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immigration - Page 1418

  • L'aveuglement idéologique prépare, sinon la guerre civile, du moins le suicide de l'Europe

    Fabrice Hadjadj est intervenu en Italie à la Fondation de Gasperi devant les ministres italiens de l'Intérieur et des Affaires étrangères, le président de la communauté juive de Rome, le vice-président des communautés religieuses islamiques de la ville. Extrait du texte publié par le Figarovox :

    "Chers Djihadistes -c'est le titre d'une lettre ouverte publiée par Philippe Muray- un de nos plus grands polémistes français- peu après les attentats du 11 septembre 2001. Cette lettre s'achève par une série d'avertissements aux terroristes islamiques, mais ceux qu'elle vise en vérité, par ricochet et par ironie, ce sont les Occidentaux fanatiques du confort et du supermarché. Je vous cite un passage dont vous allez tout de suite capter l'heureuse et cinglante raillerie: «[Chers Djihadistes], craignez la colère du consommateur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis? Eh bien nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement. […] Nous nous battrons pour tout, pour les mots qui n'ont plus de sens et pour la vie qui va avec.» Et l'on peut ajouter aujourd'hui: nous nous battrons spécialement pour Charlie Hebdo, journal hier moribond, et qui n'avait aucun esprit critique -puisque critiquer, c'est discerner, et que Charlie mettait dans le même sac les djihadistes, les rabbins, les flics, les catholiques, les Français moyens- mais nous en ferons justement l'emblème de la confusion et du néant qui nous animent!

    Voilà à peu près l'état de l'État français.Au lieu de se laisser interpeler par les événements, il en remet une couche, il en profite pour se payer sa bonne conscience, remonter dans les sondages, se ranger du côté des victimes innocentes, de la liberté bafouée, de la moralité outragée, pourvu qu'on ne reconnaisse pas le vide humain d'une politique menée depuis plusieurs décennies, ni l'erreur d'un certain modèle européocentrique selon lequel le monde évoluerait fatalement vers la sécularisation, alors qu'on assiste presque partout ailleurs, et au moins depuis 1979, à un retour du religieux dans la sphère politique. Mais voilà:cette trop bonne conscience et cet aveuglement idéologique sont en train de préparer pour bientôt, sinon la guerre civile, du moins le suicide de l'Europe.

    La première chose qu'il faut constater, c'est que les terroristes des récents attentats de Paris sont des Français, qu'ils ont grandi en France et ne sont pas des accidents ni des monstres, mais des produits de l'intégration à la française, de vrais rejetons de la République actuelle, avec toute la révolte que cette descendance peut induire. [...]"

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • PEGIDA arrive en Grande-Bretagne

     NEWCASTLE (NOVOpress via Mirror.co.uk)
    Le  désormais célèbre  mouvement « anti-Islamisation » PEGIDA arrive en Grande-Bretagne avec une première marche susceptible d’attirer des milliers de supporters.

    PEGIDA a suscité une énorme controverse en Allemagne. Sous la bannière de «Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident », ce mouvement veut défendre le pays contre la propagation de l’extrémisme religieux par les immigrés musulmans.

    25 000 personnes sont chaque lundi dans les rues de Dresde pour soutenir cette cause. Mais cette mobilisation a également déclenché de nombreuses réactions, avec 100 000 manifestants protestant contre ces rassemblements.

    La chancelière Allemande Angela Merkel l’a qualifié de raciste, et PEGIDA était censée être en situation de crise face à une « hostilité massive, des menaces et des ennuis professionnels» causant la démission de cinq de ses dirigeants après que son fondateur ait été photographié mimant Adolf Hitler dans un salon de coiffure.

    Pourtant le mouvement annonce sa première manifestation en Angleterre à Newcastle-sur-Tyne, le 28 février, avec une campagne Facebook qui devrait attirer des « milliers de supporters ». C’est la première d’une série de marches prévues dans tout  le Royaume-Uni, qui auront lieu à Manchester, Birmingham et Londres.

     

    Le porte-parole en Grande Bretagne de PEGIDA a déclaré au journal le Mirror: “nous ne voulons pas attirer des extrémistes à cette marche.”
    “Nous sommes contre l’Islam radical et les prédicateurs de haine et nous estimons que les musulmans doivent s’adapter à notre mode de vie occidental au lieu  du contraire.”
    “Nous ne voulons pas faire quelque chose d’illégal, et nous serons en liaison avec la police au cours de cette manifestation et aucun problème s’il faut retarder la marche d’une semaine ou deux.”
    “Nous espérer rassembler entre 500 et 3 000 personnes pour notre première marche et nous pourrons ensuite aller à Londres, Manchester et Birmingham.”
    “Nous avons choisi Newcastle comme terrain neutre. Il s’agit d’un mouvement nouveau et paisible, et nous ne voulons pas nous faire récupérer par un quelconque mouvement d’extrême droite.”
    “C’est contre l’extrémisme. Si nous pouvons renvoyer 300 terroristes hors du Royaume-Uni, alors pour ce qui nous concerne c’est un pas dans la bonne direction.”

    PEGIDA veut lutter contre le terrorisme et  l’enseignement islamique fondamentaliste. Il appelle à ce que toute  personne liée à des activités  terroriste soit renvoyée hors de Grande-Bretagne. Mais cette démarche a été sapée par la controverse en Allemagne et a suscité de nombreuses critiques la qualifiant de raciste.

    La police de Northumbrie a déclaré qu’elle n’avait pas été contactée par les organisateurs de l’événement du 28 février, qui doit démarrer dans la banlieue de Newcastle, avant de passer dans le centre de la ville.

    Le mouvement PEGIDA a également effectué sa première marche en Autriche, où il attira quelques centaines de partisans.

    http://fr.novopress.info/182298/pegida-arrive-en-grande-bretagne/#more-182298

  • Le président des jeunes UMP : un Africain… clandestin !

    Non, ce n’est pas une plaisanterie…

    Stéphane Tiki, 27 ans, nommé président des « Jeunes populaires » (la branche jeune d’une UMP qui voulait souligner ses intentions « remplacistes ») en décembre dernier, serait en situation irrégulière.

    Selon Le Canard enchaîné, « le jeune homme de nationalité camerounaise ne serait pas français [c’est-à-dire même pas Français de papier] et ne détiendrait pas de titre de séjour. »

    Après ces révélations, il a annoncé qu’il se mettait en congé de ses responsabilités.

    L’hebdomadaire rappelle l’appartenance de Stéphane Tiki à la « Droite forte », un courant animé par Guillaume Peltier et soi-disant en pointe contre l’immigration clandestine.

    http://www.contre-info.com/

  • [Communiqué du Bloc Identitaire Lyon] Lyon est devenue une terre de djihad

    Le Bloc Identitaire Lyon a depuis longtemps sonné l’alarme face au danger des djihadistes présents dans le Rhône et aux risques réels d’attentat qu’ils représentent. Une information parue cette semaine dans la presse lyonnaise est venue malheureusement nous donner raison.

    A la suite de l’arrestation d’un habitant de Meyzieu soupçonné d’encourager la lutte armée au nom de l’islam, la préfecture a livré un chiffre effarant : environ 70 jeunes habitants du Rhône sont surveillés par les services de police en raison de leurs velléités de départ en Syrie ou de leur attachement au djihadisme ! A l’image des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly, les auteurs de la vague meurtrière de janvier dernier qui a fait plus d’une quinzaine de victimes, on est en droit de se demander combien ne sont pas surveillés !

    La question cruciale désormais n’est pas de savoir qui souhaite partir faire le djihad ou combien sont revenus, mais le nombre de terroristes souhaitant passer à l’acte en Europe.

    Car la folle équipée de Khaled Kelkal dans les années 1990, les arrestations multiples de terroristes dans les banlieues lyonnaises et les incidents graves qui se multiplient devant les synagogues, montrent une chose : Lyon est devenue une terre de djihad.

    Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle espèce de terroristes, ne souhaitant plus combattre à l’étranger mais voulant imposer par les armes dans notre pays et dans notre ville, leurs préceptes islamistes.

    Nous exagérons ? Dans la même semaine, le conseil régional du culte musulman Rhône-Alpes s’est inquiété et a porté plainte face à la radicalisation des esprits dans plusieurs mosquées lyonnaises (à Oullins et à la Duchère) où des « imams auto-proclamés » tentent de prendre le pouvoir.

    Face à cette menace terroriste grave, personne ne pourra prétendre lutter contre le djihadisme sans remettre en cause l’immigration massive et l’islamisation de notre pays. Pour cela, ce n’est pas d’union nationale derrière ces dirigeants qui ont failli mille fois dont nous avons besoin, mais d’un sursaut national les chassant du pouvoir !

    Bloc Identitaire Lyon
    https://www.facebook.com/blocidentitaire.lyon
    https://twitter.com/BI_Lyon

    http://fr.novopress.info/

  • Scènes de guerre entre gangs à Marseille

    La police a été visée par des tirs de kalachnikov, lundi à la Castellane. La visite sur place de Manuel Valls a été gâchée par ce subit accès de violence.

     

    Le crime décidément n’a que faire du calendrier gouvernemental. Alors que Marseille accueillait, ce lundi, le premier ministre, Manuel Valls, et son ministre de l’Intérieur notamment, pour féliciter les forces de l’ordre locales de leurs résultats encourageants dans la lutte contre la délinquance, une vague de violence a déferlé sur la cité de la Castellane, dans le nord de la ville. Le patron de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, a même été pris sous le feu des kalachnikovs, alors qu’il se rendait sur place. Du jamais-vu.

    Tout a commencé vers 9 h 30, par « des parents inquiets qui voyaient des jeunes encagoulés et armés s’installer un peu partout dans la cité, y compris des snipers sur les toits », raconte Samia Ghali, sénatrice socialiste des quartiers nord. « D’ordinaire, les dealers ne sont pas si matinaux », ironise un témoin.

    Un père de famille, qui a vu les voyous armés, a assuré à La Provence avoir foncé prévenir une école toute proche. « Mais une maîtresse était déjà tombée nez à nez avec deux jeunes en armes », s’aperçoit-il. L’inspecteur général Bourniquel est alerté instantanément. Il adopte des mesures d’urgence. Les maîtresses de tous les établissements scolaires environnants sont invitées à garder les enfants à l’intérieur des bâtiments scolaires et à supprimer les récréations.

    « Pression permanente »

    C’est là que tonnent les premiers coups de feu, « une rafale, en fait. On l’a sentie hyper près, ça venait du pied de la colline », raconte un témoin. Pendant ce temps, les effectifs de police convergent vers le lieu des tirs. Le patron de la police marseillaise se rend sur place avec sa propre voiture. Accompagné d’un commandant de police, il tente de rejoindre un point haut du quartier pour diriger les opérations d’intervention. Souhaitant protéger la population et espérant faire cesser la fusillade, il demande à son chauffeur de mettre la sirène à deux tons, alors qu’il approche. Mais les malfaiteurs, loin d’être impressionnés, tirent dans sa direction. Le commandant qui l’accompagne stoppe le véhicule et doit se coucher au sol. La voiture n’est pas atteinte, mais des impacts de balles ont été relevés à 2 ou 3 mètres, dans un talus. « On s’est fait rafaler d’entrée de jeu », déclare, stupéfait, le patron de la police de Marseille. [....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Scenes-de-guerre-entre-gangs-a

  • Profanation de 5 églises en trois jours près de Lyon

    Et pas un mot dans la presse. Imaginons qu’une synagogue est été vandalisée… Trois jours de pleurnicherie, de dénonciation du nouvel antisémitisme, 50 ressources des forces de l’ordre mobilisées H24 pour retrouver les auteurs etc.. Pour les églises, rien ! Alors qu’il y avait déjà eu 4 autres profanations dans le même département (l’Ain) en novembre 2014 ! (voir ici)

    • Vendredi 6 février 2015, les paroissiens de Neuville-les-Dames, dans le groupement paroissial de Châtillon-sur-Chalaronne, ont découvert que le tabernacle de l’église Saint-Maurice avait été fracturé, et que le ciboire (coupe qui contient les hosties) qu’il contenait avait été dérobé.
    • Le même soir, les paroissiens d’Ambronay ont remarqué eux aussi le vol d’un ciboire à l’église Notre-Dame.
    • Samedi 7 février, à Vonnas a été constaté le vol de deux ciboires de l’église Saint-Martin.
    • le samedi 7 février, le curé de Montluel a découvert que le ciboire et les hosties de la collégiale Notre-Dame-des-Marais avaient été volés.
    • Dimanche 8 février, à Jujurieux (groupement paroissial de Pont-d’Ain), Les fidèles ont découvert qu’un autre ciboire avait été dérobé dans l’église Saint-Etienne.

    Dans quatre cas (sauf à Montluel donc), les hosties consacrées n’ont pas été dérobées, mais abandonnées sur place.

    Source : FDS

    http://www.contre-info.com/

  • Le minaret, oui. La Vierge Marie, non.

    Deux nouvelles pratiquement passées inaperçues de la grande presse, et bien entendu des moyens radio-télévisés, m'ont particulièrement choqué, cette semaine.

    Deux nouvelles pratiquement passées inaperçues de la grande presse, et bien entendu des moyens radio-télévisés, m’ont particulièrement choqué, cette semaine.

    
La première. Nous sommes en Haute-Savoie, dans le bourg de Publier. Il y a cinq ans, la municipalité avait choisi de décorer un parc public d’une élégante statue de la Vierge pour un coût assez élevé de 35.000 euros. Eh bien, à la demande d’adeptes forcenés de la laïcité, le tribunal administratif de Grenoble vient d’exiger du maire qu’il enlève cette belle statue pour la déplacer dans un lieu privé ! La vue de la Vierge devait choquer les enfants qui jouaient à ses pieds. Et je ne parle pas du choc que cette statue a dû produire auprès des adeptes d’une autre religion, même si, pour eux, Marie est reconnue comme Myriam, mère du prophète Jésus.

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  • La chute de l'Empire romain, un signe pour notre temps

    Michel De Jaeghere est interrogé dans Présent sur son ouvrage Les Derniers Jours, concernant la chute de l'Empire romain. Extrait :

    "L’histoire de la fin de l’Empire romain d’Occident est celle de la dislocation d’un empire multinational sous le double effet de l’immigration et des invasions, non pas parce que cet Empire aurait eu à faire face à des foules innombrables (les nouveaux venus n’ont sans doute pas été plus de deux millions, qu’il s’agisse d’immigrés ou d’envahisseurs, dans un empire qui comptait environ 50 millions d’habitants au Ve siècle), mais parce qu’il fut conduit à renoncer, dans l’urgence, au processus de romanisation qui lui avait permis, jusqu’alors, de faire vivre ensemble des peuples d’origines très diverses (il comptait des Calédoniens et des Syriens, des Ibères, des Belges et des Egyptiens !) en leur imposant le moule de la vie civique (par la constitution de cités, dotées de leur territoire, d’une capitale construite à l’imitation de Rome, d’institutions au sein desquelles leurs élites étaient appelées à renoncer à la loi du plus fort pour rechercher le bien commun par la discussion rationnelle), en diffusant ses mœurs, ses beaux-arts, son architecture parmi leurs élites, et en favorisant par un réseau d’écoles municipales l’apprentissage de la langue latine et l’étude de la littérature classique. Il eut la faiblesse de laisser les immigrants s’installer sur son sol en préservant leurs structures et leurs solidarités tribales, et finit même par leur confier la défense de ses frontières contre d’éventuels nouveaux arrivants. Il ne fut pas vaincu par une civilisation concurrente, par des ennemis venus sur son sol avec l’intention de le détruire, mais par des nomades dont il avait renoncé à faire la conquête (parce que celle-ci eût été trop coûteuse et trop difficile, qu’elle aurait demandé trop d’efforts sans rapporter suffisamment de butin), aimantés par le désir de jouir, par le pillage de ses productions, et admis à constituer, sur son sol, des enclaves étrangères qui se muèrent peu à peu en royaumes indépendants.

    Son histoire est celle d’un empire qui avait renoncé à la colonisation pour profiter pleinement des fruits de la paix, en s’imaginant pouvoir laisser à sa périphérie, dans la misère et l’anarchie, des peuples auxquels il avait fait miroiter les fruits de la civilisation sans songer qu’ils seraient irrésistiblement conduits à franchir ses frontières pour s’emparer des biens dont on leur avait donné le désir sans leur imposer les disciplines qui avaient permis de les produire. Sa chute se traduisit par sa ruine, comme par celle des pays d’origine des immigrants, qui cessèrent de profiter des échanges dont ils bénéficiaient, avant son effondrement, de la part du monde romain. Il me semble qu’il y a là, pour nos contemporains, de quoi nourrir la méditation."

    Michel Janva

  • La France face au multiculturalisme

    « Laissez la culture à la gauche, ça lui donnera un os à ronger » avait dit Charles de Gaulle, une erreur majeure dont nous payons encore les conséquences aujourd’hui. A vouloir projeter par la force la France dans le monde d’après, post-historique, les tenants du pouvoir depuis quarante ans ont rendu la France orpheline d’elle-même, expatriée de son être propre. La cohésion et la force d’un ensemble de civilisation, et ce quel que soit son système politique organique, résident dans l’identification culturelle profonde que s’en font ses composantes humaines (subséquemment avec son histoire et son essence), et non pas dans ses richesses territoriales ou matérielles. Les peuples sont attachés à leur(s) histoire(s), nonobstant les positionnements idéologiques d’une élite politique de plus en plus déterritorialisée. L’immigration massive nous a contraints à aménager notre façon de vivre, à noyer notre culture dans un maelstrom informe qui est devenu au fil du temps le théâtre de l’affrontement stérile de micro-tribus antagonistes.

    D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ». Aimé Césaire soulignait fort justement qu’une « civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente ». Le pouvoir est incapable de résoudre l’insécurité culturelle dans laquelle se retrouve plongé son peuple car il est incompétent pour définir précisément les maux qui affligent notre nation : en effet il en est le responsable direct ! Si la France était incarnée par la république apaisée, voire irénique, que nous présente François Hollande, il n’y aurait pas eu ces attentats, il n’y aurait pas eu ces manifestations de soutien d’une jeunesse en marge qui ne veut plus se reconnaître comme appartenant à l’ensemble culturel dans laquelle se trouve notre identité nationale. Il faut dire qu’on leur a inlassablement répété que la France était désormais multiculturelle (ou de toute éternité pour certains), que son histoire précédente était monstrueuse, qu’elle devait faire repentance ; comment alors vouloir s’assimiler à une nation vidée de sa substance, faible, présentant pour seule transcendance un tout uniformisé et mondialisé qui n’est qu’un rien.

    C’est pour toutes ces raisons, extrêmement préoccupantes, que nous devons de toute urgence retrouver notre identité culturelle nationale, et, surtout, la valoriser et la transmettre. Notre culture a pour caractéristique sa capacité à l’examen critique et à la raison, ces deux éléments ayant permis l’émergence du débat d’idées garantissant l’épanouissement des libertés d’expression et d’opinion (qui n’ont pas grand-chose en commun avec l’injure et la dialectique éristique constamment mises en avant sur les plateaux de télévision, mais passons). Plutôt que de subventionner des œuvres qui nient la culture nationale, l’Etat devrait aider une création d’avant-garde qui soit une force de projection de notre culture historique et une arme diplomatique conséquente. Non, nous n’avons pas à nous résoudre à l’abaissement, à la petitesse d’une culture sans relief, sans élévation. L’effacement de notre culture traditionnelle devait faciliter l’intégration de tous dans une société post-nationale. Mais le « vivre-ensemble » à la manière post-moderne est d’abord un « vivre avec », puis un « revivre » sous une autre forme foncièrement différente de celle qui fut auparavant, il n’y a donc pas de volonté d’assimiler des peuples à notre culture mais bien plutôt le projet de tous nous assimiler à marche forcée à une vision du monde globalisante fondée sur une utopie conceptuelle dont on ne peut mesurer les conséquences. L’échec est total, dramatique.

    Pour autant, il serait dangereux de sombrer dans une posture réactionnaire stérile et sclérosante. « Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent le plus haut » avançait le poète provençal Frédéric Mistral, et la France possède une tradition avant-gardiste qu’elle doit à tout prix conserver. Sociologiquement, la culture s’entend comme ce qui a trait au domaine « psycho-affectif », à la « sensibilité », voire très subjectivement au goût qu’entretient, en commun, un collectif d’hommes donné et plus ou moins réduit. Il y a dans la culture nationale, une culture cultivée (conception centrée sur les humanités classiques et les beaux-arts) et une culture populaire (culture de masse). Au sein même de la culture cultivée nationale s’opère une nouvelle division entre la contre-culture d’élite ou d’avant-garde et la culture classique, etc. Le fait culturel prend donc l’aspect d’une poupée russe ou d’une polyphonie. Ce qui signifie que notre société est devenue complexe, et donc polyculturelle, depuis déjà fort longtemps. Cette polyculture ne saurait se confondre avec la multiculture qui est un danger mortel pesant sur un Etat-nation unitaire ; à rebours de la polyculture qui apporte une saine émulation, la multiculture se présente souvent comme une stérile juxtaposition, voire opposition des contraires.

    N’hésitons plus à le dire : remporter la bataille culturelle est impératif à un sursaut national. En présentant un contre-modèle fédérateur, les mouvements patriotiques susciteront un élan puissant qui trouvera un écho populaire conséquent. La dialectique sociologique marxiste qui se base sur la relation entre les oppresseurs et les opprimés (hier le colon par rapport aux damnés de la terre, puis le sexe masculin par rapport au sexe féminin, et ainsi de suite, jusqu’à nos jours où les relations entre citoyens ne se conçoivent que dans un rapport de concurrence victimaire) est la norme inversée de notre société. Notre choix est de ne pas reconnaître de communautés autres que la communauté nationale, et la France ne reconnaîtra à son tour publiquement que sa culture historique. Nous préférons élever le peuple (dans son ensemble et sans considération pour les origines particulières de chacun) à la grandeur de son histoire, que le cantonner à cette sous-culture dominante qui s’est imposée partout. C’est à ce prix du ré-enracinement historique que pourra être abattue l’insécurité culturelle propre aux sociétés multiculturelles.

    Gabriel Robin, Administrateur du Collectif Culture (Rassemblement Bleu Marine)

    Source: Boulevard Voltaire

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2015/02/05/la-france-face-au-multiculturalisme-5552041.html