
Ce Pôle violet, genre de milice auto-constituée qui n’a ni existence légale ni statut officiel, s’est arrogé un pouvoir disproportionné dans la communauté étudiante. Avant et après chaque soirée, ses membres inondent le groupe de promotion de messages «d’alerte urgence VSS», martelant que «la honte doit changer de camp» et que «la peur ne doit plus être de [leur] côté». Reconnaissables en soirée à leurs brassards jaune fluo, les membres du Pôle violet scrutent les faits et gestes des hommes et, le cas échéant, engagent à leur encontre d’intenses campagnes de dénigrement, déchaînant la haine et les passions les plus décomplexées.





