économie et finance - Page 554
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Politique & Eco n°41 : Le Livre Blanc du Grand Paris
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Quand des enfants sont l’objet d’un commerce, que peut-il arriver de pire ?
De Joseph Junker, Ingénieur civil et blogueur :
"Ce dimanche 3 mai au siège du gouvernement bruxellois, des bébés ont été vendus. Au cœur de notre capitale, des contrats ayant pour objet la livraison d’un être humain ont été négociés. Inacceptable. Abject. Répugnant. On m’accusera sans doute volontiers de lancer des points Godwin à l’emporte-pièce, je n’en ai cure. Car quand dans une démocratie des enfants sont l’objet d’un commerce, que peut-il arriver de pire ? Quelle est l’étape suivante ?
On ergote volontiers sur l’aspect scandaleusement commercial de ces transactions, mais il faut aussi se rappeler le fond de la chose qui n’est guère plus reluisant : Il s’agit d’une part d’enlever un enfant à peine né à sa mère pour le confier à des gens qui ne sont pas ses parents et d’autre part de prostituer (pardon en langage politiquement correct « de louer »), neuf mois durant pour des tiers le corps d’une femme en l’une des choses les plus intimes : sa maternité. Si je conviens volontiers que le fait de payer pour cela ajoute un relent particulièrement désagréable à la chose, quiconque a tenu comme moi un nourrisson dans ses bras comprendra qu’il lui importera peu de savoir un jour s’il a été vendu ou « donné » comme un chaton. Ce qui compte pour lui et le rends inconsolable, c’est sa maman. Le reste n’est que détail, rien de plus que l’arme du crime par lequel est commise l’injustice ultime : celle faite à un enfant. [...]"
Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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Les subventions délirantes de la région lorraine
Nous apprenons, par Thierry Gourlot (responsable du groupe FN à la région Lorraine), les délirantes subventions qui sont distribuées par le Conseil régional avec l’argent des contribuables (il en est certainement de même dans les autres régions) :
« – 2 500 euros à une école d’arts martiaux pour un projet intitulé : « J’apprends à me défendre (1re année) » dont le but, c’est écrit noir sur blanc sur le document en notre possession, est de « favoriser le développement de la pratique des sports de combat pour les mères de familles d’origine étrangère » !
– 4 000 euros en faveur du Printemps algérien de Villerupt – commune de Meurthe-et-Moselle et non du Constantinois –, une « manifestation intercommunale valorisant le patrimoine culturel, artistique et artisanal, ainsi que les us et coutumes de l’ensemble des ethnies formant l’Algérie » ! Quel rapport avec la Lorraine ? Mystère.
– 10 000 euros ont été accordés à un centre culturel turc basé à Metz pour rémunérer un « ombudsman ». Un quoi ?
L’ombudsman, qui est un mot suédois, désigne une sorte de médiateur qui intervient pour régler les litiges entre le citoyen et l’Etat. Il semblerait qu’entre les Turcs et l’administration française, il y avait des différends à éclaircir, qui nécessitaient l’intervention d’une tierce personne.– le même centre culturel a encore bénéficié de 10 000 autres euros l’action « Pour l’émancipation des femmes par l’expression ». On n’est pas certains qu’il s’agisse du développement de l’expression de langue française.
– 4 000 euros versés à l’Association meusienne pour l’accueil des travailleurs migrants (Amatrami) pour une opération de « soundpainting ». Le soundpainting, explique l’Amatrami, est « le langage gestuel permettant la composition spontanée et pluridisciplinaire de création artistique collective ». »
http://www.contre-info.com/les-subventions-delirantes-de-la-region-lorraine#more-37767
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Armement : le gouvernement ne connaît pas le patriotisme économique
Armement : pas de remplaçant française pour le 4X4 P4
Pour remplacer la P4, un 4×4 Peugeot, assemblé à Sochaux, l’armée française préfère le modèle Ranger fabriqué par Ford au Dacia Duster modifié par Poclain Études pour Renault. À l’heure où les emplois sont rares, on croyait que le made in France sur le refrain « produisons français, achetons français », était un credo cher au gouvernement. Apparemment, le patriotisme économique n’est pour le gouvernement qu’une vue de l’esprit. Les constructeurs tricolores aimeraient bien savoir pourquoi l’armée française a choisi le « made in USA », alors que Le Dusterversion « mili », moins cher d’ailleurs que les autres véhicules en lice, s’en est mieux sorti que la concurrence aux tests tout-terrain.
« Autant d’heures de travail qui ne sont pas affectées à la France », se désole Pascal Bernard, directeur général de Poclain. « Ce marché représentait 10 000 heures de travail pour nous, sept à huit personnes à l’année. Sans parler des 100 000 € investis dans le développement pour répondre au cahier des charges de l’armée et les essais de ce Duster modifié. Idem chez Nedey » qui a réalisé la peinture « vert OTAN » du véhicule.
Cependant, tout n’est pas perdu encore. L’appel d’offres portant sur 5 000 véhicules, seuls 1 000 d’entre eux ont été attribués au constructeur américain. Il n’empêche, la pilule est dure à avaler pour les constructeurs français.
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Le conseil français du culte musulman ne paye plus son loyer
Cette instance est tellement peu représentative des musulmans de France, que le CFCM ne peut pas payer les loyers de leurs locaux… Pourtant le CFCM avait pour objectif de faire émerger une sorte « d’islam de France » et de représenter les musulmans dans les arcanes de notre bonne démocratie. Concernant l’ardeur à la tâche des dirigeants su CFCM, il y a de quoi s’interroger. Nous sommes le 1er mai et leur dernier communiqué de presse remonte au 4 mars (voir ici). La République a tout de même su trouver une place au chaud pour ces parasites.
En effet SaphirNews nous apprend que « le Conseil français du culte musulman (CFCM) est aussi ravi que soulagé. Après des années d’attente, le Conseil de Paris a adopté une délibération, mardi 14 avril, visant à annuler la dette locative de l’instance et à fixer un loyer symbolique pour l’occupation de ses locaux de 100 m² situé à l’angle des rues Lecourbe et de la Croix-Nivert, dans le 15e arrondissement parisien.
Le coup de pouce de la municipalité au CFCM est énorme : le siège de l’instance musulmane va désormais être loué à hauteur de 100 €… par an au lieu des 2 550 € mensuels (hors charges), ce qui représentera chaque année une économie de 30 600 €. Outre la quasi-gratuité de ses bureaux, sa dette – les arriérés de loyers impayés cumulés en 2013 et en 2014 –, qui s’élève à 49 216 € est également effacée des registres. »
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Défense nationale et socialisme budgétaire
Les bons esprits du journal "Le Monde" voudraient nous faire croire que, pris "entre impératifs sécuritaires et nécessités budgétaires, le président" aurait donc "personnellement tranché". Et ceci se traduirait, à en croire l'officieux journal, par "une rallonge de 3,8 milliards d'euros sur quatre ans" en faveur du Budget de la défense. (1)⇓
En réalité le chef de l'État, comme à son habitude, n'a aucunement "tranché". Sa grande préoccupation était d'empêcher "une guerre Sapin-Le Drian" et par conséquent de maintenir le seul équilibre important à ses yeux : celui des tendances au sein du parti socialiste.
Qu'on ne s'y trompe pas. Tout lecteur de Pareto (2)⇓sait ordinairement que le socialisme gouvernemental, y compris lorsqu'il est mis en œuvre par les gens de "droite", se réclamant du "pragmatisme", occasionne plus de dégâts encore que le socialisme militant. On a pu l'observer en France depuis quelque 40 ans.
Ici le socialisme gouvernemental prend la figure d'un ministère des Finances pour qui la vocation de la dépense publique, et de la fiscalité, n'est pas de pourvoir aux fonctions dites régaliennes de l'État. La défense, le maintien de l'ordre et la justice, cela peut attendre et cela piétine en effet. Le but de l'exercice consiste à tendre, ou à faire semblant, à une "société plus juste", ce mot étant compris dans le sens égalitaire, en pratiquant la redistribution.
Au diable, dans une telle perspective, à la fois les contraintes budgétaires, les impératifs nationaux et les vraies missions de l'État.
Cette réunion, ce 29 avril à l'Élysée du conseil de Défense, nous donnait d'ailleurs l'occasion de mesurer ce qui reste de conscience nationale. Et cette question ne concerne pas seulement une classe politique rongée par sa propre démagogie, cela regarde tout simplement l'ensemble du pays.
En plaçant le débat sur le terrain des seuls et immédiats "impératifs sécuritaires", la rédaction du Monde, comme probablement aussi la plupart des intervenants du conseil de Défense, passe à côté de la situation véritable de l'armée. Après plusieurs décennies d'illusion de sécurité des frontières, on sait désormais que la sécurité des Français passe autant par des opérations extérieures que par la fameuse mission de sécurité intérieure Sentinelle, dont on apprend au passage que les effectifs déployés vont être ramenés de 10 000 à 7 000 hommes.
En quoi par conséquent la "sanctuarisation" annoncée du Budget de la défense à hauteur de 31,4 milliards cela ne suffit-il pas ?
N'évoquons même pas la période des combats que l'armée française livra autrefois en Indochine et en Algérie.
Contentons-nous des temps de paix qui, comme on devrait le comprendre, séparent deux guerres.
Depuis un demi-siècle, depuis 1965, depuis l'époque où la France a fait le choix de la dissuasion nucléaire, de se retirer de l'Otan pendant 25 ans, de 1966 à 1991, avec des périodes alternant entre l'éparpillement des théâtres d'opération extérieures et le repli hexagonal, etc. une seule constante : la baisse tendancielle quasi inexorable de la part de l'effort militaire de la nation rapport au produit intérieur brut.
La quasi-disparition de la Marine aurait dû constituer le premier signe de détresse. Elle était déjà observable il y a 30 ans. Le signal d'alarme lancé par l'amiral Lanxade qui fut tout de même Chef d'État-major des Armées de 1991 à 1995 n'aura servi à rien. (3)⇓
Cette diminution a continué dans les 10 dernières années. Alors même que les conflits et les dangers augmentaient dans le monde.
En 2002 le budget militaire de la France représentait encore 2,5 % du produit intérieur brut, contre 2,4 % à l'Angleterre, 1,7 % à l'Allemagne, etc. On pouvait encore considérer, ou laisser croire, que la France jouait un rôle de vigilance militaire, presque d'avant garde, au service de l'Europe. Mais depuis 10 ans la situation s'est encore dégradée.
Aucune loi de programmation militaire, concept apparu en 1960, n'a vraiment été respectée dans la pratique. Depuis plusieurs années les lois de Finances conditionnent les crédits de la défense à des cessions, de terrains, de casernes ou de fréquences radio, etc. qui ne se réalisent qu'en partie, introduisant des incertitudes redoutables. Les familles de militaires ont subi aussi un éprouvant dysfonctionnement de la paie avec le système informatique élégamment appelé "Louvois" : les entreprises de démoralisation se sont multipliées, de dénigrement, etc.
Qu'un Michel Sapin rechigne encore à remplir les obligations financières prouve simplement que l'ordre des urgences n'a toujours pas été rétabli.
Certes on aurait pu imaginer des conclusions encore pires de ce conseil de défense. Mais l'heure est trop grave pour se contenter des demi-mesures.
JG Malliarakis
Apostilles
- cf. sur Le Monde.fr à 10h23 Budget de la défense : une rallonge de 3,8 milliards d'euros sur quatre ans⇑
- cf. son livre "Le Péril socialiste" préfacé par Georges Lane. ⇑
- Qu'on écoute au moins ses déclarations datant de 2011… donc avant l'arrivée au pouvoir de Hollande, Sapin et consorts.⇑
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L'idée choc étudiée en Islande : et si on retirait aux banques la capacité de créer de la monnaie ?
Un rapport parlementaire islandais suggère de donner à la seule banque centrale le monopole de la création monétaire. Une vraie révolution, si l'idée était appliquée...Décidément, l'Islande est le pays de la créativité financière. Après avoir montré, en 2009, qu'il existait bien une alternative au transfert de la dette bancaire vers la dette publique, l'île nordique pourrait s'apprêter à réaliser une grande expérience monétaire.Le 31 mars dernier, en effet, le président du comité des affaires économiques de l'Althingi, le parlement islandais, Frosti Sigurdjonsson, a remis un rapport au premier ministre, Sigmundur Gunnlaugsson, sur la réforme du système monétaire islandais. Et c'est une véritable révolution qu'il propose.L'absence de maîtrise de la banque centrale sur le système monétaireLe rapport cherche en effet à réduire le risque de bulles et de crises dans le pays. En 2009, l'Islande a connu une crise très aiguë qui a fait suite à une explosion du crédit alimenté par un système bancaire devenu beaucoup trop généreux dans ses prêts et beaucoup trop inconscient dans sa gestion des risques.Ni l’État, ni la Banque centrale islandaise (Sedlabanki) n'ont pu stopper cette frénésie. « Entre 2003 et 2006, rappelle Frosti Sigurdjonsson, la Sedlabanki a relevé son taux d'intérêt et mis en garde contre une surchauffe, ce qui n'a pas empêché les banques d'accroître encore la masse monétaire. »Comment fonctionne le système actuelDans le système actuel, ce sont en effet les banques commerciales qui créent l'essentiel de la masse monétaire, en accordant des prêts à discrétion. La banque centrale ne peut que tenter de décourager ou d'encourager, par le mouvement des taux ou par des mesures non conventionnelles, cette création. Mais la transmission de la politique monétaire aux banques n'est jamais une garantie.Malgré la hausse des taux de la Sedlabanki, la confiance et l'euphorie qui régnait en Islande au début des années 2000 a soutenu le processus de création monétaire. Lorsque la demande existe, rien ne peut empêcher les banques de prêter. Lorsqu'elle disparaît, rien ne peut les contraindre à le faire. Et souvent, ces mouvements sont excessifs, ce qui créé des déséquilibres, puis des corrections par des crises où l’État doit souvent venir au secours des banques. Et lorsqu'il faut faire repartir l'activité, les banques centrales ont souvent des difficultés à être entendue.Le cas de la zone euro en est une preuve. Il a fallu que la BCE use de moyens immenses, l'annonce d'un QE de 1.140 milliards d'euros, pour que le crédit commence à se redresser dans la zone euro et encore, de façon fort limitée pour l'instant.Une idée ancienneD'où cette idée centrale du rapport de Frosti Sigurdjonsson : ôter aux banques le pouvoir de création monétaire. Comme le souligne l'ancien président de l'autorité financière britannique, Aldair Turner, qui préface le rapport, « la création monétaire est une matière trop importante pour être laissée aux banquiers. »Cette idée n'est, en réalité, pas neuve. Après la crise de 1929, des économistes étatsuniens avaient proposé en 1933 le « plan de Chicago » qui proposait d'abolir la capacité des banques à créer par elle-même de la monnaie. Il avait eu un grand succès, mais pas de traduction concrète véritable.En 1939, l'économiste Irving Fischer, un de ceux qui avaient examiné de plus près la crise de 1929, avait proposé de transférer le monopole de la création monétaire à la banque centrale. James Tobin, Milton Friedman et d'autres ont également réfléchi sur ce sujet. Mais la proposition islandaise, que Frosti Sigurdjonsson présente comme « une base de discussion » pour le pays, est la première proposition de passage à un autre système qu'il appelle le « système monétaire souverain. »Décider de la création monétaire dans l'intérêt de l'économieQuel est-il ? Le rapport indique que l'Islande « étant un État souverain avec une monnaie indépendante est libre de réformer son système monétaire actuel, qui est instable et de mettre en place un système monétaire de meilleure qualité. »Dans ce système, seule la Banque centrale aura le monopole de la création monétaire, aucune couronne ne pourra circuler si elle n'a pas été émise par la Sedlabanki à l'origine.Cette dernière pourra donc faire évoluer la masse monétaire en fonction de ses objectifs « dans l'intérêt de l'économie et de toute la société. » Frosti Sigurdjonsson propose qu'un « comité indépendant du gouvernement prenne des décisions sur la politique monétaire de façon transparente. »La Banque centrale créera de la monnaie en accordant des prêts aux banques commerciales pour qu'elles prêtent ensuite des sommes équivalentes aux entreprises et aux particuliers, mais aussi en finançant des augmentations de dépenses publiques ou des exemptions d'impôts, ou encore par le rachat de dettes publiques. Pour empêcher la création monétaire par le système bancaire, deux types de comptes auprès de la banque centrale seront créés.Comptes de transactions et d'investissementsLes premiers seront les « comptes de transactions. » Ces comptes représenteront les dépôts des particuliers et des entreprises. Les banques commerciales administreront ces comptes, mais ne pourront pas en modifier les montants.L'argent déposé sur ses comptes ne rapportera pas d'intérêt, mais sera garantie en totalité par la banque centrale.Un deuxième type de comptes, les « comptes d'investissements », sera créé en parallèle. Les agents économiques pourront transférer des fonds des comptes de transaction vers les comptes d'investissements. L'argent placé sur ses comptes seront investis par les banques et seront bloqués durant une période déterminée.Les banques pourront alors proposer à ceux qui placent leur argent dans ces fonds différents types de produits, notamment des produits risqués à haut rendement. Il s'agit concrètement de séparer autant qu'il est possible l'argent du crédit. Le risque lié au crédit ne disparaît pas, mais il est limité par l'obligation de ne prêter que l'argent déposé sur ces comptes d'investissements.Plus de Bank RunsPour Frosti Sigurdjonsson, ce système permettra une gestion plus réaliste de la masse monétaire non plus dans l'intérêt des agents privés, mais dans celui de la collectivité. La garantie sur les dépôts permettra d'éviter une course aux guichets (Bank Run), sans réduire, du reste, la responsabilité de ceux qui auraient investi dans des produits à risque.Avec ce système, une séparation bancaire entre banque d'investissement et banque de dépôts n'est pas nécessaire, puisque l'activité de banque de dépôts sera garantie par la banque centrale. Du reste, la garantie implicite de l’État dont bénéficient les grandes banques disparaîtra d'elle-même.Gérer la transitionPour la transition, Frosti Sigurdjonsson propose de transférer les dépôts détenus dans les banques commerciales vers les comptes de transaction. Ce transfert se fera par l'émission d'une créance sur les banques qui sera détenue par la Sedlabanki et qui sera payée sur plusieurs années par les banques.Ce « passif de conversion » s'élèverait à 450 milliards de couronnes islandaises, soit 3,05 milliards d'euros. Cet argent issu des banques commerciales sera donc progressivement remplacé par de l'argent issue de la banque centrale. Dans cette phase de transition, les sommes versées par les banques pourraient servir soit à réduire la dette publique, soit à réduire, si besoin, la masse monétaire, par l'annulation d'une partie des fonds versés.Les problèmes posésCette proposition ne règlera certes pas tous les problèmes. Certes, les prêts seront sans doute moins importants et la croissance de l'économie sans doute moins forte. Mais le projet est d'avoir une économie plus stable et, sur le long terme, tout aussi performante. Plutôt que de voir l'économie croître de 5 % par an, puis de corriger de 3 % ; on pourrait avoir une croissance stable de 2 % par an sans à-coup...L'indépendance du comité de la Banque centrale sera très hypothétique, car l’État sera une courroie naturelle de la création monétaire et un risque d'excès n'est pas, ici, à exclure, même si l’État peut aussi bien prétendre représenter l'intérêt général que ce comité indépendant.Mais une ambiguïté peut ici être problématique. Les liens avec les autres systèmes monétaires classiques pour une petite économie comme l'Islande sont encore à explorer. Matthew Klein, dans le Financial Times, a souligné également que ce nouveau système ne réduit pas le risque de financement d'investissements à long terme par des investissements à court terme qui avait été à l'origine de la crise de 2007-2008.Enfin, il ne s'agit là que d'une proposition. Le premier ministre a bien accueilli le rapport. Mais ira-t-il jusqu'à lancer un tel chambardement de grand ampleur ? Les Islandais seront-ils prêts à franchir le pas ? La discussion est, du moins, lancée. -
"Bébé à vendre 120.000€"
Une organisation américaine a loué un local appartenant au gouvernement bruxellois pour faire la promotion de la vente de bébés sur catalogue, un service qui en coûtera entre 75 000 et 150 000 € aux acheteurs d'enfants conçus par mères porteuses.
"Certains sénateurs défendent une GPA bien encadrée en Belgique pour éviter les GPA commerciales à l’étranger. Or que constate-t-on ? L’Angleterre, le Canada, ou Israël ont encadré la GPA. Dans chacun de ces pays, le nombre de d’enfants achetés à l’étranger a augmenté fortement. Cette semaine, le drame terrible qui frappe le Népal avec le pire tremblement de terre du siècle a révélé un trafic de bébé à destination de Israël qui a pourtant légalisé la GPA.
Comment réagiriez-vous si vous appreniez que vous avez été conçu dans un contrat, fabriqué comme produit et acheté comme une marchandise ? La gestation pour autrui est un enjeu pour notre démocratie à savoir le respect des femmes et des enfants. Il est temps que des politiques s'emparent du dossier et réclament une interdiction totale."
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Il était une fois dans l’ouest : le roman noir des Hauts-de-Seine
Enquête dans un “Far ouest” très français : le département des Hauts-de-Seine, “coffre-fort” du RPR puis de l’UMP et nid à intrigues et à affaires en tout genre.
De Neuilly à Courbevoie, de la Défense à Nanterre, de Puteaux à Levallois, de Clichy à Gennevilliers, le département des Hauts-de-Seine concentre sur un territoire restreint (176 km2) autant de richesses (le PIB par habitant y est trois fois plus élevé que la moyenne nationale) que d’intrigues politiques et judiciaires de haut rang. Sous le pont de Neuilly coulent la Seine et les arrangements douteux.
Depuis que les “Pasqua boys” – Balkany, Sarkozy, Devedjian, Schuller… – ont progressivement mis la main sur l’ouest parisien dès les municipales de 1983, les magouilles en tout genre n’ont cessé d’alimenter la chronique locale.
Comme le raconte Jean-Charles Deniau dans une épopée enlevée de ce “far west” francilien, les Hauts-de-Seine ont servi de bastion politique aux plus hautes ambitions du RPR, puis de l’UMP, qui en ont fait un “coffre-fort”. [...] Les Inrocks
Réalisé par Jean-Charles Deniau (France 3 – 23/04/2015)
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Jacques Bompard souhaite un meilleur contrôle des subventions aux associations
En France, 7 % des associations reçoivent 70 % des subventions publiques alors que 80 % des associations n’en reçoivent pas. Les associations recevaient en 2012 plus de 1,8 milliards d’euros de subventions, dont une part non négligeable va à des partis de gauche et à des mouvements aidant les migrants en situation irrégulière telles SOS Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme, le Groupe d’Information de Soutien des Immigrés [GITSI]… parfois à hauteur de 95 % de leur budget, comme Ni Putes Ni Soumises. La seule association France Terre d’Asiles reçu plus de 26 millions d’euros !
Ce financement opaque, arbitraire et parfois abusif a d’ailleurs fait l’objet d’un enquête des Contribuables Associés pointant du doigt les abus, détournements de fonds, subventions excessives. Quelques exemples :
- Julien Dray est accusé d’avoir détourné 351 027 euros dans un scandale impliquant SOS Racisme et la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) créée par les étudiants de SOS Racisme (accusé en 2009)
- Harlem Désir, lui, aurait détourné 202 560 francs soit 30 880 euros lors d’un emploi fictif chez l’Association régionale pour la formation et l’éducation des migrants (Arfem) alors qu’il dirigeait SOS Racisme (accusé en 2012)
- Sihem Habchi, présidente de Ni Putes Ni Soumises, est accusée de de détournements de fonds : « 20 000 euros pour refaire le site de l’association », des factures de 3 000 euros de taxis par mois (accusée en 2011)C’est pour éviter de tels abus que le député Jacques Bompard a rédigé une proposition de loi visant à contrôler le financement public du monde associatif sur trois aspects :
• Un volet économique : que les associations profitent vraiment à la France et aux Français. Des associations soutenues à plus de 95 % par l’Etat démontrent par la faiblesse de leurs dons privés le peu d’intérêt que les français y portent et en retirent.
• Un volet identitaire : les subventions allouées doivent être au service des citoyens français et non pas, par exemple, à celui de l’immigration clandestine (Jean-Paul Gourévitch estime que 220 millions d’euros par an sont alloués aux associations d’aide aux immigrés)
• Le député souhaite enfin que les associations qui se portent partie civile de manière abusive soient sanctionnées.