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Europe et Union européenne - Page 901

  • 3000 personnes marchent pour la vie aux Pays-Bas

    7338e171-4cc3-4966-80cd-f899a38bee19-750x420Droit de Naître a participé ce samedi 12 décembre à la « Mars voor het Leven » (Marche pour la Vie) de La Haye organisée par l’association « Schreeuwomleven » («le Cri pour la Vie »). L’événement se déroule chaque année aux Pays-Bas à l’occasion du triste anniversaire de la loi du 18 décembre 1980 qui a légalisé l’avortement dans le pays.

    Le défilé, composé d’environ 3000 personnes, s’est déroulé en silence dans le centre-ville. Certains en ont profité pour réciter le chapelet discrètement.

    Parmi les interventions des délégations étrangères celle de de Gianna Jessen, une jeune américaine rescapée de l’avortement, a été particulièrement remarquée. Gianna a exhorté les chrétiens à placer Dieu au centre de leur combat pour la Vie. Un discours ouvertement religieux qui aurait sans doute fait grincer des dents s’il avait été prononcé dans notre pays, trop souvent conditionné par un laïcisme intransigeant…

    Droit de Naître se réjouit de l’existence d’un tel événement dans la ville qui accueillent les sièges de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale.

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    Michel Janva

  • Quand les démocraties représentatives ont peur du référendum...

    La démocratie représentative n’est pas la seule forme de démocratie possible, comme l’ont jadis prouvé les inventeurs athéniens du mot qui, dès les origines de ce mode d’expression et de décision politique, ont produit les critiques les plus vives, les plus circonstanciées comme les plus injustes parfois, de ce système. A Athènes, c’était une forme de démocratie directe qui prévalait, les décisions prises par le démos à l’Ecclésia s’imposant à tous les citoyens, pour le meilleur comme pour le pire : s’il avait eu ses grandes et belles heures, ce système avait aussi mené à la perte de la cité par des votes inconsidérés et cette « arrogance démocratique » que l’on retrouve parfois aussi dans nos propres sociétés et dans une histoire pas si lointaine que cela. Mais cette participation directe des citoyens à la prise de décisions avait au moins le mérite de donner aux Athéniens eux-mêmes la responsabilité de leurs actes, et elle ne me semble pas totalement illégitime même si j’en connais et reconnais les risques et les conséquences dans l’histoire, et s’il me semble qu’elle doit être « arbitrée » par un Etat souverain et légitime. D’ailleurs, cette forme de participation directe des citoyens à la prise de décision (et pas seulement politique) me semblerait fort judicieuse et encore plus légitime si elle s’appliquait à l’échelon des quartiers, des communes ou des provinces (terme que je préfère à celui de région, malgré ses racines latines peu glorieuses, puisque les Romains rappelaient ainsi aux provinciaux que ces derniers descendaient des vaincus…), sur des questions d’aménagement du territoire ou d’urbanisme, de gestion locale ou de financement des politiques de proximité, etc. 

    Mais il semble que nos démocraties d’aujourd’hui, représentatives et oligarchiques, n’aiment guère cette démocratie directe, voyant dans le référendum une atteinte à leur pouvoir et, même, à leur légitimité : en France, le dernier référendum, celui de 2005, a laissé sur la joue des classes politiques et médiatiques dominantes une marque encore brûlante que, honteux, les perdants d’alors qualifient de « populiste ». L’Union Européenne elle-même n’aime pas plus cet appel au peuple que, déjà, Robespierre dénonçait comme une sorte de procédé contre-révolutionnaire, à l’époque pour sauver le roi condamné par la Convention. Sans doute est-ce cette défiance qui a permis de passer sous silence le référendum qui vient d’avoir lieu au royaume du Danemark la semaine dernière, et qui, pourtant, revêt une certaine importance pour qui croit dans les libertés et leur mise en pratique… 

    En effet, les Danois devaient décider s’ils souhaitaient que leur pays soit associé plus étroitement aux politiques de sécurité et de justice de l’Union Européenne, et les grands partis de droite et de gauche, dits modérés, libéraux ou sociaux-démocrates, avaient appelé à voter Oui, quand les partis dits populistes ou marginaux militaient pour le Non. En fait, ce référendum, s’il y avait été répondu Oui, pouvait mettre fin aux dérogations dont bénéficient le royaume du Danemark depuis son entrée dans l’Union (alors simple Communauté économique), confirmées dans les années 1990, et les électeurs danois, dans leur majorité, y ont vu un risque d’intégration trop poussée dans un ensemble dont ils continuent de se méfier. Ainsi, 53 % des électeurs danois (avec une participation de 70 % des électeurs inscrits) ont rejeté le projet gouvernemental et européen, préférant garder au pays ses prérogatives régaliennes plutôt que de lâcher la proie pour l’ombre, surtout en cette période de renoncement européen à la maîtrise de son destin, renoncement démenti par les institutions et les gouvernements de l’UE mais bien visible aux yeux des habitants européens et, parfois, mal vécus par ceux-ci.

     

    Ce qui est tout de même incroyable, c’est que ce référendum, pourtant intéressant pour savoir ce que pense concrètement l’opinion publique majoritaire d’une nation d’Europe et utile pour les débats qu’il a engendrés dans ce pays scandinave sur l’Union Européenne et son rôle mais aussi ses limites, n’a eu aucun écho en France, si ce n’est quelques rares dépêches, et aucune analyse sérieuse n’est apparue dans les colonnes de la grande presse ! Pourtant, ce royaume de 5,7 millions d’habitants est un membre à part entière de l’Union et le débat initié et réglé par un vote portait sur des questions importantes pour les citoyens et les libertés en Europe.

     

    En fait, comme je l’ai déjà évoqué plus haut, nos démocraties représentatives n’aiment pas vraiment cette « concurrence du peuple » envers les représentants, parlementaires et gouvernements, qui sont les grands gagnants et véritables maîtres de nos pays par le biais de leurs chambres (qu’elles se nomment assemblée nationale, sénat ou diète) et de leurs bureaux ministériels et administratifs : c’est lors des référendums que la dichotomie « pays réel-pays légal », popularisée par Maurras au XXe siècle, apparaît parfois la plus nette, et elle n’est ni à l’avantage ni à l’honneur des démocraties contemporaines qui se prétendent « pouvoir du peuple » quand elles sont surtout l’éteignoir des espérances des populations qui, en représailles, n’écoutent plus les discours officiels et rentrent « en dissidence » par tous les moyens, même légaux... Grèce, France, Danemark en sont quelques illustrations récentes.

    Cette peur du référendum qui traverse nos démocraties représentatives, et en particulier la République française (qui semble ne s’être jamais remise de l’affront gaullien aux partis et politiciens par ce court-circuitage référendaire des jeux parlementaires), n’est pas mienne, et je continue à penser qu’il peut être un bon moyen d’associer(et je parle là du niveau national et plus seulement du niveau local) les citoyens au gouvernement de la Cité. Ce n’est pas pour autant une fin mais bien un moyen, et j’insiste sur ce point. Que la Monarchie danoise soit moins frileuse à l’égard du recours à la démocratie directe (déjà 8 référendums depuis 1972, principalement sur l’Europe) que notre République en dit long sur les blocages de cette dernière…

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1276:quand-les-democraties-representatives-ont-peur-du-referendum&catid=49:2015&Itemid=60

  • En Suède aussi, l’extrême droite prospère sur le rejet de l’immigration

    L’extrême droite, en Suède, a profité du refus des autres partis de prendre en compte les réticences face à l’immigration.

    L’extrême droite capitalise aussi sur un sentiment d’abandon ressenti dans les petites villes et les campagnes.

    En Suède aussi, un parti d’extrême droite ne cesse de progresser. Créés en 1988, les Démocrates de Suède (SD) ont obtenu 12,9 % des voix lors des dernières élections législatives, en 2014. Avec 49 députés sur 349, ils sont la troisième force politique du royaume.

    « Une des raisons principales de la progression des SD est que les autres partis politiques n’ont pas pris en compte l’opposition d’une partie croissante de la population à la traditionnelle politique d’accueil des immigrés », pointe Toivo Sjörén, un des responsables de l’institut de sondage TNS SIFO.

    La Suède a mené une des politiques d’accueil les plus généreuses de l’Union européenne, du moins jusqu’aux mesures restrictives adoptées par le gouvernement en novembre. Près de 17 % des Suédois sont nés à l’étranger.

    L’extrême droite vue comme « la seule alternative »

    « Or depuis les années 1980, il existe un courant d’opinion assez fort pour demander qu’on mette un frein à cette politique », explique Andreas Johansson Heinö, membre du laboratoire d’idées Timbro (libéral) et auteur d’une thèse sur « le dilemme d’une Suède multiculturelle ».

    « Si l’un des partis politiques traditionnels émettait des réserves sur le dossier, comme les libéraux au début des années 2000, il ne tardait pas se faire recadrer par les autres », se souvient Toivo Sjörén.

    Composés initialement de néonazis et d’ultranationalistes, les SD se sont assez vite affirmés comme « la seule alternative » à la politique menée, dans le domaine de l’immigration, par les gouvernements successifs, droite et gauche confondues, poursuit Andreas Johansson Heinö.

    Un sentiment d’abandon dans les campagnes

    « Il y a aussi chez leurs électeurs – deux fois plus masculins que féminins et ayant fait peu d’études – le sentiment que les grandes villes, Stockholm en tête, ont abandonné les petites communes et les campagnes », observe la politologue Ann-Cathrine Jungar. Un sentiment alimenté par la fermeture, dans les régions, de bureaux de postes, de commissariats de police ou d’hôpitaux.

    Avec le temps, les SD ont exclu leurs éléments les plus radicaux, devenant plus fréquentables. « Ils sont de plus en plus nombreux à être séduits par le discours antimondialisation de SD », ajoute Ann-Cathrine Jungar. Le 1er décembre, un sondage portant sur neuf mille personnes leur accordait 19,9 % des intentions de vote.

    La Croix :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuuAlkVyAEEGMOkAVz.shtml

  • Immigration : Roland Hélie s'entretient avec Médias Presse info : Immigration, la déferlante

    Roland Hélie est le directeur de Synthèse Nationale. Il présente pour MPI-TV son analyse du phénomène migratoire et de ses causes. Il faut remonter 50 ans en arrière, chez Giscard, Chirac, Bouygues et consorts pour connaître les vraies raisons de ces problèmes. Pour leur apporter une solution, il ne faiut pas hésiter à envisager la "remigration" prônée par Roberto Fiore dans son entretien avec Alain Escada publié la semaine dernière sur MPI-TV.

    Synthèse nationale :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/di_varia/EuuAZkkuFyJHPhaSdD.shtml

  • L’invasion continue en novembre : Plus de 200 000 étrangers supplémentaires en Allemagne

    L’Allemagne a enregistré en novembre 206.101 demandeurs d’asile supplémentaires, chiffre qui constitue un nouveau record portant le nombre de migrants recensés depuis le début de l’année à 964.574, selon le ministère de l’Intérieur.

    Selon le système allemand d’accueil et de répartition des demandeurs d’asile EASY, les arrivées ont donc encore nettement progressé depuis le mois d’octobre, au cours duquel 181.166 migrants avaient été enregistrés.

    Mensonges de l’ONU et jeu trouble de la Turquie…

    Deuxièmement, l’ONU nous a encore raconté des sornettes en nous annonçant la semaine dernière que le nombre des migrants arrivant en Europe avait chuté de plus d’un tiers. Précisons que, effectivement, les services de l’ONU ne parlaient que de ceux tentant la traversée de la Méditerranée. Les chiffres communiqués par le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés parlent de quelque 140.000 migrants en novembre, soit 36,5 % de moins qu’en octobre.

    Ce ne sont pas les chiffres, bien entendu, que l’on remet ici en cause. Mais le fait que parler aujourd’hui de la seule Méditerranée qui est aujourd’hui la voie migratoire la moins fréquentée fausse la perspective. Si, en Méditerranée, les migrants sont moins nombreux, globalement, ils continuent d’arriver de plus en plus comme le montre le cas de l’Allemagne évoqué ci-dessus.

    Dès lors, et troisièmement, on ne peut pas échapper à cette question : à quoi ont bien pu servir les accords passés le mois dernier avec la Turquie ? Rappelons que Bruxelles a mis dans la balance trois milliards (pour l’instant) et la reprise des négociations d’adhésion d’Ankara à l’Union européenne. Les Turcs, nous dit-on, semblent faire quelques efforts. En dehors de toute autre considération, c’est bien cher payé pour si peu…
    François le Luc pour reinformation.tv

    http://www.contre-info.com/linvasion-continue-en-novembre-plus-de-200-000-etrangers-supplementaires-en-allemagne

  • La liberté d'expression d'un militant pro-vie reconnue par la CEDH

    La CEDH reconnait le droit à la liberté d’expression du militant pro-vie Klaus Annen 

    Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a publié l’arrêt du 26 novembre de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), par lequel la Cour européenne soutient le droit à la liberté d’expression du militant pro-vie Klaus Annen . L’affaire fait référence à l’interdiction de distribuer des fiches d’information contre l’avortement devant une clinique d’avortement et de publier sur un site web les noms des médecins qui dirigeaient la clinique. La CEDH, qui n’a pas toujours soutenu la liberté d’expression des pro-vies, estime que l’interdiction violait la loi et l’Allemagne devra payer à Annen 13,696.87 euros pour frais et dépens.

    En juillet 2005, dans le cadre d’une campagne pro-vie, Annen a distribué des brochures dans le voisinage d’une clinique d’avortement en disant que les deux médecins qui dirigent la clinique, — noms, prénoms et adresses étaient répertoriés — effectuaient des « avortements immoraux. » Au dos des tracts, était incluse la phrase suivante: « Le meurtre d’êtres humains à Auschwitz était immoral, mais qu’aujourd’hui on permet le meurtre de personnes innocentes non sujettes à la responsabilité pénale. » Un tribunal régional a demandé à Klaus Annen d’arrêter de distribuer les tracts qui contenaient les noms des médecins et l’affirmation de l’immoralité des avortements.

    Dans sa décision, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que les tribunaux allemands n’avaient pas trouvé un juste équilibre entre le droit à la liberté d’expression d’Annen et les droits des médecins relatifs à la personnalité. La Cour a constaté que dans les brochures, on démontre clairement que les avortements pratiqués à la clinique ne sont pas soumis à la responsabilité pénale. Par conséquent, l’affirmation selon laquelle la clinique réalise des « avortements immoraux » est correcte d’un point de vue juridique. Quant à la référence à l’Holocauste, la Cour estime que « l’appelant n’a pas assimilé du moins explicitement l’avortement à l’Holocauste », mais cette référence doit être comprise comme «un moyen de sensibilisation à l’idée générale que la loi peut diverger de la morale « .

    http://belgicatho.hautetfort.com/

  • L’extrême droite néerlandaise reprend du poids dans la vie politique

    Alors le Front national a réalisé des scores exceptionnels au premier tour des élections régionales, l’extrême droite néerlandaise connaît elle aussi une remontée.
    Crée en 2006 par Geert Wilders pour dénoncer l’islamisation des Pays-Bas, le « Parti pour la Liberté » (PVV), semblait en perte d’influence. Mais la question de l’accueil des réfugiés polarise à nouveau les débats.
    Mouvements de résistance contre la venue de centres d’accueil pour réfugiés, échanges d’insultes, lettres de menaces aux maires et adjoints des communes, attaques de centres de demandeurs d’asile, les débats locaux et nationaux sur les aspects concrets de l’accueil des réfugiés ont été houleux ces derniers mois aux Pays-Bas. La polarisation avait pris une telle tournure que le roi Willem-Alexander et les chefs de file des partis néerlandais, ont lancé mi-octobre un appel au calme.
    Souveraineté nationale et demandeurs d’asile
    Dans ce contexte, le député d’extrême droite Geert Wilders, s’est positionné en « chef de la résistance contre l’accueil des demandeurs d’asile ». Il n’a pas hésité à lancer un site Internet de dénonciation des « désagréments causés par les demandeurs d’asile » et réclame haut et fort la fermeture des frontières de son pays afin d'empêcher « la venue de milliers de réfugiés », qu'il qualifie « d'invasion islamique ».
    « La seule et unique manière de gérer la crise des réfugiés est de retrouver notre souveraineté nationale », assure le député qui explique que les Pays-Bas ne devraient pas « payer pour la stupidité d'Angela Merkel » (qui a ouvert les portes de l'Allemagne aux réfugiés syriens, NDLR).
    Favori pour les législatives
    « Au-delà d’un groupe radical de Néerlandais qui ne veut pas de réfugiés, de plus en plus de gens se font du souci par rapport aux conséquences de l’accueil de ces populations et ont le sentiment que la classe politique est impuissante. Cela s’exprime clairement dans les sondages », explique Frits Wester, commentateur politique néerlandais.
    Selon les derniers sondages, si des législatives étaient organisées maintenant, le PVV, parti du leader populiste, remporterait 39 sièges de députés (sur 150) à la Deuxième Chambre, devenant ainsi la première force du pays. Un nouveau record potentiel pour Geert Wilders dont le plus grand succès politique remonte aux législatives de 2010 où son parti avait décroché 24 sièges de députés.
    Encouragé par ces pronostics, il lance le recrutement de futurs élus en vue des législatives qui se tiendront en mars 2017, avec pour lui à la clé un possible poste de premier ministre. S'il devait remporter les élections, Geert Wilders voudrait « lancer le processus pour quitter l'Union européenne ».

    Source : La Croix :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EuuAykuykuxMGOMOPx.shtml

  • L'Allemagne a enregistré 964.000 migrants depuis janvier

    L’Allemagne a enregistré en novembre 206.101 demandeurs d’asile supplémentaires, un nouveau record pour le pays qui a comptabilisé depuis le début de l’année 964.574 migrants, a annoncé lundi le ministère de l’Intérieur.
    Les arrivées ont donc encore nettement progressé depuis le mois dernier (181.166 migrants enregistrés en octobre) et l’Allemagne devrait donc dépasser le million de demandeurs d’asile d’ici à la fin de l’année.
    Ces données du ministère proviennent du système EASY qui comptabilise les migrants arrivant dans le pays et prévoyant de demander l’asile mais ne l’ayant pas encore fait.
    Elles ne précisaient pas les nationalités des migrants. Mais lors des précédentes statistiques, Syriens et Afghans en formaient le contingent le plus important (respectivement 88.640 et 31.000 en octobre).
    Dans son communiqué, le ministère précise la durée moyenne de traitement des procédures d’asiles qui vont de 2,9 mois pour les ressortissants du Kosovo à 14,9 mois pour les Pakistanais. En moyenne, les demandes déposées par les Syriens sont traitées en 3,4 mois.
    « La réduction significative de la durée des procédures » résulte du fait que l’Office central des réfugiés (BAMF) « donne la priorité » aux demandes émanant des pays considérés comme sûrs, comme les pays des Balkans – dont les ressortissants n’ont aucune chance de se voir accorder l’asile -, et des pays considérés comme dangereux, à l’image de la Syrie, explique le ministère.
    La semaine dernière, l’ONU a cependant annoncé que le nombre de migrants arrivés en Europe via la Méditerranée avait chuté de plus d’un tiers en novembre, sur un mois, pointant les conditions climatiques et la lutte contre les passeurs en Turquie. Selon le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), 140.000 migrants ont traversé la Méditerranée en novembre, soit 36,5% de moins qu’en octobre.
    Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a lui aussi invoqué « l’influence de la météo » pour expliquer cette « réduction claire » du flux migratoire, évoquant les récents « efforts de la Turquie » pour tarir le flux de migrants vers l’Europe, après un accord en ce sens fin novembre entre l’UE et Ankara.
    « Ce n’est pas un inversement (de la tendance) mais c’est un bon développement », a commenté M. de Maizière.
    En outre, le retard important pris par le BAMF dans le traitement de nombreuses demandes d’asile (356.000 selon un journal allemand) devrait être comblé au « deuxième trimestre » 2016, a déclaré le ministre, après les critiques du président du Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz.
    L’Allemagne, premier pays d’accueil en Europe, n’a cessé de souligner par la voix de sa chancelière Angela Merkel que les pays de l’UE, très réticents à accueillir toujours plus de migrants, avaient un devoir moral envers les réfugiés fuyant la guerre ou la répression.
    Mais Berlin a durci par petites touches le traitement des dossiers des nouveaux arrivants pour tenter de réduire l’afflux. La politique de la porte ouverte de Mme Merkel est de plus en plus critiquée, particulièrement dans son propre camp.

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuuAVZAppZgfVbOEsl.shtml

  • Réunion internationale des PEGIDA à Aix-la-Chapelle, le 13 décembre prochain

    Si l’on entend régulièrement parler de PEGIDA Allemagne, on connaît moins ses émules belges ou néerlandais. Samedi prochain se tiendra une réunion rassemblant les PEGIDA Flandre, Liège, Pays-Bas, Rhénanie du Nord-Westphalie (NRW). Une partie du rassemblement se fera en français.

    PEGIDA a essaimé rapidement depuis ses premiers rassemblements à Dresde en 2014, non seulement partout en Allemagne, mais aussi dans d’autres pays européens. C’est ainsi que PEGIDA Pays-Bas, PEGIDA Flandre, PEGIDA Liège et PEGIDA NRW (Rhénanie du Nord – Westphalie) organisent un grand rassemblement à Aix-la-Chapelle le 13 décembre à 14 h. Une bonne occasion de rencontrer des identitaires et patriotes luttant en Allemagne, en Belgique ou aux Pays-Bas contre l’islamisation de la société.
    Des discours, dont une partie en français, des différents responsables, seront ponctués par un défilé (*). Comme souvent en pareil cas, les organisateurs s’attendent à des contre-manifestations de gauchistes et à une importante présence policière.
    pegida La télévision interroge le public
    Le rassemblement se tiendra à partir de 14 près de la gare de l’Ouest (Westbahnhof) d’Aix-la-Chapelle, le 13 décembre prochain.
    Si vous souhaitez vous y rendre, Aix-La-Chapelle est facilement accessible depuis Paris, Lyon ou Marseille en train. Il faudra peut-être changer de train à la gare Centrale d’Aix-la-Chapelle pour se rendre à la gare du Sud d’Aix-la-Chapelle (10 min.). Vous pouvez également prendre l’avion jusqu’à Bonn, puis le train vers Aix-la-Chapelle.
    Pays-Bas. PEGIDA a tenu son premier rassemblement aux Pays-Bas ce 11 octobre 2015, à Utrecht
    Les mouvements PEGIDA hors d’Allemagne sont très actifs. Aux Pays-Bas, le mouvement a débuté Utrecht puis à Rotterdam. En Belgique, deux organisations sont liées à PEGIDA Allemagne : PEGIDA Flandre organise des manifestations, bien que la première ait été interdite. PEGIDA Liège/Lüttich (Liège en français, Lüttich en allemand) a voulu manifester en novembre 2015, mais la manifestation a été interdite par le maire socialiste. Les autres PEGIDA existant en Belgique ne sont pas reconnus par le mouvement PEGIDA.
    Lutz Bachmann, la figure de proue de PEGIDA (Dresde)
    (*) Les drapeaux de pays et régions sont autorisés. Sont interdits, les drapeaux ayant trait aux idéologies totalitaires et à l’islam, ainsi que le drapeau palestinien, les armes, couteaux, bouteilles, l’alcool, les objets dangereux. Les banderoles sont autorisées. Les tee-shirts de partis politiques sont interdits.

    http://fr.novopress.info/195931/reunion-internationale-pegida-aix-chapelle-13-decembre-prochain/

  • Politique & Eco N°68 - Philippe Simonnot : A. Merkel mène l'Allemagne au suicide