
La classe politique flageolante n’a qu’une peur : être « débordée par les extrêmes ». Les « extrêmes » sont, aux yeux de ceux qui s’accrochent au pouvoir, ces Français qui fuient la sociale démocratie naufragée et le centrisme immobile, pour rejoindre majoritairement le courant national. Le théâtre politicien va consister, cette semaine, à tenter d’éviter, par des compromis parlementaires, le recours à la censure du gouvernement qui appellerait à des législatives trop risquées. C’est dans cette époque en sursis qu’il faut comprendre les manœuvres dilatoires des députés, mais aussi les recours ultimes aux mensonges et censures venus du gouvernement et des autorités publiques. Invité le 20 octobre sur LCI, le nouveau ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez assurait ainsi devant Darius Rochebin, à propos des clandestins : « Je ne veux pas donner de chiffres pour ne pas nourrir la polémique ».








