
économie et finance - Page 808
-
L'incroyable décision de l'UE concernant les allocations familiales...
-
La consommation en panne, les modèles chamboulés
En panne depuis le début de la crise, la consommation des ménages français restera pénalisée en 2014 par une troisième année consécutive de pouvoir d’achat en berne qui transforme en profondeur les comportements de dépense.

Le pouvoir d’achat par unité de consommation, qui tient compte à la fois de la composition des ménages – un adulte représentant une unité et un adolescent une demi-unité – et de l’évolution démographique, est attendu en repli pour la troisième année consécutive en 2014.
Il devrait reculer de 0,4% cette année après -1,5% en 2012, selon l’Insee, une situation inédite qui s’explique par les hausses d’impôts et un chômage élevé.
Confrontés à un environnement incertain, les ménages rechignent à puiser dans leur épargne et la consommation stagne alors qu’elle progressait encore sur un rythme proche de 2% l’an au milieu des années 2000.Les achats de biens, qui représentent la moitié de la dépense totale de consommation des ménages, ont fait du surplace en juillet-août et s’inscrivent en repli de 0,1% sur un an.
Cette relative résistance s’explique en grande partie par les dépenses dites contraintes (incompressibles) liées au logement, au transport ou aux assurances obligatoires.
Selon une étude réalisée par le cabinet Altavia, spécialisé dans le secteur de la distribution, 73% des foyers français se disent directement touchés par la crise qui a même entraîné pour 24% d’entre eux une réduction de leur budget alimentaire.
Pour 41% des foyers, les fins de mois difficiles commencent très tôt, avant ou à partir du 15 du mois selon Altavia, qui relève un “changement de comportement d’achat de plus en plus important entre le début et la fin de mois“.
GÉNÉRALISATION DU LOW COST
“Les ménages doivent arbitrer, chasser le superflu pour se concentrer sur l’essentiel“, résume Alexandre Mirlicourtois de l’institut Xerfi.
Une évolution qui se retrouve dans celle de l’activité de certaines professions. Si les préoccupations sécuritaires des bijoutiers-horlogers ont défrayé la chronique, la désaffection pour la profession peut aussi s’expliquer par le recul de près de 30% de son chiffre d’affaires en volume depuis la fin 2007, selon les données de l’Insee sur les ventes de détail.
Mais d’autres secteurs ne sont guère mieux lotis avec un recul de près de 10% dans la restauration et de 13% pour les parcs d’attractions et parcs à thème sur la même période.
Depuis la fin de l’année dernière, les magasins spécialisés de l’habillement, les instituts de beauté ou les parfumeries accusent un recul en volume des facturations de l’ordre de 4%.
Même ces dépenses compensatoires, qui permettent de s’offrir des petits plaisirs et qui en font des poches de résistance traditionnelle en période de crise, sont affectées.
Plus sélectifs, les ménages descendent aussi en gamme comme l’illustre la généralisation d’enseignes “low cost” dans tous les segments de la consommation.
Aux secteurs emblématiques du transport aérien et du “hard discount” alimentaire, sont venus s’ajouter au fil du temps le mobilier, l’automobile, l’habillement, la banque, l’assurance et plus récemment l’immobilier, la coiffure et les cosmétiques.
RÉPARATION, OCCASION ET ACHATS GROUPÉS
Les ménages cherchent aussi à faire durer les produits et à reporter des achats de renouvellement. Les activités de réparation sont ainsi plutôt bien orientées.
Sur six mois à fin juin, leur chiffre d’affaires en volume progressait de près de 3% avec une hausse de 4% pour la réparation d’ordinateurs et d’appareils de communication et de 7,5% pour l’électroménager et l’équipement de la maison.
“Quel que soit le degré de tension auquel les gens sont soumis, la sensation de crise est là“, souligne Nathan Stern, président de l’observatoire “shopperMind” d’Altavia.
“Même les gens qui ne souffrent pas directement de la crise culpabilisent un peu par rapport à la période de surconsommation des vingt dernières années“, ajoute Jean-Marc Megnin, directeur général de cet observatoire, qui parle de correction.
Cela se traduit par le recours plus systématique à la location, à l’achat d’occasions et à la consommation collaborative au travers de plates-formes qui mettent les consommateurs directement en relation entre eux.
“Elles permettent de faire des économies et ont en plus un petit côté écologique, socialement responsable, convivial“, note Nathan Stern.
D’où le développement des sites d’achats groupés, les plates-formes de colocation ou de covoiturage mais aussi les enseignes de location d’objets et de matériels.
Le marché de l’occasion n’en est certes qu’à ses balbutiements avec 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2012, soit 0,5% de la consommation totale des ménages, mais le parc d’enseignes d’achat-vente a plus que doublé depuis 2009.
Et internet a permis à de nouveaux acteurs comme les emblématiques eBay et Leboncoin de s’imposer et de lui donner une seconde jeunesse.
“Tout ce commerce alternatif à l’achat traditionnel a perdu son image de ‘plan B’ pour devenir une option à part entière“, relève Nathan Stern.
Reuters http://fortune.fdesouche.com/325381-la-consommation-en-panne-les-modeles-chamboules#more-325381
-
Drogues : “Les banques blanchissent des milliards de dollars provenant des trafics”
Peter Dale Scott, professeur émérite de Littérature anglaise à l’Université de Berkeley, Californie, a travaillé durant quatre ans (1957-1961) pour le service diplomatique canadien. Expert dans les domaines des opérations secrètes et du trafic de drogue international. Il est connu pour ses positions anti-guerre et ses critiques à l’encontre de la politique étrangère des États-Unis.
Le premier produit agronome de la Californie est la Marijuana, une culture illégale et donc non-taxée. Les grands profits réalisés par la consommation de l’héroïne sont réalisés dans les pays de consommation (comme les États-Unis) et non dans ceux de production (comme l’Afghanistan)
-
Bordeaux : La filière viticole va-t-elle entrer en guerre contre le gouvernement socialiste ?
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) – Le monde viticole (vignerons, producteurs, négociants) s’inquiète de mesures envisagées en France comme la taxation sur le vin, discutée en octobre dans le cadre du projet de budget de la sécurité sociale (PLFSS), et interpelle avec vigueur le gouvernement.
En cause, des projets de réglementation que préparerait le gouvernement. Selon le site internet de l’association Vin et société, cinq mesures « contre le vin » sont envisagées par le gouvernement socialiste : « Interdiction de parler du vin sur internet, interdiction de parler positivement du vin dans les médias, taxation du vin au nom de la santé publique, radicalisation du message sanitaire et durcissement des mentions sanitaires sur les étiquettes« .
L’association Vin et société, qui regroupe tous les acteurs de la filière, a lancé jeudi une campagne de mobilisation sur internet, cequivavraimentsaoulerlesfrancais, reprenant notamment un visuel de François Hollande, verre de vin en bouche, avec un message : « Merci, monsieur le président, de soutenir la 2e activité exportatrice de notre pays ».
A Bordeaux, les professionnels menacent le gouvernement : « Nous ne pouvons accepter d’être considérés comme des dealers. La stratégie des Bisounours, c’est fini », lançaient jeudi le président, Bernard Farges, et le vice-président, Allan Sichel du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) à l’occasion de leur conférence de presse de rentrée.
Selon la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, la polémique n’aurait pas lieu d’être : « Toute cette affaire est partie d’une coquille qui s’est glissée dans la version finale que nous avons publiée sur notre site. Il n’a jamais été question d’interdire la promotion en ligne du vin, c’est une erreur de notre part ».
Deuxième activité exportatrice du pays, la filière viticole est un des poids lourds de l’économie française. De juillet 2012 à fin juillet 2013, 2,36 millions d’hectolitres de vins de Bordeaux ont été exportés, soit près de 314 millions de bouteilles.
Crédit photo en Une : DR. Crédit photo dans le texte : la campagne cequivavraimentsaoulerlesfrancais
-
Inde : La Russie tente de jouer un mauvais tour au Rafale
L’appel d’offres indien appelé MMRCA (Medium Multi-Role Combat Aircraft) s’est conclu, en janvier 2012, par la victoire de l’avion de combat français Rafale aux dépens de l’Eurofighter Typhoon. Depuis, des négociations exclusives ont été engagées entre New Delhi et Dassault Aviation, afin de régler les modalités de cette commande portant sur 126 appareils destinés à remplacer les MiG-21 de l’Indian Air Force (IAF).
Seulement, le contrat tarde à être signé. En soi, ce n’est guère surprenant dans la mesure où les discussions sont très compliquées étant donné qu’il faut établir le montage industriel permettant l’assemblage de 108 avions en Inde, se mettre d’accord sur les transferts de technologie. Et puis elles se déroulent alors que l’économie du pays traverse une mauvaise passe, au point que New Delhi pourrait restreindre ses dépenses militaires. Pour autant, du côté de Dassault Aviation, l’on se dit confiant pour la suite. Et l’épilogue pourrait avoir lieu avant la tenue des prochaines élections générales indiennes.
Sauf que ce n’est pas l’avis de Victor M. Komardin, le responsable de Rosoboronexport, l’agence chargée de l’exportation des équipements militaires russes. Ainsi, selon le quotidien The Hindu, ce dernier a estimé, le 24 septembre, à l’occasion du salon Namexpo (Naval et Maritime Expo), que la signature du contrat MMRCA était peu probable à court terme. “Même pas un doigt ne bougera (pour signer l’accord) jusqu’à la fin des élections générales (indienne)”, a-t-il affirmé.
Mais M. Komardin ne s’est pas contenté de livrer un pronostic sur les chances de Dassault Aviation de conclure rapidement le contrat MMRCA. Ainsi, il a expliqué que les forces aériennes indiennes n’ont pas besoin du Rafale étant donné que “l’avion de combat de 5e génération développé conjointement par l’Inde et la Russie serait prêt dans les 5 prochaines années”, ce qui “éviterait le besoin d’un avion moins capable de quatrième génération”. L’on ne pas être plus clair…
L’appareil auquel le responsable de Rosoboronexport fait référence est le T-50 ou PAK FA, qui, désigné par l’acronyme FGFA (Fifth Generation Fighter Aircraft) en Inde, est développé par Sukhoï, en collaboration, depuis 2008, avec le constructeur indien HAL (Hindustan Aeronautics Limited). Les plans initiaux de New Delhi étaient d’en acquérir 214 exemplaires en version biplace. Depuis, ce nombre a été ramené à 144.Plus tôt, un article diffusé sur le site Internet de l’édition indienne de la “Russie d’aujoud’hui”, une publication éditée par la Russian daily Rossiyskaya Gazeta, un journal officiel russe qui fournit des suppléments à de nombreux quotidiens occidentaux, dont le New York Times et le Figaro (propriété du groupe Dassault, ndlr), a descendu en flamme le projet de New Delhi d’acquérir 126 Rafale, avec une argumentation simple qui peut faire mouche dans une campagne électorale menée sur fond de difficultés économiques.
Étant donné que l’Indian Air Force peut compter sur des MiG-29 portés au standard SMT, c’est à dire dotés de capacités de frappe au sol, avec en plus un radar à antenne active, ainsi que sur des Mirage 2000 modernisés, elle n’aurait pas besoin du Rafale, et donc de dépenser 12 milliards de dollars. Et cela d’autant plus qu’elle disposera de 272 SU-30 d’ici 2018 et du T-50.
“L’acquisition du Rafale à un coût prohibitif est une extravagance que l’Inde ne peut pas se permettre à un moment où sa croissance économique a atteint un embarrassant 5% et que la roupie est en chute libre”, fait valoir l’article en question.
Cependant, il n’est pas certain que ce réquisitoire contre le contrat MMRCA soit de nature à convaincre les responsables indiens actuellement en place. Et plusieurs éléments plaident en faveur du Rafale, dont le premier exemplaire de série doté d’un radar à antenne active vient d’être livré à la Direction générale de l’armement (DGA).
“En Inde, le besoin de rénovation de sa flotte de combat est réel. Après une compétition dure entre six candidats, un choix a été opéré, sur le plan opérationnel tout d’abord, budgétaire ensuite : le Rafale a été déclaré gagnant”, expliquait récemment Éric Trappier, le Pdg de Dassault Aviation, aux députés de la commission “Défense”. Qui plus est, New Delhi entend profiter des transferts de technologies prévus dans le contrat MMRCA pour développer son industrie aéronautique.
En outre, l’Inde, pays client de longue date du constructeur français, a toujours cherché à diversifier autant que possible ses sources d’approvisionnement en matière militaire. Et cela même si la Russie se taille la part du lion dans les dépenses d’équipements indiennes. Cette approche est d’autant plus pertinente que Moscou entretient des relations étroites avec Pékin. Que pourrait être l’attitude de la Russie en cas de conflit entre l’Inde et la Chine, par ailleurs alliée du Pakistan? D’ailleurs, les responsables chinois n’ont pas manqué de critiquer le choix de l’avion français…
Lien permanent Catégories : actualité, économie et finance, géopolitique, international 0 commentaire -
Une enquête qui dénonce les pratiques mafieuses des syndicats
Roger Lenglet et Jean-Luc Touly, auteurs du livre « Syndicats, corruption, dérives, trahisons », ont dénoncé vigoureusement sur BFMTV le fonctionnement actuel des syndicats en France.
-
Le chiffre du jour
La dette publique de la France a augmenté de 41,9 milliards d'euros au deuxième trimestre pour atteindre 1912,2 milliards fin juin, soit 93,4% du PIB, selon les statistiques publiées aujourd'hui par l'Insee.
Pour mieux comprendre le délire financier, vous pouvez aller vous amuser sur ce site.
-
Radio Courtoisie Le libre journal des contribuables avec Simone Wapler
-
La faillite de la gauche morale, par Jean-Luc TARI

Aucun gouvernement de la Vème République ne s'est encore trouvé entouré d'autant de gens ayant maille à partir avec la Justice : enfants, conjoints, membre de la famille, ministres, élus à tous les niveaux... (voir Le Gaulois: "Ces élus PS trainés en Justice") Aucun gouvernement de la Vème République ne s'est encore trouvé entouré d'autant de gens ayant maille à partir avec la Justice : enfants, conjoints, membre de la famille, ministres, élus à tous les niveaux... (voir Le Gaulois : "Ces élus PS trainés en Justice")
Le quinquennat de François Hollande a permis de mettre fin à une imposture : l’autorité morale de la gauche. L’affaire Cahuzac a été le déclic qui a éveillé les consciences. Les masques sont tombés et une vague d’indignation a parcouru le pays.
Cette affaire a démontré que les leçons de morale des gauchistes ne s’appliquent jamais à eux. Leur morale n’est qu’un discours hypocrite visant à défendre leurs intérêts.
La morale politiquement correcte interdit à la droite de s’allier avec l’extrême droite mais la gauche ne se gêne pas pour s’allier avec l’extrême gauche. L’UMP ne doit pas stigmatiser les homosexuels et les immigrés mais le PS s’arroge le droit de stigmatiser les riches, les financiers et les électeurs du FN. Le premier ministre qualifie de « minable » le départ d’un acteur à l’étranger pour des raisons fiscales. Mais comment qualifier le comportement d’un ministre du Budget qui a ouvert un compte en Suisse pour frauder le fisc ? On atteint le summum de l’indignité.
Le gouvernement français s’est couvert de ridicule devant le monde entier et il a rabaissé la France et les Français. Comme pour les séismes sous-marins qui font apparaître une vague à proximité des côtes, le tsunami politique ne deviendra visible qu’à la veille des élections.
Dans un réflexe pavlovien, les idéologues de gauche continuent de débiter leurs sermons comme ils en ont l’habitude depuis des décennies. Mais ils ne se rendent pas compte du grotesque de leur posture. Les parangons de vertu qu’ils croient être renvoient désormais l’image de bonimenteurs professionnels. Ces donneurs de leçons sont perçus comme des bouffons prétentieux. Les inquisiteurs condescendants sont descendus de leur piédestal mais ils poursuivent leur logorrhée. Heureusement que le ridicule ne tue pas !
Le premier secrétaire du PS a cru bon d’évoquer « l’esprit munichois » pour stigmatiser ceux qui s’opposent à une intervention en Syrie. On peut objecter que c’est le gouvernement du Front populaire qui a signé les accords de Munich.
En 1936, la gauche a remporté les élections législatives et le socialiste Léon Blum a été nommé président du Conseil. Il a été remplacé en 1938 par son allié : le radical-socialiste Edouard Daladier. C’est lui qui a signé les accords de Munich qui ont permis l’annexion de la Tchécoslovaquie par Hitler. Ensuite la France a connu la défaite en 1940.
Tel est le bilan du Front populaire. Le gouvernement socialiste de l’époque a été complètement nul. On peut d’ailleurs remarquer que les temps changent mais que la nullité reste.http://www.francepresseinfos.com/2013/09/la-faillite-de-la-gauche-morale-par.html#more
-
La fabrique de l’impuissance
Après l’aveuglement volontaire sur l’économie et maintes bévues, l’échec humiliant dans l’affaire syrienne (1). Faute de pouvoir arrêter maintenant ce cours funeste, essayons une nouvelle fois de comprendre ce qui se passe dans la tête de François Hollande.
Il n’y aura pas de réplique efficace, à terme, si nous nous contentons de dénoncer la trahison sociale-libérale et la dérive atlantiste de l’équipe au pouvoir. Le hollandisme n’est qu’une illustration de la crise du Politique qui affecte cruellement les principaux pays de l’Union européenne. Dans un entretien récemment publié, Marcel Gauchet apporte sur ce point des explications décisives (2). Nous sommes « sous le règne d’une oligarchie qui tend à s’affranchir des mécanismes démocratiques au nom de la bonne gouvernance économique ». Cet état de fait est une spécificité ouest-européenne car il est intimement lié à l’idéologie et aux mécanismes de l’Union : ceux-ci tendent à « vider les appareils politiques nationaux de toute substance » et à construire un appareil post-national et post-étatique régulé par le droit et l’économie – celui de la « gouvernance » qui remplacera les gouvernements élus. [...]
La suite sur le blogue de Bertrand Renouvin
