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  • Pierre Hillard : « Le plan mondialiste de remodelage des frontières du Moyen-Orient ». (19/03/2016)

  • Réforme du collège : les manuels de la résistance

    Jean-Paul Brighelli, vent debout contre la réforme du collège imposée par les idéologues, présente ce qu'il appelle les "manuels de la résistance" :

    "Les manuels nouveaux suivront donc une logique « curriculaire » – un mot qui commence mal, et qui signifie que, désormais, il n'y aura plus de livre « par année », mais par cycle de trois ans. Au collège, les sixièmes partageront leurs manuels avec les CM1 et CM2, puis viendra un livre 5e/4e/3e. Le tout écrit en orthographe rectifiée. Et ne croyez pas qu'ils soient trois fois plus épais : en pratique, un volume couvrira trois ans en autant de pages qu'un volume jadis (cette année encore) couvrait neuf mois. En fait, NVB espère que les enseignants transmettront (le mot déjà est banni) trois fois moins de connaissances – ce que s'emploient à prescrire les nouveaux programmes. Elle espère que les enfants en sauront trois fois moins – c'est cela, combattre l'élitisme !

    Quelques équipes de rédacteurs, qui avaient dirigé, depuis des années, des collections largement plébiscitées par les enseignants, ont refusé de se plier aux diktats conjugués du ministre et des maisons d'édition qui lui lèchent les bottes. Ainsi, l'équipe des meilleurs manuels de français de collège aujourd'hui disponibles, celle qui a inventé il y a sept ans déjà Terre des lettres chez Nathan, a refusé de suivre la logique cucurriculaire, si je puis dire, et signe pour septembre prochain deux manuels de sixième et de cinquième qui ne prennent pas les élèves pour des crétins, refusent la logique des « cycles » et des « compétences » (un autre mot qui commence mal), refusent de limiter les conjugaisons à l'usage de la troisième personne, de remplacer COD et COI par « compléments du verbe », et de transformer la littérature, via des textes « pour enfants » d'une débilité profonde, en exercices de communication mâtinés de moraline, comme aurait dit Nietzsche.

    Je ne fais que recopier les termes de mails adressés par les auteurs aux responsables de Nathan – qui se sont empressés de ne pas répondre. Une panne informatique, probablement. En tout cas, du jamais-vu depuis 7 ans qu'ils travaillent ensemble. C'est peu honorable.

    Bref, Terre des lettres est le meilleur manuel de français – vous savez, cette discipline que l'on tend à remplacer peu à peu par l'étude des « langues et cultures d'origine », afin, bien sûr, de ne pas aiguiser les communautarismes. Exigez que les enseignants de vos enfants l'adoptent ! Vous pouvez le faire ! Vous en saurez toujours plus que les béni-oui-oui qui prétendent imposer une réforme que 80 % des profs refusent, sans compter le Sénat et l'Académie française, pour ne pas parler des pseudo-z-intellectuels brocardés par Mme Vallaud-Belkacem et dont je dois faire partie.[...]

    Avec quels livres travailler ?

    Ces chroniques critiquent trop souvent sans offrir de solution. Là, elle est à portée de main : la collection initiée par Anne-Christine Denéchère, Catherine Hars, Véronique Marchais et Claire-Hélène Pinon est remarquable – en tous points comparable aux manuels du primaire lancés par le Grip (Groupe de réflexion interdisciplinaire sur les programmes), dont j'ai parlé plusieurs fois, qui apprennent véritablement aux enfants à lire, écrire, compter et calculer. En fait, les uns et les autres leur donnent les armes pour entrer dans notre culture, ce qui leur évitera, adolescents, de se plier aux incultures à la mode et aux djihadismes qui vont avec."[...]

    Ceux de nos lecteurs qui connaissent ce fameux manuel Terre des lettres [feuilleter ici le manuel de 5e] ainsi que les manuels du Grip pourront nous dire s'il convient ou non de partager l'enthousiasme de Brighelli. Il semble que pour l'apprentissage de la lecture, le Grip fasse appel à une méthode syllabique (ou combinatoire), ce qui est plutôt bon signe.

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/03/r%C3%A9forme-du-coll%C3%A8ge-les-manuels-de-la-r%C3%A9sistance.html

  • La société surveillée pour une décadence à perpétuité

    Plus le temps passe, plus les contremaîtres en place des décideurs de l'ombre doivent déployer des trésors d'imagination pour sauvegarder les apparences d'une pratique du pouvoir conforme aux principes de transparence et de démocraties sur lesquels il repose officiellement. Il faut dire que nombre de ces principes peuvent à l'occasion servir de caution à certaines reculades, à certaines défaillances, aux effets de la décadence qu'ils ont produit. Nous allons voir que, sur ce point, notre gouvernement s'est encore affreusement illustré...

    La réforme pénale en cours

    Mais le Système sait aussi s'asseoir sur les principes fondamentaux qu'il glorifie habituellement pour verrouiller Tordre établi dans le but de protéger l'oligarchie en place. Ainsi, à côté de la propagande énorme orchestrée pour démonétiser tous les acteurs qui remettent en cause la politique mondiale et tous les discours qui dévoilent les manipulations des forces étrangères (la France aujourd'hui n'étant défendue par personne ; où l'on peut parler d'indigénat ou de gouvernement fantoche) après avoir inventé la notion de conspirationnisme destinée à salir tous les individus sincères qui entendent connaître la vérité, à côté de cette propagande, nous voyons s'exercer une répression toujours plus forte contre les rares rebelles-opposants au N.O.M. que le pouvoir a décidé de tuer systématiquement dans l'oeuf. La récente réforme pénale votée par nos chers députés au nom de la lutte contre le terrorisme et dans cette atmosphère de danger permanent propice à la mise en place impérieuse de nouvelles mesures, servira aussi et, peut-être, en premier lieu, à neutraliser par le biais d'un harcèlement incessant et perpétuel les groupes nationalistes ou considérés comme tels, et tous les journalistes scrupuleux d'origine diverse qualifiés de conspirationnistes dans le but évident de Les persécuter. Certes, les députés ont voté mercredi 2 mars et jeudi 3 mars dans leur hémicycle, où tout schlingue la binationalité, des mesurettes censées combattre le terrorisme de Daesh et consorts. La réclusion criminelle à perpétuité qui passe de 22 ans à 30 ans n'est pas une mesure absurde mais insignifiante. 8 ans de plus, c'est d'ailleurs 8 ans de "martyre" supplémentaire sur un plan strictement marketing. Sinon, les fanatiques sont imperméables à ce genre de comptabilité et à ces petites questions d'ordre quantitative. Il a été également décidé de donner le pouvoir à la police de retenir 4 heures un ou plusieurs individus patibulaires à la suite d'un contrôle d'identité. A-t-on le droit, sans être conspirationniste, de penser que ce nouveau pouvoir pourra servir à enquiquiner les nationalistes gênants, bien plus que les terroristes qui se font sauter la ceinture n'importe où ? Un petit patriote arrêté 3 ou 4 fois alors qu'il va chercher ses bambins à l'école, ça peut détruire une famille. Et puis, que feront les agents républicains durant 4 heures avec leur suspect louche ? Rien. Les Djihadistes ont les guibolles qui vacillent ! Davantage depuis qu'ils ont appris que, de retour de Syrie ou d'Irak où ils auront guerroyé, les combattants musulmans devront se soumettre à un contrôle administratif. l'Etat républicain l'exigera ! Les députés donnent en outre le droit aux fonctionnaires de l'ordre de tirer sur les terroristes mais attention, s'ils sont sûrs et certains qu'ils sont bel et bien des terroristes et non de vulgaires sérial killers ou des membres du grand banditisme ; il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes ! On ne peut cela dit s'empêcher de croire que la police se sentait tout de même autorisée, à neutraliser dans la rue un homme tirant des rafales dans le tas et sur des gosses...

    Avec cette réforme, les douaniers pourront par ailleurs utiliser de fausses identités pour enquêter sur Internet. Quels genres de terroristes vont-ils traquer ainsi ?

    Les députés se donnent de l'importance sur un sujet qui exigerait certainement davantage de sérieux et de réflexion. Certaines grappes de députés, certaines petites vedettes de la députation, se font de la publicité en déposant des amendements. La démocrassouille dans ses œuvres. D'une manière générale, ces dispositions offrent des pouvoirs élargis à la police, même en dehors de l'état d'urgence, et échappent au contrôle du juge judiciaire et relèvent de la juridiction administrative.

    L'arbre du terrorisme, la jungle de la délinquance

    En catimini, le gouvernement a profité de cette réforme pénale, de cette loi Cazeneuve-Urvoas un peu fourre-tout, pour introduire, ajouter, son article 27 sexies à la version initiale. Un article qui revient à prendre en compte la surpopulation carcérale dans l'octroi des réductions supplémentaires de peines pour les détenus. Pour l'anecdote on doit à Colette Capdevielle, rapporteur socialiste du texte à l'Assemblée, l'origine de l'article qu'elle présente ainsi : « Le présent article, issu de l'adoption par la commission des lois d'un amendement de votre rapporteur, reconnaît un nouveau critère d'appréciation au juge de l'application des peines chargé d'apprécier les efforts de réinsertion pour l'octroi des réduction supplémentaires de peine au condamné. Il permet de prendre en compte l'impact sur ce dernier des conditions matérielles de détention et du taux d'occupation de l'établissement pénitentiaire. » Selon Eric Ciotti, très présent dans les débats, cet article constitue un véritable cavalier législatif, en clair un article clandestin qui avait déjà été censuré par le Conseil constitutionnel le 13 août 2015. Il faut vraiment que les prisons soient aujourd'hui pleines à craquer pour que le gouvernement en arrive à cette folie. Ne nous mentons pas, cette folie est initiale. Elle consiste à croire que l'égalité vaut mieux que la sécurité et la justice. Elle consiste à croire que cette égalité résout par magie les problèmes là où elle est appliquée. Ou, plutôt, qu'il n'y a « plus rien à voir », là où elle est appliquée. Une égalité qui permet de justifier n'importe quoi ou de déplacer le débat sur son terrain pour éluder un vrai scandale.

    Comme nous le voyons, l'article 27 qui s'appuie sur un numerus clausus carcéral permettrait d'institutionaliser (déjà une pratique dans les faits) les remises de peine en fonction des places disponibles dans les prisons. D'où la mise en place du mécanisme suivant : plus on incarcère des délinquants nouveaux, plus on affranchit d'anciens délinquants, plus il y a de criminalité, plus on affranchit, en plus grande quantité encore, les criminels. Quid de la construction de nouveaux établissements pénitentiaires ? Cette réforme pénale ne s'y intéresse pas ; elle ne s'intéresse, en rien, à la délinquance quotidienne qui s'est enracinée dans la société et dont la croissance de demain (infinie) est acceptée et cachée au grand public via des statistiques truquées, remodelables à l'infini ou à la forme constamment mouvante. C'est à l'aune de cette mécanique comprise des caïds d'Hexagonie qu'il faut apprécier les nouvelles pratiques en matière criminelle, en particulier la "jambisation" qui consiste à pulvériser un membre inférieur d'un concurrent avec deux ou trois balles. Une pratique aujourd'hui banalisée parce qu'elle est peu coûteuse en risques et notamment en nombre de mois de prison en cas d'arrestation. Les coups, blessures, et même homicides "involontaires" sont devenus si nombreux en France (et sur tout son territoire, pas seulement en Seine-Saint-Denis et à Marseille) qu'il est devenu extrêment rentable de les pratiquer. Le prix à payer, quand il y a un prix, est devenu dérisoire par rapport au gain emporté. Et plus le prix est dérisoire, plus la violence s'amplifie, et plus la violence s'amplifie, plus le prix est dérisoire suivant la mécanique des fluides de l'univers carcéral. Plus la violence est lourde, plus la délinquance prolifère, plus les malfaiteurs sont impunis. C'est clair et la seule réaction normale qu'il faut avoir devant ce phénomène est un cri de colère ! L'ire devant le scandale des femmes et des gosses violés demain par centaine de milliers adoubé par toute la classe politique. Georges Fenech pour Les Républicains (qui portent décidément bien leur nom) n'a pas hurlé dans son Assemblée de mort. Ce sombre animal s'est juste demandé si l'article 27 sexies n'était pas, par ses modalités d'application, une possible source d'inégalité qui désavantagerait les détenus emprisonnés dans des établissements non surpeuplés. Ceux-là devant purger mécaniquement une peine plus longue que les prisonniers évoluant dans des maisons d'arrêt surpeuplées qu'il faut régulièrement vidanger. Ainsi, pour Fenech, le problème ne réside pas dans le fait que des tailladeurs de carotides et autres barbares puissent impunément ensanglanter nos villes et nos campagnes mais que le barbare de Lyon écope d'une peine plus lourde que celui de Saint-Ouen. Soyons certains, n'est-ce pas, que les grands dealers de crack de la région parisienne soient aussi bien lotis que leurs collègues du sud qui jouissent du soleil, en plus...

    L'article 27 qui sera peut-être retoqué est de toute façon le symbole de cette mascarade sécuritaire qui ne sert qu'à serrer de près les opposants au régime tout en divertissant les Français pour les empêcher de prendre la mesure de l'effroyable phénomène délinquant qui touche la France. Le gouvernement agit de manière à normaliser en le banalisant un très haut niveau de néo-barbarie chez nous. Finalement, seuls les actes terroristes doivent être considérés comme inacceptables alors que la croissance du nombre de viols, d'agressions, de meurtres, de vols, de trafics, n'est pas jugé pathologique par le Système. Il est même légitime de se demander si certains types de délinquance ne sont pas tout simplement favorisés dans notre pays, et en Europe d'une manière générale. Les crimes sexuels se répandent, les pires horreurs se multiplient et deviennent quotidiennes mais que font les autorités ? Hé bien, elles communiquent un jour par an sur les "frotteurs" qui pullulent dans les transports publics... Mais que font-elles réellement contre la rage sexuelle qui a envahi tous les espaces de notre société ? Hé bien, elles agissent dans le sens contraire de sa résolution. En premier lieu en favorisant tous azimuts le développement de la pornographie.

    La destruction des dernières digues de leur légitimité

    Aussi choquant que cette volonté acharnée d'imposer un numerus clausus carcéral, le projet du nouveau ministre de la culture, Audrey Azoulay, voulant "libéraliser" davantage les classifications des productions cinématographiques, bref, faire baisser drastiquement le nombre de films interdits au moins de 12 ans, au moins de 16 ans et classés X. Le prétexte de cette entreprise ? Les actions de l'association Promouvoir dirigée par André Bonnet qui enquiquinerait la commission de classification avec ses actions en justice ! Pour conforter les avis de la commission, Azoulay entend ainsi banaliser les actes sexuels dans les films susceptibles d'être regardés par des enfants, qui se précipiteront dessus s'ils ne sont pas scrupuleusement surveillés par leurs parents. La réaction d'André Bonnet a été immédiate : « La lecture du rapport sur la classification des films remis et son accueil par le ministre de la Culture fait éclater au grand jour la volonté explicite du gouvernement de favoriser par la loi l'accès des mineurs à la violence et à la pornographie », a-t-il écrit dans un communiqué avant de s'alarmer d'une « incroyable dérive ». À noter que sur les radios publiques, le projet d'Audrey Azoulay était commenté comme une mesure nécessaire qui respecterait la société d'aujourd'hui libérée en quelque sorte des carcans moraux. Sur une station privée, nous avons entendu dans notre auto un bouffon-animateur qualifier les opposants d'Azoulay de « vieux c... ». Et puisque la pornographie se trouve partout sur Internet en accès libre et que les enfants y accèdent sans problème (ils n'ont même plus à certifier leur prétendue majorité pour entrer dans ces sites), on entend les bonnes consciences dire que la censure (qui concerne aussi la violence gratuite ou son apologie) n'a plus de raison d'être en ces matières. Dernièrement les hérauts de la liberté d'expression, comme ils disent, ont plaidé afin que des associations comme Promouvoir n'aient plus les moyens d'agir, ne serait-ce que d'une manière symbolique, sur le réel. À les écouter, l'existence même de ces derniers vigilants en tant que groupes organisés devrait être complètement éludée par le média ploutocratique. Et ne plus avoir le pouvoir de saisir la justice pour classifier des films qui constitueraient selon eux des œuvres artistiques qu'il serait scandaleux de censurer sous notre régime démocratique. Parmi ces défenseurs de la liberté d'expression (qui ne concerne que la pornographie sous cette république qui persécute ses opposants ; la pornographie étant pour elle un moyen de s'exprimer et d'affirmer son identité si l’on peut dire. Autant dire qu'elle ne va pas se bâillonner elle-même), l’on trouve l'avocat spécialiste en droit de la propriété intellectuelle qui s'est opposé à plusieurs reprises à Promouvoir dans les tribunaux, Emmanuel Pierrat. Pour ce dernier interviewé dans Le Figaro la semaine dernière, les gens qui se plaignent de la teneur des films attaqués ne sont pas seulement des grincheux mais des intégristes qui se mêlent « de ce qui ne les regarde pas ». Un peu comme les révisionnistes qui se mêlent de l'historiographie officielle en somme... Mais Pierrat avance un second argument très intéressant. Postulant que les films tendant vers le porno attirent les spectateurs et téléspectateurs, il affirme sans sourciller que TF1 n'achète pas les films qui sont interdits au moins de 16 ans parce qu'elle ne peut les diffuser en prime time ! Aussi, si l’on comprend bien, il faut des films violents et pleins de sexes (pour faire de l'audimat) mais toujours estampillés grand public, et hop, l'affaire est dans le sac. En filigrane sont visibles les véritables intérêts de ce secteur d'activité qui se sert du porno et de ce qui peut choquer les enfants pour sidérer ces derniers et leurs parents abrutis. Attirer des cervelles, les conditionner pour qu'elles soient sensibles aux messages publicitaires (c'est bien un patron de TF1 qui avait ainsi, en son temps, résumé le job de la chaîne), telles sont les missions élémentaires des diffuseurs et de leurs défenseurs. Le renouvellement de la population de violeurs en série est plus qu'assuré, tout comme la poursuite infernale de la traite des blanches légalisée ou clandestine. Et l'Etat de protéger le buisness et de minimiser de toutes ses forces la réalité de ses conséquences morbides.

    François-Xavier ROCHETTE. Rivarol du 17 mars 2016

  • Alain Soral: l'islam, un opposant utile qui n'existe pas (2/2)

  • Pâques sanglantes, les Français dans l’arène ?

    Les chrétiens du monde entier fêtaient Pâques cette fin de semaine, à l’exception des orthodoxes qui, pour cause de calendrier julien, célébreront la résurrection du Christ le 1er mai. Chrétiens qui ont été de nouveau visés dimanche par les fanatiques islamistes. En Syrie, alors que les troupes légalistes reprenaient  la cité antique de Palmyre des mains de l’Etat Islamique, une femme portant une ceinture d’explosifs, s’est fait sauter dimanche à Ra’s al-‘Ayn (province d’Hassaké),  devant l’église syriaque orthodoxe Saint-Georges, tuant et blessant plusieurs fidèles. Au Pakistan, le même jour, c’est à Lahore dans le parc d’attraction de Gulshan-e-Iqbal, près de l’aire de jeux pour enfants, qu’un commando de fous d’Allah a déposé une bombe  dans ce lieu  fréquenté par des familles chrétiennes et musulmanes. L’attentat a été revendiqué par  Ehansullah Ehsan, porte-parole du groupe islamiste local Tehreek-e-Taliban, affilé au Jamaat ul Ahrar: « Nous voulions attaquer les chrétiens qui célébraient Pâques.» Le dernier bilan fait état de 72 morts et 350 blessés hospitalisés  au chevet desquels ce sont rendus notamment  le Premier ministre Nawaz Sharif et le ministre de l’Intérieur Chaudhry Nisar. Le quotidien pakistanais The Nation s’est indigné du peu de protections dont bénéficient les chrétiens dans le pays et a rappelé que l’année dernière  plus de 115 attentats islamistes ont été recensés au Pakistan, entraînant le mort de plus de 1700 personnes.

    C’est dans ce contexte de terrorisme accru en Europe même que le successeur de Myriam el Khomri à la tête du ministère de la Ville, Patrick Kanner, a manifesté officiellement son inquiétude. Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde, M. Kanner a déclaré que les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises «ont permis manifestement un développement du salafisme» dans les quartiers pluriels, où des «prédateurs» se sont incrustés. Il a affirmé qu’«une centaine de quartiers en France»  présentaient «des similitudes potentielles avec Molenbeek», cette  commune bruxelloise dont sont issus les membres de la cellule  de l’EI responsables des attentats de Paris et Bruxelles.   

    Hier, interrogé dans Le Parisien, le ministre de la Ville a enfoncé le clou : «Nous avons 1 500 quartiers prioritaires — soit 5,5 millions de Français — qui ne sont pas des Molenbeek, mais où il faut être extrêmement vigilant. Il ne faut pas faire d’amalgame — ce serait scandaleux pour ceux qui y vivent — mais pas d’angélisme non plus, car il y a une volonté claire des salafistes de prendre le pouvoir dans certains de ces quartiers.»

    L’aveu de Patrick Kanner a créé l’émoi, bien hypocrite,  de la classe politicienne.  Le premier secrétaire du PS,  Jean-Christophe Cambadélis,  a  tenu à minorer la situation décrite par le ministre: il n’y a «pas de quartiers»  présentant le profil de celui de Molenbeek . «Je ne suis pas pour ce discours »,  il ne faut pas  « dissoudre la concorde nationale ». «On doit avoir une stratégie vis-à-vis du terrorisme, c’est de ne pas isoler les musulmans, mais d’isoler (les terroristes islamistes).»

    Un discours lénifiant, une volonté d’occulter une réalité qui ne cadre pas avec le dogmemulticulturel qui a été repris par Julien Dray lors de son passage au Grand jury » RTL-LCI-Le Figaro: «Depuis 20 ans, il y a une ghettoïsation sociale qui donne lieu (…) à une montée de la délinquance et puis aussi à des noyaux islamistes qui essaient d’instrumentaliser des points sociaux.» «Ce sont des points communs» avec Molenbeek,  mais «je n’aime pas qu’on stigmatise car la majorité de la population de ces quartiers en a assez d’être désignée à la vindicte populaire» a ajouté le très décrié amateur d’horlogerie suisse et cofondateur de SOS racisme.

    Même son de cloche du président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde qui,  sur RMC,  s’est dit «très agacé» par la franchise des propos de Patrick Kanner, «parce que c’est le genre de formule qui débilise, qui mutile le débat politique français» (sic). «Je ne crois pas du tout qu’il y ait des centaines de Molenbeek en France. La vérité, c’est qu’on a des quartiers qui sont ghettoïsés.»

    Certes, dirigeants socialistes, centristes, républicains se retrouvent  autour du vœu, formulé plus ou moins explicitement, de ne pas de stopper l’immigration, mais de la disperser, comme le suggère  le discours de certains « spécialistes » .

    Moins de trois semaines après les attentats contre Charlie-Hebdo,  le JDD mettait en ligne Le 26 janvier 2015, un article sur cette France  urbaine  marquée par l’immigration : «En restructuration urbaine depuis trente-cinq ans, quelque 500 quartiers ont bénéficié d’une succession de dispositifs, avec chacun son acronyme (ZUS, Cucs, ZRU, ZFU…). Intégrer une immigration massive est un processus long, rapporte (la géographe)  Béatrice Giblin. Depuis quelques années, on commence à dédensifier les cités. Pour le sociologue Éric Maurin , ces logements sociaux ne doivent pas être concentrés aux mêmes endroits, au risque de reproduire les mêmes erreurs, mais disséminés partout dans la ville, voire saupoudrés dans des immeubles, par étages. »

    «La poursuite d’une immigration massive pousse les pouvoirs publics à cette dissémination, les immigrés eux-mêmes faisant le choix de la mobilité.  Le géographe Christophe Guilluy, cité dans ce même article, rappelait  que «ces quartiers  produisent tout de même une classe moyenne. La population bouge, dire que rien ne change est une erreur. Le jeune chômeur d’aujourd’hui n’est pas celui de demain, mais les meilleurs partent et sont remplacés par des plus précaires. L’immigration aussi a changé, avec une population d’abord européenne puis maghrébine et africaine, maintenant sri-lankaise.»

    «Dans les 80 ZSP (zones de sécurité prioritaires), créées depuis 2012 », «la proportion de Français d’origine étrangère et d’immigrés se situe entre un tiers et 50% de la population »  affirmait alors Myriam El Khomri. « =Elle atteint même les deux tiers en Île-de-France« , précisait  encore (l’ex) secrétaire d’État à la Ville. Maghrébins et Africains subsahariens constituent la majorité de ces populations, la plupart de culture musulmane (…) . Si les services publics n’investissent pas le terrain, ce sont les barbus qui assurent le service social, résume un policier, qui souligne que la carte des ZSP recoupe aussi en partie celle des départs pour le djihad syrien…».

    Il est de tout de même consternant constate Bruno Gollnisch,  que les Français soient obligés d’attendre que le sang coule pour qu’un ministre ose dire ce que tous les citoyens un peu informés savent déjà. Faudra-t-il attendre de  nouvelles Pâques  sanglantes, cette fois  sur notre territoire,  pour que cette certains politiciens du sérail aillent encore plus loin dans la confession?  A droite, les propos de M. Kanner ont été le prétexte à des tentatives, bien  maladroites, d’exonérer les années de gouvernance Chirac et Sarkozy de toutes responsabilités dans la montée d’un communautarisme islamiste qui se nourrit mécaniquement de l’immigration-invasion. Le phénomène bien sûr, ne date pas de l’élection de François Hollande. Il prend sa source dans l’accumulation  de  toutes les démissions, de tous les reniements, de toutes les aberrations à la tête de l’Etat et dans les assemblées depuis le septennat de Giscard d’Estaing.

    http://gollnisch.com/2016/03/29/paques-sanglantes-francais-larene/

  • Où l'on reparle des frontières...

    La série d'attentats islamistes en Europe occidentale renforce le parti du combat de tranchée. Quoi de plus naturel pour attraper les Freux d'Allah que de remettre partout les barrières douanières laissant ensuite à chaque pays la responsabilité de la chasse sur son territoire. C'est tellement évident que pointe au fond du cortex reptilien du Néanderthal Nouveau le doute métaphysique : Et si c'était trop simple ? Une fois les frontières blindées et le Mur de l'Atlantique relevé - comment, par qui et à quel prix? - nous nous sentirons à nouveau chez nous. Sauf que...
    On apprenait jadis au collège que le territoire métropolitain faisait 550.000 km², soit mille kilomètres en hauteur, de Dunkerque à Tamanra au Perthus et autant de Brest à Strasbourg. Ce grand pays est troué partout de nids à rats* où s'avère gésir la menace la plus menaçante, auquel cas il ne faudra pas attendre longtemps pour que le principe de l'infranchissable relève aussi les octrois des villes et barrent les routes de postes de gendarmerie cantonale, et ailleurs de portiques capables de faire un fond d'œil des conducteurs à transmettre en temps réel au commandement central de la Vallstasi, enfoui dans les carrières de gypse de Taverny (Val d'Oise). C'est une amélioration sensible du dispositif de coercition que connut la France occupée par nos cousins germains.

    (*) M. le Ministre de la Ville en compte une centaine en métropole.
    Des voix s'élèvent du camp de la frilosité pacifiste pour annoncer un coût économique sensible pour la France et ses voisins et au-delà. Ce qui tombe mal pour un Etat en faillite incapable d'impulser aucune amélioration mais ayant tout fait pour gélifier l'emploi chez nous quand il croît partout ailleurs. Se sont penchés sur le problème le Commissariat français à la stratégie, mieux connu à l'enseigne de France Stratégie, et la Fondation allemande Bertelsmann qu'on ne présente plus.
    France Stratégie chiffre à dix milliards d'euros par an (source FS) l'abandon du dispositif Schengen. La généralisation des contrôles permanents serait équivalente à une taxe de 3% sur le commerce entre les pays de la zone Schengen, qui diminuerait structurellement de 10 à 20%.
    La Fondation Bertelsmann (épaulée par l'Institut Prognos) voit grand. Son travail couvre 42 pays qui représentent 90% du commerce mondial. On y apprend que le rétablissement des contrôles au sein de l'espace de libre circulation Schengen entraînerait dans l'Union européenne un surcoût des échanges commerciaux situé entre 470 et 1400 milliards d'euros en dix ans selon l'hypothèse dérivée (Source FB). La France en serait pour 80-244 Mds€ et l'Allemagne pour 77-237 Mds€ selon l'hypothèse dérivée. Mais c'est la Grande Bretagne qui douillerait le plus avec une fourchette de 87-264 Mds€ sans prendre en compte le Brexit. Tous les autres pays seraient touchés jusqu'aux Etats-Unis et en Chine.
    On savait l'Union européenne première zone économique mondiale mais sans doute pas à ce point ! Le Big Bizness va-t-il laisser faire ? Inutile d'envisager une quelconque opposition musclée des miquets que nous nous sommes choisi comme gouvernants. Les "gros cigares" ne se laisseront pas impressionner par qui vous savez, sauf à laisser les démagogues s'agiter dans les lucarnes bleues, la main sur le cœur et le menton haut. Alors quoi ?
    La menace est l'espèce humaine, pas les bocaux de Nutella

    La libre circulation des marchandises doit être maintenue le plus possible afin de préserver nos atouts : import-export, investissements industriels et logistiques, agriculture commerciale sont les atouts européens. Notre compétitivité internationale n'est pas un slogan, elle induit l'emploi et par ricochet le financement de nos modèles sociaux ; elle est donc primordiale pour tous ceux qui n'émargent pas au payroll public. Dans le mensuel NPI, Nathaly Stey nous précise que les contrôles aux frontières intérieures de l'UE, en diminuant la fiabilité des délais de livraison, mettrait à mal les schémas de production décentralisée faisant appel à des produits semi-manufacturés en provenance de plusieurs pays européens. A terme, une telle évolution aurait des conséquences sur l'accueil d'investissements sur le territoire européen. L'abandon de Schengen aurait surtout un effet très lourd sur les travailleurs frontaliers (source NPI).
    La logique voudrait donc que l'on sépare les flux - le fer d'un côté, le steak de l'autre - et que l'on privilégie pour y atteindre le fret massifié et le report modal. C'est bien la route ouverte à tout le monde qui crée le problème "Schengen". Deux vecteurs hors-route sont convoqués à cette spécialisation, la voie d'eau et la voie ferrée. Par chance elles participent à l'équation environnementale. Favoriser le report modal consiste à mettre côte-à-côte le navire de haute mer, la barge fluviale et le train-bloc au détriment du camionnage qui atomise le transport et suscite les contrôles (comme à Calais). L'Europe occidentale a tout le savoir-faire nécessaire pour améliorer son report modal et elle peut investir dans la séparation des flux routiers en approche des frontières si on en reste au schéma de frontières intérieures blindées. Les passagers seront, eux, bombardés de rayons dans les gares, aérogares, et postes douaniers jusqu'à la généralisation de la biométrie partout. Nous vivrons alors une époque formidable de flicage global comme ne pouvaient l'imaginer les polices communistes dans leurs rêves les plus fous. Non ? Alors quoi ?
    Passer à l'offensive serait plus économique et moins liberticide

    Effectivement, on pourrait moins se défendre et attaquer plus. En commençant par chez nous ! Quand un gouvernement, normalement monté, décidera-t-il de purger les "quartiers" de leur armement ? On sait faire parce que l'histoire nous a montré comment faire. On sait aussi spécialiser la procédure aux populations intéressées. Expliquer cela dans ce blogue contreviendrait aux lois, mais...
    Priorité au renseignement : le renseignement offensif doit être ciblé par économie des moyens et commandé par des gens intelligents et non par des courtisans. Lesrésultats doivent être traités à part selon des procédures légales adaptées, supervisées par des parquets spécialisés. Ces résultats doivent être mis hors d'état de nuire et leur environnement neutralisé pour de bon tout en préservant les ratières utiles. Autant dire que le cadre légal pourrait mieux faire. Mais ceci serait un chapitre supplémentaire qui nous départirait de notre sérénité proverbiale.
    En conclusion, pour mettre efficacement nos concitoyens en sûreté, nous avons le choix entre le flicage global qui a la faveur des esprits simples et l'attaque frontale de la menace. Pourrons-nous attendre treize mois ? Peut-être !

    http://royalartillerie.blogspot.fr/

  • Islam: voilà qui est clair !

    Merci à un lecteur chrétien d'Irak pour ces liens.

    En deux temps: et de une !

     

    et de deux !

     

    Paula Corbulon

  • « Le cosmopolitisme, c’est la guerre ! »

    L’Europe est à nouveau frappée par des attentats meurtriers.

    Pendant ce temps, le gouvernement français inonde le peuple d’une honteuse propagande dénonçant ses prétendues tendances « racistes », « islamophobes », « antisémites », etc.
    Une campagne de culpabilisation et de diversion très coûteuse et parfaitement contraire à la réalité.

    déchéance
    Des agressions, viols et meurtres à connotation raciste ont lieu en effet en grand nombre en France, mais ce sont les Français qui en sont victimes et quasiment jamais les auteurs.
    Une guerre se fait jour sur le sol d’Europe (et il y a en France de nombreux « Molenbeek »), mais elle n’est pas initiée par les Blancs, qui ont été trop gentils et accueillants.
    Le principe de réalité se rappelle douloureusement aux Européens, qui doivent garder en tête, comme l’histoire le prouve, qu’une société multiraciale est une société multi-conflictuelle.

    La « campagne antiraciste » du gouvernement, si déconnectée des réalités, signifie qu’il a peur. Peur non pas du terrorisme et des véritables menaces – dont il est responsable -, mais peur d’un réveil populaire qui s’opposerait à l’idéologie de l’Oligarchie politico-médiatique et in fine à sa domination.

    Le rejet de l’invasion migratoire, le refus de l’entreprise de culpabilisation et de reniement national, et plus encore l’essor du nationalisme sont en effet les vrais sujets d’inquiétude de la caste dominante.

    Jamais l’antagonisme entre l’idéologie cosmopolite au pouvoir et les intérêts du peuple n’a été aussi palpable.

    aristote

    S’il y a encore des Français qui croient de bonne foi – sous les coups des médias et de l’« Éducation nationale » – que le « nationalisme c’est la guerre » et que l’abolition des frontières est l’assurance de la paix, il nous revient de leur ouvrir les yeux au plus vite, aidés hélas par des faits qui confirment évidemment les analyses du mouvement national depuis des décennies.

    La seule issue est le rétablissement de pouvoirs publics animés d’un sain nationalisme, c’est-à-dire qui ont en tête ce qu’est réellement une nation et qui ont à cœur de défendre ses intérêts, au premier rang desquels sa sécurité, sa souveraineté, son identité, sa cohésion, son homogénéité.
    Clamons haut et fort que « le cosmopolitisme, c’est la guerre » …et que«le nationalisme, c’est la paix » !

    Thibaut de Chassey
    Directeur du Renouveau français

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/le-cosmopolitisme-cest-la-guerre_156658.html#more-156658

  • Racisme : c’est mon peuple qu’on assassine !

    Les attentats de Bruxelles viennent de provoquer une victime collatérale : la campagne dite « antiraciste » du gouvernement. N’en déplaise aux vidéos obscènes du pouvoir socialiste, la haine a un visage, et ce n’est pas celui des petits Blancs bêtes et méchants que montre la propagande gouvernementale.

    Nous n’avons plus d’existence officielle. Nous ne sommes même plus des sous-hommes, mais des non-êtres, des êtres niés.

    Cette propagande a atteint un tel degré d’ignominie dans la stigmatisation d’une population qu’elle s’est retournée contre ses promoteurs. Il faut entendre le misérable pathos du délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, un certain Gilles Clarveul, sur l’antenne de RMC, pour justifier l’absence du racisme anti-Blanc dans les vidéos, face à la charge implacable de Gilles-William Goldnadel qui s’indignait de l’occultation du racisme anti-Blanc.  Nous n’avons pas mis les Roms non plus, bafouillait-il, les exemples étaient trop nombreux, il fallait faire un choix, mais, évidemment, nous dénonçons toutes les formes de racisme ! Comme par hasard, ce choix, tout à fait neutre et impartial bien sûr, n’a pas retenu les victimes blanches. Pas de chance !

    Ils nous prennent vraiment pour des billes. Nous pratiquons le devoir de mémoire, et nous n’oublions pas que depuis plus de 30 ans la stratégie à la « Touche pas à mon pote » construit une représentation hideuse et tronquée de la réalité française, sur le mode de l’union « black-beur-feuj » contre le racisme des beaufs indigènes. Ce racisme d’Etat, tranquille et légal, a servi d’idéologie  officielle à l’asservissement d’un peuple. Le film, La Haine, au cœur des années 1990, a incarné pour une génération cette vision haineuse de la France blanche. La génération précédente, en 1975 exactement, sur le même thème, avait son Dupont la Joie, chronique de la haine ordinaire du Blanc populaire.

    Le parti de la haine

    Aujourd’hui, la génération Bataclan a le droit aux clips d’une propagande d’Etat grossière que ne renieraient ni les nazis ni les bolcheviks, et que nous finançons avec nos deniers. Plus besoin même de raconter une histoire bidon, l’image réduite à sa plus simple expression brute suffit. Pauvre génération qui hérite des désastres que ses aînés laissent derrière eux !

    Où s’arrêteront-ils, ceux qui nous gouvernent, jusqu’où descendront-ils ? Ils sont devenus fous ! Quatre mois après le Bataclan, et des centaines de jeunes Français massacrés – dans un continent dont les frontières ont rompu sous la pression d’une « immigration-invasion » –  ils osent nous rejouer le coup du racisme blanc contre les « pauvres » minorités, alors que le citoyen  ordinaire, chaque jour, subit les violences de la diversité imposée et ne sait plus où se planquer pour les éviter.

    Mais où vivent-ils, dans quels quartiers sont-ils, où sortent-ils, quels moyens de transport utilisent-ils, dans quelles écoles vont leurs enfants, pour que cette réalité, jamais, ne leur saute aux yeux comme un coup de pied au derrière ?  Dans quelle logique infernale sont-ils enfermés pour nier avec autant d’arrogance une réalité qu’il n’est plus possible de ne pas croiser ? Cette logique infernale, on la connaît finalement : elle n’a rien à voir avec la naïveté, ni avec la cécité, mais tout avec la haine de soi ; jusqu’au désir d’anéantir sa propre matrice civilisationnelle. Cette haine froide, désormais, forme le substrat mental de la caste dominante, comme une seconde nature inconsciente.

    Comment ont-ils pu ne pas comprendre que leur campagne de propagande ne pouvait qu’aller à l’encontre de leurs intentions, tant elle contredit violemment les réalités que les gens vivent et perçoivent ? Pour plagier Audiard : décidément, « ils osent tout… et font tout pour que l’on les reconnaisse ». Pauvre Valls, commanditaire de cette initiative « citoyenne », ses nerfs doivent le trahir : face à la concurrence d’un Macron, fin et fluide, qui, inexorablement, bouche son espace politique, il ne sait plus quoi inventer pour reprendre la main.

    C’est la faute à la statistique

    Cauteleux et sinueux, le délégué interministériel, lui, pour justifier cette manipulation infâme, se retranche derrière la statistique, évoquant le fait que le gouvernement a juste respecté la réalité chiffrée des violences racistes, qui, explique-t-il, montre bien que ce sont les Arabes, les Juifs et les Noirs qui sont les plus agressés. Le mensonge s’ajoute au mensonge pour justifier le mensonge !

    Et pour cause, M. Clarveul oublie juste de nous préciser que la catégorie « racisme anti-Blanc », ou « anti-Français », n’est pas pris en compte dans les statistiques. La multitude des agressions du quotidien subie par le Français lambda n’est donc jamais comptabilisée dans les évaluations des violences racistes.

    Depuis plus de 20 ans, le rapport annuel du CNCDH (*), qui sert de document officiel sur le racisme en France, n’intègre pas ce type de violence comme une catégorie en soi. Comment peut-on alors comparer quelque chose qui existe à quelque chose qui n’existe pas ? Un organisme de la République institutionnalise ainsi une discrimination raciale pour fonder sa définition du racisme, sans qu’aucune autorité politique ou morale n’ait jamais dénoncé cette supercherie. Tout cela est passé comme une lettre à la poste. Et chaque année, au retour du printemps, les médias, pieusement, font leur Une sur la « montée inquiétante du racisme en France », sur une base statistique tronquée qu’ils avalisent comme un seul homme.

    Nous n’avons plus d’existence officielle. Nous ne sommes même plus des sous-hommes, mais des non-êtres, des êtres niés. On ne peut plus être nommé et il est interdit de nous nommer nous-mêmes. C’est une première dans l’histoire : la disparition par la négation – on pourrait presque dire « en douceur » ! Et tout ça, « au nom des grands principes, en vertu des bons sentiments », comme le chantait le poète…

     Didier Beauregard, 23/03/2016

    (*) « Rapport annuel sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie »  de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH).

    http://www.polemia.com/racisme-cest-mon-peuple-quon-assassine/

  • Comment la France contourne l’embargo sur les ventes d’armes à destination de l’Arabie saoudite

    Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et d’autres pays devraient suspendre toutes les ventes d’armes à destination de l’Arabie saoudite tant que ce pays ne met pas fin à ses frappes aériennes illégales au Yémen, et n’enquête pas de façon crédible sur les allégations de violations du droit de la guerre commises, a déclaré Human Rights Watch.

    Depuis le 26 mars 2015, une coalition de neuf pays arabes mène des opérations militaires contre le groupe armé composé de forces houthistes et procède à des frappes aériennes indiscriminées et disproportionnées. Les frappes aériennes se sont poursuivies malgré l’annonce en mars 2016 d’un nouveau cessez-le-feu. La coalition a systématiquement négligé d’enquêter sur les allégations de violations commises comme l’exigent les lois de la guerre. L’Arabie saoudite est à la tête de la coalition, les décisions de ciblage ayant été prises au ministère de la Défense saoudien à Riyad.

    « Depuis près d’un an, les gouvernements qui fournissent des armes à l’Arabie saoudite ignorent ou minimisent les preuves irréfutables selon lesquelles les frappes aériennes de la coalition ont fait des centaines de victimes au Yémen », a déclaré Philippe Bolopion, directeur adjoint du plaidoyer au niveau mondial. « En continuant à vendre des armes à un pays qui commet des violations sans faire grand-chose pour empêcher ces abus, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France risquent d’être complices d’actes illégaux entraînant la mort de nombreux civils ».

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    Des organisations non gouvernementales et les Nations Unies ont enquêté et signalé de nombreuses frappes aériennes illégales menées par la coalition. Human Rights Watch, Crisis Action, Amnesty International et d’autres groupes internationaux et yéménites ont publié une déclaration commune appelant à la cessation des ventes et des transferts de toutes les armes et les équipements militaires aux parties en conflit au Yémen où « il y a un risque important que ces armes soient utilisées … pour commettre ou faciliter de graves violations du droit humanitaire international ou du droit international des droits humains ». Human Rights Watch a examiné 36 frappes aériennes illégales, certaines pouvant peut-être s’apparenter à des crimes de guerre, qui ont tué au moins 550 civils, ainsi que 15 attaques impliquant des armes à sous-munitions interdites à l’échelon international. Le groupe d’experts de l’ONU sur le Yémen instauré par la résolution 2140 (2013) du Conseil de sécurité dans un rapport rendu public le 26 janvier 2016 a « documenté 119 sorties de la coalition relatives à des violations  » des lois de la guerre.

    L’Arabie saoudite n’a pas répondu aux courriers de Human Rights Watch exposant en détail les violations apparentes commises par la coalition et demandant des éclaircissements sur la cible intentionnellement visée par ces attaques. L’Arabie saoudite a réussi à faire pression sur le Conseil des droits de l’homme de l’ONU afin de l’empêcher de créer un mécanisme d’enquête international indépendant.

    En septembre 2014, les houthistes, un groupe issu des Zaidi Shia originaires du Yémen du Nord également connu sous le nom d’Ansar Allah, ont pris le contrôle de la capitale du Yémen, Sanaa. En janvier 2015, ils ont évincé le président Abdu Rabu Mansour Hadi et son gouvernement. Les houthistes, de concert avec les forces demeurées loyales à l’ancien président Ali Abdullah Saleh, se sont alors propagés vers le sud, menaçant de prendre la ville portuaire d’Aden. Le 26 mars, la coalition menée par l’Arabie saoudite composée du Bahreïn, du Koweït, du Qatar, des Émirats arabes unis, de l’Égypte, de la Jordanie, du Maroc et du Soudan, a entamé une campagne de bombardements aériens contre les forces houthistes et leurs alliés.

    Au moins 3 200 civils ont perdu la vie et 5 700 ont été blessés depuis le début des opérations militaires menées par la coalition, 60 pour cent d’entre eux lors de frappes aériennes selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH). Le blocus naval imposé par la coalition au Yémen a contribué à une immense crise humanitaire qui a conduit 80 pour cent de la population de ce pays appauvri dans un besoin d’assistance et de protection humanitaire.

    Le groupe d’experts de l’ONU a établi que « le ciblage des civils par la coalition au travers des frappes aériennes, soit par le bombardement des quartiers résidentiels, soit en considérant l’ensemble des villes de Sa‘dah et de Maran situées dans le nord du Yémen comme des cibles militaires, constitue une grave violation des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. Dans certains cas, le groupe d’experts a établi que de tels manquements avaient été conduits de manière généralisée et systématique ». Les attaques délibérées, indiscriminées et disproportionnées perpétrées contre des civils constituent de graves violations des lois de la guerre auxquelles toutes les parties belligérantes sont tenues de se conformer.

    Le groupe d’experts de l’ONU a déclaré que les attaques qu’il avait constatées comprenaient des attaques contre des « camps de personnes et de réfugiés déplacés à l’intérieur de leur propre pays, des rassemblements de civils — notamment des mariages — des véhicules civils — dont des bus — des zones résidentielles civiles, des établissements médicaux, des écoles, des mosquées, des marchés, des usines et des entrepôts alimentaires et autres infrastructures civils essentielles comme l’aéroport de Sana’a, le port de Hudaydah et des axes de transit routier intérieurs ». Des habitants fouillent les décombres de maisons détruites lors d’une frappe aérienne trois jours auparavant dans la ville de Yareem. Le bombardement a fait au moins 16 morts parmi les civils.

    Des habitants fouillent les décombres de maisons détruites lors d’une frappe aérienne trois jours auparavant dans la ville de Yareem. Le bombardement a fait au moins 16 morts parmi les civils.

    Les 36 frappes aériennes illégales documentées par Human Rights Watch englobent des attaques menées contre des écoles, des hôpitaux et des lieux d’habitation sans la moindre preuve de leur utilisation à des fins militaires. Human Rights Watch a recueilli les noms de plus de 550 civils qui ont perdu la vie lors de ces 36 attaques. Amnesty International a étudié 26 frappes supplémentaires qui semblent avoir enfreint les lois de la guerre. Mwatana, l’une des grandes organisations de défense des droits humains au Yémen, a publié un rapport en décembre qui met en évidence 29 autres frappes aériennes illégales commises dans tout le Yémen de mars à octobre.

    En outre, Human Rights Watch et Amnesty International ont documenté des cas de civils victimes d’armes à sous-munitions interdites par le droit international utilisées sur ou à proximité des villes et des villages. Des armes à sous-munitions ont été utilisées en de nombreux endroits dans au moins cinq des 21 gouvernorats du Yémen : Amran, Hajja, Hodaida, Saada et Sanaa. La coalition a utilisé au moins six sortes d’armes à sous-munitions, trois sous la forme de bombes larguées par avion et trois sous la forme de roquettes tirées depuis le sol. Human Rights Watch a demandé l’arrêt immédiat de toute utilisation des armes à sous-munitions et a enjoint les membres de la coalition à adhérer à la Convention des Nations Unies sur les armes à sous-munitions.

    Malgré les nombreux rapports crédibles sur les graves violations des lois de la guerre, la coalition menée par l’Arabie saoudite n’a pris aucune mesure manifeste ni pour limiter les méfaits causés aux civils dans le cadre des opérations aériennes ni pour enquêter sur les incidents précédents et mettre leurs auteurs devant leurs responsabilités. Tant que de telles mesures n’ont pas été prises, les gouvernements ne devraient pas fournir d’armes au chef de file de la coalition.

    Le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, Phillip Hammond, et d’autres hauts responsables britanniques n’ont eu de cesse de répéter que les forces de la coalition n’ont en rien enfreint les lois de la guerre. Le 2 février, un important comité multipartite composé de députés britanniques a envoyé une lettre au Secrétaire au Développement international Justine Greening, appelant à la suspension immédiate des ventes d’armes du Royaume-Uni à l’Arabie Saoudite et à la tenue d’une enquête internationale indépendante sur la campagne militaire menée par la coalition au Yémen.

    Le 25 février, le Parlement européen a adopté une résolution demandant à la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécuritéFederica Mogherini de «  lancer une initiative visant à imposer un embargo sur les armes de l’UE contre l’Arabie saoudite ». Le 17 février, le parlement néerlandais a voté l’imposition d’un embargo et l’interdiction de toute exportation d’armes vers l’Arabie saoudite.

    Le 31 janvier, la coalition a annoncé la création d’un comité pour promouvoir le respect des lois de la guerre par la coalition. Toutefois, le porte-parole militaire de la coalition a précisé que l’objectif du comité n’était pas d’enquêter sur les allégations de violations.

    Human Rights Watch a de plus documenté de graves violations des lois de la guerre perpétrées par les forces houthistes et leurs alliés, notamment le pilonnage indiscriminé des villes, les disparitions forcées et l’utilisation des mines antipersonnel interdites au plan international. Human Rights Watch soutient l’adoption d’une mesure interdisant la vente ou la fourniture aux forces houthistes d’armes qui seraient susceptibles d’être utilisées illégalement, notamment des roquettes non guidées de type « Grad » ou des mines antipersonnel.

    « Combien d’autres frappes aériennes devront encore blesser ou tuer des civils avant que les pays qui fournissent des avions et bombes à la coalition cessent enfin de le faire ? » a demandé Philippe Bolopion.

    En vertu du droit international, les États-Unis sont parties au conflit armé au Yémen. Le lieutenant-général Charles Brown, commandant du Commandement central de l’armée de l’air américaine a déclaré que l’armée américaine a déployé du personnel dédié en faveur de la cellule des opérations et de planification commune afin d’aider à « coordonner les activités ». La participation des États-Unis aux opérations militaires telles que le conseil sur les décisions de ciblage et le ravitaillement en vol lors des bombardements aériens peut rendre les forces américaines conjointement responsables des violations graves des lois de la guerre commises par les forces de la coalition. En qualité de partie au conflit, les États-Unis sont eux-mêmes obligés d’enquêter sur les attaques illégales qui auraient été perpétrées et auxquelles ils auraient participé.

    Le gouvernement britannique a déclaré que son personnel en Arabie saoudite n’est pas impliqué dans l’organisation des frappes. Il a ajouté qu’il ne mène ni ne dirige d’opérations au Yémen et qu’il ne participe pas non plus au choix des cibles. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a indiqué que le déploiement du personnel britannique vise à « offrir conseil, soutien et formation » aux militaires d’Arabie saoudite sur les lois de la guerre.

    En juillet 2015, le Département américain de la Défense a approuvé la vente d’un certain nombre d’armes à l’Arabie saoudite, notamment celle de 600 missiles Patriot pour un montant de 5,4 milliards de dollars américains et une transaction de 500 millions de dollars américains correspondant à la vente d’un million de munitions, grenades à main et autres articles destinés à l’armée saoudienne. Selon l’examen mené par le Congrès américain, entre mai et septembre, les États-Unis ont vendu pour 7,8 milliards de dollars américains d’armes à l’Arabie saoudite.

    En octobre, le gouvernement américain a approuvé la vente à l’Arabie saoudite de quatre navires de combat Lockheed Littoral Combat Ships pour un montant de 11,25 milliards de dollars américains. En novembre, les États-Unis ont conclu une vente d’armes avec l’Arabie saoudite s’élevant à 1,29 milliard de dollars américains correspondant à plus de 10 000 munitions air-surface de pointe, notamment des bombes guidées par laser, des bombes antibunker et des bombes d’usage général MK84, toutes trois utilisées au Yémen.

    Selon l’organisation Campaign Against Arms Trade (CAAT) basée à Londres, le gouvernement britannique a approuvé la vente de matériel militaire pour 2,8 milliards de livres sterling britanniques à l’Arabie saoudite entre janvier et septembre 2015. Ces armes incluent des bombes à guidage laser Paveway IV pesant 500 livres. Le Royaume-Uni est en cours de négociations avec les Émirats arabes unis pour une transaction s’élevant à 1 milliard de livres sterling.

    Un rapport du gouvernement espagnol datant de juin 2015 a indiqué que l’Espagne avait autorisé huit licences d’exportations d’armes à destination de l’Arabie Saoudite au premier semestre de l’année pour un montant de 28,9 millions de dollars. En février 2016, les médias espagnols ont signalé que l’entreprise publique de construction navale Navantia était sur le point de signer un contrat de 3,3 milliards de dollars avec l’Arabie saoudite pour la construction de cinq frégates de type Avante 2200 destinées à la marine saoudienne.

    En juillet 2015, l’Arabie saoudite aurait signé des accords avec la France pour 12 milliards de dollars, dont 500 millions de dollars correspondant à la vente de 23 hélicoptères Airbus H145. Le Royaume devrait également commander 30 navires de patrouille d’ici fin 2016 aux termes de l’accord. Reuters a fait savoir que l’Arabie saoudite vient aussi d’entrer en phase de négociation exclusive avec le groupe français Thales pour acheter des satellites-espions et du matériel de télécommunications pour des « milliards d’euros ».

    Lire la suite de l’article sur geopolintel.fr

    Source: egaliteetreconciliation.fr

    http://www.altermedia.info/france-belgique/egalitereconciliation/comment-la-france-contourne-lembargo-sur-les-ventes-darmes-a-destination-de-larabie-saoudite_156613.html#more-156613