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actualité - Page 5755

  • Pourquoi la France va droit dans le «mur» de la dette

    En 2013, la France va atteindre une dette publique record à 95% de sa richesse nationale, soit environ 2’000 milliards d’euros. Le pays confirme ainsi année après année son incapacité à juguler sa fuite en avant budgétaire. Derrière cette somme abstraite il y a des réalités pratiques que les dirigeants politiques feignent d’ignorer.

    En effet, si le pays donne encore l’impression de maîtriser son destin c’est avant tout grâce à des conditions exceptionnelles et indépendantes de la France. Ces conditions ne dureront pas éternellement et si rien n’est fait pour remédier à ce phénomène c’est la souveraineté même de la France qui pourrait être remise en question.

    Des implications pratiques

    Le montant de la dette publique française renvoie à une réalité implacable. En effet, un taux d’endettement à 95% du PIB, soit 2’000 milliards d’euros, implique que la France doit trouver quotidiennement 800 millions d’euros par jour à emprunter pour répondre aux impératifs de financement (salaire des fonctionnaires, allocations chômage, pensions de retraites…). Sur ces 800 millions d’euros, 200 millions proviennent de prêteurs français mais les 600 millions restants proviennent de prêteurs étrangers.

    Dès lors, la dépendance de la France aux marchés financiers est évidente car sans le soutien de ces derniers le pays ne pourrait pas faire face à ses engagements financiers et elle ne pourrait pas continuer à vivre au-dessus de ses moyens comme elle le fait depuis maintenant environ 35 ans.


    La réalité des enjeux financiers quotidiens est incontournable. De façon très pratique, si la France n’arrive pas un jour à trouver les 800 millions d’euros dont elle a quotidiennement besoin, cela implique le fait que le lendemain son besoin sera de 1’600 millions d’euros (800 millions d’euros multiplié par deux) et ainsi de suite.

    Un des problèmes de ce phénomène est que plus le montant à trouver est élevé, plus il devient cher de se financer. Dès lors, la somme que la France devra rembourser suite à cet emprunt sera plus élevée car le taux d’intérêt demandé sera lui aussi plus élevé, soutenant ainsi un phénomène de cercle vicieux.

    La charge du remboursement de la dette pèse sur les finances publiques. En effet, la France emprunte en moyenne à 2,3% sur l’année 2013. Autrement dit, la France affecte 2,3% de son PIB (richesse nationale produite) aux frais financiers. Or, avec une croissance économique nominale (prise en compte de l’inflation) proche de 1% en 2013, le différentiel fait que le montant de la dette augmente mécaniquement. En d’autres termes, la dette publique ne peut qu’augmenter car la charge de la dette (2,3%) est plus élevée que le rythme d’accumulation des richesses (1%).

    L’importance majeure du niveau du taux d’emprunt de la France

    Le taux d’emprunt de la France renvoie à deux notions :

    Tout d’abord, les OAT à 10 ans (Obligations Assimilables au Trésor) renvoient au taux de référence en ce qui concerne les emprunts d’État de la France. Le pays peut s’endetter à plus ou moins longues échéances, mais c’est le taux à 10 ans qui sert généralement de référentiel car la majeure partie de la dette est émise à cette échéance temporelle.

    Ensuite, l’Agence France Trésor (AFT) est l’organisme public chargé de gérer les émissions de dette de la France au mieux des intérêts du pays. Elle le fait d’ailleurs remarquablement bien et les personnes en charge de cette mission sont unanimement reconnues pour leur compétence et leur habileté à placer la dette française auprès des investisseurs français et internationaux.

    Le taux d’emprunt de la France est la clef de voute de l’édifice financier français. En effet, bien que ce taux soit rarement mis en avant, il constitue pourtant, avec celui de la croissance économique, l’indicateur clef à partir duquel il convient d’analyser la viabilité du budget de la France et la soutenabilité de sa dette. Si le taux est faible, alors les intérêts que la France devra à ses créditeurs seront faibles. Inversement, si le taux est élevé, alors les intérêts dont la France devra s’acquitter seront élevés.

    Les projections de taux d’emprunts prennent une importance capitale. En effet, le seul remboursement de la dette (appelée “service de la dette”), autrement dit le remboursement du capital emprunté plus le paiement des intérêts, représente à lui seul le premier poste du budget de l’État (hors dépenses de sécurité sociale), devant l’éducation nationale, les retraites et la défense nationale, qui sont les trois postes de dépenses les plus coûteux après les engagements financiers de l’État. Dans ce cadre, une hausse des taux viendrait compromettre l’équilibre financier de la France.

    En effet, une hausse de seulement 100 points de base (pbs), autrement dit une hausse de seulement +1% du taux d’emprunt de la France, se traduirait immédiatement par la nécessité de trouver au minimum 5 milliards d’euros supplémentaires rien qu’au titre des intérêts. Depuis le mois de mai, cette dynamique est déjà entamée avec une hausse de 70 pbs (+0,7%).
    Situation exceptionnellement favorable mais intenable

    La France bénéficie de conditions de financements très favorables. En effet, alors que le taux d’emprunt de la France sur le long terme se situe aux alentours de 5%, la France emprunte en moyenne sur l’année 2013 à 2,3%, alors même que les projections initiales pour l’année 2013 étaient plus pessimistes et s’élevaient à 2,9%.

    Grâce à cette “performance” meilleure que prévue, la France a engagé des frais financiers moindres qu’initialement anticipés. Toutefois, ce résultat exceptionnel ne reflète pas une situation favorable de l’économie française, mais il renvoie à un contexte international particulièrement favorable.

    Le gouvernement français se félicite des conditions favorables de financement du pays. Il lie le fait que les taux actuels sont historiquement bas à ses décisions de politique économique alors même qu’avant son arrivée au pouvoir il accusait les marchés financiers d’être en partie à l’origine des problèmes de la France. Si ces déclarations sont le lot habituel du jeu politique il n’en demeure pas moins que la réalité économique est différente.

    Les conditions favorables de financement sont largement indépendantes de la France. En effet, au regard des fondamentaux économiques français et des politiques mises en œuvre, le taux normal de financement devrait être de l’ordre de 4%, et pas de 2,3% comme c’est le cas actuellement. Les raison qui expliquent de tels niveaux sont le résultat d’une combinaison d’évènements favorables à la France :

    La politique monétaire menée par les grandes banques centrales (FED aux États-Unis, BoJ au Japon et BCE en Europe) ont conduit à injecter d’énormes quantités de liquidités dans le système financier. Dès lors, il fallait un réceptacle à toutes ces liquidités pour qu’elles puissent se placer.

    Dans le même temps, en Zone Euro, et à l’exception de l’Allemagne, les deux seules autres grandes dettes ayant la capacité d’absorber ces quantités de liquidités étaient les dettes espagnoles et italiennes. Or, il se trouve que les craintes concernant la capacité de ces pays à honorer leurs engagements financiers limitaient l’appétence des investisseurs internationaux.

    Dès lors, dans ces conditions particulières, la dette française a pu se révélé intéressante. En effet, la dette française présente plusieurs caractéristiques spécifiques : (1) elle est “liquide”, c’est-à-dire qu’elle s’échange très facilement, (2) la France à une capacité avérée à lever l’impôt si nécessaire pour honorer sa dette, (3) sauf à revenir très loin dans l’histoire (révolution française) les prêts ont toujours été remboursés, (5) l’épargne des français est très élevée et l’État pourrait le cas échéant être tenté de “piocher” dedans, et enfin (5) les besoins de financement de la France sont tels qu’elle a la capacité d’absorber de grandes quantités de capitaux qui cherchent à se placer dans un pays relativement peu risqué au regard des autres pays présentant des caractéristiques similaires.

    Les conditions de financement sont appelées à se dégrader. En effet, le choix des marchés de placer leurs capitaux en France plutôt que dans d’autres pays s’apparente plus à un pis-aller qu’à un choix par conviction. La dette française se distingue des autres uniquement grâce à des conditions bien particulières et pas du fait de performances économiques exceptionnelles.

    De plus, le fait que le taux soit historiquement bas induit nécessairement qu’il ne peut qu’augmenter. D’ailleurs, les récentes prévisions de taux d’intérêt pour 2014 de l’Agence France Trésor indiquent un taux moyen de 3,3% en 2014 contre 2,3% en moyenne pour 2013.

    A ce titre, il convient d’indiquer qu’avec la fin programmée des politiques monétaires accommodantes et la reprise économique qui se dessine progressivement en zone euro, d’une part, les liquidités qui chercheront à se placer seront moindres et seront plus regardantes et, d’autre part, la meilleure “santé” relative des pays du Sud de l’Europe fera que la dette émanant de ces pays sera plus attractif pour les investisseurs.

    La dégradation des conditions de marché sera d’autant plus forte que la France n’a pas réalisé les réformes nécessaires. En effet, les seules réformes qualifiables de structurelles qui sont potentiellement susceptibles d’améliorer la croissance française, et donc qui réduirait mécaniquement le poids de la dette, sont l’ANI et le CICE. La première porte sur la flexibilisation du marché du travail et la seconde sur une aide fiscale aux entreprises.

    Or, il se trouve que ces deux mesures sont encore trop timorées et qu’elles multiplient les incohérences et les effets pervers. Parallèlement, la “réforme” des retraites est pour le moins incapable de faire face aux enjeux réels sous-tendus par le problème du déficit de la branche vieillesse de la sécurité sociale, et rien n’a été entrepris dans les champs pourtant fondamentaux de la fiscalité, de l’organisation de l’Etat, du “millefeuille” administratif, des dépenses sociales et celles des collectivités locales.

    Dans ce cadre, la crédibilité de la France à tenir ses engagements budgétaires et ses objectifs de croissance semble fortement hypothéquée à court, moyen et long terme :

    Les investisseurs étrangers pourront ainsi avoir l’impression que la France est dans l’incapacité de maîtriser sa dette, ce qui les amènera à s’en détourner.

    Pour se financer, la France devra alors accepter des taux d’intérêts plus élevés qui viendront encore diminuer la soutenabilité de sa dette jusqu’à ce qu’un jour celle-ci soit réellement impossible à financer et que le pays soit obligé de renoncer à des dépenses de manière brutale.

    Rapports compliqués de la France avec la dette

    La France s’est longtemps accommodée d’une dette élevée. En effet, pour se délester du problème de la dette, largement engendrée par des dépenses publiques excessives, la tentation historique naturelle de la France a toujours été de créer de l’inflation qui diminue mécaniquement et artificiellement le montant de la dette. Or, depuis la création de l’euro et de la Banque Centrale Européenne, la France n’a plus la possibilité de créer de l’inflation unilatéralement par la création monétaire (monétisation de la dette en faisant “marcher la planche à billet”).

    Les seules solutions pour diminuer la dette sont la hausse des recettes ou la baisse des dépenses. Augmenter les recettes renvoie indifféremment à la hausse de la croissance économique (qui accroît mécaniquement les rentrées fiscales liées à la hausse de l’activité) et à la hausse de la fiscalité en générale. Du côté des dépenses, il existe trois types de dépenses qu’il est possible de diminuer : les dépenses d’État (ministères, nombre et salaire des fonctionnaires..), les dépenses sociales (chômage, maladie…) et les dépenses des collectivités locales (conseils généraux, collectivités de communes…).

    Au-delà des aspects fiscaux et de croissance, il convient de s’interroger sur les dépenses publiques. Les dépenses dans l’enseignement sont un exemple patent d’inefficacité de la dépense publique. En effet, alors que les dépenses d’enseignement représentent un poste majeur de la dépense publique en France et qu’il augmente continuellement, la France connaît néanmoins une situation de chômage de masse depuis plusieurs décennies (environ 5 millions de français actifs qui sont actuellement au chômage), et les résultats des écoliers français dans les classements internationaux ne cessent de diminuer malgré des dépenses par élèves parmi les plus élevées du monde. Dès lors, ce simple constat pose la question de l’efficacité des dépenses du secteur public.

    L’ensemble des dépenses publiques sont concernées par ce phénomène. En effet, au-delà des dépenses publiques liées à l’éducation, ce sont plusieurs autres secteurs publics qui sont concernés par des dépenses en constante augmentation et parmi les plus élevées du monde, mais avec des résultats décevant au regard des sommes engagées.

    La dette publique ne correspond pas à des investissements productifs mais essentiellement à des dépenses sociales utiles mais improductives. En effet, sur ces dépenses sociales, 1/3 renvoient à des dépenses liée à la maladie et 1/3 au financement des retraites. Dans ce cadre, et malgré l’utilité évidente de ces dépenses dans l’absolu, la dette sert avant tout à payer les dépenses courantes mais pas à investir dans la croissance. La dette contractée dans cette optique n’est absolument pas créatrice de richesses, mais entraîne des destructions de richesses.

    En effet, au lieu d’être employée à financer des projets créateurs de croissance future (qui pourrait alors justifier l’endettement) et qui pourraient ainsi financer ces dépenses sociales grâce à la création de richesses, le creusement de la dette actuelle renvoie en réalité au souci de garantir un niveau de vie supérieur aux moyens réel du pays. De plus, la garantie de ce niveau de vie se réalise au prix d’un financement qui pèse sur les générations futures qui n’auront pas les moyens d’y faire face.

    Jolpress.com

    http://fortune.fdesouche.com/329617-pourquoi-la-france-va-droit-dans-le-mur-de-la-dette#more-329617

  • Immigration : le peuple sait qu'on lui cache des choses

    Jean Raspail est interrogé dans Valeurs actuelles. Extraits :

    V"Vous savez, je n’ai guère envie de me joindre à la grande ronde des intellectuels qui passent leur temps à débattre de l’immigration… J’ai l’impression que ces colloques ne servent à rien. Le peuple sait déjà toutes ces choses, intuitivement : que la France, telle que nos ancêtres l’ont façonnée depuis des siècles, est en train de disparaître. Et qu’on amuse la galerie en parlant sans cesse de l’immigration sans jamais dire la vérité finale. Une vérité d’ailleurs indicible, constatait mon ami Jean Cau, car celui qui la proclame est immédiatement poursuivi, condamné puis rejeté. Richard Millet s’en est approché, voyez ce qui lui est arrivé !

    On dissimule aux Français la gravité du problème ?

    Oui. À commencer par les dirigeants politiques ! Publiquement, “tout va très bien, Madame la marquise”. Mais, la porte fermée, ils reconnaissent que “oui, vous avez raison : il y a un vrai problème”. J’ai sur ce sujet des lettres édifiantes de hauts responsables de gauche, de droite aussi, à qui j’avais envoyé le Camp des saints. “Mais vous comprenez : on ne peut pas le dire…” Ces gens-là ont un double langage, une double conscience. Je ne sais pas comment ils font ! Je pense que le désarroi vient de là : le peuple sait qu’on lui cache les choses. Aujourd’hui, des dizaines de millions de gens ne partagent pas le discours officiel sur l’immigration. Ils ne croient aucunement que ce soit une chance pour la France. Parce que le réel s’impose à eux, quotidiennement. Toutes ces idées bouillonnent dans leur crâne et ne sortent pas. [...]

    Comment l’Europe peut-elle faire face à ces migrations ?

    Il n’y a que deux solutions. Soit on essaie de s’en accommoder et la France — sa culture, sa civilisation — s’effacera sans même qu’on lui fasse des funérailles. C’est à mon avis ce qui va se passer. Soit on ne s’en accommode pas du tout — c’est-à-dire que l’on cesse de sacraliser l’Autre et que l’on redécouvre que le prochain, c’est d’abord celui qui est à côté de soi. Ce qui suppose que l’on s’assoit quelque temps sur ces « idées chrétiennes devenues folles », comme disait Chesterton, sur ces droits de l’homme dévoyés, et que l’on prenne les mesures d’éloignement collectif et sans appel indispensables pour éviter la dissolution du pays dans un métissage général. Je ne vois pas d’autre solution. [...]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le site de Laissez-les-vivre fait peau neuve

    Pendant que le gouvernement fait tout un tapage contre les sites pro-vie, ces derniers se modernisent, sans aucune subvention publique.

    C'est par ici.

    S

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L'idéologie du genre : Najat Vallaud-Belkacem démasquée

    Un lecteur me signale un entretien donné par Najat Vallaud-Belkacem en août 2011, dans lequel elle déclare :

    "La théorie du genre, qui explique «l'identité sexuelle» des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d'aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l'homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie [comprendre propagande, NDMJ] sur ces sujets."

    Et la même, le 6 juin 2013, sur son site :

    "La théorie du genre n’existe pas !"

    Depuis, on constate que le mot « genre » n’apparait dans plus aucun texte officiel. Alors qu’auparavant ils en étaient truffés :

    Michel Janv

  • Exclusif. Armées : l’effet choc des Sentinelles de l’Agora

    Armées. Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, s’inquiète de l’impact du message des Sentinelles de l’Agora, ce groupe d’officiers généraux et supérieurs qui sonnent l’alarme sur "le déclassement de nos armées" (Valeurs Actuelles du 10 octobre).

    Médiatisé par l’une de ses figures de proue, le général Jean-Claude Thomann, ce groupe va maintenant rendre public la quarantaine de noms qui l’anime. On y retrouve les plus éminents commandeurs de nos armées de ces vingt dernières années. Les Sentinelles ne désarment pas et annoncent de nouveaux documents, en liaison avec l’ASAF (Association de soutien à l’armée française) du général Henry Pinard Legry, devenue en quelques années le principal ’lobby" de défense de l’institution militaire. Le Drian a donc décidé de multiplier ses "immersions" dans les forces, pour prendre le pouls de l’active. Il réclame à ses services des visites plus longues et un contact plus direct avec les militaires, pour "libérer la parole" et mieux faire remonter les informations. [...]

    La suite sur Valeurs Actuelles

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Exclusif-Armees-l-effet-choc-des

  • Tous sur écoutes? Yes we can!

    Si le courage est en politique comme dans la vie , une vertu cardinale, nos compatriotes jugent très sévèrement  à cette aune  les derniers chefs d’Etat de notre cinquième république.  Selon un sondage  BVA pour le Parisien – Aujourd’hui en France Magazine paru ce vendredi, près de quatre Français sur cinq estiment  que les politiciens ne sont pas courageux, la cuillère de bois étant décrochée par  François Hollande, jugé le « moins courageux » des présidents de la République de ces trente dernières années.  8% des sondés créditent ainsi  l’actuel locataire de l’Elysée d’être le plus courageux, derrière  Jacques Chirac (9%),  François Mitterrand (37%) et  Nicolas Sarkozy  ( 41%). Curieusement, -serait-ce la nostalgie du temps qui passe et d’une crise moins aiguë  qui colore sous un jour favorable le souvenir de nos compatriotes?-  il n’y a pas au vu des résultats de cette enquête,  adéquation entre ce courage reconnu et les  » opinions favorables ».    Ainsi, c’est François Mitterrand qui a laissé le  meilleur souvenir à nos compatriotes (57%), devant Jacques Chirac (56%) ,  Nicolas Sarkozy ( 45%) et de nouveau bon dernier, François Hollande, seulement  27% des personnes interrogées  disant apprécier son action.

     Courage qui fait défaut à l’évidence à François Hollande, au gouvernement français, à l’UMPS, aux politiciens des autres pays soumis à l’Union européenne et à la technostructure européiste comme peut le constater tout à chacun après les révélations du repenti Edward Snowden sur l’espionnage auquel se livre l’Oncle Sam sur ses » alliés ». Un article du  site du magazine Le Point constate l’évidence quand il signale que « l’avis de tempête n’aura pas duré longtemps (…), le climat entre l’Europe et les États-Unis va rester tempéré (…). Les 28 dirigeants de l’UE réunis à Bruxelles pour leur habituel sommet d’automne ont adopté une position minimaliste : une déclaration commune soulignant « l’intention de la France et de l’Allemagne d’engager des discussions avec les États-Unis dans le but de trouver d’ici à la fin de l’année un accord sur leurs relations mutuelles dans ce domaine. Big Brother peut respirer ! » (…). Les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Huit ont décidé de préserver leurs bonnes relations diplomatiques avec les États-Unis du coup de froid annoncé. « 

    «  L’Oncle Sam était allé jusqu’à écouter le portable privé d’Angela Merkel ! Les cartes allaient-elles être rebattues ? Pour le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso« , qui aime se payer de mots, « c’est une affaire très importante, pas seulement pour l’Allemagne, mais pour l’Europe en général », insistait-il. Mais Mme Merkel s’est contentée d’une pâle déclaration: « S’écouter entre partenaires, ça ne se fait pas. Nous allons réfléchir aux moyens de rétablir la confiance », a-t-elle déclaré. « Il y a un coup d’arrêt à porter et des clarifications à exiger », a affirmé benoitement  François Hollande.

    Certes, dans l’Opinion, Denis Lacorne, directeur de recherche au CERI-Sciences Po et directeur d’études à l’école doctorale de Sciences Po, spécialiste des Etats-Unis où il  a enseigné  de nombreuses années,  parle d’or  quand il indique  que «  La France espionne elle aussi, elle fait la même chose que les Etats-Unis, mais avec des moyens moins importants. (…) . La révolution, c’est qu’avec les avancées numériques et technologiques d’aujourd’hui, les moyens sont sans commune mesure (…) Or les Etats-Unis  » ont des moyens techniques énormes et peuvent traiter des milliards de données en même temps ».

    Cité par Le Point, le député du PPE et ex membre de la DGSE,  Arnaud Danjean souligne qu’ « on sait depuis ECHELON, le système d’interception des téléphones dans les années 90, que les Américains nous écoutent.La différence, maintenant, c’est qu’ils le font systématiquement, et avec les moyens d’aujourd’hui (…) . Tous les États s’espionnent les uns les autres, mais le font à plus petite échelle. Les Anglais et les pays de l’Est sont mouillés, comme on l’a vu avec d’autres affaires passées. Enfin, concernant l’espionnage anglais, les services européens ne veulent sans doute pas que les Américains sortent certaines affaires dans lesquelles ils ont le mauvais rôle. »

      »Je plaide depuis longtemps pour une plus forte autonomie stratégique en matière de défense indique encore M.  Danjean par ailleurs président de  la  Commission Sécurité et Défense (SEDE),  une sous-commission de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen. « Mais cela provoque beaucoup d’interrogations parmi les autres membres de ma commission. Or ces histoires d’espionnage à grande échelle démontrent que nous devons cesser d’acheter des produits sensibles américains de défense sans sourciller. Nous devons réduire notre dépendance vis-à-vis de l’industrie américaine. Il faut protéger nos intérêts. »

    Une nécessité d’autonomie, d’indépendance,  qui n’ait jamais suivi d’effets quand  les amis politiques de M.  Danjean  sont au pouvoir.  Au sujet de l’accord (SWIFT) conclu  entre les Etats-Unis et l’UE, Bruno Gollnisch avertissait  déjà il y a trois ans qu’il était lourd de menace en ce que ledit accord portant « sur le transfert des données financières revient un peu à ouvrir et lire le courrier personnel de tous les citoyens européens, ou à placer sous contrôle tous leurs échanges d’emails, au prétexte que les terroristes sont susceptibles de s’envoyer des lettres ou des messages électroniques. »

    Un « accord qui ne garantit pas le respect des données à caractère personnel, et encore moins l’usage qui peut en être fait. Et le risque d’ingérence dans la vie privée de millions de citoyens innocents ou dans les transactions financières parfaitement légales d’entreprises européennes, sur simple injonction d’une administration, n’est pas acceptable. J’ai encore à l’esprit l’affaire ECHELON , ce système d’écoutes prétendu à des fins militaires et de sécurité et qui s’est révélé un formidable système potentiel d’espionnage commercial et politique dirigé contre des alliés. »

    D’ailleurs, dés 2003,  Bruno Gollnisch, au nom du Bureau Politique du Front National   dénonçait dans un communiqué    »l’existence du système d’espionnage mondialiste ECHELON, immense entreprise d’écoutes illégales mise en place par les Etats-Unis avec la complicité des puissances anglo-saxonnes. » Bruno réagissait  aux   » indices sérieux », dont les médias  se faisaient alors  l’écho, «  de l’utilisation de ces procédés inadmissibles à l’égard de délégations de divers Etats membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies siégeant à New York , qui font également l’objet de pressions s’apparentant à la corruption et au chantage.  » La classe politicienne choisit alors de faire l’autruche sur le scandale ECHELON,  se contentant à la marge de molles protestations. La lâcheté complice  des partis atlantistes ne date pas de l’élection de Barack Obama.

    http://www.gollnisch.com/2013/10/25/ecoutes-yes-we-can/

  • Bruno Gollnisch : Entretien du 24 octobre : Les indigènes font de la résistance !

  • Libertés municipales et constitution

    Beaucoup de Français se réjouissent à l'avance du vote sanction que les électeurs exprimeront massivement en mars à l'encontre du pouvoir socialiste impuissant, incompétent et inaudible. On doit avouer à cet égard une certaine indifférence quant aux étiquettes et même, ce qu'il faut déplorer, aux programmes des formations alternatives.

    La première question à se poser devrait être celle des convictions, de la pureté et de la force de caractère des futurs élus. Disons-le fortement à cet égard : quels qu'ils soient – ils se trouveront confrontés à des carcans administratifs et financiers les plus lourds, inédits dans l'Histoire. Les franchises et l'existence même des municipalités, rappelons-le, remontent bien avant la révolution française. Elles furent associées de façon séculaire à l'œuvre des rois capétiens.

    Les bénéficiaires du scrutin protestataire prévisible seront, comme les autres, confrontés à une contradiction flagrante.

    Celle-ci résultera d'un système administratif extraordinairement contraignant, et qui, cependant se prévaut désormais du mot de "décentralisation". Plus de 20 ans après les lois Defferre, on l'a inscrit dans la constitution en 2003.

    L’article premier de notre loi fondamentale est rédigé désormais comme suit :

    Article 1er alinéa 1. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

    Adopté le 11 décembre 2002 le projet de loi modifiant de la sorte la Constitution fut soumis le 17 mars 2003 au Congrès, qui l'a ratifié par 584 voix contre 278.

    On a ainsi affirmé :

    * le droit d'expérimentation

    * le principe du référendum local

    * l'autonomie financière des collectivités

    * de nouveaux transferts de compétences

    Malheureusement cela n'a guère été mis en pratique.

    Voici donc dans leur actuelle rédaction les articles 72-1 et 72-2

    — Article 72-1

    La loi fixe les conditions dans lesquelles les électeurs de chaque collectivité territoriale peuvent, par l'exercice du droit de pétition, demander l'inscription à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante de cette collectivité d'une question relevant de sa compétence.

    Dans les conditions prévues par la loi organique, les projets de délibération ou d'acte relevant de la compétence d'une collectivité territoriale peuvent, à son initiative, être soumis, par la voie du référendum, à la décision des électeurs de cette collectivité.

    Lorsqu'il est envisagé de créer une collectivité territoriale dotée d'un statut particulier ou de modifier son organisation, il peut être décidé par la loi de consulter les électeurs inscrits dans les collectivités intéressées. La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi.

    Article 72-2

    Les collectivités territoriales bénéficient de ressources dont elles peuvent disposer librement dans les conditions fixées par la loi.

    Elles peuvent recevoir tout ou partie du produit des impositions de toutes natures. La loi peut les autoriser à en fixer l'assiette et le taux dans les limites qu'elle détermine.

    Les recettes fiscales et les autres ressources propres des collectivités territoriales représentent, pour chaque catégorie de collectivités, une part déterminante de l'ensemble de leurs ressources. La loi organique fixe les conditions dans lesquelles cette règle est mise en œuvre.

    Tout transfert de compétences entre l'État et les collectivités territoriales s'accompagne de l'attribution de ressources équivalentes à celles qui étaient consacrées à leur exercice. Toute création ou extension de compétences ayant pour conséquence d'augmenter les dépenses des collectivités territoriales est accompagnée de ressources déterminées par la loi.

    Tout cela est fort intéressant direz-vous.

    Hélas un esprit pervers a ajouté un alinéa 4 à ces deux excellents articles, comme pour effacer tout le contenu de cette réforme, en apparence si bien intentionnée :

    Article 72-2 alinéa 4 :

    La loi prévoit des dispositifs de péréquation destinés à favoriser l'égalité entre les collectivités territoriales.

    On peut voir dans ces deux lignes toute la capacité de nuisance qui demeure lovée dans les cerveaux des dirigeants de la république jacobine. On doit remarquer que dix ans se sont écoulés sans que tout cela ait vraiment commencé à se mettre en œuvre dans les faits. (1)⇓ La crise financière et les nombreux nouveaux problèmes auxquels les futurs élus seront confrontés vont sans doute transformer la donne.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2013/10/libertes-municipales-et-constitution.html

    Apostilles

    1 - À cet égard le référendum alsacien, si mollement présenté par les dociles élus des deux départements et de la région aura surtout servi de contre-exemple.