France et politique française - Page 2531
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Macron chez les Corses - Journal du Mardi 6 février 2018
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L'immense majorité des députés LREM est-elle idiote par choix ?
Invité à expliquer pourquoi la promesse faite en juillet par Emmanuel Macron de ne plus voir un SDF dans les rues cet hiver n'a pas été réalisée, le député LREM de Paris Syvlain Maillard a tranquillement expliqué lundi 5 février sur RFI que "l'immense majorité" d'entre eux dorment dehors "par choix".
La semaine dernière, au micro de France Inter, le secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires Julien Denormandie assurait qu'il ne restait plus qu'"à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France, pour être très précis", qui dorment dehors... Un chiffre absurde.
Le député LREM Sylvain Maillard justifie les propos de Julien Denormandie :
"Il y a eu une incompréhension dans ces propos". "On peut parfois à un micro ne pas être suffisamment précis". "Mais en tout cas, la réalité elle est là, le chiffre est exact, c'est 50 dossiers sur lesquels nous n'arrivons pas à donner une solution positive, favorable à la mise en abri". "Je suis aussi un élu local parisien et ce qu'il faut savoir, c'est que même dans les cas de grand froid, certains SDF ne souhaitent pas être mis à l'abri (…), c'est leur choix".
"Est-ce qu'il y a aujourd'hui selon vous plus de 50 SDF en Ile-de-France qui dorment dans la rue malgré eux ?"
"Nous le chiffre que l'on a, c'est 50 SDF par jour dorment malgré eux dehors dans le froid".
"Les autres, c'est parce qu'ils le veulent ? Tous les autres, c'est leur choix de dormir dans la rue ?"
"Il y a des hommes et des femmes qui refusent aussi, dans le cadre des maraudes, d’être logés". "L'immense majorité, c'est leur choix, oui".
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Politique & éco n° 157 : Pierre Jovanovic : La France, une république bancaire
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Cherchez l’erreur
La fin d’une longue crise politique ? C’est aujourd’hui que les démocrates-chrétiens de la CDU d’Angela Merkel et les socialo-progressistes du SPD, deux partis en pleine dégringolade dans les enquêtes d’opinion, doivent trouver un accord de coalition. L’Afp le constate, « ensemble, les deux mouvements ne représentent déjà plus la majorité des Allemands, du jamais-vu dans les sondages. Et ce, avant même d’avoir commencé à gouverner. » Mais « cette fois, plus d’atermoiement possible. Après des semaines de valse-hésitation (CDU et SPD) doivent trancher, car ils se sont fixé la fin de journée comme date-butoir finale. » « S’ils devaient rejeter l’accord, la chancelière devrait soit se résoudre à un instable gouvernement minoritaire, soit accepter l’organisation de nouvelles élections à haut risque qui pourraient profiter avant tout à l’extrême droite. Chacun des deux scénarios serait une première en Allemagne depuis 1945. En cas de succès, le quatrième mandat d’Angela Merkel s’annonce d’ores et déjà compliqué. Certains médias allemands ironisent sur la coalition des perdants ». Perdants qui ont au moins en commun la même défense sourcilleuse des grands principes bruxellois, au nom desquels la Pologne, dirigée actuellement par les nationaux-conservateurs du parti Droit et Justice (PiS), est jugée hérétique. Nation soupçonnée de vouloir museler et contrôler la justice et la presse, deux entités qui sous nos latitudes, comme chacun le sait, sont parfaitement libres, indépendantes, apolitiques et non soumises à un quelconque ministère de la vérité anti FN (comme Fake News ou Fausses Nouvelles…).
En décembre dernier, Bruno Gollnisch avait voté au Parlement européen contre une résolution condamnant la Pologne et demandant contre elle le déclenchement de l’article 7 du traité de l’Union européenne, permettant de la sanctionner pour violation grave, ou risque de violation grave, des valeurs de l’Union. Le député frontiste avait également voté contre un texte demandant l’activation de cet article 7 contre la Hongrie. Euractiv relaye le sondage réalisé en janvier par le Centre polonais de recherche sur l’opinion publique (CBOS), au terme duquel « 43 % des Polonais pensent que (l’article 7) lancée contre la Pologne est injustifiée (38 % pensent le contraire.) Environ la moitié (46 %) estime que la décision de la Commission est motivée par son antipathie envers l’actuel gouvernement. » Une évidence assez criante en effet !
La semaine dernière, c’était la France qui était condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour l’expulsion en 2015 d’un islamo-terroriste algérien. « Soupçonné d’appartenance aux groupes islamiste armés en Algérie durant les années 1990, (il) avait écopé de sept ans de prison en 2006 pour son implication dans des activités terroristes à Paris », en l’espèce la planification d’un attentat. Oui mais voilà, la CEDH a estimé que « les autorités françaises ont créé des conditions dans lesquelles le requérant ne pouvait que très difficilement saisir la Cour d’une seconde demande de mesure provisoire. Elles ont, délibérément et de manière irréversible, amoindri le niveau de protection des droits énoncés par la Convention européenne des droits de l’homme. La CEDH indique au gouvernement français qu’il lui incombe d’entreprendre toutes les démarches possibles pour obtenir des autorités algériennes l’assurance que le requérant, placé en détention dès sa descente d’avion à Alger, ne sera pas soumis à de mauvais traitements. »
Une admonestation de la CEDH qui intervient, relève Gilles-William Goldnadel dans Le Figaro, au moment ou « des migrants afghans (…) tirent à balles réelles sur des migrants érythréens » et ou, il n’y a certainement pas de hasard, nous voyons se dérouler une « bataille médiatique » « pour tenter de persuader une partie de l’opinion publique française que la France serait bien inspirée, pour des raisons juridiques et morales, de juger sur son sol ses djihadistes partis combattre en Syrie plutôt que d’en laisser le soin aux autorités locales dont le Code pénal prévoit la peine capitale…»
Sanctuariser l’accueil d’une immigration planétaire et empêcher le renvoi dans le pays d’origine des criminels étrangers… à quel jeu trouble se livrent les différents acteurs du lobby progressiste, cheval de Troie de l’invasion ? Me Goldnadel s’arrête encore sur les révélations du quotidien britannique The Guardian selon lesquelles « Interpol se préoccupe de ce que 50 personnes suspectées d’être des combattants de l’État islamique, toutes de nationalité tunisienne, soient arrivées en Italie par la mer. Ces Tunisiens avaient accosté en Sicile entre juillet et octobre 2017 à bord de bateaux de pêche ou d’embarcations abandonnées. Toujours selon Interpol, « l’un d’entre eux aurait pu déjà traverser la frontière italo-française, pour atteindre le Gard »…
RT précisait que « les autorités italiennes chiffrent à près de 3 000 les Tunisiens qui sont arrivés sur la plage de Torre Salsa à Agrigente (Sicile), depuis juillet. « Les enquêteurs ne peuvent pas exclure qu’il puisse y avoir des djihadistes cachés (parmi eux), concède le procureur général d’Agrigente Luigi Patronaggio, qui précise que la police n’a pu arrêter et identifier que 400 personnes (…). Nous ne savons pas ce qu’ils faisaient avant d’arriver ici, nous ne savons pas qui ils sont ni où ils se trouvaient avant leur arrivée en Sicile», renchérit auprès du Guardian Salvatore Vella, à qui l’enquête a été confiée. Il y a ceux qui ne veulent pas être identifiés, qui ne veulent pas que leurs empreintes soient enregistrées (…). Pour cette raison, si vous êtes terroriste, accoster illégalement à Agrigente est le moyen le plus sûr d’arriver en Europe…».
Le quotidien Le Monde lui a préféré évoquer pour ses lecteurs des cas plus heureux, notamment celui de ce ressortissant du Bangladesh, Rashid Md Shamual qui est arrivé en Italie en 1998 avec un visa de tourisme pour n’en plus repartir. Il vit actuellement à Brescia – ville lombarde confrontée depuis des années à une immigration massive qui en a profondément changé l’aspect et l’atmosphère – où il « gère une agence d’aide aux arrivants (traduire d’aide aux immigrés clandestins, NDLR) , et se démène pour eux dans les méandres infinis du droit administratif italien ». Rashid Md Shamual se veut aussi optimiste pour l’avenir et affirme que « dans les écoles de la région, ceux qui sont les mieux classés, ce sont presque toujours les enfants d’immigrés ! » Ce n’est pas vraiment ce qui ressort des études factuelles relayées par nos amis de la Ligue du Nord, mais bon, ce sont comme chacun le sait des propagateurs de fausses nouvelles… du moins selon les critères habituels du Monde. Ex quotidien de référence qui se veut autorité morale en la matière comme le prouve son partenariat avec facebook via les journalistes militants appelés les décodeurs (sic) dont les méthodes s’apparentent à une véritable police de la pensée.
Police de la pensée, du bien et du mal, du vrai et du faux, du licite et de l’illicite selon l’idéologie officielle, au nom de laquelle Nicolas Dupont-Aignan est convoqué demain par le parquet au Tribunal de Paris, pour avoir, rappelle-t-il sur Twitter, dénoncé un changement de population en France, en se référant à des chiffres. Certains ont noté très justement que les hommes et les femmes politiques qui ne pratiquent pas la langue de coton – et le FN est bien placé pour le savoir! – s’exposent toujours davantage à subir les foudres de la Justice. Quand bien même le recteur de la Mosquée de Paris et ex président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, a pu dire qu’il y avait sept millions de musulmans en France et que la démographe Michèle Tribalat a pu écrire que 20 à 22% des habitants de notre pays sont immigrés ou des descendants d’immigrés arrivés ces quarante dernières années. Cherchez l’erreur?
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UPR vs Les patriotes l'union impossible? (débat audio)
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Interview de Nicolas Bay : La main tendue à Mariani, Dhuicq, Myard, Dupont-Aignan, Poisson…
À l’approche du congrès du Front National, Nicolas Bay a répondu aux questions du journal Présent. Le Vice-président du Front National en profite pour confirmer souhaiter tendre la main à des personnalités telles que Mariani, Dhuicq, Myard, Dupont-Aignan ou encore Poisson.
— Le congrès approche à grands pas, dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?
— Avec enthousiasme ! Le Front national est un mouvement qui a sensiblement changé de dimension depuis le congrès de 2014. Comme directeur de campagne des élections municipales et départementales, puis comme secrétaire général, nommé par Marine Le Pen lors du précédent congrès justement, j’ai pu participer – avec beaucoup d’autres bien sûr – au renforcement de notre mouvement, en particulier dans son implantation locale, qui me semble constituer une priorité absolue pour gagner en crédibilité et préparer les victoires futures. L’élection de députés dans des secteurs d’implantation ancienne et les scores dans nos municipalités en attestent nettement.
Le Front national est désormais un mouvement solidement ancré, avec plus de 1 800 élus qui défendent les Français à tous les échelons. Ces élus enracinés, expérimentés et engagés, sont un atout considérable pour notre mouvement. Ce maillage territorial dense fait désormais du Front un grand mouvement des terroirs et des territoires, s’incarnant aussi dans le quotidien de nos compatriotes. Cette représentation de notre mouvement et de ses partenaires est sans doute l’un des faits majeurs du cycle électoral, qui s’est terminé avec les élections législatives et avait débuté avec les élections municipales de 2014. Cela doit être pour nous une légitime satisfaction, mais surtout un encouragement à persévérer dans cette voie. Ce doit être, à mon sens, l’un des axes majeurs de la refondation lancée par notre présidente.
— Emmanuel Macron a le mérite d’assumer une vision européenne très claire. N’est-il pas temps pour les nationaux de marteler qu’une Europe des nations est possible face au diktat bruxellois ?
— Vous avez raison de souligner que la démarche d’Emmanuel Macron permet un vrai partage des eaux, et l’on constate d’ailleurs que Wauquiez et LR en sont les principales victimes, eux qui se satisfaisaient si bien du maintien des ambiguïtés. On peine à imaginer – et sans doute eux aussi – quelle ligne européenne ils pourraient bien incarner dans le scrutin à venir. D’ailleurs, les multiples revirements de Laurent Wauquiez lui-même suffisent à illustrer cette situation… Ainsi, le débat des européennes va en réalité voir deux camps, porteurs de deux visions, s’affronter : d’un côté Macron et les européistes forcenés, promoteurs de la fuite en avant fédéraliste et de la disparition des nations ; de l’autre les nationaux, rassemblés autour du Front, considérant au contraire que l’Europe des libertés et des identités doit s’appuyer sur ces réalités historiques et politiques que sont les nations.
— Cette Europe des identités est d’ailleurs en « grande forme », comme l’a montré l’exemple autrichien…
— Je le crois, oui. Sur tout le continent, les peuples affirment leur droit à disposer d’eux-mêmes mais aussi, et surtout, à rester eux-mêmes ! C’est vrai en Autriche, c’est vrai en Pologne ou en Hongrie, ce sera sans doute aussi le cas en Italie lors des élections de mars. Je crois que la « crise des migrants », c’est-à-dire tout simplement l’accélération du phénomène de submersion migratoire que subissent nos pays, a sensiblement contribué à renforcer une prise de conscience civilisationnelle qui se traduit désormais aussi dans les urnes. La nouveauté est que, désormais, et cela rejoint votre question précédente, ce sont clairement des gouvernements qui se dressent face aux diktats imposés par Bruxelles… ou Merkel. On peut envisager de voir émerger, et il faut travailler à ce que ce soit dès les prochaines élections européennes, une contestation de l’Union européenne tendant à devenir majoritaire.
— Mariani, Dhuicq, Myard, vous confirmez la main tendue ?
— Mariani, Dhuicq, Myard, Dupont-Aignan, Poisson, et d’autres encore. Si nous sommes conséquents, nous devons être capables de tendre la main à tous ceux qui considèrent que l’intérêt de la France et des Français doit être notre unique boussole politique, et qu’il faut rebâtir l’Europe sur le respect de la souveraineté des nations et de l’identité des peuples. Nicolas Dhuicq [qui a annoncé samedi rejoindre Nicolas Dupont-Aignan, ndlr] m’avait d’ailleurs fait l’amitié d’intervenir voici quelques semaines dans un colloque que j’avais organisé dans le Vaucluse.
Mais faisons les choses dans l’ordre : notre première mission est d’affiner et d’affirmer un projet alter-européen solide, concret, permettant justement de rassembler à nos côtés des alliés (et non pas seulement des ralliés) en rompant avec les vieilles logiques. La patrie est plus importante que les partis.
Propos recueillis par ierre Saint-Servant
Article paru dans Présent daté du 6 février 2018
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CIVITAS déménage et renforce ses structures
CIVITAS déménage et renforce ses structuresVoici les nouvelles coordonnées de Civitas valables dès à présent :Pour téléphoner au secrétariat de Civitas : 07 67 09 67 59Pour tous les courriers adressés à Civitas :Chez M. Thierry Rousseau – La Bossivière – 53290 Argenton Notre-Dameou BP10100, 95103 Argenteuil CedexPour téléphoner au secrétariat spécifiquement dédié à la Fête du Pays Réel :06 65 40 20 35Pour tout courriel concernant la Fête du Pays Réel : paysreel@civitas-parti-catholique.comL’équipe nationale de Civitas :Président : M. Alain ESCADASecrétaire général : M. Charles BOYERSecrétariat : Mme Bénédicte GUILLARDDirection du Conseil politique : M. François-Xavier PERONTrésorier national : M. Sean MAC KENNASecrétaire national aux fédérations : M. Alexandre GABRIACSecrétaire national aux élus : M. Jacques CHEVALIERAffaires internationales : Maître Olivier WYSSAFrance Jeunesse Civitas : M. Pierre STUDERSecrétaire national aux grandes manifestations : M. Ludovic FRANCOIS (secrétaire : Melle Claire VILLIE)Secrétaire national à la propagande : M. Thibault BARGESSecrétariat logistique : Mme Marie-Madeleine GUIOTSite Civitas : Joseph PERONAumônerie : Pères CapucinsConseiller doctrinal : M. l’abbé Xavier BEAUVAISCenseur doctrinal de la revue Civitas : M. l’abbé Gabriel BILLECOCQ -
Aurore Bergé les propositions surréalistes du rapport profs élèves
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Serpent de mer ?
par Louis-Joseph Delanglade
Algérie, Maroc et Tunisie n’ont cessé depuis leurs indépendances de constituer un des grands sujets d’intérêt, voire de préoccupation ou d’inquiétude, de notre politique étrangère. D’ailleurs, à la suite de M. Giscard d’Estaing, pas un seul des présidents successifs n’a manqué de se rendre au Maghreb, dans tel ou tel des trois pays, parfois les trois, toujours pour des annonces de lendemains communs qui chantent. Une sorte de serpent de mer. Ce qui est nouveau avec M. Macron, si l’on en croit la tonalité de ses deux discours de Tunis (l’un aux députés tunisiens, l’autre aux Français de Tunis), c’est que le conditionnel serait plus satisfaisant : les lendemains pourraient chanter…
Si ses prédécesseurs ont tous souligné le côté souhaitable et même nécessaire de la coopération entre les rives nord et sud de la Méditerranée, M. Macron a le mérite d’avoir compris que, sauf à se contenter de mots, cette coopération doit être structurée. Il a même envisagé la possibilité, dès cette année, d’une réunion euro-maghrébine à Paris, pour avancer dans ce sens. Mais il ressort aussi de ses propos, plus ou moins mais suffisamment pour se révéler dommageable, qu’il associe toujours l’Europe, sous sa forme bruxelloise, à la France et qu’il donne, même en y mettant les formes, des leçons aux uns et aux autres.
Pour réussir, une telle ambition politique doit d’abord être circonscrite. Sans remonter très loin dans le passé, il semblait en 2008, à en croire le très optimiste M. Sarkozy, que son Union pour la Méditerranée, forte de ses quarante-trois membres (vingt-huit Etats de l’U.E. et quinze d’Afrique du Nord, du Proche-Orient et d’Europe du Sud-Est) allait être le remède à tous les maux de la région. Dix ans après, c’est au mieux une usine à gaz. Projet trop ambitieux sans doute et surtout sans bases solides. En revanche, les données conjuguées de l’Histoire et de la géographie physique et humaine (ce dernier point est capital) incitent à envisager, avec les trois pays sus-cités, une forme d’union de la Méditerranée occidentale, à laquelle pourraient, devraient même, être conviés nos voisins européens d’Italie et d’Espagne. Diluer un tel projet en y associant d’autres pays d’Afrique ou d’Europe le viderait de son sens.
Pour réussir, il conviendrait aussi de se garder de tout néo-colonialisme idéologique. Or les discours tunisiens de M. Macron font la part trop belle à l’étalon de la bonne conduite démocratique. Sans doute peut-il paraître habile, à Tunis, de flatter le seul pays arabe qui ressemble un peu aux démocraties européennes. En revanche, la monarchie alaouite n’a aucune leçon à recevoir de M. Macron, pas plus d’ailleurs que le pouvoir algérien. Distribuer (ou pas) des bons points démocratiques à d’éventuels partenaires serait ridicule et contre-productif : comment ne pas comprendre en effet qu’au vu de la montée du salafisme toute logique démocratique et droit-de-lhommiste est dangereuse et, de toute façon, vouée à l’échec ? C’est, au contraire, en privilégiant relations et accords entre les Etats qu’on luttera efficacement contre l’islamisme, contre l’immigration sauvage et pour un développement harmonieux et apaisé de la zone.
Un peu plus de réalisme et de pragmatisme, un peu moins d’européisme et de démocratisme : cette condition nécessaire, mais pas forcément suffisante, s’impose à l’ambition méditerranéenne de M. Macron.
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TF1 A BEAU FAIRE LA DANSE DU VENTRE, MENNEL IBTISSEM, LA CANDIDATE VOILÉE DE THE VOICE, A BIEN SOUTENU DES ISLAMISTES
J’imagine la scène d’ici. Dans l’IGH (c’est comme ça qu’on appelle la tour centrale de l’immeuble du Point-du-Jour à Boulogne, quand on bosse chez TF1), les réunions de crise doivent succéder aux crises de nerfs. Comment en est-on arrivé là ? Comment la première chaîne de France (et la plus grosse d’Europe) a-t-elle pu se retrouver à mettre en avant une certaine Mennel Ibtissem, laquelle s’est répandue durant des mois sur les réseaux sociaux en y tenant des propos aussi controversés que « Les vrais terroristes, c’est notre gouvernement » (1er août 2016) ou en retweetant des publications de Barakacity, organisation islamique dont le fondateur – fiché par la DGSI – refusa, un jour, de serrer la main des femmes sur un plateau de Canal+.
Comment TF1 peut-elle maintenant gérer cette affaire ?
Toute la première partie de la saison de « The Voice » est enregistrée, en boîte, « prête à diffuser ». Qu’en fait-on ? On ne peut pas faire disparaître la gênante demoiselle d’un coup de montage magique, comme on le fit avec « Incroyable Talent » sur M6 pour effacer Gilbert Rozon. Il aurait fallu y penser plus tôt. Maintenant, la France l’a vue…
Le piège qui s’est refermé sur TF1 est celui du politiquement correct et du sacrifice à la coolitude : une jolie voilée, c’est tellement inclusif ! La diversité aux yeux bleus, c’est tout bénef, non ?
Alors TF1 et la prod de « The Voice » ont bien essayé le bonne vieille méthode du petit père Joseph : on efface ! Ainsi ont été effacés dans l’urgence son compte Facebook personnel et son compte Twitter. C’est bien peu connaître le Net que de se fourvoyer dans de telles pratiques : tout avait déjà été capturé ! Et les captures, c’est comme les petits pains et les poissons, ça a tendance à se multiplier à une vitesse de folie. Résultat : les reflux gastriques de Mennel Ibtissem pullulent sur les réseaux.
Par exemple, le 15 juillet 2016, le lendemain de l’attentat islamiste de Nice, la future candidate de « The Voice » tweetait sous le mot-dièse #PrenezNousPourDesCons en ironisant sur le fait que le terroriste (mot qu’elle entourait de guillemets !) avait sur lui sa pièce d’identité.
« The Voice » est non seulement une émission très regardée, mais les dégâts perdurent bien après la conclusion de la saison : le lauréat est auréolé d’une aura qui lui donne une force d’influence majeure auprès d’une certaine jeunesse qui part aisément à la dérive. Ériger en idole une islamiste au cerveau broyé (le correcteur de Boulevard Voltaire va encore me dire que je fais un pléonasme), c’est un jeu dangereux.
Deux questions restent maintenant en suspens :
– N’y a-t-il personne, chez TF1, qui consulte les profils des candidats avant de les mettre en lumière ?
– Que va faire TF1 ?Sur sa page Facebook professionnelle, qui a remplacé son profil personnel effacé, Mennel Ibtissem ne publie maintenant – taqiya aidant – que des appels à l’amour entre tous les êtres…
Ben tiens, #PrenezNousPourDesCons.