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l'information nationaliste - Page 7347

  • « Par la plume et l’épée »


    Tel est le titre d’un recueil de poèmes signés d’Angélique Lachaume.

    A contre-courant, cette jeune Française talentueuse nous offre des vers empreints d’idéal, dédiés à la France, à sa jeunesse, à Dieu…

    Il faut remettre la poésie à l’honneur, dans notre époque de laideur, de « décivilisation », d’abandon du français…

    Par la plume et l’épée, Editions des Cimes, collection « Lettres françaises », 40 pp., 6 €, format 10 x 16 cm., disponible ici. Préface de Jean de Viguerie, introduction de Gabrielle Cluzel.

    Voici un texte extrait de l’ouvrage :

    Spiritus Leonis

    Toi qui n’as pas connu les terreuses tranchées
    Ne crois pas que ton siècle soit vierge de drames,
    Il te faudra lutter à l’école des âmes :
    Le front du vrai combat de la fidélité.

     

    Vois-tu ces idéaux répugnants et bourgeois
    Déferler sans merci, comme un souffle infernal :
    « Qu’importe la patrie ? L’heure est aux bacchanales,
    La France pour grandir n’a pas besoin de moi ».

    Plutôt que de chérir une vie trop mesquine
    Dans les vieux entresols des mornes décadences,
    Embrase ta jeunesse au mépris des souffrances,
    Vis ! Sois celui que la seule mort assassine !

    Façonne de tes mains, forge au feu de ton âme,
    Pour la rédemption de ta mère patrie,
    Ce bonheur qui sera tout l’honneur de ta vie ;
    Dût-elle être bien pauvre, qu’elle soit de flamme !

    http://www.contre-info.com/par-la-plume-et-lepee#more-38798

  • Grand remplacement : le Parlement adopte la réforme du droit d’asile

    Alors que la tension migratoire est à son comble, la réforme du droit d’asile a été définitivement adoptée mercredi à l’Assemblée nationale, rendant encore plus attirant ce qui constitue l’un de principaux réservoirs d’immigration clandestine, sans pour autant donner les moyens de mieux traiter les vrais demandeurs d’asile.

    Sur le papier, le texte prévoit de raccourcir les délais du traitement des dossiers des demandeurs d’asile et d’optimiser leur répartition en désengorgeant l’Île-de-France. Les députés PS, PRG et UDI, malgré des bémols, ont approuvé le projet de loi, traduction d’une promesse de campagne de François Hollande. À l’inverse, les élus LR (UMP) et FN ont voté contre « une occasion manquée », notamment par l’absence d’« organisation systématique et rapide du retour des déboutés », et jugé que le texte allait « encourager des dizaines de milliers de demandeurs supplémentaires ». Front de Gauche et écologistes ont jugé la réforme trop peu ambitieuse.
    Pour le gouvernement, le projet de loi visait à « sauver un système à bout de souffle » et mettra la France en conformité avec la législation européenne, alors que les demandes d’asile ont augmenté de 83 % depuis 2007.

    Dans les faits, elle vise avant tout à rendre plus acceptable le Grand Remplacement, en dispersant les demandeurs sur tout le territoire. 
    ● Aujourd’hui, 50 % des dossiers sont déposés en Ile-de-France. Pour éviter les concentrations territoriales, le texte prévoit des directives strictes de répartition des migrants dans les centres d’accueil des demandeurs d’asile (CADA).
    ● Pour améliorer les conditions d’accueil, les migrants seront contraints d’accepter la place qui leur sera attribuée dans un CADA où qu’il soit situé pour percevoir une allocation. De 5.200 en 2001, les places en centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) sont passées à près de 25.000 en 2014.
    Par ailleurs, l’accès au marché du travail et à la formation professionnelle sera autorisé au demandeur d’asile lorsque l’Ofpra n’aura pas statué sur sa demande dans les délais, bref, il sera régularisé de facto.

    Un rapport de la Cour des comptes révélait que malgré l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui leur est notifiée, seul 1 % des déboutés sont effectivement éloignés. La plupart d’entre eux restent sur le territoire français, grâce à d’autres procédures telles qu’“étranger malade” afin d’obtenir un titre de séjour.

    Rien n’est prévu dans le texte pour remédier à cet état de fait, qui dévoie le droit d’asile et le transforme en pompe aspirante à immigration économique. Le gouvernement promet d’agir dans une deuxième loi sur le droit des étrangers, loi qui n’est même pas en préparation. Bref, nous sommes en parfaite cohérence avec l’attitude de M. Cazeneuve, qui encourage les clandestins de Calais de demander asile en France ou qui accueille d’autres clandestins à Paris comme des VIP…

    http://fr.novopress.info/190738/parlement-adopte-reforme-du-droit-dasile/

  • Chevauchée d'Arthur

    La chevauchée littéraire, devenue mythique d’Artus
    Nous avons longtemps hésité avant de classer l'article d'Hervé Glot, issu d'une contribution au magazine des Amis de l'écrivain normando-breton, Jean Mabire . Il avait sa place dans notre rubrique "émotion/réflexion", car l'histoire du magazine Artus relève d'abord de la littérature, de la poésie, de l'image et de l'imaginaire. Mais par la vocation ambitieuse qu'elle s'assignait, au service de la large culture celte, toujours vivante et ardente, par l'enthousiasme  qu'elle a suscité auprès d'artistes, d'intellectuels, du public, par l'impulsion enfin qui continue de nourrir rêves et convictions, elle relève finalement de la rubrique "communautés vivantes". 
    Guilhem Kieffer
    "Difficile de prendre individuellement la parole au sujet d’une aventure qui fut avant tout collective, d’autant que les années ont en partie gommé le contexte qui vit la naissance et l’évolution de la revue Artus, puis, par la suite, des éditions du même nom. Mais soit, je tenterai d’être le chroniqueur concis et néanmoins fidèle d’une chevauchée qui s’est étalée dans le temps et bien sûr, comme tout corps vivant, a initié ou subi ses propres métamorphoses.
    L’affaire est ancienne, puisque c’est en 1979 que fut fondée l’association éditrice de la revue, avec pour dessein d’explorer les voies de la culture celtique d’hier, et d’en faire entendre les voix d’aujourd’hui. Cette association naissait en Bretagne, à Nantes capitale du duché, et Jean-Louis Pressensé en était le directeur et le premier rédacteur. Artus : le nom avait, bien sûr, été choisi en référence au roi de la Table Ronde, dont le royaume légendaire s’étendait sur les deux rives de la Manche. 
    Il élargissait considérablement le réduit breton auquel nous étions certes attachés… mais à condition d’exercer toute liberté dans les instants où il nous siérait de larguer les amarres, comme en témoignait le sous-titre "pays celtiques et monde nordique". L’association était née d’une réaction contre une certaine vision en vogue dans les années 70, celle d’une Bretagne étroite, suffisante et, pour finir, morte d’un trop plein "de légitimes revendications et de droits imprescriptibles"…
    Sources et survivances d’un imaginaire celtique
    Nous souhaitions rechercher, au sein d’un univers plus large, les sources et les survivances d’un imaginaire celtique. Et nous nous interrogions: « Segalen est-il moins celte quand il compose Les Immémoriaux, Kenneth White quand il décrit Hong-Kong, Michel Mohrt quand il rédige "L’ours des Adirondacks ?" »
    Dès lors se posait le problème du contenu que nous entendions donner au terme « celtique ». Pour ma part, très sensible à l’enseignement que prodiguait (parfois dans la douleur) Christian-J. Guyonvarc’h, l’Irlande, avec sa mythologie miraculeusement transmise, était un des conservatoires et l’un des foyers où aller chercher les brandons encore vivants du grand récit. Des brandons à raviver parce que, sans cette lueur venue de ses franges "barbares’", l’Europe, qui cherchait à s’inventer, faisait l’impasse sur une partie de son âme (elle a fait mieux depuis !). De notre point de vue, c’était pour les artistes, les créateurs, se priver d’une source d’inspiration dont des écrivains majeurs, comme Yeats ou Joyce (bon gré, mal gré), avaient fait le suc de leur œuvre, et dont le cinéma s’emparait désormais avec gourmandise. J’aime toujours rappeler que l’Irlande, un tout petit pays, peut se flatter d’avoir porté, bien au-delà de son nombril, la lumière de ses écrivains et que l’imaginaire est une pensée vivante, une flamme que l’on ravive au contact de la diversité du monde. 
    Pourtant, la volée de bois vert ne vint pas des Bretons pur beurre : il apparut rapidement que l’usage que nous faisions des termes celte ou celtique, et ce que nous affirmions comme un héritage mésestimé étaient, pour certains, des vocables strictement interdits, des territoires de la pensée absolument prohibés. Passons sur ces polémiques, elles n’en méritent pas davantage.
    Un sentiment géographique et quasi climatique  
    Nous cherchions à faire partager un sentiment géographique et quasi climatique : cette Europe du nord-ouest, atlantique et baltique, est (de toute évidence) un mélange de terre et d’eau, un espace terraqué aux limites indécises, aux lumières parfois incertaines et aux origines parfois contradictoires. Nous souhaitions faire naître peu à peu, par les textes des chercheurs, ceux des écrivains et des poètes, les œuvres des photographes, des peintres ou des graveurs, etc, une esthétique, un esprit, qui donneraient à la revue une couleur que j’espérais singulière. 
    Jean-Louis Pressensé avait, au tout début de l’aventure, suggéré cet en-dehors des territoires trop arrimés, en évoquant l’Artusien en devenir : « Etre enfant du granit, de la houle, des forêts et du vent, être pétri de fidélité, de folie et de rêves…» Et, effectivement, les filiations furent de cœur, de consanguinité spirituelle, de générosité, jamais fondées sur l’intérêt ou le conformisme idéologique. 
    La revue fut, pour bien des rédacteurs, une école pratique et un centre de formation intellectuelle. Nous approfondissions nos compétences techniques, passant de la terrible composphère, fleuron de chez IBM, à l’ordinateur, et la table de la salle à manger, qui servait de table de montage, conserve les ineffaçables stigmates du cutter de mise en page : à ces moments-là, il fallait penser avec les mains, non sans avoir affirmé, quelques instants auparavant, après Rimbaud, que la main à plume valait bien la main à charrue.
    Nous allions vers les artistes ou les chercheurs par inclination personnelle, aussi bien que par curiosité pour qui nous intriguait. Ainsi, la revue développait son contenu, tandis que les numéros sortaient avec la régularité qu’autorisaient nos occupations professionnelles. Artus a fédéré des énergies, confronté des individualités et surtout nous a conforté dans le sentiment que l’équilibre, le nôtre en tout cas, se trouve où cohabitent le travail des savants et le chant des poètes.
    Un équilibre où cohabitent le travail des savants et le chant des poètes
    Peu à peu, nous avons orienté notre publication vers des thèmes plus précis. Parurent ainsi "Le Graal", "A chacun ses Irlande", "Au nord du monde", "Harmonique pour la terre", "L’Amour en mémoire", "Ecosse blanches terres", "Mégalithes", "Archipels, vents et amers", autant de titres qui signaient des affinités électives, des rencontres insolites ou prévisibles. Avec le recul, cette formule éditoriale a eu le grand avantage d’ouvrir un espace accueillant et de permettre la constitution d’un noyau de collaborateurs, qui auront trouvé dans le rythme revuiste, à la fois souplesse, diversité et régularité. 
    Les universitaires Jacques Briard pour l’archéologie, Christian-J. Guyonvac’h pour le domaine celtique, Léon Fleuriot pour les origines de la Bretagne, Philippe Walter pour la littérature arthurienne, Régis Boyer pour le monde nordique, Gilbert Durand pour le vaste champ de l’imaginaire, furent parmi d’autres, nos guides et nos interlocuteurs. Patrick Grainville et Kenneth White nous donnèrent de sérieux coups de main. Philippe Le Guillou a été le compagnon de nos rêveries scoto-hiberniennes. Michel Le Bris a bercé nos songes romantiques au rythme des puissances de la fiction; quant à Pierre Dubois, il a été pour nous tous l’empêcheur de raisonner en rond, le Darby O’Gill des raths et des moors.
    La revue a permis, en outre, de créer un lectorat qui est naturellement resté fidèle lors du glissement -amorcé en douceur au milieu des années 80- de la revue vers la maison d’édition, ayant ainsi, pour effet, de résoudre partiellement le problème de la diffusion.
    Après s’être essayé à la publication de textes relativement courts : "Enez Eussa" de Gilles Fournel, "Marna" d’Yvon Le Menn, "la Main à plume" de Philippe Le Guillou, suivront une vingtaine de livres dont "Ys dans la rumeur des vagues" de Michel Le Bris, ou "Les Guerriers de Finn" de Michel Cazenave. Des albums sont consacrés à des peintres, des sculpteurs, des graveurs, des photographes (Yvon Boëlle, Jean Hervoche, Carmelo de la Pinta, Bernard Louedin, Sophie Busson, Jean Lemonnier, Geneviève Gourivaud).  
    Avec Pierre Joannon, nous éditerons un gros album, "L’Irlande ou les musiques de l’âme", une somme menant de la protohistoire à la genèse de l’Irlande contemporaine, que reprendront les éditions Ouest-France. Toujours à l’affut des méandres de la création, sous la direction de Jacqueline Genêt, de l’université de Caen, nous avons publié les variations des écrivains de la renaissance culturelle irlandaise, autour de la légende de Deirdre. 
    Depuis ces temps de fondation, d’autres livres bien sûr sont parus, parfois en coédition avec Hoëbeke ou Siloë. Citons "Arrée, l’archange et le dragon", "Des Bretagne très intérieures", "Une Rhapsodie irlandaise", plus récemment "Lanval" et ,dernier en date, "Les îles au nord du monde", un texte de Marc Nagels illustré par Didier Graffet, avec des photographies de Vincent Munier.
    Un numéro spécial avait marqué un tournant dans l’histoire d’Artus. Ce n’était déjà plus le fascicule habituel, mais un véritable album titré "Brocéliande ou l’obscur des forêts". Il allait nous conduire vers une autre direction : une heureuse conjonction permit à Claudine de créer et d’asseoir" au château de Comper" le Centre de l’Imaginaire Arthurien. Mais cela est une autre histoire, et je ne voudrais pas m’approprier abusivement ce qui appartient à une fraternité sûrement plus vaste que la mienne, sinon en rappelant ce que pourrait être… une errance arthurienne.
    Vagabondage dans l’espace arthurien
    Histoire des hommes et de leur imaginaire, rêves, foi, mythes, voilà un terrain de pérégrinations assez inépuisable, au milieu duquel l’héritage celtique et la légende arthurienne brillent, aujourd’hui, d’un éclat particulier, avec leur cortège de prouesses et d’enchantements, dont le moindre n’est pas la promesse de la quête.
    Le roman arthurien n’a pas inventé la quête, mais il lui a donné une couleur et une dimension renouvelées. La quête chevaleresque n’est ni la descente aux Enfers d’Orphée ou de Virgile, la fuite d’Énée ou la dérive involontaire d’Ulysse. À travers d’innombrables épreuves, dont on ne sait dans quelle réalité elles se déroulent, elle unit, à un voyage qui porte ordre et lumière là où règne le chaos, un cheminement intérieur, recherche de perfection ou d’absolu.
    Au centre de la cour arthurienne, la Table Ronde rassemble les meilleurs chevaliers, venus du monde entier briguer l’honneur de servir. Alors, commencent les expéditions, entreprises sur un signe, une requête, un récit marqué d'étrangeté. Lorsqu’il prend la route, chaque chevalier devient, à lui seul, l’honneur de la Table Ronde et la gloire du roi. Il forme l'essence même de la chevalerie arthurienne, affirmant la nécessité de l'errance, le dédain des communes terreurs, la solitude, qui ne s’accompagne que d’un cheval et d’une épée. Il ne sait ni le chemin à suivre, ni les épreuves qui l'attendent. Un seule règle, absolue, lui dicte de « prendre les aventures comme elles arrivent, bonnes ou mauvaises ». Il ne se perd pas, tant qu’il suit la droite voie, celle de l'honneur, du code la chevalerie.
    La nécessité de la Quête est partie intégrante du monde arthurien. Au hasard de sa route, le chevalier vient à bout des forces hostiles. Il fait naître l’harmonie, l’âge d’or de la paix arthurienne dans son permanent va et vient entre ce monde-ci et l’Autre Monde, car l’aventure, où il éprouve sa valeur, ne vaut que si elle croise le chemin des merveilles. Sinon elle n’est qu’exploit guerrier, bravoure utilitaire. Seul, le monde surnaturel, qui attend derrière le voile du réel, l’attire, et lui seul est qualifiant.
    Les poètes recueillent la Matière de Bretagne vers le XIIe siècle, de la bouche même des bardes gallois et, sans doute, bretons. Malgré le prestige du monde antique et des romans qu’il inspire et qui ne manquent pas de prodiges, la société cultivée découvre, fascinée, les légendes des Bretons (aujourd’hui nous parlerions des Celtes), un univers culturel perçu comme tout autre, d’une étrangeté absolue. Le roman, cette forme nouvelle nourrie de mythes anciens, donne naissance à des mythes nouveaux, la Table Ronde, le Graal, l’amour de Tristan pour Iseult, Merlin… Parmi les référents culturels de l’Europe, en train de naître, elle s’impose en quelques dizaines d’années, du Portugal à l’Islande, de la Sicile à l’Écosse.
    La légende celtique, mêlée d’influences romanes ou germaniques, constitue une composante fondamentale pour l’Europe en quête d’une identité qui transcende les nécessités économiques et politiques. Mais le thème de la quête représente, plus fondamentalement croyons-nous, un itinéraire proprement spirituel, initiatique ou mystique même, pour certains. Elle manifeste, aussi, un besoin d’enracinement, la recherche de valeurs anciennes, prouesse, courtoisie, fidélité, largesse, l’aspiration à l’image idéale de ce que nous pourrions être.
    Une fois de plus, le roi Arthur revient : non pas la figure royale, mais l’univers de liberté et d’imaginaire qu’il convoie. A qui s’interroge sur cette postérité tenace, sur ces résurrections insistantes, on peut trouver des raisons, dans le désordre, culturelles, patrimoniales, psychanalytique, politiques, artistiques. Pour nous, nous dirons, simplement et très partialement, qu’il s’agit de la plus belle histoire du monde, et qu’il suffit de revenir au récit, à ces mots qui voyagent vers nous, depuis plus de huit siècles, pour comprendre que les enchantements de Bretagne ne sont pas près de prendre fin."
    Hervé Glot 

  • Marie Cherrier – Complotiste

    Que voulez-vous je suis sceptique
    se pourrait-il que ma chanson
    passe pour trouble à l’ordre public
    et demain me mène en prison ?
    Que voulez-vous j’suis complotiste
    et de le chanter devant vous
    j’pourrais passer pour prosélyte
    mais faut-il ne rien dire du tout ?

    Difficile pour l’esprit tranquille
    réussir flotter tout le long
    à chaque vers risquer l’exil
    le venin des qu’en-dira t’on

    Heureusement j’suis malhabile
    avec les moutons de Panurge
    je jette un d’leur jugement facile
    par dessus bord et c’est le déluge

    Des indulgences, des bien-pensances
    de toutes les superstitions
    pour expier mon irrévérence
    ou lui accorder rémission

    Que voulez-vous je suis sceptique
    se pourrait-il que pour un « non »
    j’passe pour trouble à l’ordre public
    et demain jetée en prison ?
    Que voulez-vous j’suis complotiste
    à force de botter en touche
    j’pourrais passer pour terroriste
    moi qui n’f’rais pas d’mal à une mouche ?

    Conscience heureuse et clandestine
    j’y ai croisé quelques soiffards
    quelques paumés, quelques débiles
    mais à distance des salopards

    J’espère seulement que ça n’est pas
    par seul esprit d’contradiction
    quand je vois la gueule des rois
    rassurée j’en conclue que non !

    Pas fatiguée, pas résignée
    sous un coin d’ombre, une limonade
    j’vais rester d’bout ça s’ra parfait
    et chanter à la cantonade

    Que voulez-vous je suis sceptique
    se pourrait-il que ma chanson
    passe pour trouble à l’ordre public
    et demain me mène en prison ?
    Que voulez-vous j’suis complotiste
    et de le chanter devant vous
    j’pourrais passer pour prosélyte
    mais faut-il ne rien dire du tout ?

    J’suis la cata dans la courbette
    (en toute modestie j’espère)
    j’ai tendance à rel’ver la tête
    (si ça n’gêne personne derrière)

    Quand ce n’sont pas les crosses en l’air
    ni les gendarmes ni les bâtons
    la morale est publicitaire
    et la milice dans nos maisons

    Pour chanter mes doutes à qui veux
    j’vais pas m’planquer dans les broussailles
    c’est pas confort les épineux
    j’salue les copains sur la paille

    Que voulez-vous je suis sceptique
    se pourrait-il que pour un « non »
    j’passe pour trouble à l’ordre public
    et demain jetée en prison ?
    Que voulez-vous j’suis complotiste
    à force de botter en touche
    j’pourrais passer pour terroriste
    moi qui n’f’rais pas d’mal à une mouche ?

    Dans quelques temps, la fin du film
    les va-t’en-guerre et les banquiers
    les journaleux, les pédophiles
    tout le pouvoir sera parfait

    Les bonnes gens, en cons zélés
    assis les mains sur les genoux
    au premier rang pour balancer
    pourront surveiller à leur goût

    Nous tous les gueux, tous les sceptiques
    pas chauds des choix d’la production
    on s’ra taxés de complotistes
    on s’souhait’ra « bienv’nu » en prison !

    Que voulez-vous je suis sceptique
    se pourrait-il que ma chanson
    passe pour trouble à l’ordre public
    et demain me mène en prison ?
    Que voulez-vous j’suis complotiste
    et de le chanter devant vous
    j’pourrais passer pour prosélyte
    mais faut-il ne rien dire du tout ?

    Que voulez-vous je suis sceptique
    se pourrait-il que pour un « non »
    j’passe pour trouble à l’ordre public
    et demain jetée en prison ?
    Que voulez-vous j’suis complotiste
    à force de botter en touche
    j’pourrais passer pour terroriste
    moi qui n’f’rais pas d’mal à une mouche ?

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/marie-cherrier-complotiste_139023.html#more-139023

  • La Russie refuse la primauté des verdicts des Cours internationales: l’oligarchie Khodorkovski n’empochera pas les milliards promis …

    Une  centaine de députés russes avaient saisi la Cour constitutionnelle afin qu’elle examine si la Russie, qui a signé la Convention européenne des droits de l’Homme en 1996, était obligée d’appliquer toute décision de la CEDH, même en cas de contradiction avec la Constitution russe. La Cour Constitutionnelle de Russie vient de répondre à cette interrogation en affirmant la primauté des décisions de justice ou de lois russes, sur les décisions de justice ou les lois internationales, ce qui en fait élargi le champ d’application au-delà de la seule CEDH:

    « La Cour de Strasbourg a le droit d’indiquer aux pays les erreurs constatées dans leurs lois, mais si les décisions de la CEDH vont à l’encontre de la Constitution de la Russie, cette dernière doit agir compte tenu de ses intérêts nationaux », avait estimé le président de la Cour constitutionnelle Valeri Zorkine dans un article paru en octobre 2010 dans le quotidien Rossiïskaïa Gazeta.

    « La CEDH n’est pas une instance supérieure aux juridictions nationales. Un arrêt de la CEDH ne peut donc pas annuler une décision judiciaire rendue sur le territoire d’un Etat signataire de la Convention européenne des droits de l’Homme », a indiqué Dmitri Viatkine, représentant de la Douma (chambre basse du parlement russe) à la Cour constitutionnelle.

    “Les organes judiciaires suprêmes de pays européens comme l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche ou la Grande-Bretagne respectent également le principe de la primauté de leurs lois fondamentales dans l’application des décisions de la CEDH”, a affirmé la Cour.

    “En effet, tous les pays ne reconnaissent pas la juridiction des institutions internationales des droits de l’Homme”, a déclaré Sergueï Pachine membre du Conseil pour les droits de l’Homme auprès du Kremlin.

    “La Russie paye régulièrement de petites compensations de quelques milliers d’euros”, auxquelles elle est souvent condamnée par la CEDH suite à des plaintes de particuliers, rappelle M. Pachine.

    “Mais quand il s’agit de sommes importantes comme dans le cas de Ioukos”, le nouveau principe  [de la primauté russe] “peut être appliqué”, explique-t-il.

    Le ministère russe de la Justice a déjà déclaré mardi qu’il agirait “conformément à la décision de la Cour constitutionnelle de Russie” dans le règlement de l’affaire des ex-actionnaires de Ioukos.

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  • Vous reprendrez bien un peu de foie de foetus ?

    Plusieurs médias veulent étouffer le débat éthique suscité par la vidéo montrant une haute responsable du Planning familial américain expliquer comment elle fournit des organes de bébés avortés à des laboratoires. Leur argument ? Le planning familial américain affirme, pour sa défense, que la pratique est légale. Réponse de Koz, dans une tribune publiée sur le Figaro Vox :

    "[...] admettons pour les besoins du raisonnement que la pratique soit légale. Je noterais toutefois deux choses: d'une part que le Dr Nucatola, dans la video, laisse elle-même clairement entendre qu'il faut solliciter quelque peu l'interprétation des textes pour s'y juger conforme et, d'autre part, que le fait qu'une pratique soit légale n'a jamais épuisé le débat moral. (...) Il y a donc cette info: le planning familial reconnaît fournir des organes de fœtus avortés à des laboratoires. Notez que je ne dis rien là que de très factuel: c'est leur communiqué de presse, c'est leur défense, c'est admis.

    Rien que cela devrait déjà susciter pour le moins un peu d'interrogation.

    Mais si l'on creuse un peu, que nous dit-elle et qu'apprend-on?

    1) Que le Planning Familial US bénéficie d'une intégration verticale exemplaire, depuis le conseil aux femmes enceintes jusqu'à la valorisation des déchets… mais que cette intégration verticale n'est pas, par elle-même, sujette à quelque interrogation éthique que ce soit ;

    2) Quele Planning Familial US s'organise en amont avec des laboratoires pour assurer l'approvisionnement en organes.Il s'enquiert des besoins des laboratoires et se fait fort de leur fournir les organes convoités. Nous parlons bien d'organes: manifestement, il est malséant d'employer ce terme et l'on préférera le mot «tissus», qui est plus joli et nous ferait presque penser à de la soierie. En l'occurrence, il s'agit bien d'extraire des bouts de fœtus: des bras, des jambes, des cœurs, des foies…

    3)Qu'il ne s'agit même pas de faire avec le résultat de l'avortement, mais d'organiser l'avortement à cette fin ;

    4)Qu'il conviendrait d'analyser la pratique comme un don d'organes. Excusez ma brusquerie,(...) mais il me semble que c'est le seul cas dans lequel on tue le donneur. Sans vouloir être excessivement tatillon, pouvons-nous convenir que cela peut mériter un questionnement éthique?

    5)Que le consentement de la mère est suffisant: au stade où nous en sommes, puisqu'on en a déjà dénié l'humanité du fœtus, pourquoi en effet ne pas considérer que ce que la mère donne, ce sont ses propres organes?Même si c'est aberrant et contraire à la réalité. Même si, il m'a semblé comprendre, avec mon peu de connaissance en la matière, qu'elle garde bien tous les siens propres. Bref, le consentement de la partie concernée n'est absolument pas requis ;

    6)Que des médecins ont orienté leur savoir-faire non pas pour l'intérêt de la mère (et ne parlons pas de l'enfant: restons convenables) mais dans l'intérêt des laboratoires. Ils apprennent ainsi à réaliser des avortements sous échographie pour, nous dit-on, savoir où poser les forceps et ne pas risquer d'abîmer les organes recherchés;

    7)Que ces médecins, lorsque cela est nécessaire, incitent le fœtus à changer de position pour se présenter de manière plus convenable pour son démembrement.Parce qu'il vaut mieux qu'il se présente par le siège si l'on veut en extraire les jambes ou les organes inférieurs, ou par la tête, si ce sont les organes supérieurs que l'on convoite.

    Mais ceci est conforme aux plus hauts standards éthiques du Planning Familial US."

    Louise Tudy

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • A la veille d’une nouvelle crise financière…

    Incroyable ! Sept ans après les subprimes, des bulles sont en train de se reformer. Et elles pourraient bien exploser ! Il suffit d’une étincelle, par exemple en Grèce avec sa sortie de l’Euro.

    Le monde de la finance est vraiment incorrigible. Sept ans seulement après la crise des subprimes, qui a failli faire exploser le système bancaire international, voilà que resurgit la crainte d’un nouveau krach. «On est assis sur un baril de poudre, la question est simplement de savoir quel sera le détonateur», transpire l’économiste Marc Touati. «Nous nous trouvons dans une zone de risque proche de celle de 2008», confirme Christophe Nijdam, du centre d’expertise Finance Watch. En d’autres termes, la sortie de la Grèce de la zone euro ou la remontée un peu trop brutale des taux d’intérêt ou la simple défaillance d’une banque pourrait tous nous entraîner dans une terrible crise financière et dans une récession planétaire.

     

    Bigre ! On nous avait pourtant promis que ce scénario catastrophe ne se reproduirait pas. Souvenez-vous : les marchés allaient être encadrés, les banques coupées en deux (d’un côté le financement de l’économie et des ménages, de l’autre la spéculation), les produits toxiques interdits, bref, c’en serait fini de la finance folle. Eh bien, il ne reste pas grand-chose de cette belle ambition. Non seulement les traders du monde entier continuent de jongler avec les milliards, mais les conditions économiques objectives rendent la situation peut-être plus fragile encore qu’il y a sept ans. Comment en est-on arrivé là ? Est- il encore temps d’éviter le désastre que certains nous annoncent ? Les lignes qui suivent devraient vous aider à vous faire une idée juste des risques encourus.

    1. Pourquoi des bulles ont-elles fait leur apparition ? 

    Parce que depuis 2009 les Banques centrales ont inondé la planète de liquidités, afin de redonner de l’air à l’économie. Les spécialistes appellent cela le quantitative easing (QE, prononcez «kiouhi») , mais c’est tout simplement l’équivalent moderne de la bonne vieille planche à billets. Les grands argentiers n’y vont pas avec le dos de l’imprimeuse : au total, la Fed américaine a injecté 3.500 milliards de dollars dans l’économie, la Bank of England près de 500 et celle du Japon pas loin de 1.500 milliards rien que depuis 2013. Après avoir longtemps hésité, le président de la Banque centrale européenne,  l’Italien Mario Draghi , a décidé de s’y mettre à son tour le 9 mars dernier. Et lui aussi a prévu d’y aller franco, puisqu’il va lâcher tous les mois dans la nature 60 milliards d’euros jusqu’en septembre 2016, soit 1.100 milliards au total.

    En principe cette masse d’argent devrait irriguer les entreprises (pour qu’elles investissent) et les ménages (pour qu’ils consomment) à travers le système des crédits. En réalité, les banques et les financiers s’en servent surtout pour spéculer, favorisant ainsi la formation de bulles. «Les marchés sont à nouveau dans une phase d’exubérance irrationnelle», note Christophe Dembik, de Saxo Banque.

    2. Pourquoi la hausse de la Bourse inquiète-t-elle ? 

    C’est mécanique, cette politique d’argent facile a eu pour effet de tirer les taux d’intérêt vers le bas. Du coup, les établissements financiers se sont peu à peu détournés des obligations d’Etat, un placement traditionnellement sûr mais qui ne rapporte plus grand-chose, au profit d’investissements plus rémunérateurs, comme les actions.

    L’indice S & P 500 de Wall Street a ainsi été multiplié par trois en six ans, une performance sans commune mesure avec celle de l’économie américaine. La Bourse de Francfort et celle de Paris ont grimpé pour leur part d’environ 20% depuis le 1er janvier, malgré une reprise européenne assez poussive (1,5% de croissance seulement prévue en 2015 en zone euro, et à peine 1,1% en France). Or il n’est pas sain que la finance caracole ainsi pendant que l’économie réelle tire la langue : c’est le signe que quelque chose ne tourne pas rond.

    La présidente de la Fed, Janet Yellen, a bien tenté de calmer la spéculation, en rappelant aux opérateurs les règles de prudence : «La valorisation des Bourses aujourd’hui est généralement assez haute, et il y a des risques dans ce domaine», a-t-elle déclaré. Mais tout se passe comme si le monde de la finance, engagé dans une course aux milliards, n’évaluait plus les dangers de ses placements. Même la perspective d’une faillite de la Grèce semble le laisser de marbre. «Une mauvaise estimation du risque a été au cœur de la précédente crise financière et il semble bien que ce phénomène resurgisse», avertissent les économistes de l’OCDE. «L’argent pas cher pousse à faire des bêtises», renchérit Christophe Nijdam.

    Les Bourses ne sont pas les seules bulles en formation. La folle valorisation de certaines valeurs Internet et de biotechnologie inquiète aussi les experts, de même que les montagnes de prêts accordés aux étudiants américains. Et l’immobilier est désormais en surchauffe au Royaume-Uni, où les prix ont fait un bond de 10% en un an. La hausse atteint même 18% à Londres.

    3. Pourquoi n’a-t-on pas pris de mesures pour endiguer ces dérives ? 

    D’abord, parce que la pression du lobby des banquiers a été très efficace. Juste après la crise des subprimes, le G20 avait clamé haut et fort sa volonté d’empêcher les abus les plus criants. Mais les Etats ont vite reculé devant les exigences des financiers. Du coup, leurs dispositions sont restées en dessous de la main. Les règles de prudence imposées aux banques par les accords de Bâle III, par exemple, «ne sont absolument pas à la mesure du problème», prévient Paul Jorion, professeur de finances à l’université de Bruxelles. Idem avec la batterie de règlements mis en place par l’Europe : sur certains sujets, comme la lutte contre la spéculation sur les denrées agricoles, les Etats-Unis affichent des règles potentiellement plus strictes que l’Union européenne, un comble !

    La mise en place par Bruxelles du Fonds de résolution unique (FRU), destiné à amortir l’éventuelle défaillance d’une banque du Vieux Continent, est elle aussi décevante. Certes, obliger les institutions financières à cotiser à un système d’assurance est une très bonne idée. Mais le FRU ne sera doté dans un premier temps que de 13 milliards d’euros sur les 55 prévus, si bien qu’en cas de crise aiguë il sera incapable de faire face. La France n’a pas fait mieux : sa réforme du secteur bancaire a accouché d’une loi bien en retrait des ambitions de départ.

    Comme si cela ne suffisait pas, les financiers ont trouvé le moyen de contourner les règles qui les gênaient. Ils ont par exemple mis en place un système parallèle, baptisé «shadow banking», qui fonctionne de gré à gré, en dehors de toute règle prudentielle. Entre 60.000 et 75.000 milliards de dollars y transiteraient. Dans le même esprit, les «dark pools» se sont multipliés. Environ 15% des transactions boursières se feraient désormais dans ces «chambres noires» incontrôlables, qui ouvrent la porte à tous les abus.

    4. Les produits risqués ont-ils disparu ? 

    Non. Certes, le volume de certains d’entre eux, comme les subprimes ou les CDS, a été très réduit. Mais d’autres prospèrent, tels les «Repo» et les «prêts de titres», dont le volume s’élèverait déjà à 20.000 milliards de dollars. Au total, les produits dérivés pèseraient aujourd’hui 700.000 milliards de dollars, dix fois le PIB mondial, plus encore qu’en 2007. Or, c’est par eux que la crise des subprimes s’est propagée… Le pire, c’est que ces fonds sont encore plus volatils que par le passé. La pratique du trading haute fréquence – autrement dit la vente d’énormes volumes de titres en une fraction de seconde par des programmes informatiques – a en effet explosé, jusqu’à représenter près de la moitié des transactions boursières en Europe et jusqu’à 60% aux Etats-Unis. Par nature instable, ce système a provoqué un krach éclair en 2010. Il n’a pas pour autant été interdit, ni même encadré.

    5. Les taux d’intérêt sont-ils trop bas ? 

    En tout cas, leur très faible niveau fait peser un risque énorme sur la sphère financière. Il y a encore un an, quand Paris voulait emprunter de l’argent sur trois ans, il émettait des bons du Trésor en proposant un intérêt de 0,35%. Aujourd’hui, c’est le prêteur qui doit verser 0,09%! Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si les banques payaient les ménages pour qu’ils souscrivent un emprunt immobilier… Cette dérive est un des effets pervers de la politique ultra-accommodante des Banques centrales : il y a tant d’argent en circulation que ses détenteurs se battent pour pouvoir en mettre une partie à l’abri dans un placement sûr, comme les y obligent les règles prudentielles. C’est une très bonne nouvelle pour les Etats dépensiers, comme le nôtre. Mais d’un point de vue économique, il s’agit d’une aberration intenable sur le long terme. En plus d’inciter les Etats à la dépense, elle pèse en effet directement sur la rentabilité des institutions financières, dont une grande partie des fonds est investie en obligations souveraines. Ainsi les sociétés d’assurance vie allemandes, qui ont souvent garanti des rendements de plus de 3% à leurs souscripteurs (ce n’est heureusement pas le cas des françaises), se retrouvent aujourd’hui en grande difficulté, puisque leurs propres placements leur rapportent moins ! «La politique des taux bas est en train de ruiner peu à peu le secteur de l’assurance», pestait il y a quelques mois le patron du réassureur français Scor, Denis Kessler. Depuis, les choses n’ont fait qu’empirer…

    6. Pourquoi un krach obligataire fait-il peur ? 

    Parce que c’est le risque numéro 1 qui pèse sur l’économie mondiale. Et c’est, paradoxalement, la remontée des taux qui pourrait le déclencher. Mal maîtrisée, cette dernière pourrait en effet pousser une banque à la faillite et se transformer, par une réaction en chaîne, en crise financière. Un tel scénario s’est produit en 1994. A l’époque, l’économie américaine se portait bien. Craignant un retour de l’inflation, Alan Greenspan, le président de la Fed, avait décidé de façon un peu abrupte de remonter les taux de 3 à 3,25%. Assez pour faire chuter les obligations et déclencher une panique chez leurs détenteurs. L’histoire peut-elle se reproduire ? Possible.

    Dès que la croissance aura vraiment repris, les Banques centrales (et les marchés) feront remonter les taux, tout le monde le sait. La valeur des gigantesques stocks d’obligations détenues par les banques et les assurances risque alors de s’effondrer. Autant dire que les Banques centrales ont intérêt à remonter le loyer de l’argent avec des pincettes. L’équation sera d’autant plus compliquée pour elles qu’une hausse mal négociée pourrait donner un coup de frein à l’activité. «Elles sont un peu dans la situation du type qui repeint son parquet et qui se retrouve dans un coin», commente Paul Jorion. Pas drôle, en effet.

    Pourquoi la hausse des taux va faire chuter les obligations

    1- Une obligation est un titre de créance émis par un Etat ou une entreprise pour une durée déterminée. Elle donne droit au versement d’un intérêt fixe prévu à l’avance, calculé sur sa valeur faciale. Par exemple, une obligation de 100 euros à 3% émise sur 10 ans sera rémunérée 3 euros par an pendant 10 ans.

    2- Une fois cette durée atteinte, l’émetteur de l’obligation est tenu de la racheter à son prix d’émission, soit 100 euros. Cela revient pour lui à rembourser sa dette. En général, les Etats dépensiers émettent immédiatement une nouvelle obligation au taux du moment pour compenser.

    3- Entre-temps, cependant, rien n’empêche le détenteur de l’obligation de la revendre à un autre investisseur. Mais attention : le prix de cette dernière sur ce «marché secondaire» ne sera pas forcément de 100 euros. Il variera en fonction de l’offre et de la demande, comme sur n’importe quel marché.

    4- Si les taux d’intérêt ont baissé depuis l’émission du titre, ce dernier pourra se négocier à un prix supérieur à sa valeur faciale. Il rapportera en effet plus que les obligations nouvellement émises et sera donc plus alléchant pour les investisseurs. A l’inverse, si les taux d’intérêt ont remonté entret-emps, la valeur de l’obligation baissera sur le marché secondaire : personne ne voudra d’un titre à 3% quand les nouvelles émissions offrent 4%.

    5- Dans la pratique, les prix sur le marché secondaire évoluent en sorte que les rendements des obligations nouvelles et anciennes s’équilibrent. Si les taux doublent, la valeur des vieux titres sera divisée par deux, pour qu’ils rapportent proportionnellement la même chose que les nouveaux. Voilà pourquoi une hausse brutale des taux pourrait provoquer un krach obligataire.

    Capital

    http://fortune.fdesouche.com/386631-a-la-veille-dune-nouvelle-crise-financiere#more-386631

  • Attentat islamiste: Hollande, Valls, Cazeneuve, les 3 Pinocchios du gouvernement vous mentent (Vidéo)

    Ils ont osé s’enorgueillir d’un attentat déjoué, hier, alors que l’un des traîtres est issu des rangs de l’Armée. Ils ont osé s’enorgueillir des succès de la police, alors que le cadavre décapité de notre compatriote de l’Isère n’est pas encore froid. Ils ont osé s’enorgueillir alors que 700 voitures de nos concitoyens les plus exposés (les sans-dents), sont parties en flammes rien que pour fêter le 14 juillet 2015. Plus de 27% de voitures brûlées en plus qu’en 2014! Ceci sans compter les véhicules incendiés lors de la nuit de la Saint-Sylvestre! 

    Ils osent se vanter, alors que les socialistes sont les plus grands pourvoyeurs d’immigrés depuis François Mitterrand en 1981 qui a naturalisé en masse les musulmans clandestins et autres. Sans cette politique immigrationniste musulmane depuis des décennies, la France ne serait pas en but aux complots et aux attentats des traîtres islamistes. .

    Une immigration musulmane, dont les membres possèdent la plupart du temps la double nationalité et dont les sentiments souvent haineux envers leur nouveau pays ont sans cesse été surchauffés à blanc par les traîtres qui, à la tête de l’Etat, les ont installé en France, dans les administrations, la police et l’armée et jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.

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  • L’écrivain nationaliste Hervé Ryssen fiché comme terroriste pour… ses livres

    Ses explications et sa réaction dans la video ci-dessous.

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