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France et politique française - Page 4868

  • Le Grand maître du Grand Orient de France en pleine névrose

    José Gulino, Grand maître du Grand Orient de France, a déclaré, entre autres inepties :

    « J’ai l’impression de me retrouver au temps de l’Inquisition. »

    « Nous sommes dans un climat de montée de l’intégrisme, du fascisme, du racisme. »

    « Nous devons sécuriser nos locaux, prendre des précautions, faire un travail de mémoire, redire l’Histoire. »

    « Mais quand la République est en danger, il faut la préserver et la défendre. »

    Ce qui est excessif est insignifiant. Mais on comprend mieux d’où viennent les demandes de rafles policières.

     Source

    http://www.contre-info.com/

  • Candidats UMP : quelle liberté pour des alliances locales ?

    Lu dans Le Monde :

     

    "Au sein de l'UMP, un autre point de clivage apparaît : celui des sanctions à prendre vis-à-vis des élus de droite qui fricotent avec les partisans du FN. Le parti de M. Copé a prononcé le 14 mai l'exclusion d'Arnaud Cléré, candidat UMP à Gamaches (Somme), qui a annoncé son intention de faire une alliance avec le FN. Mais Roland Chassain, maire UMP des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône), qui s'était désisté en faveur du parti frontiste aux législatives, n'a reçu qu'une lettre d'avertissement. Deux poids deux mesures ? " Il n'a pas été jusqu'à nouer une alliance effective avec le FN ", se défend M. Copé. Pour Xavier Bertrand et François Fillon, l'UMP ne doit pas attendre que des élus franchissent le pas pour les exclure. Le député de l'Aisne s'est dit favorable à l'exclusion de tous ceux qui souhaitent faire une alliance avec le FN, comme... Roland Chassain.

    Lors de la campagne des municipales, l'UMP risque de se retrouver de nouveau confrontée à des rapprochements entre ses candidats et ceux du parti de Marine Le Pen."

     

    Et dans un autre article :

     

    "Dans ce Sud-Est où l'UMP est omniprésente, se pose évidemment la question des alliances. " Nous tendons la main à tous ceux qui veulent nous rejoindre. Il n'y a d'ailleurs pas que des gens de droite qui viennent vers nous ", avance M. Bay. Il cite le cas - particulier - d'Anna Rosso-Roig, candidate Front de gauche aux législatives de 2012, qui vient de rejoindre le FN. Il concède cependant que " dans la majorité des cas, ce sont des gens de l'UMP ". Le FN explique volontiers qu'il n'a pas besoin de démarcher, les " contacts " viennent d'eux-mêmes. Ce phénomène s'explique, selon M. Bay, par une " fracture entre la base UMP et la direction nationale ". Les militants UMP " ne se sentent pas en phase avec le discours officiel. D'un côté, Jean-François Copé leur envoie des signaux et de l'autre, il leur pose un interdit définitif concernant les alliances ", affirme-t-il."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Résistance


    Hollande: 93 interpellations au lycée Buffon par actuclip

  • Le juge Estoup, vieille connaissance du FN, ne fait pas dans le détail… ses amis non plus

    L’hebdomadaire L’Express s’est arrêté très longuement fin février sur ce qu’il est convenu d’appeler l’Affaire Tapie (la dernière en date). Rappelons là brièvement. En 2007,   alors qu’il avait  appelé  à voter Sarkozy quelques mois auparavant (il récidivera en descendant François  Hollande en 2011 dans Le Point), l’Etat UMP, via le Trésor public, permettait à M. Tapie d’empocher 210 millions d’euros dans le cadre du règlement de l’affaire Adidas. Soit les 165 millions d’euros, après impôt, versés à la société GBT dont il est actionnaire à plus de 90% et 45 millions d’euros au titre du « préjudice moral » -un record en France-  une somme non imposable. En 2011 ce « règlement » à l’amiable refait surface  lorsque  la Cour des comptes  décida de transmettre à la Cour de discipline budgétaire et financière – chargé de sanctionner les fautes lourdes commis par les agents de l’Etat dans la gestion des finances publiques – un rapport mettant  en cause Jean-François Rocchi, président du Consortium de réalisation (CDR). C’est ce CDR qui est en effet  chargé de liquider le passif du Crédit Lyonnais. M. Rocchi, aurait notamment « convaincu le conseil d’administration du CDR, d’abandonner les procédures judiciaires opposant l’ancien Crédit Lyonnais et Bernard Tapie sur la vente d’Adidas, pour recourir à un tribunal arbitral privé », affirmait alors le Nouvel Obs. C’est ce tribunal qui aurait accordé à l’homme d’affaires ses indemnités faramineuses. Toujours selon le Nouvel Obs, Jean-François Rocchi aurait menacé de démissionner et même modifié des procès-verbaux de séance du conseil d’administration pour que le « pauvre » Bernard empoche le pactole. Christine Lagarde est alors elle aussi   mise en cause. Elle aurait donné l’ordre à Jean-François Rocchi de recourir à un tribunal arbitral -procédure sans précédent s’agissant d’une personne privée face à l’État- , affirmant à l’époque que Bernard Tapie toucherait « seulement » un maximum de 50 millions d’euros. Dans une lettre transmise à l’AFP, Jean-François Rocchi a  démenti  avoir contourné le conseil d’administration du CDR.

    « Le CDR  envisage désormais  un recours contre l’arbitrage.  A l’initiative du cabinet d’avocats August-Debouzy, qui défend ses intérêts, le CDR s’est réuni pour étudier la possibilité d’un recours, selon cette source qui a confirmé une information du Point.fr. » «  La justice rappelle L’Express,   enquête déjà sur la légalité du recours à l’arbitrage. Une instruction a été ouverte en septembre 2012 visant implicitement Jean-François Rocchi, le président du CDR et Bernard Scemama, ancien président de l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), l’entité contrôlant le CDR. Parallèlement, une procédure a été engagée devant la Cour de Justice de la République (CJR) contre l’ex-ministre de l’Economie Christine Lagarde, qui avait pris fin 2007 la décision de recourir à cet arbitrage pour solder le contentieux. L’actuelle patronne du FMI a toujours affirmé avoir pris seule l’initiative de l’arbitrage, selon elle la meilleure solution à l’époque …».

    En  juillet 2008,  François Bayrou affirmait  que cette décision d’indemnisation de M. Tapie était  « un renvoi d’ascenseur par Nicolas Sarkozy au soutien de Bernard Tapie lors des Présidentielles 2007 ». Ce qui  est certain c’est que cette affaire a l’étrange propriété de réunir plusieurs acharnés adversaires du FN. Front National  dont le slogan «tête haute et mains propres » sonne comme une insupportable provocation pour beaucoup de gamellards et autres habitués des fromages ripoublicains.

    Au premier rang de ses antinationaux de choc,   Tapie lui-même,   héraut du Système dans sa lutte contre le FN dans les années 90, jusqu’à ce que la prison le rattrape en 1997. Un hâbleur manipulateur  comme le constata en pratique  Bruno Gollnisch qui, avec le goût  de la confrontation des idées qui est le sien, accéda à sa demande et  lui donna l’occasion de s’exprimer dans une réunion publique du  FN à Orange (Vaucluse)   en 1992, lors de la  campagne pour les régionales. Nanar s’y ridiculisa,  insulta avec des arguments bien  pauvrets l’assistance et fit quelques  heures plus tard, devant des micros complaisants,   un compte rendu particulièrement mensonger de ladite réunion , traitant  les électeurs frontistes  de « salauds » coupables  de pulsions génocidaires !

    L’Express rapporte  que trois autres  vieilles connaissances du FN composaient ce fameux tribunal arbitral si compréhensif vis-à-vis de M. Tapie : « Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Denis Bredin, avocat et Pierre Estoup, magistrat, tous acceptés par toutes les parties en tant que Juges-Arbitres. » Les domiciles de  ces derniers ont été perquisitionnés dans le cadre de cette  affaire tout comme ceux de « Bernard Tapie et de Stéphane Richard, ex-directeur de cabinet de Mme Lagarde (…), les  cabinets de Maurice Lantourne, l’avocat de Bernard Tapie (…) de Me Gilles August (…), le domicile et le bureau de Claude Guéant, ex-Secrétaire général de l’Elysée (…). »

    Le  juriste  Pierre Mazeaud, accessoirement président de la Fondation Charles-de-Gaulle,  est un farouche ennemi de l’opposition nationale, populaire et sociale depuis toujours. Le JDD rappelait en juin 2012, juste après les législatives,  que  « Sa détestation des idées du Front National n’a pas faibli avec le temps: Les alliances prônées par certains UMP avec le FN sont monstrueuses. Je me félicite de l’échec de Mme Morano aux législatives. Alors que la p’tite Kosciusko-Morizet a résisté et a été élue! » Comme c’est émouvant…

    L’académicien Jean-Denis  Bredin, autre  adversaire vigilant  du FN, met  régulièrement en garde contre les nationaux.  En mars 1997 il s’était même fendu d’une tribune solennelle et ampoulée  dans  Le  Monde  dans laquelle il  appelait au « combat nécessaire » contre le FN. Le magistrat à a retraite Pierre Estoup,  ancien premier président de la cour d’appel de Versailles (Yvelines),  est un cas tout aussi intéressant, mais  un peu à part.

    L’Express rapporte que ce tribunal arbitral du  trio Mazeaud-Bredin-Estoup  « s’est partagé (pour ce travail)  1 million d’euros et 99 000 euros de frais. » Or, «  Aujourd’hui, les soupçons de proximité de (Pierre Estoup, NDLR), l’ancien juge, âgé de 86 ans, avec l’avocat de Bernard Tapie, (Me Maurice Lantourne, NDLR)  pourraient provoquer la remise en question de l’arbitrage de 2008 favorable à l’homme d’affaires (…). Car ces relations (avec Me Lantourne, NDLR) , qu’il reconnaît désormais, l’arbitre s’était bien gardé d’en parler lors de sa désignation, alors que la loi l’y contraint. Cette disposition a même un nom: l’obligation de révélation (…).»

    «Selon le professeur de droit spécialiste de l’arbitrage,  Thomas Clay, l’information aurait sans doute conduit à sa récusation. Pierre Estoup ne pouvait l’ignorer. Depuis sa retraite de la magistrature, en 1991, il s’est spécialisé dans l’arbitrage. Certaines de ces décisions, comme dans l’affaire Elf, ont déjà prêté à controverse. Un nouvel épisode est venu nourrir la suspicion. Le 28 juillet 2011, Pierre Estoup se voit récuser d’un arbitrage à la demande du Cameroun. Pour faire valoir sa démarche, ce pays a mis en avant le défaut d’indépendance et d’impartialité de l’arbitre. La raison? La présence de Me Lantourne dans le dossier. La cour d’appel de Paris annulera un peu plus tard la sentence d’arbitrage. »

    Pierre Estoup présidait la  cour d’appel de Versailles qui, le 18 mars 1991, condamna Jean-Marie Le Pen à la somme délirante de  1 200 000 francs de dommages et intérêts (plus de 183 000 euros !) pour ses propos tenus  sur RTL le 13 septembre 1987, dans l’affaire dite du détail,  lancée alors  médiatiquement par feu la très à gauche  Agence centrale  de Presse (ACP).

    Le Menhir  dut noyamment  payer 100 000 francs à chacune des neuf associations parties civiles : la Licra, l’Associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF), la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance ( F.N.D.I.R) , l’Amicale des anciens déportés juifs de France (AADJF), l’Amicale des déportés de Blechhammer-Auchwitz III, l’Amicale des anciens déportés de Bruna Monowitz-Auchwitz III, l’Association pour la fondation de la mémoire d‘Auschwitz, l’Association des fils et filles de déportés juifs de France, l’Union  des tziganes et voyageurs de France…

    Rappelons-le,  Jean-Marie Le Pen avait indiqué   à l’antenne de ce Grand Jury  RTL   son attachement  à la liberté d’expression et de recherche historique, puis avait ajouté en réponse à une  question : «  Je suis passionné par l’histoire de la seconde guerre mondiale. Je me pose un certain nombre de questions (…). Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale. » 

    Point de détail. Partie d’un tout. Comme l’est aux yeux de nos impeccables juristes anti frontistes l’argent des contribuables français qu’ils ont  accordé si  généreusement à l’ex patron de l’OM,  constate Bruno Gollnisch. Que  le juge Estoup, arbitre en son temps  des élégances sémantiques, soit aujourd’hui rattrapé (?) par l’Affaire Tapie, personnage emblématique de la ripoublique,  a valeur de symbole. La vengeance de Toutanklepen a-t-elle a encore frappé ?

    http://www.gollnisch.com

  • Les fonctionnaires du syndicalisme

    L’État, les syndicats et les organisations patronales sont un peu les trois petits singes du système social français. Mais par son interventionnisme, l’État est parvenu à « fonctionnariser » les organisations de salariés.
    Rien n'est plus révélateur de la place que les organisations professionnelles, tant syndicales que patronales, occupent au sein du système politique français, que la tentative de l’État d'enterrer le rapport du député Nicolas Perruchot sur le financement desdites organisations - avec le concours empressé de Bernard Accoyer, alors président de l'Assemblée nationale, qui menaça de lourdes sanctions quiconque aurait le mauvais goût de rendre public ce document officiellement voué à l'oubli.
    À quelque temps de là, l'hebdomadaire Le Point n'en a pas moins mis en ligne le document sur son site Internet. Il en ressort ce qui n'était un secret pour personne, à savoir que les syndicats français sont très peu financés par leurs propres adhérents et vivent très largement, au contraire, des subventions de l’État, notamment en ce qui concerne les syndicats de salariés, et du paritarisme, toujours avec la bénédiction de la puissance publique. De quoi douter de leur réelle indépendance, surtout quand on sait que le taux de syndicalisation ne dépasse pas 7,5 % de la population active française et que ce taux est trois fois plus élevé dans le secteur public que dans le secteur privé.
    L’État a tout fait pour encourager cette sur-syndicalisation du secteur public (ou para-public), notamment après 1981 : « Les socialistes s'appliquèrent alors à institutionnaliser le syndicalisme, en donnant aux syndicats de nombreuses prérogatives consultatives, dans toutes sortes de secteurs de la vie publique, nous explique un expert des affaires sociales(1), de sorte qu'aujourd'hui, une union départementale de syndicats, par exemple, a des mandats de représentation dans tant de commissions publiques - comité de développement économique, comité consultatif des personnes âgées, commission départementale de l'eau, commission municipale des taxis, etc. -, qu'elle ne peut fonctionner qu'avec des permanents. Les organisations professionnelles ont vite compris qu'en jouant ce jeu de l'institutionnalisation, elles avaient donc moins besoin de militants que de permanents. Où les trouver ces permanents ? Précisément dans la fonction publique, par le jeu des mises à disposition et des dispenses d'activité, comme l'a justement souligné le rapport Perruchot. »
    Le même rapport Perruchot expose une autre raison qui conduit les syndicats à recruter en priorité au sein de la fonction publique : les différents ministères subventionnent très largement les organisations syndicales, à des titres divers, mais notamment au titre de la contribution des organisations syndicales au dialogue social dans la fonction publique. À cette fin, chaque ministère dispose d'une enveloppe attribuée aux organisations syndicales, qui ont donc tout intérêt à être bien représentées dans le secteur publique...
    Une chasse gardée de la Fonction publique
    On en arrive ainsi à une situation de quasi-fonctionnarisation d'un syndicalisme institutionnel, dont les permanents sont des fonctionnaires détachés, soit payés sur des subventions de l’État, soit directement rémunérés par leur ministère d'origine ! Le syndicalisme lui-même devient une sorte de chasse gardée de la fonction publique, à tel point que l'on trouve des fonctionnaires jusqu'au sein des conseils d'administration des caisses de retraites du secteur privé, à commencer par la Cnav...
    Il en résulte plusieurs effets pervers : en premier heu, les syndicats défendent en priorité leur principale clientèle, c'est-à-dire les fonctionnaires et assimilés. C'est ainsi qu'en 2008, on a vu le président de l’Arrco (régime de retraite complémentaire du privé), Bernard Devy, se battre à Matignon pour sauver les très généreux régimes spéciaux de retraite du secteur public, avec une fougue qui n'avait pas été déployée à l'époque où les retraites du privé avaient fait les frais des réformes. Parallèlement, les salariés du secteur privé se détournent toujours davantage des syndicats.
    Autre effet pervers : en raison de la puissance des syndicats de la fonction publique, les ministres ont tenté d'acheter la paix sociale au sein de leurs ministères en promouvant des syndicalistes, ce qui entraîne une confusion des genres : ainsi le père de l'ex-secrétaire général de la CFDT François Chérèque, Jacques Chérèque, fut dirigeant syndical (secrétaire général adjoint de la CFDT) puis ministre de François Mitterrand... « Tout cela contribue à créer dans les ministères une espèce d'endogamie : on ne sait plus très bien au fond, qui dirige qui... », commente notre expert des affaires sociales.
    Enfin, la première mission qui incombe à un syndicat devrait plutôt consister à représenter les salariés auprès de la direction d'une entreprise, qu'à siéger au sein de la commission départementale de l'eau...
    À cet égard, l'interventionnisme permanent de l’État fausse aussi les négociations entre syndicats et patronat. « Les syndicats savent qu'in fine, c'est le législateur qui décidera, ils ont donc intérêt à faire du lobbying politique plutôt que de négocier avec le patronat. Et du côté du patronat, les chefs d'entreprise n'ont pas intérêt à être mieux-disants sur le sujet social, ni trop imaginatifs, puisque l’État ou le législateur peuvent intervenir à tout moment, en leur dictant leur conduite. L'interventionnisme n'encourage donc pas la culture de la négociation », observe encore notre expert.
    Mais ce que le syndicalisme y a perdu, l'administration l'a gagné...
    Hervé Bizien monde & vie
    1. Notre correspondant a souhaité garder l'anonymat.

  • Le droit de savoir

    « Comment l’extrême droite a pénétré la revue de Polytechnique ». À cette question majeure, qui fait bien évidemment froid dans le dos des citoyens du monde et des humanistes, la jeune journaliste Florencia Rovira Torres, consacrait un long article sur le site de Rue 89 il y a quelques jours. Ainsi, le nom de l’universitaire Catherine Rouvier apparaît dans La Jaune et la Rouge, la revue des anciens étudiants de l’École polytechnique, notamment dans le cadre de « son gros dossier sur la démographie ». Horreur absolue « Dans son papier Pourquoi les Européennes ont-elles si peu d’enfants ? (depuis retiré du site web de la revue, mais encore disponible en cache), Catherine Rouvier part de ce qui pour elle est un constat ; l’image de la maternité est victime d’un dénigrement et celui-ci est une des causes majeures du faible taux de natalité en Europe. »

    Cela va sans dire, mais comment pouvait-il en être autrement vu de gauche ? ; « l’article de Catherine Rouvier a suscité la consternation de plusieurs lecteurs, certains se disent même choqués » (sic). Sur le site de la revue, des internautes se demandent pourquoi La Jaune et la Rouge a choisi de le publier. »

    Pas de doute, la Bête est belle et bien débusquée : Catherine Rouvier est « une militante d’extrême droite. Elle a été parachutée par le Front National dans la 19e circonscription du Nord, pour les élections législatives de 2012, sous l’étiquette Siel (Souveraineté, indépendance et libertés) et sera candidate FN à Aix-en-Provence pour les élections municipales de 2014. »

    Pire encore (?), « en 2010, cette chroniqueuse de la réactionnaire Radio Courtoisie avait été invitée, par l’Institut de géopolitique des populations (IGP) fondé et présidé par le professeur Yves-Marie Laulan– un lobby nataliste de droite dont une des préoccupations majeures est l’immigration incontrôlée qui détruit peu à peu la France – , à participer à un colloque à l’Assemblée nationale où elle a tenu un discours devant des élus sous la rubrique savante Les femmes devant le déclin démographique ».

    Et cet article de rapporter encore des propos forcément effroyables de Mme Rouvier ; qui « n’hésite pas à faire appel à Pétain et sa politique nataliste, à s’en prendre à l’avortement » et qui a osé déclarer : Ne soyez pas les complices de la destruction de notre civilisation bimillénaire. (…) Nos batailles à nous, ce sont nos maternités. » Histoire d’aggraver son cas Mme Rouvier aurait ajouté : « Black is beautiful […] Mais white aussi is beautiful. Et white is dying, ending… »

    Si Christian Marchal a été président du groupe X-DEP (Démographie, Économie, Population) pendant 17 ans, il ne l’est plus depuis deux ans et « a été remplacé par l’économiste Jean-Claude Prager, décidé à tourner la page des visions traditionalistes (sic) de son prédécesseur ». Mais c’est M. Marchal « qui s’est chargé de coordonner le fameux dossier sur la démographie », qui a ouvert les colonnes de La Jaune et la Rouge à Mme Rouvier se désole Rue 89.

    Faut-il brûler Polytechnique, y opérer une descente de la Licra, du Mrap, de SOS Racisme ou de la LDH ? Cette question mérite d’être posée puisque faisant preuve d’une ouverture d’esprit assez peu citoyenne et bien peu politiquement correcte , « Laurent Billès-Garabédian, le président de l’association des anciens polytechniciens, assume la publication de ce texte ».

    « Est-ce que je me reconnais dans l’article ? La réponse est non. Est-ce que je publierais ce texte à nouveau ? Je vais peut-être vous choquer, mais la réponse est oui. Il explique que la revue cherche à présenter une pluralité d’opinions tout en soulignant que l’association reste apolitique. »

    Bruno Gollnisch constate que la recension de cette « affaire » par cette journaliste de Rue 89 illustre assez bien dans sa naïveté, et à son corps défendant certainement, le tabou des tabous qui perdure très largement au sein du microcosme au sujet des questions démographiques, de l’immigration de peuplement. Comme si les Français ne devaient pas avoir la confirmation par les chiffres de ce que leurs yeux constatent dans la rue.

    Adversaire de longue date du FN, insoupçonnable de collusion avec « l’extrême droite », membre (jusqu’alors) du « sérail », une démographe comme Michéle Tribalat a ébranlé le mur du mensonge, enfoncé un coin dans la pratique de l’omerta avec son ouvrage retentissant Les yeux grands fermés. Elle démontre la sous-estimation méthodique des chiffres officiels, le règne de la tromperie généralisée sur la réalité de l’immigration..

    « Dans la défunte revue Identité, Jean-Marie Le Pen notait en 1991 qu » » après s’être attaqué aux institutions et à l’organisation sociale », il s’agit pour les forces obscures du mondialisme de « dissoudre les peuples qui composent les nations d’Europe, en leur extirpant de l’âme leur culture et leurs traditions. Voilà pourquoi on a persuadé les Européens que l’enfant est une charge insupportable et que l’Autre, c’est-à-dire les peuples d’immigration, nous fournira la population qui nous manque. Les femmes du tiers-monde seraient ainsi les mères porteuses de notre standing matériel maintenu ? Tel est le prédicat devenu slogan à décerveler (…). »

    « Si l’absurdité économique et démographique d’une telle proposition saute aux yeux, sa perversité n’en est pas moins grande. Sous le travestissement de l’intérêt matériel immédiat se cache le projet de supprimer physiquement les peuples, par une instillation régulière et massive d’un sang non européen. Car Babel est la cité idéale des lobbies et puissances occultes, particulièrement de ceux dont le vagabondage intellectuel et l’errance sont une constante historique. »

    Ainsi, vouloir garder la France française serait donc la marque d’un insupportable racisme. « Nos adversaires voudraient confondre et assimiler au racisme la défense de l ’identité » notait-il encore dans le magazine FDA en 1996 à l’occasion d‘un colloque du Conseil scientifique du FN sur Les origines de la France, à l’occasion des 1500 ans du baptême de Clovis.

    « Le Front National reconnaît comme socle fondateur de notre société l’appartenance à une communauté de destin appelée nation. Une telle conception se situe à l’opposé du racisme biologique auquel les obsédés de l’antiracisme font aujourd’hui allusion. Peu importe la race, la religion ou l’option philosophique, dès lors qu’à l’instar du Front National, on reconnaît la nation comme cadre essentiel du développement harmonieux des rapports humains ». C’est bien en effet cet attachement à la nation et au peuple qui la compose qui explique la haine tenace dont le FN est l’objet de certains cénacles.

    http://www.gollnisch.com/

  • Suite à la mobilisation contre la loi Taubira, Manuel Valls menace de dissolution plusieurs groupes

    PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) - Suite aux mobilisations des derniers mois et plus particulièrement des dernières semaines le pouvoir est aux abois. Face aux initiatives toutes plus créatives et insolentes que les autres, le gouvernement n’a que la répression et l’interdiction à offrir.

     

    Manuel Valls a annoncé lundi qu’il réfléchissait « à la dissolution de mouvements d’extrême droite ». A travers ce terme, il englobe et amalgame plusieurs mouvements différents en mettant notamment dans le même sac Identitaires, Jeunesses nationalistes, Renouveau français ou même, plus surprenant, le Printemps français, prouvant ainsi son peu de connaissances sur le sujet.

    La manifestation de ce dimanche, les affrontements avec les forces du gouvernement ainsi que l’occupation pacifique de la terrasse du siège du Parti socialiste par des militants de Génération identitaire témoignent d’un élan de la jeunesse qui inquiète le pouvoir.

    Là où une remise en question devrait avoir lieu, le gouvernement n’engage qu’une politique de répression qui ne peut être que contre‑productive. Au lieu de relever l’incompétence du préfet de Paris, le gouvernement joue les gros bras et menace des militants qui sont de toute façon prêts à affronter ces menaces.

    http://fr.novopress.info/

  • Beaucoup de bruit pour rien, par Alain de Montere

    … ou un épisode de la clownerie barjotesque.

    Jusqu’à il y a peu, madame « Barjot », vous étiez farouchement opposée au mariage homosexuel ; hier, dimanche, je vous ai entendue – et vue - proclamer que vous n’étiez pas du tout contre le mariage homo, mais contre la gestation et l’adoption incontrôlées des enfants !!
     En fait de retournement de casaque ou simplement même de recul (lequel n’a pas même l’excuse d’être tactique, mais purement opportuniste) vous pouvez vous revendiquer comme émule d’Hollande-le-pleutre-qui-n’a-pas-fait-son-service-militaire-parce-que-bigleux…
    Au royaume de la pusillanimité, une « Barjot » à toutes les chances de se faire une place au soleil, et un dimanche après-midi sur un fauteuil de station télé à dégoiser tandis que les gogos battent le pavé sous l’œil suspicieux de l’emmatraqué de service.
    Quoi ! vous hurlez à tue-tête afin d’être reconnue comme la meneuse de revue des contestataires opposés au mariage pour tous et, subséquemment, à son corollaire l’adoption pour tous, sinon la production en supermarché des bébés afin qu’homos des trois et quatrièmes sexes puissent fabriquer autant de clones d’eux-mêmes et, le moment venu du dernier combat, celui que l’on mène pour l’honneur – la gloriole s’il le faut -, en sachant bien que cela ne changera plus grand-chose, là, dis-je, « Barjot » se dégonfle lamentablement.
    « J’ai reçu des menaces ! » affirmez-vous. Et alors  ?
    Le Christ, que la catho que vous dites être vénère, aurait,  à ce que d’aucuns racontent, marché sans barguigner au-devant de ses assassins pour sauver les hommes…  enfin, pas tous.
    On ne vous demande certes pas de réclamer la crucifixion – encore que vos amis d’hier vont s’en charger pour vous payer de votre lâcheté -, mais vous eussiez dû néanmoins, même tremblante de trouille, faire semblant.
    Marine Le Pen – je prends un exemple féminin - est quasi quotidiennement menacée (j’exagère peut-être, mais à peine si j’en veux écouter les « crachouillements » d’un Mélenchon), et cela ne l’empêche nullement d’assumer sa tâche avec une conviction, une sérénité, une classe en un mot qui vous font définitivement défaut.
    Mais qui a dit, voilà bien six siècles, que « bon sang ne saurait mentir »? N’a-t-on pas de qui tenir, quand on est la fille d’un homme qui, député, a choisi de se lever d’un des sièges de l’Assemblée, sur lesquels les autres élus de la nation conservaient leur cul vissé, afin d’honorer son épaulette et d’aller combattre le sanguinaire FLN devant les héritiers duquel rampent toujours nos actuels dirigeants ?
    Vous me semblez, madame « Barjot », de la gent des Zéros, assez éloignée de cette race-là !
    Il faudrait que vous cessiez de vouloir donner de vous l’apparence mensongère d’une lumineuse image d’Epinal. Non, vous n’êtes pas une pasionaria, tout au plus une harengère dont le dessein véritable est de faire suffisamment de vacarme pour que, l’heure des proches élections venue, vos « gueuleries » vous tiennent lieu de programme.
    Retournez donc à vos  casseroles, Madame Merle Tellenne.
  • J’ai fait un rêve : Un nouveau président règle le problème de l’immigration

    Quels changements pour y parvenir ?
    Semaine d’émeutes raciales en Suède. Assassinat d’un militaire britannique par un islamiste. Tentative de meurtre d’un soldat français en mission Vigipirate sur l’Esplanade de la Défense. Emeutes du Trocadéro. La présence en Europe d’une immigration inassimilable pose des problèmes gravissimes. Par son geste sacrificiel, l’historien Dominique Venner a voulu réveiller les « consciences endormies ». Dans le texte qui suit, Henry de Lesquen expose les changements nécessaires pour interrompre les flux migratoires. La lucidité exige la radicalité.
    Polémia.

    Je ne me prends pas pour Martin Luther King. Mais j’ai fait un rêve : les Français avaient élu à la tête de l’Etat un homme qui partageait nos convictions. Et je voudrais vous raconter ce qui s’est passé dans mon rêve.

    Premier acte : réforme de la constitution
    Dès qu’il prend ses fonctions, le nouveau président désigné par le destin pour sauver la France entreprend de grandes réformes pour régler le problème de l’immigration dans des conditions moralement et humainement irréprochables, comme le dit la devise de l’association Voix des Français (www.vdfr95.com). Son premier acte est de modifier la constitution par référendum pour que le peuple français recouvre l’exercice de la souveraineté.
    D’abord, il est stipulé que la loi française l’emporte sur les dispositions des traités et les normes du droit international, fût-il européen. Il n’est donc plus question que nos lois subissent la censure de la cour de justice de l’Union européenne ou de la Cour européenne des droits de l’homme. Tout juge qui prétendrait le contraire se rendrait coupable de forfaiture (crime qui est réintroduit dans le code pénal).
    Ensuite, l’usage du référendum est consacré et généralisé. Toute loi votée par le Parlement peut être soumise à référendum par le président de la République. Un référendum d’initiative populaire a lieu pour toute proposition de loi présentée par 1% du corps électoral.
    Il est expressément stipulé que la loi adoptée par référendum ne peut être censurée par le Conseil constitutionnel ni par aucun autre juge, puisqu’elle émane directement du peuple.
    Enfin, toute décision du Conseil constitutionnel peut être cassée ou réformée par décision du président de la République, lequel soumet sa décision à l’approbation du peuple par référendum ou à celle du Parlement réuni en congrès et votant à la majorité qualifiée.

    Second acte : grande loi sur l’immigration
    Le second acte du président de la République est de soumettre au peuple, par un nouveau référendum, une grande loi sur l’immigration, qui comporte huit volets :
         – Primo, la législation antiraciste est abrogée en vue de rétablir non seulement la liberté d’expression, mais aussi l’indispensable liberté de discrimination ;
        – Secundo, la préférence nationale est instituée dans tous les domaines : emploi, prestations sociales, logement… ;
        – Tertio, les contrôles aux frontières sont rétablis, le Traité de Schengen dénoncé ;
        – Quarto, le droit de la nationalité est réformé, pour que ne subsistent plus que deux voies d’accès à la nationalité française : le jus sanguinis, droit du sang, pour les enfants de parents français ; et la naturalisation par décret après vérification de l’assimilation du candidat. En outre, le gouvernement est chargé de réexaminer le statut des millions de Français de papier et invité à les déchoir de la nationalité française en cas d’indignité, de binationalité ou de défaut d’assimilation ;
        – Quinto, le droit de séjour des étrangers est réformé. Ceux-ci sont tous tenus de demander une autorisation de séjour, qui leur est accordée discrétionnairement et pour un temps déterminé. Elle peut leur être retirée à tout moment, sans qu’aucun juge ait qualité pour s’y opposer. L’immigration étant désormais considérée comme une faveur révocable ad nutum, toutes les dispositions qui faisaient obligation à la France de recevoir un étranger sont déclarées nulles et non avenues, sans exception, notamment le droit d’asile et le regroupement familial, mais aussi les règles de l’Union européenne dont bénéficient les ressortissants de pays membres, comme les Romanichels venus de Roumanie ou d’ailleurs ;
        – Sexto, tout étranger peut être expulsé de France par simple arrêté préfectoral, lequel est considéré comme un acte de gouvernement et ne peut être contesté devant les tribunaux. L’étranger peut être mis en détention administrative ou relégué dans une partie du territoire français dans l’attente de son expulsion, à moins qu’il ne parte de lui-même ;
        – Septimo, l’immigration illégale est réprimée. Les soi-disant « sans-papiers » sont des délinquants passibles d’un an de prison en vertu de la loi qui était déjà en vigueur avant l’élection du nouveau président (article L. 621-1 du Code des étrangers). Ils ne sont pas poursuivis, sauf exception, à la première interpellation, mais mis en détention administrative avant leur expulsion. Condamnés par le tribunal correctionnel, ils sont effectivement emprisonnés s’ils récidivent en revenant en France et sont ensuite expulsés après avoir exécuté leur peine de prison ;
        – Octavo, les immigrés illégaux ne bénéficient plus d’aucune aide. Ces hors-la-loi ne peuvent plus recevoir la moindre aide publique, sous quelque forme que ce soit (allocations, logement, école, soins…). L’Aide médicale d’Etat est supprimée. En outre, les particuliers qui leur fournissent un emploi, un logement ou une assistance quelconque, ne serait-ce qu’en s’abstenant de les dénoncer à la justice, sont systématiquement poursuivis par le procureur de la République pour complicité ou recel de preuves. Les associations ou organisations qui viennent en aide aux immigrés illégaux sont dissoutes par décret.
    Départ de deux millions d’immigrés en cinq ans
    Les progrès sont alors très rapides sur le front de l’immigration. Les immigrés illégaux sont nombreux à quitter la France d’eux-mêmes, n’y trouvant plus ni assistance ni emploi ni logement. S’ils restent, ces hors-la-loi sont mis en détention aussitôt qu’ils sont interpellés, avant d’être expulsés manu militari ou relégués en Guyane si aucun pays n’accepte de les accueillir.
    Les immigrés en règle sont obligés de s’en aller quand leur autorisation de séjour est expirée ou si elle est rapportée. Sinon, ils rejoignent les rangs des immigrés illégaux, avec toutes les conséquences que cela implique.
    Grâce à cette politique de salut public, le nouveau président réussit à faire partir de France deux millions d’immigrés en cinq ans. Le rêve !
     Henry de Lesquen,
    Président de Voix des Français
    27/05/2013 http://www.polemia.com
     Cet article, publié dans Voix des Français n° 128 de novembre 2010, a été modifié le 27 mai 2013.

  • Non à l’hégémonie de l’anglais d’aéroport !

    Dans Mémoire vive, votre livre de mémoires paru l’an dernier, vous dites vous sentir « très profondément citoyen de la langue française ». C’est une métaphore à laquelle aurait pu souscrire Cioran, comme aujourd’hui Renaud Camus ou Richard Millet ?

    Et aussi Albert Camus, qui disait que la langue française était sa « patrie ». Le problème, c’est que le périmètre de cette « citoyenneté » se réduit actuellement comme peau de chagrin. Effondrement de l’orthographe, appauvrissement du lexique (Mitterrand utilisait deux fois plus de mots que Sarkozy), fautes gravissimes de grammaire et de syntaxe, disparition de fait du futur antérieur, dislocation de la forme interrogative (« T’es qui, toi ? »), tout cela a maintes fois été décrit. S’y ajoutent les expressions convenues d’une langue de bois mêlée de politiquement correct, où il n’est plus question, par exemple, que de « soutenabilité » et de « traçabilité », d’« images difficiles » enregistrées dans les « cités sensibles », de « cellules d’aide psychologique » permettant de « reconstruire » son « ressenti » par une « démarche citoyenne » consistant à « acter des principes » et à « poser des actes forts » pour retrouver ses « fondamentaux ». Ce fatras de langue de bois et d’euphémismes niais engendre des mantras propagés par Internet, les SMS et les textos, que répètent en boucle les bulletins paroissiaux de la bien-pensance quotidienne (Le Monde, Libération, etc.). Ceux qui prétendent défendre l’identité de la France ne sont malheureusement pas les derniers à en maltraiter la langue, comme en témoignent les commentaires hirsutes que l’on retrouve sur presque tous les blogs.

    Mais il y a aussi le détournement de sens de certains mots, qui évoque la novlangue orwellienne. Michèle Delaunay, ministre des Personnes âgées, a décidé tout récemment que pour évoquer la « dépendance », les textes officiels ne parleront plus désormais que d’« autonomie », terme qui dit exactement le contraire. La « diversité » légitimait déjà toutes sortes d’hybridations dont le seul effet sera de réduire les différences. La « gouvernance » désigne pudiquement une façon de gouverner sans le peuple (le 17 avril dernier, François Hollande appelait à « renforcer la gouvernance mondiale »). La « présomption d’innocence » n’est plus elle-même employée que par antiphrase puisque, si l’on est mis en examen (on disait autrefois inculpé), c’est que l’on est au contraire suspecté d’être coupable. N’oublions pas non plus la « lutte-contre-toutes-les-discriminations », formule qui ne veut strictement rien dire, mais qui tend aujourd’hui à se substituer à tous les programmes politiques…

    La langue française est le fruit d’une histoire commune, mais aussi le produit d’innombrables ajouts, ceux de l’argot d’autrefois, de la « langue des cités » aujourd’hui. Faut-il tout prendre en bloc ? Ou, sinon, comment faire le tri ?

    Je ne suis pas hostile aux néologismes, et je préfère assurément la langue de Villon ou de Rabelais à celle de l’Académie (« Enfin Malherbe vint… »). Mais les nouveautés doivent sortir de l’usage, c’est-à-dire de la langue populaire. Ce qui est insupportable, c’est le vocabulaire imposé d’en haut, pour des raisons relevant du politiquement correct, tels ces vocables féminisés inventés de toutes pièces pour satisfaire aux exigences de la « parité » : « auteure », « professeure », « écrivaine » – en attendant « dictateure, » sans doute.

    Sont également insupportables les emplois d’un mot pour un autre, souvent sous l’influence de l’anglais. En français, le mot « initier » signifie conférer une initiation, et non commencer ou débuter, privilège de l’anglais to initiate. En français, on dit « chargé de » et non « en charge de » (in charge of). On dit aussi « décennie », et non « décade », qui signifie « dix jours ». « Supporter » (les supporters du PSG) ne veut pas dire soutenir, mais endurer ou subir patiemment. J’entends partout dire aujourd’hui qu’on « se revendique » de ceci ou de cela. Or, dans la langue française, on revendique mais on ne se revendique pas : on se réclame. Plus récemment est également apparue l’habitude ridicule d’employer le mot « réfuter » à la place de « démentir », dont le sens est tout différent. Démentir, c’est simplement contredire ou nier. Réfuter, c’est recourir à une démonstration permettant de prouver la fausseté d’une assertion ou d’une proposition. Bernard Cahuzac, accusé de fraude fiscale, n’a rien réfuté du tout. Il a démenti !

    Depuis peu, l’anglais a supplanté le français au sein de l’Union européenne en tant que langue internationale… Un renoncement linguistique peut-il précéder une défaite géopolitique ?

    Il faudrait plutôt dire que ce sont les défaites géopolitiques qui entraînent les défaites linguistiques. L’anglais progresse au détriment du français parce que les États-Unis restent actuellement plus puissants que ne le sont les pays européens, lesquels acceptent que soit consacrée comme langue internationale une langue qui n’est celle d’aucun des pays de l’Europe continentale. La soumission des uns renforce la puissance des autres. D’où cette hégémonie de « l’anglais d’aéroport » qui fait partout reculer la diversité linguistique, c’est-à-dire aussi la diversité de pensée. La plus grande erreur que l’on puisse faire est, en effet, de croire que les langues ne sont qu’un moyen de communication. Elles correspondent en réalité à autant de façons différentes de penser. Je parle à peu près quatre ou cinq langues, mais si je pense la même chose dans chacune de ces langues, je ne la pense pas de la même manière. Il est révélateur que le linguiste Claude Hagège, ancien professeur au Collège de France, ait intitulé Contre la pensée unique son dernier livre, qui se veut précisément une contestation de l’imposition à l’échelle mondiale d’une langue dominante unique.

    Au moment où la langue française est plus menacée que jamais, même Yamina Benguigui, pourtant statutairement chargée de la défendre, ne dit rien… Serait-ce à désespérer ?

    Yamina Benguigui, qui n’est pas une femme dénuée de talent, a probablement fort à faire. Membre du Siècle, marraine de la Bibliothèque sans frontières, adjointe à la mairie de Paris « en charge des droits de l’homme et de la lutte contre les discriminations », fondatrice avec Marc Ladreit de Lacharrière d’une société de production (Elemiah) dont l’objectif est de « favoriser la représentation des minorités à la télévision et au cinéma », elle n’a visiblement plus beaucoup de temps à consacrer à ses fonctions de ministre délégué à la Francophonie. De passage à New York en septembre dernier, elle avait indiqué vouloir promouvoir une « langue égalitaire et solidaire, débarrassée des oripeaux du colonialisme ». Il faudrait lui demander si c’est de la langue française qu’elle voulait parler.

    http://www.voxnr.com/