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France et politique française - Page 4867

  • Les vieux chefs de l’UMP ont peur

    D'Alain Dumait dans Les 4 Vérités :

    "Toujours, quand la gauche est amenée à constater son propre déclin, elle s’efforce de manipuler l’opinion pour affaiblir son adversaire, la droite parlementaire, dite « de gouvernement ». Ses tiroirs sont pleins de bombinettes, dont les matières explosives s’appellent « modification du mode de scrutin », « droit de vote des étrangers », « taxe exceptionnelle sur les riches »… En 2012, ce fut donc le mariage homo. Le sujet ne concernait que quelques milliers de personnes, et même peut-être quelques centaines seulement. Mais c’était un marqueur. Comme la peine de mort trente ans plus tôt. François Hollande, en bon politicard, devait savoir que le projet de loi, qui plus est défendu par une ex-indépendantiste guyanaise, mettrait la France « normale » en révolte. Qu’il y avait des risques de guerre civile, en tout cas de débats sans fin et inopportuns. Une sorte de nouvelle « affaire Dreyfus », du point de vue de la césure entre les pour et les contre au niveau de l’opinion.

    Et tout ça, 1) pour « embêter » l’UMP, 2) pour occulter la situation économique calamiteuse. Pour ce qui est de l’UMP, le « coup », comme disent les journalistes politiques, est peut-être bien joué. On verra d’ici peu si l’appareil entend ses troupes – accessoirement présentes sur le pavé le 26 mai – et, au-delà, le peuple de droite, hier couché et maintenant debout. On voit bien que les vieux chefs de l’UMP ont peur. Ni Juppé, ni Raffarin ne sont à l’aise. Jusqu’à NKM qui voudrait que le mariage homo « n’interfère » pas sur les primaires à Paris ! Comme s’il revenait aux stars de dire aux électeurs-téléspectateurs ce qu’ils doivent considérer…

    Compte tenu de ces circonstances, les primaires pour la désignation du chef de file UMP en vue des élections municipales à Paris de mars 2014 seront plus qu’un test, un moment de vérité. Le taux de participation sera un premier indicateur. Les caciques parisiens tablaient sur 12000 votants. Il y en a déjà plus de 16000. Qu’il y en ait finalement plus de 20000 et on pourra mesurer l’influence des réseaux numériques participant activement à cette nébuleuse qu’il faut bien appeler – comme Christophe Barbier – « teaparty à la française ». Qu’il y ait un deuxième tour serait aussi inattendu que la victoire de Copé sur Fillon à la présidence de l’UMP!… Mais, bien sûr, le nom du vainqueur sera l’essentiel. J’espère que ce ne sera pas NKM, mais plutôt JFL, c’est-à-dire Jean-François Legaret, le plus fidèle à la « Manif pour tous » des quatre élus (dont trois « parisiens ») candidats à cette primaire."

    Michel Janva http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Nouvelle coupure du pays en deux

     

    130528aLe rassemblement du 26 mai aura infligé plusieurs démentis à tous les perroquets qui se prennent pour de bons esprits. Il confirme une importante réaction de rejet d'un texte débattu depuis un an, voté depuis un mois, promulgué depuis une semaine, mais qu'on présente aujourd'hui pompeusement comme "la loi de la république". Autant dire, une fois de plus, qu'elle a été donnée par Dieu à Moïse sur le mot Sinaï et que cette modification du code civil ne pourra plus jamais être réécrite. Ceux qui en envisageraient la réforme seront privés de dessert.

    Or, on aurait sans doute pu éviter cette emphatique déchirure en formulant la loi autrement.

    Le 27 mai sur le plateau de "C dans l'air", Mme Vallaud-Belkacem,  lâché le morceau, sans peut-être sans rendre compte. Porte parole du gouvernement Hollande–Ayrault elle avait joué en 2007 le même rôle dans l'équipe de la candidate Ségolène Royal. Cette dernière, comme on a pu le remarquer estime aujourd'hui qu'on aurait gagné en ne prononçant pas le mot "mariage". Le responsable de l'émission a donc demandé à son ancienne collaboratrice, actuellement ministre, de se prononcer entre les deux points de vue.

    À cette question d'Yves Calvi la réponse signifiait bien clairement que le pouvoir avait choisi, de façon volontaire, la voie la plus provocatrice. C'est cela qui aura indigné une partie de la France depuis un an, laissant des traces durables de cette nouvelle fracture du pays. On ne s'étonnera donc pas d'apprendre qu'au soir de l'immense et pacifique "manif pour tous" de dimanche, les officines du ministère de l'Intérieur aient tout fait pour entacher cette journée d'une image de violence, complètement artificielle. Les seuls casseurs obéissaient manifestement aux ordres régimistes.

    "Ils" ont essayé : "ils" ont cependant échoué.

    Un mouvement pour la défense de la Famille française peut espérer se développer. Diverses nouvelles échéances ne manqueront pas d'apparaître. Il ne manquera pas de se prévaloir des centaines de milliers de manifestants alertés par la Loi Taubira. Son organisation a été rodée ; elle ne doit rien à la classe politique, quoique, là aussi, on ait cherché à tirer argument de la participation de quelques élus de droite. De cela personne ne saurait demeurer dupe.

    À ce jour, 14 pays sur 192 États membres de l'ONU ont donc adopté des législations similaires. Mais l'opposition à la dénaturation de la famille et de la société s'est montrée cette année plus nette en France que partout ailleurs. En cherchant la cause de cette singularité, on se demandera peut-être si ce pays, hélas de trop longue date, s'est situé aux avants gardes des idéologies artificielles et décadentielles du socialisme. (1)⇓

    Et cela contribue à dramatiser la coupure du pays en deux.

    Celle-ci ne date certes pas d'hier. Mais la loi Taubira, dans sa rédaction comme dans ses conséquences pratiques, dans la procédure de son adoption comme dans l'autisme de nos dirigeants face aux opposants, n'aura fait que l'aggraver.

    Peut-être la révèle-t-elle à ceux qui croient encore aux caractéristiques de la constitution de 1958. D'essence bonapartiste, car le gaullisme fonctionne comme un surgeon des deux aventures napoléoniennes et de la clownerie boulangiste, elle continue cette vieille maladie. Elle se donne l'illusion d'unifier le pays autour d'un chef hissé sur le pavois.

    En réalité elle engendre tout le contraire.

    Car depuis le regretté président Pompidou, on a vu successivement Giscard en 1974, Mitterrand en 1981, Chirac en 1995, Sarkozy en 2007 et maintenant Hollande. Irrésistible pente déclinante.

    Chacun énonçait des promesses de changement. Ce mot faisait rire un Coluche qui demandait déjà : "À part la poêle Tefal qui représente un progrès extraordinaire par rapport à la poêle ordinaire, et je ne crois pas que Giscard y soit pour grand-chose je voudrais bien savoir ce que c'est que le changement".

    On parlera même en 2006 de "rupture".

    Chacun s'empressait, une fois élu sur cette base, de la retirer d'autant plus aisément que l'abaissement des chambres, l'aplatissement du conseil constitutionnel et l'opacité du pouvoir anonyme de la "citadelle Bercy" facilitent l'escamotage.

    Or, chacun des épigones et diadoques a su, son tour venu, faire regretter son prédécesseur même à ceux qui, exécrant celui-ci avait cru bon de se rallier à celui-là.

    Ce n'est donc même plus la "forme" républicaine du gouvernement mais le fond socialo-maçonnique, (2)⇓ gauchisant et décadent, commun aux deux cliques alternantes, l'une ouvertement de gauche, l'autre faussement de droite que les Français rejettent.

    JG Malliarakis  http://www.insolent.fr/    

    Apostilles

    1. On épargnera au lecteur l'évocation franchement écœurante du festival de [Strauss]-Cannes.
    2. On se réfère ici au "Socialisme maçonnique" de AG Michel.
  • Témoignage sur la soirée du 26 mai aux Invalides

    Une manifestante nous écrit :

    "Enfin de retour de Paris dans ma tranquille petite ville de province, je prends le temps de vous envoyer ma part de témoignage.

    Juste à la fin de la manifestation, après que la pelouse des Invalides se soit bien vidée, une journaliste a commencé à se faire filmer par son caméraman pour son résumé de la manif. A plusieurs, nous nous sommes amusés à danser juste derrière elle avec des drapeaux LMPT et a crier des sloggans, d'une manière festive et franchement bon enfant. Elle s'est donc arrêté très vexée, en nous demandant d'arrêter. Nous lui avons répondu que nous la laisserons travailler quand elle racontera la vérité.

    A cet instant, un homme métis, avec un bandage à la main, surgit d'un coup et donne un coup de poing par derrière dans la caméra que tenait le caméraman sur son épaule. Nous nous précipitons sur lui le faisant reculer en lui criant d'aller s'énerver ailleurs, que ce n'est pas de cette façon que nous voulons agir. Jetant des coups d'oeil vers la journaliste, il se met à dire bien fort : "c'est parce que je suis noir que vous me virez, c'est ça?" On pouffe de rire, en lui répondant qu'il est complètement malade.

    La journaliste s'en va et lui s'éloigne vers l'entrée de la rue où les CRS ont monté un mur anti-émeute (rue saint Dominique ou rue de l'université, je ne sais pas, je ne suis pas parisienne...). A ce moment, un cousin me glisse à l'oreille que ce type pourrait bien être un flic en civil. Un groupe d'une dizaine de jeunes hommes se dirigeaient dans la même direction, juste derrière lui. Je cours donc vers eux et leur glisse : "attention, c'est peut être un flic en civil, il vient de frapper une caméra." Un de ces jeunes crie alors : "alerte, flic en civil".

    L'homme se retourne immédiatement vers nous, ainsi qu'un autre homme que je n'avais pas remarqué. Ils se mettent alors à courir vers les CRS, en fuyant mon groupe de jeunes hommes qui s'élancent à leur poursuite. Le mur anti émeute s'ouvre alors pour eux et nos deux hommes se réfugient derrière. CQFD, je l'ai vu de mes propres yeux et j'arrive pas à y croire pour de vrai".

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Vidéo : la montée sans violences de Génération Identitaire sur le toit du siège du PS

    Vidéo : la montée sans violences de <em>Génération Identitaire</em> sur le toit du siège du PS

    PARIS (NOVOpress) – Nous avons relaté l’occupation temporaire pacifique du toit du siège du Parti Socialiste par Génération Identitaire dimanche. Toit sur lequel ces jeunes gens ont déployé une banderole “Hollande démission”. Nous avons aussi relaté les suites judiciaires de ce que Harlem Désir, premier secrétaire du PS a qualifié d’attaque du siège du Parti socialiste”. A la kalach ou bien au camion bélier ? Sans compter les appels à la dissolution de Génération Identitaire par des représentants du PS pour ce sacrilège : être monté sur le toit du siège du Parti Socialiste.

    Mais nous n’avions pas publié la vidéo qui montre le caractère non-violent et sans effraction de la montée sur ce toit.

    Une banale échelle en plusieurs parties qui s’emboitent, il suffisait d’y penser ! Mais quelle organisation cela a du nécessiter, en repérage, en déplacement au nez à la barbe des milliers de policiers qui quadrillaient Paris ce jour-là, etc. ? Il faut dire que ces amateurs ont déjà l’expérience de l’organisation d’escalade à grand spectacle, lors de l’opération sur le toit du chantier de la future mosquée cathédrale de Poitiers, pour réclamer un référendum sur l’immigration et la construction de mosquées.

    On remarque, à partir de 2min13 les jeunes gens restés en bas, vite replier l’échelle et s’en aller avec elle pour que la masse de policiers qui allait être très vite alertée ne puisse pas l’utiliser à son arrivée. Elémentaire mon cher Watson !

    A l’inverse quel manque d’organisation de la Préfecture de police et du ministre de l’intérieur Manuel Valls. Le jour où ils savaient que des centaines de milliers de personnes allaient manifester à Paris contre la loi instituant le mariage homosexuel, ne pas avoir protégé le siège du Parti Socialiste par deux ou trois policiers en faction ! Le Préfet de Police de Paris et Manuel Valls vont-ils démissionner ?

    http://fr.novopress.info/

  • On n’est pas près de retourner dans notre placard ! par Gabrielle Cluzel

    Article paru sur Boulevard Voltaire

     

    La loi sur le mariage pour tous est promulguée, la manif du 26 mai est passée… Et maintenant ?

     

    Et maintenant, tout commence. Car, bien sûr, cette dernière manif n’était pas une fin mais un acte fondateur, qui sera sans doute dans l’histoire de notre pays comme le point de départ d’une reconfiguration du combat politique et culturel. Un premier coup de piolet ouvrant une brèche irréversible dans un mur de Berlin que l’on croyait, comme l’autre en son temps, imprenable.¢

     

    Le gouvernement tablait sur l’essoufflement. Ce public de « classes moyennes plutôt éduquées » (sic) – pour reprendre les termes de je ne sais quel quotidien -, attachées aux valeurs de réussite sociale, de famille et de confort bourgeois, peu portées sur la contestation déclarerait forfait, surtout un jour de fête des mères, en période de communions et d’examens. C’est tout le contraire qui s’est passé. Évidemment. Car avec la Manif pour tous, ce public-là a fait son coming out. Désinhibé, décomplexé, il n’a plus honte de ce qu’il est, il assume ses valeurs, ne se laisse plus intimider ni railler ; autant dire qu’il est inutile de compter sur lui pour retourner dans son placard.

     

     

    Il a surtout compris qu’il constituait une force de frappe. Sereine, pacifique, mais force de frappe quand même. Ces sept mois de Manif pour tous lui ont permis de se compter, de s’identifier, de s’organiser en réseaux distincts et autonomes (sans réel leader : ce qui pourrait passer pour une faiblesse est en fait une garantie de liberté), de mettre à bas aussi, par des rencontres sur le terrain et une connivence dans l’adversité, certains préjugés et clivages dépassés. En le confrontant au parti pris idéologique d’une certaine presse, ces sept mois l’ont enjoint à chercher l’information ailleurs, dans des médias alternatifs qui, du Salon beige à Boulevard Voltaire en passant par bien d’autres encore, relaient ce qui est occulté et tissent le lien entre les foyers de résistance. Une force de frappe, donc, qui grâce à la Manif pour tous s’est mise en ordre de bataille et qui ne s’en laissera plus conter.

     

     

    Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous, l’a prédit dimanche : « Nous participerons activement à la vie de la cité avec nos convictions et nos valeurs. »

     

     

    Sur le terrain électoral, par exemple.

     

     

    C’est la rue qui a été la locomotive du mouvement, les partis traditionnels n’ont fait que courir derrière le train pour tenter de le rattraper. La rue a donc pris la main. Comme une femme trop longtemps bafouée qui relève la tête, une partie de l’électorat dit « conservateur » a ainsi compris que continuer de voter pour une droite qui violente ses valeurs au seul motif qu’elle serait« moins pire quand même » que la gauche n’est plus une fatalité. Le rapport de forces s’est inversé, cet électorat n’est plus captif, a pris confiance en lui, et mettra ses hommes politiques face à leurs incohérences qu’elle sanctionnera, s’il le faut, dans les urnes. NKM sera-t-elle la première à en faire les frais ?

     

    Valls parlait d’interdire le Printemps français. Mais sera-ce suffisant pour en arrêter l’éclosion ? Le gouvernement ne voit-il donc pas la détermination joyeuse des jeunes pousses de cette « génération Manif pour tous », comme l’appelle Le Figaro, qui fleurit en ce mois de mai comme pâquerettes sur la pelouse des Invalides, et qui est en train — allez, disons-le, c’est le propre de la jeunesse — de prendre goût à cette jacquerie tout à la fois profonde et facétieuse (« Si t’es un flic en civil, tape dans tes mains ! », entendait-on chanter gaiement hier soir entre chien et loup au milieu des gaz lacrymogènes) ?

     

     

    Et ne regrette-t-il pas d’un coup d’avoir, depuis sept mois, par son implacable et sourd mépris, scrupuleusement labouré, semé, arrosé, couvert d’engrais ce terreau dans lequel la résistance a durablement pris racine ?¢
    Gabrielle Cluzel pour Boulevard Voltaire
  • Le Grand maître du Grand Orient de France en pleine névrose

    José Gulino, Grand maître du Grand Orient de France, a déclaré, entre autres inepties :

    « J’ai l’impression de me retrouver au temps de l’Inquisition. »

    « Nous sommes dans un climat de montée de l’intégrisme, du fascisme, du racisme. »

    « Nous devons sécuriser nos locaux, prendre des précautions, faire un travail de mémoire, redire l’Histoire. »

    « Mais quand la République est en danger, il faut la préserver et la défendre. »

    Ce qui est excessif est insignifiant. Mais on comprend mieux d’où viennent les demandes de rafles policières.

     Source

    http://www.contre-info.com/

  • Candidats UMP : quelle liberté pour des alliances locales ?

    Lu dans Le Monde :

     

    "Au sein de l'UMP, un autre point de clivage apparaît : celui des sanctions à prendre vis-à-vis des élus de droite qui fricotent avec les partisans du FN. Le parti de M. Copé a prononcé le 14 mai l'exclusion d'Arnaud Cléré, candidat UMP à Gamaches (Somme), qui a annoncé son intention de faire une alliance avec le FN. Mais Roland Chassain, maire UMP des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône), qui s'était désisté en faveur du parti frontiste aux législatives, n'a reçu qu'une lettre d'avertissement. Deux poids deux mesures ? " Il n'a pas été jusqu'à nouer une alliance effective avec le FN ", se défend M. Copé. Pour Xavier Bertrand et François Fillon, l'UMP ne doit pas attendre que des élus franchissent le pas pour les exclure. Le député de l'Aisne s'est dit favorable à l'exclusion de tous ceux qui souhaitent faire une alliance avec le FN, comme... Roland Chassain.

    Lors de la campagne des municipales, l'UMP risque de se retrouver de nouveau confrontée à des rapprochements entre ses candidats et ceux du parti de Marine Le Pen."

     

    Et dans un autre article :

     

    "Dans ce Sud-Est où l'UMP est omniprésente, se pose évidemment la question des alliances. " Nous tendons la main à tous ceux qui veulent nous rejoindre. Il n'y a d'ailleurs pas que des gens de droite qui viennent vers nous ", avance M. Bay. Il cite le cas - particulier - d'Anna Rosso-Roig, candidate Front de gauche aux législatives de 2012, qui vient de rejoindre le FN. Il concède cependant que " dans la majorité des cas, ce sont des gens de l'UMP ". Le FN explique volontiers qu'il n'a pas besoin de démarcher, les " contacts " viennent d'eux-mêmes. Ce phénomène s'explique, selon M. Bay, par une " fracture entre la base UMP et la direction nationale ". Les militants UMP " ne se sentent pas en phase avec le discours officiel. D'un côté, Jean-François Copé leur envoie des signaux et de l'autre, il leur pose un interdit définitif concernant les alliances ", affirme-t-il."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Résistance


    Hollande: 93 interpellations au lycée Buffon par actuclip

  • Le juge Estoup, vieille connaissance du FN, ne fait pas dans le détail… ses amis non plus

    L’hebdomadaire L’Express s’est arrêté très longuement fin février sur ce qu’il est convenu d’appeler l’Affaire Tapie (la dernière en date). Rappelons là brièvement. En 2007,   alors qu’il avait  appelé  à voter Sarkozy quelques mois auparavant (il récidivera en descendant François  Hollande en 2011 dans Le Point), l’Etat UMP, via le Trésor public, permettait à M. Tapie d’empocher 210 millions d’euros dans le cadre du règlement de l’affaire Adidas. Soit les 165 millions d’euros, après impôt, versés à la société GBT dont il est actionnaire à plus de 90% et 45 millions d’euros au titre du « préjudice moral » -un record en France-  une somme non imposable. En 2011 ce « règlement » à l’amiable refait surface  lorsque  la Cour des comptes  décida de transmettre à la Cour de discipline budgétaire et financière – chargé de sanctionner les fautes lourdes commis par les agents de l’Etat dans la gestion des finances publiques – un rapport mettant  en cause Jean-François Rocchi, président du Consortium de réalisation (CDR). C’est ce CDR qui est en effet  chargé de liquider le passif du Crédit Lyonnais. M. Rocchi, aurait notamment « convaincu le conseil d’administration du CDR, d’abandonner les procédures judiciaires opposant l’ancien Crédit Lyonnais et Bernard Tapie sur la vente d’Adidas, pour recourir à un tribunal arbitral privé », affirmait alors le Nouvel Obs. C’est ce tribunal qui aurait accordé à l’homme d’affaires ses indemnités faramineuses. Toujours selon le Nouvel Obs, Jean-François Rocchi aurait menacé de démissionner et même modifié des procès-verbaux de séance du conseil d’administration pour que le « pauvre » Bernard empoche le pactole. Christine Lagarde est alors elle aussi   mise en cause. Elle aurait donné l’ordre à Jean-François Rocchi de recourir à un tribunal arbitral -procédure sans précédent s’agissant d’une personne privée face à l’État- , affirmant à l’époque que Bernard Tapie toucherait « seulement » un maximum de 50 millions d’euros. Dans une lettre transmise à l’AFP, Jean-François Rocchi a  démenti  avoir contourné le conseil d’administration du CDR.

    « Le CDR  envisage désormais  un recours contre l’arbitrage.  A l’initiative du cabinet d’avocats August-Debouzy, qui défend ses intérêts, le CDR s’est réuni pour étudier la possibilité d’un recours, selon cette source qui a confirmé une information du Point.fr. » «  La justice rappelle L’Express,   enquête déjà sur la légalité du recours à l’arbitrage. Une instruction a été ouverte en septembre 2012 visant implicitement Jean-François Rocchi, le président du CDR et Bernard Scemama, ancien président de l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), l’entité contrôlant le CDR. Parallèlement, une procédure a été engagée devant la Cour de Justice de la République (CJR) contre l’ex-ministre de l’Economie Christine Lagarde, qui avait pris fin 2007 la décision de recourir à cet arbitrage pour solder le contentieux. L’actuelle patronne du FMI a toujours affirmé avoir pris seule l’initiative de l’arbitrage, selon elle la meilleure solution à l’époque …».

    En  juillet 2008,  François Bayrou affirmait  que cette décision d’indemnisation de M. Tapie était  « un renvoi d’ascenseur par Nicolas Sarkozy au soutien de Bernard Tapie lors des Présidentielles 2007 ». Ce qui  est certain c’est que cette affaire a l’étrange propriété de réunir plusieurs acharnés adversaires du FN. Front National  dont le slogan «tête haute et mains propres » sonne comme une insupportable provocation pour beaucoup de gamellards et autres habitués des fromages ripoublicains.

    Au premier rang de ses antinationaux de choc,   Tapie lui-même,   héraut du Système dans sa lutte contre le FN dans les années 90, jusqu’à ce que la prison le rattrape en 1997. Un hâbleur manipulateur  comme le constata en pratique  Bruno Gollnisch qui, avec le goût  de la confrontation des idées qui est le sien, accéda à sa demande et  lui donna l’occasion de s’exprimer dans une réunion publique du  FN à Orange (Vaucluse)   en 1992, lors de la  campagne pour les régionales. Nanar s’y ridiculisa,  insulta avec des arguments bien  pauvrets l’assistance et fit quelques  heures plus tard, devant des micros complaisants,   un compte rendu particulièrement mensonger de ladite réunion , traitant  les électeurs frontistes  de « salauds » coupables  de pulsions génocidaires !

    L’Express rapporte  que trois autres  vieilles connaissances du FN composaient ce fameux tribunal arbitral si compréhensif vis-à-vis de M. Tapie : « Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Denis Bredin, avocat et Pierre Estoup, magistrat, tous acceptés par toutes les parties en tant que Juges-Arbitres. » Les domiciles de  ces derniers ont été perquisitionnés dans le cadre de cette  affaire tout comme ceux de « Bernard Tapie et de Stéphane Richard, ex-directeur de cabinet de Mme Lagarde (…), les  cabinets de Maurice Lantourne, l’avocat de Bernard Tapie (…) de Me Gilles August (…), le domicile et le bureau de Claude Guéant, ex-Secrétaire général de l’Elysée (…). »

    Le  juriste  Pierre Mazeaud, accessoirement président de la Fondation Charles-de-Gaulle,  est un farouche ennemi de l’opposition nationale, populaire et sociale depuis toujours. Le JDD rappelait en juin 2012, juste après les législatives,  que  « Sa détestation des idées du Front National n’a pas faibli avec le temps: Les alliances prônées par certains UMP avec le FN sont monstrueuses. Je me félicite de l’échec de Mme Morano aux législatives. Alors que la p’tite Kosciusko-Morizet a résisté et a été élue! » Comme c’est émouvant…

    L’académicien Jean-Denis  Bredin, autre  adversaire vigilant  du FN, met  régulièrement en garde contre les nationaux.  En mars 1997 il s’était même fendu d’une tribune solennelle et ampoulée  dans  Le  Monde  dans laquelle il  appelait au « combat nécessaire » contre le FN. Le magistrat à a retraite Pierre Estoup,  ancien premier président de la cour d’appel de Versailles (Yvelines),  est un cas tout aussi intéressant, mais  un peu à part.

    L’Express rapporte que ce tribunal arbitral du  trio Mazeaud-Bredin-Estoup  « s’est partagé (pour ce travail)  1 million d’euros et 99 000 euros de frais. » Or, «  Aujourd’hui, les soupçons de proximité de (Pierre Estoup, NDLR), l’ancien juge, âgé de 86 ans, avec l’avocat de Bernard Tapie, (Me Maurice Lantourne, NDLR)  pourraient provoquer la remise en question de l’arbitrage de 2008 favorable à l’homme d’affaires (…). Car ces relations (avec Me Lantourne, NDLR) , qu’il reconnaît désormais, l’arbitre s’était bien gardé d’en parler lors de sa désignation, alors que la loi l’y contraint. Cette disposition a même un nom: l’obligation de révélation (…).»

    «Selon le professeur de droit spécialiste de l’arbitrage,  Thomas Clay, l’information aurait sans doute conduit à sa récusation. Pierre Estoup ne pouvait l’ignorer. Depuis sa retraite de la magistrature, en 1991, il s’est spécialisé dans l’arbitrage. Certaines de ces décisions, comme dans l’affaire Elf, ont déjà prêté à controverse. Un nouvel épisode est venu nourrir la suspicion. Le 28 juillet 2011, Pierre Estoup se voit récuser d’un arbitrage à la demande du Cameroun. Pour faire valoir sa démarche, ce pays a mis en avant le défaut d’indépendance et d’impartialité de l’arbitre. La raison? La présence de Me Lantourne dans le dossier. La cour d’appel de Paris annulera un peu plus tard la sentence d’arbitrage. »

    Pierre Estoup présidait la  cour d’appel de Versailles qui, le 18 mars 1991, condamna Jean-Marie Le Pen à la somme délirante de  1 200 000 francs de dommages et intérêts (plus de 183 000 euros !) pour ses propos tenus  sur RTL le 13 septembre 1987, dans l’affaire dite du détail,  lancée alors  médiatiquement par feu la très à gauche  Agence centrale  de Presse (ACP).

    Le Menhir  dut noyamment  payer 100 000 francs à chacune des neuf associations parties civiles : la Licra, l’Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF), la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance ( F.N.D.I.R) , l’Amicale des anciens déportés juifs de France (AADJF), l’Amicale des déportés de Blechhammer-Auchwitz III, l’Amicale des anciens déportés de Bruna Monowitz-Auchwitz III, l’Association pour la fondation de la mémoire d‘Auschwitz, l’Association des fils et filles de déportés juifs de France, l’Union  des tziganes et voyageurs de France…

    Rappelons-le,  Jean-Marie Le Pen avait indiqué   à l’antenne de ce Grand Jury  RTL   son attachement  à la liberté d’expression et de recherche historique, puis avait ajouté en réponse à une  question : «  Je suis passionné par l’histoire de la seconde guerre mondiale. Je me pose un certain nombre de questions (…). Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale. » 

    Point de détail. Partie d’un tout. Comme l’est aux yeux de nos impeccables juristes anti frontistes l’argent des contribuables français qu’ils ont  accordé si  généreusement à l’ex patron de l’OM,  constate Bruno Gollnisch. Que  le juge Estoup, arbitre en son temps  des élégances sémantiques, soit aujourd’hui rattrapé (?) par l’Affaire Tapie, personnage emblématique de la ripoublique,  a valeur de symbole. La vengeance de Toutanklepen a-t-elle a encore frappé ?

    http://www.gollnisch.com

  • Les fonctionnaires du syndicalisme

    L’État, les syndicats et les organisations patronales sont un peu les trois petits singes du système social français. Mais par son interventionnisme, l’État est parvenu à « fonctionnariser » les organisations de salariés.
    Rien n'est plus révélateur de la place que les organisations professionnelles, tant syndicales que patronales, occupent au sein du système politique français, que la tentative de l’État d'enterrer le rapport du député Nicolas Perruchot sur le financement desdites organisations - avec le concours empressé de Bernard Accoyer, alors président de l'Assemblée nationale, qui menaça de lourdes sanctions quiconque aurait le mauvais goût de rendre public ce document officiellement voué à l'oubli.
    À quelque temps de là, l'hebdomadaire Le Point n'en a pas moins mis en ligne le document sur son site Internet. Il en ressort ce qui n'était un secret pour personne, à savoir que les syndicats français sont très peu financés par leurs propres adhérents et vivent très largement, au contraire, des subventions de l’État, notamment en ce qui concerne les syndicats de salariés, et du paritarisme, toujours avec la bénédiction de la puissance publique. De quoi douter de leur réelle indépendance, surtout quand on sait que le taux de syndicalisation ne dépasse pas 7,5 % de la population active française et que ce taux est trois fois plus élevé dans le secteur public que dans le secteur privé.
    L’État a tout fait pour encourager cette sur-syndicalisation du secteur public (ou para-public), notamment après 1981 : « Les socialistes s'appliquèrent alors à institutionnaliser le syndicalisme, en donnant aux syndicats de nombreuses prérogatives consultatives, dans toutes sortes de secteurs de la vie publique, nous explique un expert des affaires sociales(1), de sorte qu'aujourd'hui, une union départementale de syndicats, par exemple, a des mandats de représentation dans tant de commissions publiques - comité de développement économique, comité consultatif des personnes âgées, commission départementale de l'eau, commission municipale des taxis, etc. -, qu'elle ne peut fonctionner qu'avec des permanents. Les organisations professionnelles ont vite compris qu'en jouant ce jeu de l'institutionnalisation, elles avaient donc moins besoin de militants que de permanents. Où les trouver ces permanents ? Précisément dans la fonction publique, par le jeu des mises à disposition et des dispenses d'activité, comme l'a justement souligné le rapport Perruchot. »
    Le même rapport Perruchot expose une autre raison qui conduit les syndicats à recruter en priorité au sein de la fonction publique : les différents ministères subventionnent très largement les organisations syndicales, à des titres divers, mais notamment au titre de la contribution des organisations syndicales au dialogue social dans la fonction publique. À cette fin, chaque ministère dispose d'une enveloppe attribuée aux organisations syndicales, qui ont donc tout intérêt à être bien représentées dans le secteur publique...
    Une chasse gardée de la Fonction publique
    On en arrive ainsi à une situation de quasi-fonctionnarisation d'un syndicalisme institutionnel, dont les permanents sont des fonctionnaires détachés, soit payés sur des subventions de l’État, soit directement rémunérés par leur ministère d'origine ! Le syndicalisme lui-même devient une sorte de chasse gardée de la fonction publique, à tel point que l'on trouve des fonctionnaires jusqu'au sein des conseils d'administration des caisses de retraites du secteur privé, à commencer par la Cnav...
    Il en résulte plusieurs effets pervers : en premier heu, les syndicats défendent en priorité leur principale clientèle, c'est-à-dire les fonctionnaires et assimilés. C'est ainsi qu'en 2008, on a vu le président de l’Arrco (régime de retraite complémentaire du privé), Bernard Devy, se battre à Matignon pour sauver les très généreux régimes spéciaux de retraite du secteur public, avec une fougue qui n'avait pas été déployée à l'époque où les retraites du privé avaient fait les frais des réformes. Parallèlement, les salariés du secteur privé se détournent toujours davantage des syndicats.
    Autre effet pervers : en raison de la puissance des syndicats de la fonction publique, les ministres ont tenté d'acheter la paix sociale au sein de leurs ministères en promouvant des syndicalistes, ce qui entraîne une confusion des genres : ainsi le père de l'ex-secrétaire général de la CFDT François Chérèque, Jacques Chérèque, fut dirigeant syndical (secrétaire général adjoint de la CFDT) puis ministre de François Mitterrand... « Tout cela contribue à créer dans les ministères une espèce d'endogamie : on ne sait plus très bien au fond, qui dirige qui... », commente notre expert des affaires sociales.
    Enfin, la première mission qui incombe à un syndicat devrait plutôt consister à représenter les salariés auprès de la direction d'une entreprise, qu'à siéger au sein de la commission départementale de l'eau...
    À cet égard, l'interventionnisme permanent de l’État fausse aussi les négociations entre syndicats et patronat. « Les syndicats savent qu'in fine, c'est le législateur qui décidera, ils ont donc intérêt à faire du lobbying politique plutôt que de négocier avec le patronat. Et du côté du patronat, les chefs d'entreprise n'ont pas intérêt à être mieux-disants sur le sujet social, ni trop imaginatifs, puisque l’État ou le législateur peuvent intervenir à tout moment, en leur dictant leur conduite. L'interventionnisme n'encourage donc pas la culture de la négociation », observe encore notre expert.
    Mais ce que le syndicalisme y a perdu, l'administration l'a gagné...
    Hervé Bizien monde & vie
    1. Notre correspondant a souhaité garder l'anonymat.