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actualité - Page 5488

  • Le retour des parents dans l'éducation

    La liberté des parents dans l'éducation de leurs enfants est un principe non-négociable, mais depuis longtemps en France cette liberté avait été trop souvent abandonnée à la puissance publique (les malheureux ouvrages que l'on trouve dans les bibliothèques y sont, pour certains, depuis 20 ans), laquelle ne comprend pas bien aujourd'hui pourquoi les parents souhaitent retrouver leurs prérogatives. Et c'est la bonne nouvelle qui sort au milieu de l'horreur idéologique, comme le souligne l'abbé Grosjean :

    "En même temps, la naissance d’une fronde spontanée des parents pour dire « stop » à cette intrusion de l’Education Nationale dans un domaine qui leur est réservé est source d’une vraie joie. Voilà une réaction saine, presque de survie, de parents – cathos, musulmans ou athées – qui veulent rester les premiers éducateurs de leurs enfants. Ils affirment ainsi courageusement qu’ils tiennent à leur mission et qu’ils sont vigilants sur ce qu’on transmet à leurs enfants. On a trop souvent parlé de la démission des pères ou des mères … Or, l’actualité récente a de quoi nous réjouir. De nombreux parents ont pris rendez-vous avec les institutrices ou instituteurs pour évoquer avec eux ce qui était dit et lu en classe. Ils ont été nombreux également à réagir à l’occasion de la projection de tel film, forçant ainsi tous les autres à réfléchir sur la diffusion de ce qu’on a envie  d’appeler l’idéologie du genre… [...]

    Chers parents, restez vigilants. Mais surtout, soyez pleins d’espérance ! Quelque chose a changé, une prise de conscience a eu lieu : ces idéologues rencontrent désormais des obstacles, un bon sens qui s’affirme, une résistance humble, paisible mais ferme. Et nous le savons : l’avenir appartient bien naturellement … aux enfants, aux familles, à ceux qui demain seront encore solides, prêts à offrir à tous ces repères qu’ils auront protégés et conservés courageusement."

    Ce retour du rôle des parents dans l'éducation est en effet une très bonne chose et nous le constatons depuis maintenant quelques années avec notamment la création de nombreuses écoles libres. Sous la pression du gouvernement, cette prise de conscience s'accélère.

    Michel Janva

  • Taxe d'habitation : le pire est à venir

    Le comité des finances locales planche actuellement sur une réforme à hauts risques. Les habitants des beaux quartiers, propriétaires et locataires, pourraient payer jusqu'à deux fois plus. Explications.
    La réunion du Comité des finances locales prévue mardi 11 février, qui réunit le gouvernement et les représentants des maires et élus locaux (sénateurs, conseillers généraux et régionaux) risque d’être explosive. Il y sera question de la réforme de la fiscalité locale, un chantier que le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé depuis quelques mois et qu’il s’est décidé à lancer dès maintenant.
    Le moment n’est pourtant pas le mieux choisi, puisqu’il revient à allumer un incendie juste avant les municipales. Car la réforme, telle qu’elle s’esquisse sur la base des travaux préliminaires, va faire exploser les impôts locaux des administrés. Des administrés qui sont aussi, ne l’oublions pas, des électeurs…
    Or ces derniers vont découvrir qu’ils risquent de voir leur taxe d’habitation grimper de 20 à 120%. Sur le papier, les intention du gouvernement sont louables : "rapprocher les bases d'imposition des locaux d'habitation de la réalité du marché, simplifier le mode de calcul des valeurs locatives, prévoir un dispositif de mise à jour permanent et conférer un rôle plus central aux collectivités territoriales".
    19 milliards de rentrées fiscales en 2013
    Soit. Mais dans la réalité, depuis 18 mois, les Français ont appris que les mesures de justice fiscale s’apparentent toujours à une hausse des prélèvements. Les 46 millions de foyers potentiellement concernés par la réforme ne sont pas dupes. Ils paieront davantage. Avec un risque politique majeur, souligné à plusieurs reprises par le député UMP Gilles Carrez.
    Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a ainsi tiré la sonnette d’alarme : "le gouvernement a la témérité de réengager une révision", a-t-il prévenu, "que tous les gouvernements ont écartée depuis plus de vingt ans".
    Mais la tentation est trop forte. Les collectivités doivent impérativement compenser la baisse (3 milliards d'euros sur 2014 et 2015) des dotations de l'Etat ? Or, la taxe d’habitation est avec la taxe foncière la principale recette des villes et représente 41% des recettes de fonctionnement. L’an dernier, elle a rapporté plus de 19 milliards d’euros, soit 3,2% de plus qu'en 2012.
    Les recettes de cet impôt qui touche propriétaires et locataires progressent donc déjà beaucoup plus vite que l’inflation et que les revenus des contribuables. Pourquoi aller plus fort encore ? Parce que, sur le papier, cette réforme n'est pas illégitime. Le fonctionnement de cet impôt est, en effet, un peu foutraque.
    Les mieux lotis ne sont pas les plus imposés
    Cette taxe supporte en effet trois critiques de taille. La première, c’est que les communes riches en sièges sociaux peuvent largement s’en passer et imposent très légèrement (comme c’est le cas à Paris) leurs habitants. Inversement, les petites communes rurales, faute d’industries et de commerces à taxer, appliquent au contraire des taux d’imposition très élevés.
    Deuxième critique : cette taxe est calculée sur des bases (la valeur locative théorique) qui n’ont pas été remises en cause depuis 1970 et qui privilégient les éléments de confort présents à cette époque. Autrement dit, l’occupant d’un immeuble années 70 (au top de l’équipement à l’époque mais aujourd’hui totalement obsolète) payera plus cher que celui d’un immeuble haussmannien (considéré à l’époque comme ancien, mais souvent modernisé depuis…).
    Bercy travaille depuis quelques mois à la réforme de ces bases Enfin, troisième critique, et c’est le point de friction, la taxe d’habitation ne prend pas en compte les ressources des occupants. Et pour André Laignel, président du Comité des finances locales (CFL), il est logique qu’on cherche à "corriger cette injustice."
    Peu probable qu'elle baisse pour quiconque
    Il y a donc des riches qui ne paient pas grand-chose, des pauvres qui s'étranglent en recevant chaque année le nouveau montant qu'ils doivent au fisc, des propriétaires de lofts magnifiques à peine imposés et des habitants d’HLM dont c'est le seul impôt direct. L’Etat avait déjà tenté, il y a quelques années, de mettre un peu d’ordre dans ce beau bazar et décidé d’un mécanisme de péréquation entre communes.
    La réforme que souhaite le gouvernement est autrement plus ambitieuse. En jouant sur l’assiette de la taxe d'habitation, elle va frapper au portefeuille les propriétaires et les locataires qui ont le triple handicap de 1) habiter dans une grande ville, 2) vivre dans un quartier bourgeois et 3) toucher des revenus. Ceux-là même qui étaient assez peu imposés. Pour certains, selon les premières estimations, la facture pourrait doubler. Mais il est peu probable qu’elle baisse pour les autres…
    Premier bénéficiaire : l'Etat
    Seul contribuable local à être certain de tirer profit de la réforme, l'Etat ! Il prend en effet à sa charge la taxe d’habitation des Français bénéficiant de l'exonération de cet impôt et rembourse aux collectivités toute une série de dégrèvements et de plafonnements. Au total, ces transferts représentent un quart de la collecte de la taxe, dont une partie devrait disparaître, à la faveur de la réforme. Du point de vue du gouvernement, la réforme aurait donc un double avantage : hausse des ressources des communes, baisse de la contribution de l’Etat.
    Les élus devront rendre leur copie en avril (juste après les municipales). Elle servira de base aux travaux des parlementaires qui incorporeront l’essentiel de leurs conclusions dans la prochaine loi de finances. Histoire de faire passer la pilule, la réforme devrait être étalée sur trois ans, jusqu’en 2018. À moins qu’elle ne soit, comme celle sur la famille le mois dernier, reportée "sine die"…
    Eric Treguier
    Source: Challenges.fr : http://www.challenges.fr/patrimoine/20140210.CHA0271/taxe-d-habitation-le-pire-est-a-venir.html
    http://www.voxnr.com/cc/politique/EFAkulkFZEaLAHOGMR.shtml

  • Ouvrages idéologiques : l'enfant n'est pas un adulte

    L'enfant n'est pas un adulte : voilà le type de réalité qu'il faut rappeler aujourd'hui. De même que dans les bibliothèques publiques, il faut distinguer ce qui est accessible aux adultes, normalement capables de critique, de ce qui est proposé aux enfants. Voici la tribune du pédopsychiatre Christian Flavigny dans Le Monde :

    "Un matériel pédagogique fait débat en ce moment, mis à la disposition d'enseignants d'écoles primaires. Deux livres sont contestés : Papa porte une robe, et Tous à poil ! Faut-il s'en émouvoir ? Oui, car de jeunes enfants ne peuvent les ressentir comme le font des adultes, quand bien même les notions en seraient présentées de bonne foi et avec nuance par des enseignants attentionnés. L'enfant n'est pas un adulte en miniature. 

    Ainsi, à propos du premier ouvrage : la réflexion d'adultes peut interroger la manière vestimentaire et sourire du questionnement des coutumes qui était d'ailleurs la fonction rituelle qu'avait jadis le carnaval, bousculant les stéréotypes sexués ; car leurs repères intérieurs sont établis, leur ayant permis, pour bien d'entre eux, de devenir des parents.

    L'enfant est en cours d'édification de ces repères, et il ne peut le faire que depuis leur présentation cohérente ; l'idée que les brouiller favoriserait son ouverture à la diversité est une méconnaissance de son développement affectif : au contraire, cela l'entrave. Il ne reçoit pas Papa porte une robe comme un message faisant évoluer les représentations habituelles de la répartition des tâches sociales entre les adultes, comme serait « Papa porte un tablier quand il fait la vaisselle ».

    Il y reçoit des fonctions paternelle et maternelle floutées, comme si celles-ci, dont le partage porte la venue au monde des enfants, étaient substituables et n'impliquaient pas l'enjeu de leur différence. Si père et mère peuvent être indifférenciés dans les tâches familiales, et à ce moment-là dans leur vêtement, ils ne le sont pas dans leur fonction paternelle et maternelle, dont leur vêtement sexué est la vêture.

    L'usage du livre Tous à poil ! pose des questions similaires. On aura remarqué que si tout un chacun adulte peut se « mettre à poil », ce n'est pas le cas des enfants, dont les poils pubiens n'ont pas encore poussé ; d'ailleurs, en langage d'enfant, on se « met tout nu ». La remarque est loin d'être anecdotique, pour peu qu'on accepte de la considérer depuis le regard de l'enfant ; car la toison pileuse des adultes condense pour lui tout le mystère de leur vie sexuelle, qui l'intrigue à la condition d'en demeurer à prudente distance.

    La séance de déshabillage mise en scène par le livre peut prendre pour les adultes la saveur vaguement impudique d'un strip-tease généralisé. Pour la plupart des enfants, elle risque fort de constituer une scène inquiétante, chargée d'une crainte d'intrusion. La nudité adulte ainsi exhibée fait effraction dans sa vie psychique. L'enfant n'y savoure pas la découverte des corps sexués, il se méfie de l'intention ainsi manifestée et en redoute la menace pour son intimité.

    Certes, induire ce trouble n'est l'intention ni des auteurs ni du Centre national de documentation pédagogique, qui a agréé ce livre dans la panoplie des bibliothèques ; mieux vaut pourtant qu'ils le mesurent : l'enfant reçoit l'image à l'état brut. Il y a eu récemment à la télévision une fort juste campagne de sensibilisation à la fragilité propre de l'enfant, soulignant l'impact sur lui desscènes de violence ; on y voyait un père captivé et un enfant dégommé : il en va de même pour les images de dénudation.

    Les ministères du droit des femmes et de l'éducation nationale arguent que ces livres ne font pas partie des recommandations du plan qu'ils promeuvent en faveur de l'égalité entre les sexes (ABCD), mais ils ne peuvent ignorer qu'ils participent de leur mouvance. Loin de n'aborder que les fameux stéréotypes de tâches sociales, ces livres malmènent les repères fondateurs pour l'enfant que sont ceux entre les sexes (pour lui, père et mère) et les générations (adultes/enfants). D'où il résulte que la confusion est ressentie comme une ambiguïté.

    Une propension de notre société actuelle veut aimer et éduquer l'enfant en l'immergeant dans le monde adulte. C'est négliger que la famille seule est en mesure d'y amener l'enfant, tout en assurant sa protection. Une connivence affectée mêlant le monde de l'enfance et celui des adultes, animée des meilleures intentions, perturbe la vie psychique et affective de l'enfant."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Un nouveau front

    A l’instar de l’excellent Zemmour, c’est bien d’une véritable guerre dont il faut désormais parler pour qualifier l’offensive inédite que mène le gouvernement Ayrault. Une guerre idéologique dont le ressort, sous couvert des droits et de l’égalité, est la haine pure, brute, totale. Mais une guerre qui ne dit pas son nom, une guerre qui se cache, une guerre de lâches.
    Le président, effrayé par la contestation grandissante, a semblé vouloir un cessez-le-feu temporaire, mais lui-même ne contrôle plus les forces que son élection a libérées et qui sont lancées contre le pays ; elles ne s’arrêteront plus avant d’avoir entièrement détruit ce qu’elles abhorrent : les « petits Blancs », la norme, l’appartenance, l’ancrage identitaire, l’histoire, la famille « étouffante et répressive » qui n’est que « le mariage catholique bourgeois du XIXe siècle adopté au XXe siècle par les classes moyennes, et désormais obsolète », comme le décrète l’universitaire Florence Dupont, fille du pauvre Pierre Grimal qui ne méritait sans doute pas cela.
    Les mots de « genre » ont été partout biffés en urgence des textes officiels dans une panique savourée par la Manif pour tous, mais déjà les moins prudents d’entre les sectateurs de cette théorie qui n’existe pas affirment avec bravade qu’ils continueront à l’ap­pliquer dans les écoles, encouragés par la plupart des journalistes qui, à l’instar de Daniel Schneidermann, leur conseillent néanmoins d’être « plus intelligents » et de « plan­quer » leurs réformes « dans les projets de loi les plus inattendus ».

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  • Les amis du sinistre sioniste Fabius font couler le sang…

    Syrie, le père François Mourad a été égorgé

    Des « rebelles » ont assassiné dimanche 23 juin le franciscain François Mourad dans son couvent de Ghassanieh, près de Homs, en Syrie. Le couvent a été entièrement pillé par des hommes armés, rapporte la Custodie franciscaine de Terre sainte à Jérusalem.

    François Mourad, un religieux âgé de nationalité syrienne qui vivait en ermite, avait quitté son ermitage au début de la guerre en Syrie pour rejoindre un frère affaibli dans un couvent de la Custodie franciscaine. Il était bien connu dans la région et les tragiques circonstances de sa mort affectent particulièrement la Custodie.

    Après avoir fait son noviciat franciscain pour la Custodie à Rome, « François avait entendu un appel plus pressant du Seigneur à la vie contemplative. Appel qui trouva son accomplissement en Syrie, dont il était citoyen« , raconte le Père Halim Noujaim, Ministre régional des franciscains de Syrie. « Ses liens avec la Custodie étaient restés très forts et il venait régulièrement aider tel ou tel couvent en remplacement d’un frère ou l’autre« .

    A ce rythme, il ne restera plus un seul chrétien dans ces zones

    Les franciscains, qui militent pour instaurer la trêve et œuvrer à la réconciliation, dissuadent l’Occident de prendre des mesures susceptibles d’apporter davantage de violence et d’augmenter le nombre de morts. Pour les religieux, ce ne sont pas les armes qui sont en mesure de donner à la Syrie ce dont elle a besoin. « Je voudrais que tout le monde sache » , a insisté le Père Halim Noujaim, «qu’en soutenant les révolutionnaires, l’Occident soutient les extrémistes religieux et aide à tuer les chrétiens… A ce rythme, il ne restera plus un seul chrétien dans ces zones« , a-t-il déclaré à l’agence de presse catholique italienne SIR.

    Dans certaines zones, où sévissent des extrémistes armés, aucun déplacement, même pour des religieux, ne peut être tenu pour sûr. Pour preuve l’enlèvement par les rebelles de deux prêtres et de deux évêques, dont les franciscains sont toujours sans nouvelles depuis plusieurs mois…

    « Pourtant et en dépit des risques encourus, les frères se démultiplient pour venir au secours des populations » assure la Custodie sur leur site. « En plus des soins qu’ils apportent dans leurs dispensaires, où des religieuses franciscaines et du Rosaire travaillent avec eux, ils accueillent des déplacés dans certains couvents devenus des ‘dortoirs’. Ils distribuent de la nourriture aux réfugiés et à tous ceux qui se présentent aux portes des couvents. Ils participent financièrement à la restauration des maisons détruites des familles de leurs paroisses et aident les plus démunis. Ils servent parfois d’intermédiaires lors d’enlèvements de leurs paroissiens« .

    Cet accueil de tous vaut aux frères de la Custodie de subir régulièrement des représailles de l’un ou l’autre camp. En décembre dernier, un couvent a été bombardé ; il est depuis déserté. « La guerre a un impact négatif, mais elle a aussi amené les chrétiens de tous les rites à se rapprocher les uns les autres, à s’entraider et à prier ensemble » insistent-ils sur custodia.org. Dans des villages de la vallée de l’Oronte, en Syrie, alors que les franciscains sont les seuls religieux à être restés, ils célèbrent les sacrements pour tous les rites. Ailleurs, ils organisent des temps de prières où tous sont présents.

    Pour rappel, la présence de la Custodie en Syrie est multiséculaire. Elle y a toujours exercé sa mission de service des populations et continue dans ces temps troublés de le faire sans distinction de religions ou de partis.

    source: catho.be

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/les-amis-du-sioniste-fabius-font-couler-le-sang_99907.html#more-99907

  • Autriche : La Croix-Rouge contrainte de s’excuser pour avoir refusé du sang musulman pour raison médicale

    LINZ (NOVOpress) – Lundi dernier, c’était la colère chez les musulmans en Autriche. La « communauté religieuse musulmane » de Linz, en Haute-Autriche voulait organiser une collecte de sang dans les mosquées et ceci avait été refusée par la Croix-Rouge. Une femme médecin avait expliqué que « les associations de personnes de religion musulmane, ou bien d’origine musulmane ou turque, ne pouvaient par principe, pour des raisons médicales, être admises à des collectes de sang ». La raison ? Le fort taux des anticorps de l’hépatite B « dans l’Europe du Sud-Est ».

    Quoique cette dernière formulation soit fort politiquement correcte, la communauté musulmane de Linz s’est immédiatement indignée contre cette intolérable discrimination.

    « Beaucoup d’Autrichiennes et d’Autrichiens de confession musulmane sont nés en Autriche, y ont grandi, et ont été constamment intégrés depuis leur naissance dans le système de santé autrichien ». « Nous avons la citoyenneté autrichienne, nous payons des impôts ici, nous y envoyons nos enfants à l’école », ont-ils fait valoir. Et les musulmans de dénoncer une contradiction par rapport aux principes de la Croix-Rouge autrichienne, qui s’est officiellement engagée « à garantir l’inclusion sociale des migrantes et des migrants, et à préserver le respect pour la diversité ».

    Face à ces protestations, complaisamment relayées par les grands médias, la Croix-Rouge n’a pas tenu bon plus de 24 heures. Dès mercredi, « une réunion de crise » a eu lieu à Linz entre le président de la communauté musulmane, Murat Baser, « le premier Imam, le Dr. [sic] Mazarweh », et la direction du centre de collecte de sang. « Les responsables du centre de collecte de sang se sont désolidarisés de toute attitude discriminatoire et se sont formellement excusés pour les propos de leur médecin » – il n’est pas précisé si celle-ci fera l’objet de sanctions. Une nouvelle réunion avec le président de la Croix-Rouge autrichienne en personne aura lieu la semaine prochaine. Le délégué musulman aux médias, Moussa Diaw, s’est félicité que soit ainsi confirmé que « à cet égard aussi, nous sommes une partie de la société » autrichienne. Les musulmans et la Croix-Rouge se sont mis d’accord pour coopérer à l’avenir et avoir « un échange sur des projets en suspens, auxquels la communauté religieuse musulmane pourrait participer et apporter son aide ».

    Sans attendre, la Croix-Rouge autrichienne a publié sur son site une mise au point du vice-secrétaire général de l’organisation, Michael Opriesnig : « Les personnes issues de l’immigration sont toujours les bienvenues chez nous comme donneurs de sang. Je regrette l’irritation qu’a causée le refus de donneurs volontaires par le centre de collecte de sang de Linz, et je présente mes excuses à tous ceux qui ont été ainsi blessés dans leurs sentiments ».

    http://fr.novopress.info/156580/autriche-croix-rouge-contrainte-sexcuser-avoir-refuse-du-sang-musulman-raison-medicale/#more-156580

  • Montée en critique de la gauche de la gauche

    Entre les paillettes de Sotchi, ex paradis stalinien (1)⇓, et les pépites de Californie, notre attention collective s'est trouvée, quelques jours, détournée de l'horizon hexagonal. On en viendrait de la sorte à perdre de vue la situation pathétique, oui pathétique, de ce pauvre pays.

    N'insistons pas au-delà du nécessaire, aujourd'hui, sur cette "déconstruction" que l'on dit "sociétale" de nos pseudo-élites. On pourrait tout simplement aussi l'appeler décomposition morale, liquéfaction cérébrale ou destruction nationale. Un Peillon, une Belkacem, une Filippetti, reflets eux-mêmes de leur maître, semblent avoir perdu désormais les repères les plus élémentaires du bon sens. Tenter de les inventorier plus précisément exposerait d'ailleurs à appauvrir le tableau, tant le désordre mental se généralise dans cette frange de l'intelligentsia qu'on appelait naguère "gauche caviar." Il en va de même, en effet, non seulement du gouvernement mais d'un très large spectre de nos couches dirigeantes.

    Voici donc que ces gens, souvent indignes et irresponsables, tiennent dans la pratique le pouvoir central parisien légalement pour 3 ans encore. Et dans cet espace de temps, l'opinion que je qualifie de conservatrice – ce doit être le vrai mot, puisque la gauche la plus intelligente du monde a déjà collé à cet excellent adjectif, peu revendiqué à ce jour, le préfixe "ultra" qui tend toujours à disqualifier – ne saurait se satisfaire de catastrophes prévisibles.

    On ne facilite jamais la tâche future des héritiers légitimes quand on laisse bousiller l'héritage, par ceux qui momentanément l'usurpent. Un certain raisonnement maximaliste se plaît à désirer qu'on balaye les décombres, à souhaiter ouvertement qu'on aille jusqu'au bout de la politique du pire. N'y adhérons pas (2)⇓.

    La tâche des opposants sensés, au contraire, s'ils entendent se consacrer demain à redresser le pays, consistera d'abord à se reconstruire eux-mêmes, en se détournant des conseils des cyniques et des impies, et à retrouver les vrais modèles de pouvoirs réparateurs.

    Faut-il dès lors, dans l'intermède, se satisfaire des courbettes hypocrites et virtuelles esquissées en direction du patronat institutionnel ? Faut-il croire à ces propositions de "pacte" à peine esquissées ? Difficile à admettre. Illusoire de s'y rallier. Périlleux d'entrer dans ce piège, tant que rien n'est assuré quant à l'essentiel.

    Écoutons-les seulement, pour nous faire une opinion, ces princes qui nous gouvernent. Mesurons surtout leur cacophonie. Elle paralysera tout. Le 8 février "L'Humanité" faisait ainsi des gorges chaudes de ce que "Lienemann et Dray dénoncent le "show" de Désir" en vue de faire accepter l'idée du Pacte de responsabilité. (3)⇓ Le conseil national du parti socialiste se réunissait le 10 février. Le huis clos semble bien justifié par le simple fait que 27 conseillers sur 72 se désolidarisent de la ligne présidentielle, la critique atteignant même les amis d'un ministre comme Benoît Hamon. Le 14 février, dans l'Humanité, l'éditorial de Patrick Le Hyaric dénonce ce qu'il appelle "La braderie américaine de M. Hollande", tout en développant :

    "On est stupéfait de la manière 
dont le voyage de François Hollande aux États-Unis consacre 
une entente libérale, occidentaliste 
et militariste avec les dirigeants 
et le capital nord-américains." (4)⇓

    Soulignons à ce propos que le quotidien communiste ne se définit plus comme "l'organe central" du PCF, mais qu'il se positionne comme le journal de cette gauche de la gauche dont les camarades de Pierre Laurent prennent de plus en plus le contrôle. De la sorte on trouve des commentaires plus "ouverts" qu'autrefois. À la belle époque du stalinisme et du brejnevisme on ne trouvait jamais de références, même pas des "critiques" simplement des injures à l'endroit des gauchistes et autres "hitléro-trotskistes". Depuis la chute du mur de Berlin tout ce beau monde se trouve réconcilié. Et donc, parmi les commentaires publiés sur le site, on pouvait lire celui-ci, soumis le 14 février 2014 par le camarade "Bellemain" :

    "C'est vrai que par pudeur (?) mon journal préféré n'a jamais interrogé, ni ne s'est interrogé, sur l'appartenance de nombre de nos "élites" à la French American Foundation... un peu 5e colonne, non ?"

    Voilà le climat qui se développe à gauche. Les élections municipales et surtout le scrutin des européennes, qui se déroule à la proportionnelle, permettront de mesurer l'impact réel dans l'opinion populaire de tous ces vieux dinosaures en train de redevenir carnassiers. Car montée en critique ne signifie pas nécessairement montée en puissance, même pour la gauche de la gauche.

    Dans l'hypothèse d'une vraie rupture on assistera peut-être à des ralliements de centristes et d'opportunistes, tentés par l'argument, éculé et artificiel, mais qu'on nous resservira sans honte, de l'union nationale. La coupure culturelle apparue autour de la série de lois, commencée par la Loi Taubira de 2013, continuée par tous les projets en cours, rendrait cependant une telle formule hybride, stérile et illégitime.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2014/02/montee-en-critique-de-la-gauche-de-la-gauche.html

    Apostilles
    1 cf. à ce sujet sur le chronique des événements courants de l'IHS "Vacances staliniennes à Sotchi"
    2 L'expérience historique a largement démontré le caractère illusoire de cette rêverie des contre-révolutionnaires de toujours. En France, les royalistes de 1789, la "défection" de 1830, les légitimistes des années 1870, etc. en ont fait les frais. Leur continuateur critique essaiera de leur faire comprendre que la "politique du pire" a toujours été la pire des politiques.
    3 cf article de L'Huma du 8 février.

    4 cf. Éditorial de L'Huma du 14 février

  • Débattre en Sorbonne - Quel avenir pour la construction européenne?

    https://www.youtube.com/watch?v=BTwu-0KHvZE

  • J. Sapir: Epargne: Une nouvelle crise bancaire occasionnerait une perte de 10 à 20% du patrimoine

  • Départements : ces gâteaux des élus…

    La France est le pays qui comprend le plus grand nombre d’élus par rapport à sa population : 600.000, soit un pour 108 habitants.

    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Le département est une création de la Révolution. L’objectif était de mettre de l’égalité entre des provinces trop disparates et de la proximité entre les administrations et les citoyens. La distance entre le chef-lieu et les limites du département ne devait pas excéder une journée de cheval.

    L’évolution démographique et économique a, cependant, réintroduit de grandes disparités entre les départements : par exemple, entre le Nord et la Lozère (respectivement 2,5 millions d’habitants contre 77.000 et 2,7 milliards d’euros de budget contre 144 millions).

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