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France et politique française - Page 5139

  • Polémia a dix ans ! (entretien avec Jean-Yves Le Gallou)

    En décembre 2002, Jean-Yves Le Gallou créait l’association loi 1901 pour une Fondation Polémia afin d’investir un domaine souvent laissé en jachère, celui des idées et de la métapolitique. Très vite, l’association s’est dotée d’un médium remarquable, Polémia (www.polemia.com) qui fait partie des sites de l’Hexagone les plus consultés.

     

    Europe Maxima revient avec son président – fondateur sur cette première décennie riche en activités variées.

     

    Europe Maxima : Polémia a dix ans. Pouvez-vous nous rappeler les raisons de sa création ?

     

    Jean-Yves Le Gallou : À l’aube du XXIe siècle, nous avons été quelques-uns à penser qu’il fallait engager de nouvelles formes d’action et de réflexion. Avec une idée-force : occuper l’espace Internet. Ce que Polémia fait pleinement aujourd’hui sur le terrain de la réflexion et de la réinformation. L’idée était de contourner les médias classiques

    Nous avions une seconde intuition : que de nouvelles lignes de fractures idéologiques et politiques allaient apparaître et qu’il fallait anticiper ce mouvement. Cette intuition s’est avérée juste : il est clair, par exemple, que nous avons des convergences avec des laïcs et des protectionnistes venus de la gauche. Et que les plus lucides – ou les plus courageux – de ces hommes et de ces femmes-là acceptent et assument ces convergences. De même que nous reconnaissons qu’il peut y avoir des choses justes dans certaines intuitions économiques et sociales de la gauche. Pour notre part, tout ce qui est dissident est nôtre ! Il est dans la vocation de Polémia de réhabiliter la fructueuse opposition des contraires.

     

    E.M. : Lors de la fondation de Polémia, vous souhaitiez vous adresser aux « jeunes guerriers économiques ». Ont-ils répondu à votre appel ?

     

    J.-Y.L.G. : Je sens percer une pointe d’ironie dans votre question ! Bien à tort ! La guerre économique fait partie des réalités de ce monde. Et les jeunes guerriers économiques ont nourri notre réflexion sur l’utilisation d’Internet, sur le patriotisme économique, sur le protectionnisme raisonnable, notamment.

    Ceci étant, c’est vrai que, s’ils ne sont pas « à leur compte », à la tête de P.M.E., plus ou moins grandes, les jeunes guerriers économiques risquent de devenir la chair à canons du Grand Capital.

     

    E.M. : En dix ans, Polémia se caractérise par un formidable activisme culturel (« Journées de la réinformation », soirées annuelles des « Bobards d’Or », Observatoire des journalistes et de l’information, conférences informelles et irrégulières, le mardi soir, avec un spécialiste, parution en ligne et en format – papier de fascicules, théorisation du « gramscisme technologique », etc.) qui vous vaut des articles et des reportages de la part de la « grosse presse » officielle. Quel premier bilan en tirez-vous ?

     

    J.-Y.L.G. : Polémia remplit trois fonctions : incubateur d’idées, encyclopédie politiquement incorrecte, et avant-garde combattante

    Comme incubateurs d’idées, nous avons été parmi les premiers à tracer les contours de ce qu’il faut bien appeler l’islamisation; les premiers aussi à tirer la sonnette d’alarme sur le halal; nous avons propagé la critique de la super-classe mondiale. Notre travail sur la novlangue s’est largement diffusé. Et le concept de réinformation, popularisé sur Radio Courtoisie, est un outil de travail pour de nombreux blogues.

    Comme encyclopédie politiquement incorrecte, notre site met plusieurs milliers de textes à la disposition de qui le veut : hommes politiques, journalistes, étudiants, blogueurs, hommes de pensée. Nos textes – créations originales de Polémia ou repris sur la toile – sont toujours bien référencés et offrent des analyses dissidentes en économie, politique, géopolitique ou sociologie.

    Comme avant-garde combattante, nous avons théorisé et mis en pratique la critique des médias. Jusqu’ici, ils étaient intouchables. Tout le monde les ménageait en cédant à leur chantage : « si vous nous critiquez, nous ne parlerons plus de vous ». À Polémia, pas de langue de bois, ni de langue de coton sur les médias. Mais le dur langage de la vérité et de la radicalité. Pour nous, les médias sont le premier pouvoir, le pouvoir sur les esprits. Il faut donc les attaquer. La fleur au fusil mais … sans gants blancs.

     

    E.M. : Le Monde du 20 juillet 2012 évoque les « mécènes » de Terra Nova, ce « laboratoire d’idées » mondialiste de feu Olivier Ferrand, proche du P.S. On y trouve Areva, Air France, Microsoft, la S.N.C.F. Sont-ils aussi les généreux donateurs de Polémia ?

     

    J.-Y.L.G. : Ne confondons pas les prostitués intellectuels, mercenaires de l’oligarchie mondiale et les forces européennes libres. Nous ne recevons pas un sou des grandes entreprises, ni de personnes fortunées.

    Notre modèle économique n’est pas marchand, c’est celui de la gratuité et de la générosité. Gratuité pour les travaux de nos contributeurs intellectuels, tous bénévoles comme notre webmestre. Générosité de nos donateurs qui financent nos manifestations publiques, selon leurs moyens, à hauteur de 30, 50, 100 ou 300 €. Un compte Paypal est ouvert sur notre site.

     

    E.M. : Quand on écoute vos détracteurs, on a l’impression qu’en dépit de moyens financiers assez faibles, Polémia serait devenue le navire-amiral de la « fachosphère » ou de la « réacosphère » qu’il serait plus approprié d’appeler la « réinfosphère ». Seriez-vous donc le chef d’orchestre d’une « Toile sombre » ?

     

    J.-Y.L.G. : Ne tombez pas dans une vision conspirationniste et ne reprenez pas à votre compte la terminologie des médias de l’oligarchie ! En fait, tout ce qui est politiquement incorrect est nôtre. Polémia n’a pas d’ennemis chez ceux qui portent la pensée dissidente. Notre démarche est nexialiste : nous travaillons à faire se rencontrer tous les hommes de bonne volonté à condition qu’ils pensent autrement que les oligarchies dominantes.

     

    E.M. : Réfléchir & Agir (n° 31, hiver 2009) vous qualifie de « plus talentueux de la mouvance des “ nationaux-libéraux ” ». Entre la liberté et l’identité, laquelle est à vos yeux la plus importante ?

     

    J.-Y.L.G. : Liberté et identité sont indissociables. Un peuple qui perd sa liberté perd son identité. La preuve : la folle immigration des années Pompidou a vu le vote de la loi « antiraciste » Pleven (1972), précisément pour interdire tout débat sur l’immigration et l’identité française. Et quand la situation s’est aggravée les partis au pouvoir ont multiplié les lois liberticides : Fabius – Gayssot (1990), Toubon (1994), Taubira (2001). Le préalable à la reconquête de notre identité, c’est l’abrogation de toutes ces lois scélérates.

     

    E.M. : D’après nos renseignements, le premier trimestre 2013 verrait la parution sous votre signature de La tyrannie médiatique (Les assassins de l’information). S’agit-il d’une compilation des brochures éditées par Polémia et de textes mis en ligne ou d’un nouvel essai inédit ?

     

    J.-Y.L.G. : La tyrannie médiatique (Les assassins de l’information) paraîtra en février 2013. C’est un essai nourri de faits précis bien sûr rassembles dans les travaux de Polémia. C’est aussi et surtout une théorie sur les médias qui fonctionnent sur l’alliance du Grand Capital et du gauchisme de salle de rédaction.

    J’y démontre que journaux, radios, télévisions ne sont ni indépendants, ni libres. Car ils subissent la loi d’airain des banques et des financiers. Ils sont tenus en laisse par la publicité. Ils sont prisonniers des préjugés de la caste journalistique.

    « Tout ce qui est politiquement correct est nôtre » : telle est l’idéologie du pouvoir médiatique. Un cocktail de capitalisme triomphant et d’esprit de mai 1968. Vous mélangez le laisser-fairisme libre-échangiste du Financial Times et la rupture sociétale façon Libération et vous atteignez le point G de l’extase médiatique : ouverture des frontières, rupture des traditions, « antiracisme » et « mariage gay », voilà le credo.

    Les médias n’informent pas : ils éduquent, ils rééduquent, ils conditionnent. La désinformation, la novlangue, la censure, la diabolisation et le bobard sont leurs instruments.

    Le livre trace aussi les voies du renversement de cette tyrannie des temps modernes.

     

    E.M. : N’est-ce pas paradoxal que l’auteur du Défi gaulois soit édité par un fervent admirateur de Rome ?

     

    J.-Y.L.G. : Mon cœur bat à Brocéliande mais aussi à Delphes et sur le Forum romain. Et il y a de bien belles choses au musée du Vatican et à la chapelle Sixtine. Tout l’héritage européen est mien.

    D’un point de vue plus pragmatique, je suis reconnaissant à Benoît Mancheron, de Via Romana, d’avoir fait un vrai travail d’éditeur et de m’avoir poussé à écrire ce nouveau livre.

     

    E.M. : En attendant de célébrer les vingt ans de Polémia en 2022, quels sont vos projets pour la décennie qui commence ?

     

    J.-Y.L.G. : Contribuer à la chute du mur de la désinformation préalable à tout changement. Et continuer à nourrir la pensée alternative.

    Propos recueillis par Georges Feltin-Tracol. http://www.europemaxima.com/

  • « La France au risque de l'islam » de Thierry Bouclier

    Il y a tout juste un an, Polémia publiait un dossier présentant la traduction française du livre de Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux, aux éditions Le Toucan. Comme on pouvait le redouter, l’ouvrage, s’il avait connu un franc succès aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, est resté en France très confidentiel. La question posée par Caldwell était trop simple : la progression fulgurante de l’immigration en Europe n’empêchera-t-elle pas les Européens de conserver leur civilisation ?
    Pour Thierry Bouclier, avocat à la cour, la question est un peu différente : une certaine forme d'islamisation est-elle en train de gagner la société française ? Il a enquêté, recueilli des témoignages, exploré les textes législatifs, pour conclure au constat d’une société française qui se transforme pas à pas. Eric Delcroix, également juriste, grand pourfendeur des lois liberticides, présente le livre de son ancien confrère en invitant les lecteurs de Polémia à lire et à faite lire La France au risque de l’islam, « avant qu’un matin, au lever du soleil, le muezzin ne s’éveille ».
    Polémia
     

    Publié à la fin de l’été dernier, La France au risque de l’islam, livre de Thierry Bouclier, tranche quelque peu avec les livres français récents contre l’islamisation de la France. Ici, l’auteur ne se laisse pas aller à dénoncer sottement le prétendu « fascisme vert » emprunté au lexique marxiste. T. Bouclier nous met en garde, de la façon la plus circonstanciée, contre les capitulations de la République française face à l’islam, contre la mise en conformité de la première aux règles de la seconde, c’est-à-dire par l’introduction subreptice de la charia, abdiquant notre identité. Certes, il lui faut faire attention face à un sujet sacralisé par la République qui a fait, depuis la loi Pleven (1972), de l’islamophobie un délit. Mais La France au risque de l’islam se présente comme un état des lieux qui devrait éviter à son auteur la correctionnelle…

     

    Thierry Bouclier met en ordre des faits – le fait et le droit – qui montrent au lecteur, insuffisamment au courant des arcanes de la vie publique, combien les politiciens de la droite parlementaire sont en phase avec ceux de la gauche pour mettre nos lois et règlements en conformité avec l’islam. Utiles rappels de Nicolas Sarkozy, premier président de la République ayant participé à un repas de rupture du jeûne du ramadan (iftar), François Fillion, premier ministre, inaugurant la mosquée géante d’Argenteuil ou Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, se déguisant en grand Mamamouchi pour inaugurer celle de Clermont-Ferrand. Quant à la gauche, elle achève de démontrer par l’action qu’elle est historiquement anticatholique, mais nullement fermée aux autres religions, aucune superstition exotique ne rebutant son ouverture à « l’altérité ».

     

    Le « Printemps arabe », c’est ici et maintenant

     

    Il est vrai que les magistrats sont à l’unisson de la décadence, depuis l’arrêt Montcho (Conseil d'Etat, 11 juillet 1980) qui a reconnu la polygamie comme source légitime de droit. On sait aussi ce qu’il en a été des condamnations de la courageuse Brigitte Bardot pour sa lutte contre la sauvagerie de l’abattage halal, lequel rapporte plus de 150 millions d’euros de taxes religieuses à l’islam (alors que l'Eglise est privée de la dîme depuis 1789) et ce pour des viandes dont plus des 2/3 sont imposées, à leur insu, à l’ensemble des consommateurs. Un arrêt de la Cour administrative d’appel de Lyon du 17 juillet 2007 a même reconnu la kalafa, sorte d’adoption islamique révocable, apparemment tout comme le Conseil général et la Caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis. Le « Printemps arabe », cher à notre classe politique, c’est ici et maintenant…

     

    La loi de 1905 a été vidée de sa substance : d’une part, par l’ordonnance du 21 avril 2006 (merci à la droite !) sur les baux emphytéotiques : désormais les collectivités publiques peuvent aider à la construction de mosquées ; d’autre part, par cinq arrêts du Conseil d'Etat en date du 19 juillet 2011, l’ « intérêt public local » ouvre des perspectives illimitées à l’islamisation, jusque dans ses mœurs les plus primitives. Et l’auteur de conclure : « Le débat sur la réforme de la loi de 1905 est obsolète. »

     

    La bienveillance masochiste de l'Eglise

     

    Nos politiciens et nos magistrats affectent, avec une hypocrisie consommée, comme le remarque Thierry Bouclier, de considérer, belle langue de bois, que nous connaissons des problèmes liés aux religions en général, alors que les seules difficultés résident dans l’islam et lui seul. Remarquez que l'Eglise, tournée fille facile, n’y voit plus rien à redire, poussant la bienveillance masochiste jusqu’à former les imams… à l’Institut catholique de Paris – « la Catho » ! – et les élèves des écoles catholiques vont à la mosquée recevoir des leçons de tolérance. Thierry Bouclier remarque à bon escient à cet égard : « Il est peu probable que les directeurs d’établissement catholique et les professeurs qui y enseignent, quasi tous laïcs, aient une connaissance approfondie des évangiles et de la doctrine de l'Eglise. En revanche, après avoir lu le dossier que le secrétariat de l’enseignement catholique leur a préparé, ils seront imbattables sur l’islam. »

     

    Sous l’égide des droits de l’homme, le maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, a pu dire au sujet des cantines scolaires : « Nous servons de la viande halale par respect pour la diversité, mais pas de poisson [le vendredi] par respect de la laïcité » ! Sous l’égide des droits de l’homme veule, préfets et justice interdisent la soupe au cochon parce que haram (illicite) pour les SDF, mais laissent distribuer la chorba, la soupe halale…

     

    Thierry Bouclier nous met en garde : « Un bilan des quelques années qui ont vu la substance du pays modifiée davantage qu’en plusieurs siècles d’Histoire … avant qu’un matin, au lever du soleil, le muezzin ne s’éveille ». A lire, à faire lire.

     

    Eric Delcroix http://www.polemia.com
    7/12/2012

     

    Thierry Bouclier, La France au risque de l’islam, Editions Via Romana /Rémi Perrin, septembre 2012, 186 pages.

  • Témoignage d’un prof de français : « Le niveau baisse inexorablement »

    Loys Bonod, 37 ans, est professeur de français, certifié de lettres classiques. Il enseigne depuis quatorze ans, dont huit ans dans plusieurs collèges de ZEP, des Mureaux à Sarcelles. Répondant à l’interview d’une blogueuse, son jugement est sans appel. Extraits :

    « Ces derniers [les élèves] ont besoin de cadres clairs et rassurants« .

    « L’orthographe et la grammaire sont aujourd’hui réduites à la portion congrue. Et pourtant, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement… A ce sujet, les élèves ne font que trop peu d’exercices répétitifs, pourtant nécessaires car structurants« .

    « Evidemment, face à la baisse inexorable du niveau, il a fallu diminuer considérablement les exigences (sujets simplifiés, consignes de notation complaisantes…). Résultats : on est obligé aujourd’hui de fournir des formations de français à des étudiants ou des salariés qui savent à peine lire ou écrire« .

    « Autre constat : la diminution dramatique des horaires en français. [...] Sur l’ensemble d’une scolarité, on a ainsi perdu trois ou quatre années de français. Un élève de troisième a maintenant le niveau d’un élève de CM2 des années 70 ou 80 ! Les dictées du brevet correspondent à un niveau de primaire« .

    « En rejetant tout ce qui pouvait présenter trop de difficultés, on a privilégié la notion de plaisir dans les nouveaux programmes. Cela a pu sembler une bonne idée sur le papier. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Au collège, on invite à étudier des œuvres de jeunesse, assez pauvres au niveau littéraire. Résultat : les élèves ne sont plus familiarisés avec les textes classiques, leur syntaxe élaborée et leur vocabulaire riche et nuancé« .

    Hé oui, en relâchant les exigences de la langue française, on ne met plus à la disposition des élèves les outils pour penser. Faute de syntaxe, les jeunes français ne savent plus structurer ni organiser leur pensée. Faute de vocabulaire, ils ne savent plus l’expliciter et peinent à l’exprimer…

    http://www.contre-info.com/

  • L'ecole laïque, source d' abrutissement, de perversion et de désordre social.

    Des réformes que veut mettre en œuvre Vincent Peillon, le grand public retient surtout, parce que les gros médias y mettent l’accent, qu’elles portent sur les « rythmes scolaires » ; que les parents, pas plus que les professeurs, ne les acceptent en l’état ; et qu’il va lui falloir négocier dur pour parvenir à imposer ses vues d’ici à 2012. Mais tout cela reste du domaine matériel et de l’organisation, même si le caractère monolithique des changements envisagés est bien symptomatique de l’un des grands maux de l’Education nationale : le refus de laisser le choix aux parents de choisir un établissement, des méthodes, des rythmes qui conviennent le mieux à leurs convictions et à ces enfants de chair et d’os qui sont les siens.

    Mais le plus grave est ailleurs. Le ministre de l’Education, grand connaisseur de Jean Jaurès et de Ferdinand Buisson, grand promoteur de la laïcité, a multiplié ces derniers jours les initiatives et discours montrant le rôle idéologique qu’il veut confier à « son » école, outil de propagande et d’endoctrinement.

    Ainsi a-t-il promis de faire entrer l’enseignement de l’Economie sociale et solidaire. C’était jeudi, lors du Salon de l’Education co-organisé avec la Ligue de l’Enseignement, que flanqué de Benoît Hamon, il annonçait un « accord-cadre » en voie de signature avec l’association ESPER (association Economie sociale partenaire de l’Ecole de la République) qui entend jouer un rôle « dans les enseignements de la maternelle à l’université ». Vincent Peillon s’en est réjoui « au nom des valeurs humanistes qui sont les siennes », parce que cela va ajouter les « valeurs » de l’ESS à l’économie.

    Et si les enfants apprenaient d’abord à lire et à écrire ? Si on leur apprenait qu’un chef d’entreprise qui réussit peut faire autant et plus pour la société, dans son ordre, qu’une association – financée par des fonds publics de préférence pris sur la richesse créée – qui sous-paye ses employés et dont la « valeur » est toujours fonction de ses objectifs et de la manière de les atteindre (ou non) ?

    Lire et écrire ? Sans doute. Mais Vincent Peillon veut d’abord que les enfants du CP apprennent une langue étrangère, ce sera « obligatoire », a-t-il annoncé, aux termes de la loi cadre qui sera votée début 2012. Foi de polyglotte, il n’y a rien de pire que d’apprendre une langue étrangère de manière scolaire à cet âge-là, avec des professeurs médiocres et alors qu’on ne maîtrise pas la lecture et l’écriture de sa propre langue. Ce n’est pas la bonne « fenêtre ». A moins que ce soit en immersion totale dans une classe de petits Anglais, par exemple. Remarquez, on pourrait imaginer l’immersion d’un petit Français de souche dans une classe arabophone et voir s’il maîtrise l’arabe en fin d’année… mais je m’égare.

    Economie solidaire à la sauce socialiste, la confusion des langues dès le CP, cela ne suffit évidemment pas à vous créer une société certifiée conforme aux rêves de Vincent Peillon. Avec Aurélie Filipetti, ministre de la Culture, il a également annoncé la semaine dernière la mise en place dès la prochaine rentrée d’un « parcours d’éducation artistique et culturelle » tout au long de la vie scolaire, dans le temps pré-scolaire, scolaire, para-scolaire et de préférence en impliquant toutes les générations pour « permettre à tous les jeunes, sur tous les territoires, d’accéder à l’art et à la culture de la petite enfance à l’université ».

    Louable objectif. A lire les textes ministériels de part et d’autres, on se trouve confronté à des textes lourds et vides de sens, multipliant les mots creux et les poncifs, sans comprendre rien de ce qui sera concrètement inculqué aux enfants. C’est une « démarche partenariale », rassurez-vous, avec les « collectivités locales », qui saura privilégier les « zones urbaines sensibles et les zones rurales ».

    On peut suppléer aisément au manque de précision des promesses de Vincent Peillon et d’Aurélie Filipetti en regardant ce qui se fait déjà : la promotion d’une littérature enfantine désespérante et le choix quasi systématique de l’« art contemporain », puisque le ministère de la Culture en fait bien ses priorités.

    On notera d’ailleurs que le comité de pilotage de la consultation nationale sur l’éducation artistique et culturelle, installé la semaine dernière par Mme Filipetti, aura à sa tête Marie Desplechin. Que souhaite celle-ci pour l’école ? Qu’on en finisse avec l’enseignement de l’orthographe et de la grammaire – la structure et l’intelligence de la langue – pour laisser place à la créativité… Les autres membres du comité ne sont pas précisément des « réactionnaires ».

    On en oublierait presque la « morale laïque », qui fera pourtant son entrée dans les écoles en 2015. Dimanche, Peillon a jugé « inacceptable » que des enfants refusent l’enseignement de « théories scientifiques » au nom de la religion. L’évolution, donc, mais aussi l’idéologie du genre et l’incitation à la débauche qui est à la base de « l’éducation sexuelle », et demain, l’égale valeur et dignité du mariage « hétéro » et du « mariage » homo. 

    JEANNE SMITS

  • L’automobiliste, souffre-douleur de leur République !

     Le ministère de l’Intérieur a annoncé il y a quelques jours que douze millions de points ont été retirés en France en 2011, soit une augmentation de plus de 19 % par rapport à 2010, un chiffre record ! Jamais depuis la création du permis à points il y a tout juste vingt ans, en 1992, on n’avait connu une telle situation. Ce sont les excès de vitesse qui constituent, et de très loin, la première infraction. 5 660 403 contraventions (78 % du total des infractions, + 13,56 % par rapport à 2010) ont ainsi été infligées à des automobilistes qui sont de plus en plus le souffre-douleur et la vache-à-lait de la République. Par ailleurs, près de cent mille personnes (85 067 exactement) se sont vu retirer tous les points de leur permis, perdant ainsi le droit de conduire leur véhicule. Cette situation est ubuesque : en effet les personnes qui, du fait de leurs obligations professionnelles ou familiales, doivent prendre quotidiennement la voiture s’exposent à perdre rapidement des points de leur permis. L’expérience prouve en effet que, même en faisant attention, en restant vigilant, il est quasiment impossible de ne jamais dépasser les vitesses légales autorisées, sauf à avoir toujours les yeux sur le compteur, ce qui est d’ailleurs dangereux. Par cette loi détestable l’on transforme d’honnêtes citoyens en délinquants puisque désormais un nombre grandissant d’automobilistes qui ont perdu tout leur capital de points, la peur au ventre, prennent le risque de conduire sans permis en poche parce que c’est pour eux une nécessité vitale. On en arrive à des situations potentiellement dramatiques car si ces personnes ont un accident de circulation leur assurance refusera de les prendre en charge car elles roulent sans le précieux sésame rose.

    Chacun le voit, cette traque chaque jour renforcée de l’automobiliste (on annonce sans cesse des radars supplémentaires tant fixes que mobiles et de plus en plus sont installés sur les feux rouges) est un moyen pour les gouvernements successifs d’amasser facilement des fonds en pressurant les citoyens. Ce que le régime ne prend pas dans la poche des contribuables par le biais des contributions directes et indirectes, des impôts nationaux et locaux, il le prélève par le biais d’amendes dont le montant est de plus en plus exorbitant. Lorsqu’il faut payer 90 ou 135 euros pour un petit excès de vitesse ou l’oubli du port de la ceinture de sécurité, cela crée pour les personnes ayant des ressources modestes, un budget serré, des emprunts à rembourser une situation dramatique.

    http://fn56.hautetfort.com/

  • Le 13 janvier, tous à Paris !

    18nov-manif1.jpgLe gouvernement actuel de Jean-Marc Ayrault veut actuellement faire accéder les couples homosexuels au mariage civil et à l'adoption, laissant la porte ouverte aux pires manipulations embryonnaires. Une telle loi mettrait en péril l'équilibre des Français de demain. Jamais, dans toute l'histoire de l'humanité, on ne s'était aventuré vers des utopies aussi délirantes. Purs objets de convoitise égoïste, les enfants deviendraient alors les malheureuses victimes des caprices humains. Mais la nature ne pourra que rappeler le fruit du plan divin : qu'on le veuille ou non, pour que naisse  un enfant, il faut un homme et une femme. Jamais aucune loi ne changera cette irrémédiable réalité.
    Devant la tragédie qui se trame, nous devons employer tous les moyens pour interrompre un projet dont les auteurs paraissent aussi cyniques qu'inconscients. Dès l'été, nous avions invité les Français à défiler nombreux autour de nous dans les rues de Paris le 18 novembre. Ce premier rendez-vous fut un succès auquel les opposants n'ont cru pouvoir répondre que par une mascarade médiatique de quelques activistes provocatrices, dénudées et rémunérées. 
    À la suite de notre appel estival, l'émotion des Français a suscité d'autres initiatives les 17 novembre et 8 décembre. L'unité nécessaire pour fédérer le plus grand nombre n'a pas été trouvée à ces dates. Aussi, ne désirant pas devenir devant l'histoire les auteurs de divisions stériles qui serviraient la triste cause d'une poignée d'homosexualistes et considérant la gravité des faits devant lesquels nous sommes confrontés, nous prenons l'initiative d'appeler à une large mobilisation en demandant aux Français de rejoindre les rangs de l'Institut Civitas dans les rues de Paris le 13 janvier, à l'occasion de la grande marche organisée contre ce projet de l'équipe Ayrault. Nous défilerons sans masquer notre identité ni honte pour notre foi chrétienne, forts de nos convictions, récusant tout esprit de haine pour notre prochain, mais réprouvant fermement les divagations d'un microcosme parisien. Pour notre part, nous ne quémandons aucune amélioration du PaCS. Nous ne perdrons pas non plus notre temps en tactique dilatoire qui consisterait à réclamer des états généraux ou un référendum. Nous irons droit au but en demandant au président de la République de retrouver le bon sens et de retirer le texte gouvernemental auquel lui-même ne semble pas croire.
    Ne nous méprenons pas. Le 13 janvier prochain, les journalistes acquis à la cause du projet de loi tenteront de faire diversion par quelque épiphénomène médiatique dont ils ont le secret, dans l'unique but de victimiser les promoteurs du mariage homosexuel. Nous leur répondrons par une mobilisation de masse qui fera inévitablement reculer le gouvernement.
    Alain Escada,
    président de Civitas http://www.civitas-institut.com/

  • Désaccord persistant entre Copé et Fillon

     
    Le désaccord persistait mardi soir entre les rivaux de l'UMP Jean-François Copé et François Fillon sur le point majeur de blocage, à savoir le calendrier d'un nouveau vote pour la présidence du parti, à l'issue d'un cinquième tête-à-tête entre les deux hommes.
    L'entretien à huis clos a duré un peu plus d'une demi-heure à l'Assemblée nationale. Sitôt la rencontre terminée, l'entourage de M. Fillon a fait savoir que l'ancien Premier ministre avait "constaté un désaccord" avec le président proclamé de l'UMP, dont il conteste la victoire, "sur la sortie de la crise" qui agite l'UMP depuis le scrutin du 18 novembre. 
    M. Fillon "ne voit pas d'autre solution démocratique qu'une nouvelle élection avant l'été 2013" et demande à son adversaire "de reconsidérer sa position sur (ce) calendrier (...) dans l'intérêt de l'UMP".
    Il s'appuie notamment sur l'initiative de Bernard Accoyer -qui a voté Fillon mais demeure au groupe UMP- d'organiser mardi prochain une consultation de tous les parlementaires UMP afin qu'ils disent s'ils veulent un nouveau vote "avant l'été 2013". "Le jour-même où le calendrier de ce nouveau vote aura été acté irrévocablement, le groupe filloniste R-UMP devra disparaître et aucun recours en justice ne devra être engagé", propose M. Accoyer à la clef.
    Dans une tribune à paraître mercredi dans Le Figaro -où il ne fait plus allusion, contrairement à mardi matin, au fait qu'il pourrait ne plus être candidat s'il y a nouveau vote- le député de Paris demande aussi à M. Copé d'"accepter de ne pas avoir raison contre tout le monde" en accédant à sa demande d'une nouvelle élection "avant l'été 2013".
    Selon un de ses proches, M. Fillon n'est d'ailleurs prêt à un nouveau tête-à-tête que si M. Copé veut bien "avancer sur (ce) calendrier, pas autrement".
    FILLON, UN "FAUX MODESTE AIGRI"
    Calendrier contre calendrier, le député-maire de Meaux ne veut lui remettre son mandat en jeu -qui court normalement jusque fin 2015- qu'au lendemain des élections municipales de mars 2014, afin que l'UMP puisse préparer d'ici là les conditions d'une "vague bleue" à cette occasion.
    Mardi soir, l'entourage de M. Copé assurait toutefois que les ponts n'étaient pas rompus avec M. Fillon et qu'il ne fallait pas donner l'image de la division alors que la droite est au second tour de trois législatives partielles dimanche.
    "Le dialogue reste ouvert. Certes, une divergence demeure sur la date d'organisation d'une nouvelle élection. Néanmoins Jean-François Copé a fait la proposition à François Fillon d'installer d'ores et déjà un groupe de travail composé de représentants de toutes les tendances en vue d'une révision des statuts, préalable à la tenue de toute nouvelle élection. François Fillon lui a indiqué qu'il allait y réfléchir", a-t-on indiqué à l'AFP.
    Plusieurs copéistes ne mâchaient toutefois pas leurs mots contre M. Fillon. "Affecté par une défaite alors qu'une victoire large lui était promise, il donne depuis le 18 novembre le plus triste des visages: celui du faux-modeste aigri qui n'accepte pas la défaite et le verdict des urnes (...) François Fillon a toujours les mêmes notables autour de lui alors que Jean-François Copé reste le candidat des militants", a lâché l'ex-députée Valérie Debord.

    Car si l'initiative de M. Accoyer a été qualifiée d'"excellente" par les fillonistes et de "bonne chose" par la "non-alignée" Nathalie Kosciusko-Morizet, les copéistes y voient une opération "cousue de fil blanc" et orchestrée par M. Fillon.

    "Chaque semaine, chacun y va de son idée. C'est un mauvais concours Lépine", lâche l'un d'eux. "Il n'y pas de raison que les parlementaires confisquent le vote des militants. Copé ne lâchera pas. Pour lui, tenir est son acte fondateur", affirme un autre copéiste en déplorant "une nouvelle prise en otage des députés qui en ont plein le dos".

    Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/

  • Florian Rouanet - Le nationalisme (Militant)

     version originale  http://fr.gloria.tv/?media=355979

  • Affaire Le Pen : il est désormais illégal de dénoncer des comportements illégaux

    Le 10 décembre 2010, à Lyon, Marine Le Pen avait tenu les propos suivants, évoquant les prières de rue :

    « Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire. C’est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s’applique, c’est une occupation. Certes il n’y a pas de blindés, il n’y a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants. »

    Ce parallèle entre les prières de rue et l’Occupation allemande n’a pas plus à tout le monde. Suite au dépôt d’une plainte du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), le parquet de Lyon avait ouvert en janvier 2011 une enquête préliminaire pour « incitation à la haine raciale ».

    Hier, le ministère de la Justice a transmis au Parlement européen une demande de levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen. Procédure classique, à partir du moment où le parquet de Lyon avait ouvert une enquête sur ses propos.

    Quoiqu’il en soit, l’affaire est délirante. Car enfin, l’Islam n’est pas une race : aussi bien l’accusation d’ »incitation à la haine raciale » n’a aucun sens. Par ailleurs, personne n’appelle à la haine des personnes. Marine le Pen est un homme politique, et elle soulève un problème politique : l’envahissement illégal de l’espace public par une communauté. Alors que ses détracteurs utilisent le levier affectif pour tenter de la culpabiliser, faut-il rappeler qu’en politique, il faut prendre de la hauteur et discerner à l’aune du bien public ? Désormais, comble du paradoxe, chacun saura qu’en France, pays prétendu de la liberté d’expression, l’on est susceptible d’être poursuivi en justice pour avoir dénoncé une action illégale…

    http://www.contre-info.com/