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lobby - Page 1057

  • Prêches radicaux en arabe dans les mosquées ? L’ex-patron du RAID répond “prêches en latin dans les églises”

     
    Stéphane Ravier@Stephane_Ravier

    STUPEFACTION ! Quand on lui parle des prêches radicaux en arabe dans les mosquées salafistes, le député LREM Fauvergue (ex-patron du RAID !) répond "prêches en latin dans les églises" : et ce sont eux qui sont chargés de la lutte contre l'islamisme ?

    Les bras nous en tombent !

    https://fr.novopress.info/

     

     

  • PENDANT QUE LA FRANCE ÉTAIT SOMMÉE DE CHANTER « MERCY », IL CRIAIT ALLAH AKBAR ET POIGNARDAIT QUATRE PERSONNES

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    Chez nous, l’Eurovision, c’est sacré, un peu comme le Tournoi des cinq nations ou la bénédiction urbi et orbi. Depuis France Gall et sa poupée de son, depuis Marie Myriam et son oiseau et l’enfant, toute la famille se rassemble et communie quel que soit son degré de croyance. Mais cette année, avec cette chanson « Mercy » à la gloire des migrants, le cœur n’y était pas du tout et, pour tout vous dire, ici, on était plutôt « Non Mercy ». Il est vrai qu’ici, on est toujours « indigné » (pesons nos mots) par l’agression d’un agriculteur du coin par un islamiste radicalisé hurlant Allah Akbar, agression dont la Justice ne sait pas encore, un an après, si elle relève du terrorisme islamiste ou pas…

    Mais il n’empêche que, sur toutes les chaînes (pas TF1 pour cause de finale de « The Voice »), les « live » étaient tous branchés sur « Mercy ». Jusqu’à ce que la belle soirée – une de plus – déraille sous les coups de la réalité islamiste.

    Vers 21 heures, les réseaux sociaux indiquaient qu’une attaque au couteau avait lieu dans le quartier de l’Opéra, à Paris. Rapidement, on nous informait d’un bilan de deux morts – l’attaquant neutralisé par la police et une victime – et de plusieurs blessés, dont deux graves.

    Plusieurs témoignages circulaient, disant que l’assaillant avait crié « Allah Akbar » , mais, comme toujours sur cette épineuse question, les médias étaient d’une prudence extrême et attendaient que le procureur Molins se rende sur place pour bien attester que ces témoins n’avaient pas entendu des voix… Le procureur Molins confirma bien la signature et le cri. L’État islamique aussi.

    Un jeune homme de 29 ans est mort.

    Les réactions des autorités, comme toujours dans ce cas, vont dans le même sens : celui de la compassion et de la consolation. Compassion : toutes leurs pensées vont aux familles des victimes. Consolation : notre police est formidable et a évité un carnage bien pire.

    Anne Hidalgo ?

    « Je veux saluer les policiers, dont le sang-froid, le courage et le professionnalisme ont une fois encore permis de sauver des vies. Ils ont toute ma gratitude. Je remercie aussi les services de secours qui se sont rendus très vite sur place pour prendre en charge les blessés. »

    Édouard Philippe a salué « l’exceptionnelle réactivité des forces de police » qui a évité un « bilan plus lourd ». Un appel à police secours a été, selon lui, passé dès 20 h 47. « Dans les cinq minutes », les policiers étaient sur place et « moins de neuf minutes » après, l’auteur de l’attaque était abattu. Le Premier ministre a le chronomètre en main. Il enregistre les records.

    Gérard Collomb, lui, s’est empressé de nous donner de bonnes nouvelles des blessés : il a fait savoir que les quatre personnes blessées étaient désormais hors de danger. « Je viens de voir la personne la plus grièvement blessée, elle va mieux, elle est sauvée. » Deux de ses amis sont « hors de danger », la quatrième personne est « hors de danger aussi ».

    « Hors de danger » devenait le refrain et comme le bilan de ce nouvel attentat.

    Le Président Macron, lui, ne versait pas dans ce travers et tweetait, depuis Brégançon qu’il n’a visiblement pas jugé bon de quitter pour rentrer à Paris, un « La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté ».

    Si, évidemment, on se réjouit de la rapidité de l’intervention des professionnels et de la situation des blessés, cette excitation dans le « Ouf, ça aurait pu être pire ! » est bien malvenue. Car non, nous ne sommes pas « hors de danger ». Et les Français ne se contenteront pas des records de M. Philippe.

    Ils attendront d’autres records, d’autres chiffres : celui des expulsions – on apprend que le terroriste était d’origine tchétchène, naturalisé en 2010 et fiché S -, des condamnations, des fermetures de mosquées, des déchéances de nationalité…

    Et là, force est de constater que la France de MM. Macron et Collomb n’a pas avancé « d’un pouce ».

    http://www.bvoltaire.fr/pendant-france-etait-sommee-de-chanter-mercy-criait-allah-akbar-poignardait-quatre-personnes/

  • L’énorme supercherie du Fichage S ou la mollesse érigée en système

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    Bernard Plouvier

    Après chaque attentat de fou d’allah en France, les journalistes qui se veulent sérieux rassurent le bon peuple, ou tentent de le faire, en évoquant cette merveille conceptuelle, inventée par les gouvernants prosternés devant l’islamo-pétrodollar : le FSPRT.

    Ce délicieux acronyme correspond au Fichier des Signalements pour la Prévention de la Radicalisation à caractère Terroriste. En ce glacial printemps 2018, y figurent environ 20 000 mahométans, demeurant en permanence sur le sol métropolitain.

    Encore faut-il signaler que 4 600 dossiers sont considérés comme clos, les individus étant devenus, paraît-il, des prix de vertu, des angelots, de « bons citoyens ». 4 000 autres sont « dépourvus de suivi actif », ce qui – en clair – signifie qu’ils sont « dans la nature », perdus de vue par leurs pisteurs.

    Presque à chaque attentat mahométan – soit en moyenne une fois par mois -, l’on apprend que le terroriste était « fiché S », c’est-à-dire qu’il était répertorié par ce prodigieux FSPRT. On ne voit pas bien en quoi cette information peut rassurer le bon peuple, celui qui paie des impôts, en contrepartie théorique de services rendus par l’État, dont la Sécurité Publique est l’un des premiers sinon le premier qu’un citoyen est en droit d’exiger. Nos distingués maîtres, Président Macron en tête, feraient bien de réétudier la notion de Contrat social.

    Il est évident que l’honnête français assassiné par un fou d’allah « fiché S » n’en a pas moins vu ses jours abrégés, souvent d’ailleurs dans la souffrance. Quant aux blessés, généralement plus nombreux que les assassinés, qui garderont peut-être une invalidité physique permanente et constamment un traumatisme psychique de leur contact avec le fou d’allah, quant aux familles des victimes, il leur reste à entendre cette ineptie : l’État surveille ces assassins en puissance

    Mais « l’État » n’en a incarcéré que moins de deux milliers, probablement pour ne pas faire de peine aux milliardaires mahométans investisseurs potentiels ou avérés, ni aux recteurs des très nombreuses mosquées érigées en France, ou aux imams de banlieues qui contrôlent, avec les trafiquants de toutes sortes, ces deux mille cités de non-droit qui vomissent périodiquement des hordes d’émeutiers.

    Dans un État bien géré, ce qui exclut la France des Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron, la Sécurité est l’une des composantes essentielles du Bien Commun. En d’autres termes, les terroristes potentiels devraient être soit exportés vers d’autres cieux, soit mis définitivement hors d’état de nuire.

    En période de surpopulation, voire de « pollution démographique » comme le disait George Bush senior avant le règne de William Clinton, on ne devrait pas trop pleurer les psychopathes violents ni les sociopathes. En un régime politique où est affirmé le principe de séparation de l’État et des religions, l’avis des « autorités cléricales » d’où qu’elles viennent devrait être égal à Zéro.

    On a de plus en plus l’impression que l’État macronien est aussi inefficace que celui de ses peu, voire pas, regrettés prédécesseurs. La protection de la Nation est un devoir régalien. Si les élus du peuple, arrivés aux plus hautes fonctions, négligent ce devoir, la Nation devra se protéger elle-même et, dans ce cas, le risque de dérapages tous azimuts sera grand.     

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Il y a 50 ans… Actualité révolutionnaire de la grève sauvage généralisée de Mai-Juin 1968 en France et ailleurs… par Francis COUSIN (3e partie)

    « La grande grève générale sauvage de plus de 10 millions de prolétaires en mouvement au printemps 1968 faillit (mais faillit seulement…) balayer tous les responsables de tous les camps de la marchandise en un temps où la crise de l’économie politique ne faisait alors que commencer le parcours de son impossible reproduction. En revanche, lorsque l’économie politique de la crise se reproduira comme impossibilité devenue de son parcours, la nouvelle grève générale, par la sauvagerie de sa grandeur et la grandeur de sa sauvagerie, anéantira tous les apologistes du Capital. »

    Commentaires sur l’extrême radicalité des temps derniers. Critique de la dictature démocratique du spectacle de la marchandise terminale…

    Mai 68 commémoré par le spectacle de la marchandise ou comment ensevelir la radicalité de la lutte des classes…

    Quand c’est la fin, c’est la fin… La communication critique sans aucune concession avec tout ce qui existe en tant que métastase de la merde de l’économie politique est la problématique centrale du mouvement du prolétariat s’auto-abolissant. Si ce dernier achoppe sur elle, il s’enlise et il perd sur tout. Le Capital en 1968 a utilisé la grève longue et dure pour assimiler la critique radicale du travail afin de contrecarrer cette contestation pour la recomposer en revendications permettant d’assurer la continuité dépoussiérante des amortissements du monde des affaires. Dans les assemblées générales, les ouvriers en voie de durcissement, sont finalement réduits au silence par le brouhaha des militants de la discipline. C’est la situation objective des déterminations historiques qui détermine l’histoire objective de la situation qui fait les forces et les faiblesses d’un mouvement social. Tant que le Capital n’a pas atteint le temps de sa crise terminale, toutes les crises qu’il rencontre sont des moments qui signalent qu’il doit encore poursuivre son chemin encore incomplètement réalisé vers le réel de sa complète complétude laquelle sera justement et là uniquement son auto-invalidation. La crise de 1968 en tant que crise de la domination réelle inférieure vers la domination réelle supérieure de la valeur est l’instant historique où la mondialisation cosmopolite de la marchandise se fait libre-échangisme absolu. La grève sauvage est donc d’emblée condamnée à échouer

    parce que le temps de sa généralisation universelle n’est pas encore arrivé. C’est la raison pour laquelle les publicitaires de la marchandise globale pourront facilement s’accaparer le « Il est interdit d’interdire » ou le « Jouissons sans entraves » en vue de les vider totalement de leur soulèvement ontologique contre la domination du système des objets et toutes ses censures pourries afin d’en faire de simples étiquettes commerciales pour le libre épanouissement machinique des mœurs égocentriques accaparés par la démocratie totalitaire de la valeur d’échange universelle, de son obscurantisme scientifique, de sa sexualité robotique, de son indigence affective, de ses punitions judiciaires et de son trans-humanisme thanatique.

    Quand le spectacle de la marchandise mondialisée sera devenu tout entier cadavre, là alors seulement la crise historique de la vente de la chose-force de travail sera assurée de pouvoir faire se lever la conscience vraie du tout puisque le tout de la conscience fausse sera rendu obsolète par la limite objective de l’objectivité réalisée de toutes ses limites.

    Le plan de sauvetage du capitalisme devait à tout prix casser la grève sauvage qui désordonnait dangereusement la production… Dès lors, la docilité la plus avachie devait redevenir la norme et ainsi remplacer la controverse dés-obéissante… L’heure n’était pas à la révolution sociale mais à la progression continuée et continue de la marchandise vers sa domination totale… Les dés étaient jetés… Les derniers épisodes violents de refus de la normalisation se dérouleront début juin avec les affrontements de Renault-Flins des 7 et 10 juin et à Peugeot Montbéliard-Sochaux le lendemain lesquels firent plusieurs morts. Alors, les grèves vont cesser progressivement quoique lentement et avec endurance, dans l’amertume, la douleur, la fatigue, le courroux et l’exaspération.

    Une dernière « nuit des barricades » au Quartier latin les 11 et 12 juin viendra signifier que le Capital a bien définitivement gagné et l’émeute ne sera plus là que le fait des derniers irréductibles de plus en plus seuls.

    Au lendemain de Mai 68, les gauchistes qui avaient fait vulgairement semblant de saisir l’importance du cri de ralliement « élections pièges à cons » se lanceront à corps perdus dans toutes les campagnes électorales de la fumisterie votarde pour très rapidement appeler à soutenir, en parfaits rabatteurs pestilentiels, les listes de la gauche du Capital au second tour de l’ensemble des bouffonneries municipales, législatives puis présidentielles. Depuis 50 ans, tous les gauchistes de la marchandise n’ont cessé de venir conforter la démocratie dictatoriale du syndicalisme et du parlementarisme pendant qu’ils appuyaient toutes les opérations de propagande qui soutenaient les luttes nationales de libération capitaliste et l’incarcération forcée des femmes dans les pénitenciers du travail. Il est donc normal que la plupart les leaders de la tartuferie gauchiste finissent insensiblement par se retrouver au cœur de tous les états-majors de la réévaluation commerciale et idéologique de la séduction la plus à la page des forfanteries étatiques de la mutilation appropriative.

    Il n’y a pas de rupture de continuité entre la lutte de classe telle qu’elle est le développement du Capital et la révolution telle qu’elle est la production du communisme, il ne s’agit que d’une transformation qualitative du rapport entre les classes à un moment donné de renversement dialectique. C’est lorsque le développement du Capital ne peut plus développer le Capital que se produit l’auto-mouvement communiste en tant que conclusion déterministe de l’impossible développement du Capital et donc comme trans-croissance du réformisme infaisable retourné alors en révolution faisable… La révolution est la seule action possible qui puisse se déclencher lorsque le Capital est parvenu à son terme historique objectif en tant que cette action exprime la dialectique de l’au-delà du Capital comme réalisation enfin nécessaire de l’auto-émancipation humaine et donc d’abord comme auto-abolition ad-venue du prolétariat. C’est là, la matérialisation historique d’une histoire pleinement mise à exécution qui met en évidence que la modalité révolutionnaire de l’être du prolétariat enfin accomplie permet à ce dernier de signaler que l’horizon qui va au-delà des classes est le véritable aboutissement déterministe du rapport contradictoire entre les classes dans le mode de production capitaliste enfin achevé par sa décadence totalement conclue.

    La contradiction entre le prolétariat et le Capital – en tant qu’elle est la dialectique de leur implication réciproque – qui fait à la fois, d’abord, le Capital possible puis, ensuite, le Capital impossible est simultanément la dynamique du développement du mode de production capitaliste qui peut se reproduire et celle de son dépassement quand il ne peut plus produire le reproduire de ce reproduire. Il en ressort qu’un cycle de luttes donné se définit en sa totalité comme le rapport déterministe entre, d’une part le cours quotidien de la lutte de classe réformiste encore envisageable et, d’autre part, la révolution communiste dans son contenu historique de cours désormais irréalisable de la lutte de classe du réformer quotidien.

    L’exploitation comme rapport entre le prolétariat et le Capital est une contradiction historique en ce qu’elle est un procès antinomique avec sa propre re-production (la baisse du taux de profit comme mesure du contradictoire de l’aliénation !), totalité dialectique dont chaque élément n’existe que dans sa relation à l’autre et se définissant dans cette relation comme contradiction à l’autre et par là à soi-même tel que le rapport déterministe de toutes les déterminations impliquées définit toutes les définitions voilées du mensonge capitaliste : travail productif et travail improductif, accumulation du capital et taux d’exploitation, conscience humaine en mutinerie et conscience captive du citoyennisme; surtravail et travail nécessaire; valorisation et travail immédiat… Le capital est une contradiction en procès, ce qui signifie que le mouvement qu’est l’exploitation est une contradiction pour les rapports sociaux de production dont elle est le contenu et le mouvement. En ce sens, c’est une articulation très spécifique qui peut amener (mais seulement à un moment donné vraiment incontestable !) à l’auto-négation de l’économie politique toute entière dès lors que cette entièreté est devenu le tout de son impossibilité totale. Le Capital comme contradiction en procès c’est la lutte de classe et quand la critique radicale fait connaître que l’exploitation est une contradiction en procès de mort, elle avertit que la révolution communiste se définit comme expérience qui fait état de cette situation où l’activité révolutionnaire du prolétariat témoigne du fait que le communisme réalisable est l’autre nom du capitalisme réalisé qui s’est rendu irréalisé, non pas parce que la mécanique bloquée de l’un entraînerait machinalement le déblocage de l’autre, mais en raison du fait que la passion du jouir radical ne peut aller au bout d’elle-même que si les forces productives de la résignation cessent de pouvoir se reproduire dans la matérialité reproduite des dialectiques d’apprivoisement du marché encore possible du renoncement dupliqué.

    Ce qui fut alors entrevu en 1968, c’est que le communisme ne peut pas être autre chose que le mode de production de la communauté humaine se produisant- elle – même et que l’abolition du Capital ne pouvait être que la négation des classes et du prolétariat lui-même au moment où le Capital produirait enfin le procès de son auto-liquidation. Le contenu critique essentiel de Mai 68 et de toute cette période fut de se heurter pratiquement au fait que la révolution n’est pas une question de gestion, d’établissement du prolétariat en classe dominante qui généralise sa situation, universalisant le travail comme rapport social et l’économie comme objectivité de la société en tant que ridicule rapport modifié entre les choses. En refusant de se faire broyer par la révolution du marché, les prolétaires ouvraient la perspective du dépassement de l’argent. Ils rêvaient, ils débattaient et ils aspiraient en une autre dimension… Ils avaient compris malgré toutes leurs entraves que la lutte

    contre le travail est une lutte anti-politique et anti-économique et que la lutte contre l’économie politique du dressage est une lutte qui doit impérativement anéantir le travail…

    Les ouvriers sont finalement sortis des usines occupées par les syndicats…Les plus radicaux ont compris que la vraie contradiction était ailleurs et hors les murs de l’usinisme aliénatoire, dans la confrontation ouverte des mille rencontres qui ne veulent pas gérer autrement le travail des villes et des campagnes mais liquider cette division aliénée pour supprimer le travail lui même et faire vivre la production humaine des seuls besoins nécessaires par l’extirpation de tous les artifices du totem solvable. La véritable contestation humaine de Mai 68 était la critique en actes de la révolution capitaliste du travail amendé comme simple montée en puissance d’une subversion étriquée et factice, en tant que la lutte qui se développait se voulait non point affirmation de la classe du travail mais manifestation de la classe qui détruit à la fois les classes et le travail. Les ouvriers n’ont finalement réinvesti les usines

    qu’au moment de la reprise, souvent pour s’y opposer violemment. Ce n’est qu’ainsi que devenait évident que la vraie révolution ne pouvait être l’aboutissement de la montée en puissance de la classe ouvrière à l’intérieur du mode de production capitaliste, montée en puissance s’achevant dans son affirmation en classe dominante, en pouvoir politique d’intendance et de management de la marchandise mais, a contrario, en puissance générique de la Gemeinwesen en tant que communauté de l’être de l’homme et destruction humainement vécue de tout ce qui fait l’impérialisme de l’échange, de l’argent, du travail et de l’État.

    Après l’échec des dernières convulsions de Mai, le carcan syndical et politique de la gauche du Capital escorté de ses laquais gauchistes, pu remettre progressivement en place dans toutes les entreprises les structures petites, grandes et moyennes qui faisaient correctement fonctionner tous les chenils des chiens de garde diversifiés du Capital. En même temps, l’expérience des commotions chiliennes permettait à l’« Unité populaire » d’Allende et de Corvalan et à tous leurs relais mondiaux de désarmer durablement le prolétariat pour le livrer à la répression de Pinochet, commandant en chef de l’armée chilienne, brave franc-maçon du Capital, nommé à ce poste par Allende lui-même, ceci tout en écrivant une histoire à l’envers qui voulait faire croire que le duel à mort du coup d’État de 1973 entre l’armée et les fractions capitalistes de gauche n’aurait pas été qu’une simple lutte interne à la mafia étatique quant aux options différentes pour écraser le prolétariat… Implication finale des défaites du mouvement de mai, le développement modernisateur de la marchandise poursuivit sa route d’accomplissement trompeur. Le P«C»F vira moins staliniste, le PS largua les vieux costumes usés de la SFIO et la mystification auto-gestionnaire qui à partir de la CFDT et de toute la gauche de la gauche du Capital enfermera la radicalité ouvrière subsistante dans le marigot des recompositions évolutionnaires qui, telle l’affaire Lip, vont aller enrégimenter le malaise prolétarien dans la nausée du produire le salariat autrement. L’arrivée de la gauche du Capital pour 1981 était ainsi totalement programmée pour que le mouvement le plus parfaitement progressiste de la contre-révolution du progrès devienne enfin le critère de toute chose et faire ainsi obstacle durable au mouvement de la révolution humaine contre la marchandise et mettre en scène la machinerie mondialiste des décennies à venir.

    Le fétichisme de la marchandise a ainsi pu s’exhiber aujourd’hui comme la puissance qui domine le monde et comme le monde qui domine toutes les puissances, réalité irréelle qui atomise les hommes, place toute l’existence en hors-sol du vivant, en générant une puissance d’intelligence artificielle et de technologie irrésistible par rapport à laquelle les États eux-mêmes n’ont plus aucune marge de manœuvre, tout entier aspirés par la géo-politique cosmopolite de l’argent illimité. L’avènement du marché mondial, après la victoire du 68 du gauchisme des affaires sur le 68 de la répugnance au travail n’est rien d’autre que la soumission de tous les hommes, de tous les désirs, de toutes les vies – extérieures et intérieures – et de la nature tout entière au règne autocratique de la valeur. La grandeur de valeur d’une marchandise est historiquement définie par le temps de travail moyen socialement nécessaire à sa production. Ce travail se définit comme du « travail abstrait » et en tant que résultat de la dialectique des nécessités de l’échange, c’est là justement comme valeurs que toutes les marchandises ne sont précisément que du travail humain cristallisé par le despotisme de l’exploitation et de l’abstraction.

    Donc, oui, il convient de dire que le capitalisme, grâce à la fonction éminente du spectacle qui à partir de 68 nous fait entrer dans la domination réelle supérieure de la valeur, est devenu un totalitarisme impeccable, et même qu’il est le fondement et la condition de possibilité de tous les apprivoisements et assujettissements du XXIe siècle car le régime de la démocratie absolue de la bien-pensance sans restriction et des lois mémorielles catégoriquement indispensables ne sont là que les expressions caricaturales et grossières du principe constitutif de la pleine modernité capitaliste, à savoir la massification totale de l’humanité par son arraisonnement à la puissance impersonnelle et sans réserve de l’abstraction abrutissante de l’équivalent-général.

    En 1968, le prolétariat était encore trop in-accompli historiquement en son devenir contradictoire à la marchandise non encore exhaustivement réalisée pour espérer abattre le vieux monde qu’il désignait pourtant déjà fort bien comme son ennemi. Aurait-il gagné du temps et de l’espace au-delà de juin et de juillet 68 qu’il se serait de toutes les façons trouvé confronté, d’une part à la contre-révolution dont le gauchisme de la marchandise n’était que l’avant-poste moderniste, d’autre part, et surtout, aux problèmes de la transformation communiste des rapports de production alors que le capitalisme n’avait fait que commencer à entrer dans sa phase de domination terminale laquelle implique d’aller au dé-nouer de son histoire longue pour que les conditions objectives du procès mondial de caducité de la valeur puissent mondialiser l’objectivité de leur histoire.

    La gauche et l’extrême gauche du Capital ont été en 1968 les centres actifs variés et complémentaires du développement social de la marchandisation la plus actuelle pour faire progresser le processus de valorisation au plus loin dans le sens de la domination réelle de la valeur réalisée. Ils ont ensemble constitué la force décisive d’encadrement et de discipline du prolétariat. Le gauchisme culturel, écologiste et féministe et toute la merde idéologique qu’il a su propager pour transmuter le désir en marchandise et la marchandise en désir a été l’organe le plus contre-révolutionnaire de l’époque. Tous les groupes qui s’en réclamaient pour pousser la gauche du Capital plus à gauche recréaient la société capitaliste en leur sein en ne pouvant donc que la perpétuer dans la médiocrité et la bassesse. L’humanisme de la marchandise qui a activé le libre-échangisme sexuel adéquatement à la libre circulation des marchandises humaines a été la musique épouvantable de cette symphonie qui avait pour but d’empêcher la révolution sociale contre l’argent et de promouvoir ainsi les trois mythes du moutonnisme contemporain dans l’argent égalitairement convoité : anti-racisme, modernisme, LGBTisme, et à ce titre il fut systématiquement critiqué par tous les révolutionnaires de l’époque qui simultanément savaient fort bien que les paradis artificiels hallucinogènes établissent bien le stade suprême de l’errance puante de la conscience aliénée.

    Tirer la leçon de la révolution défaite en 1968, c’est saisir ce fameux pourquoi les forces politiques et syndicales de la contre-révolution sont parvenus à entraîner le prolétariat alors hésitant à la reprise du travail… N’en déplaise au gauchisme du Capital, les prolétaires qui étaient les plus indomptables s’opposèrent alors aux briseurs de grève non pas parce que les revendications auraient été insatisfaites mais parce qu’ils ne voulaient plus travailler et avaient entrevu le concret d’un autre monde possible. Beaucoup d’ailleurs furent licenciés ou ne revinrent pas à l’usine pendant que d’autres s’enfoncèrent dans le désespoir et l’angoisse et que certains se suicidaient.

    Le prolétariat ne peut s’élever à la pratique humaine de son auto-dissolution communiste que lorsque se ferme irrémédiablement l’arc historique universel qui réalise historiquement le mouvement de l’aliénation des communes primordiales limitées à la commune planétaire qui découle de la fin de l’histoire du fétichisme de la marchandise spectaculaire. La limite du Capital qui butte sur le Capital en phase de domination réelle supérieure de la valeur, c’est le crédit qui butte sur le crédit en tant qu’il organise à la fois ce qui rend possible l’exploitation réalisée en argent et ce qui tend à la rendre impossible en argent inenvisageable. Avec la débauche de crédit de plus en plus chimérique qui reproduit la folle illusion du spectacle de la marchandise, le Capital se nourrit hallucinatoirement d’une activité future qui ne viendra pas… En 1968, la révolution sociale de l’anti-Capital n’a pu avoir lieu parce que c’était à l’inverse un lieu où la détermination en dernière instance était celle de la révolution sociale capitaliste en train de développer sa pleine maturité. Le mouvement de la grève sauvage y est donc exactement le reflet de l’activité historique du prolétariat d’alors. La parole ouvrière en mouvement d’émancipation est là à la

    fois porteuse de la perspective de l’anti-travail et en même temps contenue et tenue par les limites réelles du moment qui adapte et restructure le travail. L’activité extrémiste des grévistes ne fut pas engloutie immédiatement dans le jeu réformiste de la marchandise mais seulement après lors du rétablissement de l’ordre des choses qui sait, lui, que si le feu n’a pas tout embrasé, il devient imaginable de faire comme si rien n’avait eu lieu d’autre qu’une ordinaire réorganisation des rapports sociaux existants. Par delà la défaite, le mouvement prolétarien de 1968 apparaît au cours d’un processus dialectique dont le caractère contradictoire et hétérogène annonce les préfigurations des expressions historiques diverses du mouvement que montrera la révolution communiste future lorsque le mouvement du devenir du Capital n’aura justement plus d’avenir.

    Karl Marx est né en mai 1818, il y a 200 ans. Et en 1918, il y a un siècle, le prolétariat d’Europe déclenchait une vague révolutionnaire massive générée par l’accélération intensive des contradictions sociales qui firent l’économie politique du parcours de la Première Guerre mondiale et de ses répercussions. La défaite prolétarienne qui s’ensuivit partout et qui vit les conseils ouvriers d’Allemagne écrasés par la social-démocratie qui programma l’assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg pendant que les soviets de Russie seraient, eux, anéantis par le lénino-trotskisme qui planifia le massacre des communards de Kronstadt, permit le surgissement radical de groupes maximalistes qui surent tirer, toujours de mieux en mieux, les conséquences logiques de la lutte des classes réellement existantes, à savoir que les fractions politiques de la gauche du Capital expriment toujours la pire réalité contre-révolutionnaire car elle transmettent effectivement le despotisme le plus moderne de la marchandise.

    L’insurrection du prolétariat espagnol contre le Capital et l’État permit en 1936 – 37 le jaillissement des communautés de l’anti-argent qui furent progressivement liquidées par toutes les cliques du progressisme stalino-démocratique secondées par les ministres anarchistes du grand mensonge anti-fasciste et quand Franco rentra à Barcelone, il n’y avait plus rien à socialement nettoyer, le front populaire de la marchandise avait correctement fait son travail, les ouvriers radicaux avaient été définitivement neutralisés… Puis, l’anti-fascisme permit la mobilisation industrielle du prolétariat à l’échelle mondiale pour que le repartage militaire des marchés autorisa la destruction de millions d’hommes excédentaires à mesure que la géo-politique de la guerre commerciale et militaire donnait lieu au renouvellement des forces productives du Capital et à la prééminence assurée de l’impérialisme américain et de toutes les mythologies nées de sa victoire. Et durant tout ce temps, les fumisteries du capitalisme d’État et des luttes nationalistes tiers-mondistes ne cessèrent de se disséminer pour mieux éduquer l’homme du travail au renoncement à la vie.

    Sur cette base, Mai 68 en France et la décennie d’indiscipline sociale qui a suivi, notamment en Italie, nous ont donc fourni la base théorico-pratique pour comprendre la dialectique historique du projet communiste dans son rapport avec l’évolution des cycles révolution/contre-révolution. Il y a des moments multiples où l’implication réciproque qui fonde le devenir du spectacle du marché craque pour permettre de passer à un moment d’oppression plus élaboré et c’est ce qui échafaude les temporalités de calme ou d’agitation en fonction du fait que la lutte des classes y est assimilée ou pas. Mais il n’y a qu’un seul instant historique où cette implication réciproque se tend au point de ne plus pouvoir élaborer que sa propre mort. C’est alors et là seulement où la réalité matérielle de la conscience fausse parce qu’elle s’auto-supprime permet l’auto-surgissement efficient de la conscience vraie.

    Cela nous ramène ainsi par delà 1918 à Marx qui avait exactement prévu le développement de l’histoire du Capital en tant que formalisation de l’aliénation

    automate du diktat de la valeur qui s’auto-valorise comme fétichisme de la marchandise illimitée et en tant qu’omniprésence en réalisation de son impossibilité historique. Et là, toute la réalité méthodologique tient en cette simple question : quand est ce que Marx se trompe historiquement et à quel moment ne se trompe-t-il pas ? La réponse est simple, lorsque Marx demeure prisonnier de l’échiquier politique de l’instant qui passe à partir du regard impatient de l’épidermie subjective, il oublie le mouvement réel des déterminations objectives et croit que les combinaisons organisationnelles peuvent précipiter le temps qui vient et là il peut s’égarer en imaginant qu’une simple crise de réaménagement de la domination formelle va peut-être faire surgir les prémisses du communisme. En revanche, lorsque Marx en pleine écoute dialectique des déterminations historiques du temps long, saisit la racine concrète du devenir anonyme des forces productives, il dé-chiffre incontestablement fort bien les véritables enjeux de cette dynamique essentielle qui veut que le communisme sera uniquement le produit de la crise de la maturité totale de la domination réelle totale. Bref, on en revient toujours à la postface de la seconde édition allemande du Capital et au retour à Hegel en dépassement de Hegel… C’est le déterminisme de l’histoire qui seul permet de comprendre l’histoire des déterminations qui déterminent l’histoire et le communisme ne deviendra possible que lorsque il sera nécessaire (en tant que ne pouvant pas ne pas être…).

    Tout le reste est sans intérêt car la véritable question qui répond à ce pourquoi les hommes peuvent se rassembler en assemblée humaine désigne du même coup la réponse; quand ils ne pourront plus s’assembler en rassemblement inhumain, autrement dit lorsque la nécessité historique de la valeur verra s’évanouir la valorisation historique de sa nécessité.

    Le Capital est un livre extrêmement dangereux pour autant qu’on le lise aux antipodes des lunettes débiles de l’outrecuidance universitaire… C’est à cela seul qu’il convient de s’employer pour faire lien critique entre les luttes du passé et celles qui vont revenir… Pour ne pas avoir voulu faire l’effort déterministe de méthode qu’il convient d’entreprendre afin de saisir ce qui fait les cycles alternatifs de révolution et de contre-révolution qui activent l’irruption du communisme comme réponse à la crise de la domination achevée de la loi de la valeurs, beaucoup n’ont rien appris de 1968. Soit ils se sont rigidifiés dans des postures substitutistes et partitistes qui croient religieusement qu’une bonne potion de savoir-faire avant-gardiste règlera tout administrativement, soit ils se sont liquéfiés dans un partir ailleurs férocement nombriliste vers le théâtre, la poésie, la peinture ou le fromage… Bref, ils s’en sont allés à l’inverse du mouvement réel qui nous commande de ne jamais oublier ce que dès 1846, le Marx déterministe avait lumineusement indiqué dans L’Idéologie allemande : « La suppression de l’appropriation privée […] implique un processus universel d’appropriation qui dépend nécessairement de l’union universelle du prolétariat […] et donc une révolution développant le caractère universel du prolétariat… » Ce qui nous renvoie bien entendu à la nécessité préalable de la crise universelle de la marchandise universelle qui est finalement la clef de voûte de la dynamique de conscience vers l’être générique de l’auto-production de la Gemeinwesen…

    En 2018 comme en 1968, la critique du travail et de l’argent doit être au centre de la pensée radicale et se placer radicalement au-delà de tous les mythes qui fondent la dictature démocratique de la valeur d’échange. La véritable théorie révolutionnaire sait aujourd’hui qu’il n’y a qu’un seul vrai sujet révolutionnaire : le prolétariat ne voulant plus être – à titre humain – du prolétariat. Ce mouvement universel du prolétariat universel qui s’auto-abolit universellement est en effet le seul sujet révolutionnaire en tant qu’il est la manifestation déterministe de la crise finale du Capital comme dynamique automate alénatoire de la domination terminée du fétichisme de la marchandise. C’est lorsque le monde de la valeur cesse objectivement de pouvoir s’auto-valoriser qu’il ne peut plus continuer à vivre de la vie vampirisée des humains réifiés. Alors, la tyrannie de l’économie devenue autonome, cesse là de pouvoir continuer à transformer l’humanité en simple ressource humaine de son auto-reproduction perpétuelle. Celui qui ne voit pas cela est condamné à ne rien distinguer de l’histoire réelle et à ne pas discerner en vertu de quelles déterminations logiques le Capital a jusqu’à présent toujours gagné et comment demain il est obligé, en dernier ressort, de perdre… et donc à sombrer dans tous les pièges de l’imaginaire et de l’onanisme pour s’inventer des catalyseurs qui expliqueraient qu’un jour peut-être la subjectivité des hommes s’inventera fortuitement le moyen de sortir de ce monde ou alors à s’abandonner à cette autre idée qu’au final, il n’y a rien à faire.

    Par là, il n’y a rien à dire de nouveau. Il y a simplement à toujours creuser la même et indispensable critique, celle qui faisait déjà dire à Marx en 1845 dans son retentissant texte « À propos de List et de l’économie politique » que puisque « le travail est par nature activité asservie… », l’objectif ne peut être que l’« abolition du travail »… Par suite, le prolétariat ne peut plus désormais accepter aucune médiation entre lui et la révolution de son auto-suppression, donc aucune réalité autre que le propre mouvement de sa rupture avec le Capital et de sa propre négation vers la communauté humaine sans argent ni État. Cette auto-suppression du prolétariat réalisera dans le même mouvement la destruction de tous les rackets politiques et syndicaux lesquels devront, face au prolétariat se reconstituant subversivement, s’unifier objectivement en un seul mouvement : celui de la contre-révolution démocratique universelle du fétichisme de la marchandise.

    Mai-juin 68 n’était qu’un combat, il convient de poursuivre ce début en dénonçant d’abord la copieuse misère de toutes les lamentables balades syndicales actuelles qui coordonnent, avec l’appui du minable gauchisme en décomposition, la dispersion et la division des luttes pour endiguer avant tout le retour dévastateur de l’esprit communard d’un mai 68 anti-politique et anti-syndical qui serait immanquablement beaucoup plus vaste et implacable

    Francis Cousin

    http://www.europemaxima.com/il-y-a-50-ans-actualite-revolutionnaire-de-la-greve-sauvage-generalisee-de-mai-juin-1968-en-france-et-ailleurs-par-francis-cousin-3e-partie/

  • Trump préfère Netanyahu à Macron. Un coup de poker aux conséquences imprévisibles

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    Par Jean Bonnevey, journaliste 

    C’est un échec pour le président Macron. Malgré la séquence des mamours, celle de la leçon professorale et diverses interventions, Donald Trump quitte l’accord nucléaire avec l’Iran. C’est de toute évidence la ligne Netanyahu qui l’a emporté, la plus anti-iranienne qui soit.

    Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahu, plus ferme soutien de Donald Trump dans ce dossier, a en revanche dit soutenir « totalement » une décision « courageuse ». Le royaume sunnite d’Arabie saoudite, grand rival régional de l’Iran chiite, a également affiché son « soutien ».

    Il y a bien une triple entente, Israël, les USA et l’Arabie saoudite porte-parole du monde musulman sunnite, qui prend le risque d’une épreuve de force régionale avec Téhéran. Dans la guerre mondiale qui oppose le sunnisme et le chiisme, les USA ont fait leur choix. Ce sera l’islam sunnite dont, tout de même, est issu Daech. C’est une grande victoire pour les faucons américains et la droite israélienne la plus radicale. Donald Trump tient son programme et le retour de l’Amérique passe par des épreuves de force, quitte à fâcher les alliés historiques européens.

    Les signataires de l’accord ont, eux, vivement exprimé leur désaccord. « La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine », a déclaré sur Twitter Emmanuel Macron. Dans un communiqué commun, le président français, la chancelière allemande, Angela Merkel, et la première ministre britannique, Theresa May, qui s’étaient tous trois investis en vain pour tenter de convaincre Donald Trump de rester dans l’accord, se sont dits « déterminés à assurer la mise en œuvre » du texte en « maintenant les bénéfices économiques » au profit de la population iranienne. L’annonce américaine était très attendue au Moyen-Orient, où beaucoup redoutent une escalade avec Téhéran. La Turquie a dit craindre « de nouveaux conflits ».

    Le pari de Trump est clair : obtenir de l’Iran ce qu’il semble avoir obtenu de la Corée du nord par la menace verbale. Il y a cependant des différences régionales capitales.
    On va attendre la vraie réaction de l’Iran. Le risque est évident : un durcissement du régime avec l’arrivée au pouvoir des ultras. Le président iranien, Hassan Rohani, qui s’était beaucoup investi dans cet accord, a accusé son homologue américain de pratiquer « une guerre psychologique ». Assurant vouloir discuter rapidement avec les Européens, les Chinois et les Russes, autres signataires de l’accord, il a averti que son pays pourrait mettre un terme aux restrictions qu’il a consenties pour ses activités d’enrichissement d’uranium. Il est affaibli et menacé. Cela risque d’avoir des répercutions en Syrie en Irak et même au Liban ou les chiites ont remporté, autour du hezbolla, les élections législatives avec la défaite d’Hariri le candidat sauvé par Macron. Un sunnite kidnappé par nos ex alliés saoudiens.

    Bombarder la Syrie avec Donald Trump pour se retrouver contre Trump sur le dossier iranien où la géopolitique sioniste mène le jeu, décidément pour le président français, l’orient s’annonce très compliqué.

    Jean Bonnevey 13/05/2018

    Source : Metamag

    Crédit photo : Gage Skidmore [CC BY-SA 2.0], via Flickr

    https://www.polemia.com/trump-prefere-netanyahu-a-macron-un-coup-de-poker-aux-consequences-imprevisibles/

  • Mémoire & Actualité • Mai 68 : 50 ans plus tard

    Par  Mathieu Bock-Côté 

    Dans  cette chronique du Journal de Montréal [8.05] Mathieu Bock-Côté dit en seulement quelques mots, quelques lignes, ce qu'est le véritable héritage de Mai 68. Au moment où les médias - dont nous-mêmes - sont emplis de l'évocation de cet épisode d'exaltation que Malraux qualifia jadis de psychodrame et qui le fut, sans-doute vraiment pour ceux qui l'ont vécu, il est salutaire de dire, à contre-courant, ce qu'il en est fondamentalement ressorti : « depuis une cinquantaine d’années, nous avons appris à nous détester comme civilisation ». Détestation radicalement mortifère, pathologie dont on ne sort comme le professait Pierre Boutang que par une métanoia, un retour sur nous-mêmes, nos racines, nos origines, nos enfances, au double sens historique et anthropologique.   LFAR

    Ces jours-ci, en France, on cherche à commémorer les 50 ans de Mai 68.

    On se souvient évidemment des émeutes, des conflits avec la police et des slogans révolutionnaires dont les étudiants tapissèrent alors les rues de Paris.

    Individualisme

    Mais l’essentiel, à l’époque, se trouvait ailleurs que dans ce carnaval révolutionnaire que cherchent à répéter sur une base régulière les nouvelles générations militantes. 

    Mai 68, en France comme ailleurs en Occident, marque plutôt un changement de civilisation et le passage d’un monde à un autre. Notre civilisation bascule.

    Mai 68 annonce l’avènement d’une société où triomphera un individualisme de plus en plus absolu. Certains s’en réjouissent en applaudissant la liberté nouvelle de ceux qui ne se retrouvent pas dans les valeurs dominantes. On peut comprendre. 

    Dans les faits, on doit surtout constater que cet individu ne connaissant plus que ses droits et ne voulant plus entendre parler de ses devoirs a quelque chose de troublant. L’héritage de Mai 68, c’est celui d’une société qui sacralise les désirs de chacun comme s’ils étaient des commandements divins. L’enfant-roi en est le symbole indiscutable.

    Surtout, Mai 68, à la grandeur du monde occidental, ouvre une époque vouée à la déconstruction de toutes les grandes institutions, notamment l’école. On voudra faire disparaître la relation d’autorité entre le maître et l’élève. On renoncera aussi à transmettre à ce dernier un vrai savoir, de peur de brimer son développement personnel.

    Occident

    Mais ce refus de transmettre l’héritage culturel ne s’explique pas seulement par de nouvelles techniques pédagogiques débiles.

    Fondamentalement, depuis une cinquantaine d’années, nous avons appris à nous détester comme civilisation. Nous nous accusons de racisme, de sexisme, d’homophobie, d’islamophobie, et ainsi de suite. Pourquoi poursuivre une civilisation si détestable ?

    Et nous diabolisons systématiquement ceux qui ne se reconnaissent pas dans l’accusation.

    Tel est le véritable héritage de Mai 68.   

    Mathieu Bock-Côté

    Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Pendant que deux gauchistes pro-migrants chantaient les bienfaits de l'invasion à l'Eurovision, un envahisseur musulman poignardait 8 personnes à Paris

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    Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France, a réagi sur Twitter au nouvel attentat islamiste qui a eu lieu ce soir à Paris aux abords de l'Opéra Garnier où un islamiste a poignardé huit personnes, en tuant une, avant d'être abattu comme le chien galeux qu'il était.

  • Attentat à Paris : deux morts dont l'assaillant

    Gilbert Collard
     
    @GilbertCollard

    Le terrorisme islamiste "aurait" encore frappé en plein . Pensons plus que jamais aux victimes, aux forces de l'ordre et aux secours ! https://twitter.com/GuillaumeBiet/status/995389882120929280 

    Ici : 

    "Un homme a agressé plusieurs passants avec un couteau dans le IIe arrondissement de la capitale, près de l'Opéra. Les motivations de l'agresseur étaient pour l'heure inconnues.

    Une personne a été tuée et plusieurs blessées samedi soir à Paris par un homme armé d'un couteau, qui a été abattu par la police, selon des sources policières ou proches du dossier. L'agression a eu lieu dans le IIe arrondissement, près de l'Opéra. La préfecture de police a indiqué que l'agresseur avait été «maîtrisé». Les motivations de l'agresseur étaient pour l'heure inconnues. Dans un tweet, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, salue le sang froid» des policiers qui «ont neutralisé l'assaillant».

    Lahire

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • HIDALGO ET LE SANGATTE PARISIEN : CHRONIQUE D’UN DÉSASTRE ANNONC

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    Anne Hidalgo ne cesse d’améliorer son record d’hypocrisie politicienne sur la question des clandestins qui s’agglutinent à Paris.

    Elle a actionné depuis des années la pompe aspirante en multipliant les déclarations sirupeuses et larmoyantes et en incitant ces migrants, principalement mus par des considérations économiques, à s’installer dans un centre d’hébergement en forme de grosse bulle qu’elle ouvrait porte de la Chapelle.

    Mais la coupe était pleine et la bulle, en piteux état, a éclaté. Les communes de banlieue à qui elle renvoyait discrètement les clandestins une fois les caméras parties n’en peuvent plus. Les migrants s’agglutinent donc désormais autour des canaux, près du Périphérique et dans les squares du Nord parisien.

    Hidalgo fait semblant de n’être en rien responsable et n’a plus de solution à proposer. Elle fait son show devant les caméras et stigmatise l’Etat ainsi que les affreux « populistes ». Sa dernière trouvaille : une lettre ouverte à Edouard Philippe.

    Mais les Phillipards modernes n’y peuvent plus grand chose, si tant est que la tentation macronienne ne soit de laisser Hidalgo croupir dans la mouise qu’elle a suscitée.

    Hidalgo a d’abord appelé en avril dernier l’État à « mettre à l’abri », selon son vocabulaire pseudo-compassionnel, plus de 2.000 migrants installés sur des campements « indignes » de la capitale, promettant de se rendre chaque vendredi porte de la Villette pour garder « visible » une situation «inacceptable».

    «On voit réapparaître des campements dans Paris, avec 1.500 personnes porte de la Villette, 800 sur le canal Saint Martin…» dans le nord-est de Paris, a-t-elle fait semblant de déplorer dans un entretien à l’AFP, quelques jours après la fermeture du « centre de premier accueil » qui servait de « sas » aux migrants depuis novembre 2016.

    Et elle a, au passage, remis une couche de défaitisme migratoire en déclarant :

    « On peut toujours porter un message de fermeté, dire « on va renvoyer tous les dublinés ». Mais ce message n’est pas réaliste. Ça ne se passe pas du tout comme ça. »

    Bref, il faudrait selon elle continuer de subir et chouiner pour que l’Etat dépense ensuite des dizaines de millions en structures d’accueil qui seront autant de nouvelles pompes aspirantes, celles que la ville de Paris ne peut plus payer.

    Rappelons qu’Hidalgo a par son attitude même mis en place ces aspirateurs à migrants dans Paris. Le centre pour réfugiés inauguré avec cellule d’accueil dans une bulle gonflable en novembre 2016 à proximité de la porte de la Chapelle, au 70 boulevard Ney dans le XVIIIe arrondissement, comptait d’abord 400 lits, puis rapidement 600.

    Evidemment, le baratin qui voulait que « les migrants aient vocation à rester cinq à dix jours dans le centre » n’a pas résisté aux réalités. L’engorgement quasi immédiat a été synonyme de débordement d’autant qu’Hidalgo, jamais à cours de démagogie, avait posé l’accueil inconditionnel comme principe à l’entrée.

    Les camps sauvages ont donc rapidement ressurgi, les évacuations aussi, et tout cela coûte cher. Le seul centre du 18e revenait à environ 8,6 millions d’euros annuels en frais de fonctionnement, dont 7,24 millions pour l’État. Et les locaux se sont immédiatement dégradés. La situation était donc ingérable et il a fallu fermer les lieux. Pas étonnant que l’Etat en ait assez des promesses inconsidérées d’Hidalgo.

    Aujourd’hui le système est au bord de l’explosion et des milliers de clandestins vont essaimer en plusieurs petits Sangatte parisiens. La maire de Paris, nourrice auto-proclamée de tous ces pauvres hères (souvent possesseurs d’i-phone et autres Samsung quand même…) va donc continuer de larmoyer et tenter de faire porter aux autres le chapeau de son incompétence et de ses mensonges.

    La vie va être merveilleuse dans les arrondissements du Nord de Paris !

    A moins qu’Hidalgo, aidé par Macron et sous l’influence directe du communiste Brossat, ne parvienne à créer selon le dernier état de son ambition une sorte de ville de clandestins dans le bois de Boulogne, une jungle dans un jardin, une agglomération entre Neuilly, Auteuil et Passy, un ghetto dans le ghetto, un rêve islamo-gauchiste enfin réalisé.

  • Petits bourgeois pas contents organisent ateliers potager et graffitis dans les facs de Paris

     Les bloqueurs prennent leur avenir (et celui des autres) en main dans les facs "occupées" par Ingrid Riocreux

    Très médiatisée, l’évacuation de la Sorbonne historique en avril dernier a donné l’impression que la situation était sous contrôle.

    Mais « en Sorbonne » (ou « dans la Sorbonne-mère »), se tiennent quasi uniquement les colloques et les conférences, ainsi que les séminaires de Master et Doctorat. Peu de filières fréquentent le bâtiment dès le niveau licence. Le blocage n’était pas bon pour l’image touristique du lieu et nuisait à la réputation internationale de la noble institution. Il fut donc promptement levé au bout de quelques heures, manu militari :

    Lire la suite sur Causeur