Les altermondialistes rêvent d'une nouvelle Internationale, la Ve du nom. Beaucoup d'entre eux viennent d'ailleurs de l'extrême gauche et espèrent trouver dans les forums sociaux le ferment d'une nouvelle révolution. De l'internationalisme à l'altermondialisme, histoire d'une greffe réussie.
Vu de droite, l'altermondialisme fait parfois figure de simple avatar du bon vieux bolchevisme d'antan. Il est vrai qu'à certains égards, il constitue une idéologie de substitution pour tous ceux qui, après la chute de l'URSS, se retrouvent en manque d'utopie. L'altermondialisme, méthadone des vieux drogués du marxisme ? Ce serait trop simple. D'autant que les principaux leaders du mouvement affirment avoir changé de dope et de trip. « À Seattle, se réjouit José Bové, personne ne brandit le drapeau rouge de la révolution chinoise, ni le portrait du Che, ni la victoire révolutionnaire dans un pays devant bouleverser les autres; c'est bien fini et c'est porteur d'espoir. »(1)





