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  • Repos dominical : la trahison attendue de la gauche

    Faut-il en rire ou en pleurer ? Jusqu’à présent la loi de dérégulation du repos dominical portait la signature d’une droite ultra-libérale. Revenue au pouvoir, la gauche socialo-libertaire lui emboîte le pas sans complexe.

    Le président Sarkozy voulait le travail du dimanche coûte que coûte. Comme le lui demandaient Bernard Arnault le PDG de LVMH, ou Jacques Séguéla. Habilement, c’est un député, Richard Mallié (UMP, Bouches-du-Rhône) qui avait porté le projet sous la forme d’une proposition de loi.

    Le texte fut signé au Lavandou un beau jour d’été 2010, et publié au Journal officiel le 11 août. Souvenons-nous en longtemps. Une page de civilisation se tournait. Face à Richard Mallié et ses épigones, la gauche fut alors vent debout, soutenue dans cette bataille par quelques trop rares députés de droite. Aux injustices annoncées, comme l’avaient prédit les acteurs d’une défense exemplaire, succède désormais le temps de tous les dangers.

    Joseph Thouvenel vice-président de la CFTC, Étienne Neuville, Jean Dionnot et le collectif des amis du dimanche (CAD), FO, l’avocat Vincent Lecourt, Liberté Politique et nombre de parlementaires, n’avaient pourtant pas ménagé leur peine pour faire valoir l’intérêt des petits commerces, le temps de loisir pour tous, le temps gratuit dévolu à autre chose qu’à la consommation, le temps qui recrée du lien social.

    La suite sur le site de la Liberté politique

    http://www.actionfrancaise.net

  • “que faire face à la crise sociale européenne ?”

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    Dans un peu moins d’un mois maintenant se tiendra à Chartres de Bretagne (à côté de Rennes) un évènement à ne pas rater : le meeting-débat organisé par Jeune Bretagne sur le thème “que faire face à la crise sociale européenne ?”

    Pour vous y inscrire, deux solutions :

    Par chèque, à l’ordre de Jeune Bretagne à : jeune bretagne, lieu dit milin coz, 29650 Guerlesquin (bulletin d’inscription ici )

    Par Internet, via notre billetterie en ligne , à l’adresse suivante : http://www.weezevent.com/meeting-dbat-que-faire-face-la-crise-sociale-en-europe

    Toute personne non inscrite et identifiée au préalable pourra se voir refuser l’entrée.
    Les journalistes souhaitant couvrir l’évènement doivent en faire la demande en nous contactant par téléphone au 06 01 06 08 58 ou par mail : jeune.bretagne@gmail.com

    Découvrez en exclusivité ci-dessous le programme de la journée :
    Ouverture des portes à 14h.

    Début des débats à 14h30.

    - Présentation de la journée par Yann Vallerie, de Jeune Bretagne
    – Intervention de Padrig Montauzier, de la revue War Raok
    – Intervention de Guillaume Faye : “la nouvelle lutte des classes”
    – Table ronde “quel syndicalisme pour le 21eme siècle” ? Avec Serge Ayoub, Laurent Legros (syndicaliste breton) et le Mouvement d’Action Sociale (MAS)/
    – Présentation du NSV, le syndicat nationaliste flamand

    Pause entre 16h30 et 17h

    - Présentation de l’association “Entraide Solidarité
    – Présentation du combat de Casapound Italia et de l’ONG “SOLID”, par Xavier Eman
    – Table ronde “Europe, France, Bretagne, quel cadre face à la crise sociale” ,avec Ronan Le Gall (Adsav), Pierre Cassen (Riposte Laïque) et Thomas Ferrier (PSUNE)
    – Intervention de Richard Roudier, pour le Réseau identités

    Synthèse et conclusion de la journée.
    Questions-réponses en compagnie de tous les orateurs participants.

    19h30 : apéritif et soirée cochon grillé, avec animation musicale

    Fermeture des portes à Minuit.

    Toute la journée, une buvette ainsi que de nombreux stands seront mis à disposition des participants. Les enfants auront également le plaisir de découvrir ou redécouvrir les joies de la vie à la campagne.

    http://fr.altermedia.info

  • La scandaleuse idée de taxer les prestations familiales

    Selon Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur  de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

    Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a suggéré le  dimanche  17 février 2013 de fiscaliser les prestations familiales afin d’augmenter les recettes de l’Etat ! Les socialistes ne savent qu’augmenter les prélèvements et les impôts !

    Taxer et tondre la laine sur le dos des pères de famille nombreuse, c’est plus facile que de s’attaquer à l’immigration extra-européenne (coût 70 milliards d’euros par an !), réduire les dépenses publiques françaises éhontées de fonctionnement  les plus élevées d’Europe  avec deux millions de fonctionnaires en trop par rapport à l’Allemagne, supprimer les régimes spéciaux des retraites qui, après la pseudo-réforme  de l’illusionniste  Sarkozy, nous coûtent encore plus cher qu’avant , ou  supprimer d’un trait de plume l’inutile  Conseil  Economique et social dont le seul objet  est  recaser les petits copains !

    Le démantèlement continu de la politique familiale en France depuis 1945

    Le coût actuel de la politique familiale française est de 5% du PIB. Des progrès restent à faire afin de permettre aux femmes d’avoir les enfants qu’elles désirent. Les études qui se sont penchées sur la question l’ont montré : les femmes arrivant à la cinquantaine constatent, en moyenne, qu’elles ont eu au final un enfant de moins que le nombre qu’elles auraient aimé avoir. Cet enfant qui manque, c’est la solution à nos problèmes démographiques et de retraites. L’Europe ne fait pas de 3e enfant. Un 3e enfant coûte cher en France, bien plus que les 150 euros supplémentaires par mois que donnent les allocations familiales. En un demi-siècle, les prestations familiales ont diminué de près de 70% pour les familles avec trois enfants. Il faudrait que ces prestations atteignent 5%  du PIB contre 3% aujourd’hui, ce qui est à comparer aux plus de 20%  du PIB consacrés annuellement aux retraites et à la santé.

    Malthus triomphe  en Europe. Il en est de même  en France, si l’on se réfère au taux de fécondité insuffisante de 1,71 des Françaises de souche européenne et  au démantèlement continu de la politique familiale dont les fondements avaient été posés dès 1945 par le général de Gaulle. Le Général avait multiplié les mesures destinées à relever la natalité française : indexation des allocations familiales sur le salaire de base et non sur les prix (car leur but n’est pas de maintenir un pouvoir d’achat initial mais de permettre aux familles de voir leur niveau de vie s’améliorer parallèlement à celui de l’ensemble de la société) ; refus de soumettre les allocations familiales à l’imposition (car elles ne constituent pas un revenu, mais la juste compensation d’investissements privés avec un intérêt collectif fondamental) ; refus de les soumettre à condition de ressources ; et enfin instauration du quotient familial dans le calcul de l’impôt sur le revenu,  étaient autant de mesures concrètes permettant de bien distinguer la politique familiale de la politique sociale à visée égalitariste.

    Les allocations familiales n’ont pas pour but de combler le fossé entre riches et moins riches, mais d’éviter que les ménages avec enfants voient leur niveau de vie se dégrader par rapport à ceux qui n’en ont pas. Or, depuis les années 70, ce principe de base du printemps démographique français d’après guerre n’a cessé d’être bafoué.

    En 1970, Pompidou introduit des primes à condition de ressources. Dans le même temps, les prestations familiales sont décrochées de la croissance des salaires pour être alignées sur les prix. Mais les cotisations continueront  quant à elles d’être indexées sur les salaires, d’où les excédents des Caisses d’allocations familiales qui seront utilisés pour combler les déficits d’autres caisses : assurance vieillesse et maladie. En 1987,  Chirac soumet l’allocation jeune enfant à condition de ressources et en 1988, Michel Rocard crée le RMI à la charge des  CAF. Ainsi souligne le démographe Philippe Bourcier de Carbon, « depuis près de 30 ans, les gouvernements successifs dévoient la politique familiale de la France en l’éloignant sans cesse du soutien initial à la fécondité, pour la spécialiser dans l’assistanat, la lutte contre la pauvreté, l’exclusion ou le chômage ». Les grands bénéficiaires de cette politique sont les populations d’origine immigrée qui emploient le terme  « d’allocations braguette »  et il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que leur taux de natalité soit supérieur à celui de leur pays d’origine, et en moyenne deux fois supérieur au taux  de souche européenne. Le paradoxe, c’est que les allocations familiales censées enrayer à l’origine en 1945  l’insuffisance de la natalité française de souche européenne contribuent aujourd’hui à accentuer les déséquilibres démographiques en attirant les populations immigrées extra-européennes et en développant leur taux de natalité.

    Elever des enfants diminue le niveau de vie des ménages !

    La politique familiale française ne couvre que 15% des dépenses qu’entraînent les enfants contre 65% à la fin des années 40. Dans les années 50, les allocations familiales stricto sensu, représentaient plus du quart du budget social français ; aujourd’hui elles en représentent moins de 4%.

    L’arrivée du premier enfant dans un couple se traduit par une baisse du niveau de vie (après impôts et transferts) de l’ordre de 13%, et  6% pour chacun des enfants suivants. Le taux de pauvreté augmente fortement avec la taille des ménages. Ainsi s’explique la diminution constante du nombre des familles nombreuses d’origine européenne,  qui sont pourtant nécessaires au simple remplacement des générations puisque 10% des femmes n’ont pas d’enfant et 20% un seulement. Une famille sur cinq seulement (1,7 millions) est composée aujourd’hui d’au moins trois enfants. Elever des enfants signifie des  grandes joies familiales, mais aussi des  soucis, des peines et des privations dans un monde de plus en plus dur soumis à la concurrence des pays émergents !

    Les socialistes veulent ils encourager davantage les Français à gaspiller leur argent au Club Med ou dans les loisirs sans fin, plutôt que de continuer à investir dans l’avenir humain du pays, seul domaine où la France est moins décadente à ce jour que les autres pays européens. Les socialistes seraient ils devenus les spécialistes pour porter le coup de grâce à   tout ce qui fonctionne  encore  un peu en France ? Les socialistes veulent ils vraiment achever le nouveau grand malade de l’Europe ? Les socialistes auraient-ils déjà oublié leurs seuls  et uniques cocoricos démographiques lorsqu’ils comparent la France à l’Allemagne pour se consoler de notre déroute économique ?

    Il est donc  hors de question, M. Migaud, de fiscaliser la majoration de retraite pour les familles nombreuses, de diminuer encore  les prestations  ou de les fiscaliser ! Elles n’ont déjà que trop diminué depuis 1945 !

    En conclusion, une politique familiale pour la France et pour l’Europe, telle que celle mise en place par le général de Gaulle, est bien au contraire  la seule alternative à la politique d’immigration massive extra-européenne par le biais du regroupement familial, de la clandestinité, des mariages mixtes au pays et d’un taux de natalité très élevé de ces populations. Un revenu parental avec des droits à la retraite et des prêts familiaux à taux zéro pour les familles nombreuses démunies s’imposera  bien au contraire un jour dans toute l’Europe  pour assurer la survie et la vitalité démographique de la population d’origine. Le rôle des parents éducateurs doit être reconnu. Seule une politique familiale  peut éviter les graves déconvenues identitaires de non assimilation des populations immigrées et assurer l’avenir de la France, de l’Europe et du continent paneuropéen.

    http://www.scriptoblog.com/

  • Schopenhauer

    Schopenhauer, philosophe de la volonté et archétype du solitaire méprisant la politique

    Il y a 150 ans mourrait Arthur Schopenhauer (1788-1860)

    « L’absence d’esprit prend toutes les formes pour se dissimuler : elle se camoufle en pathos, en emphase ; elle prend le ton de la supériorité et se donne des grands airs et tout cela de cent autres façons. »

    La philosophie allemande classique du XIXe siècle peut se subdiviser, grosso modo, en 2 courants majeurs qui, tous 2, commencent avec Kant. Celui-ci avait accompli dans sa Critique de la raison pure une « révolution copernicienne » passant ainsi de l’ontologie à la théorie de la connaissance ; il avait aussi affirmé que la capacité humaine de connaître était intrinsèquement liée aux formes de la représentation que sont le temps et l’espace [formes a priori de la sensibilité], d’une part, les 12 catégories de la raison, d’autre part, parmi lesquelles le principe de causalité. Pour faire en sorte que la raison ne produise pas elle-même ces propres objets, Kant s’était vu contraint d’accepter une « chose en soi » transcendantale [qui concerne les conditions de possibilité de la connaissance], qui, pour le sujet connaissant, n’était pas connaissable au-delà de cet appareil fonctionnel.

    Côté subjectif de ce monde coupé en 2 par Kant, nous trouvons vers 1800 la philosophie idéaliste, qui culminera dans les grands systèmes de Hegel et de Schelling, puis, sous le signe du matérialisme, sera poursuivie par Marx et Engels. L’autre courant est moins visible, il est plutôt souterrain et cherche à saisir la face objective, en dépit de la césure kantienne. Ce courant-là commence avec Arthur Schopenhauer et nous amène, au-delà de Nietzsche, vers la modernité, une modernité qui n’est pas seulement philosophique.

    Schopenhauer, né le 22 février 1788 à Dantzig dans le foyer d’un négociant, est un penseur et une personnalité de la transition. Selon la tradition philosophique allemande, et surtout selon cet idéalisme allemand contre lequel il engage la polémique, Schopenhauer participe lui aussi à cette volonté de systématiser, c’est-à-dire de chercher à expliquer les principes métaphysiques du monde en un seul ouvrage : en effet, c’est ce qu’il tentera de faire dans son ouvrage principal, Die Welt als Wille und Vorstellung (Le monde comme volonté et comme représentation), dont le premier volume paraît dès 1819 et dont le second ne paraitra qu’en 1844. Il amorce ses réflexions au départ du principe fondamental de Kant, celui de la subjectivité de la faculté de connaître, et le soumet à une métaphysique volontariste, dans la mesure où il identifie la « chose en soi » avec la volonté (Wille), qu’il interprète comme une pulsion d’existence [une force vitale], agissant derrière tous les phénomènes. Contrairement à l’usage habituel, il entend la volonté comme un principe irrationnel, que l’on n’expérimente pas seulement lorsque l’on procède à une analyse introspective de soi et, partant, comme une pulsion vitale et sexuelle, mais qui se manifeste, compénétrante, à travers la nature toute entière voire aussi dans le déroulement causal non vivant.

    En dépit du caractère universel de la volonté qui se combat elle-même éternellement par le truchement des phénomènes qu’elle génère et qui détermine ainsi tout élan individuel de volonté, comme l’explique Schopenhauer dans un écrit de 1839, qui lui vaut un prix de la Société Royale Norvégienne des Sciences, et qui a pour titre Über die Freiheit des menschlichen Willens (De la liberté de la volonté humaine), eh bien, en dépit de cela, il existe tout de même 2 portes dérobées par lesquelles l’homme peut se dégager de la souffrance que lui inflige le monde : l’une est constituée par la morale, l’autre par l’esthétique. Par empathie avec les autres créatures souffrantes, l’homme peut dépasser son isolement apparent et reconnaître la même volonté de vivre (et en fin de compte se reconnaître lui-même) en tous les autres êtres, ce que Schopenhauer exprime par les mots « tat twam asi » (« cela, tu es »), empruntés aux Upanishads de l’Inde ancienne. Dans son éthique de la compassion, qu’il explicite dans Über das Fundament der Moral (Du fondement de la morale), il se tourne, de manière radicale, contre l’impératif catégorique de son maître Kant, dont il mésinterprète l’appel à toujours penser aux conséquences de sa propre action pour l’universalité (pour la chose publique), comme une obligation à se soumettre à une pensée obéissante à l’autorité. Tout anti-étatiste pourrait, en se soumettant à une telle pensée, considérer que les lois ne sont que contraintes et non par autant de formules dont la validité est universelle.

    L’autre échappatoire vers le paradis (toutefois sans Dieu) est la « contemplation détachée de tout intérêt » qu’offre la contemplation esthétique : en jouissant d’une œuvre d’art, surtout une œuvre musicale, l’homme peut aussi dépasser le principium individuationis et s’unir au fond cosmique de l’univers.

    Schopenhauer comme précurseur de la psychanalyse freudienne

    Aujourd’hui on ne juge pas tant l’importance de Schopenhauer à la teneur de ses principales idées philosophiques qu’à ses multiples influences postérieures. De son vivant, son ouvrage principal n’a quasiment pas été pris en considération. Il a fallu attendre le der nier tiers du XIXe siècle, donc après la mort de Schopenhauer, pour assister à une réception de son œuvre d’une rare intensité. Schopenhauer a amorcé ses réflexions philosophiques à l’époque dite des Biedermeier en Allemagne ; dans sa jeunesse, il a encore connu Gœthe. Sa mère, Johanna Schopenhauer, écrivait des romans et tenait un salon littéraire à Weimar. Sa célébrité posthume, Schopenhauer la doit au fait qu’il fut un contemporain de Richard Wagner, dont L’Anneau des Nibelungen avait été fortement imprégné par la pensée de notre philosophe. Il la doit également à Friedrich Nietzsche qui, dans ses Considérations inactuelles, évoque « Schopenhauer comme éducateur » et fait l’éloge de sa « volonté de vérité » et de son pessimisme héroïque. C’est justement au départ de cette réflexion nietzschéenne sur Schopenhauer qu’un filon s’amorce en direction de la critique révolutionnaire/conservatrice du XXe siècle. En effet, l’archétype du solitaire et du précepteur oisif, méprisant la politique, se repère dans le philosophe grognon des Considération d’un apolitique de Thomas Mann. Celui-ci reconnaît encore sa dette à l’endroit de Schopenhauer dans quelques-uns de ces récits, dont la nouvelle Tobias Mindernickel, où il traite de l’éthique de notre philosophe.

    L’œuvre de Schopenhauer a eu un impact considérable sur des écrivains aussi importants que Hermann Hesse, Samuel Beckett et Thomas Bernhard. Dans l’univers des philosophes, l’impact a d’abord été moindre et ce sont, dans un premier temps, des figures marginales du monde universitaire du début du XXe siècle qui se sont intéressées à lui : songeons à Georg Simmel et à Max Scheler qui, tous 2, font démarrer leurs réflexions à la suite de Schopenhauer. La plupart du temps, les philosophes universitaires l’ont considéré d’abord, et souvent à raison, comme un disciple original de Kant ou comme un précurseur de Nietzsche. Certes, il fut l’un des principaux précurseurs de Nietzsche mais il fut surtout l’une des principales figures anticipatrices de la psychanalyse. La réduction freudienne de la vie sentimentale à la pulsion sexuelle se retrouve, bien avant Freud, dans l’œuvre de Schopenhauer, et sans la moindre ambiguïté. Dans la conception schopenhauerienne de la volonté comme une puissance irrationnelle dépassant la conscience individuelle, nous trouvons les prémisses essentielles de l’inconscient collectif de Carl Gustav Jung.

    Schopenhauer nous a transmis aussi la sagesse indienne, ce qui ne fut pas le moindre de ses mérites. Le premier contact qu’il a eu avec l’univers mental indien date de 1813, lorsqu’il séjournait à Weimar et qu’il y rencontra pour la première fois l’orientaliste Friedrich Majer, disciple de Herder. Sous l’influence des études de Majer, Schopenhauer finit par se considérer comme « le premier bouddhiste d’Europe ». Ainsi débuta l’histoire d’une méprise créatrice, comparable à l’interprétation quiétiste de l’antiquité classique, dont on vantait « la noble simplicité et la grandeur tranquille ». Les conséquences de cette méprise résident surtout dans une interprétation fausse du bouddhisme comme nihilisme, un nihilisme qui reposerait sur une rétention vis-à-vis de tout agir et verrait le but le plus élevé de l’existence dans une immersion dans le “néant”. On a vu l’effet de cette mésinterprétation du bouddhisme sévir dans la décennie qui suivit la Grande Guerre, où régnait une ambiance de déclin, comme, plus tard, dans la vogue bouddhiste qui se retrouve en Occident jusque aujourd’hui.

    Petit bourgeois réactionnaire et ennemi des bourgeois étriqués

    Schopenhauer est lié à son temps quand il exprime son système philosophique basé sur la volonté ; il l’est également dans l’insouciance relative dont il fait montre à l’endroit de toute recherche empirique, ainsi que dans sa prétention à pouvoir présenter une interprétation générale du monde qui sera à jamais irréfutable. Mais les impulsions qui partent de son œuvre pour aboutir à notre temps sont fort nombreuses. Parmi elles : son habitus non académique de philosophe artiste et de littérateur. Il y a aussi son attitude ambivalente face à la classe bourgeoise : d’une part, Schopenhauer est très nettement un petit bourgeois réactionnaire qui méprise la période prérévolutionnaire d’avant 1848, le Vormärz ; d’autre part, en tant que demi bohémien, il est un ennemi de la mentalité bourgeoise étriquée (le Spiessertum), qui se manifeste surtout dans l’institution du mariage, cible de sarcasmes perpétuels pour ce misogyne grognon et animé par ses pulsions. Pour s’assurer un certain équilibre émotionnel, notre célibataire endurci s’est flanqué pendant toute sa vie d’un compagnon canin, un caniche : dès que l’un de ces animaux favoris mourrait, il s’en procurait un nouveau qu’il baptisait invariablement « Atman », comme tous ses prédécesseurs. Ce nom signifiait en sanskrit “souffle de vie” ou “âme individuelle”, car, croyait-il, il y avait, actif, dans chaque caniche un seul et même principe de vie, le Pudels Kern, le « noyau du caniche ».

     Arthur Schopenhauer meurt le 21 septembre 1860, comme un vieil original, peu célèbre et bizarre, à Francfort sur le Main, ville où, après ses années de pérégrination et d’études, il s’était fixé pour y passer la seconde moitié de sa vie. Quelques années après son passage de vie à trépas, Léon Tolstoï le nomme « le plus génial de tous les hommes ».

    ► Baal Müller (article paru dans Junge Freiheit n°38/2010, Berlin).

    http://vouloir.hautetfort.com

  • Les pays de l’OCDE presque aussi endettés qu’après la seconde guerre mondiale

    Selon un rapport de l’OCDE, l’endettement brut des pays de l’OCDE rapporté à leur Produit Intérieur Brut s’approche de son record enregistré peu après la seconde guerre mondiale.

    La dette publique dans le monde en 2011 (54.000 milliards de dollars) – En bas à gauche, le PIB dans le monde en 2011 – Cliquer sur la carte pour l’agrandir

    Calculé en tenant compte de la parité de pouvoir d’achat, l’endettement public brut des dix principaux Etats de l’OCDE rapporté à leur Produit Intérieur Brut (PIB) s’approche de son record historique (environ 116 % du PIB) observé peu après la fin de la seconde guerre mondiale. C’est l’une des observations de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) dans son rapport annuel, publié mercredi, consacré aux besoins d’emprunt publics de ses pays membre.

    « Lever d’importants volumes de fonds au coût le plus bas pour refinancer leurs émissions restera le principal défi à relever par les gouvernements. La plupart des gestionnaires de la dette publique continueront d’ajuster leur portefeuille en émettant des obligations à long terme tout en réduisant les titres à court terme », indique l’Organisation.

    En effet, les analystes du château de la Muette prédisent une hausse sensible des besoins d’emprunts bruts cette année. Ils devraient s’élever à 10.900 milliards de dollars après 10.800 milliards en 2012. Résultat : le ratio de dette publique rapporté au PIB progressera à 111,4 %. Une tendance à la hausse prévue malgré un recul des déficits publics. Comme le souligne l’Organisation, le déficit public est appelé à reculer à 4,6 % du PIB (2.300 milliards de dollars) cette année après 5,5 % l’an passé (2.600 milliards).

    Si les besoins liés au financement du déficit sont appelé à baisser, les gouvernements doivent cependant faire face à un montant élevé de remboursement d’emprunts contractés par le passé. « Les gouvernements devront refinancer environ 30 % de leur dette émise dans les trois prochaines années », indique le rapport. Autre mauvaise nouvelle, il est probable que le coût des émissions à venir va augmenter.

    Sur ce plan, l’organisation s’attend à ce que le taux d’intérêt à long terme moyen grimpe à 4 % cette année contre 3,8 % en 2012. « Cette prévision part du principe que lorsque le taux d’endettement de l’Etat dépasse la barre des 75 % du PIB, les taux d’intérêt à long terme augmentent de 10 points de base à chaque fois que le ratio dette/PIB s’accroit de un point de pourcentage », soulignent les analystes.

    Les Echos  http://fortune.fdesouche.com

  • Quant au vote des Étrangers – par Éric E.G. Nogard

    Nous sommes le Peuple de France, catholiques romains, et nous sommes Européens. N’est-ce pas beau, n’est-ce pas beaucoup. Or, nous voudrions donner chez-nous le droit de vote aux  Étrangers, en plus de la considération que nous leur portons, et en plus de l’hospitalité que nous leur assurons.
    Dans quelle mesure voterions-nous Français si l’Étranger, si redevable que nous puissions être envers lui, glissait son bulletin de vote dans nos Urnes.
    Ne connaissons-nous pas assez ce que peut être  la chose frelatée…  le lait, la viande, et pis encore.
    Ou alors, pourquoi un tel branlebas quand nous y sommes confrontés, comme nous l’enseigne l’actualité sur le cheval.
    Donner chez-nous le droit de vote à qui ne vote pas chez lui, n’est-ce pas pousser loin le bouchon de l’Humanisme, ou alors, est-ce savoir de quoi on parle quand on dit « Humanisme ».¢ 
    Et pour répondre sans parti-pris à ce questionnement, ne serait-il pas sage de notre part que nous tentions : 
    D’obtenir le droit de vote, chez eux-mêmes et pour eux.
    D’obtenir pour nous-mêmes, le droit de vote chez les autres.
    D’obtenir un pacte de réciprocité avec les autres Peuples, en matière de droit de vote.
    Et pourtant, serions-nous des oisifs chez les autres quand chez eux, pour eux, à leur demande, nous aidons, nous formons, nous montons des usines, nous secourons…
    Nous participons à une Société plus ouverte et plus Universelle, comme le font des Peuples « si nombreux » qu’on les compte sur les doigts d’une seule main.
    En revanche, quel Peuple a, à ce jour, eu la moindre idée de se préoccuper de nous donner en son sein le droit de vote, quand il y existe.
    Sommes-nous conscients, sommes-nous sérieux, sommes-nous sincères quand nous réclamons le droit de vote pour les étrangers.
    Met-on à ce point la charrue avant les bœufs. 
    Ou alors, par malice, serions-nous assez pervers pour prendre de tels risques dans notre acharnement à détruire notre clocher.
    Ou alors, à quoi nous servent nos Universités, nos Universitaires, nos Philosophes, nos Moralistes et nos Leaders pour que nous en arrivions là.
    Ou enfin, qui sont les plus dangereux ou les plus fous de ceux qui protègent ou de ceux qui jouent d’un coup de poker, le peu qu’ils ont et qui fait tant d’envieux.

    Méfions-nous de nous-mêmes quand nous réclamons chez nous le droit de vote pour les Étrangers.

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Considérations sur les élections italiennes

    Les 24 et 25 février, les italiens se sont rendus aux urnes pour renouveler la Chambre et le Sénat après presque un an et demi de direction anti-démocratique du banquier européiste Mario Monti.

    C’est une Italie meurtrie par l’austérité, soumise au chômage des jeunes ou aux suicides des petits patrons qui se rendait aux urnes. Quatre coalitions (ensemble de partis derrière un parti principal) étaient favorites. La coalition de centre gauche menée par le Parti démocratique (équivalent du PS) de l’ancien communiste Bersani , la coalition de droite menée par Silvio Berlusconi et le Parti de la Liberté (équivalent de l’UMP), la coalition du centre menée par Mario Monti à laquelle était rallié Gianfranco Fini et enfin le parti populiste « de gauche » de Beppe Grillo, humoriste italien, fer de lance du Mouvement 5 étoiles (pour eau, transport, environnement, connectivité et développement). De fait, premier constat, aucun parti d’extrême-droite ou d’extrême-gauche traditionnel n’était annoncé comme potentiellement outsider du scrutin.

    1) Une Italie ingouvernable

    Le premier bilan de ces élections, est que l’Italie est ingouvernable. A la Chambre, la coalition de centre-gauche arrive en tête avec 29.5% des voix devant la coalition de droite qui parvient à réunir 29.1% des voix. La vague rouge n’a pas eu lieu et la droite résiste bien, déjouant une nouvelle fois tous les pronostics. Silvio Berlusconi réussit son retour avec un discours hostile à l’Euro et italo-centré lui ayant permis de fédérer quelques officines de la droite radicale italienne comme la Lega Nord (régionaliste) et la Destra (proche du FN). Son discours est qualifié de « populisme de droite », une façon polie de dénoncer un discours aux « relents fascistes ». Le Cavaliere ne s’est pas privé d’ailleurs de commettre un « dérapage » louant les réussites sociales du fascisme. Au Sénat les scores sont également très serrés, toujours en tête la gauche réunit 31.6% des voix et la droite la talonne avec 30.7%.

    beppe-grillo.jpgL’instabilité est renforcée par les scores du Mouvement 5 étoiles (M5S) de Beppe Grillo avec 25.5% à la Chambre et 23.8% au Sénat. Ce dernier a réussi son pari et devient la troisième force du pays. Bien qu’ancré à gauche par un discours sur la réduction drastique du temps de travail, mais également anti-impérialiste et pacifiste, le comique italien fait nettement moins rire l’intelligentsia lorsqu’il demande la sortie de l’Euro et s’oppose au droit du sol ou encore critique l’immigration. Flattant l’esprit de nos vieux soixante-huitards de journalistes, sa réussite est également du à son discours protectionniste. Grillo a surement attiré des déçus de la politique (seuls 15% des Italiens croyaient encore aux hommes politiques avant les élections) mais aussi des électeurs issus de la droite et de la gauche, attachés à une certaine justice sociale. Grillo, qui ne peut pas lui-même être élu, devra donc compter sur ses lieutenants et tenir la barre pour éviter des alliances qui nuiraient à son discours. De toute évidence, aucun des deux camps ne peut se passer du quart des voix et la crise politique italienne ne fait que débuter.

    2) Les perdants du scrutin

    Première victime de ce scrutin, Mario Monti avec 10.5% des voix à la Chambre et 9.1% au Sénat, qui a payé sa politique pilotée par les banques et l’UE. Et malgré le soutien du Vatican, toujours prompt à semer la zizanie dans la politique italienne, c’est un véritable désaveu pour « le Professeur » dont les italiens semblent se passer assez sereinement des cours d’austérité. Cela n’empêchera pas les zélateurs de l’UE et les démagogues aux mains de la finance de fustiger des Italiens qui ne veulent pas se serrer la ceinture et sombrent dans le « populisme ». Surtout cela ne fait que confirmer le caractère illégitime du gouvernement Monti sortant, parachuté sans élection suite à la démission de Berlusconi (pilotée très probablement depuis l’UE et le Vatican). Le « coup d’Etat » de Goldman Sachs aura fait long feu.

    D’autres partis ont sombrés dans ce scrutin. Fini est surement bel et bien… fini, son parti n’attire que 0.5% des voix à la Chambre. Pour l’ancien responsable d’Alleanza Nazionale et ancien allié de Berlusconi, il semble que les Italiens lui montrent le chemin de la sortie. Les trahisons ne paient pas. Une leçon que doivent méditer tous les nationalistes qui voudraient vendre leur âme à la droite ou au centre… mais surtout à l’oligarchie.

    lega-nord-padania.jpgLa Lega Nord qui parvenait à obtenir d’excellents résultats dans le nord du pays avec un discours régionaliste et hostile à l’islam avait rapporté 8.3% des voix à la coalition de droite en 2008 contre 4.1% à la Chambre lors du dernier scrutin. Quelques scandales auront surement joué en sa défaveur, de même qu’une politique immigrationniste assez surréaliste pour un parti soit disant anti-immigration… mais les électeurs du nord ont été impitoyables. Dans la circonscription du Veneto 1 par exemple, la Lega était première avec 28.2% des voix en 2008 alors qu’elle récolte 10.5% des voix sur le scrutin du week-end dernier. Elle parvient tout de même à un honorable 17.5% en Lombardie 2, mais loin du très beau 31.3% du scrutin précédent.

    3) L’inexistence des « extrêmes»
    CPI elections.jpgD’autres résultats sont plus surprenants, la Destra de Storace obtient 0.7% des voix à la Chambre et 1.8% dans la circonscription du Lazio 1… alors que Storace était le leader de la coalition dans la région. Le vote a clairement bénéficié au PdL (20.6%) et l’électorat aurait pu propulser Storace à la Chambre tout en appuyant le PdL au détriment de son parti « plus à droite ». La constellation des partis de droite radicale (Forza Nuova – 0.3%, Fiamma Tricolore – 0.1% et Casapound – 0.1% à la Chambre) n’aura pas profité de la crise italienne pour gagner des sièges. Il en va de même à gauche où le Parti Communiste des travailleurs obtient 0.3%.

    Les italiens ne semblent pas favorables à confier leur destin à des partis trop marqués idéologiquement. La réussite de Bepe Grillo et le retour en fanfare de Berlusconi illustrent surtout d’après mois une forme de « nihilisme » politique, renforcé par une participation en baisse (75.18% à la Chambre et 75.21% au Sénat). Les médias pourront qualifier Grillo de « populiste de gauche » et Berlusconi de « populiste de droite », la réalité est que l’un n’est pas communiste et que l’autre n’est pas fasciste.

    Aussi les Italiens ont choisis de voter pour des personnalités : Bersani, Berlusconi, Grillo ou Monti, les candidats novices ou moins médiatiques ont eu des difficultés à gagner la confiance d’un électorat en déroute. Cela est surement accentué par une crise générationnelle. Le vote au Sénat ne concerne que les plus de 25 ans, et nous constatons un recul de voix pour Casapound entre la Chambre et le Sénat, du fait que le mouvement à la tortue fléchée est un mouvement tourné vers la jeunesse urbaine qui ne constitue pas, loin s‘en faut, la majorité de l’électorat. De là une telle dichotomie entre des élections lycéennes et étudiantes favorables au Blocco Studentesco (syndicat lycéen et étudiant de Casapound) à Rome et des élections nationales plutôt très défavorables au mouvement. Peut-être cette crise générationnelle a aussi joué pour Bepe Grillo dont le score est un peu moins fort au Sénat qu’à la Chambre.

    Les partis « populistes » ont besoin pour exister d‘un tribun, comme l’illustre la réussite des partis comme le Front de gauche, le Front national, l’Aube Dorée et le M5S. Bien que Syriza en Grèce ait pu démontrer le contraire, les peuples continueront encore et toujours à adhérer à une « figure » lorsqu’ils perdent leurs repères politiques. C’est ce qui aura permis à Silvio Berlusconi, tout comme à Nicolas Sarkozy d’exister politiquement malgré les cabales médiatiques.

    Au fond le principal enseignement de ce scrutin, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un corpus idéologique cohérent pour réussir électoralement, les grands partis et les grandes figures médiatiques tirent leur épingle du jeu, comme c’est le cas avec les conservateurs en Grèce alors qu’on se demande bien que peut croire que les conservateurs vont régler la crise Grecque… Ici aussi on a du mal à croire que Bersani ou Berlusconi auront les clefs du redressement de l’Italie.

    Jean

    Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

    Résultats à la Chambre: Repubblica.it

    Résultats au Sénat: Repubblica.it

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Aymeric Chauprade : les grandes tendances géopolitiques du moment, la place de la France (2/2)

    Seconde partie - Aymeric Chauprade revient sur les grandes tendances géopolitiques du moment et se penche sur la place de la France dans le monde. Entretien réalisé avec Xavier Moreau pour Realpolitik, le 13 février 2013.

    Dans cette partie Chauprade parle en particulier de la situation en  Syrie. Il met en évidence l’incohérence de la position du gouvernement français entre son action au Mali et sa position en Syrie face au djihadisme. Pour Chauprade l’action de la France au Mali est conforme à ses intérêts géostratégiques, en Syrie au contraire elle est opposée à ses intérêts.

    La première partie est ici.

    À propos de l’auteur
    Aymeric Chauprade. Professeur de géopolitique et Directeur de la Revue Française de géopolitique et du site www.realpolitik.tv est l’auteur de l’ouvrage de référence « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire » éd. Ellipses.

    Source : Realpolitik.tv – 28 février 2013


    Aymeric Chauprade : les grandes tendances... par realpolitiktv

    http://fr.novopress.info

  • Faudra-t-il un printemps français ?

    Un homme s’immole en Tunisie. C’est le Printemps arabe. En France, c’est le début... d’un buzz médiatique. Charles Consigny veut réveiller notre pays.

    Par Charles Consigny

    La semaine dernière, un homme s’est planté devant une agence Pôle emploi et a mis le feu à ses vêtements qu’il avait imbibés d’essence. Le temps pour les gens qui étaient là d’essayer de le sauver, c’était trop tard, il est mort brûlé. On n’est pas parvenu à décrocher la corde du pendu. À cet homme on avait refusé des allocations, il n’avait pas suffisamment cotisé, ou pas dans les règles, quelque chose comme ça. Les médias ont relaté les faits, les gens qui travaillent à la gestion du chômage ont invoqué leur manque de moyens, il y a eu quelques larmes de crocodile et quelques larmes sincères, et puis c’est passé. En Tunisie, c’est l’immolation d’un homme qui a déclenché la révolution, et celles de l’Égypte et de la Libye ensuite. Chez nous, rien. Chez nous, on mange n’importe quoi, on ferme les usines, on laisse les narcotrafiquants faire leur loi sur des villes entières, on déplore tous les jours mille chômeurs supplémentaires, on assiste impuissants au désastre scolaire et, de toute façon, on conseille aux jeunes de quitter le pays, à moitié en espérant qu’ils reviendront moins bêtes, à moitié parce qu’on a abdiqué et qu’on veut leur éviter les années qu’on leur fabrique.

    Comme il l’avait annoncé, le président déjà sortant gouverne dans la concertation, c’est-à-dire en prenant soin de ne rien enlever aux privilèges catégoriels et individuels et en laissant divers lobbies lui dicter sa politique : il est faible avec les banques, faible avec les Allemands, faible avec l’idéologie des sociologues de gauche (pléonasme), du magazine Elle et d’Harlem Désir (triple pléonasme), faible avec les syndicats (quadruple pléonasme), faible avec les barons locaux (quintuple). Il est le roitelet d’Ile-de-France à la main de vassaux plus puissants que lui.

    La suite sur Le Point.fr

    http://www.actionfrancaise.net