnies noires jouissaient  alors d’un  niveau de développement et de prospérité largement inégalé en Afrique noire. C’est aussi  au nom de cette réalité que  Jean-Marie Le Pen et  le FN estimèrent que le régime afrikaner  était de loin un moindre mal,   un facteur de stabilité et de richesses entouré par  un océan de misère. La comparaison avec l’Afrique du Sud actuel, nous allons nous y arrêter, permet difficilement d’affirmer le contraire

 

 Lorsque Frederik de Klerk succéda à M. Botha, en 1989, le mur de Berlin s’apprêtait à tomber et avec lui un régime dont la pérennité aux yeux des Etats-Unis et de leurs alliés n’étaient fondés que sur une politique d’endiguement de la menace soviétique. Le soutien  certainement  le plus fidèle de la  RSA « blanche »  sera jusqu’à la fin l’Etat d’Israël qui entretient d’ailleurs   toujours des relations suivies avec l’Afrique du Sud, pays  comptant une  forte communauté  juive notamment dans l’économie et le marché du diamant.

 

Libéré en 1990, Mandela prend la tête de l’ANC qui est de nouveau autorisé et entame des négociations qui déboucheront sur la fin d’un apartheid  asseyant  l’hégémonie politique de la minorité  blanche

 

 De Klerk et Mandela recevront alors  tous deux le  le Prix Nobel de la  Paix en 1993. Elu l’année suivante  président  après la victoire de l’ANC ( 62,65% des voix), Nelson Mandela proclame haut et fort  sa volonté de créer des  relations inter-ethniques harmonieuses, son souhait de  bâtir une « nation arc-en- ciel en paix avec elle-même et le monde ».

 

 Il occupera ce poste jusqu’en 1999 (avec deux vice-présidents à ses côtés, lThabo Mbeki et  Frederik de Klerk) , à la tête d’ un gouvernement d’union nationale composé de l’ANC, du Parti National Afrikaner et du parti zoulou Inkhata.

 

 Trois ans avant le fin de son mandat, il divorcera de sa femme  de sinistre mémoire, Winnie, connue pour son racisme délirant, ses prévarications multiples, son  gout pour la torture dans son fief de Soweto. Notamment  le terrible « supplice  du  collier », un pneu enflammé passé autour du corps de ses « opposants »

 

 En 1998, Mandela épousera en seconde noces  Graça Machel, veuve de l’ancien président mozambicain Samora Machel.

 

 Thabo Mbeki (alors président de l’ANC)  lui succédera à la tête de la RSA puis  Jacob Zuma, actuel président qui se veut avant tout le président des Noirs,   sous la conduite duquel un apartheid à l’envers et les tensions raciales  se sont exacerbées.

 

 Peut-on douter de la sincérité de Mandela dans son souhait  de voir l’avènement d’une société plus juste -actée par l’antiracialisme officiel  de la constitution-, plus  pacifiée ?  Lors de son premier procès très médiatisé au début des années 60, il proclamera : « Au cours de ma vie, je me suis entièrement consacré à la lutte du peuple africain. J’ai lutté contre la domination blanche, et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J’espère vivre assez longtemps pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

 

Force est de constater que Mandela président a multiplié les discours d’apaisements et d’ailleurs en janvier 2002, Jean-Marie Le Pen  avait affirmé  tenir «en estime» Mandela pour sa «grande capacité à établir la paix et la réconciliation entre les Africains du Sud». Il avait même manifesté le souhait  de  rencontrer  l’ex-président sud-africain, ce qui n’avait pu se faire du fait des pressions exercées par un certain Jacques Chirac.

 

Le 26 juin, sur Radio Bolcho, alias France Inter, Marine Le Pen a également salué une «figure d’apaisement», qui a mis fin a-t-elle estimé à «un système évidemment profondément contestable, condamnable et injuste».

 

 Certes, même victime d’une politique  d’épuration ethnique, de meurtres sauvages, soumis à  la loi de discrimination positive  sur l’embauche équitable (Employment Equity Act) d’avril 1999 et celle sur la promotion des Noirs dans le secteur économique (Broadbased Black Economic Empowerment Act) de 2003, la minorité blanche reste de très loin la plus prospère.

 

Mais elle ne représente plus qu’environ 10 % de la population  totale contre 20% il y a vingt cinq ans. Et une partie des blancs chassés de leurs emplois ont plongé dans la misère. D’autres prennent le chemin de l’exil, comme les Pieds-Noirs en leur temps…

 

 Le grand  photographe blanc sud africain Graeme Williams a affirmé dernièrement que  « Sans Mandela nous aurions connu un bain de sang en 1990. Il a vraiment porté le pays vers la démocratie. Avec lui, nous avons rêvé d’une transition parfaite, où les ennemis d’hier deviennent frères. Mais peut-être que cela n’était pas réaliste et que nous payons aujourd’hui le prix de ce rêve. »

 

Le prix de ce rêve est exorbitant. Bruno Gollnisch évoquait sur son blog un article du site congolais  Inzocongo.net : « assiste-t-on aujourd’hui à une élimination massive des Blancs via des meurtres ciblés ? Chose tue par les médias traditionnels ? »,  dans une  République sud-africaine qui est désormais « la capitale mondiale du viol et du meurtre », avec dans les seuls anneées 90, 250 000 assassinats!

 

« Si dans les années 1990, la Commission Vérité et Réconciliation avait été un exercice de catharsis extrêmement important pour baliser un chemin futur de paix et de cohabitation pacifique entre les différentes composantes sociales et ethniques de l’Afrique du Sud, la vérité est qu’aujourd’hui une frange de la population vit dans un mode de vengeance. Cela passe par des meurtres nombreux contre les Blancs sud-africains. Meurtres dont l’ampleur est très peu connue du commun des mortels car les médias internationaux sont très silencieux sur ce sujet comme si on ne pouvait pas critiquer le pays de Nelson Mandela. »

 

D’après les statistiques établies par Netbank, 85% des fermes attaquées dans ce pays n’ont pas été volées, le vol n’est donc pas la motivation première des attaques. Professeur de droit à la retraite, à la tête de « L’observatoire du génocide », le docteur Grégory Stanton, indique qu’il ya « un mobile de haine, dans ces meurtres de fermiers, ce sont des crimes de haine, des gens assassinés, violés, torturés de façons déshumanisés ».

 

L’étude de Netbank affirme encore de son côté que « le taux de tués chez les fermiers blancs est le plus haut de tous les groupes de la planète ! », taux quatre fois plus important que pour le reste de la population. « D’après une estimation 35 000 blancs ont été tués sur les routes dans leurs maisons et au travail en Afrique du Sud. »

 

L’Afrique du Sud ravagée par les haines inter-ethniques et le sida, c’est annuellement environ 240 000 cambriolages chez les particuliers, 60 000 vols dans les magasins, les usines et les bureaux, 140 000 cas de dégradation lourde de matériel, aux alentours de 50 000 viols, 19 000 assassinats et autant de tentatives de meurtre. Le taux d’homicide dépasse les 40 pour 100 000 habitants, vingt fois plus que dans n’importe quel pays occidental. Seule la Colombie et le Salvador font pire.

 

Une situation qui découle directement de la corruption des forces de police mais aussi et surtout de la désorganisation des structures de l’Etat et de la société sud-africaine, consécutive à la discrimination positive mise en place par l’ANC qui a eu pour effet de faire fuir des dizaines de milliers de cadres compétents.

 

Si 79 % des 50 millions de Sud-Africains sont noirs, 9,5 % blancs, 9 % métis et 2,6 % asiatiques, le déclin de la population blanche dans la décennie 1995-2005 est estimé à 16,1%. En octobre 2006, l’Institut Sud-Africain des Relations Raciales (SAIRR) révéla que près de 900 000 Sud-africains blancs, représentant un quart des Blancs, avaient quitté le pays depuis 1994.

 

Quant aux  villes encore majoritairement blanches  comme PrétoriaBloemfonteinSwellendam, plus vieille ville d’Afrique du Sud avec Le Cap et Stellenboch, ou encore  Potchefstroom, ancienne capitale des  Boers (dont  les rues portant les noms des héros Boers ont été débaptisées…) elles font  les frais d’un redécoupage territorial.

 

Concrètement, celui-ci a eu pour objet  de systématiquement noyer ces communes blanches dans une entité administrative plus vaste comptant au minimum 70% de noirs. Celles-ci  sont alors  livrées à des gestions beaucoup plus chaotiques et corrompues…

 

Comme l’affirmait l’africaniste reconnu  Bernard Lugan sur le plateau de I-télé, interrogé par Robert Ménard le 11 juin 2010, la situation ne cesse de ses dégrader depuis l’arrivée de l’ANC au pouvoir.

 

« Le chômage a doublé depuis la fin de l’apartheid (de 20 % à 40 %) et à cette époque au moins la criminalité était jugulée, l’électricité fonctionnait et les noirs des différentes ethnies étaient des citoyens à part entière dans les Bantoustans (les Etats noirs indépendants) ».

 

La « seule solution » pour éviter le chaos actuel aurait résidé dans « un partage territorial équitable », ce que le pouvoir blanc de l’époque n’a pas su ou voulu faire, en lieu et place du « projet mondialiste de melting pot » actuellement en vigueur avec les conséquences dramatiques que l’on sait pour tous les sud-africains. »

 

Si un arbre se juge à ses fruits, et une doctrine à ses réalisations pratiques,  le rêve arc-en-ciel  de Nelson Mandela est en miette.

http://aemn.eu/fr/2013/06/28/afrique-du-sud-un-cauchemar-arc-en-ciel/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=afrique-du-sud-un-cauchemar-arc-en-ciel

Sites pro-avortement : halte aux mensonges

Communiqué de Choisir la vie :

"Elles l'avaient annoncé...c'est chose faite ! Mesdames les ministres Touraine et Vallaud-Belkacem ont annoncé vendredi la mise en ligne du nouveau site gouvernemental visant, sous couvert d'information, à assurer toujours plus la promotion de l'avortement et tenter de contrer "les sites anti-ivg militants", de plus en plus présents sur Internet.

Ceux-là mêmes qui dénonçaient l'absence d'exhaustivité de l'information fournie par les sites anti-IVG et leur partialité passent pourtant, volontairement, sous silence la réalité de l'avortement. Ainsi, nulle mention de foetus et d'embryon mais simple évocation d'un "oeuf" expulsé aussi banalement par l'IVG que les menstruations...!

De la même manière, où est le prétendu "choix" de celles qui se désignent comme "pro-choix" sur ce site qui omet volontairement de présenter les alternatives à l'avortement, les maisons d'accueil pour femmes enceintes en difficultés...?

Choisir la vie, qui chaque jour soutient et entend les femmes enceintes en difficultés au travers de son antenne d'écoute téléphonique, dénonce les manoeuvres dolosives du gouvernement qui visent, une fois de plus à instaurer une pensée unique et à promouvoir la culture de mort. Elle invite chacun à faire connaître toujours plus les antennes d'écoute, maisons d'accueil et  sites internet qui délivrent des informations vraies et offrent de vraies alternatives à l'avortement."

Pour un site qui propose d'aider vraiment les mères, cliquez ici.

http://www.lesalonbeige.blogs.com/

La bibliothèque de Pierre Debray

Pierre Debray est Vendéen, un bleu de Vendée. issu d'une vieille famille républicaine proche de Georges Clemenceau.
Après s'être converti au catholicisme dans les années 40, avoir milité dans la Résistance, en particulier avoir participé à l'action de M. l'Abbé Basset, fusillé par les nazis pour avoir sauvé des enfants juifs, il a été séduit par le marxisme. La rencontre de Charles Maurras, puis le combat de l'Algérie Française, l'ont conduit à travailler auprès de son vieil ami Roland Gaucher et à collaborer à National Hebdo.
Lénine : « Que faire ? » et « la maladie infantile du communisme »
Sans Lénine, que resterait-il de Marx et du Marxisme ? Il faut, si l'on veut les combattre efficacement, connaître les techniques révolutionnaires. Deux brochures de lecture facile fournissent l'essentiel. « Que faire ? » est consacré aux problèmes d'organisation. Lénine ne compte pas sur la « spontanéité des masses ». Il faut forger une avant garde de « révolutionnaires professionnels » pour les diriger. Quant à « la maladie infantile du communisme », qui s'attaque aux utopies gauchistes comme « l' autogestion », elle montre le mépris de Lénine pour les illusions sans cesse renaissantes des « contestataires » style « mai 68 ».
Michael Vogeensky : « La Nomenklatura »
Le léninisme débouche sur la constitution d'une « nouvelle classe» de propriétaires collectifs des biens de production, qui tend à devenir héréditaire. L'U.R.S.S. est devenue une énorme entreprise qu'exploite une minorité de privilégiés. Pour se prémunir contre la mystification qu'est le« réformisme» de Gorbatchev, il convient d'être informé sur le fonctionnement de la Société soviétique. Voslensky, professeur d'université passé en Occident, en a magistralement démontré les rouages.
Charles Maurras : L'Avenir de l'intelligence
Que l'on souscrive ou non aux conclusions de Maurras, ce livre de jeunesse, qui fait éclater son génie, se révèle prophétique. Son auteur décrit l'irréversible dégradation de la Culture et, au travers d'elle, de la société tout entière, quand l'argent asservit I~intelligence.
Fernand Braudel : L'identité française
Un livre monumental, qui se déguste à petites gorgées. Un vrai pays, comme le nôtre, est le produit d'un long apprentissage, que Braudel retrace. Ce n'est pas en un jour que les Celtes, les Romains, les Germains, pour ne rien dire de la paysannerie néolithique qu'ils ont trouvée sur place, se sont fondus en une volonté commune de vivre ensemble et qu'ils ont façonné le terroir à leur image. Aux rêves meurtriers de société pluriculturelle, il faut opposer dans les profondeurs les mentalités collectives. Un peuple ne se réduit pas à son histoire. C'est aussi un savoir-vivre et un savoir-faire, qui demandent des siècles pour se forger. Nous naissons héritiers d'un passé qui se perd dans la nuit des temps, d'une certaine façon d'aimer, de s'amuser, de travailler et de mourir, légués par la suite anonyme des familles françaises.
Louis Salleron : Diffuser la propriété
L'antidote à la ploutocratie n'est pas le collectivisme, mais la diffusion du patrimoine. qu'il soit immobilier, financier ou culturel, car elle seule assure à la personne un minimum d'indépendance, face à l'Etat. Un livre clair, facile à lire, du grand économiste de la droite française.
Pierre Chaunu, J. Legrand, Alfred Sauvy, B.F. Dumont : La France ridée
La chute de la natalité a pris un tour catastrophique. Comment l'expliquer? De quelle manière la combattre? Cet ouvrage, fort bien fait, fournit les réponses .. En dehors de nous, personne pourtant n'a pris au sérieux ces avertissements qu'il lançait. L'Empire Romain, qui ne faisait plus d'enfants, fit appel à la main-d'œuvre immigrée, ouvrant ses frontières aux barbares pour empêcher les champs de retourner à la friche et, finalement les enrobant, pour combattre à sa place d'autres barbares. On sait comment cela se termina.
François de Closets : Toujours plus
Bien superficiel, sans doute, pour figurer dans la bibliothèque d'un militant, ce texte n'en fournit pas moins une foule d'arguments propres à frapper l'homme de la rue. Puisqu'il est édité en livre de poche autant en profiter. Après usage, il suffira de le reléguer au second ou au troisième rayon. Cela dit, il montre bien comment les « privilèges », abolis le 4 août 1789, sont revenus en force sous forme de « droits acquis ».
H.P. Cathala : « Le temps de la désinformation »
Un livre capital. Chaque militant devrait l'avoir lu. Ce professeur de neurologie à la faculté « Pitié-Salpêtrière », démontre les mécanismes de la manipulation de l'opinion. Admirablement documenté, ce manuel nous apprend à détecter la désinformation et à la combattre. Ce qui explique qu'il ait été victime d'une conspiration du silence si bien organisée que son importance paraît avoir échappé à la droite elle-même.
Zeev Sternhell : La droite révolutionnaire 1885-1914
Un historien israélien a cru trouver les « origines du fascisme » dans le nationalisme populaire qui se développa à partir du boulangisme. L'on y découvre toute une histoire longtemps occultée. Sait-on, par exemple, que l'un des antisémites les plus virulents, par ailleurs homme de gauche et collaborateur de « la revue socialiste », se nommait Chirac ? En dépit de ses obsessions, l'auteur ne parvient pas à dissimuler que les origines intellectuelles du fascisme se trouvent dans la gauche socialiste. L'on n'en lira qu'avec plus d'intérêt les chapitres consacrés à la Ligue des patriotes, au syndicalisme « jaune» ou aux débuts de l'Action Française. Une partie importante de la classe ouvrière, échappant à l'embrigadement marxiste, rejoignit la droite nationale et populaire. Les temps ont changé, sans doute, mais nous avons intérêt à méditer les causes de l'échec d'un Bietzy ou d'un Lagrange, ces précurseurs oubliés.
Marie Madeleine Martin : Histoire de l'unité Française
Comment s'est faite la France ? Nul ne l'a mieux expliqué que Marie Madeleine Martin. Une synthèse solide, qui repose sur une érudition vaste mais bien dominée et, ce qui ne gâte rien, rédigée dans une belle langue. 
National Hebdo semaine du 24 au 30 septembre 1987

18:12 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La malhonnêteté des historiens officiels (I)

16:21 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Théoriser un monde multipolaire

Théoriser un monde multipolaire Le penseur néo-eurasiste russe Alexandre Douguine est maintenant bien connu des milieux français de la dissidence. À côté des travaux universitaires qui le prennent en étude, plusieurs de ses ouvrages ont été traduits. Il en reste cependant beaucoup d’autres, car c’est un auteur prolifique aux centres d’intérêt variés. Après avoir publié La quatrième théorie politique, une magistrale synthèse – dépassement des doctrines politiques de l’ère moderne, la maison d’édition nantaise Ars Magna sort Pour une théorie du monde multipolaire. Il est cohérent que le réactivateur de la voie eurasiste expose sa conception des relations internationales dans un essai à l’approche universitaire, le côté rébarbatif en moins.
Si « de plus en plus de travaux relatifs aux affaires étrangères, à la politique mondiale, à la géopolitique et aux relations internationales sont dédiés au thème de la multipolarité (p. 3) », Alexandre Douguine observe qu’« il n’existe toujours pas de théorie complète définissant le concept de monde multipolaire d’une point de vue purement scientifique (p. 3) ». Il s’attache dans ce nouvel ouvrage à combler cette lacune. Pour cela, il n’hésite pas à décrire d’une manière épistémologique les principaux courants théoriques contemporains des relations internationales (au sens très large). Relevons au passage que ce champ disciplinaire est quasiment en jachère en France. Hormis Raymond Aron, Dario Batistella et l’historien « grammairien des civilisations » Fernand Braudel, la bibliographie proposée par Alexandre Douguine ne mentionne presque aucun auteur français ! C’est une nette indication de l’état comateux dépassé d’une université hexagonale disqualifiée, déconsidérée et reléguée aux marges du savoir véritable.
Les courants théoriques des relations internationales
Alexandre Douguine examine donc avec soin les diverses « écoles » qui structurent cette discipline. Les premières sont les réalistes divisés en « classiques », « modernes » et « néo-réalistes ». Ils s’appuient sur l’État-nation et un ordre du monde de type westphalien en souvenir des traités européens qui arrêtèrent en 1648 la Guerre de Trente ans. Leurs principaux adversaires théoriques sont les libéraux avec des variantes selon les personnalités, l’époque et le lieu. Pour eux, l’État-nation est un cadre dépassé. Pis, « les néo-libéraux soulignent que dans le monde moderne, aux côtés des États, commencent également à avoir une grande importance, les O.N.G., les réseaux et les structures sociales (par exemple, le mouvement des droits civiques, Médecins sans frontières, les observateurs internationaux aux élections, Greenpeace, etc.) qui ont une influence croissante sur les processus de la politique étrangère des États (p. 35) ». Entre les libéraux et les écoles réalistes se trouve une école « intermédiaire » qui emprunte aux premiers et aux seconds : l’école anglaise des relations internationales.
Si les libéraux sont présents dans cette matière, il n’est pas étonnant d’y retrouver aussi des interprétations marxistes ou néo-marxistes qui font grand cas de la notion de « système-monde ». D’après elles, « la révolution prolétarienne mondiale est possible seulement après la victoire de la mondialisation, mais en aucun cas avant, c’est ce que croient les néo-marxistes modernes. Et pour insister sur ce point, ils préfèrent se faire appeler “ altermondialistes ”, c’est-à-dire “ mondialistes alternatifs ”. Ils agissent non pas tant contre la mondialisation, que contre l’élite bourgeoise du monde, et en revanche, l’internationalisation – mondialisation en tant que telle, et son corollaire inévitable, l’apparition d’un prolétariat mondial, est considéré par eux comme un processus positif (p. 44) ». Ajoutons qu’il exista dans les années 1970 en géographie hexagonale un courant marxiste ou « géographique radical » dont l’une des figures de proue n’était autre que le géopoliticien et fondateur de la revue Hérodote, Yves Lacoste.
Sont venues se joindre à ces quatre « chapelles » des tendances nouvelles appelées post-positivistes elles-mêmes fragmentées en diverses coteries antagonistes : l’école de la « théorie critique » dans les relations internationales, le post-modernisme, le constructivisme et le féminisme en constituent le versant radical tandis que son versant non radical se forme de la « sociologie historique » et du normativisme dans les relations internationales.
Une telle effervescence ne peut que favoriser d’intenses débats, mais Alexandre Douguine constate qu’aucune de ces « écoles » ne théorise vraiment la multipolarité, d’où son apport original. Soulignant la réflexion considérable du « réaliste institutionnaliste » Carl Schmitt dans ce domaine méconnu, il prélève dans chacune des tendances une ou plusieurs notions afin de concevoir une théorie scientifique du monde multipolaire qui se réfère aussi à la haute pensée de René Guénon. Cet essai met en pratique les principes exposés dans La quatrième théorie politique.
Les structurations variées du monde
Mais qu’est-ce que la multipolarité dans les relations internationales ? Avant de répondre à ce point fondamental, Alexandre Douguine évoque longuement les autres formes de polarité dans l’histoire du monde. Il y eut le système westphalien, le monde bipolaire du condominium étatsunio-soviétique entre 1945 et 1991, le monde unipolaire et le monde a-polaire. Toutes s’opposent au monde multipolaire.
« La multipolarité ne coïncide pas avec le modèle national d’organisation tel qu’il découle du système westphalien. […] Celui-ci reconnaît la souveraineté absolue de l’État-nation, sur lequel a été construit l’ensemble de la légalité juridique internationale (p. 6). » Alexandre Douguine précise même que « le monde multipolaire diffère du système westphalien classique par le fait qu’il ne reconnaît pas aux États-nations distincts, légalement et officiellement souverains, le statut de pôles à part entière. Dans un système multipolaire, le nombre de pôles constitués devrait être nettement inférieur à celui des États-nations actuellement reconnus (et a fortiori, si l’on retient dans la liste les entités étatiques non reconnues sur la scène internationale) (p. huit) ». Le monde unipolaire est « dirigé par les États-Unis et basé sur l’idéologie libérale, démocratique et capitaliste. [… Il répand dans le monde] son système socio-politique basé sur la démocratie, le marché et l’idéologie des droits de l’homme (p. 9) ». Or « en pratique, l’unipolarité doit composer avec le système westphalien, qui perdure symboliquement, ainsi qu’avec les vestiges du monde bipolaire, que la force de l’inertie perpétue. De jure, la souveraineté de tous les États-nations est encore reconnue, et le Conseil de sécurité des Nations unies reflète encore partiellement l’équilibre des pouvoirs correspondant aux réalités de la “ guerre froide ”. Ainsi, l’hégémonie états-unienne unipolaire existe de facto, alors que dans le même temps, un certain nombre d’institutions internationales expriment l’équilibre datant d’autres époques et cycles de l’histoire des relations internationales (pp. 12 – 13) ». L’affaiblissement international des États-Unis semble permettre l’émergence d’un monde a-polaire ou « non-polaire […] basé sur la coopération des pays démocratiques. Mais peu à peu le processus de formation devrait également inclure les acteurs non étatiques – O.N.G., mouvements sociaux, groupes de citoyens, communautés en réseau, etc. En pratique, la construction du monde non-polaire aurait pour principale conséquence la dispersion de la prise de décision d’une instance (aujourd’hui Washington) vers de nombreuses instances de niveau inférieur, jusque, à la limite basse, la tenue de référendums planétaires en ligne, sur les principaux événements et actions concernant toute l’humanité. L’économie remplacerait la politique et la libre concurrence sur le marché mondial balaierait toutes les barrières douanières nationales. La sécurité ne sera plus la préoccupation de l’État mais serait laissée aux soins des citoyens. Ce serait l’ère de la démocratie mondiale (p. 15) ». Il signale l’existence d’une variante particulièrement soutenue par les milieux démocrates outre-Atlantique, le multilatéralisme qui exclut volontiers les acteurs non-étatiques comme les mouvements sociaux, les réseaux ou les O.N.G. En fait, « le monde multipolaire ne s’accorde pas avec l’ordre mondial multilatéral, car il s’oppose à l’idée de l’universalisme des valeurs occidentales et ne reconnaît pas la légitimité du “ Nord riche ” à agir au nom de toute l’humanité, que ce soit individuellement ou collectivement. Il ne reconnaît pas non plus sa prétention à intervenir comme seul centre de prise de décision sur les questions les plus importantes de politique mondiale (p. 19) ».
L’a-polarité peut séduire des dirigeants occidentaux décérébrés, car « le monde non-polaire suggère que le modèle de melting pot états-unien devrait être étendu à l’ensemble du monde. Cela aurait pour conséquence d’effacer toutes les différences entre les peuples et les cultures. L’humanité atomisée et individualisée serait transformée en une “ société civile ” cosmopolite et sans frontières (p. 17) ». En outre, et c’est un élément déterminant, « le projet de monde non-polaire est soutenu par nombre de très puissants groupes politiques et financiers comme Rothschild, George Soros et leurs fondations (p. 16) ». Le monde multipolaire va résolument à l’encontre de ce mondialisme occidental et de tous les autres mondialismes possibles et imaginables.
L’alternative multipolaire
Favorable à des aires continentales autarciques (et décroissantes ?), Alexandre Douguine estime que « l’anticapitalisme et surtout l’anti-libéralisme doivent devenir les axes directeurs de développement de la théorie du monde multipolaire (p. 190) ». Il faut au préalable préparer les peuples à cette rupture radicale – tuer l’individu moderne en eux. Par ailleurs, « pour le développement du monde multipolaire, il est nécessaire d’initier une guerre frontale contre les médias mondialistes (p. 192) ». La description qu’il fait de l’emprise médiatique occidentale est d’une rare pertinence. Il importe qu’« en sortant de l’espace du capitalisme mondial libéral et après organisé les “ grands espaces ” en fonction des caractéristiques civilisationnelles (mais aussi sur des marchés intérieurs efficients), les civilisations futures seront en mesure de construire un modèle économique en conformité avec la culture et les traditions historiques (p. 191) ».
Qu’entend finalement Alexandre Douguine par « multipolarité » ? Primo, la multipolarité « procède d’un constat : l’inégalité fondamentale entre les États-nations dans le monde moderne, que chacun peut observer empiriquement. En outre, structurellement, cette inégalité est telle que les puissances de deuxième ou de troisième rang ne sont pas en mesure de défendre leur souveraineté face à un défi de la puissance hégémonique, quelle que soit l’alliance de circonstance que l’on envisage. Ce qui signifie que cette souveraineté est aujourd’hui une fiction juridique (pp. 8 – 9) ». Secundo, « l’approche la plus commune de la multipolarité sous-tend seulement l’affirmation que, dans le processus actuel de mondialisation, le centre incontesté, le noyau du monde moderne (les États-Unis, l’Europe et plus largement le monde occidental) est confronté à de nouveaux concurrents, certains pouvant être prospères voire émerger comme puissances régionales et blocs de pouvoir. On pourrait définir ces derniers comme des “ puissances de second rang ”. En comparant les potentiels respectifs des États-Unis et de l’Europe, d’une part, et ceux des nouvelles puissances montantes (la Chine, l’Inde, la Russie, l’Amérique latine, etc.), d’autre part, de plus en plus nombreux sont ceux qui sont convaincus que la supériorité traditionnelle de l’Occident est toute relative, et qu’il y a lieu de s’interroger sur la logique des processus qui déterminent l’architecture globale des forces à l’échelle planétaire – politique, économie, énergie, démographie, culture, etc. (p. 5) ». Tertio, « la multipolarité […] implique l’existence de centres de prise de décision à un niveau relativement élevé (sans toutefois en arriver au cas extrême d’un centre unique, comme c’est aujourd’hui le cas dans les conditions du monde unipolaire). Le système multipolaire postule également la préservation et le renforcement des particularités culturelles de chaque civilisation, ces dernières ne devant pas se dissoudre dans une multiplicité cosmopolite unique (p. 17) ». On peut dès lors se demander si Alexandre Douguine puise chez Samuel Huntington et ses espaces de civilisation conflictuels. S’il critique la démarche de ce réaliste, chantre de la primauté occidentale et atlantiste, il salue en revanche l’« intuition de Huntington qui, en passant des États-nations aux civilisations, induit un changement qualitatif dans la définition de l’identité des acteurs du nouvel ordre mondial (p. 96) ».
Tout en soutenant dans une veine schmittienne « la pluralité du Prince (p. 168) », Alexandre Douguine affirme que « du point de vue de la théorie du monde multipolaire, il n’est pas très important de savoir si les civilisations comme acteurs et pôles du monde multipolaires, peuvent jouer un rôle de contrepoids ou non sur la voie de la mondialisation opérée sous l’égide de l’Occident. Les civilisations comme acteurs des relations internationales ne sauraient conduire à un retour à la pré-modernité, où figuraient les États traditionnels et des empires. Les civilisations en tant qu’acteurs des relations internationales sont un concept complètement nouveau, en quelque sorte une réalité postmoderne, destinée à remplacer l’ordre du monde fondé sur le système westphalien, dont le potentiel est épuisé. Ce modèle contribue à proposer une alternative postmoderne tant à l’empire unipolaire états-unien, qu’à la mondialisation non-polaire (p. 113) ». Il découle que « ni le pouvoir, ni l’économie, ni les ressources matérielles, ni la concurrence, ni la sécurité, ni les intérêts, ni le confort, ni la survie, ni l’orgueil, ni l’agression, ne peuvent constituer la motivation fondamentale de l’existence historique d’une civilisation dans un monde multipolaire, mais le dialogue spirituel, qui, partout et toujours, peut revêtir, selon les circonstances, un caractère positif et pacifique, ou bien agressif belliqueux (pp. 179 – 180) ». Ne décèle-t-on pas dans cette réflexion l’influence traditionaliste de René Guénon et de Frithjof Schuon ?
Surgit alors la lancinante problématique des frontières. Alexandre Douguine ne l’évacue pas de sa démonstration. Bien au contraire, il en profite pour développer un point de vue singulier : « Les frontières entre les civilisations devraient avoir un statut qualitativement différent que celles entre les États-nations. Aux frontières entre les civilisations, il peut exister des régions entières autonomes, uniques et distinctes, qui abritent des structures sociales et des ensembles culturels très spécifiques. Pour ces zones, il paraît nécessaire de développer des modèles juridiques particuliers qui prennent en compte les spécificités de ces civilisations, leurs chevauchements, leurs proportions relatives, ainsi que leur contenu qualitatif et le degré d’intensité de conscience de leur propre identité (p. 116) ». A-t-il pris connaissance des travaux théoriques de l’« austro-marxisme » sur les autonomies personnelle et communautaire au début du XXe siècle en Autriche-Hongrie ? La conception fermée, exclusive et étatique de la frontière est remplacée à cette échelle par une perception à la fois organique et antique, celle du Limes. On peut supposer dans ce cadre l’existence de territoires-gigognes ou d’une co-territorialité, voire à une symphonie des territoires.
Pour une théorie du monde multipolaire est un essai stimulant et érudit d’accès très facile qui invite à réfléchir autrement les relations internationales, hors du prisme déformant et simplificateur d’un Occident obèse et décati. Une belle alternative continentale à saluer !

Georges Feltin-Tracol http://www.voxnr.com/cc/d_douguine/EFlpVEZElEZddpJlND.shtml

note :

Alexandre Douguine, Pour une théorie du monde multipolaire, Ars Magna, 2013, 196 p., 20 € (Ars Magna Éditions, B.P. 60 426, 44004 Nantes CEDEX 1).

Fraction - Ce camarade

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Travailler et consommer le dimanche : pourquoi ? Pour qui ?

Un nouveau casse-tête pour  François Hollande et Jean-Marc  Ayrault : quatorze magasins de bricolage Castorama et Leroy Merlin  viennent de braver  l’interdiction d’ouvrir le dimanche prononcée  par la justice. Pour  « faire évoluer les choses »,  le Premier ministre réuni aujourd’hui  les  « (huit) ministres concernés » par  le dossier du travail dominical.  Dans les faits, des   groupes de la grande distribution (Décathlon, Galeries Lafayette, Boulanger,  Fnac…)  ont depuis longtemps obtenu là où c’est possible et/où dans les périodes données,   l’accord des salariés désirant travailler le jour du seigneur. Un sujet sur lequel la gauche  et ses représentants gouvernementaux sont incapables de parler d’une seule voix. 

 Les possibilités de travail  du dimanche et de travail de nuit ont  été étendues, sous certaines conditions et dans  certaines zones,    pour la première fois  par la  précédente majorité UMP.   Aussi, Sylvia Pinel (ministre délégué auprès du ministre du redressement productif, chargée de l’artisanat, du commerce et du tourisme)  et Bernard Cazeneuve (ministre délégué au Budget)   ont déclaré que  s’ils étaient opposés à une généralisation, ils  ne sont   pas hostiles à des discussions, comprendre à de nouveaux aménagements et dérogations. Bref à une généralisation qui ne dit pas son nom…

 « Il y a des salariés qui ont envie de travailler dimanche, des gens qui ont envie de faire leurs courses le dimanche » ;  « le précédent gouvernement a laissé s’empiler des règles, des lois, à l’arrivée, on n’y comprend plus grand-chose » ;  «  à l’évidence le statu quo n’est pas tenable » a affirmé hier sur France 5  le  ministre des Affaires sociales Marisol Touraine.

 La veille, Benoît Hamon et Christiane Taubira ont opposé une fin de non-recevoir catégorique  à un assouplissement de la législation sur le travail du dimanche. Une  position voisine de celle du ministre du Travail Michel Sapin, défavorable à toute évolution législative sur le travail dominical et le travail de nuit.

 Rappelons-le, la libéralisation du travail du dimanche -hors  les traditionnels commerces de bouche ouvert en général le dimanche matin-  était une promesse de campagne du candidat Sarkozy en 2007. Une promesse qui déboucha notamment sur la loi portant le nom du député UMP qui en était le rapporteur,  Richard Mallié,  qui ne clarifia pas la situation mais étendit  les ouvertures dominicales  dans les  zones à intérêt touristique et dans les zones urbaines, les périmètres urbains d’usage de consommation exceptionnelle (PUCE).

 A dire vrai, ce sujet est rarement appréhendé sous toutes ses facettes. A priori,  la position de principe du FN consiste à laisser la liberté de choix aux Français.  Une liberté qui ne doit pas être cependant celle du renard dans le poulailler, en ce qu’il s’agit de concilier cette liberté de travail avec les droits des salariés.

 Marine Le Pen  le relevait en janvier 2007,  «les Français  doivent avoir la liberté de travailler mais la contrepartie c’est qu’ils soient bien payés. Moi je veux bien entendre les arguments consistant à évoquer la vie de famille. Mais si la vie de famille c’est se regarder en chien de faïence pour partager un poulet divisé en douze je ne suis pas du tout sûre que ce soit ce que les Français attendent. Laissons dans ce domaine comme dans d’autres, la liberté aux Français ». Mais cette « liberté » notent  aussi Bruno Gollnisch et la présidente du FN,   ne doit pas être  instrumentalisée  par un  lobby  de la  grande distribution  qui sait se faire entendre dans les allées du pouvoir  et qui jouit de complicités au sein de nombreux exécutifs municipaux…

 Beaucoup de spécialistes soulignent que  l’ouverture sept jours sur sept des magasins  ne saurait avoir un impact sur la relance de la consommation, sachant que le salaire des consommateurs reste le même et que la somme d’argent qui est dépensée sur six jours  le  sera désormais simplement sur sept…

 Il est tout aussi  certain qu’une généralisation de l’ouverture le dimanche des grandes enseignes aurait surtout  pour effet de  poursuivre la destruction des dizaines de milliers  emplois dans le petit commerce. Sous le gouvernement du calamiteux Jean-Pierre Raffarin,   Patrick Devedjian, alors ministre  délégué  aux libertés locales (2002-2004)  puis ministre  délégué à l’économie (2004-2005),  avait lancé  une offensive en faveur du travail dominical. Il estimait que l’extension des dérogations  créerait « entre 10 000 et 15 000 emplois ».

  L’Union des professions artisanales, la fédération du commerce CFTC, avaient battu en brèche les arguments avancés,  relevant  que cette généralisation serait surtout catastrophique  pour les  petits commerçants et artisans qui n’ont pas  les moyens d’ouvrir sept jours sur sept, et de fragiliser des employés qui deviendront le dimanche des « volontaires forcés ».

 Commerçants et artisans victimes  des ouvertures illégales, des promotions mirobolantes des hypermarchés. Mais aussi   du « désintérêt d’une grande partie de la classe politique »,  de « l’insécurité juridique dans les banlieues où l’on ne pratique pas la tolérance zéro pour les délits économiques comme les ouvertures illégales le dimanche »…

 Aussi,  derrière les arguments   consistant paraît-il  à offrir « le choix » de leur mode de consommation aux Français, cette  prime offerte aux grandes chaînes  s’apparente  à une attaque en règle  contre les travailleurs indépendants, les  commerçants et artisans. Une offensive   d’autant plus illégitime  que les commerces de proximité, au-delà du rôle économique qui est le leur,  contribuent  notamment à maintenir de la vie, des échanges, une animation dans les villages comme dans les quartiers des grandes villes.

 Il y a quatre ans, le conseiller  régional FN de l’Isère, Maurice Faurobert avait apporté son soutien aux employés du magasin  Casino à Vézeronce contre le travail dominical.  « Mon dimanche c’est aussi ma famille, mon repos, ma liberté de vivre pour autre chose que pour l’utopie mercantile du toujours plus ! ».

Marine Le Pen dénonçait ce matin sur France bleue  les comportements de prédateurs de la grande distribution,   cette  « idéologie ultra libérale » à  laquelle s’est ralliée également le PS  qui entend faire de nous « en tout temps en toute circonstance et en tout lieu »,  « des producteurs  et des consommateurs ».

Soulignons que si le droit européen qui s’impose en France  prévoit un jour de repos hebdomadaire,  le dimanche n’est pas spécifiquement désigné comme étant ce jour  chômé. Cela n’a pas échappé  à Pierre Blanc, auteur il ya dix ans  d’un rapport favorable à l’ouverture des magasins le dimanche,  avec  le  soutien de la Chambre de commerce de Paris et de M Devedjian. Il expliquait que  « la légitimité du repos dominical se base sur la tradition chrétienne. Or pour les musulmans, c’est le vendredi et pour les juifs, le samedi. Pourquoi ne pas laisser le choix au commerçant ? »…

On l’aura compris relevait Bruno Gollnisch,    au-delà de toute considération matérielle, c’est le symbole même du dimanche, sa résonance au sein de notre civilisation,  qui est menacé.   Encore un verrou à faire sauter pour les  personnes qui voient dans les traditions, les us et coutumes français, un frein insupportable à l’avènement  d’une société où les individus seraient réduits au simple rôle de consommateur déraciné et interchangeable.

http://www.gollnisch.com/2013/09/30/travailler-consommer-dimanche/

Allende, apprenti dictateur

Le mythe politique de Salvador Allende est déjà en partie effondré. De plus en plus de gens sont amenés à reconnaître que son action politique a été désastreuse. Aux yeux de la gauche, il restait cependant un héros, non en raison de ses hauts faits mais parce qu'il avait été "victime" de la dictature. La statue du héros est cependant de plus en plus lézardée.

Beaucoup ont compris que l'arrivée au pouvoir de Salvador Allende avait été une catastrophe pour le Chili. Après avoir été porté au pouvoir par une minorité d'électeurs, il en fut chassé par la grève générale et par les ménagères descendues dans les rues en tapant sur des casseroles. Car dès que le socialisme arrive au pouvoir, les gamelles se vident.

La statue est lézardée

Malgré tout, le héros malheureux, mort les armes à la main en luttant contre la dictature, ou suicidé (la version officielle a varié), restait un exemple aux yeux de la gauche. Comment l'auteur d'un désastre politique et économique peut-il rester un héros moral, c'est l'un des mystères de la pensée "progressiste". Mystère d'autant plus épais que les tenants de cette pensée sont les héritiers du marxisme, idéologié matérialiste qui subordonne les vertus morales aux faits tangibles.

Mais si le Vatican met des années, parfois des siècles, pour instruire les procès en canonisation, la gauche est moins regardante quand il s'agit de peupler son panthéon. Et elle rejette volontiers les avocats du diable du côté obscur... C'est ce qui fait dire à Victor Farias, auteur d'Allende, la face cachée : "On finit par croire que les problèmes moraux passent inaperçus à leurs yeux quand il s'agit d'excès commis par un des leurs".

L'auteur se livre à une analyse qui éclaire les idées et la vie d'Allende. Travail assez ingrat car non seulement Allende n'a cessé de mentir sur son propre compte, mais encore ses écrits sont confus. V. Farias décortique en particulier la thèse du jeune médecin que fut Allende. Cette thèse bâclée, intitulée "Hygiène mentale et délinquance", fourmille de citations tronquées, non attribuées ou citées sans guillemets, dont il a retrouvé la provenance.

Allende, médecin de la honte

Cette thèse est imbibée des idées matérialistes véhiculées par la vulgate marxiste et répandues par la franc-maçonnerie qui avait grandement contribué à constituer la faculté de médecine chilienne. Les idées qu'Allende reprend à son compte dérivent d'un souci hygiéniste légitime, mais rendu fou par le matérialisme le plus grossier. Cherchant des causes matérielles aux fléaux moraux, Allende les trouve dans la physiologie, et au bout du compte dans la race, par un déterminisme qui laisse peu de place à la destinée individuelle.

"Les Juifs se caractérisent par des formes déterminées de délit : escroquerie, fausseté, calomnie, et surtout usure", écrit-il, ajoutant plus loin : "Les Gitans constituent habituellement des groupements délictueux où règnent la paresse, la colère et la vanité." Des Arabes, il dit que "s'il y a quelques tribus honnêtes et travailleuses, la plupart sont aventureuses, imprévoyantes, oisives et portées au vol". Même les membres du parti national-socialiste chilien de l'époque (nous sommes en 1933) n'allaient pas si loin, professant un antisémitisme culturel et non purement et simplement raciste !

Allende adopte d'ailleurs l'idée d'une hérédité toute-puissante avec autant de naïveté que Zola dans Les Rougon-Maquard. Et il écrit :

"L'hérédité est une loi biologique qui régit depuis les êtres les plus simples, les végétaux unicellulaires, jusqu'aux animaux les plus perfectionnés."

L'eugénisme en folie

Après avoir affirmé que l'appartenance à une race est en soi un facteur de délinquance, elle-même considérée comme une maladie, et que l'hérédité est une cause déterminante, Allende déclare : "Le malade infecté, on l'isole. Le malade rebelle au traitement, on l'incarcère. Le malade dégénéré, on lui interdit ? au nom de la société et pour son seul bénéfice, une grande partie de ses activités." Notons que pour Allende, alcoolisme, homosexualité, délinquance, sont diverses formes de folie qui relèvent d'un traitement médical. Et quel traitement !

Ministre de la Santé dans le gouvernement de Front populaire (1939-1941), Allende rendit obligatoire un certificat d'absence de maladie vénérienne des futurs conjoints, faute de quoi le mariage ne pourrait être enregistré. Son programme comportait la "stérilisation des aliénés mentaux", dispositif qui sera l'un des instruments de "défense de la race avec un aspect coercitif composé par des mesures eugéniques négatives".

Si, en 1973, Allende instaura au Chili une véritable dictature marxiste, ce ne fut pas sous la pression des événements, pour résister aux complots ourdis par le grand capital ou par la CIA. Ce fut par une sympathie déjà ancienne pour la dictature en tant que telle. Dans un entretien avec Régis Debray, en 1971, Allende qualifie ainsi la dictature d'Ibanez, qui sévissait dans sa jeunesse, de "dictature molle". Or Ibanez était au mieux avec l'Allemagne nationale-socialiste, et son intendant pour la province de Valparaiso fit par exemple noyer une centaine de personnes dans la mer parce qu'elles étaient homosexuelles.

Autre signe de complaisance avec le National-socialisme, son refus (par un usage illégal d'une prérogative présidentielle) de laisser extrader l'ancien S.S. Walther Rauff. Or celui-ci aurait accordé à Allende des subsides pour financer son élection au Sénat en 1969 dans les provinces du sud. Dans ces provinces se trouvaient les conserveries administrées par Rauff. Allende lui-même était actionnaire et directeur général d'une société de salpêtre, industrie concentrée dans le nord dont il était devenu sénateur en 1953. C'est toute une partie de la vie d'Allende, celle de représentant du grand capital chilien, qui apparaît ainsi par morceaux au grand jour et reste en grande partie à explorer.

La grande tradition totalitaire

En se montrant raciste et antisémite, Allende ne "trahit" pas la gauche, et n'adopte nullement un point de vue "réactionnaire". Les opinions racistes qu'il professe découlent non du nationalisme, du conservatisme ou d'un esprit réactionnaire, mais du matérialisme, enfant du marxisme. Notons en passant qu'avec la question habirou, Marx avait lui-même apporté une pierre de belle taille à l'édifice de la littérature antisémite.

Quand Allende écrit : "La bienfaisance d'hier est l'assistance sociale d'aujourd'hui; la nécessité collective a assujetti la bonté personnelle", il ne manifeste pas un esprit conservateur. Il rejette au contraire toutes les valeurs traditionnelles de charité, de compassion, que la gauche répudie volontiers sous le nom de "paternalisme" ou qu'elle qualifie "d'opium du peuple". Les valeurs spirituelles sont remplacées par un utilitarisme glacé.

Les idées matérialistes et positivistes du XIXe siècle n'ont pas été développées par la droite, mais par la gauche. Ce matérialisme donne aux phénomènes moraux, sociaux ou spirituels des causes matérielles. Pour Marx, ce seront des causes économiques ; pour Freud, des causes sexuelles. Les causes de la criminalité, Allende les cherche dans la physiologie, et donc, finalement, dans la race. S'il se rapproche ainsi du national-socialisme, ce n'est pas par la voie du nationalisme, mais par celle du socialisme.

Ce n'est pas une "dérive droitière" qui a conduit Allende au racisme, à l'antisémitisme ; ces idées ont été chez lui les conséquences des idéologies "progressistes". L'auteur met en parallèle l'eugénisme d'Allende et celui de l'Allemagne nationale-socialiste. Mais doit-on rappeler qu'aujourd'hui, en France, l'avortement "thérapeutique" est autorisé sans limite de date, autrement dit, jusqu'au neuvième mois de grossesse ?

Comprendre enfin l'histoire

La conclusion du livre mérite d'être citée en grande partie tant elle met le doigt sur un point essentiel, constamment occulté, qui rend presque impossible la compréhension de l'histoire du XX" siècle. Après avoir observé que "beaucoup opteront pour le silence et l'oubli", V. Farias écrit : "D'autres verront ici l'expression des analogies patentes entre socialisme et national-socialisme, entre communisme et fascisme, unis non seulement par un naturalisme biologique radical, mais aussi par leurs méthodes criminelles."

Victor Farias, "Allende, la face cachée : antisémitisme et eugénisme", Grancher, 250 p. 20,50 €.

Pierre de Laubier Français d'Abord août 2006

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La bibliothèque de François Brigneau (arch 1988)

Seuls quelques rares intimes connaissent la bibliothèque de François Brigneau. Elle commence dans la cave, emplit le garage à vélo, tapisse son bureau, au premier étage, se prolonge dans l'escalier du second qu'elle remplit petit à petit.
Dans cet univers qui tient de la foire aux Puces et de la caverne d'Ali Baba, la recherche du livre convoité ressemble à la chasse au zipangu.
Le zipangu est un animal fabuleux des Andes. Il faut généralement le traquer pendant une quinzaine de jours avant de l'apercevoir. L'assaut final est terrifiant. Les victimes sont nombreuses. Surtout parmi les porteurs.
Après quoi, on est heureusement surpris de découvrir que le zipangu a le goût du veau.
Le cri du rhinocéros galopant vers madame après s'être chauffé l'après-midi dans la boue fétide du Zambèze ressemble à s y méprendre à celui que François Brigneau pousse quand il met enfin la main sur l'ouvrage désiré.
Si l'on voit moins Brigneau dans les bistrots à vins qu'il a longtemps et longuement fréquentés, pour apporter à l'aimable clientèle ses vues modestes, mais pertinentes, sur l'évolution des mœurs, c'est qu'il met de plus en plus de temps à déterrer le bouquin dont il a besoin.
Ancien grand bourlingueur, François Brigneau ne quitte plus guère sa grotte à livres. Depuis son accident (vertèbre et rotule cassées), il écrit assis dans son lit, un carton à dessin sur les genoux, de huit à treize heures et de quinze à dix-neuf heures, tous les jours que Dieu fait, à l'exception des colloques philosophiques du Père Tranquille. (Spécialité de Chinon et de Saumur-Champigny).
François Brigneau aura 69 ans le 30 avril prochain. Il pèse 90 kg et ce n'est pas fini. Il a mesuré 1,71 m, mais a tendance à rapetisser. Il est le plus ignoré des journalistes connus. Il ne semble pas en souffrir. Quand je l'ai interrogé pour cette notice biographique et que je lui ili demandé s'il avait quelque chose à déclarer, il m'a répond :
- Dites que je ne bois jamais de Kir, contrairement à ce que Bergeron écrit dans son Guide de l'Homme de droite, à cette erreur près excellent. C'est même, avec le lait, une des rares boissons qui m'attriste. Dieu sait pourtant si, dans ce domaine, je suis ouvert et tolérant. Je suis actuellement dans une période gin avec un trait de Campari. Mais Kir : jamais !
Dans cette page culturelle, c'est une information dont on mesurera la valeur.

Ma bibliothèque est à mon image, à l'image de ma vie et de mes curiosités : en désordre, (au moins apparent), diverse, mêlée, pratique, utilitaire, professionnelle et faite pour le plaisir de lire, le plus vif, l'irremplaçable, celui que le temps n'a fait qu'aviver.

J'aime les écrivains différents, parfois antagonistes. Je m'endors rarement sans un poème, Verlaine, Hugo, Francis James, un bout de Drumont, une page de Léautaud.

À portée de la main droite, j'ai Maurras, le Dictionnaire, irremplaçable, Léon Daudet, les Salons et journaux, Brasillach (les Poèmes de Fresnes), Les Modernes d'Abel Bonnard, Gaxotte, François Leger, un des grands écrivains vivants, dont la Jeunesse de Taine m'a ouvert les portes d'un monde. Voici encore les Décombres de Lucien Rebatet, les quatre tomes du Dictionnaire politique d'Henry Coston, les huit du Dictionnaire encyclopédique d'histoire de Michel Mourre, Gustalin, Travelingue et Uranus de Marcel Aymé, mes Béraud préférés : La Gerbe d'or, Ciel de suie, Le Vitriol de lune, Les lurons... 
Je lis pour le travail, je lis pour la tête, je lis pour le cœur. J'aime les journaux intimes : celui des Goncourt, de Gide, de Renard, de Léautaud, un peu longuet, et rabâché pourtant. 
J'ai des envies de critiques littéraires qui me prennent comme des fringales. J'aime Sainte-Beuve, Kleber Haedens, Bardèche, Jules Lemaître, dont je viens d'acheter Les Contemporains, Brasillach (Les Quatre jeudi, Portraits), Robert Poulet, magistral, et Georges Laffly, dont j'ai découpé et rassemblé les précieuses chroniques parues dans Ecrits de Paris.
Je suis curieux de passer de la critique à l'œuvre critiquée et de me tester au regard de l'une et l'autre. Je suis désolé de ne pas être sensible à des œuvres présentées comme essentielles. Néanmoins. je ne feins pas une adhésion qui me fuit. Proust, Claudel me sont étrangers. Je n'aime,que l'écriture simple et naturelle ; le contraire de ce que l'on appelle le style. Céline, par exemple, chez qui la fabrication nuit au génie ; je ne le fréquente que par incursions rapides, fasciné, ébloui, mais vite fatigué. De même, Péguy, je ne le supporte qu'à la page. Oserai-je dire encore que Flaubert, je le préfère dans ses lettres que dans Madame Bovary, son meilleur roman ?
Comme je me suis fait moi-même, de bric et de broc, découvrant souvent l'essentiel en partant de l'accessoire, c'est la politique qui m'a conduit à l'histoire, laquelle m'a ramené à la politique. La période que je connais le mieux est la Troisième République, de Sedan à Sedan, dont j'ai caressé l'idée d'écriture d'une histoire non conformiste, à travers Barre, Drumont, Daudet, Halévy, Maurras, Bainville, Coston, Ploncard d'Assac, Beau de Loménie, Fabre Luce, Galtier-Boissière, Rochefort, Bernard Fay, tant d'autres dont j'ai entassé les ouvrages sur des rayonnages spéciaux. Je me contente donc de la lire et d'y rêver.
Actuellement, pour rédiger l'Anti-89, les quatre feuilles mensuelles dont l'abbé Aulagnier et l'abbé Coache m'ont demandé d'assurer la rédaction en chef, je suis plongé dans la Révolution française. Comme toujours dans ce genre de tâche, je me comporte avec beaucoup d'humilité, enquêtant sur le terrain du passé, comme je l'ai fait sur le terrain du présent quand j'étais journaliste, et faisant comme si je ne savais rien de l'avenir qui se préparait. Cette méthode permet parfois de découvrir, avec les signes annonciateurs des catastrophes, le volontaire aveuglement des contemporains. Les recherches auxquelles je me livre permettent de mesurer la quasi-impossibilité ; de la tâche demandée aujourd'hui. Pour , la seule énumération des titres des livres composant une bibliothèque contrerévolutionnaire, cette page ne suffirait pas. Contentons-nous d'en citer quatre : la Révolution française de Gaxotte (Fayard), Les Origines de la France contemporaine de Taine (deux tomes; Laffont) - 1792 : Les Dernières marches du trône de Ploncard d'Assac (DMM); Pourquoi nous ne célébrerons pas 1789, d'Etienne Dumont (Arge).
En même temps, je rêve de dresser, avec Serge Jeanneret, le dictionnaire anecdotique des écrivains mineurs de 1900 à 1940. Mais Serge se trouve trop jeune pour rester au logis attelé à des travaux d'écriture.
J'occupe donc mes « loisirs » à relire mes ,« grands » : La Fontaine, La Bruyère, Molière, Chamfort, La Rochefoucauld, Chateaubriand, Stendhal, Flaubert, quelques étrangers : Chesterton, Conan Doyle, Kipling, Stevenson et Dickens, Von Salomon, Anfonso, et les contemporains qui sont le plus près de moi : Marcel Aymé, déjà cité, Jacques Perret, Félicien Marceau, Béraud, Monteilhet, ou Laurent (Le Petit Canard).
Puis-je ajouter que je possède aussi une série d'étagères réservées à la Question juive et L'affaire des chambres à gaz, de Rassinier à Faurisson ? C'est celle qui excite le plus la curiosité et même la cupidité de mes visiteurs. Je veille, sournoisement, au grand désespoir de mon épouse :
- Heureusement qu'on lui emprunte ses livres et qu'on ne les lui rend pas, dit-elle. Sans cela, il aurait fallu rehausser la maison d'un étage.
page réalisée par J.C. L National Hebdo du 4 au 10 février 1988

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La grande misère du syndicalisme à la française

« Les hommes et les femmes sincères qui cherchent des solutions avec leurs directions pour sauver des emplois […] méritent mieux. »
Le 17 septembre, les médias annonçaient fort discrètement la mise en examen puis l’incarcération du secrétaire général de la CFTC de la SNCM, dans le cadre de l’enquête sur un trafic d’armes et de stupéfiants entre le continent et la Corse.
Tout en rappelant que chacun doit bénéficier de la présomption d’innocence, on ne peut que rapprocher cette affaire de celle qui avait frappé, quasiment de la même manière, un autre élu syndical dans une autre compagnie de ferries, opérant cette fois-ci depuis les côtes de la Manche et particulièrement médiatisée lors d’une procédure de dépôt de bilan.
Au-delà du fait divers, cette actualité malheureuse nous enseigne à quel point le syndicalisme français est bien malade. Dans les deux exemples évoqués, les sièges confédéraux des centrales syndicales concernées se sont mal comportés.
D’abord parce qu’elles n’ont rien vu venir. Et que n’importe qui peut donc exciper d’un mandat et d’une représentation sans contrôle fort de la part d’un échelon régional ou national. On sait bien qu’il est difficile, par exemple, pour un délégué syndical central, de maîtriser l’ensemble des délégués des établissements d’un même groupe. Mais là, un cap a été franchi.
Ensuite parce que, dans les deux cas et sauf erreur, ces centrales n’ont pas souhaité symboliquement ou publiquement retirer l’affiliation syndicale à la personne incriminée, ce que fait par exemple tout parti politique lorsqu’un de ses membres est pris dans une affaire crapuleuse (tout au moins lorsqu’il s’agit de grand banditisme).
On connait la pyramide des âges désastreuse du syndicalisme français
On mesure la crise des vocations. On sait que les centrales, pour survivre et garder la présomption de représentativité, sont poussées à être indulgentes envers leurs représentants dans telle ou telle entreprise.
Il n’empêche que le dialogue social, en France, mérite mieux. Sans rénovation de ce dialogue social ; sans capacité à le rendre crédible sur des sujets réellement importants pour les salariés, nous continuerons à subir les rigidités et les blocages corporatistes.
Les hommes et les femmes sincères qui cherchent des solutions avec leurs directions pour sauver des emplois, saisir des opportunités ou tout simplement améliorer les conditions de travail ou de sécurité, méritent mieux.
Les centrales traditionnelles aussi y ont intérêt
Qu’il s’agisse de celles dites réformistes ou même de la CGT. Car leur affaiblissement, loin de profiter au « patron » de toute façon cadré, voire entravé par un droit du travail très contraignant, fait les beaux jours des radicaux, des jusqu’au-boutistes et des idéologues qu’on a vu à l’œuvre sur les dossiers Continental, Goodyear et autres. Et je ne connais pas beaucoup de vieux syndicalistes, éprouvés par les glorieux combats des décennies précédentes, qui, de gaieté de cœur, passe le flambeau de sa génération à des « jeunes turcs » un peu fous et surtout moins respectueux des consignes confédérales.
Le micro-événement de la SNCM est aussi révélateur car il ne révèle pas d’erreurs que chez les syndicats. Car les médias, pourtant prompts à utiliser l’expression de « patron voyou » mais qui ont mis plus de 24 heures pour révéler l’appartenance syndicale du mis en examen, n’ont pas fait preuve d’une grande transparence, en tout cas pas davantage que les centrales syndicales concernées.
Tous ont ainsi donné l’impression de préserver à tout prix une image d’Epinal du syndicalisme, alors qu’on la sait déjà largement condamnée par l’immense majorité des salariés du privé qui ne votent plus aux élections professionnelles.
Chacun, dans son rôle, doit avoir le courage de la transparence pour séduire à nouveau les salariés et offrir aux entreprises, pour le bien de tous, les conditions d’un dialogue social crédible et constructif. Une partie de la survie de notre modèle social est aussi à ce prix.
Philippe Christele, économie  matin.fr, 26/09/2013
http://www.polemia.com/la-grande-misere-du-syndicalisme-a...

« Sale blanc » : conférence-dédicace à Strasbourg

« Sale blanc » : conférence-dédicace à Strasbourg

AGENDA – Gérald Pichon, l’auteur du livre « Sale blanc, chronique d’une haine qui n’existe pas », paru aux éditions IDées sera en conférence-dédicace à Strasbourg le vendredi 18 octobre 2013 à 20 heures, à l’invitation du Cercle Eugène Ricklin, créé par le Bloc Identitaire Alsace. Sur inscriptions uniquement, à l’adresse alsace(at)bloc-identitaire.com.

http://fr.novopress.info/141820/sale-blanc-conference-ded...

Lucie Aubrac, menteuse éhontée

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La Bulgarie sous pression

Réfugiés syriens : nouvelle vague de fuyards vers l’Europe.
C’est par Goliam Dervent, à quelques kilomètres de la Turquie, que passent la plupart des réfugiés syriens qui entrent illégalement dans l’UE à un rythme croissant. La population est plutôt bienveillante à leur égard, mais les autorités sont débordées et craignent une crise humanitaire.
Gina [prononcer « Djina »] est assise devant une sorte de cabane bleue, qui est en fait un magasin et un bar. Elle est assise sur une chaise, son menton posé dans sa main, et croise les jambes. Elle a une vue sur l’ancien hôtel de ville, un vestige du « temps passé » du communisme, et sur partie de sa maison : une façade en briques, une porte en bois blanc, un jardin.
Gina nous la pointe du doigt. Elle l’a depuis 20 ans. Elle n’est pas du coin mais c’est comme ça. Elle a un appartement en ville mais préfère passer ses hivers ici, en se chauffant au bois.
Elle est retraitée à Goliam Dervent, à 20 km d’Elhovo et à 3 km de la frontière turque. Le nom du village signifie « La longue marche ». C’est le premier endroit en Bulgarie que les réfugiés syriens atteignent au cours de leur longue fuite.
Gina est une sorte de porte-parole des habitants de Goliam Dervent, qui n’ont rien contre les réfugiés, parce qu’ils ne restent pas longtemps. Les protagonistes, ce sont les milliers de réfugiés qui passent par le village.
« Police, police, Sofia, Sofia »
« Quand ils arrivent à la source d’eau, ils disent “Police, police, Sofia, Sofia“, et on attend avec eux », raconte Gina. « Ils boivent de l’eau, mais ils ne mangent jamais. Ils ont peut-être peur de se faire empoisonner. On reste avec eux, les pauvres, ils fuient. Il y avait un homme qui est passé dans une chaise roulante. Ils sont gentils. Une fois, il a plu, alors on les a laissé entrer dans le magasin. »
Le village ne compte plus que 50 habitants, alors qu’il y en avait 1.600 à l’époque communiste. Les jeunes faisaient du troc de bois avec la Turquie. Il n’y a plus de jeunes maintenant, et plus personne ne va en Turquie. Un Russe visite de temps en temps. La plupart des maisons sont délabrées et désertes.
Au-delà du village, sur le chemin qui mène à la frontière, se trouve une ancienne caserne. La porte y est ouverte. Vesselina Dimova est maire du village. Les drapeaux de la Bulgarie et de l’Union européenne sont à sa fenêtre. Un calendrier avec le portrait de l’ancien premier ministre Boïko Borissov est sur une table, à côté de son bureau, de même qu’un passage de la Bible. Elle montre une pancarte que la police des frontières l’a obligée à mettre : « Fermez en entrant et en sortant ». Elle rit quand on la prend en photo, elle l’appelle « ma petite pancarte ». Elle sourit quand elle regarde le trou dans la clôture.
« Ils viennent par ici. Si quelqu’un les voit, il appelle la police. Si elle ne les trouve pas, c’est parce qu’elle est trop occupée à les chercher ailleurs (avec des caméras infrarouges, ndlr). Douze personnes sont venues l’autre jour, deux familles avec des petits enfants. »
Selon Dimova, « ils ne sont pas dangereux, ils ne posent aucun problème. On leur donne de la nourriture et de l’eau » et les gens du village les aident. Pendant qu’elle parle, on aperçoit une voiture de la police des frontières à travers la fenêtre.
Tout comme le ministre de l’intérieur et les autorités nationales, elle utilise le terme de « vague » à propos des réfugiés. D’après la police, il s’agit de près de 4.500 personnes.. On ne sait plus où les mettre.
Le chemin des réfugiés
La plupart des réfugiés arrivent à Goliam Dervent le matin. Il faut qu’ils y attendent la police des frontières, qui les emmène en garde-à-vue à Elhovo. Ils sont alors inscrits dans un registre, ils y passent des examens médicaux, avant d’être relocalisés dans des centres d’accueil temporaire. Ceux de Pastrogor et de Liubimets sont à proximité. Une de ces institutions dépend de l’Agence nationale pour les réfugiés, l’autre de la direction pour la migration. Les centres sont différents : l’un est de type ouvert, l’autre de type fermé.
Presque tous les réfugiés syriens ont des papiers d’identité. Cela simplifie la tâche aux autorités. D’autres n’en ont pas : ils les ont dû les laisser aux trafiquants pour les racheter plus tard, ou alors ils les ont perdus, racontent les policiers.
Avant, le point de passage par excellence était le poste de Kapitan Andréevo. Depuis qu’il est équipé d’un système de surveillance intégré qui peut surveiller même le côté turc, les réfugiés ne peuvent même plus atteindre la frontière. Ils sont arrêtés par les autorités turques. Ils préfèrent maintenant passer par Elhovo, qui est au milieu d’une forêt.
« Pas de problèmes »
Gina entre dans sa cabane bleue. Elle nous demande si on veut quelque chose pour la troisième fois. « On est content de voir des étrangers » dit-elle. La voiture de la police des frontières était garée devant le magasin, il y a quelques instants. Les agents ne se prononcent pas sans autorisation officielle. Alors officieusement, ils disent qu’il y pas de problèmes. Pas de quoi se plaindre. Ils nous demandent si on sait quelque chose sur le nouveau centre de coordination d’Elhovo. Son ouverture aurait été annoncée le 17 septembre par le ministre de l’Intérieur. Ils sourient quand on leur dit que les travaux devaient prendre 10 jours.
Gina se penche contre la porte du magasin. Nous lui souhaitons bonne chance. Elle sourit. Elle a envie de parler : « J’espère bien, mais je doute », dit-elle. En partant en voiture, nous la voyons se rasseoir sur sa chaise, et poser son menton dans sa main.
Lora Fileva, DNEVNIK SOFIA, 26 septembre 2013
Traduction : Damian Vodenitcharov, http://www.presseurop.eu/fr
Article originalDnevnik.bg
Titre original : Дългият проход, или за срещата на едно погранично село с бежанци
 Réactions :
La Bulgarie ne fermera pas sa frontière
Le premier ministre Plamen Orecharski a réfuté l’idée de fermer la frontière entre la Bulgarie et la Turquie en raison de l’afflux de réfugiés syriens, écrit le site d’actualité bulgare Mediapool.bg 370 personnes ont passé la frontière entre le 20 et le 23 septembre. Ils sont plus de 4.000 à être installés dans les centres d’accueil dans le pays, alors que plus de 500.000 réfugiés se trouvent actuellement en Turquie. Les autorités s’attendent à ce que le nombre de réfugiés en Bulgarie atteigne 10.000 personnes d’ici la fin de l’année. Le gouvernement compte solliciter l’assistance de l’Union européenne pour y faire face. Selon le premier ministre, Sofia a déjà fait une demande d’aide technique, avant de faire appel à l’aide financière. Celle-ci est estimée à 10 millions de léva (5 millions d’euros) par mois pour les seules aides directes aux réfugiés.
http://www.polemia.com/la-bulgarie-sous-pression/

Le milliardaire homosexualiste favorable à la commercialisation du ventre des femmes attaque Le Salon Beige !

Pierre Bergé attaque Le Salon Beige

" Nous avons reçu le courrier ci-dessous de l’avocat de Pierre Bergé.

Après consultation de notre avocat, nous maintenons que ce post n’a rien de juridiquement répréhensible.

Par conséquent, nous refusons de retirer cet article malgré les menaces contenues dans ce courrier. Si problème il y a, il est de nature idéologique et nous assumons sans difficulté le fait de ne pas partager l’idéologie de M. Bergé. En attendant des questions plus circonstanciées, nous ne commenterons pas davantage cette affaire (raison pour laquelle - à notre grand regret - nous avons dû bloquer aussi les commentaires à cet article), mais nous nous tenons à disposition de M. Bergé pour poursuivre cette conversation devant les tribunaux. J’ajoute qu’ayant appris à lire les maîtres à penser des soixante-huitards, je considère, comme le peu regretté Président Mao, qu’ "être attaqué par l’ennemi est une bonne et non une mauvaise chose".

Cela étant, être attaqué exige aussi de préparer la défense et la riposte : j’ai tout lieu de penser que le Salon Beige a atteint une notoriété qui inquiète la nomenklatura. C’est une excellente nouvelle, mais cela exige aussi de nous d’être prêts à répondre aux attaques et surtout cela exige de développer notre site pour qu’il gêne encore davantage ladite nomenklatura - et prépare la renaissance de la France catholique. Pour cela, je vous propose trois actions :

1) Tout d’abord, chacun des lecteurs pourrait réciter une neuvaine à Marie, Reine de France, du 4 au 13 octobre - date à laquelle le Pape consacrera à nouveau le monde au Coeur immaculé de la Sainte Vierge. Nous avons vu dans l’affaire syrienne à quel point le jeûne et la prière pouvaient être efficaces. Pourquoi ne pas intensifier l’usage des "armes de re-construction massives" ?!

2) Ensuite, chacun d’entre nous pourrait signaler à une personne de sa connaissance l’existence du Salon Beige. Si nous agaçons quand nous sommes un million de visiteurs, on peut subodorer que nous serons plus "agaçants" à deux millions ! [...]"

La suite sur Le Salon Beige

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-milliardaire-homo...

La destruction de la famille est au programme de tous les totalitarismes

Au Sénat se tenait le 27 septembre un colloque sur la famille organisé par l’Institut Ethique et Politique Montalembert en partenariat avec Famille & Liberté et Valeurs 2 Gauche. Le thème en était : « La Famille est-elle naturelle ou culturelle ? » Christian Vanneste en dresse un compte-rendu :

"Après un rappel pédagogique et sémantique de Jean-Noel Dumont rappelant le sens des mots : « culturel », « conventionnel », « arbitraire », « construction » qui encadrent conceptuellement le débat, le philosophe Bertrand Vergely nous a fait entrer brillamment dans le vif du sujet. Il a d’abord souligné la vacuité intellectuelle des arguments en faveur du mariage unisexe : « faut être tolérant », « ça se fait », « faut évoluer », qui outre qu’ils manquent totalement de tolérance envers les opposants, témoignent d’une parfaite ignorance de ce qui est essentiellement en cause. « Nous sommes dans la nuit de la société » a-t-il lancé. En écoutant ce penseur orthodoxe, je reconnaissais en lui, ce sens du retour à l’essentiel qui caractérisait les paroles et les textes de Benoît XVI. On parle de mariage et on oublie le lien de cette institution avec ce qu’il y a d’essentiel dans la société et chez l’Homme. La famille est le lieu privilégié de l’initiation. Après avoir rappelé les critiques de la Famille, qui de Diderot à Derrida, ont dénoncé la « construction » familiale, oppressante, conservatrice, ethnocentrique, idéologie du père-propriétaire, B. Vergely a habilement retourné le soupçon du discours idéologique. La destruction de la Famille est au programme de tous les totalitarismes. Les philosophies « adolescentes » qui promeuvent le désir plus que la responsabilité, en étant des apologies de la régression, sont les complices inconscientes de la soumission à l’Etat protecteur. Dans le fond, la critique de la famille est plus construite et idéologique que sa défense puisqu’elle vient à nier cette évidence que la nature impose la complémentarité des sexes pour que naisse un humain. Mais, la Famille possède aussi une dimension spirituelle. Celle-ci se condense dans l’idée de transmission. Le père est celui qui donne et protège la semence. La mère est celle qui la fait croître. Le père donne un nom à l’enfant et la mère un visage. Il deviendra un adulte au nom du père et aura confiance en lui parce qu’il aura été aimé. La filiation est cette identification de soi qui permet de rencontrer l’autre sans frustration ni ressentiment. Il n’y a pas de fraternité sans père ni mère. On pourrait bien sûr accuser notre philosophe d’ethnocentrisme, de généraliser « notre » conception chrétienne de la Famille. Il en est conscient et il assume. « Le Christianisme est une ontologie de la sexualité », c’est-à-dire cette lecture, certes relative, de la sexualité, mais qui révèle ce qu’a d’essentiel la sexualité humaine.

Jean-Didier Lecaillon nous a ensuite fait redescendre sur les terres plus prosaïques, mais tout aussi nécessaires de l’économie. Evidemment, les politiques familiales sont indispensables. Apparemment, la Famille n’est pas un concept économique. L’économie n’envisage que des « ménages » destinés à consommer les produits des entreprises, et qui peuvent être des célibataires vivant seuls. En réalité, la Famille est avant tout un lieu de production indispensable. La Famille engendre des enfants, elle les éduque, transmet des valeurs et des modèles de comportement sans lesquels une société ne peut ni se développer, ni même survivre. C’est pourquoi la politique familiale ne peut-être une politique sociale, un instrument de redistribution. Il s’agit d’une politique en-soi, qui, comme l’ont pensé les industriels qui sont à l’origine des prestations familiales, rémunère des éducateurs essentiels pour une société, les parents. [Lire la suite]"

http://www.lesalonbeige.blogs.com/

Éric Doligé, sénateur UMP a des envies de meurtre sur Hollande et sa bande

« Moi, je dois vous dire que j'ai un instinct meurtrier en ce moment. Je suis comme la plupart des citoyens, moi je ne supporte plus Hollande et sa bande !» Telle est la drôle de confession du sénateur UMP du Loiret Éric Doligé, mardi, lors de la journée parlementaire UMP .
Poursuivant sur sa lancée, l'élu a également donné sa recette pour resserrer les rangs du parti de droite.
  « Il faudrait qu’on évite de se tirer dessus entre nous et qu’on fasse tout pour tirer plutôt... enfin moi j’ai une liste de gens que je peux vous donner, sur qui il faut tirer, hein. Il y en a une quarantaine, c’est tous ceux du gouvernement. » Rires dans la salle et réponse du sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin : « Je peux donner les Kalachnikov ! »
La scène, qui s'est déroulée à l'Assemblée nationale, a été enregistrée et des extraits ont été publiés sur le site du Lab Europe 1. Des élus socialistes se sont aussitôt indignés et ont réclamé l’exclusion de l’UMP des deux sénateurs.
LE PS S’OFFUSQUE… « PÔV CHOU » !
De leur côté, les pieds nickelés du PS n’ont pas tardé à jouer les vierges effarouchées. Dans un communiqué, le courant socialiste de la Gauche forte, animé par le député Yann Galut et la sénatrice Patricia Schillinger « condamne avec la plus grande fermeté de tels propos qui confirment la tendance de l'UMP à adopter les discours les plus anti-républicains.
Non seulement ces propos sont un appel à la violence, mais ils révèlent l'irresponsabilité d'élus, représentant le peuple, et qui devraient normalement accepter le jeu démocratique ». « Les Français ont élu François Hollande Président de la République, les parlementaires UMP se doivent de respecter ce choix (...) Les élus républicains, dans l'opposition ou non, se doivent de respecter les institutions garantes de leur propre légitimité.
La Gauche forte attend de la part de l'UMP une réponse ferme et proportionnée à la gravité de la situation qui doit être l'exclusion d'Éric Doligé et de Jean-Claude Gaudin du parti », conclut le communiqué.RIEN QUE ÇA !

Avec Le Parisien http://www.francepresseinfos.com/

Berkane Maklouf, assassin de la petite Fiona : une vraie « chance pour la France »

Le Point dresse un portrait bref mais peu flatteur de Berkane Maklouf, le beau-pière de Fiona qui, après avoir joué une ignoble comédie suite à la « disparition » de la fillette de 5 ans, a été convaincu de son meurtre.

Petit caïd de banlieue, toxicomane, menteur éhonté, tabassant régulièrement la Française un peu paumée qu’il s’était dégotté comme beaucoup d’autres, « connu des services de police » comme on dit, etc.

L’article du Point peut donner à croire que la conduite de Maklouf était seulement de « la faute à la drogue », mais cette racaille étrangère était  globalement assez lucide pour, sans officiellement travailler (et donc toucher des aides), acquérir un studio, ou encore pour pousser sa compagne à se convertir à l’islam…

http://www.contre-info.com/

08:29 Écrit par pat dans immigration, insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

29/09/2013

Sur les questions de société, Hollande verrouille insidieusement le débat démocratique

Président exécutif du SIEL, Administrateur du RBM

hollande photo_officielleSans crier gare, le gouvernement Hollande vient de prendre deux initiatives peu spectaculaires certes mais dont les conséquences inédites risquent de mettre à mal l'avenir des libertés publiques en France.

À l'occasion du renouvellement de sept des 39 membres qui composent le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), le chef de l'Etat a décidé d'en changer 22 ! Outre l'ampleur de ce changement au sein d'une instance dont la mission est d'éclairer les pouvoirs publics sur les enjeux soulevés par les progrès de la science, il est frappant de constater le profil politique de nombre de ces nouveaux venus, marqués par leur proximité avec la gauche, à l'instar de l'avocat Jean-Pierre Mignard, ami personnel du locataire de l'Elysée ; dans le même temps, les représentants des différentes religions qui y siégeaient ont été évincés.... D'aucuns voient dans ce rééquilibrage politique la volonté du gouvernement de faire payer à cet organisme ses positions plutôt hostiles au mariage pour tous. En tous les cas, avec ce coup de barre à gauche, le gouvernement assure politiquement ses arrières alors que le CCNE est appelé à se pencher prochainement sur des dossiers particulièrement sensibles : PMA, fin de vie, don de sang par les homosexuels...

Depuis plusieurs mois, le Haut Conseil à l'intégration ne peut plus fonctionner, faute de disposer d'un budget et d'être saisi par les pouvoirs publics pour émettre de nouveaux avis. On sait que cette instance officielle, chargée de réfléchir sur la question de l'intégration des étrangers en France, était dans le collimateur de l'Elysée depuis la diffusion en avril dernier d'un rapport controversé dans lequel le HCI préconisait l'interdiction du port du voile à l'université : cet avis avait soulevé à l'époque l'ire du Premier ministre et de Jean-Louis Bianco, président du nouvel Observatoire de la laïcité. Avec la fin programmée du HCI, qui disparaîtra au profit probablement d'un Observatoire de la laïcité plus accommodant, c'est une approche stricte de la laïcité, tournée vers un renforcement de la législation, qui est aujourd'hui éliminée.

Ces deux instances ont déplu au gouvernement. Le gouvernement décide donc, en catimini, de les mettre au pas. Sur les questions de société, François Hollande a fait le choix, dans le plus grand secret, de verrouiller la composition et le fonctionnement des instances institutionnelles dont les avis sont de nature à peser sur le débat démocratique. Parce qu'elles portent manifestement atteinte à l'exercice des libertés démocratiques élémentaires, ces initiatives méprisables, toutes deux frappées du sceau du sectarisme idéologique, doivent être condamnées et dénoncées avec la plus grande vigueur.

http://www.siel-souverainete.fr/actualite/366-sur-les-que...

Fraction - Années de plomb

22:42 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La consommation en panne, les modèles chamboulés

En panne depuis le début de la crise, la consommation des ménages français restera pénalisée en 2014 par une troisième année consécutive de pouvoir d’achat en berne qui transforme en profondeur les comportements de dépense.

Le pouvoir d’achat par unité de consommation, qui tient compte à la fois de la composition des ménages – un adulte représentant une unité et un adolescent une demi-unité – et de l’évolution démographique, est attendu en repli pour la troisième année consécutive en 2014.

Il devrait reculer de 0,4% cette année après -1,5% en 2012, selon l’Insee, une situation inédite qui s’explique par les hausses d’impôts et un chômage élevé.

Confrontés à un environnement incertain, les ménages rechignent à puiser dans leur épargne et la consommation stagne alors qu’elle progressait encore sur un rythme proche de 2% l’an au milieu des années 2000.

Les achats de biens, qui représentent la moitié de la dépense totale de consommation des ménages, ont fait du surplace en juillet-août et s’inscrivent en repli de 0,1% sur un an.

Cette relative résistance s’explique en grande partie par les dépenses dites contraintes (incompressibles) liées au logement, au transport ou aux assurances obligatoires.

Selon une étude réalisée par le cabinet Altavia, spécialisé dans le secteur de la distribution, 73% des foyers français se disent directement touchés par la crise qui a même entraîné pour 24% d’entre eux une réduction de leur budget alimentaire.

Pour 41% des foyers, les fins de mois difficiles commencent très tôt, avant ou à partir du 15 du mois selon Altavia, qui relève un “changement de comportement d’achat de plus en plus important entre le début et la fin de mois“.

GÉNÉRALISATION DU LOW COST

Les ménages doivent arbitrer, chasser le superflu pour se concentrer sur l’essentiel“, résume Alexandre Mirlicourtois de l’institut Xerfi.

Une évolution qui se retrouve dans celle de l’activité de certaines professions. Si les préoccupations sécuritaires des bijoutiers-horlogers ont défrayé la chronique, la désaffection pour la profession peut aussi s’expliquer par le recul de près de 30% de son chiffre d’affaires en volume depuis la fin 2007, selon les données de l’Insee sur les ventes de détail.

Mais d’autres secteurs ne sont guère mieux lotis avec un recul de près de 10% dans la restauration et de 13% pour les parcs d’attractions et parcs à thème sur la même période.

Depuis la fin de l’année dernière, les magasins spécialisés de l’habillement, les instituts de beauté ou les parfumeries accusent un recul en volume des facturations de l’ordre de 4%.

Même ces dépenses compensatoires, qui permettent de s’offrir des petits plaisirs et qui en font des poches de résistance traditionnelle en période de crise, sont affectées.

Plus sélectifs, les ménages descendent aussi en gamme comme l’illustre la généralisation d’enseignes “low cost” dans tous les segments de la consommation.

Aux secteurs emblématiques du transport aérien et du “hard discount” alimentaire, sont venus s’ajouter au fil du temps le mobilier, l’automobile, l’habillement, la banque, l’assurance et plus récemment l’immobilier, la coiffure et les cosmétiques.

RÉPARATION, OCCASION ET ACHATS GROUPÉS

Les ménages cherchent aussi à faire durer les produits et à reporter des achats de renouvellement. Les activités de réparation sont ainsi plutôt bien orientées.

Sur six mois à fin juin, leur chiffre d’affaires en volume progressait de près de 3% avec une hausse de 4% pour la réparation d’ordinateurs et d’appareils de communication et de 7,5% pour l’électroménager et l’équipement de la maison.

Quel que soit le degré de tension auquel les gens sont soumis, la sensation de crise est là“, souligne Nathan Stern, président de l’observatoire “shopperMind” d’Altavia.

Même les gens qui ne souffrent pas directement de la crise culpabilisent un peu par rapport à la période de surconsommation des vingt dernières années“, ajoute Jean-Marc Megnin, directeur général de cet observatoire, qui parle de correction.

Cela se traduit par le recours plus systématique à la location, à l’achat d’occasions et à la consommation collaborative au travers de plates-formes qui mettent les consommateurs directement en relation entre eux.

Elles permettent de faire des économies et ont en plus un petit côté écologique, socialement responsable, convivial“, note Nathan Stern.

D’où le développement des sites d’achats groupés, les plates-formes de colocation ou de covoiturage mais aussi les enseignes de location d’objets et de matériels.

Le marché de l’occasion n’en est certes qu’à ses balbutiements avec 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012, soit 0,5% de la consommation totale des ménages, mais le parc d’enseignes d’achat-vente a plus que doublé depuis 2009.

Et internet a permis à de nouveaux acteurs comme les emblématiques eBay et Leboncoin de s’imposer et de lui donner une seconde jeunesse.

Tout ce commerce alternatif à l’achat traditionnel a perdu son image de ‘plan B’ pour devenir une option à part entière“, relève Nathan Stern.

Reuters  http://fortune.fdesouche.com/325381-la-consommation-en-pa...

Vincent REYNOUARD invité de RIVAROL

Supprimer le repos dominical, dans la veine de l'individualisme

Dans sa destruction méthodique de la famille, le gouvernement ouvre un nouveau chantier, à l'occasion d'une affaire judiciaire défavorable pour certains commerces. Le ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé aujourd'hui que Jean-Marc Ayrault réunirait lundi "les ministres concernés" pour "faire évoluer les choses" dans le dossier du travail dominical, alors que 14 magasins de bricolage ont bravé l'interdiction d'ouvrir.

"A l'évidence le statu quo n'est pas tenable". "Il y a des salariés qui ont envie de travailler dimanche, des gens qui ont envie de faire leur courses le dimanche", "le précédent gouvernement a laissé s'empiler des règles, des lois, à l'arrivée on n'y comprend plus grand chose".

La petite évolution menée par le gouvernement Sarkozy sur le sujet (loi Mallié) a en effet ouvert la porte. Certains peuvent ouvrir le dimanche, d'autres non. C'est donc injuste et il faut y remédier. Comment ? Et bien en abandonnant le principe du repos dominical. CQFD.

Le Collectif des amis du dimanche reprend dons ses activités :

"L'actualité du dimanche est marquée par la volonté de Castorama et de Leroy-Merlin de s'affranchir de la légalité. En toute connaissance de cause, en l'occurrence le risque d'une amende qui paraîtra lourde au salarié de base (120.000 euros par magasin ouvert illégalement), ces deux enseignes ont choisi de braver les Lois de la République, avec un certain panache. [...]

Force est de constater que la loi Mallié, source des difficultés présentes, est une loi de pure complaisance. A la base, elle a été conçue par le député éponyme pour résoudre le problème local de sa zone de Plan de Campagne, ouverte illégalement le dimanche. Idée de génie : pour supprimer le délinquant, il suffisait de légaliser le délit. M. Sarközy a enfourché ce cheval pour généraliser l'idée, et a contraint Mallié à revoir sa copie, pour aboutir au dispositif actuel des PUCE, dont chacun s'accorde à dire qu'il est illisible, et générateur de conditions déloyales de concurrence. Et nous défions quiconque – y compris M Gattaz – de prouver qu'il a été, en création nette, créateur d'emploi. Injuste, la loi Mallié est de plus inefficace.

Dès lors, il semble que le premier devoir de l'Etat consiste à faire respecter la loi par les grandes enseignes, même si elle est injuste, au risque de créer un précédent fâcheux : une société dans laquelle chacun pourrait prendre ce qui l'arrange dans la Loi deviendrait vite invivable.

Mais que le second devoir de l'Etat, tout aussi pressant, tout aussi indispensable, est l'abrogation pure et simple de la loi Mallié (ainsi d'ailleurs que du surréaliste amendement Debré à la LME, dit amendement ConfoKea), comme préalable à une simplification réelle du dispositif législatif encadrant le travail du dimanche, en s'appuyant sur des principes lisibles, équitables, s'appliquant à tous.

"Il y a des magasins qui peuvent ouvrir tranquillement le dimanche et d'autres qui doivent demander des dérogations. Il serait bien que tout le monde soit logé à la même enseigne", a déploré une porte-parole de Castorama.

Le respect du principe d'un repos hebdomadaire homosynchrone étant reconnu, il faut maintenir la plupart des dérogations de bon sens existant déjà (services publics, industries à feu continu, commerces alimentaires, etc), en le complétant par une clarification des dérogations supplémentaires, s'appliquant à tous les secteurs sans exception. Ainsi, il nous semblerait raisonnable de prévoir quatre week-end dérogatoires possibles par an, avec des salaires portés à 150%, comme cela existe déjà pour certains secteurs, pour prendre en compte les circonstances particulières de l'année nécessitant un “coup de bourre” (périodes de Noël, vendanges, soldes, etc.), ou l'activité touristique. [...]"

Le Rouge et Le Noir ajoute :

"Il est important de comprendre que si jamais est remis en cause le principe d’un jour commun chômé, c’est toute la société qui va s’en trouver modifier. Faire ses courses le dimanche ? Rien de grave en soi, sans doute. Mais qu’en est-il si le prix à payer est que les familles ne peuvent plus jamais avoir une journée ensemble parce que les écoles et les emplois de chaque parent ne ferment pas le même jour ? On aura, une fois encore, gagné une mince commodité matérielle et perdu une rencontre essentielle, vitale, pour la famille, chacun de ses membres et surtout, la société tout entière... Nous sommes déjà dans une société aux repères extrêmement fragilisés, où c’est désormais le relativisme qui prévaut. On le voit encore avec la récente adoption de la Loi Taubira. Car c’est ici, finalement, le même débat ! Une volonté individuelle doit-elle faire plier un fondement de notre vie en société ? Tout comme pour le mariage, on préfère gommer le caractère institutionnel du dimanche, pour n’en faire qu’un jour flottant, un jour absent. Faut-il sacrifier sur l’autel d’un gain matériel les fondements de ce qui reste de pacte social entre nous ? À force de dire que la liberté individuelle commande tout, comment peut-on envisager d’éviter de vivre dans une société une communautaire, et demain, pleinement individualiste ?"

http://www.lesalonbeige.blogs.com/