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lobby - Page 2147

  • L’Iran tricard à Genève 2 : les raisons d’un retournement

    Du côté de l’ONU, grosse déception de son président, le Sud-Coréen Ban Ki-moon.

    Hier, l’Iran devait participer au Genève 2, conférence internationale consacrée à la Syrie, à condition toutefois que Téhéran admette le départ de Bachar el-Assad comme préalable aux négociations. Aujourd’hui, rétropédalage dès potron minet, la capitale iranienne refusant de passer sous les fourches caudines en question.

    De source sûre, on nous assure que la diplomatie iranienne n’a pas changé de position : « Quand on s’assoit à une table pour négocier, il ne saurait y avoir de préalable à toute forme de discussion. Tout le reste n’est qu’enfumage… » Du côté de l’ONU, grosse déception de son président, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, qui, ayant pesé de tout son poids dans la balance pour que l’Iran soit admis à la table des négociations, rappelle que sans Téhéran aucune issue n’est possible.

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  • Traité transatlantique : Un typhon qui menace les Européens

    Engagées en 2008, les discussions sur l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne ont abouti le 18 octobre. Un bon présage pour le gouvernement américain, qui espère conclure un partenariat de ce type avec le Vieux Continent.

    Ignacio Garcia Bercero (gauche) représentant l’Union Européenne et Michael Froman (droite) représentant les États-Unis lors du deuxième cycle de négociations de l’accord en novembre 2013

    Négocié en secret, ce projet ardemment soutenu par les multinationales leur permettrait d’attaquer en justice tout État qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme.

    Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir ! — une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ?

    Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario ne date pas d’hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf États membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (1). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.

    L’accord de partenariat transatlantique (APT) négocié depuis juillet 2013 par les États-Unis et l’Union européenne est une version modifiée de l’AMI. Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.

    D’après le calendrier officiel, les négociations ne devraient aboutir que dans un délai de deux ans. L’APT combine en les aggravant les éléments les plus néfastes des accords conclus par le passé. S’il devait entrer en vigueur, les privilèges des multinationales prendraient force de loi et lieraient pour de bon les mains des gouvernants. Imperméable aux alternances politiques et aux mobilisations populaires, il s’appliquerait de gré ou de force, puisque ses dispositions ne pourraient être amendées qu’avec le consentement unanime des pays signataires. Il dupliquerait en Europe l’esprit et les modalités de son modèle asiatique, l’accord de partenariat transpacifique (Trans-Pacific Partnership, TPP), actuellement en cours d’adoption dans douze pays après avoir été ardemment promu par les milieux d’affaires américains.

    A eux deux, l’APT et le TPP formeraient un empire économique capable de dicter ses conditions hors de ses frontières : tout pays qui chercherait à nouer des relations commerciales avec les États-Unis ou l’Union européenne se verrait contraint d’adopter telles quelles les règles qui prévalent au sein de leur marché commun.

    Tribunaux spécialement créés

    Parce qu’elles visent à brader des pans entiers du secteur non marchand, les négociations autour de l’APT et du TPP se déroulent derrière des portes closes. Les délégations américaines comptent plus de six cents consultants mandatés par les multinationales, qui disposent d’un accès illimité aux documents préparatoires et aux représentants de l’administration. Rien ne doit filtrer. Instruction a été donnée de laisser journalistes et citoyens à l’écart des discussions : ils seront informés en temps utile, à la signature du traité, lorsqu’il sera trop tard pour réagir.

    Dans un élan de candeur, l’ancien ministre du commerce américain Ronald (« Ron ») Kirk a fait valoir l’intérêt « pratique » de « préserver un certain degré de discrétion et de confidentialité (2) ». La dernière fois qu’une version de travail d’un accord en cours de formalisation a été mise sur la place publique, a-t-il souligné, les négociations ont échoué — une allusion à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), une version élargie de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) ; le projet, âprement défendu par M. George W. Bush, fut dévoilé sur le site Internet de l’administration en 2001. A quoi la sénatrice Elizabeth Warren rétorque qu’un accord négocié sans aucun examen démocratique ne devrait jamais être signé (3).

    L’impérieuse volonté de soustraire le chantier du traité américano-européen à l’attention du public se conçoit aisément. Mieux vaut prendre son temps pour annoncer au pays les effets qu’il produira à tous les échelons : du sommet de l’État fédéral jusqu’aux conseils municipaux en passant par les gouvernorats et les assemblées locales, les élus devront redéfinir de fond en comble leurs politiques publiques de manière à satisfaire les appétits du privé dans les secteurs qui lui échappaient encore en partie.

    Sécurité des aliments, normes de toxicité, assurance-maladie, prix des médicaments, liberté du Net, protection de la vie privée, énergie, culture, droits d’auteur, ressources naturelles, formation professionnelle, équipements publics, immigration : pas un domaine d’intérêt général qui ne passe sous les fourches caudines du libre-échange institutionnalisé. L’action politique des élus se limitera à négocier auprès des entreprises ou de leurs mandataires locaux les miettes de souveraineté qu’ils voudront bien leur consentir.

    Il est d’ores et déjà stipulé que les pays signataires assureront la « mise en conformité de leurs lois, de leurs règlements et de leurs procédures » avec les dispositions du traité. Nul doute qu’ils veilleront scrupuleusement à honorer cet engagement. Dans le cas contraire, ils pourraient faire l’objet de poursuites devant l’un des tribunaux spécialement créés pour arbitrer les litiges entre les investisseurs et les États, et dotés du pouvoir de prononcer des sanctions commerciales contre ces derniers.

    L’idée peut paraître invraisemblable ; elle s’inscrit pourtant dans la philosophie des traités commerciaux déjà en vigueur. L’année dernière, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a ainsi condamné les États-Unis pour leurs boîtes de thon labellisées « sans danger pour les dauphins », pour l’indication du pays d’origine sur les viandes importées, ou encore pour l’interdiction du tabac parfumé au bonbon, ces mesures protectrices étant considérées comme des entraves au libre-échange. Elle a aussi infligé à l’Union européenne des pénalités de plusieurs centaines de millions d’euros pour son refus d’importer des organismes génétiquement modifiés (OGM).

    La nouveauté introduite par l’APT et le TTP, c’est qu’ils permettraient aux multinationales de poursuivre en leur propre nom un pays signataire dont la politique aurait un effet restrictif sur leur abattage commercial.

    Sous un tel régime, les entreprises seraient en mesure de contrecarrer les politiques de santé, de protection de l’environnement ou de régulation de la finance mises en place dans tel ou tel pays en lui réclamant des dommages et intérêts devant des tribunaux extrajudiciaires. Composées de trois avocats d’affaires, ces cours spéciales répondant aux lois de la Banque mondiale et de l’Organisation des Nations unies (ONU) seraient habilitées à condamner le contribuable à de lourdes réparations dès lors que sa législation rognerait sur les « futurs profits espérés » d’une société.

    Ce système « investisseur contre État », qui semblait rayé de la carte après l’abandon de l’AMI en 1998, a été restauré en catimini au fil des années. En vertu de plusieurs accords commerciaux signés par Washington, 400 millions de dollars sont passés de la poche du contribuable à celle des multinationales pour cause d’interdiction de produits toxiques, d’encadrement de l’exploitation de l’eau, du sol ou du bois, etc. (4). Sous l’égide de ces mêmes traités, les procédures actuellement en cours — dans des affaires d’intérêt général comme les brevets médicaux, la lutte antipollution ou les lois sur le climat et les énergies fossiles — font grimper les demandes de dommages et intérêts à 14 milliards de dollars.

    L’APT alourdirait encore la facture de cette extorsion légalisée, compte tenu de l’importance des intérêts en jeu dans le commerce transatlantique. Trois mille trois cents entreprises européennes sont présentes sur le sol américain par le biais de vingt-quatre mille filiales, dont chacune peut s’estimer fondée un jour ou l’autre à demander réparation pour un préjudice commercial. Un tel effet d’aubaine dépasserait de très loin les coûts occasionnés par les traités précédents. De leur côté, les pays membres de l’Union européenne se verraient exposés à un risque financier plus grand encore, sachant que quatorze mille quatre cents compagnies américaines disposent en Europe d’un réseau de cinquante mille huit cents filiales. Au total, ce sont soixante-quinze mille sociétés qui pourraient se jeter dans la chasse aux trésors publics.

    Officiellement, ce régime devait servir au départ à consolider la position des investisseurs dans les pays en développement dépourvus de système juridique fiable ; il leur permettait de faire valoir leurs droits en cas d’expropriation. Mais l’Union européenne et les États-Unis ne passent pas précisément pour des zones de non-droit ; ils disposent au contraire d’une justice fonctionnelle et pleinement respectueuse du droit à la propriété. En les plaçant malgré tout sous la tutelle de tribunaux spéciaux, l’APT démontre que son objectif n’est pas de protéger les investisseurs, mais bien d’accroître le pouvoir des multinationales.

    Procès pour hausse du salaire minimum

    Il va sans dire que les avocats qui composent ces tribunaux n’ont de comptes à rendre à aucun électorat. Inversant allègrement les rôles, ils peuvent aussi bien servir de juges que plaider la cause de leurs puissants clients (5). C’est un tout petit monde que celui des juristes de l’investissement international : ils ne sont que quinze à se partager 55 % des affaires traitées à ce jour. Evidemment, leurs décisions sont sans appel.

    Les « droits » qu’ils ont pour mission de protéger sont formulés de manière délibérément approximative, et leur interprétation sert rarement les intérêts du plus grand nombre. Ainsi de celui accordé à l’investisseur de bénéficier d’un cadre réglementaire conforme à ses « prévisions » — par quoi il convient d’entendre que le gouvernement s’interdira de modifier sa politique une fois que l’investissement a eu lieu. Quant au droit d’obtenir une compensation en cas d’« expropriation indirecte », il signifie que les pouvoirs publics devront mettre la main à la poche si leur législation a pour effet de diminuer la valeur d’un investissement, y compris lorsque cette même législation s’applique aussi aux entreprises locales. Les tribunaux reconnaissent également le droit du capital à acquérir toujours plus de terres, de ressources naturelles, d’équipements, d’usines, etc.

    Nulle contrepartie de la part des multinationales : elles n’ont aucune obligation à l’égard des États et peuvent engager des poursuites où et quand cela leur chante.

    Certains investisseurs ont une conception très extensive de leurs droits inaliénables. On a pu voir récemment des sociétés européennes engager des poursuites contre l’augmentation du salaire minimum en Égypte ou contre la limitation des émissions toxiques au Pérou, l’Alena servant dans ce dernier cas à protéger le droit de polluer du groupe américain Renco (6). Autre exemple : le géant de la cigarette Philip Morris, incommodé par les législations antitabac de l’Uruguay et de l’Australie, a assigné ces deux pays devant un tribunal spécial. Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly entend se faire justice face au Canada, coupable d’avoir mis en place un système de brevets qui rend certains médicaments plus abordables. Le fournisseur d’électricité suédois Vattenfall réclame plusieurs milliards d’euros à l’Allemagne pour son « tournant énergétique », qui encadre plus sévèrement les centrales à charbon et promet une sortie du nucléaire.

    Il n’y a pas de limite aux pénalités qu’un tribunal peut infliger à un État au bénéfice d’une multinationale. Il y a un an, l’Équateur s’est vu condamné à verser la somme record de 2 milliards d’euros à une compagnie pétrolière (7). Même lorsque les gouvernements gagnent leur procès, ils doivent s’acquitter de frais de justice et de commissions diverses qui atteignent en moyenne 8 millions de dollars par dossier, gaspillés au détriment du citoyen. Moyennant quoi les pouvoirs publics préfèrent souvent négocier avec le plaignant que plaider leur cause au tribunal. L’État canadien s’est ainsi épargné une convocation à la barre en abrogeant hâtivement l’interdiction d’un additif toxique utilisé par l’industrie pétrolière.

    Pour autant, les réclamations n’en finissent pas de croître. D’après la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le nombre d’affaires soumises aux tribunaux spéciaux a été multiplié par dix depuis 2000. Alors que le système d’arbitrage commercial a été conçu dès les années 1950, il n’a jamais autant rendu service aux intérêts privés qu’en 2012, année exceptionnelle en termes de dépôts de dossiers. Ce boom a créé une florissante pépinière de consultants financiers et d’avocats d’affaires.

    Le projet de grand marché américano-européen est porté depuis de longues années par le Dialogue économique transatlantique (Trans-Atlantic Business Dialogue, TABD), un lobby mieux connu aujourd’hui sous l’appellation de Trans-Atlantic Business Council (TABC). Créé en 1995 sous le patronage de la Commission européenne et du ministère du commerce américain, ce rassemblement de riches entrepreneurs milite pour un « dialogue » hautement constructif entre les élites économiques des deux continents, l’administration de Washington et les commissaires de Bruxelles. Le TABC est un forum permanent qui permet aux multinationales de coordonner leurs attaques contre les politiques d’intérêt général qui tiennent encore debout des deux côtés de l’Atlantique.

    Son objectif, publiquement affiché, est d’éliminer ce qu’il appelle les « discordes commerciales » (trade irritants), c’est-à-dire d’opérer sur les deux continents selon les mêmes règles et sans interférence avec les pouvoirs publics. « Convergence régulatoire » et « reconnaissance mutuelle » font partie des panneaux sémantiques qu’il brandit pour inciter les gouvernements à autoriser les produits et services contrevenant aux législations locales.

    Injuste rejet du porc à la ractopamine

    Mais au lieu de prôner un simple assouplissement des lois existantes, les activistes du marché transatlantique se proposent carrément de les réécrire eux-mêmes. La Chambre américaine de commerce et BusinessEurope, deux des plus grosses organisations patronales de la planète, ont ainsi appelé les négociateurs de l’APT à réunir autour d’une table de travail un échantillon de gros actionnaires et de responsables politiques afin qu’ils « rédigent ensemble les textes de régulation » qui auront ensuite force de loi aux États-Unis et dans l’Union européenne. C’est à se demander, d’ailleurs, si la présence des politiques à l’atelier d’écriture commercial est vraiment indispensable…

    De fait, les multinationales se montrent d’une remarquable franchise dans l’exposé de leurs intentions. Par exemple sur la question des OGM. Alors qu’aux États-Unis un État sur deux envisage de rendre obligatoire un label indiquant la présence d‘organismes génétiquement modifiés dans un aliment — une mesure souhaitée par 80 % des consommateurs du pays —, les industriels de l’agroalimentaire, là comme en Europe, poussent à l’interdiction de ce type d’étiquetage.

    L’Association nationale des confiseurs n’y est pas allée par quatre chemins : « L’industrie américaine voudrait que l’APT avance sur cette question en supprimant la labellisation OGM et les normes de traçabilité. » La très influente Association de l’industrie biotechnologique (Biotechnology Industry Organization, BIO), dont fait partie le géant Monsanto, s’indigne pour sa part que des produits contenant des OGM et vendus aux États-Unis puissent essuyer un refus sur le marché européen. Elle souhaite par conséquent que le « gouffre qui se creuse entre la dérégulation des nouveaux produits biotechnologiques aux Etats-Unis et leur accueil en Europe » soit prestement comblé (8). Monsanto et ses amis ne cachent pas leur espoir que la zone de libre-échange transatlantique permette d’imposer enfin aux Européens leur « catalogue foisonnant de produits OGM en attente d’approbation et d’utilisation (9) ».

    L’offensive n’est pas moins vigoureuse sur le front de la vie privée. La Coalition du commerce numérique (Digital Trade Coalition, DTC), qui regroupe des industriels du Net et des hautes technologies, presse les négociateurs de l’APT de lever les barrières empêchant les flux de données personnelles de s’épancher librement de l’Europe vers les États-Unis (lire La traque méthodique de l’internaute révolutionne la publicité). « Le point de vue actuel de l’Union selon lequel les États-Unis ne fournissent pas une protection de la vie privée “adéquate” n’est pas raisonnable », s’impatientent les lobbyistes.

    A la lumière des révélations de M. Edward Snowden sur le système d’espionnage de l’Agence nationale de sécurité (National Security Agency, NSA), cet avis tranché ne manque pas de sel. Toutefois, il n’égale pas la déclaration de l’US Council for International Business (USCIB), un groupement de sociétés qui, à l’instar de Verizon, ont massivement approvisionné la NSA en données personnelles : « L’accord devrait chercher à circonscrire les exceptions, comme la sécurité et la vie privée, afin de s’assurer qu’elles ne servent pas d’entraves au commerce déguisées. »

    Les normes de qualité dans l’alimentation sont elles aussi prises pour cible. L’industrie américaine de la viande entend obtenir la suppression de la règle européenne qui interdit les poulets désinfectés au chlore. A l’avant-garde de ce combat, le groupe Yum !, propriétaire de la chaîne de restauration rapide Kentucky Fried Chicken (KFC), peut compter sur la force de frappe des organisations patronales. « L’Union autorise seulement l’usage de l’eau et de la vapeur sur les carcasses », proteste l’Association nord-américaine de la viande, tandis qu’un autre groupe de pression, l’Institut américain de la viande, déplore le « rejet injustifié [par Bruxelles] des viandes additionnées de bêta-agonistes, comme le chlorhydrate de ractopamine ».

    La ractopamine est un médicament utilisé pour gonfler la teneur en viande maigre chez les porcs et les bovins. Du fait de ses risques pour la santé des bêtes et des consommateurs, elle est bannie dans cent soixante pays, parmi lesquels les États membres de l’Union, la Russie et la Chine. Pour la filière porcine américaine, cette mesure de protection constitue une distorsion de la libre concurrence à laquelle l’APT doit mettre fin d’urgence.

    « Les producteurs de porc américains n’accepteront pas d’autre résultat que la levée de l’interdiction européenne de la ractopamine », menace le Conseil national des producteurs de porc (National Pork Producers Council, NPPC). Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, les industriels regroupés au sein de BusinessEurope dénoncent les « barrières qui affectent les exportations européennes vers les États-Unis, comme la loi américaine sur la sécurité alimentaire ». Depuis 2011, celle-ci autorise en effet les services de contrôle à retirer du marché les produits d’importation contaminés. Là encore, les négociateurs de l’APT sont priés de faire table rase.

    Il en va de même avec les gaz à effet de serre. L’organisation Airlines for America (A4A), bras armé des transporteurs aériens américains, a établi une liste des « règlements inutiles qui portent un préjudice considérable à [leur] industrie » et que l’APT, bien sûr, a vocation à rayer de la carte. Au premier rang de cette liste figure le système européen d’échange de quotas d’émissions, qui oblige les compagnies aériennes à payer pour leur pollution au carbone. Bruxelles a provisoirement suspendu ce programme ; A4A exige sa suppression définitive au nom du « progrès ».

    Mais c’est dans le secteur de la finance que la croisade des marchés est la plus virulente. Cinq ans après l’irruption de la crise des subprime, les négociateurs américains et européens sont convenus que les velléités de régulation de l’industrie financière avaient fait leur temps.

    Le cadre qu’ils veulent mettre en place prévoit de lever tous les garde-fous en matière de placements à risques et d’empêcher les gouvernements de contrôler le volume, la nature ou l’origine des produits financiers mis sur le marché. En somme, il s’agit purement et simplement de rayer le mot « régulation » de la carte.

    D’où vient cet extravagant retour aux vieilles lunes thatchériennes ? Il répond notamment aux vœux de l’Association des banques allemandes, qui ne manque pas d’exprimer ses « inquiétudes » à propos de la pourtant timide réforme de Wall Street adoptée au lendemain de la crise de 2008. L’un de ses membres les plus entreprenants sur ce dossier est la Deutsche Bank, qui a pourtant reçu en 2009 des centaines de milliards de dollars de la Réserve fédérale américaine en échange de titres adossés à des créances hypothécaires (10). Le mastodonte allemand veut en finir avec la réglementation Volcker, clé de voûte de la réforme de Wall Street, qui pèse selon lui d’un « poids trop lourd sur les banques non américaines ». Insurance Europe, le fer de lance des sociétés d’assurances européennes, souhaite pour sa part que l’APT « supprime » les garanties collatérales qui dissuadent le secteur de s’aventurer dans des placements à hauts risques.

    Quant au Forum des services européens, organisation patronale dont fait partie la Deutsche Bank, il s’agite dans les coulisses des pourparlers transatlantiques pour que les autorités de contrôle américaines cessent de mettre leur nez dans les affaires des grandes banques étrangères opérant sur leur territoire. Côté américain, on espère surtout que l’APT enterrera pour de bon le projet européen de taxe sur les transactions financières.

    L’affaire paraît d’ores et déjà entendue, la Commission européenne ayant elle-même jugé cette taxe non conforme aux règles de l’OMC (11). Dans la mesure où la zone de libre-échange transatlantique promet un libéralisme plus débridé encore que celui de l’OMC, et alors que le Fonds monétaire international (FMI) s’oppose systématiquement à toute forme de contrôle sur les mouvements de capitaux, la chétive « taxe Tobin » n’inquiète plus grand monde aux États-Unis.

    Mais les sirènes de la dérégulation ne se font pas entendre dans la seule industrie financière. L’APT entend ouvrir à la concurrence tous les secteurs « invisibles » ou d’intérêt général. Les États signataires se verraient contraints non seulement de soumettre leurs services publics à la logique marchande, mais aussi de renoncer à toute intervention sur les fournisseurs de services étrangers qui convoitent leurs marchés.

    Les marges de manœuvre politiques en matière de santé, d’énergie, d’éducation, d’eau ou de transport se réduiraient comme peau de chagrin. La fièvre commerciale n’épargne pas non plus l’immigration, puisque les instigateurs de l’APT s’arrogent la compétence d’établir une politique commune aux frontières — sans doute pour faciliter l’entrée de ceux qui ont un bien ou un service à vendre au détriment des autres.

    Depuis quelques mois, le rythme des négociations s’intensifie. A Washington, on a de bonnes raisons de croire que les dirigeants européens sont prêts à n’importe quoi pour raviver une croissance économique moribonde, fût-ce au prix d’un reniement de leur pacte social.

    L’argument des promoteurs de l’APT, selon lequel le libre-échange dérégulé faciliterait les échanges commerciaux et serait donc créateur d’emplois, pèse apparemment plus lourd que la crainte d’un séisme social. Les barrières douanières qui subsistent encore entre l’Europe et les États-Unis sont pourtant « déjà assez basses », comme le reconnaît le représentant américain au commerce (12). Les artisans de l’APT admettent eux-mêmes que leur objectif premier n’est pas d’alléger les contraintes douanières, de toute façon insignifiantes, mais d’imposer « l’élimination, la réduction ou la prévention de politiques nationales superflues (13) », étant considéré comme « superflu » tout ce qui ralentit l’écoulement des marchandises, comme la régulation de la finance, la lutte contre le réchauffement climatique ou l’exercice de la démocratie.

    Il est vrai que les rares études consacrées aux conséquences de l’APT ne s’attardent guère sur ses retombées sociales et économiques. Un rapport fréquemment cité, issu du Centre européen d’économie politique internationale (European Centre for International Political Economy, Ecipe), affirme avec l’autorité d’un Nostradamus d’école de commerce que l’APT délivrera à la population du marché transatlantique un surcroît de richesse de 3 centimes par tête et par jour… à partir de 2029 (14).

    En dépit de son optimisme, la même étude évalue à 0,06 % seulement la hausse du produit intérieur but (PIB) en Europe et aux États-Unis à la suite de l’entrée en vigueur de l’APT. Encore un tel « impact » est-il largement irréaliste, dans la mesure où ses auteurs postulent que le libre-échange « dynamise » la croissance économique ; une théorie régulièrement réfutée par les faits. Une élévation aussi infinitésimale serait d’ailleurs imperceptible. Par comparaison, la cinquième version de l’iPhone d’Apple a entraîné aux États-Unis une hausse du PIB huit fois plus importante.

    Presque toutes les études sur l’APT ont été financées par des institutions favorables au libre-échange ou par des organisations patronales, raison pour laquelle les coûts sociaux du traité n’y apparaissent pas, pas plus que ses victimes directes, qui pourraient pourtant se compter en centaines de millions. Mais les jeux ne sont pas encore faits. Comme l’ont montré les mésaventures de l’AMI, de la ZLEA et certains cycles de négociations à l’OMC, l’utilisation du « commerce » comme cheval de Troie pour démanteler les protections sociales et instaurer la junte des chargés d’affaires a échoué à plusieurs reprises par le passé. Rien ne dit qu’il n’en sera pas de même cette fois encore.

     

    Le Monde Diplomatique

    (1) Lire «  Le nouveau manifeste du capitalisme mondial  », Le Monde diplomatique, février 1998.

    (2) «  Some secrecy needed in trade talks : Ron Kirk  », Reuters, 13 mai 2012.

    (3) Zach Carter, «  Elizabeth Warren opposing Obama trade nominee Michael Froman  », Huffington Post, 19 juin 2013.

    (5) Andrew Martin, «  Treaty disputes roiled by bias charges  », Bloomberg, 10 juillet 2013.

    (6) «  Renco uses US-Peru FTA to evade justice for La Oroya pollution  » (PDF), Public Citizen, 28 novembre 2012.

    (7) «  Ecuador to fight oil dispute fine  », Agence France-Presse, 13 octobre 2012.

    (8) Commentaires sur l’accord de partenariat transatlantique, document du BIO, Washington, DC, mai 2013.

    (10) Shahien Nasiripour, «  Fed opens books, revealing European megabanks were biggest beneficiaries  », Huffington Post, 10 janvier 2012.

    (11) «  Europe admits speculation taxes a WTO problem  », Public Citizen, 30 avril 2010.

    (12) Courrier de M. Demetrios Marantis, représentant américain au commerce, à M. John Boehner, porte-parole républicain à la Chambre des représentants, Washington, DC, 20 mars 2013, http://ec.europa.eu

  • Bompard : la loi abandonne l'enfant à naître à un infanticide prénatal banalisé

    Communiqué de Jacques Bompard relatif au projet de loi visant à l'égalité entre les femmes et les hommes
    "Jacques Bompard fait part de sa consternation devant le projet de loi dit d'égalité entre les femmes et les hommes actuellement en débat à l'assemblée nationale. Ce texte résume à lui seule la politique attentatoire à la dignité humaine et à la différence des sexes qui mène l'ensemble des réformes antisociales promues par le gouvernement.

    L'article 5 de la loi supprime le terme de détresse de la femme qui prévalait encore dans la loi Veil, n'instaurant qu'une dérogation au crime d'avortement. En supprimant ces termes, la loi abandonne l'enfant à naître à un infanticide prénatal banalisé qui est une blessure profonde pour la mère pour l'ensemble de la société. Les femmes, réduites à des consommatrices déterminées par les choix économiques, ne sont plus accompagnées, voire simplement livrées à ceux qui font de l'avortement une idéologie.

    Alors que 220.000 enfant à naître sont supprimés chaque année, cette nouvelle incitation est un drame pour notre société. Par ailleurs, le durcissement du délit d'entrave interdisant toute information véritable au sujet des méthodes d'avortement et des alternatives à la suppression des enfants à naître prouve encore les méthodes totalitaires du gouvernement dans les problématiques éthiques. Dorénavant, diffuser les études des plus prestigieuses universités américaines sur les conséquences de l’avortement sur la santé psychologique et physique des femmes sera passible de 2 ans de prison et de 30.000 euros d’amende. Dire la vérité serait désormais punie de prison.

    Mais ce projet de loi ne se résume pas à la démultiplication des avortements, il comprend aussi des mesures abérrantes issues de l'idéologie de la parité et de la théorie du genre. Le gouvernement cherche ainsi à féminiser de force les fédérations sportives, les médias ou encore les conseils d'administration. Jacques Bompard rappelle que la seule discrimination valable devant l'emploi est celle de la compétence et que c'est une insulte faite aux femmes que de forcer ainsi la main de leurs employeurs. Il regrette par ailleurs qu'on mélange dans le même texte la protection des femmes battues et le harcèlement en faveur de l'avortement.

    C'est fort de la conviction que le projet de loi dit d'égalité entre les femmes et les hommes est un poison au coeur de notre Cité que Jacques Bompard a déposé 32 amendements à un projet qui n'a même pas fait l'objet de motion de procédure de la part de l'UMP. Jacques Bompard continuera de défendre la vie, la dignité de la personne de sa création jusqu'à son terme naturel et ce malgré le dictature da la pensée unique sur ces sujets. Quand 40 000 personnes défilent dans Paris pour choisir la vie, c'est le devoir des élus de la Nation de s'investir sans détours pour dénoncer ceux qui voudraient mettre à bas les principes fondamentaux de la civilisation et pour défendre les libertés d'expression et de pensée."

    Vous pouvez soutenir Jacques Bompard en lui écrivant : jbompard@assemblee-nationale.fr

    Michel Janva

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • FEMEN & CHRISTIANOMISIE… TROP C’EST TROP !!

    La France du XXIe siècle est la France du progrès, de la modernité, de la laïcité…

    Le mot est lâché ! Laïcité.

    Nos hommes politiques, quelque soit le parti auquel ils appartiennent, n’ont que le dogme de la laïcité à la bouche.

    Nos ministres, n’ont pour mission que cet objectif politique à proposer au peuple de France semble-t-il. Vincent Peillon, Manuel Valls, Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem n’évoquent plus que la laïcité, pour provoquer le « vivre ensemble » tant attendu, tant espéré depuis des décennies, comme s’il s’agissait du remède par excellence pour intégrer nos « chances pour la France » et raviver la flamme de l’intégration et de la cohésion Nationale. (ndlr le gouvernement préfèrera sans aucun doute le terme de cohésion sociale…).

    Ils oublient surement que la laïcité n’a jamais fait à elle seule un programme, voire une vision politique, et qu’un des meilleurs moyens d’aider les Français, quelque soit leur origine, race, religion etc… serait surement de faciliter l’accès à l’emploi en réduisant les charges patronales, en simplifiant les conditions de création d’une société (comme l’avait promis le candidat Hollande durant la dernière campagne présidentielle), en réduisant les impôts directs et indirects. Pour rappel, notre cher François Hollande avait jugé, dans son fameux discours du Bourget, l’augmentation de la TVA « inopportune, malvenue, et non justifiée », car elle favorisait encore les riches, qui sont moins soumis que les pauvres et les classes moyennes inférieures à la perte du pouvoir d’achat engendré par cet impôt collectif… manque de chance, il a fait pire en imposant la sienne, et en attaquant une fois encore les travailleurs, tels les artisans (TVA passée de 7 à 10%) ou encore en supprimant les réductions de charges sur les emplois d’aide à la personne ( car il est bien entendu connu que seuls les grands bourgeois qui oppriment la plèbe, emploi des « baby-sitters », des femmes de ménages etc…) Heureusement, le gouvernement de la République a accès sa bataille de l’emploi sur les emplois aidés, qui n’offrent, dans la majorité des cas, aucune perspective d’avenir, mais permettent de réduire le nombre de demandeur d’emploi sur une courte durée tout en coûtant aux contribuables (5 milliards d’euros aux contribuables, selon le Premier ministre). [...]

    Augustin Flym - La suite sur Nouvel Arbitre

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?FEMEN-CHRISTIANOMISIE-TROP-C-EST

  • L’ancien imam Nassurdine Haidari tente de s’imposer sur les listes PS de Marseille

    Marseille est-elle une enclave des Comores ? C’est la question que l’on pourrait se poser, à entendre que les Comoriens de Marseille « exigent » une place dans la vie politique locale et s’organisent en ce sens.

    Le 12 janvier, le Dock des Suds accueillait une grande réunion politique organisée par les indignés de la cité phocéenne.  Ce meeting a réuni des centaines de Comoriens en présence d’élus de différents partis. Le mot d’ordre : réclamer une représentation des minorités visibles sur les listes électorales. Les Comoriens sont environ 70.000 à Marseille et entendent se mobiliser.

    Parmi les meneurs de ce collectif des indignés de la cité phocéenne, on trouve Nassurdine Haidari, déjà adjoint au maire. En veston cravate et flanqué de son écharpe tricolore, il tranche au milieu des costumes traditionnels africains. Il clame que la communauté comorienne représente 10% de la population marseillaise et qu’elle mérite son conseiller régional, son conseiller général et plusieurs conseillers municipaux. Aujourd’hui, la communauté comorienne compte tout de même déjà deux adjoints au maire et une conseillère municipale mais c’est insuffisant à leurs yeux !

    http://medias-presse.info/lancien-imam-nassurdine-haidari-tente-de-simposer-sur-les-listes-ps-de-marseille/5439

  • Le CFM appelle à la mobilisation pour le Jour de Colère

    Grégoire Boucher, président du Collectif Famille Mariage, communique :

    "Jour de colère.

    J-5 : l’heure est à la mobilisation

    Nous vivons une période difficile mais ô combien exaltante ! Et pour rien au monde je ne voudrais vivre à une autre époque qu’aujourd’hui ! Oui, exaltante, car si les motifs de découragement et de dégoût sont légion, il nous est néanmoins donné de « ne pas subir », de ne plus attendre et d’agir. Il nous est donné, ni plus ni moins, d’être responsable, devant nos enfants et devant nos anciens, de l’Histoire de notre Patrie, et il nous est donné, humblement, mais avec détermination et courage, avec l’audace et la force de notre jeunesse, de participer à la renaissance de notre civilisation.

    Depuis un an, un vent de révolte souffle sur la France. Cette divine surprise de 2013 va devenir une sainte colère en 2014 !

    Dimanche prochain, 26 janvier, vous êtes tous attendus à Paris pour exprimer votre juste colère à ce gouvernement d’idéologues grotesques, qui ridiculisent la France chaque jour devant l’œil ahuri des médias du monde entier, et qui bafouent chaque jour un peu plus nos libertés sous l’œil scandaleusement complaisant des médias français.

    La France plonge dangereusement dans la dictature, comme le rappelait encore récemment Eric Zemmour. Nous ne laisserons pas ces incompétents mondialistes ruiner notre pays et piétiner nos libertés avec l’arrogance de leur impunité. C’est notre devoir. C’est votre devoir.

    Le combat est inégal, et c’est pour cela que nous allons gagner.

    Mobilisez-vous ! Mobilisez autour de vous ! Aucun de nous ne doit manquer à l’appel. En ce 21 janvier 2014, l’heure est grave et nous avons besoin de vous.

    Ce jour de colère est le jour de votre colère. Venez faire entendre votre voix afin que le gouvernement vous entende et vous écoute, ou qu’il s’en aille, loin et définitivement.

    Pour que le 26 janvier 2014 soit le succès que la France entière attend, les organisateurs ont besoin de vous pour que vous les aidiez, même modestement mais massivement, à financer cette manifestation historique.

    Participez tous,à la hauteur de vos moyens. Chaque euro compte :

    Collectif Famille Mariage
    Tour CIT
    3, rue de l'Arrivé
    75015 Paris

    Les organisateurs nous ont demandé de lancer cet appel de mobilisation générale et de les aider à récolter les fonds nécessaires. Ce que nous faisons bien volontiers et nous savons que nous pouvons compter sur vous.

    Sans votre aide, il sera difficile de donner à cette manifestation une ampleur nationale et internationale. Et pourtant tout est possible, avec vous.

    J-5 : nous ferons un point avec vous jeudi pour vous tenir informés de cette appel qui, nous le savons, sera relayé.

    L’Espagne vient de nous montrer qu’il ne fallait jamais désespérer. Montrons-leur et montrons au monde entier que la fille aînée de l’Eglise est toujours guidée par la petite fille Espérance, immortelle !

    Haut les cœurs !"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • 19/01/2014 : Les Hommen arrêtés, mais vite relâchés!

  • Marche pour la Vie : le Parti de la France était présent et la presse aux ordres continue à raconter n’importe quoi…

     

    La marche annuelle pour la Vie s’est déroulée dimanche après-midi à Paris. Près de 45 000 personnes ont répondu à l’appel des organisateurs.
    marchepourlavie

    Carl Lang et une délégation importante du Parti de la France ont participé à cet événement.

    Comme d’habitude la presse aux ordres a sombré dans le ridicule en donnant des évaluations fantaisistes (ci-dessous, 300 manifestants selon les plaisantins de I-Télé). Il faut dire que cette presse a perdu toute crédibilité et que les informations qu’elle diffuse ne sont plus prises au sérieux par personne depuis la farce « des 150 00 manifestants » en mai dernier cliquez ici.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/marche-pour-la-vie-le-parti-de-la-france-etait-present-la-presse-aux-ordres-continue-raconter-nimporte-quoi_97222.html#more-97222

  • UMPS : une réalité sur toute la ligne M. Muhammad !

    En pleine campagne électorale il n’y  a bien  sûr pas de hasard : une vidéo mettant en scène  l’altercation à  laquelle a pris part  le député PS de Seine-Saint-Denis, Razzy Hammadi, le 27 décembre  dans les rues de Montreuil (où il est candidat), a été mis en ligne sur Youtube. Ancien président  du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), M. Hammadi avait été pressenti  pour affronter le ticket Steeve Briois-Marine Le Pen aux municipales à Hénin-Beaumont en 2007…avant de jeter l’éponge. Très réservé dernièrement  sur le  bien  fondé de  la circulaire Valls pour empêcher les spectacles de Dieudonné, Razzy Hamadi confiait encore au Monde en juin dernier le désarroi du PS devant la montée du FN, illustrée par la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot. «Il est temps disait-il, que la direction (du PS, NDLR)  se saisisse au plus vite du sujet. La psychanalyse nous apprend qu’il n’y a rien de bon à refouler une réalité douloureuse ». Pour le coup  est-ce le vrai moi, non refoulé, de M. Hammadi qui s’exprime réellement et douloureusement  dans la vidéo en question ? M.  Hammadi n’y apparait pas  dans son état normal ( ?), hurlant à l’adresse de ses contradicteurs dans  les rues de Montreuil : « L’affaire elle est terminée, enculé de ta race ! », ou encore « Je vais faire descendre toutes les cités de Montreuil ! ». Un tel stéréotype sur la violence des cités dans une bouche autre que celle de M. Hammadi aurait peut être valu à un autre l’accusation de racisme… Ce dernier explique que c’est la peur, pour lui et sa compagne, qui explique sa réaction ordurière et violente. Des explications qui n’ont pas convaincu le FN  qui a  demandé que  les si moralisatrices et hypocrites  instances du PS  prononcent  l’exclusion  de  Razzy Hammadi.

     Le porte-parole du PS, David Assouline a jugé «  absolument détestable de mettre ça (la vidéo, NDLR)  en exergue pour qualifier ou disqualifier un candidat au moment d’une élection. Que ces méthodes cessent vite parce que ce n’est pas comme cela que la campagne pourra intéresser les Français ».  Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale a pour sa part qualifié de « salopards » les personnes diffusant la vidéo.

     A l’UMP, les condamnations des propos et de l’attitude de Razzi Hammadi se sont multipliées à l’image de la   candidate UMP à la mairie de Montreuil,  Manon Laporte, dénonçant, ce qui est vrai, u «une  attitude en pleine rue  indigne d’un député de la Nation.»

     Pour autant, la décence voudrait que l’UMP fasse preuve d’un peu plus de discrétion au regard du pédigrée de certains de ses candidats. Exemple    emblématique aussi d’une certaine « nonchalance » des électeurs de droite qui le plébiscite,  il est flagrant  que le parcours de Patrick Balkany ne choque pas ses amis politiques .Cofondateur du RPR,  membre de l’UMP, maire de Levallois-Perret de 1983 à 1995 et depuis 2001, M Balkany  est aussi  député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine (de 1988 à 1997 et depuis 2002) et  candidat UMP à sa succession dans  « sa» ville.

     Si une information judiciaire vient d’être ouverte contre lui,   soupçonné d’avoir utilisé un chauffeur de la mairie à des fins personnelles, notamment lors de vacances aux Antilles, Patrick Balkany est depuis longtemps dans le viseur de la justice. L’Express le rapportait en 2012, tout comme France Info en 2013.

     En 1996, M. Balkany fut  accusé «d’avoir rémunéré aux frais du contribuable, entre 1985 et 1995, trois personnes présentées comme des employés municipaux, mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny. Il écope alors de 15 mois de prison avec sursis, 200 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité. Et ce n’est qu’un début. » 

     «En 1997, Patrick Balkany s’exile à Saint-Martin, dans les Caraïbes, pour chercher la paix et se faire oublier selon ses dires. Manque de chance, il est rattrapé par ses mensonges. Lors de son séjour sur l’île, il s’est fait passer pour le directeur de la radio locale RCI2. Cette dernière portera plainte ». 

     A son retour «en 1999, la chambre des comptes d’Ile-de-France (…) condamne  Patrick Balkany à rembourser à Levallois-Perret les salaires des faux employés municipaux, soit 523 898 euros. Ce qui ne l’empêche pas de reconquérir sa mairie en 2001 et d’y reprendre un train de vie qui inquiète la cour régionale des comptes (CRC). Il y a des pots sans arrêt à la mairie, dénonce une élue socialiste. Les frais de réception explosent, de 239 951 euros à un million d’euros, entre 2000 et 2005, raconte 20 Minutes. La CRC rappelle Isabelle Balkany (son épouse, NDLR) à l’ordre, qui proteste, mais suit finalement ses recommandations.»

     « En 2003, Patrick Balkany est alors condamné à 1500 euros d’amende pour images vexatoires et empreintes de mépris visant à abaisser et ridiculiser[...] de façon publique. » Connu pour son absentéisme légendaire sur les bancs de l’assemblée nationale, «des accusations d’harcèlement et de viol ont (aussi)  terni l’image de cet homme politique ». « En 2010, une de ses anciennes suppléantes évoque publiquement les paroles déplacées qu’il lui aurait adressées. Marie-Claire Restoux, candidate sur la liste de Balkany en 2001 est devenue sa suppléante en 2007. Cette ancienne championne internationale de judo, victime du harcèlement de Balkany, démissionnera de son poste en 2010. »  

     « Mais l’épisode le plus affligeant remonte une fois de plus à 1996. Il aurait menacé sa maîtresse de l’époque, une conseillère municipale à Boulogne-Billancourt, avec une arme de poing afin qu’elle lui fasse une fellation. La jeune femme avait porté plainte contre lui pour viol et menaces avec armes avant de finalement se rétracter. » 

     N’en doutons  pas l’étalage des turpitudes d’un  Guérini ou d’un Balkany, sont  un puissant facteur de rejet de la classe politicienne. Mais le vote FN ne peut se réduire à un vote protestataire de Français ne  manifestant pas  leur colère ou leur dégout  dans l’abstention. Il  est aussi,  et de plus en plus, un vote d’adhésion quoi qu’en disent les  feignants incapables de changer de grille de lecture dans leur appréhension du « phénomène »FN.  

     Le site communautaire Al kanz a ainsi publié hier  une vidéo du franco-égyptien Marwan Muhammad expliquant  poussivement « pourquoi le FN n’est pas un parti comme les autres ».  Né en 1978 à Paris, M. Muhammad,  ingénieur en mathématiques financières et statistiques,  est porte-parole depuis 2010 du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) . Créé en 2003, ce CCIF, coquille vide médiatique, est en cheville avec le lobby immigrationniste européiste, l’European Network Against Racism (ENAR), « réseau d’associations européennes contre le racisme ».

     M. Muhammad qui a dernièrement attaqué M. Valls pour son «  double discours face à l’islam de France et son attachement particulier à la communauté juive plus qu’aux autres groupes de la population » (Wikipedia), a d’ailleurs   publié il y a  deux ans un rapport sur le  racisme en France pour  le compte de l’ENAR.  

     L’ENAR est dirigé par Michaël Privot,  Belge converti à l’islam, devenu membre des Frères Musulmans. Notons encore que l’on retrouve  sur le site de l’ENAR la bannière d’une officine  tristement célèbre,  l’Open institute du  militant antinational et activiste mondialiste  George Soros,  que l’on ne présente plus…

     Dans sa vidéo, Marwan Muhammad explique,  avec justesse,  que seules « les questions périphériques » permettent de différencier l’UMP et le PS qui sont en réalité «d’accord sur l’essentiel», mais il s’essaye aussi avec simplisme et au terme d’une analyse d’une grande indigence, de pointer ce qu’il appelle  les « incohérences » de l’opposition nationale.

     Le FN ne serait ainsi animé que par « une dynamique de rejet »: « contre l’islamisation prétendue de la société », «contre la réforme » ( ?) , «contre le patronat même si on en est souvent» (sic), «contre l’UMPS qui serait l’élite traditionnelle (sic) du pays», «contre l’Europe mais ça ne les  dérange pas (les frontistes, NDLR) d’être députés européens», «contre l’etablishment », «totalement contre l’immigration » , «contre le modèle multiculturel », « contre les racailles de banlieues et ses populations là » (sic). Et au final contre la France puisque le FN «  qui juxtapose des gens (…) en bénéficiant de leur rejet d’un  système  politique  conventionnel », est  incapable de «  proposer un programme économique et social »,  ne prospérerait que dans les temps de crise et de troubles, se nourrissant du malheur des Français…

     Une analyse navrante. Il n’est pourtant pas difficile de rétorquer à M. Muhammad que s’il y a effectivement  des sympathisants ou des membres du FN  venant  de ce qu’il appelle le «  patronat » ,du monde de l’entreprise, celui-ci n’a pas grand-chose à voir avec les mots d’ordre du Medef. Les chefs d’entreprise frontistes ont compris  notamment que le rétablissement d’un protectionnisme intelligent, de droits de douane modulables,  sont nécessaires pour lutter à armes  égales avec les pays émergents  dans la jungle de la mondialisation, et que la doxa ultra libre échangiste européiste était une aberration sociale et économique, dénoncée comme telle par de nombreux prix Nobel. Difficle de croire que cet  ingénieur en mathématiques financières et statistiques l’ignore…

      M. Muhammad feint aussi de ne pas comprendre que si le FN s’engage dans la batille des élections européennes, comme dans les autres, c’est parce que ce mandat  permet de porter la contradiction  aux idéologues bruxellois, d’informer les Français de leurs entreprises néfastes. Et le jour ou les électeurs  se décideront à voter massivement   pour des candidats souverainistes, patriotes, les mauvaises politiques  des cénacles euromondialistes pourront être enrayées, et l’Europe des patries établies. Et  le FN, se scandalise encore Marwan Muhammad   est « contre  les partis conventionnels mais  rêve de prendre  leur place au pouvoir ».

     C’est pourtant  là l’essence même et la finalité  du combat politique : faire en sorte que les idées, l’idéal qui animent sa  famille de pensée, son  mouvement, puissent être effectivement appliqués par la mise en action de son programme.

     Le FN , lui, souligne Bruno Gollnisch, n’est pas là pour faire de la figuration et pour quémander un pouvoir en y appliquant une fois celui-ci atteint les mots d’ordre de la Commission européenne. Autres  points communs entre l’UMP et le PS, Sarkozy et  Hollande,  Fillon et Juppé, Hammadi et Balkany.  M. Muhammad peut le rajouter sur sa liste.

    http://gollnisch.com/2014/01/21/umps-realite-sur-toute-la-ligne-m-muhammad/

  • Les Français dans la rue, le PS et Frédéric Haziza en « état de détresse » (?)

    Avorter est-il un acte médical comme les autres, une intervention anodine comme l’ablation de l’appendicite ? Oui explique en substance le ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, qui se félicite de l’amendement socialiste dans le projet de loi sur l’égalité homme-femme dont l’examen débute aujourd’hui à l’Assemblée. Celui-ci a pour objet de supprimer la mention de «l’état de détresse», spécifiée dans la loi Veil de 1975 sur l’IVG, comme condition pour avorter. Cette référence à l’état de détresse est «obsolète» a réaffirmé Mme Vallaud-Belkacem dans un entretien accordé au quotidien gratuit Direct-Matin. «Cela peut paraître symbolique, mais c’est un message fort: les femmes doivent pouvoir choisir de poursuivre ou non une grossesse sans avoir à se justifier. Faisons-leur confiance ».

    Le ministre a beau botter en touche, la confiance n’a rien à voir avec ce qui est en jeu ici, confiance dont pour le coup nous sommes totalement dépourvus vis-à-vis de ce gouvernement. A fortiori à la lecture de certaines des recommandations du rapport Pisani-Ferry visant à lutter contre les stéréotypes filles-garçons. Remis à Najat Vallaud-Belkacem le 15 janvier, ledit rapport expose des mesures louables, mais entend surtout, dés le plus jeune âge, éradiquer du crâne de nos chères têtes blondes tous les repères fondés sur l’altérité sexuelle et la traditionnelle complémentarité homme-femme.

    Comme exemple de ce délire orwellien, il est ainsi prévu une énième modification des manuels scolaires pour en expurger les représentations homme-femme jugées stéréotypées par les progressistes et autres défenseurs de la théorie du genre (gender). Mais aussi la mise en place de supports d’éducation pour enseigner aux parents que leurs pratiques éducatives peuvent entraîner à leur insu, des risques sanitaires pour leurs enfants( !). Ou encore la nécessité d’imposer, comme l’a déclaré Jean-Marc Ayrault le 6 janvier, la mixité dans les métiers de la petite enfance (assistantes maternelles, personnel de crèches), pour ne pas véhiculer le stéréotype que les femmes sont plus à même de garder les enfants que les hommes

    Alors même que la France est confrontée à une crise démographique majeure, son taux de natalité positif ne résultant que de l’immigration de peuplement, rappelons aussi que le Premier ministre a également exprimé sa volonté de mettre tous les moyens en œuvre pour que les femmes travaillent autant que les hommes…Chacun aura compris que ce vœu là n’est pas, de loin, celui de toutes les femmes dont beaucoup travaillent par nécessité, lesquelles seraient ravies a contrario que le salaire maternel préconisé par le programme du FN devienne réalité!

    Bref, ce souhait de M. Ayrault n’est pas plus de nature à soutenir notre démographie que les 200 000 IVG pratiquées chaque année, chiffre correspondant d’ailleurs aux entrées annuelles d’immigrés non européens sur notre sol.

    Le refus justement de la banalisation de l’IVG et de l’extension du délit d’entrave à l’avortement - comme si celui-ci était menacé en France…-, mais aussi la dénonciation de la négation par l’UMP hier, et le PS aujourd’hui, de la réalité du drame de l’avortement, étaient les thèmes centraux de La marche pour la vie organisée hier à Paris.

    Celle-ci a connu un record de mobilisation, avec officiellement près de 45 000 personnes dans les rues de la capitale pour demander notamment la mise en place d’une véritable politique d’aide aux femmes enceintes en difficulté qui souhaitent poursuivre leur grossesse.

    Un succès populaire qui a surpris et/ou inquiété les médias, cortège qui réunissait aussi de nombreuses personnalités et délégations venues de toute l’Europe. La présence de Bruno Gollnisch à cette manifestation, qui y a reçu beaucoup de chaleureux témoignages de soutien et de sympathie, n’a pas été du goût de Frédéric Haziza, journaliste sur LCP et Radio J.

    Surmené (?) par l’écriture de son dernier opus, Vol au dessus d’un nid de fachos, que nousn’avons pas lu, éprouvé certainement par les critiques, les insultes aussi qui l’assaillent depuis de longs mois sur la toile et les réseaux sociaux, M. Haziza a récidivé dans le tweet bête et méchant .

    Il y a quelques mois, Bruno Gollnisch invitait à la décence le socialiste Edouardo Rihan-Cypel qui faisait la leçon aux Français. Cela avait heurté M. Haziza qui avait vu dans les remarques de Bruno sur cet apparatchik du PS la preuve qu’il était marqué du signe de la Bête. En l’occurrence le député FN était décrit comme l’incarnation de « la peste brune en action », le symbole de la « France rance et pétainiste. »

    Dans un nouveau tweet publié hier, Frédéric Haziza a dénoncé la participation de l’ex ministre et ancienne présidente du PCD, Christine Boutin, à La marche pour la vie aux côtés notamment de Bruno Gollnisch : « Boutin a choisi son camp celui des fachos. »

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