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économie et finance - Page 807

  • L’ancien ambassadeur et conseiller de Sarkozy interpellé avec 350.000 euros en liquide

    L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et ambassadeur de France en Irak et Tunisie a été interpellé le 31 juillet. Il transportait 350.000 euros, 40.000 dollars et partait pour Bruxelles.

    Il est 16 h 30, ce 31 juillet 2013. Les douaniers de la gare du Nord contrôlent des passagers prêts à monter dans le train Thalys, direction Bruxelles. Parmi eux, un homme athlétique, vêtu d’un jean et d’un polo. Les agents ne le reconnaissent pas, mais il s’agit de Boris Boillon, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée et ex-ambassadeur de France en Irak et en Tunisie. Ils lui demandent s’il transporte des devises. Boillon nie, mais la fouille est concluante. Dans son sac, les douaniers découvrent des « enveloppes contenant des billets de banque de 500 euros ».

    Selon le procès-verbal, Boris Boillon transporte ce jour-là 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide. Ces sommes correspondent à 3.190 billets de 100 euros, 32 billets de 500 euros, 100 billets de 50 euros et 50 billets de 200 euros (voir document ci-dessous), ainsi qu’à 400 billets de 100 dollars. Il n’a sur lui ni pièce d’identité ni téléphone portable, mais trois cartes bleues à son nom.

    La loi interdit le transfert, sans déclaration préalable dans un autre pays de l’Union européenne de sommes supérieures à 10.000 euros (c’est l’article 464 du Code des douanes). En cas d’infraction, la somme saisie doit être consignée pendant six mois – durée renouvelable par le procureur de la République –, et le contrevenant peut être puni « d’une amende égale au quart de la somme sur laquelle a porté l’infraction ou la tentative d’infraction ».

    Le service de police judiciaire de la douane (SNDJ) a été saisi et une enquête est en cours. Elle devrait notamment déterminer l’origine des fonds.

    Lors de son audition, Boris Boillon tente de se justifier : il est désormais résident belge, dans la chic banlieue de Bruxelles, à Uccle ; son bureau est installé dans les beaux quartiers parisiens, mais il veut créer en Belgique une nouvelle filiale de sa société de consulting international, Spartago. L’argent, explique l’ancien diplomate reconverti dans les affaires, devait servir pour créer cette filiale. Boillon affirme aux douaniers : « Je pensais qu’il était plus facile depuis la Belgique de régulariser la situation de ces fonds. »

    Celui qui se vantait d’être surnommé « mon fils » par Mouammar Kadhafi jure aussi que ces paquets de billets proviennent de sa nouvelle activité de consultant. « Il s’agit de sommes que j’ai touchées cette année dans le cadre de mes activités en Irak qui correspondent aux prestations que j’effectue avec des sociétés irakiennes. En l’absence de système bancaire développé en Irak, ces entreprises m’ont réglé à Paris en numéraire », explique Boillon aux agents de la Douane. Il affirme gagner 500.000 euros par an – « c’est une estimation puisque c’est la première année de mon activité de consultant », précise-t-il.

    « J’ai oublié mes documents d’identité en Belgique. Je suis venu ce matin à Paris, juste pour la journée parce que justement je n’étais pas à l’aise avec cet argent qui était stocké en partie dans mon bureau et une autre partie dans une mallette qui était enterrée à côté de ma cave, et je voulais régulariser la chose au plus vite », confie aussi l’ex-ambassadeur.

    Et quand les douaniers lui demandent pourquoi il a nié, avant la fouille de son sac, transporter plus de 10.000 euros en liquide, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy répond: « J’ai été surpris et effrayé, j’ai répondu par réflexe. »

    Débarqué de Tunis peu après l’élection de François Hollande l’an dernier, Boris Boillon a quitté le Quai d’Orsay pour monter deux sociétés de conseil dont il est le président. La première, Spartago, fondée en novembre 2012, propose, selon ses statuts, « conseil et fourniture de prestations de services et formation dans le domaine de relations internationales, de stratégie politique et de gestion administrative », ainsi que « l’organisation et la coordination de réceptions, soirées, événements, opérations de relations publiques et de communication ». « Plus spécifiquement dans les zones de l’Afrique et du Moyen Orient », est-il précisé sur le réseau Linkedin.

    La seconde, French Group, est beaucoup plus récente : elle a été fondée en juin 2013 avec un Irakien Adil Hamdan Alkenzawi, consul honoraire de France à Nassiriyah (Irak) – sur le site de l’ambassade, on retrouve une photo des deux hommes datant de 2010. Cette société offre elle aussi des prestations de conseil, mais « dans les domaines liés notamment à la construction, au développement d’infrastructures dans les secteurs principalement du bâtiment et des travaux publics, de l’environnement, de l’eau, de l’agriculture et de l’énergie », d’après les statuts déposés au tribunal de commerce.

    Selon le site d’informations Intelligence Online, Boillon a signé un contrat avec Suez Environnement, et il a multiplié ces derniers mois les déplacements en Irak, à Bagdad et dans les régions kurdes, d’après Le Figaro.

    Mediapart   http://fortune.fdesouche.com

  • Retraites : Quatre mesures dilatoires pour éviter la réforme

    La non-réforme des socialistes ne fait en somme que des perdants…,
    La vraie réforme des retraites  n’aura pas lieu… ou plus tard, car les réalités sont têtues et il faudra bien y venir si l’on veut éviter la faillite. Pour l’instant, le gouvernement préfère sacrifier les retraités pour sauver le système.
    Les quatre mesures annoncées par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, se résument à :
    1 – Un défaut partiel de paiement, avec le report de la revalorisation des pensions du 1er avril au 1er octobre. Ce type d’ajournement des dépenses est caractéristique des entreprises en faillite ! Pour mémoire, le régime de base des salariés du privé (Cnav) avait déjà eu recours au même expédient en reportant la revalorisation des pensions du 1er janvier au 1er avril. Cette fois, le décalage concerne aussi bien les retraites de base que les complémentaires. Le gouvernement en escompte une “économie” de 1,4 milliard d’euros, qui sera réalisée sur le dos des retraités…
    2- Une baisse des revenus des retraités par le biais de la fiscalisation intégrale de la majoration de pension (10 %) dont bénéficient les retraités qui ont élevé trois enfants ou plus et qui sera désormais soumise à l’impôt sur le revenu. La mesure est d’autant plus absurde et injuste que les familles nombreuses contribuent plus que les autres au fonctionnement du sacro-saint système par répartition…
    3- Une baisse des salaires, sous l’effet d’une augmentation de l’augmentation des cotisations. La nouvelle hausse, de 0,6 %, vient en effet s’ajouter à la précédente, décidée en 2012 et qui s’étale jusqu’en 2017. Comme dans un système “Madoff”, les actifs sont de plus en plus pressurés pour financer les retraites, avec la promesse de profiter eux aussi du système quand viendra leur tour… mais sans aucune garantie. Les bernés, comptez-vous !
    4- Plus de travail pour gagner moins : la durée de cotisation est allongée de 41 ans aujourd’hui jusqu’à 43 ans en 2035… ce qui n’a rien à voir, paraît-il, avec un allongement de la durée du travail ! Décote oblige, les Français devront pourtant travailler plus longtemps s’ils veulent partir avec une pension non diminuée.
    En dépit de ces mesures, le compte n’y est pas. Les rentrées escomptées (7 milliards d’euros) ne couvriront que le tiers des 20 milliards de déficit en 2020 annoncés par le Conseil d’Orientation des retraites (encore ce chiffre a-t-il été sous-estimé par le COR pour répondre aux vœux des politiques). Nous aurons donc droit à une nouvelle réforme des retraites d’ici peu de temps… ou bien le système fera faillite en entraînant dans son naufrage la masse des retraités.
    La non-réforme des socialistes ne fait en somme que des perdants…, ou presque : les fonctionnaires, eux, conservent intouchés leurs privilèges, ce dont se félicitent leurs syndicats.
    Marie-Laure Dufrêne, Déléguée Générale Sauvegarde Retraites, 28/08/2013

  • Budget 2014 ou l’équation impossible

    Chaque année à pareille époque il est question du budget de l'année à venir. A présent c'est le budget 2014 qui se trouve sur la sellette. Pierre Moscovici un idéologue connu est aux commandes. L'objectif officiel est l'équilibre. Arrêtons-nous ici un instant.
    C'est mieux que les critères de Maastricht. Ces derniers ont été définis pour les membres de la CEE par un traité du 7 février 1992. Ils prévoyaient que, sauf sanctions, le déficit d'un État ne pouvait dépasser 3 % du Pib. Un bon analyste pouvait conclure que c'était une sorte de permis de ruiner que la CEE s’accordait à elle-même. Mes lecteurs habituels savent comment et pourquoi l'Europe est devenue une machinerie gigantesque ruinant les peuples assujettis de diverses manières.
    Une autre remarque s'impose. En bonne gestion, l'équilibre budgétaire ne suffit pas. Il faut des excédents comme cela a existé il y a longtemps et ce qui permettrait de rembourser des dettes. Ne rêvons pas cependant l'équilibre serait un petit début de sagesse.
    Les moyens annoncés
    Le pouvoir très provisoirement aux affaires a lancé deux chiffres. Il y aurait 14 milliards d’économies et 14 milliards d'impôts. Ces données sont à prendre avec des pincettes.
    Pour ces gens, raboter des niches fiscales et ou sociales c'est faire des économies ; en fait c'est pur mensonge car le rabotage est un véritable impôt. Ensuite, quand des impôts son annoncés ce sont les impôts visibles, genre IRPP ou CSG et, dans la réalité, ce n'est qu'une partie de la tornade. Personne ne fait jamais le compte du ratissage permanent de Bercy pour ramasser des sous partout.
    L’équation impossible
    Voici l'équation mensongère. Il y a des calamités diverses créées d'ailleurs par les pouvoirs successifs. Pour les corriger il faudrait agir sur tous les compteurs, ceci dans une odeur pestilentielle d'usine à gaz.
    Ils espèrent follement que la croissance revenant les maux divers de l'économie trouveraient leurs solutions.
    L'illusion est totale. Ne voulant pas faire de véritables économies et poursuivant la matraquage fiscal, le pouvoir va tuer le malade en prétendant le guérir.
    En outre ayant fait allégeance à l'Europe il a abdiqué toute liberté d'action
    Guérir la France de ses maladies
    La France est l'homme malade de l'Europe : chômage des jeunes et des seniors, panne de croissance malgré des frémissements, crise du logement, paupérisation, désindustrialisation etc.
    Mes lecteurs connaissent la réponse; c'est la liberté notamment pour les entrepreneurs seuls créateurs de richesses. Il est impératif de jouer sur le binôme impôts et économies.
    Les impôts et charges doivent être non diminués mais détruits. Un impôt diminué revient toujours. Un impôt supprimé ne revient pas. Les avantages sont incalculables : plus de bureaux, plus de fonctionnaires, plus de statistiques, plus de déclarations, plus de contentieux. Il est évident qu'avant de s’occuper des grands impôts ou charges, il faut supprimer de petits impôts dont la liste est impressionnante et la nuisance catastrophique.
    Coté économies, même raisonnement. Pour être crédible envers les marchés financiers, des conditions sont nécessaires. Elles doivent être immédiates, sures juridiquement et dépassant par prudence les impôts supprimés.
    Les suppressions de postes ne donnent pas de sous dans l'immédiat. Il faut supprimer totalement des administrations; plus de bureaux, plus de fonctionnaires ou, encore, sabrer dans les subventions.
    Les gens au pouvoir pleurnichent sur les calamités. Sont-ils capables de se hisser au-delà d'eux-mêmes pour un programme de salut public? S'ils ne l'étaient pas, le pire serait à craindre.
    C'est la question.
    Michel de Poncins http://libeco.net/Libeco_805.htm

  • États-Unis : Snowden met le projecteur sur le “budget noir”

    500 milliards de dollars, c’est la somme consacrée par les États-Unis au renseignement depuis 2001. Un document fourni par Snowden en donne le détail.

    Les révélations d’Edward Snowden sur les services de renseignements américains continuent de tomber. Cette fois, c’est de sa puissance financière colossale qu’il est question dans le Washington Post. Pour la première fois, le détail du budget des 16 agences de renseignements américaines, surnommé le “budget noir” des États-Unis, a été rendu public, permettant de comprendre comment les ressources sont réparties au sein de l’immense communauté du renseignement.

    Seul le montant global est publié chaque année par le gouvernement. En 2012, il était de 55 milliards de dollars. Pour l’année budgétaire 2013, le gouvernement réclamait 52,6 milliards au Congrès, et pour 2014 il a demandé 48,2 milliards. À cela s’ajoutent encore les programmes de renseignement militaire du Pentagone (23 milliards en 2013 et 14 milliards demandés pour 2014). Au total, 107 035 personnes sont employées dans l’une de ces agences américaines, dont près de 35 000 dans des fonctions de cryptographie, ce qui inclut l’Agence de sécurité nationale (NSA), chargée des écoutes mondiales et de la surveillance électronique.

    “Un monde plus instable”
    Selon le document exfiltré par Snowden, la seule CIA a demandé un budget de 14,7 milliards de dollars en 2013 et ses effectifs dépassent les 21 000 personnes. La NSA, chargée entre autres de la surveillance électronique, a demandé 10,8 milliards, et le National Reconnaissance Office (NRO) 10,3 milliards. Le NRO gère les satellites d’espionnage américains.

    Le budget évalue aussi les “trous” du renseignement américain, ces dossiers où les États-Unis reconnaissent manquer d’informations. En tête figure la Corée du Nord. Un chapitre du document révèle que le pays est surveillé “en permanence” via photos, échantillons d’air et imagerie infrarouge pour détecter l’activité nucléaire du régime communiste.

    Au total, le document illustre le doublement du budget total du renseignement depuis les attentats du 11 septembre 2001, avec une facture estimée à plus de 500 milliards de dollars depuis 2001. “Le monde actuel est plus instable qu’il ne l’a jamais été depuis un demi-siècle”, a déclaré au Washington Post James Clapper, directeur du renseignement national. “Même avec l’augmentation des dépenses pour la communauté du renseignement, les États-Unis dépensent moins de 1 % du PIB pour le renseignement.”

    Lepoint.fr   http://fortune.fdesouche.com/319645-etats-unis-snowden-met-le-projecteur-sur-le-budget-noir#more-319645

  • La Garantie Jeunes, c’est d’abord pour les « djeunes » ! Par Yves Theurin

    Casier judiciaire recommandé.

    Le gouvernement Ayrault lance en cette rentrée la « Garantie Jeunes » : 483 euros versés aux moins de vingt-cinq ans sans travail. En d’autres termes, le RSA étendu à toute une classe d’âge. Pour l’instant, à titre « expérimental ». A défaut d’être triés sur le volet, les cobayes seront, pour beaucoup, choisis sur casier. Une prime à la « probation » chère à Taubira ? Même pas. Ordre de Bruxelles.

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    On avait fini par l’oublier, coucou le revoilou ! A la manoeuvre de cette nouvelle charge sociale (pour les contribuables qui bossent) se trouve le tout nouveau « Monsieur Pauvreté » du gouvernement, François Chérèque, qui a présidé pendant dix ans aux destinées de la CFDT et s’est métamorphosé en haut fonctionnaire par la grâce du conseil des ministres.

    Depuis trente ans, les gouvernements, dont les décisions détruisent les emplois, dépensent une partie de leurs emprunts pour financer une politique de communication. Objectif : faire croire qu’ils luttent contre le chômage. En d’autres termes, balader des générations de jeunes chômeurs de sigles en sigles. Stages d’initiation à la Vie professionnelle (SIVP), Préparation active à la qualification et l’emploi (Paque), Trajets d’accès à l’Emploi (Trace), Contrat d’insertion dans la vie sociale (Civis), Contrat d’autonomie, Revenu contractualisé d’autonomie (RCA)… La liste est longue de ces « dispositifs » qui, tous, ont échoué.

    On ne change pas une formule qui perd

    Jugement sévère de méchant libéral ? Non, aveu du premier ministre dans son courrier du 6 février 2013 à la Directrice générale de l’emploi et de la formation professionnelle. Aucun de ces dispositifs n’a « jamais résolu la double problématique : sortir de la pauvreté et bénéficier d’un accompagnement intensif jusqu’à l’emploi durable ».

    Moyennant quoi, depuis un an, le gouvernement socialiste persévère dans la même voie : Emplois d’avenir, Contrats de génération, développement des contrats aidés… Autant de projets financés par l’argent public. Tous promis à la même absence de résultats durables.

    C’est dans ce contexte qu’est apparu l’ancien secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. A peine démissionnaire de son syndicat, il a été nommé par François Hollande, le 7 janvier 2013, Inspecteur général des Affaires sociales. Avant lui, Fadela Amara avait bénéficié de ce coup de baguette magique républicaine qui permet de toucher 7 250 euros net par mois. Une belle augmentation par rapport aux 4 500 euros versés par la CDFT.

    Un bonheur n’arrivant jamais seul, François Chérèque est devenu, cinq jours plus tard, président du « think tank » socialiste Terra Nova. Les financiers de Terra Nova ? Areva, le groupe Casino, EADS, Sanofi, EDF, Suez, Microsoft, Vivendi… De vrais socialistes !

    Depuis sa nomination, François Chérèque n’a eu de cesse de consciencieusement œuvrer à concrétiser un projet qui ne doit rien à l’Etat français et à peu près tout à Bruxelles : l’extension du RSA aux moins de vingt-cinq ans sous le nom sympatoche de « Garantie Jeunes ».

    C’est en effet suite au Conseil européen de juin 2012 et à ses préconisations écrites que le Conseil interministériel de lutte contre les exclusions a avalisé cette garantie. En d’autres termes, si la France socialiste crée ce dispositif, financé en partie par emprunt auprès des banques internationales, c’est sur instruction supranationale. Le pauvre doit rapporter aux riches.

    La Garantie Jeunes n’est rien d’autre, en fait, que le RSA étendu aux moins de vingt-cinq ans. En contrepartie de quoi, le bénéficiaire s’engage à venir aux convocations d’un travailleur social (qui lui doit son emploi) et d’accepter la formation ou le stage proposé. Bref, rien de nouveau sous le soleil des Missions locales.

    Au gouvernement, on cause engliche

    Ce qui est plus singulier, en revanche, c’est le public visé. Il s’agit des « NEETs ». Kesako ? Un terme anglo-saxon, très en vogue en ce moment dans l’administration française, et qui signifie : « Not in Education, Employement or Training ».

    En Français courant, il désigne ceux qui ne sont ni à l’école, ni en formation, ni au travail. Et qui perçoivent, eux ou leur famille, moins de 483 euros par mois.

    Cet acronyme est couramment utilisé dans les textes de l’Union européenne et a été pieusement repris par le rapport gouvernemental, co-signé d’un certain Marc Gurgand, Paris School of Economics ! Welcome in Paris, France !

    Et ce rapport tient à souligner nommément quel public, parmi ces « NEETs », devra bénéficier de la manne étatique. On vous le donne en mille : les jeunes en « sortie de mesure judiciaire ». Une sorte de Garantie « Djeune » en quelque sorte…

    Le dispositif sera testé dès cette rentrée dans dix départements qui se sont portés volontaires. Il s’agit généralement de départements comme la Dordogne ou le Vaucluse, dont les exécutifs socialistes, bien incapables de créer le moindre développement économique réel, se précipitent à chaque nouvelle occasion sur les subventions.

    En 2014, dix autres départements rejoindront les heureux gagnants. Côté « jeunes », ils devraient être 100 000, fin 2014, à percevoir cette garantie. 100 000 sur un public total de 850 000. Même pas 12 %… C’est dire l’intérêt d’une mesure qui va quand même coûter aux Français une somme que le gouvernement affirme ne pas pouvoir estimer pour l’heure. C’est bien la peine d’avoir fait l’ENA ! On va les aider : 100 000 jeunes à 483 euros par mois, cela fait un coût maximal annuel de 580 millions d’euros.

    Certes, tous les jeunes ne percevront pas le maximum de la garantie, mais l’addition devrait quand même dépasser les 300 millions par an. Seulement 2 % du déficit de la Sécurité sociale. Pourquoi se priver…

    Yves Theurin

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 28 août 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    La Garantie Jeunes, c’est d’abord pour les « djeunes » !

    http://fr.novopress.info/141085/la-garantie-jeunes-cest-dabord-pour-les-djeunes-par-yves-theurin/

  • Pensée unique, monnaie unique…le début de la fin ?

    Sur le site de l’hebdomadaire Marianne, a été mis en ligne le 10 juillet un excellent article de Eric Conan, « Comment la gauche a livré le peuple au FN », qui n’est pas fait pour remonter le moral du parti de l’étranger socialiste… Et qui éclaire implicitement les raisons de la rage haineuse antinationale d’un «Jean-Luc Mélenchon» rejeté par la France d’en bas puisque son « robespierrisme ne masque pas une apologie de l’immigration non régulée qui rejoint celle du Medef pour presser les salaires à la baisse. »

     M. Conan retrace parfaitement les raisons du basculement des classes populaires qui jusqu’en 1981 votaient majoritairement PS et PC, vers le vote FN et Le Pen.

     Une gauche relève-t-il, qui a «épuisé le registre de l’injure (contre les électeurs frontistes, NDLR), version les salauds de Bernard Tapie (l’heureux bénéficiaire d’un préjudice moral de 45 millions d’euros) ou version les cons de Julien Dray (le collectionneur de montres à 20 000 €). »

     Or, si « ce qui distingue l’élite digne de ce nom de l’oligarchie, c’est son souci du peuple et de ses intérêts », les classes populaires «ont bien compris que les élus n’ont aucune prise sur les délocalisations, les fermetures d’usines et la régression des statuts professionnels. »

     « Ils ont compris aussi que la crise était surtout pour eux, et qu’il y avait des gagnants de la mondialisation sauvage: grands patrons et banquiers ne se jettent pas par la fenêtre comme en 1929; ils se payent en hypersalaires ou en retraites chapeau dignes du Loto, et l’argent public éponge les conséquences de leur cupidité. »

     Et le journaliste de Marianne de noter encore que les ouvriers, employés chômeurs, agriculteurs qui composent encore la moitié du corps électoral et votent massivement FN « voient bien » à « qui reviennent » « les bénéfices de la mondialisation, dont la Commission de Bruxelles s’est faite le chantre », « tandis qu’eux n’ont droit qu’aux discours d’énarques pensionnés à vie dissertant sur le populisme et leur expliquant sans conviction qu’il faut s’ adapter ,bouger et changer de métier plusieurs fois dans sa vie ».

     Bref, « un peuple perdu de vue par des partis de gauche prisonniers de leur sociologie de cadres et de fonctionnaires ancrés dans les métropoles bobo bordées d’une ghettoïsation urbaine multiculturelle dont les désagréments ne sont pas plus maîtrisés que ceux de la mondialisation heureuse. »

     Dans la dernière livraison des Quatre vérités hebdo, André Zuliani, responsable RPF de l’Aude, constate tout aussi justement que « Des médias et des économistes chargés de désinformer plutôt que d’informer et de véhiculer la pensée unique travaillent méticuleusement et avec la plus grande servilité à stériliser toute résistance de la part de la population. »

     «La technostructure européenne affirme encore M. Zuliani multiplie les atteintes aux fondements mêmes de notre société, notamment avec le mariage gay, le programme de dépopulation des nationaux d’origine européenne, la paupérisation des familles, ou la remise en question de la propriété… Ceci montre, à l’évidence, que cette technocratie ne reculera devant rien. »

     Faut-il le rappeler et le redire sans cesse, l’Europe de Bruxelles et de la monnaie unique à laquelle le système UMPS a livré notre peuple pieds et poings liés contribue en effet grandement à cette glissade vers l’abîme de notre pays. Ce qui n’exonère non plus en rien la responsabilité des partis dits de gouvernement dans leur conduite calamiteuse des affaires dont ils ne sont pas encore défaussées (complètement) sur « l’Europe »…

     L’acharnement des politiciens européistes à maintenir à flot l’utopie ruineuse que constitue la monnaie unique dans le cadre actuel est la marque de l’incapacité intellectuelle de « nos » « technos » à sortir de leur schéma mortifère et dépassé.

     La réalité, et il faut être pourtant aveugle pour ne pas la voir, est que la zone euro est entrée en récession du fait de la politique économique et monétaire de déflation qui crée du chômage (qui atteint 12% dans la zone euro), imposée par Bruxelles, la BCE et Berlin. Une politique ultralibérale selon laquelle il faut réduire la dépense publique, baisser les salaires et les retraites (et accessoirement allonger l’âge du départ à celle-ci) pour rétablir les comptes publics.

     Nous savons aussi que l’instauration de la monnaie unique est la source de cette crise du fait de l’impossibilité de mener une politique de change cohérente en raison de la très grande hétérogénéité des économies des pays de la zone euro.

     Le 14 juin dernier, Le Monde mettait en ligne un article de l’allemand Hans-Olaf Henkel, « ancien dirigeant d’entreprise. Professeur honoraire à l’université de Mannheim », dans lequel il confessait que «Si l’on veut sauver l’amitié franco-allemande » il s’agit de « (renoncer) maintenant à la monnaie unique », que «le temps est venu de reconnaître que l’euro faillit non seulement à sa vocation économique mais à sa vocation politique.»

     «Le fossé entre les pays de la zone euro et les autres est de plus en plus alarmant. Seuls les Roumains sont encore désireux d’adopter la monnaie unique. L’éventualité d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’est sans doute pas étrangère aux décisions prises au sein de la zone euro en vue de centraliser, d’égaliser et d’harmoniser… »

     Au regard de l’histoire, dont les enseignements doivent être toujours étudiés par un homme ou une femme politique digne de ce nom, il apparaît que les tentatives passées d’unions monétaires se sont systématiquement soldées par des échecs quand celles-ci ont tenté de fédérer des pays ayant entre eux de trop grands écarts économiques, sociaux, fiscaux et culturels.

     Ce fut le cas de l’Union monétaire entre l’empire austro-hongrois et l’Allemagne qui perdura dix ans (de 1857 à 1867), de l’Union monétaire latine, qui vit le jour en 1865 entre la France, la Belgique, la Suisse et l’ Italie, et qui fut dissoute en 1925 et même de l‘Union scandinave en 1872 (Danemark, Norvège, Suède) mise sur pied en 1872, certainement la plus cohérente sur le plan économique et culturel, mais qui périclita également…

     Pour parler vrai constate Bruno Gollnisch, l’union monétaire ne peut aboutir que si elle s’appuie sur une union politique préalable : ce fut le cas notamment des Etats-Unis, de l’unité politique allemande et italienne, de la Confédération helvétique…

     Et nous touchons d’ailleurs là à une des raisons essentielles de l’entêtement suicidaire des oligarques euromondialistes à maintenir coûte que coûte l’euroland à flot, lesquels militent activement, plus ou moins en plein jour, en faveur d’une intégration-dissolution des pays européens encore plus poussée.

     La solution finale, le but ultime politico-messianique qui est le leur constate encore le président de l’AEMN, consiste bien en la suppression des Etats-nations au profit d’une entité bruxelloise qui a vocation à s’élargir aux pays non européens périphériques, première étape sur le chemin d’une gouvernance mondiale.

     Nous continuerons de nous y opposer de toutes nos forces au nom de la défense des identités, des libertés et des souverainetés de nos peuples européens.

    http://aemn.eu/fr/2013/07/15/pensee-unique-monnaie-unique-le-debut-de-la-fin/

  • La munition du FAMAS : un scandale gentiment enterré

    Le numéro 728 de la revue confidentielle TTU officialise un scandale qui était un des non-dits de l'armée française depuis de nombreuses années, la mauvaise qualité de la munition 5.56 destinée au fusil d'assaut de l'armée française. TTU précise avec une diplomatie qui l'honore que c'est l'étui en laiton fabriquée par une société israélienne puis émiratie qui est à l'origine des incidents de tir et aussi (ce qui est aussi grave) de la limite de précision dans la portée du tir de cette munition. Concrètement parlant, la munition défaillante réduit considérablement la précision du tir de cette arme (la balle peut devenir imprécise au-delà de 30 mètres, ce qui peut s'avérer catastrophique en situation de combat. Quelle est la raison de ce fiasco technique ?

    TTU nous apprend que c'est la fermeture de l'atelier GIAT du Mans dédié à la fabrication du Famas (étui en acier de qualité qui rendait la munition française particulièrement fiable pour le FAMAS). Quels enseignements tirer de ce scandale largement étouffé pour l'instant : il est important de savoir et de faire savoir quel est le politique qui a décidé la fermeture de l'usine GIAT et délocalisation de la fabrication de la munition du Famas à l'étranger ? Cet homme doit assumer publiquement l'irresponsabilité de son  acte puisque sa décision oblige aujourd'hui l'armée française à jongler avec un stock fiable de munitions ancienne formule (c'est-à-dire d'origine française) et le stock de munitions d'origine israélienne et émiratie qui sont compatibles avec les armes OTAN mais pas avec le FAMAS. On se souvient que c'est le ministre socialiste Alain Richard qui avait entamé la politique de réforme pour faire des économies et rentabiliser les coûts en matière d'équipement militaire.

    Cette politique a abouti a ce résultat très concret à savoir que l'arme individuelle du soldat français n'est plus opérationnelle si on utilise une munition fabriquée selon d'autres normes techniques à l'étranger. Nos soldats sont donc en danger à cause de l'irresponsabilité d'une chaîne de décision qui part du politique mais qui ne s'arrête pas là. En effet, il est incompréhensible que des responsables techniques  à un niveau intermédiaire n'aient pas souligné ce risque de défaillance. Sur cette question, les médias français vont démontrer s'ils sont à la hauteur de leur réputation. On pense au magazine Paris Match qui a déboursé en août 2008 plusieurs dizaines de milliers d'euros pour montrer des talibans s'exhiber avec des vêtements et des armes récupérées sur des soldats français tombés dans une embuscade. Il sera intéressant de voir si un journaliste d'un grand média osera s'intéresser à l'affaire de la munition du Famas.

    En l'occurrence dans ce dossier, il ne s'agit pas d'une chasse au scoop mais d'un débat constructif sur la pertinence de la décision politique et sur la protection de la vie de nos soldats en opération.

    Source du texte : INFOGUERRE

    Ont également abordé le sujet : SECRET DÉFENSE / LE MAMOUTH

  • Une crise sociale à venir

    Face à ces nouveaux développements, la majeure partie de la population réagira d’abord avec apathie et résignation, attendant en vain une aide et une assistance auxquelles elle s’est habituée toute sa vie. Les problèmes socio-économiques que nous pensions avoir résolus – inégalités sociales, racisme, etc. – vont nous revenir en pleine figure. Dans ce monde, la concurrence pour des ressources de plus en plus rares sera féroce. 
         Si l’on soulève la fine couche de civilisation, péniblement construite au fil des siècles, on découvre des êtres humains égoïstes, violents et cruels. Prenez une personne normale et mettez-la dans le froid, l’humidité, la faim et la soif, enlevez-lui son confort et ses habitudes, sa télévision, sa bière, son alcool, ses cigarettes et autres drogues, et vous allez vite voir le sauvage qui est en elle. Elle va d’abord manifester de l’énervement puis, très vite, de la violence ou un avilissement encore impensable quelques jours auparavant. Et si vous pensez que la fraternité et le lien social sont toujours là après des décennies de culture consumériste, hédoniste, narcissiste et encourageant l’assouvissement immédiat de nos moindres désirs et caprices ne peut, en cas de crise, que se transformer en une horde de psychopathes violents. On observe très bien, dans le cas d’effondrements d’Etats ou de révolutions, des comportements violents dont les gens ne se croyaient pas capables : massacres atroces, viols, pillages, tortures gratuites, enrôlement de force dans des milices, enfants-soldats. 
         Quels sont les lieux où ces personnes vont aller en premier ? Elles se rendront d’abord dans les supermarchés, les supérettes, les stations-service, ce qui engendrera une vague de panique. Ensuite, ces hordes de gens normaux devenus criminels vont piller les appartements et villas les plus voyants des quartiers riches (Neuilly à Paris, Uccle à Bruxelles, Cologny à Genève, etc.), puis des quartiers moins riches. Ensuite, elles vont sortir des villes pour piller les zones de banlieue pavillonnaires, et enfin se rendre dans les campagnes, là où se trouve la nourriture. Une grande partie des habitants va vouloir échapper à ces violences et va essayer par tous les moyens de fuir les villes. Les transports publics vont rapidement être saturés puis incapables de fonctionner. Les routes seront d’immenses embouteillages où des violences éclateront. Beaucoup de gens affamés et énervés qui arrivent au même endroit en même temps, c’est une formule explosive ! Un nouvel exode va survenir, probablement plus massif et plus dramatique que ceux de 1940 en France et de 1945 en Prusse. Les lieux de villégiature comme Megève, Gstaad, Deauville, Saint-Tropez, Aspen, Beverly Hills, les Hamptons, etc., connus pour abriter des gens riches, seront vite une destination prisée pour ces hordes de pillards qui trouveront bien assez tôt l’idée de s’organiser en bandes pour plus d’efficacité. A ces bandes se joindront des recrues en tous genres, prêtes à obéir à n’importe quel ordre contre la promesse d’un repas quotidien. Ce sera la famine, il y aura des violences, des destructions, des morts, des maladies. L’anarchie, même temporaire, va amener confusion et perte de repères. Des gangs, des mafias, des bandes de voleurs, des milices privées, s’empareront du vide créé par l’impuissance de l’Etat – et ce de manière très violente et très rapide. 
         Si vous lisez [ceci], vous appartenez a priori à un groupe social d’un certain niveau matériel, ce qui fera de vous, de votre famille, de votre maison ou appartement des cibles pour ces gens-là. Ce sera ceux qui n’ont rien contre ceux qui ont peu. Si vous possédez quelque chose de valeur (eau, nourriture, essence, or...), d’autres vont vouloir vous le prendre. Votre vie et celle de votre famille ne vaudront pas très cher lorsqu’une masse de gens affamés et assoiffés (et déjà égoïstes et malpolis en temps normal) va venir vous voir. Même une simple lumière allumée la nuit peut vouloir dire que vous avez quelque chose de plus que les autres. Tôt ou tard, comme dans un mauvais film de zombies, ils arriveront devant votre porte. Affamés et prêts à tout. 

    Piero San Giorgio, Survivre à l'effondrement

    http://www.oragesdacier.info/

  • Tesla, la dernière coqueluche de la Silicon Valley

    C’est la surprise du chef : on vient voir comment fonctionne Tesla, le constructeur californien de véhicules électriques devenu la coqueluche des milieux financiers et technologiques américains, et on tombe sur deux Français.

    Le premier, Jérôme Guillen, 41 ans, est né à Avignon. Parti de France à 20 ans, après un doctorat d’ingénierie mécanique aux Etats-Unis, un passage chez McKinsey et DaimlerBenz, il est l’actuel directeur commercial de Tesla. Quand il dit : “Elon m’a appelé” (c’était en 2010, pour l’embaucher), vous comprenez qu’il fait partie des proches d’Elon Musk, le PDG et fondateur.

    Le second se nomme Gilbert Passin, le vice-président de la production. Centralien, 52 ans, il est passé par Renault, Volvo puis Toyota, où il fut patron d’une usine Lexus. Recruté en 2009, c’est lui qui a lancé l’usine d’assemblage. “Une proposition pareille, tout bâtir à partir de rien, tout repenser différemment, ça vous arrive une fois dans la vie.”

    On est à Fremont, en pleine Silicon Valley. Racheté par Tesla, cet ancien site du japonais Toyota semble démesuré pour l’activité de la PME innovante, dont le nom fut choisi pour honorer la mémoire de Nikola Tesla, “découvreur” américain d’origine serbe du XIXe siècle, dont le génie fit beaucoup pour promouvoir celui de l’industriel Thomas Edison.

    SEULEMENT DEUX MODÈLES DE VÉHICULES PRODUITS

    D’ici, au temps du constructeur nippon, sortaient 450 000 véhicules par an. Aujourd’hui, Tesla ne peut en produire que 30 000. Pas si mal quand on sait qu’au démarrage des chaînes, le 22 juin 2012, la production était de… 5 par semaine !

    La marque ne produit que deux types de véhicules. Le premier, le Roadster, est un modèle sport à 109 000 dollars (81 800 euros) pour “manageurs écolos californiens”. Le second est une berline de qualité, la Model S, proposée à 69 900 dollars – 62 400 dollars après le crédit d’impôt alloué pour aide à l’énergie propre !

    A Fremont, on est très loin de l’ambiance du Michigan, le coeur historique de l’automobile américaine. Première explication : le management n’est pas issu de l’automobile, mais de la haute technologie. C’est parce qu’il pensait “électricité”, et non pas “véhicule”, que la solution pour des batteries de voiture à la puissance inédite a été trouvée.

    “Nous ne sommes pas un constructeur, mais une société de technologie de pointe qui s’intéresse à l’automobile”, vous répète-t-on à l’envi. Ensuite, “c’est une aventure collective, dit M. Passin, on veut des gens qui travaillent par passion”. Il faut ajouter “l’environnement innovant généralisé de la Silicon Valley. On n’aurait pas pu se lancer ailleurs”, assure le communicant Esben Pedersen.

    UNE ORGANISATION DU TRAVAIL ORIGINALE

    La Silicon Valley, c’est une ambiance “cool” et ultracompétitive. Les ouvriers de Tesla, qui viennent tous de la “vieille industrie“, semblent s’en être accommodés. Et leurs dirigeants ont fait quelques entorses à l’esprit entrepreneurial : ils ont accepté les syndicats. Le reste est vraiment détendu : “Alors, ça boume, boss ?”, lancent les employés quand passe M. Passin, le “patron”.

    Ce dernier dispose d’un local au milieu des chaînes de fabrication, “pas un bureau fermé au 5e étage, comme n’importe où ailleurs”, lance-t-il en riant. Une cafétéria est à la disposition de tous, avec de la nourriture gratuite. Un gymnase aussi, où des “coachs” sont là dès le matin pour qui souhaite une mise en forme.

    Surtout, l’organisation du travail diffère fondamentalement des pratiques du secteur. A Fremont, les chercheurs travaillent dans un vaste espace ouvert, près des autres activités. “Entre ingénieurs, techniciens et ouvriers, il y a un constant aller-retour, qu’avantage la production en petites quantités”, indique M. Passin.

    Autre originalité de Tesla : le niveau d’intégration et de production en propre y est bien plus important que chez les grands constructeurs automobiles. La plupart des composants d’un véhicule rempli de matériels high-tech sont fabriqués sur place. C’est “un élément primordial pour favoriser l’innovation”, souligne le directeur, M. Guillen.

    “LA VOITURE ÉLECTRIQUE PEUT ÊTRE RENTABLE”

    Du design aux batteries, coeur de la révolution Tesla, en passant par les pièces (80 % d’aluminium et une grosse utilisation de la fibre de carbone), 80 % du véhicule est fabriqué ici. La robotisation équivaut à celle des meilleurs constructeurs, mais une attention très importante est accordée aux finitions. Jusqu’ici, vous explique-t-on chez Tesla, “la vision dominante voulait que la voiture électrique soit une merveilleuse idée… pour perdre de l’argent. Nous avons montré qu’elle peut être rentable”.

    Certes, elle reste chère, mais, entre moindre maintenance et absence de frais de carburant, le gain de l’utilisateur peut atteindre 2 000 dollars par an. Gratuites, les stations de chargement ultrarapides et révolutionnaires de Tesla, garantissent 500 km d’autonomie en une heure de chargement, plus de 150 en vingt minutes, cinq fois plus que les connecteurs pour véhicules existants. Et les batteries au lithium ont amélioré leurs performances de 50 % en deux ans. Les chercheurs de Tesla travaillent sur une batterie qui garantira jusqu’à 1 000 km d’autonomie pour un coût énergétique dérisoire. Les pétroliers n’ont qu’à bien se tenir !

    Bien sûr, le constructeur reste une – importante – “niche” industrielle, dont l’action a bondi de plus de 300 % depuis le début de l’année. Mais, avec 25 000 véhicules produits à ce jour, est-il logique que sa capitalisation atteigne celle du japonais Mazda, qui en vend 1,3 million par an ? Bref, on y croit ou pas. Mais la société jouit désormais d’une aura qui lui autorise bien des espoirs : “Pourquoi tout le monde adore Tesla”, titrait Bloomberg Businessweek, le 18 juillet.

    “LE PDG, ELON MUSK, VEUT CHANGER LES MODES DE VIE”

    La start-up emploie désormais 4 500 personnes, dont 2 600 sur ses chaînes de montage (150 il y a dix-huit mois…) et 1 000 ingénieurs et techniciens.

    Sa réussite a déjà poussé la concurrence à multiplier les investissements dans l’électrique. Pas seulement Toyota et Mercedes, qui détiennent 7 % de participation dans Tesla et des accords technologiques avec elle. Ford et GM ont aussi embauché à tout-va dans la recherche électrique. M. Guillen se montre modeste et prophétique à la fois : “Nous ne sommes en concurrence avec personne : ce que veut Elon Musk, c’est changer les modes de vie, amener tout le monde au véhicule électrique.”

    La Model S est désormais vendue à 40 % à l’étranger. Premier acquéreur : la Norvège. Mais les dirigeants de la société lorgnent surtout vers la Chine. Prochaine étape, prévue pour la fin de 2014 : la sortie d’un véhicule utilitaire de moyenne gamme, le Model X, vendu à partir de 40 000 dollars.

    Les chercheurs travaillent à la phase d’après : une voiture électrique “abordable”, à 30 000 dollars. Nom de code : BlueStar. Ce sera, promet M. Guillen, “un véhicule encore plus technologique mais moins sophistiqué. Un jour, nous aussi, ici, nous fabriquerons 400 000 voitures”.

    Le Monde   http://fortune.fdesouche.com/319311-tesla-la-derniere-coqueluche-de-la-silicon-valley

  • PS : Familles, je vous hais !

     « Familles, je vous hais», «Familles françaises, je vous hais», telle semble être la devise du gouvernement Ayrault, lequel a consacré sa première année à la dénaturation du mariage pour complaire aux exigences libérales/libertaires et satisfaire à tous les caprices du lobby homosexualiste.
    Il attaque sa deuxième année en démantelant la politique familiale sous couvert de réforme des retraites.
    Dans un système de retraite par répartition, ce sont les enfants des familles nombreuses qui paient les retraites des célibataires ou des couples inféconds ou moins féconds, par choix ou fatalité. Dans un esprit de solidarité, il est donc logique que les parents de familles nombreuses bénéficient d’un bonus (de 10 %, 15 % ou 20 %) sur leurs retraites. Bonus qui vient (partiellement) compenser leurs sacrifices antérieurs en termes de revenus ou de patrimoine. Dans le même esprit, les mères de famille bénéficiaient de deux annuités supplémentaires par enfants. Le gouvernement Ayrault a décidé de rayer d’un trait ces mesures d’équité. 
    C’est une réforme injuste précisément en ce qu’elle consiste à diminuer la retraite de ceux qui permettent aux autres d’avoir une retraite. Le message est le suivant : « Pauvres pommes, vos enfants paieront la retraite des autres, mais la vôtre sera diminuée. »
    C’est une mesure nuisible : la France a peu d’atouts dans la compétition internationale. Grâce à sa politique familiale, sa natalité en était un par rapport à l’Espagne, à l’Allemagne, à l’Italie et à la Grande Bretagne. Et pas seulement grâce à l’immigration mais aussi grâce à la fécondité des Françaises de souche, nettement supérieure à celle des Européennes de souche des pays voisins.
    Voilà qui était insupportable idéologiquement aux socialistes attachés à promouvoir « le grand remplacement » de la population française par haine de l’identité nationale.
    D’autant qu’électoralement, les familles nombreuses de la classe moyenne française ne leur sont pas électoralement favorables. C’est donc elles qu’il faut faire payer, de même qu’il faut leur faire payer leur opposition à la loi Taubira.
    Ajoutons que les sommes ainsi dégagées ne permettront pas d’équilibrer le régime des retraites mais qu’elles alimenteront le tonneau des Danaïdes des banlieues de l’immigration, gouffre financier mais… vivier électoral du Parti socialiste.
    Les socialistes font ainsi d’une pierre deux coups : ils satisfont leurs fantasmes idéologiques et servent cyniquement leurs intérêts électoraux.
    Ceux – syndicats et patronat notamment – qui se rendront complices de ces mesures par leur silence sont de beaux salopards.
    Face à cela, les familles françaises doivent se mettre en état de légitime défense.