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  • Nucléaire. « Une perte de compétences généralisée »

    Nucléaire. « Une perte de compétences généralisée »
    Le rapport Folz dresse un bilan sévère de l’« échec » de l’EPR de Flamanville et pointe un élément essentiel qui explique cet échec.
    « Une perte de compétences généralisée ».
    Cette perte de compétences touche ici un secteur très sensible, très technique.
    On ne cesse pas de construire des centrales nucléaires, pendant plus d’une génération, en pensant reprendre les choses là où elles avaient été laissées.
    Maintenir un savoir industriel cela demande beaucoup d’argent, beaucoup de moyens humains et techniques et une véritable volonté de le faire.
    Plus largement, cette « perte de compétences généralisée » qui est problématique dans ce dossier et qui ne peut pas être caché aux yeux du grand public est en réalité généralisée !!
    Car ce n’est pas que le nucléaire qui est touché.
    Lorsqu’un pays abandonne même l’ambition de l’écriture scripturale pour tous, lorsque les exigences scolaires s’effondrent, lorsque tout se vaut, lorsque la médiocrité est érigée en standard et en exemple, disons-le, ce n’est pas que les centrales nucléaires que nous ne saurons plus construire demain mais tout ce qui fait la différence entre une société civilisée et un maelstrom informe.
    Nous sommes en train de perdre la dernière génération d’instituteurs valables, après nous n’aurons plus que des « professeurs des écoles » plus ou moins incultes, formant des gamins plus ou moins crétinifiés aux écrans.
    Au bout du compte et à ce rythme, dans moins de 10 ans, les trains ne rouleront plus et les avions finiront par tomber massivement…
    C’est aussi comme cela que les sociétés s’effondrent.
    La décadence n’est pas seulement de « mœurs » à la romaine, mais aussi la décadence de la connaissance et de la conscience humaine.
    Charles SANNAT
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/10/nucleaire-une-perte-de-competences.html#more

  • RICHELIEU, MINISTRE ET PRÊTRE

    La biographie de Richelieu que publie Arnaud Teyssier est un des livres forts de la rentrée.

         Naguère, quand l’histoire de France s’enseignait encore à l’école, tous les enfants connaissaient le célèbre tableau qui montre Richelieu, debout sur la digue de La Rochelle battue par le vent et les embruns, en train de scruter la bataille se déroulant au large de la ville assiégée. Richelieu affrontant les factions intérieures, Richelieu combattant les Anglais ou les Espagnols, Richelieu interdisant le duel : que de souvenirs… Dans notre jeunesse, le cardinal-ministre, dont l’effigie ornait le billet de 10 francs, symbolisait la rigueur personnelle, le service de l’Etat, le dévouement à l’intérêt général.
         Ces images n’étaient pas des clichés. Au cours des vingt ou trente dernières années, les meilleurs historiens, de Roland Mousnier à Françoise Hildesheimer, ont confirmé l’exceptionnelle stature du personnage de Richelieu et son rôle décisif dans notre passé national. Arnaud Teyssier, ancien élève de l’ENS et de l’ENA, historien des idées politiques et des institutions, biographe de Lyautey, Péguy et Louis-Philippe, s’est à son tour lancé dans l’aventure. Ecrire une biographie de « l’homme rouge » était un exercice périlleux, tant le sujet a été exploré, et tant les sources sont partiellement lacunaires, notamment celles qui concernent les années de formation du ministre principal de Louis XIII. Le résultat est réussi au-delà de toute attente : avec ce livre superbement écrit, un des plus forts de la rentrée dans le domaine de l’histoire, l’auteur brosse un portrait amplement renouvelé de Richelieu.
         Les romantiques et Alexandre Dumas avaient fait du Cardinal un tyran cruel. Si cette légende s’est dissipée, persiste l’idée qu’il était un politique froid et ambitieux. Or chez Richelieu, rappelle Teyssier, « sous le discours de l’homme d’Etat affleure sans cesse, avec une constance surprenante, celui du pasteur chargé d’âmes, du prêtre, du confesseur ». C’est sous cet angle que l’historien revisite la vie et l’oeuvre de Richelieu. Homme de foi, homme consacré, ce dernier considérait que la conduite d’un pays et le soin des âmes dépendent de la même exigence : la lutte sans cesse recommencée contre la faiblesse humaine. Selon Arnaud Teyssier, c’est dans cette profonde imprégnation chrétienne que se trouve le ressort intime d’un grand serviteur de la France, qui aimait à dire qu’il ne dormait pas la nuit afin que les autres puissent dormir à l’ombre de ses veilles.

    Jean Sévillia

    Richelieu, d’Arnaud Teyssier, Perrin, 528 p., 24,50 €.

    https://www.jeansevillia.com/2015/04/11/richelieu-ministre-et-pretre/

  • Les médias et la gentille maman voilée, de l’instrumentalisation à la soumission

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    Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère ♦ La demande de Julien Odoul, président du groupe RN à la région Bourgogne-Franche-Comté, adressée à la présidente du Conseil régional de bien vouloir faire sortir une mère de famille voilée accompagnant une sortie scolaire n’en finit plus de faire débat ! Sur tous les plateaux, dans tous les journaux, la question brûlante de l’islam et du voile resurgit. Pierre Boisguilbert revient sur cet épisode qu’il analyse d’une double manière : à la fois comme une instrumentalisation et comme une soumission.
    Polémia

    Ainsi Fatima a une « opinion négative de ce qu’on appelle la République ». Voila qui est plus facile à affirmer face aux caméras qu’une opinion négative de ce qu’on appelle l’islam. Cette affaire de femme voilée, et non pas porteuse d’ un simple foulard, dans le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté aura vu tous les médias audiovisuels solidaires de la pauvre maman « stigmatisée » (cf. Macron) serrant sur son sein son fils éploré.

    Alors qu’il semble bel et bien qu’il s’agisse d’une provocation, d’un testing selon le procédé cher à SOS Racisme, comme le confirme la proximité de cette citoyenne avec le CCIF proche des si républicains Frères musulmans et le fait que cette provocation a été retournée en victimisation. La photo témoin diffusée jusqu’à saturation de la nouvelle Pietà islamico sensu visant à rendre sympathique la musulmane et à clouer au pilorie le vilain islamophobe Julien Odoul — contre lequel Fatima va porter plainte.

    Instrumentalisation

    Le problème, c’est que les Français sont sur la position de principe de ce dernier et qu’ils ont pour certains appris avec stupeur qu’être voilée était compatible avec l’accompagnement scolaire, y compris dans un lieu officiel qu’un Conseil régional. Les médias, comme toujours, en font trop dans l’indignation vertueuse et leur acharnement dévoile, si l’on ose dire, leurs arrière-pensées. Le plus révélateur de cette instrumentalisation en faveur des voilées a été sans doute la haine de Laurence Ferrari sur CNews voulant absolument obtenir du méchant Odoul l’aveu d’un sentiment de honte pour avoir agressé une maman (terme repris jusqu’à la nausée) et fait pleurer sa chère petite tête brune. Après ce passage où Ferrari s’est assumée comme militante exaltée, qui peut encore croire en sa possibilité de traiter l’actualité avec une honnêteté sinon une objectivité journalistique ? Elle s’est discréditée. Mais est-ce bien grave dans ce milieu ou on l’aura certainement trouvée admirable ?

    On aimerait savoir ce qui se passerait demain si un accompagnateur de sortie scolaire arborait un gigantesque Sacré-Cœur ou une énorme croix celtique sur son blazer ? Pas difficile de trouver la réponse…

    Pire même. Que se passerait-il si un parent apprenant — mais informe t-on de cela ? — qu’une sortie au zoo serait conduite par une femme voilée, en privait ses enfants ? Il serait traîné dans la boue par les médias.

    Exit le faux Dupont de Ligonnès, haro sur Dupont-Lajoie

    Cette affaire aura permis aux journalistes — est ce un hasard ? — de se refaire rapidement une santé déontologique. Cela faisait deux jours en effet qu’ils étaient empêtrés dans leur fake news généralisée sur le vrai-faux Dupont de Ligonnnés. Ils ont encore un peu plus perdu de crédibilité et du droit de s’autoproclamer presse de référence par rapport aux autres. Ils sont tous allés dans le même sens sans vérification ni esprit critique dans la course à l’audience et la peur d’être devancé par la concurrence. C’est le fameux banc de poisson. Ils en sont même arrivés à se demander s’il ne faudrait pas revenir au respect du secret de l’instruction ? C’est dire s’ils se sont sentis morveux, même si la faute a été vite rejetée sur les Ecossais, pas assez rigoureux dans le décodage des empreintes. Mais la gentille maman musulmane humiliée par les ennemis du vivre-ensemble est arrivée à point nommé.

    Oublié Dupont de Ligonés au profit du retour de Dupont-Lajoie, l’ignoble franchouillard. Comme quoi c’est pratique de choisir les informations que l’on va traiter. Sauf que la même info sur toutes les chaines, avec les mêmes commentaires, alors que le Kurdistan syrien est écrasé par le régime turc, c’est se dévoiler dans l’espace public, c’est toléré, c’est légal… Mais, comme dirait Blanquer, est-ce souhaitable ?

    Pierre Boisguilbert 25/10/2019

    Crédit photo : Capture d’écran YouTube

    https://www.polemia.com/medias-gentille-maman-voilee-instrumentalisation-soumission/

  • Royalistes : Formation et militantisme : Ile de France, Nantes, Saint Etienne...

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/30/formation-et-militantisme-ile-de-france-6185586.html#more

  • Bientôt la fin de l'argent pas cher ?

    6a00d8341c715453ef0240a4c09fdd200d-320wi.jpgLa passation de pouvoir, de Mario Draghi à Christine Lagarde, ce 28 octobre à Francfort s'est déroulée dans la plus parfaite courtoisie. Plus de 400 personnes saluaient le départ de celui qui avait tenu la barre alors même que l’Eurozone aurait dû exploser, sous la pression de la crise des dettes souveraines. Et en particulier ce sont deux dirigeants politiques, Mme Merkel et son homologue parisien, qui soulignaient son rôle de sauveteur d'une monnaie élaborée dans un contexte non moins politique, celui des négociations de Maastricht de 1991, et conservée en référence pour des raisons, elles aussi politiques : la volonté des États de maintenir le cap sur le projet d'Union européenne selon les procédures définies à l'époque de Kohl, Mitterrand et Delors.

    Lorsque la nouvelle dirigeante entrera en fonction, à la tête de la banque centrale européenne, le 1er novembre un nouveau temps s'ouvrira, incluant un regard peut-être plus économique et, éventuellement moins laudateur, sur le bilan, à ce jour, de la Banque centrale européenne.

    Mme Lagarde a jusqu'ici laissé entendre qu'elle continuerait la politique d'argent pas cher, d'argent quasi subventionné par la banque centrale, de son prédécesseur. Elle n'a pas cependant indiqué combien de temps durerait cette continuité…

    On va peut-être ouvrir les yeux, en effet, sur l'augmentation, à hauteur de quelque 2 600 milliards d'euros de ce qui pourrait porter le nom de fausse monnaie, par rachat des dettes souveraines, et par de prêts systématiques à des taux désormais négatifs à des technocraties bancaires incapables de distribuer des crédits à des activités productives, rémunérant raisonnablement les prêteurs.

    Peut-être fallait-il faire, durant les 10 dernières années ce qu'a fait Draghi pendant le temps de son mandat, de 2011 à 2019, afin de sauver la monnaie unique. On désirait, en effet, à tout prix appliquer à l'élaboration des institutions européennes la recette de Helmut Kohl. Elle avait fort bien réussi à l'unification allemande lors de l'effondrement du bloc soviétique. L'échange, à une parité absolument factice, du mark de l'est contre le mark de l'ouest avait permis d'absorber les Länder, gouvernés jusque-là par les communistes, dans la république fédérale : le même procédé, basé sur un demi-siècle de réussite monétaire ouest-allemande allait permettre, croyait-on, de créer à marche forcée une Europe fédérale.

    N'oublions pas cependant que, pendant quelque 15 ans, la situation de l'emploi dans les Länder de l'est a été désastreuse, et qu'il a fallu les mesures courageuses du gouvernement Schröder et notamment les lois Hartz de 2003-2005, pour en sortir.

    À l'échelon européen, nous vivons, depuis bientôt 30 ans, les conséquences de ce choix de nos gouvernants successifs et le Brexit n'en constitue, à certains égards, qu'une péripétie.

    À noter d'abord, fondamentalement, que l'idée de procéder en commençant par la monnaie a relégué au second rang de mesquines considérations régaliennes telles que : la défense commune, l'identité culturelle, la sauvegarde des frontières extérieures, etc.

    À noter également que, lorsqu'en 2015, la chancelière Merkel a cru bon de prononcer son fameux "wir schaffen das", aux conséquences calamiteuses, peut-être pensait-elle que, pour la question migratoire, son excellent deutsche mark devenu euro suffirait à résoudre tous les problèmes. Elle se trompait. Comme elle s'est trompée dans ses choix énergétiques catastrophiques.

    Merkel a fait son temps comme Draghi a fait son temps.

    Sur le plan économique, les conséquences des taux d'intérêt artificiellement bas commencent à apparaître dans toute l'Europe.

    La veille de la gentille petite cérémonie de Francfort, on votait en Thuringe et en Ombrie. Dans le vieux Land, toujours dirigé par les ex-communistes de die Linke, est arrivé en tête, avec 24 % des voix, Alternativ für Deutschland. Ce parti n'est pas né à "l'extrême droite" contrairement à ce qu'on entend répéter sur tous les médias désinformateurs : il est apparu, en fait, en rupture avec la politique monétaire de Draghi, puis, subsidiairement avec les lubies migratoires de Merkel. Dans la patrie de saint François d'Assise, on a assisté au triomphe de cette Lega que l'on disait morte, à la suite de l'erreur d'aiguillage récente de son principal dirigeant.

    L'histoire sonne à la porte. Elle tambourine. Elle ne s'endormira pas.

    JG Malliarakis

    https://www.insolent.fr/

  • Un vent de dégagisme souffle sur le Liban – Journal du mercredi 30 octobre 2019

     

    Un vent de dégagisme souffle sur le Liban

    Les manifestations qui agitent le Liban depuis plusieurs jours ont eu raison du premier ministre Hariri pour le moment… une crise de confiance dans la classe politique embrase le pays avec comme toujours le risque d’une récupération de la colère par des puissances étrangères.

    PSA : une fusion avant le désastre?

    Quelques mois après sa fusion avortée avec Renault, le constructeur automobile italo-américain, Fiat Chrysler, a entamé des discussions de rapprochement avec PSA. Cette union pourrait donner naissance au 4ème groupe automobile mondial mais n’est pas sans risque pour le groupe français.

    Les hôpitaux en situation d’urgence

    Des médecins et des infirmières ont manifesté hier à Paris pour réclamer un relèvement du budget octroyé aux hôpitaux. Un tour de chauffe avant une grande manifestation nationale prévue le 14 novembre prochain alors que le ministre de la santé Agnès Buzyn a promis qu’un plan de soutien à l’Hôpital serait présenté courant du mois de novembre.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/un-vent-de-degagisme-souffle-sur-le-liban-journal-du-mercredi-30-octobre-2019

  • La France va accueillir une partie des 194 migrants secourus en Méditerranée les 18 et 26 octobre

    La France, l’Allemagne et l’Italie ont conclu un accord pour l’accueil des 194 migrants secourus les 18 et 26 octobre en Méditerranée par deux bateaux humanitaires. Le ministère italien de l’Intérieur précise dans un communiqué que 70 personnes secourues par l’Ocean Viking seront accueillies par la France et l’Allemagne.

    La répartition de ces migrants a été décidée, explique l’Italie, « sur la base du pré-accord conclu à Malte » le 23 septembre dernier. Un texte adopté par la France, l’Allemagne, l’Italie et Malte pour une durée de six mois qui doit permettre d’éviter que des navires restent bloqués en mer en attendant que les pays acceptent au cas par cas d’accueillir les migrants qu’ils ont secourus.

    Franceinfo

    https://www.tvlibertes.com/actus/la-france-va-accueillir-une-partie-des-194-migrants-secourus-en-mediterranee-les-18-et-26-octobre

  • Qatar : pognon, climatisation, pollution… l’équation mortifère

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    C’est petit, le  : 11.586 km2. Population : 2.639.000 habitants.

    C’est petit, mais c’est riche. Très très riche. Passé en moins d’un siècle de la pêche et de la culture des perles à l’extraction du pétrole et du gaz, l’émirat voit l’Occident lui lécher les babouches. Pensez, encore 6,4 % de croissance annuelle quand nous dépassons péniblement 1,3 % en criant au miracle.

    On construit, au Qatar. Les tours sans fin qui surgissent du désert voient ceux qui les font grimper vers le ciel s’effondrer comme des mouches. D’une certaine façon, il se passe à la verticale ce qui s’est passé à l’horizontale quand on a construit nos chemins de fer dans des contrées hostiles : les milliers de morts du Congo-Océan, ce tronçon du train du Congo qui relie Pointe-Noire à Brazzaville ; ceux du Transsibérien, aussi nombreux ou presque que les traverses pour soutenir les voies…

    Au Qatar, comme autrefois dans le Mayombe ou sur les rives du Baïkal, on meurt de la chaleur et de l’humidité. Et au Qatar comme dans le Mayombe, on s’en fout. Ces travailleurs-là venaient d’Oubangui-Chari (l’actuelle République centrafricaine), du Cameroun, du Tchad et des geôles du tsarevitch ; ceux-ci viennent d’Inde et du Népal. En somme, rien que de la bête de somme.

    La revue Cardiology a réalisé une étude sur la mortalité des travailleurs étrangers au Qatar. Elle est parue en juillet, avant ces mirifiques Championnats du monde d’athlétisme qui nous ont tous tenus en haleine devant des sportifs hors d’haleine. Parue en juillet, elle a révélé que « sur 571 arrêts cardiaques mortels qui ont touché des migrants népalais sur leur lieu de travail au Qatar, 200 ont été causés par un “choc thermique sévère” ».

    Gênant… Quoique, c’est moins la tragédie humaine qui préoccupe les Qataris que le retard pris sur les chantiers. Faut les comprendre. Tout ce turnover, ce va-et-vient de cercueils, ça ralentit la construction…

    Bref, la chaleur est en train de sécher la population sur place. Au Qatar, l’un des pays les plus chauds de la planète, 46 °C de moyenne en journée l’été dernier, soit, nous dit-on, une hausse de plus de 2 °C depuis sa période préindustrielle. Laquelle ne remonte pas bien loin. On pointe, bien sûr, du doigt le réchauffement climatique, mais l’explosion de l’urbanisation combinée à l’humidité du golfe Persique fait grimper le thermomètre et disjoncter les organismes.

    Alors, que faire ? CLI-MA-TI-SER. Et pas seulement les stades.

    Dont acte.

    C’est donc une grande première qu’il faut saluer comme il convient : les monarques qataris viennent d’investir dans des climatiseurs géants pour équiper les rues, marchés, centres commerciaux ouverts et stades extérieurs. Les zones commerciales où se bousculent enseignes de luxe et restaurants sont les premières équipées de ces grosses machines « dissimulées derrière d’élégantes arabesques », permettant au riche chaland de profiter d’une « brise fraîche [qui permettra] à la vie de continuer comme avant », écrit The Independent. Et dire qu’il en est, chez nous, pour se plaindre des radiateurs en terrasse…

    Ah, bien sûr, sur le plan des économies d’énergie comme du réchauffement, c’est plutôt mal barré. On le sait, il n’y a pas pire que les climatiseurs pour bouffer de l’énergie et produire de la chaleur. D’ailleurs, au Qatar, 60 % de l’électricité est consacrée à la climatisation.

    Au fait, que dit de tout cela notre petite Greta ? Elle ne mettrait pas un joli foulard sur ses tresses, histoire d’aller tirer les oreilles au bon prince Tamim ben Hamad Al Thani ?

    Quoi ? J’entends mal… Comment ça, c’est bientôt la Coupe du monde de foot et il fait trop chaud pour y aller ?

    Marie Delarue

    https://www.bvoltaire.fr/qatar-pognon-climatisation-pollution-lequation-mortifere/