Dans le monde enchanté du show-biz, en France comme ailleurs, la foi est une grâce ne coulant pas forcément de source. Trop de tentations, peut-être. La fête et tout ce qui va avec. Une pente dont il arrive toutefois qu’on puisse se relever. C’est précisément ce qui est arrivé au chanteur Michel Delpech, disparu le 2 janvier 2016 et qui aurait eu 80 ans le 26 janvier. Cette industrie du spectacle, rien ne l’y prédispose de prime abord, au vu de ses modestes ascendances : épiciers, paysans et bûcherons. Pourtant, il ne rêve que de Paris et de ses lumières. Le succès est précoce, dès 1965, lorsqu’il écrit les paroles de Chez Laurette, inspirées de ses souvenirs de lycée. Il n’a que dix-neuf ans. « Et plus encore afin qu’on soit tranquilles/Dans son café y avait un coin pour nous/On s’y mettait pour voir passer les filles/Et j’en connais qui nous plaisaient beaucoup/Si par hasard on avait l’âme en peine/Laurette seule savait nous consoler/Elle nous parlait et l’on riait quand même/En un clin d’œil elle pouvait tout changer. » Premier essai, premier coup de maître.








