
Pour la première fois depuis 2015, le solde de création dans l’industrie sera négatif en 2024. Ce n’est pas une surprise. La gestion de Macron a emmené le déficit commercial de la France de records en records depuis 2017, jusqu’à dépasser les 100 milliards en 2023. Comme ce ne sont ni les Airbus ni l’électricité qui manquent à l’exportation, il était à craindre dès le commencement de sa gestion incompétente que tout ce qui relève du « manufacturing » (usines, industries, etc…) ne fût orienté à la baisse. Un seul chiffre est hélas très parlant : il se fabrique en France moitié moins de voiture en 2023 qu’en 2017. L’automobile et sa longue chaîne de sous-traitance était traditionnellement le premier employeur industriel en France, depuis les années 50, les conséquences en termes de faillites à répétition de toutes ces PME, n’étaient pas difficiles à prévoir. On paye les normes anti-pollutions pondues en dépit de toute forme de réalisme technologique qui ont obligé les constructeurs à tricher pour rester dans des ordres de grandeur totalement déconnectés de la réalité. Puis l’obligation de passage à l’électrique, un produit tellement mauvais qu’il a besoin de subventions massives et qui n’est en plus, pas plus écologique qu’une voiture thermique.